Assurance pour Tous : l’analyse et l’espoir de Mamadou Ciré Bah sur la situation en Guinée

M. Mamadou Ciré Bah, directeur national des assurances de la Guinée

Aux septièmes Etats Généraux de l’Assurance Pour Tous qu’abrite Cotonou depuis ce lundi 6 juillet 2026 pour trois jours, avec la problématique de l’assurance inclusive au cœur des assises, le directeur national des assurances de la République de Guinée a partagé son analyse et son espoir sur la situation de son pays . C’est à la faveur d’une interview que M. Mamadou Ciré Bah, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a accordée à la presse en marge des travaux.

Ghislain Gbènakpon

« Pour dire les choses sincèrement, le taux de pénétration de l’assurance reste très faible, même inférieur à 1%; peut-être même plus faible que les autres pays de la CIMA. C’est pour cela que les défis sont encore très importants pour tous les pays africains et particulièrement pour la Guinée. C’est ce qui fait que la thématique de ce forum est très intéressante pour nous. Nous sommes venus apprendre pour savoir quels sont les mécanismes à mettre en œuvre pour accroître ce taux de pénétration; parce que nous avons la particularité d’avoir un potentiel très important en Guinée mais le taux de pénétration reste faible parce que les bons mécanismes, les mécanismes adaptés à mettre en oeuvre pour inciter les populations à recourir davantage aux produits d’assurance ne sont pas mis en place », a expliqué M. Mamadou Ciré Bah.

Il ressort de l’intervention du directeur national des assurances de la République de Guinée que c’est la pertinence de la thématique de ces assises de Cotonou qui l’a fondamentalement motivé à faire le déplacement de la Capitale économique du Bénin: « Les états généraux de l’assurance pour tous qui portent cette année sur l’assurance inclusive est un thème très pertinent pour nos différents marchés parce que le taux de pénétration de l’assurance dans nos pays reste encore très faible. Donc, des efforts doivent être multipliés pour améliorer ce taux de pénétration et la thématique de ce forum porte sur ça; quelles sont les innovations à apporter pour pouvoir accroître le taux de pénétration? Donc, c’est la pertinence surtout du thème qui m’a attiré pour venir participer à cette discussion et essayer de ramener chez moi, l’expérience tirée de ce forum ».

19e Réunion de l’Initiative Afrique à Cotonou : satisfaction de Rabah Belkacémi de l’Algérie

M. Rabah Belkacémi de la délégation algérienne

M. Rabah Belkacémi de la délégation algérienne à la 19 e Réunion de l’Initiative Afrique qu’abrite Cotonou a exprimé sa totale satisfaction du déroulement des assises.C’est à la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux.

Ghislain Gbènakpon

« Je ne peux ne pas remercier les autorités du Bénin pour les meilleures conditions de travail dans lesquelles nous sommes placés, les conditions d’accueil depuis l’aéroport à l’hôtel, au lieu du déroulement de la Réunion. Tout s’est bien passé. Je tiens à féliciter le pays hôte le Bénin. Je découvre un pays très ouvert, sécurisé, une population également très ouverte au monde extérieur », s’est réjoui M.
Rabah Belkacémi au nom de la délégation algérienne. Il n’a pas manqué d’évoquer la problématique des assises de Cotonou: « La problématique, c’est tout ce qui a trait à l’échange de renseignements dans tous ses aspects, que ce soit l’échange de renseignements sur demande ou automatique, le programme de divulgation volontaire, la mobilisation des ressources internes, ce sont donc des thématiques diverses à l’ordre du jour. Dans le cadre de cet événement, il y a eu la présentation du rapport du Forum mondial sur les résultats de l’échange de renseignements réalisés par les pays membres de l’Initiative Afrique ». Pour M. Rabah Belkacémi, la Réunion de Cotonou est une véritable opportunité de partage des meilleures expériences des administrations africaines et des partenaires du Forum mondial.

Transparence fiscale en Afrique: Jacques Brice Libizangomo assure que le Gabon joue sa partition

M. , directeur de la législation et du contentieux au sein de la Direction Générale des impôts du Gabon

Le Gabon joue sa partition face à l’indispensable échange de renseignements entre États pour la transparence fiscale en Afrique. C’est ce qui ressort de l’interview que son directeur de la législation et du contentieux au sein de la Direction Générale des impôts, M. Jacques Brice Libizangomo a donnée à la presse en marge des travaux de la 19 e Réunion de l’Initiative Afrique à Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

« En ce qui concerne l’implémentation et l’introduction des dispositions relatives à l’échange de renseignements sur demande ou automatique, le Gabon a modifié son code général des impôts pour permettre à ce que les vérificateurs, lorsque ces derniers sont en opération de contrôle, puissent utiliser cet outil-là afin de maximiser les informations nécessaires à l’établissement des véritables impôts que devraient payer nos concitoyens. Donc, oui, nous sommes dans le chemin d’introduction progressive des normes relatives à l’échange de renseignements », a soutenu, M. Jacques Brice Libizangomo.

Le directeur de la législation et du contentieux au sein de la Direction Générale des impôts du Gabon a fait observer que l’un des panels des assises de Cotonou a fait savoir que les pays comme le Maroc, l’Algérie, ont développé leurs outils qui ont permis d’introduire dans leur environnement juridique la possibilité, soit d’interrompre les délais de prescription en cas de vérification de contrôle fiscal ou encore de prolonger les délais des opérations de vérification au sein des entreprises. « Nous partons enrichis de ce fait-là et nous espérons qu’à la faveur de la Loi de finances initiales pour l’exercice 2027, nous allons introduire ce type de dispositions dans notre environnement juridique fiscal », a déclaré Jacques Brice Libizangomo qui a ténu à féliciter le Bénin pour l’organisation parfaite de cette 19 e Réunion de l’Initiative Afrique.

19 e Réunion de l’Initiative Afrique et Transparence fiscale  : Juslain Mvoussa du Congo expose la pertinence des assises de Cotonou

M. Juslain Mvoussa, directeur du répertoire des assiettes et de la promotion du civisme fiscal à la direction générale des impôts et des domaines du Congo


A la 19 e Réunion de l’Initiative Afrique à laquelle il prend activement part à Cotonou, le directeur du répertoire de l’assiette et de la promotion du civisme fiscal au sein de la Direction Générale des impôts et des domaines de la République du Congo, M. Juslain Mvoussa s’est confié à la presse pour donner des éclairages sur les assises qui portent sur la transparence fiscale en Afrique à travers les échanges de renseignements à des fins fiscales.

Ghislain Gbènakpon

« Au cours de cette session, nous avons compris la nécessité de conjuguer ensemble nos efforts pour développer davantage nos Etats, surtout en ce qui concerne les pays africains. Aujourd’hui, le monde est toujours considéré comme un village planétaire. Il n’y a plus de barrières et il faut avoir suffisamment d’informations sur tous les acteurs économiques qui travaillent au sein de nos Etats. La question de la transparence fiscale est donc une question fondamentale, parce que nous pouvons aujourd’hui avoir un opérateur qui est résident ici à Cotonou au Bénin et qui tire ses revenus au Congo. Mais pour que le Bénin soit capable de fiscaliser ses revenus, il va falloir que le Congo ait des renseignements. Donc il faut mettre en place un échange de renseignements forts pour que nous tirions des profits de toutes les retombées économiques de nos Etats », a expliqué le délégué du Congo, M. Juslain Mvoussa.

Le directeur du répertoire de l’assiette et de la promotion du civisme fiscal au sein de la Direction Générale des impôts et des domaines de la République du Congo juge très importante la thématique de cette 19e   Réunion de l’Initiative Afrique et fait observer qu’il n’est plus possible aujourd’hui pour un Etat de travailler en vase-clos: « Il faut s’ouvrir aux autres, il faut nouer des partenariats afin que chaque État tire des profits des richesses qui sont les siens. Et c’est le cas de cette question de la transparence fiscale où nous profitons de cette session pour tirer davantage les leçons et capitaliser les expériences des autres pays pour que nous les intégrions dans notre cadre juridique afin de renforcer notre législation et mobiliser davantage des recettes à travers les flux financiers illicites qu’il y a dans nos Etats »

19e Réunion de l’Initiative Afrique à Cotonou: « La transparence fiscale en Afrique est un enjeu de taille pour le continent », dixit Roméo Nkoulou-Ella

M. Roméo Nkoulou-Ella, responsable de la coopération internationale au forum sur l’administration fiscale africaine

A la 19 e Réunion de l’Initiative Afrique qu’abrite Cotonou depuis ce mardi 30 juin 2026 pour trois jours, le responsable de la coopération internationale au forum sur l’administration fiscale africaine a souligné l’importance de la transparence fiscale et de l’échange de renseignements à des fins fiscales pour le continent. C’est au détour d’une interview que M. Roméo Nkoulou-Ella, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a accordée à la presse en marge des travaux.

Ghislain Gbènakpon

« La transparence fiscale en Afrique est un enjeu de taille pour le continent. La transparence en fait est, si vous voulez, la clé qui va débloquer les ressources dont ont besoin les pays africains pour se développer; parce que nous avons des multinationales qui opèrent dans différents territoires à travers le continent et qui, dans chacun de ces territoires, font des déclarations d’impôts incohérentes. Avec la transparence fiscale, les pays africains ont la possibilité de s’échanger des informations à travers ces différentes juridictions et donc d’aligner leur fiscalité vis-à-vis de ces multinationales. On a déjà vu des exemples de pays qui ont vu leur recette fiscale doubler à cause de la mise en place des mécanismes de transparence fiscale », a soutenu M. Roméo Nkoulou-Ella.

Le responsable de la coopération internationale au forum sur l’administration fiscale africaine n’a manqué de lancer un appel aux Etats africains qui n’ont pas encore mis en place des mécanismes d’échange de renseignements à des fins fiscales: « Le principal appel que nous voulons lancer est surtout aux pays qui n’ont pas encore mis en place ces mécanismes. Sur les 55 États africains, il n’y en a qu’une trentaine qui ont mis en place des mécanismes d’échange d’informations. Ça fait que ces échanges ne peuvent se faire qu’entre cette trentaine de pays. Et plus il y a de pays qui adoptent ces mécanismes, plus il sera possible pour les pays africains de mobiliser les recettes intérieures dont ils ont besoin. Donc, mon appel, c’est surtout à ces pays-là, qui n’ont pas encore mis ces mécanismes en place, de se joindre à la trentaine qui les met déjà en œuvre et qui en tire déjà profit, afin qu’ils puissent faire de même dans leur juridiction »

Construction d’un vivier de talents dans l’aviculture: les conseils de Dr. Benoît Amoussou de Vie Verte Agro à la jeunesse béninoise

Dr. Benoît Amoussou de Vie Verte Agro

Au premier Salon-Expo Avicole du Bénin qu’a abrité le palais des congrès de Cotonou du jeudi 25 juin à samedi 27 juin 2026, le Docteur Vétérinaire Benoît Amoussou de Vie Verte Agro est intervenu dans un panel sur comment bâtir un vivier de talents dans l’aviculture au Bénin. A la faveur d’une interview à la presse, il est revenu sur l’essentiel de son message à l’adresse de la jeunesse.

Ghislain Gbènakpon

« Nous avons mis un accent sur la formation. Je dis souvent, si vous arrivez à gérer une ferme agricole, vous pouvez être mairie d’une ville. On a besoin de beaucoup de compétences comme la plomberie, la menuiserie, la mécanique.. Même si vous ne touchez pas l’animal, vous avez de compétences à faire valoir. On a donc dis à la jeunesse de vraiment se former. Accepter de se sacrifier un moment pour apprendre et après vendre cela. Donc la filière avicole est une filière qui peut développer un pays. Et là nous avons des autorités qui sont prêtes à nous accompagner. À nous maintenant la jeunesse de prendre le pas, d’avoir les compétences pour ‘apporter notre contribution », a déclaré Dr. Benoît Amoussou.

Le stand de Vie Verte Agro

Pour le panéliste, la problématique du financement ne devrait pas être forcément un frein pour les jeunes: « Je ne mets pas souvent le financement devant. Le financement n’est pas le premier problème. Vous avez quand-même un pays qui a plus de 1000 fermes avicoles. Si vous avez la volonté en tant que jeunes, vous pouvez aller apprendre un mois, deux mois, trois mois pour avoir la maîtrise; apporter votre travail dans une ferme et gagner de l’argent, acquérir des compétences et on va vous insérer dans le maillon de toutes les sociétés qui vont s’installer. Je vous assure qu’il y a beaucoup de sociétés qui sont en train de vouloir s’installer mais qui sont un peu réticentes parce que nous n’avons pas la compétence. Dès qu’un jeune a aujourd’hui une compétence en aviculture, il est capable d’avoir sa petite part, sa portion de ce qu’il va faire. Car c’est la compétence qui compte »

Gloria Nkara Amoussou, Directrice Générale de Vie Verte Agro,

L’occasion a été aussi donnée à la directrice générale de Vie Verte Agro de présenter brièvement la société. « Vie Verte Agro est une entreprise spécialisée dans l’importation des produits de nutrition animale, notamment les produits tecna qui sont faits à base de plantes. Aujourd’hui, l’objectif c’est de pouvoir faire un élevage sain avec moins de recours aux antibiotiques. L’idée vraiment, c’est de renforcer le bien-être de l’animal afin qu’il soit capable de se défendre en cas d’agression. Nous avons aussi des prémices pour une alimentation saine et équilibrée avec des formules adaptées à chaque éleveur. A part ça, nous faisons l’importation des poussins d’un jour de la France. Nous faisons aussi des prêts à poudre pour tous ces éleveurs qui veulent se lancer mais qui ont peur des risques surtout liés à la phase de l’élevage », a expliqué Gloria Nkara Amoussou.

Importation du Chromate de Plomb au Bénin: l’Ong la Grande Puissance de Dieu livre les résultats d’une enquête et fait des recommandations

Le président Joseph Dénougbéto présentant les résultats de l’enquête

Du 28 mars au 15 mai 2026, l’Ong La Grande Puissance de Dieu a mené une enquête sur l’importation des chromates de plomb au Bénin. Son président M. Joseph Dénougbéto en a présenté les résultats et surtout les recommandations ce mercredi 24 juin 2026 à la faveur d’une conférence de presse à Cotonou. Celle-ci s’inscrit dans le cadre de la campagne pour l’élimination des chromates de plomb dans les produits de consommation lancée par IPEN, un réseau international regroupant plus de 600 organisations à travers le monde dont l’ONG la Grande Puissance de Dieu.

Ghislain Gbènakpon

« Au Bénin, le marché du chromate de plomb a enregistré une croissance des importations de 4,96 % entre 2023 et 2024, avec un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 16,92 % entre 2020 et 2024. Cette forte croissance s’explique par la demande croissante de chromate de plomb dans divers secteurs industriels de la région », a soutenu M. Joseph Dénougbéto levant le voile sur les tendances d’importation de ce produit chimique à haut risque révélées par l’enquête. Il ressort de la présentation du président de l’Ong La Grande Puissance de Dieu que les chromates de plomb importés interviennent principalement comme pigments colorants (jaunes et rouges) et sont couramment utilisés, entre autres, dans l’industrie pour la fabrication des peintures pour bâtiment, émaux et signalisation routière, comme colorants pour donner des teintes vives et stables aux objets en plastique et en caoutchouc, utilisés dans les encres d’imprimerie et l’impression textile.

Le conférencier a beaucoup insisté sur l’impact négatif du chromate de plomb sur la santé et la biodiversité : « Il est classé comme un produit chimique cancérogène, mutagène et reprotoxique. Il pénètre dans l’organisme principalement par inhalation de poussières ou de fumées contaminées et par ingestion des produits contaminés. C’est une substance chimique très dangereuse pour la Santé publique et pour l’environnement, persistant dans les sols et les écosystèmes ». Il ressort des éclairages du président Joseph Dénougbéto que l’intoxication au plomb (saturnisme) qui endommage le système nerveux, les reins et le cerveau est particulièrement grave et dangereuse pour les jeunes enfants de moins de six ans qui constituent la population la plus à risque: « Leurs organismes en croissance absorbent jusqu’à 4 et 5 fois plus de plomb que ceux des adultes. De plus, leur système nerveux et leur cerveau sont en plein développement, ce qui rend les lésions neurologiques particulièrement graves (retards de développement, baisse du QI). Cela impacte dangereusement et gravement le rendement scolaire et de divers apprentissages. Alors qu’ils constituent la relève de demain ».

Une vue partielle de famille

Recommandations

Les recommandations de l’Ong La Grande Puissance de Dieu visent a faire face au principal challenge lié à l’absence de règlementation au Bénin, l’absence du système de détection des liens de l’exposition au plomb et des maladies, et l’absence du système de prise en charge spécifique du saturnisme. Il faut dire qu’en matière de réglementation, un projet de Décret portant règlementation des peintures au plomb est disponible au Bénin et il reste sa signature en vue de sa divulgation. Mais en attendant, déjà en 2018, fait observer le président Joseph Dénougbéto, grâce aux efforts de l’ONG la Grande Puissance de Dieu, les sociétés de peintures ont abandonné, de façon unanime, l’un de leurs produits phares appelé « Plombium » qui renfermait une grande quantité de plomb, très apprécié par leurs clients.

Il faut dire aussi qu’en plus de la Convention de Bâle depuis le 04 mars 1998 et la Convention de Stockholm depuis le 17 mai 2004, le Bénin est partie depuis le 4 avril 2004, à la Convention de Rotterdam depuis 4 avril 2004 qui se fonde sur le consentement préalable des parties avant tout échange commercial des produits chimiques dangereux et les pesticides extrêmement dangereux. Au vu de tout ce qui précède, l’Qng La Grande Puissance de Dieu  recommmde à court terme, le soutien du Gouvernement à l’inscription des chromates de plomb à l’Annexe III de la Convention de Rotterdam et la signature du Décret portant règlementation des peintures au plomb au Bénin et  à moyen terme, l’analyse du sang des enfants et des personnes vulnérables pour savoir leur degré d’exposition au chromate de plomb au Bénin. A long terme, soutient le président Joseph Dénougbéto, le Bénin doit disposer « des laboratoires agréés et doter ses laboratoires locaux d’équipements nécessaires afin de pouvoir effectuer aisément des analyses biochimiques des peintures au plomb »

Opération Fluidité Routière de l’AOCTAH: les points focaux en formation à Cotonou sur l’application Road Fluidity

Une vue de famille des participants

Dans une logique de modernisation de l’une de ses initiatives phares à savoir l’Opération Fluidité Routière ( OFR ), l’’Association Ouest-Africaine du Commerce Transfrontalier des Produits Alimentaires, Agropastoraux et Halieutiques ( AOCTAH ) a développé l’application « Road Fluidity ». C’est cette dernière qui est au cœur d’une formation de ses points focaux qui s’est ouverte ce mardi 23 juin 2026 à Azalaï Hôtel de Cotonou pour deux jours.

Ghislain Gbènakpon

La table d’honneur

Présentation générale de l’application Road Fluidity suivie de son installation sur téléphone et d’une démonstration guidée à travers la connexion et création de compte, l’accès aux différentes rubriques et des exemples de saisie de données et signalement des entraves. Ce sont là les principales articulations de la formation proprement dite à Cotonou sur l’application Road Fluidity au profit des points focaux de l’AOCTAH lors de la première journée pour un suivi efficace des flux commerciaux. Il faut dire que l’OFR vise à réduire les entraves le long des corridors commerciaux. « Au niveau des frontières et des corridors, les commerçants rencontrent souvent des difficultés liées aux retards, aux contrôles excessifs et aux paiements illicites. Pour contribuer à résoudre ces problèmes, nous avons mis en œuvre une action majeure : l’Opération Fluidité Routière. Cette initiative offre désormais la possibilité aux acteurs du commerce de signaler les entraves rencontrées et d’obtenir des réponses en temps réel », a expliqué le Secrétaire Permanent de l’AOCTAH, M. Motchossov Justin Matitoma à la faveur d’une interview à la presse. Les bonnes pratiques d’utilisation de l’application pour sa prise en main vont leur être dispensées au cours de la formation.

Des officiels

Une formation à point nommé

« Nous sommes réunis à Cotonou pour former les points focaux des différents pays, mais aussi les institutions étatiques, les ministères concernés et les forces de sécurité afin qu’ils maîtrisent cet outil. L’objectif est de permettre aux acteurs de terrain de remonter efficacement les informations relatives aux difficultés rencontrées sur les corridors commerciaux » a soutenu le Secrétaire Permanent Justin Matitoma. Pour la responsable régionale de la communication de AGRA pour l’Afrique de l’Ouest, cette activité revêt une importance particulière en matière d’inclusion. « En effet, elle est mise en œuvre avec l’appui de la Fondation Mastercard à travers un projet qui accorde une attention spécifique aux jeunes, notamment aux jeunes femmes. L’objectif est de favoriser leur participation au commerce transfrontalier, mais aussi de leur permettre d’accéder à des opportunités économiques durables et à des revenus améliorés afin de soutenir leurs familles et contribuer au développement économique », soutenu face à la presse, Mme Jessie Emmanuelle Lafourcade.

Le Secrétaire Permanent de l’AOCTAH et la Responsable communication de AGRA

Aéronautique: la Fondation Tano Kora honore la mémoire de Michèle Boni Yapi

Feue Michèle Boni Yapi, pionnière de l’aéronautique

Un peu plus d’un an après sa disparition, la  Fondation Tano Kora ( FTK ) que dirigent ses enfants honore la mémoire de Michèle Boni Yapi, une pionnière de l’aéronautique et source d’inspiration nationale en Côte d’Ivoire. C’est ce qu’on lit dans un communiqué de la Fondation.

COMMUNIQUÉ : La Fondation Tano Kora honore la mémoire de Michèle Boni Yapi, pionnière de l’aéronautique et source d’inspiration nationale

ABIDJAN, CÔTE D’IVOIRE – À la suite de la disparition de Madame Michèle Boni Yapi, survenue le lundi 24 février 2025, la Fondation Tano Kora (FTK) tient à saluer officiellement la mémoire, le parcours révolutionnaire et l’héritage de celle qui fut la première femme technicienne en aéronautique de la République de Côte d’Ivoire.

La trajectoire de Madame Michèle Boni Yapi incarne les valeurs fondamentales de rigueur, de souveraineté intellectuelle et d’excellence que la Fondation Tano Kora s’efforce de promouvoir. Entrée dans l’histoire en 1987 à sa sortie du Centre de Formation Professionnelle d’Air Afrique à Dakar, elle a démontré que le génie technique et scientifique n’a pas de genre.

Son parcours professionnel remarquable reste un modèle de précision et de polyvalence :

• Expertise Technique (1987-1991) : Technicienne des instruments de bord au Centre de Révision Accessoires d’Abidjan (CERA), assurant la réparation et le contrôle des appareils.

• Haute Supervision (1991-1999) : Superviseur administratif au Service Entretien puis Responsable du service gestion du patrimoine au sein de la compagnie multinationale Air Afrique.

• Engagement Institutionnel (2013-2025) : Responsable administrative à la Direction de l’Aéronautique du LANEMA (Laboratoire National d’Essais de Qualité de Métrologie et d’Analyses), chef du laboratoire métrologie et instruments, et actrice clé du suivi technique pour le renouvellement des agréments ANAC.

Scientifique pionnière et analyste-programmeuse diplômée de l’INSET d’Abidjan (promotion 1988-1990), elle était également la matriarche d’une famille d’excellence. Ses quatre enfants guident aujourd’hui les initiatives et le déploiement de la Fondation Tano Kora, portant fièrement son héritage souverain et culturel : son fils aîné, l’artiste pluridisciplinaire Cédrick Edward Yapi (Ced), Président de la FTK, Guy-Emmanuel Yapi, Vice-Président, Marielle Yapi, Secrétaire Générale, et Marie-Dominique Yapi.

Pour la fondation, l’héritage de Michèle Boni Yapi ne s’éteint pas. Sa quête perpétuelle d’excellence guidera désormais les programmes d’appui aux filières scientifiques et technologiques (STEM) pour la jeunesse africaine. La nation toute entière salue une femme d’exception qui a su, en toute discrétion, maintenir la Côte d’Ivoire au sommet.

Cour de Justice de la CEDEAO: les éclairages de Me Honoré Louis Loua sur la 2e Réunion des Autorités Nationales Compétentes à Cotonou

Participation active de Me Honoré Louis Loua aux travaux

« De l’engagement au cadre: Mise en œuvre d’une architecture collaborative pour l’exécution des arrêts de la Cour de justice de la CEDEAO ». C’est sous ce thème que s’est ouverte ce mercredi 17 juin 2026 à Cotonou pour trois jours, la deuxième Réunion des Autorités Nationales Compétentes pour l’exécution des arrêts de la Cour de justice de la communauté de la CEDEAO. En marge des travaux, le Greffier en chef de la Cour Suprême de la République de Guinée et Autorité Nationale Compétente chargée du suivi et de l’exécution des arrêts de la Cour de justice de la CEDEAO a donné des éclairages sur ces assises qui se tiennent après la première Réunion de Lagos en juin 2025. C’est à la faveur d’une interview que Me Honoré Louis Loua, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a accordée à la presse.

Ghislain Gbènakpon

« Nous attendons beaucoup de cette rencontre. Car la première réunion avait porté sur les perspectives à prendre pour l’exécution des arrêts. Mais à cette réunion de Cotonou, ce sont les pratiques, les actions concrètes qu’on doit poser pour pouvoir exécuter les arrêts de la CEDEAO. Car il ne s’agit pas de rendre des arrêts, mais de les exécuter. Et pour nous, autorités nationales compétentes chargées d’exécuter, de suivre ces exécutions, cette réunion est très importante. Puisque cette fois ci, il faut aller sur le terrain et faire la pratique des choses », a expliqué l’Autorité Nationale Compétente chargée du suivi et de l’exécution des arrêts de la Cour de justice de la CEDEAO en République de Guinée. Il ressort de son intervention qu’un rapport commun de toutes les autorités nationales compétentes de la communauté sur l’exécution des arrêts sera désormais disponible chaque année: « Nous allons adopter ici un rapport qui va nous permettre à chaque fin d’année, le 31 décembre de faire un rapport sur l’état d’exécution des arrêts »

Le Greffier en chef de la Cour Suprême de la Guinée n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance aux plus Hautes Autorités de son pays pour la confiance placée en lui pour veiller à l’exécution efficiente des arrêts de la Cour de justice de la CEDEAO.  » Je remercie beaucoup l’Etat Guinéen, particulièrement le président de la République le Général Doumbouya, son premier ministre et le ministre de la justice qui ne ménagent aucun effort pour le règne de la justice. Depuis l’avènement de ce régime, on ne fait que sentir du bon », a déclaré Me Honoré Louis Loua.