Michaël Tchokpodo , Coordonnateur national du REMAPSEN Bénin
Le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement ( REMAPSEN Bénin ) exprime sa profonde consternation et sa vive indignation suite aux actes de violences d’une extrême gravité perpétrés contre une jeune fille à Ekpè dans la commune de Sèmé-Koodji. C’est à la faveur d’un communiqué de presse en date du 27 avril 2026 dans lequel il condamne avec la plus grande fermeté ces actes inacceptables et appelle à la poursuite rigoureuse des procédures déjà engagées afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsabilités soient établies. Lire ci-dessous l’intégralité dudit communiquer de presse.
Une vue de famille des officiels et personnalités invitées
« Mettre fin au paludisme : Maintenant c’est possible ; Agissons Maintenant ». C’est le thème de la 19 e Journée mondiale de lutte contre le paludisme ( JMP 2026 ) dont les manifestations officielles ont été lancées à Cotonou ce vendredi 24 avril 2026 à la veille de la commémoration. L’événement a été aussi marqué par le lancement du Rapport sur le paludisme dans l’espace francophone et la quinzaine de mobilisation sociale pour renforcer la lutte contre la maladie.
Ghislain Gbènakpon
13% de la population mondiale exposée au paludisme vit dans les pays francophones ; 42% des cas mondiaux de paludisme sont enregistrés dans ces pays soit 118 millions de cas estimés en 2024 dans cet espace francophone et 40% des décès liés au paludisme y surviennent. Ce sont les statistiques globales du paludisme dans l’espace francophone qui transparaissent dans ce Rapport préfacé par le Bénin à travers le ministre de la santé, Pr. Benjamin Hounkpatin. Le Rapport intitulé « Un effort collectif contre le paludisme dans l’espace francophone » relève que certains pays francophones ont franchi des étapes importantes vers l’élimination du paludisme. En 2024, lit-on, l’Égypte et le Cap-Vert ont été certifiés exempts de paludisme, rejoignant ainsi l’Algérie, le Maroc et l’Arménie parmi les pays francophones ayant éradiqué la maladie depuis 2000. Autres bonnes nouvelles dans ce Rapport, aucun décès dû au paludisme n’a été recensé au Vanuatu depuis 2012, au Cambodge depuis 2018 et au Vietnam depuis 2019. Par ailleurs, dans certains pays francophones les plus touchés, des progrès significatifs ont été réalisés depuis 2015. Il en est ainsi de la Guinée Équatoriale avec une réduction de 32% des cas, du Ghana membre à part entière de l’OIF depuis 2024 avec une réduction de 29% des cas et de 32% des décès, du Rwanda avec une réduction de 75% des cas et du Sénégal avec une réduction de 45% des cas et des décès.
Il faut dire que malgré ces progrès, le Rapport note des défis à relever dans d’autres pays francophones d’Afrique où les taux de paludisme restent préoccupants. Différents facteurs ont contribué à la stagnation des progrès dont la « croissance démographique rapide dans les régions où le paludisme est endémique, l’émergence ou l’expansion de la résistance des parasites aux antipaludéens et de la résistance des moustiques aux insecticides, les perturbations causées par les urgences sanitaires, notamment les épidémies, les pandémies, les crises humanitaires et les catastrophes naturelles, l’accès insuffisant des populations vulnérables à la prévention et au traitement.
Allocution du ministre de la santé du Bénin, Pr. Benjamin Hounkpatin
Une quinzaine de mobilisation sociale sur cinq priorités identifiées dans le Rapport
Dans le cadre de la JMP 2026 au Bénin, le ministère de la santé à travers le Programme national de lutte contre le paludisme a choisi de faire de cette édition, un temps fort de mobilisation sociale avec une quinzaine dédiée à la caravane de sensibilisation dans plusieurs quartiers de Cotonou et dans d’autres localités du pays. Pour le Représentant Résident de l’OMS et chef de file des partenaires techniques et financières Dr. Konan Kwamé Jean, ces actions de proximité sont essentielles pour toucher les communautés et les populations les plus vulnérables. Le ministre de la santé du Bénin fera observer que le thème du JMP 2026 indique que le moment est, plus que jamais venu, pour prendre les dispositions idoines à tous les niveaux en vue de mettre fin au paludisme. « La participation et l’engagement communautaires, demeurent un élément central et un maillon essentiel de toutes les stratégies de lutte contre le paludisme », a soutenu Pr. Benjamin Hounkpatin.
Le panel sur le Rapport sur le paludisme dans l’espace francophone modéré par Yacine Djibo, Directrice Exécutive de SpeakUp Africa
Il faut dire que cette quinzaine de mobilisation sociale porte sur les cinq priorités identifiées par le Rapport sur le paludisme dans l’espace francophone pour éradiquer la maladie. Ces priorités ont été au coeur d’un panel modéré au lancement par Mme Yacine Djibo, la directrice exécutive de Speak Up Africa, l’un des partenaires au développement engagés dans la lutte contre le paludisme. La priorité numéro 1 est la promotion de la souveraineté sanitaire et une mobilisation robuste des ressources domestiques. Ces dernières, indique le Rapport, sont essentielles pour accélérer l’élimination du paludisme dans les pays francophones. L’exemple du Bénin qui a presque quadruplé son budget national de lutte contre le paludisme entre 2020 et 2025 le faisant passer de 1.7 millions de dollars US à 6,3 millions de dollars US grâce à une stratégie de plaidoyer coordonnée impliquant le gouvernement, la société civile, le parlement et le secteur privé y est mentionné. La seconde action prioritaire est la promotion d’un financement durable des donateurs Internationaux grâce à des sources existantes et diversifiées. Sans financement suffisant, « les stratégies nationales de lutte contre le paludisme ne peuvent pleinement mettre en œuvre les programmes de prévention, de traitement et de surveillance de la maladie ». La priorité numéro 3 est de promouvoir un engagement plus fort du secteur privé. « Le secteur privé doit passer de la marge au centre de la lutte contre le paludisme, en tant que partenaire stratégique et non plus seulement comme bailleur de fonds ». La quatrième action prioritaire est de promouvoir une accélération de l’innovation contre le paludisme. « L’innovation doit être accélérée et rendue accessible, acceptable et abordable pour les pays et les communautés qui en ont le plus besoin ». La cinquième priorité est relative à la promotion d’une approche sociétale globale de la lutte contre le paludisme. Les gouvernements et leurs partenaires sont appelés à « intégrer les actions menées par les jeunes en tenant compte des questions de genre dans l’ensemble des stratégies de lutte contre le paludisme, en reconnaissant le fardeau disproportionné que cette maladie fait peser sur les femmes, les enfants et les adolescents »
La gestion 2025 de l’équipe dirigeante du Conseil National du Patronat du Bénin ( CNP-Bénin ) a été présentée et adoptée en Assemblée générale ordinaire de reddition de comptes ce vendredi 24 avril 2026 à Novotel de Cotonou. Elle a été riche en actions et en avancées significatives pour l’institution avec des défis que celle-ci doit toutefois relever.
Ghislain Gbènakpon
Le renforcement du positionnement du CNP-Bénin en tant qu’acteur incontournable du dialogue public-privé au Bénin avec à la clé, la consultation de son premier responsable dans le cadre de l’élaboration du Programme de gouvernance du nouveau président de la République dans le domaine économique, l’intensification de sa participation aux grandes réformes économiques nationales, le développement de nouveaux partenariats stratégiques au plan national et international et surtout le lancement des travaux de construction du siège du patronat qui est un projet structurant et symbole de son ambition collective. Ce sont les faits marquants de la gestion 2025 du CNP-Bénin relevés par son président M. Eustache Kotingan dans son allocution de circonstances avant que les secrétaires généraux et les trésoriers généraux ne donnent aux participants la quintessence des activités menées par le bureau exécutif avec une rigueur et une transparence unanimement saluées. C’est donc sans surprise que les rapports d’activités et la synthèse des États financiers exercice 2025 ainsi que la situation financière du CNP-Bénin du 1er janvier au 23 avril 2026 ont été adoptés.
Allocution du président Eustache Kotingan
Le président Kotingan a fait observer que le chantier de construction du siège du CNP-Bénin, au-delà de sa dimension immobilière, incarne la volonté des dirigeants de bâtir une institution plus forte, plus visible et mieux outillée pour servir efficacement ses membres: « C’est pourquoi, je voudrais, à cet instant, solliciter solennellement la contribution de chacun de vous, tant en nature qu’en numéraire, afin de soutenir la réalisation de ce projet commun. Chaque apport, quel qu’il soit, constitue une pierre essentielle à l’édifice que nous construisons ensemble ».
Il faut dire que si les avancées sont incontestables dans la gestion 2025 du CNP-Bénin, des défis sont à relever notamment la capacité collective des membres à innover et à anticiper pour un avenir davantage rayonnant du patronat du Bénin. « A cet effet, nous envisageons notamment le renforcement des services d’accompagnement aux entreprises, la digitalisation accrue de nos procédures et de nos interactions avec les membres, la création de cadres sectoriels de concertation plus dynamiques, et le développement d’initiatives en faveur de la jeunesse entrepreneuriale. Toutes les idées novatrices sont les bienvenues. Le patronat est votre maison : faites-la vivre, faites-la grandir », a déclaré le président Eustache Kotingan aux membres participants.
Un tableau très peu reluisant sur la situation des droits humains au Bénin. C’est ce qui transparaît dans le rapport 2025-2026 d’Amnesty International sur l’état des droits humains dans le monde qui a été présenté ce mardi 21 avril 2026 à Cotonou par le directeur exécutif de sa section béninoise Dieudonné Dagbéto.
Ghislain Gbènakpon
De la régression de la liberté d’expression et de presse aux expulsions forcées en passant, entre autres, par les longues détentions provisoires, les expulsions forcées et les déplacés internes dus à la dégradation sécuritaire dans le nord, quasiment aucun point du rapport 2025-2026 d’Amnesty International sur la situation des droits humains dans le monde n’est encourageant pour le Bénin. Il faut dire que sur le front de la liberté de la presse, il a été relevé plusieurs suspensions d’organes dont, entre autres, le Patriote, Bénin Web TV. Des arrestations de journalistes sont aussi évoquées. Il en est ainsi de Olivier Alochémé de l’Evènement Précis et de Cosme Hounsa de La Boussole. Le rapport note des poursuites contre les voix critiques avec en illustration par exemple le cas de Julien Kandé Kansou arrêté en juin pour « harcèlement par le biais d’une communication électronique » et « publication de fausses nouvelles », après des propos critiques.
Des milliers de familles expulsées en attente d’indemnisation
Un nombre impressionnant de familles qui se comptent par milliers notamment à Cotonou ont été expulsées dans le cadre des nombreux projets d’aménagement urbain et souvent sans indemnisation, regrette le rapport. C’est le cas de Fiyégnon 1 à Cotonou avec plus de 3000 personnes affectées.La crise sécuritaire au nord avec ses déplacés internes en situation difficile
La crise sécuritaire au nord avec ses déplacés internes en situation difficile
« Le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays a plus que doublé », rapporte Amnesty International. La dégradation de la situation sécuritaire dans le nord en est pour beaucoup. Entre janvier et octobre, des attaques de groupes armés, dont le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans affilié à Al-Qaïda, ont causé la mort d’au moins 82 soldats. Ces violences ont provoqué une forte augmentation du nombre de personnes déplacées. Le rapport précise que « la plupart des personnes déplacées à l’intérieur du pays avaient perdu leurs sources de revenus et vivaient dans des conditions déplorables », avec un accès limité à l’alimentation, à l’eau, à la santé et au logement.
Deux semaines après une première séance de renforcement de capacités sur la législation nationale et internationale en matière de Sécurité Santé au Travail ( SST ), les travailleurs des entreprises membres du Conseil National du Patronat du Bénin ( CNP-Bénin ) ont été outillés ce mardi 21 avril 2026 sur les nouveaux défis à l’ère de l’Intelligence Artificielle ( IA ). C’est dans le cadre d’une formation de cinq semaines en présentiel et en ligne que co-organise le patronat du Bénin avec le Centre International de Formation de l’OIT ( CIF-OIT ) basé àTurin.
Ghislain Gbènakpon
L’IA et les outils numériques, assure le conférencier Dr. Raouf Pereira, médecin de travail à la retraite, introduisent dans le monde du travail des pratiques innovantes, favorisent le développement de nouveaux secteurs d’activités et offrent aux entreprises d’importantes possibilités d’améliorer la SST. « Conçues et mises en œuvre efficacement, ces technologies contribuent à atténuer les risques professionnels. Aujourd’hui, il faut tout faire pour réduire les accidents de travail, les maladies professionnelles, améliorer la productivité et les performances. La numérisation éloigne les travailleurs des expositions d’environnement dangereux. Les systèmes et les outils reposant sur l’IA permettent d’identifier rapidement les dangers et de surveiller les conditions environnementales », a-t-il expliqué.
Intervention de Dr. Philippe Johnson, représentant du Pdt du CNP-Bénin
Il ressort de sa communication que depuis 2022, la SST est devenue un droit fondamental; ce qui veut dire qu’un pays ratifie ou non la convention 155 et la convention 157 de l’OIT, les principes de SST s’imposent à lui. Cette formation initiée conjointement par le patronat du Bénin et le CIF-OIT contribue à mettre l’IA au service de ces principes. « Il faut que le travailleur ne soit pas directement soumis aux risques qui pourraient lui être fatal ou préjudiciable. Nous faisons cette formation pour montrer l’intérêt de l’IA dans la prévention des risques professionnels » a soutenu le représentant du président du CNP-Bénin, Dr. Philippe Johnson à la faveur d’une interview à la presse. Il a fait observer qu’en plus des entreprises qui ont inscrit leurs travailleurs à ce programme de formation sur la SST, ce renforcement de capacités a été élargi à toutes les entités du CNP-Bébin: « Cela a été élargi à tous les chefs d’entreprise car dans pas mal de domaine, l’IA est une aide à la décision. L’IA ne fera pas tout. L’IA ne va pas remplacer l’homme mais va constituer ponctuellement une aide à la décision ».
Il faut dire que les bénéficiaires de ce renforcement de capacités n’ont pas caché leur satisfaction. C’est le cas de Daniel Oké, travailleur à la SODECO-Parakou: »Je remercie le Conseil National du Patronat pour cette opportunité de formation sur l’intelligence artificielle que nous avons suivie, surtout à l’ère du numérique. Il faut reconnaître que le monde est aujourd’hui en plein développement et les domaines tels que la sécurité santé au travail ne sont pas épargnés. Et quand on parle de la numérisation et de l’Intelligence Artificielle, ce sont des éléments qui impactent aujourd’hui sur la sécurité santé au travail. De ce fait, cette formation vient à point nommé »
La Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin ( COSI-Bénin) a tenu ce 17 avril 2026 à la bourse de travail à Cotonou son 42e Conseil Confédéral. Les travaux lancés par le secrétaire général confédéral Codjo Hinlin à quelques semaines de l’investiture du nouveau président de la République du Bénin élu ont permis l’adoption des rapports statutaires exercice 2025 et le budget 2026. Présence notable des anciens secrétaires généraux Kakaï-Glèlè et Chadaré.
Ghislain Gbènakpon
Les anciens secrétaires généraux Kakaï-Glèlè et Chadaré ici en première ligne
Le rapport d’activités 2025, le point d’exécution financière de l’exercice écoulé à travers le rapport financier et le budget 2026. Ce sont les trois documents adoptées par acclamation à ce 42e Conseil Confédéral de la COSI-Bénin. Les participants ont donc certifié pour ainsi dire la gestion exercice 2025 du bureau confédéral dirigé par le secrétaire général confédéral Codjo Hinlin et lui ont donné les moyens financiers pour mener à bien les différentes activités prévues au cours de l’année 2026.
Intervention du secrétaire général confédéral Codjo Hinlin
Il faut dire que ce Conseil Confédéral 2026 de la COSI-Bénin intervient aux lendemains de l’élection présidentielle qui implique l’avènement d’un nouveau régime en mai prochain. Et le le Sg Codjo Hinlin a tenu à faire observer que le règne finissant a consacré beaucoup de reculs en matière de libertés syndicales, en matière de satisfaction des légitimes revendications des travailleurs et en matière d’exercice des libertés démocratiques universellement reconnues. Il porte beaucoup d’espoir dans le nouveau pouvoir qui s’apprête à s’installer surtout que la COSI-Bénin et d’autres confédérations ont appelé à voter pour le nouveau président élu: « Nous espérons du nouveau règne qui va démarrer dans quelques semaines avoir plus l’écoute des gouvernants , que le dialogue social cesse d’être une formalité dans notre pays, mais qu’il parvienne à résoudre de façon effective les problèmes des travailleurs et que les activités syndicales aussi bien à la bourse du travail qu’en dehors de la bourse ne soient plus interdites ou réprimées, que de façon sincère nous puissions collaborer avec le nouveau pouvoir dans l’intérêt supérieur des travailleurs. C’est en réalité a ces conditions que nous allons réussir à combler les attentes de nos militantes et militants »
Le 42e Conseil Confédéral de la COSI-Bénin a été aussi marqué par la participation notable des anciens secrétaires généraux Kakaï-Glèlè et Chadaré qui ont fait part de leur disponibilité à jouer en cas de besoin leur partition pour son rayonnement au sein de l’échiquier syndical au Bénin.
Le ministre conseiller chargé de la Justice et des Relations extérieures auprès du président de la République, Gilbert Déou Malé, a effectué dans la matinée du vendredi 17 avril 2026 une visite au siège régional du Réseau des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest, situé à Zogbo, dans la ville de Cotonou. Une démarche qui s’inscrit dans un contexte post-électoral marqué par la consolidation des acquis démocratiques.
Chaleureuses salutations entre le président du ROSCAO Paul Adahou et le ministre conseiller Gilbert Déou Malé
Accueilli par le président du ROSCAO, Coovi Paul Adahou, et les membres du réseau, le ministre conseiller a salué, au cours d’une cérémonie sobre mais significative, la qualité du travail accompli par l’organisation. Il a notamment félicité le ROSCAO pour ses différentes missions d’observation électorale menées lors des législatives, des communales et, plus récemment, de l’élection présidentielle du 12 avril 2026. Reconnaissant les contraintes inhérentes à ce type de mission, il a encouragé le réseau à poursuivre ses efforts en faveur de la paix, de la transparence électorale et du renforcement de la démocratie en Afrique de l’Ouest. En réponse, le président régional du ROSCAO a exprimé sa gratitude pour cette visite, perçue comme une marque d’attention et de reconnaissance. Il a saisi l’occasion pour porter plusieurs préoccupations majeures des organisations de la société civile. Parmi celles-ci figurent l’appel lancé pour une audience avec le chef de l’État, Patrice Talon, avant la fin de son mandat, ainsi que la demande de prorogation du délai de mise en conformité des ONG, associations et fondations avec la nouvelle législation en vigueur, dont l’échéance est fixée à fin avril 2026.
Vers une suite favorable ?
Intervention du ministre conseiller Gilbert Déou Malé
Prenant la parole, le ministre conseiller a rappelé le principe selon lequel nul n’est censé ignorer la loi, tout en invitant les acteurs de la société civile à aborder le dialogue dans un esprit constructif. Il s’est engagé à se rapprocher du Garde des Sceaux afin d’examiner la possibilité d’une rencontre entre les OSC et le chef de l’État. Il a également indiqué qu’une concertation sera engagée avec les autorités compétentes pour étudier, dans la mesure du possible, un éventuel délai supplémentaire en faveur des organisations en difficulté de conformité.
Tête-à-tête entre les deux personnalités
En signe de reconnaissance pour son engagement républicain, Gilbert Déou Malé a été élevé séance tenante au rang d’ambassadeur de paix du ROSCAO, une distinction honorifique décernée par le président du réseau. La visite s’est achevée dans une atmosphère conviviale et empreinte d’espoir, les responsables du ROSCAO exprimant leur confiance quant à une suite favorable aux doléances formulées, dans l’intérêt du renforcement du dialogue entre l’État et la société civile.
Dans un message en date du mardi 14 avril 2026 parvenu à la rédaction, le président du Mouvement Solidarité-Union-Développement ( S.UD) , M. Sitou Aloïs Djibom a adressé ses félicitations les plus chaleureuses et les plus sincères au président Romuald Wadagni pour sa brillante élection à la magistrature suprême du Bénin. « Par ce message, nous tenons à vous réitérer notre engagement indéfectible. Le Mouvement SUD ne sera pas qu’un spectateur de votre succès. Nous sommes prêts, avec toute notre expertise et notre force de mobilisation, à accompagner de toutes les manières possibles la mise en oeuvre de votre ambitieux programme d’actions », lit-on. Ci dessous l’intégralité du message.
Au terme de sa mission d’observation électorale à l’occasion de la présidentielle de ce dimanche 12 avril au Bénin, le Réseau des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest ( ROSCAO ) salue la maturité du peuple béninois. C’est à la faveur d’une déclaration officielle ce mardi 14 avril à son siège à Cotonou dans laquelle pour la suite du processus électoral, il en appelle à la responsabilité de tous les acteurs politiques, institutionnels et sociaux. Lire ci-dessous l’intégralité de ladite déclarationlue son porte-parole Sergy Godjo.
DÉCLARATION OFFICIELLE DU RÉSEAU DES ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST (ROSCAO) À L’ISSUE DE LA MISSION D’OBSERVATION DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DU 12 AVRIL 2026 AU BÉNIN
Mesdames et Messieurs les professionnels des médias,
Mesdames et Messieurs,
Le Réseau des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest (ROSCAO), fidèle à son engagement en faveur de la promotion de la démocratie, de la bonne gouvernance et de la paix en Afrique de l’Ouest, a déployé une mission d’observation électorale à l’occasion de l’élection présidentielle tenue en République du Bénin le 12 avril 2026.
Animé par le souci de contribuer à la transparence, à l’inclusivité et à l’apaisement du processus électoral, le ROSCAO a mobilisé et déployé une équipe composée d’environ une centaine d’observateurs nationaux et internationaux. Ces observateurs ont bénéficié, en amont du scrutin, d’une formation intensive de deux jours, axée sur les techniques avancées d’observation électorale, les standards internationaux en matière d’élections démocratiques ainsi que les exigences de neutralité, de professionnalisme et de rigueur méthodologique.À l’issue de cette phase préparatoire, les observateurs ont été déployés sur l’ensemble du territoire national afin de suivre de manière systématique et objective les différentes étapes du processus électoral, notamment l’ouverture des bureaux de vote, le déroulement du scrutin, le dépouillement ainsi que la centralisation des résultats.
Le ROSCAO tient à saluer avec une grande reconnaissance l’engagement, le professionnalisme et le sens élevé de responsabilité dont ont fait preuve ses observateurs tout au long de cette mission. Il exprime également sa profonde gratitude à la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour son appui technique et financier, qui a permis la mise en œuvre efficace de cette mission d’observation.
Les données collectées sur le terrain ainsi que les informations recueillies font actuellement l’objet d’analyses minutieuses et rigoureuses. À cet effet, le ROSCAO informe l’opinion publique nationale et internationale qu’un rapport final détaillé, assorti de recommandations pertinentes en vue de l’amélioration continue des processus électoraux, sera publié dans les prochains jours.
S’agissant du déroulement du scrutin, le ROSCAO salue le peuple béninois pour son sens élevé de maturité, de civisme et son attachement profond aux valeurs démocratiques et de paix, qui même pendant la campagne électorale s’est montré véritablement tolérant, ne cédant pas aux injures ni aux actes de violence. Une fois encore, le peuple béninois a démontré qu’il est possible d’exercer son droit de vote dans le calme, la discipline et la responsabilité, contribuant ainsi à consolider l’image d’un pays attaché à la stabilité et à la démocratie.Le ROSCAO félicite également la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA), ainsi que l’ensemble des institutions et acteurs impliqués dans l’organisation du scrutin, pour les efforts consentis en vue de garantir un processus électoral globalement apaisé, marqué par l’absence d’incidents majeurs.
Au regard des premières tendances rendues publiques par la CENA, le peuple béninois a exprimé sa volonté souveraine en choisissant de confier la conduite des affaires de l’État pour les années à venir au duo déclaré vainqueur de cette élection. Le ROSCAO forme le vœu que cette nouvelle étape de la vie nationale soit porteuse de paix, de cohésion sociale et de renforcement du vivre-ensemble.
Pour la suite du processus électoral, le ROSCAO en appelle à la responsabilité de tous les acteurs politiques, institutionnels et sociaux afin que les différentes étapes restantes se déroulent dans un climat de paix, de sérénité et de respect des lois de la République, dans l’intérêt supérieur de la nation béninoise.
Le ROSCAO réaffirme enfin sa disponibilité à continuer d’accompagner les processus démocratiques dans la sous-région ouest-africaine, dans un esprit de neutralité, d’indépendance et de professionnalisme.Je vous remercie.
Le Réseau des Organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest ( ROSCAO) qui a déployé une mission d’observation dans huit départements durant le processus de la présidentielle au Bénin s’apprête à publier son rapport. Voilà entre autres ce qui ressort d’une interview accordée ce lundi 13 avril par son président Paul Adahou.
Ghislain Gbènakpon
« Nous avons déployé des observateurs dans huit départements à savoir Atlantique Littoral, Ouémé, Mono, Couffo, Colline, Donga et Atacora. Nous sommes actuellement en train de traiter les rapports de nos observateurs; des rapports très fiables parce que nous avons déployé des observateurs d’expérience sur le terrain qui sont, entre autres, des juristes, des professeurs, des journalistes et plusieurs autres profils. Depuis dimanche soir, nous sommes en train de recueillir et de traiter les informations pour le rapport global », a soutenu M. Paul Adahou. Mais en attendant la publication de ce rapport, le président du ROSCAO fait observer que dans la plupart des localités, les opérations de vote ont commencé à l’heure même s’il y a des zones où des bourrages d’urnes ont été constatés.
Satisfecit et remerciement
« Globalement tout s’est bien passé malgré les quelques ratés enregistrés. Il faut remercier la CENA qui a fait un travail impeccable car déjà à 7h, plusieurs bureaux de vote ont ouvert et d’autres aux alentours de 7 h 15. Et déjà aussi à 16 h, plusieurs bureaux de vote ont fermé. Nous avons constaté aussi une forte présence des forces de sécurité dans les centres de vote grâce au ministère de l’intérieur qui joue bien sa participation dans le processus électoral », a déclaré Paul Adahou. Il n’a pas manqué de remercier la CEDEAO pour son accompagnement qui a permis au ROSCAO de déployer beaucoup plus d’observateurs à la présidentielle comparativement aux dernières législatives et communales.