Présidentielle du 12 avril: Apollinaire Avognon et la NFN se réinventent avec Wadagni sans se renier

Les militants fortement mobilisés

« Se réinventer sans se renier pour une autre approche de l’action publique ». C’est le thème du Conseil National Extraordinaire au terme duquel le parti Nouvelle Force Nationale ( NFN ) a décidé de soutenir le duo Wadagni-Talata pour l’élection présidentielle du 12 avril prochain. C’était ce mercredi 25 mars 2026 à Cotonou sous la houlette de son président Wilfried Apollinaire Avognon.

Ghislain Gbènakpon

Le président Wilfried Apollinaire Avagnon

Une convergence de plus de 80 % entre le projet de société du parti NFN et le programme du candidat Romuald Wadagni. C’est ce qui sous-entend fondamentalement le ralliement du parti de Wilfried Apollinaire Avognon au duo Wadagni-Talata dans la perspective du scrutin présidentiel du 12 avril. les délégués venus de toutes les 24 circonscriptions électorales en ont décidé ainsi de façon souveraine. Il entendent désormais être une force de proposition stratégique, prête à influencer le sommet de l’État.

Il faut dire que la décision de soutenir le duo Wadagni-Talata n’empêchera pas le NFN de continuer à jouer son rôle de veilleur. « La NFN se réserve le droit de jouer le rôle traditionnel de veilleur qu’elle a toujours incarné, au côté du Monsieur WADAGNI pour lui rappeler constamment les engagements pris », a précisé le Conseil National, soulignant que leur soutien est conditionné par le respect de la justice sociale et de la gouvernance responsable.

Il ne faut donc pas voir dans le soutien de la NFN au candidat de la mouvance présidentielle ‘un reniement, mais une stratégie de démultiplication d’impact pour que ses idéaux d’égalitarisme et de justice sociale deviennent des solutions concrètes pour les Béninois. « Le véritable courage politique ne consiste pas à rester figé dans des postures de confort. Nous avons choisi l’arbitrage entre l’isolement et l’efficacité de l’action », a soutenu le président Wilfried Apollinaire Avagnon.

Financement de la santé: l’OOAS sensibilise les parlementaires de la CEDEAO pour la mobilisation des ressources domestiques

« Parlementaires de la CEDEAO pour la mobilisation des ressources domestiques en santé et l’amélioration des indicateurs ». C’est le thème de l’atelier qu’organise depuis ce mercredi 25 mars 2026 à Cotonou pour trois jours, l’Organisation Ouest-africaine de la Santé ( OOAS ) afin de réduire la dépendance aux financements extérieures de la santé. Les travaux se tiennent sous le haut patronage du président de l’Assemblée nationale du Bénin, Pr. Joseph Djogbénou représenté à l’ouverture des assises par son directeur de cabinet M. Abou Torou

Ghislain Gbènakpon

« Nos États ont reconnu une vérité essentielle. Aucun système de santé ne peut être durable s’il dépend majoritairement des financements extérieurs. La pandémie récente de la COVID-19, les crises économiques mondiales et les tensions géopolitiques ont révélé une réalité sans équivoque. La souveraineté sanitaire commence par la souveraineté financière », a déclaré dans son allocution de circonstance, le ministre de la santé du Bénin, Pr. Benjamin Hounkpatin pour mettre en relief l’importance de l’initiative de l’OOAS. Et pour l’autorité ministérielle, la mobilisation des ressources domestiques pour la santé n’est pas seulement une question technique, mais aussi profondément politique et stratégique: « Elle exige une allocation budgétaire renforcée et efficiente, une gestion rigoureuse et transparente, un contrôle parlementaire effectif et une redevabilité accrue envers les citoyens. Honorables parlementaires, votre rôle est déterminant. En effet, il est de légiférer en faveur des mécanismes de financement durable, d’orienter les politiques fiscales, de garantir la transparence dans l’utilisation des fonds et assurer le suivi des engagements régionales »

Pour le directeur général de l’OOAS, Dr.Melchiior Athanase Aïssi, face à la baisse des financements internationaux et aux crises sanitaires successives, il devient impératif pour les États de reprendre le contrôle de leur destin sanitaire. « La question n’est plus de savoir s’il faut mobiliser des ressources, mais comment le faire efficacement et durablement. », a-t-il insisté en plaidant pour des mécanismes innovants, notamment des taxes spécifiques capables de générer des ressources pérennes. Dans son intervention , le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, M. Abou Torou a au nom du Pr. Joseph Djogbénou salué l’initiative de l’OOAS, soulignant qu’elle traduit une volonté politique forte de faire de la santé une priorité budgétaire. Il a insisté sur le rôle déterminant des parlementaires dans l’adoption de lois favorables à l’augmentation des ressources nationales dédiées à la santé, ainsi que dans le contrôle de l’action gouvernementale pour une gestion plus efficace et transparente des fonds publics.

CEDEAO: la Politique Régionale de Santé Communautaire lancée à Cotonou

La CEDEAO vient de se doter d’un levier stratégique pour bâtir des systèmes de santé résilients, équitables et performants, en rapprochant les services essentiels des populations, notamment les plus vulnérables. En effet, sa Politique Régionale de Santé Communautaire ( PRSC) a été officiellement lancée ce mardi 24 mars 2026 à Sofitel Hotel Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

La santé ne peut plus être pensée uniquement depuis les structures hospitalières ou administratives. Elle doit désormais s’ancrer dans les réalités quotidiennes des populations. C’est le message fort que véhicule la Politique Régionale de Santé Communautaire ( PRSC ) de la CEDEAO qui vient d’être lancée par l’OOAS en présence, entre autres, des représentants de l’UNICEF, de l’OMS , de l’OOAS et des partenaires techniques et financiers. Elle repose sur une transformation profonde des approches sanitaires dans la région, avec trois orientations majeures à savoir, passer d’un système centré sur les structures à un système centré sur les populations, privilégier la prévention à la logique curative, et
promouvoir une approche multisectorielle.

Il faut dire que la PRSC de la CEDEAO propose un cadre novateur et ambitieux pour répondre aux besoins en santé des populations en plaçant.  au centre de ses priorités l’équité, la participation communautaire et l’intersectorialité. Elle appelle à une mobilisation collective des gouvernements, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, secteur privé, organisations non gouvernementales et de chaque citoyen. « L’histoire retiendra que c’est ici, à Cotonou, que notre région a décidé de replacer la communauté au cœur de son système de santé. », a déclaré Dr Melchior Athanase Aïssi.

La représentante du ministre béninois de la santé , Mme Sibylle Assavèdo a fait observer que  « La santé commence dans les communautés, se vit dans les communautés et se consolide par les communautés » avant de présenter la PRSC comme « un levier stratégique pour bâtir des systèmes de santé résilients, équitables et performants, en rapprochant les services essentiels des populations, notamment les plus vulnérables » Pour le directeur général de l’OOAS, « la santé communautaire ne doit plus être perçue comme le dernier kilomètre, mais comme le cœur même de nos systèmes de santé »

Présidentielle 2026: Ratier Agassounon tourne dos au BR et rallie Paul Hounkpè

Ralliement du jeune leader Ratier Agassounon à Paul Hounkpè

Du renfort pour l’opposition béninoise en prélude à l’élection présidentielle du 12 avril prochain. Le jeune leader de Zogbodomey Ratier Agassounon claque la porte au parti Bloc Republicain et apporte son soutien au duo Paul Hounkpè et Rock Hounwanou. C’est à travers une déclaration forte pleine de solennité qu’il a faite ce lundi 23 mars 2026 à Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

Ratier Agassounon et des compagnons de lutte

« Nous voulons qu’au-delà des belles infrastructures imposantes avoir à partir de 2026, un président qui investit dans les ressources humaines. Sur ce, en tant que membre fondateur du Bloc Républicain, je fais ma déclaration contre le président pour dire qu’à compter de ce jour, je quitte le parti pour tourner le regard vers l’avenir; un avenir qui puisse permettre à ce peuple de s’épanouir, de vivre librement de son art, de pouvoir s’exprimer sans crainte. Et je vous le dit, cet avenir à partir de 2026 est dans la main du président Paul Hounkpè. Nous sommes engagés dans cette lutte. Nous allons la faire et nous allons la gagner » Voilà en substance la déclaration de ralliement au candidat de l’opposition béninoise que vient de faire le jeune leader Ratier Agassounon.

La jeunesse va se mobiliser sous le leadership de Ratier Agassounon

Il faut dire que ce ralliement constitue un véritable séisme politique au Bénin à seulement cinq jours de l’ouverture de la campagne électorale pour le scrutin présidentiel du 12 avril 2026. Surtout lorsqu’on sait l’engagement total dont a fait montre Ratier Agassounon au sein de la mouvance présidentielle en général et du Bloc Républicain en particulier. Désormais, à la quête d’un Bénin qui transcende toute compromission partisane, il entend mobiliser la jeunesse pour une victoire écrasante de l’opposition au soir du 12 avril. « Paul Hounkpè, le candidat dont la conviction reflète notre idéal commun: Bâtir un Bénin prospère où il fait bon vivre pour chacun et où chaque citoyen pourra s’exprimer librement sans crainte » pouvait on lire sur une affiche à sa déclaration officielle de ralliement.

Atelier régional sur la PRSC à Cotonou: la session technique de l’OOAS définit les contours de la santé communautaire

Une vue de famille des participants

L’Organisation Ouest Africaine de la Santé ( OOAS ) a mobilisé ce lundi 23 mars 2026, décideurs, experts nationaux et internationaux ainsi que la société civile et le secteur privé à la session technique de l’atelier régional sur le lancement de la Politique Régionale de Santé Communautaire ( PRSC ) qu’abrite Cotonou pour, entre autres, en définir les contours et les mécanismes de mise en œuvre.

Ghislain Gbènakpon

La table d’honneur

Approfondir la compréhension des instruments stratégiques de la PRSC adoptés et définir des mécanismes concrets pour leur mise en œuvre dans les États membres. Voilà ce que vise la session technique de l’atelier régional sur le lancement du PRSC organisé hier par l’OOAS. Il faut dire que tout au long des travaux, les participants ont examiné la politique et les documents associés, partagé les expériences nationales notamment celle du Bénin et ont discuté des stratégies de mise en œuvre, y compris l’élaboration d’une feuille de route régionale.

Le DG/OOAS, Dr. Melchior Athanase Aïssi

Dans son allocution, le Directeur général de l’OOAS, Dr Melchior Athanase Joël C. AÏSSI, a mis en avant la nécessité d’un changement de paradigme plaçant les communautés au cœur des politiques de santé. Il a relevé que les systèmes actuels restent insuffisamment alignés sur les réalités locales et a souligné l’importance de privilégier des approches préventives, promotionnelles et intégrées.Il a en outre indiqué que la Politique Régionale de Santé Communautaire constitue une réponse structurée et durable aux défis de la région, fondée sur une vision commune, des normes harmonisées et des outils opérationnels clairs. Il a également appelé à une action décisive et coordonnée des États membres et des partenaires pour garantir une mise en œuvre efficace.

Au lendemain de cette session technique, les travaux de l’atelier régional vont se poursuivent ce mardi 24 mars avec pour objectif, l’adoption et à l’opérationnalisation de la Politique Régionale de Santé Communautaire (PRSC).

FILEF 2026: le dynamisme du leadership féminin au Bénin célébré

Une vue de famille des officiels et personnalités

« La dynamique du leadership féminin en Afrique: cas du Bénin » C’est sous ce thème que s’est tenue ce samedi 21 mars 2026 à Cotonou, la première édition du Forum International sur le Leadership au Féminin ( FILEF 2026 ). Une initiative de la promotrice Mme Carole Arycette Kpédé du Réseau Béninois des Femmes Engagées pour le Développement (ReBeFeED) accompagnée par la co-promotrice Christiane Bokpè Adovèlandé de l’ONG Solidarité Développement Afrique Asie (SDAA) qui a bénéficié du parrainage de la présidente de l’Institut national de la femme ( INF ), Huguette Bokpè Gnancadja et du soutien du gouvernement béninois, du Programme des Nations Unies pour le développement ( PNUD ) et du secteur privé.

Ghislain Gbènakpon

La promotrice Mme Carole Arycette Kpédé

Le leadership féminin doit être vu, entendu, célébré, mais surtout renforcé et structuré. Telle est selon la promotrice, la forte conviction qui sous-tend l’initiative du Forum International sur le Leadership au Féminin ( FILEF ). « Les femmes béninoises avancent. Elles innovent, elles s’imposent et surtout elles inspirent toute une génération. C’est pour accompagner cette dynamique que le FILEF existe. Un cadre pour apprendre. Un cadre pour partager. Un cadre pour se connecter. Et surtout un cadre pour s’élever ensemble », a expliqué dans son allocution de circonstances, Mme Carole Arycette Kpédé pour qui, à l’instar de plusieurs nations africaines, le Bénin est aujourd’hui le théâtre d’une montée remarquable du leadership féminin.

La co promotrice Christiane Bokpè Adovèlandé

« Nous sommes une nation fière de son histoire de femmes fortes, des légendaires Amazones du Dahomey aux commerçantes qui ont toujours été le pilier de notre économie locale. Cet esprit est ancré en nous. Aujourd’hui, les Béninoises excellent dans l’éducation, la justice et les affaires. Mais nous savons aussi que notre plein potentiel reste à révéler. Nous savons que pour chaque femme qui réussit, des centaines d’autres attendent qu’on leur ouvre une porte, qu’on leur tende la main. », a déclaré pour sa part, la co-promotrice du FILEF Mme Christiane Bokpè Adovèlandé. Elle a assuré que les femmes ont le pouvoir de redéfinir le leadership sur le continent et le rendre plus inclusif, plus empathique et plus représentatif des communautés.

Réflexions fécondes et célébration des femmes leaders

Le FILEF 2026 a été fondamentalement marqué par quatre panels thématiques animés par des expertes internationales qui ont abordé les défis et opportunités du leadership féminin en Afrique. Le premier a porté sur le leadership féminin dans l’entrepreneuriat avec pour axes de réflexion la culture du leadership personnel, gage de réussite entrepreneuriale et familiale, l’accès au financement et aux ressources comme un défi pour les femmes entrepreneurs et la digitalisation au service du leadership féminin. Le second panel s’est penché sur les industries culturelles et créatives comme outil de révélation du leadership féminin. Les axes de réflexion ont abordé l’art plastique comme un autre moyen d’expression du leadership féminin, le tourisme culturel comme levier stratégique pour révéler le leadership féminin avec Bénin Vision Alafia 2060 et le tandem Leadership féminin et spiritualité ancestrale.

Le premier panel

Deux autres panels ont mobilisé les attentions sur la place de la femme dans l’arène politique en Afrique et sur les femmes leaders au sein des institutions. Il faut dire que les participantes au FILEF 2026 ont eu l’opportunité d’écouter les expériences de certaines femmes leaders dont les parcours inspirants et d’impact sont de notoriété publique. Il en est ainsi de la marraine Mme Huguette Bokpè Gnancadja et de le coordonnatrice du SNU au Bénin, Mme Aminatou Sar. Cette dernière n’a pas manqué d’évoquer des pistes pour que le leadership féminin s’affirme davantage au Bénin et en Afrique: « Notre responsabilité est de repérer les talents, soutenir les ambitions, financer les projets quand c’est possible, lever les barrières et créer des environnements qui permettent aux femmes non seulement d’entrer mais de s’épanouir » Il faut dire que l’autre temps fort de cette première édition du FILEF a été le Gala Spécial des Femmes Leaders qui a permis de les décorer avec les hommes qui d’une manière ou d’une autre contribuent au rayonnement du leadership féminin. C’était à la faveur d’une soirée riche en sons et en couleurs.

La marraine Mme Huguette Bokpè Gnancadja

Gestion efficiente des parcs de la Pendjari et W-Bénin: le cadre stratégique de recherche dans ces aires protégées présenté aux scientifiques et experts

Une vue de famille  des participants

Les bases d’une recherche au service de la gestion efficiente des parcs nationaux de la Pendjari et du W-Bénin viennent d’être jetées. African Parks qui a reçu la délégation de gestion de ces aires protégées par le gouvernement a organisé ce mercredi 18 mars 2026 à Cotonou, un atelier de vulgarisation de son cadre stratégique de recherche à l’adresse du monde scientifique béninois.

Ghislain Gbènakpon

« L’idée de cet atelier, c’est de créer une connexion avec l’expertise scientifique que nous avons au niveau national et les parks pour se rassurer que nous ouvrons une plateforme qui permet non seulement de nous remettre en cause en se basant sur les données scientifiques pour la réflexion stratégique et scientifique, mais aussi se rassurer que nous avons un processus de gestion adaptative qui permet réellement d’orienter nos actions vers le bon signal, vers la bonne destination pour répondre à l’ambition qui a motivé la délégation de gestion de ces aires protégées », expliqué à la faveur d’une interview à la presse, le directeur régional des opérations d’African Parks, M. Hugues Akpona

Les participants en séance

Il faut dire que les travaux ont connu la participation des représentants de l’administration forestière, des responsables des parcs nationaux, des chercheurs et acteurs scientifiques. Et il a été fondamentalement question de leur présenter le cadre stratégique de recherche d’African Parks, les opportunités de collaboration entre African Parks et les universités et autres organisations scientifiques, de rechercher des approches de solutions aux difficultés rencontrées en matière de recherche dans les parcs nationaux et de poser les bases d’une meilleure collaboration pour soutenir les actions de conservation.

« Les échanges ont porté d’abord sur la connaissance de ce que nous faisons, sur l’intérêt du monde scientifique vis-à-vis des ressources naturelles, vis-à-vis de ces parks. Ils ont également porté sur comment nous concilions ces deux attentes en restant dans l’esprit d’exploiter toutes les possibilités et opportunités qu’on a en termes de connaissances et de capacités pour orienter la gestion de façon efficiente. Donc ici, nous travaillons à discuter des opportunités que nous avons à collaborer avec le monde scientifique pour être plus efficients », a soutenu M. Hugues Akpona.

JIF 2026: le leadership des femmes en santé mondiale au cœur d’un webinaire de Galien Africa

Des participants: Dr. Raymonde Goudou Coffie ancienne ministre, Dr Sennen Hounton de l’UNFPA, Dr Caty Fall Sow de la Fondation Gates, Dr N’da Konan Michel Yao de l’OMS et Professeure Fatou Samba Ndiaye de l’Association des femmes médecins du Sénégal (AFEMS )

« Leadership des femmes en santé mondiale : influence stratégique sur les politiques publiques, justice sociale et modèles innovants de financement dans un contexte de ressources limitées ». C’est le thème du webinaire organisé le 11 mars dernier par Galien Africa à l’occasion de la célébration en différé de l’édition  2026 de la Journée internationale des droits des femmes ( JIF 2026 ).

Un véritable coup de projecteur sur le rôle central des femmes dans la transformation des systèmes de santé et les modèles financiers qui y sont consacrés. C’est ce qu’a permi ce webinaire qui a connu la participation d’experts aussi bien africains qu’internationaux dont Sur le front du financement stratégique et de l’autonomisation économique, Dr Caty Fall Sow, Directrice des politiques pour l’Afrique à la Fondation Gates, plaide pour un financement « intelligent » et catalytique. Elle met un accent particulier sur le rôle des femmes leaders, qui doivent pouvoir influencer les politiques publiques grâce à des données scientifiques solides, des institutions robustes et des réseaux performants. Elle a également mis en relief le lien entre la santé et l’agriculture. Il ressort de son intervention que soutenir les femmes agricultrices améliore la nutrition, stabilise les revenus des ménages et renforce la résilience communautaire: « L’accès aux marchés, aux intrants et aux services financiers transforme ces femmes en véritables actrices économiques et décisionnaires, garantissant une autonomie durable et équitable »

Des politiques publiques positivement impactées par le leadership féminin

L’impact positif du leadership des femmes sur les politiques publiques est patent. C’est pourquoi depuis le Sénégal, Professeure Fatou Samba Ndiaye, Présidente de l’Association des Femmes Médecins du Sénégal (AFEMS) a été focus sur l’importance pour les femmes de s’approprier les espaces de décision, en intégrant les ministères transversaux pour influencer les arbitrages budgétaires. Et l’intervention de Dr. Raymonde Goudou Coffie, ancienne ministre de la santé de la Côte d’Ivoire qui a partagé son expérience sur les leviers d’influence au plus haut niveau lui donne raison. En effet, sous sa direction, la budgétisation sensible au genre, les taxes sur le tabac et les boissons sucrées et le financement basé sur la performance ont renforcé l’efficacité des ressources. Le budget du ministère est ainsi passé de 6 % à une progression cumulée de plus de 200 %, permettant la construction d’infrastructures stratégiques et le renforcement de la vaccination maternelle et infantile.

Il faut dire que ce webinaire de Galien Africa aura donc démontré que les femmes sont au cœur de la transformation des politiques publiques et de l’efficacité des systèmes de santé africains. Et c’est un bel hommage qui est ainsi rendu à la gent féminine africaine en ce mois de Mars consacré aux femmes du monde entier.

Transformation durable de l’agriculture béninoise: la CNA-BÉNIN mobilise les partenaires pour sa stratégie 2026-2030 lancée

Une vue de famille

La Chambre nationale d’agriculture du Bénin ( CNA-BÉNIN ) a mobilisé les partenaires autour de sa stratégie 2026-2030 lancée à l’occasion pour accélérer la transformation structurelle du secteur agricole béninois. C’était ce vendredi 13 mars 2026 à la faveur d’une table ronde à Cotonou. Cette rencontre de haut niveau qui a réuni des représentants du gouvernement, des PTF et des institutions régionales a été ouverte par le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, M. Gaston Dossouhoui.

Ghislain Gbènakpon

La Carte professionnelle agricole ( CPA ), la Coopérative de financement agricole ( Coop-FA ) et le programme agroécologique ECOLAB-Bénin. Ce sont les trois initiatives majeures  au cœur de la stratégie 2026-2030 de la Chambre nationale d’agriculture du Bénin ( CNA-BÉNIN) destinées à répondre aux défis structurels du secteur agricole. Au nombre de ces défis, son  président M. Djoiri Imali Hermann Djetta. a relevé, entre autres, la faible productivité, la vulnérabilité face aux changements climatiques et l’insuffisance de financement pour accompagner les exploitations agricoles.

Les officiels

Il ressort des différentes communications présentées aux partenaires que la Carte professionnelle agricole ( CPA ) permettra notamment de recenser les producteurs à l’échelle nationale, de faciliter l’accès aux crédits, assurances agricoles et subventions publiques, d’améliorer la planification des politiques agricoles grâce à des données fiables et de renforcer l’intégration des producteurs dans les chaînes de valeur. Le projet prévoit la délivrance de 500.000 cartes professionnelles agricoles sur trois ans, avec un objectif de 1,5 millions d’acteurs agricoles identifiés à l’horizon cinq ans. Le mécanisme innovant de financement agricole Coop-FA propose un modèle reposant sur des produits financiers adaptés aux cycles agricoles, un mécanisme de garantie renforcé, une plateforme nationale de gestion des risques agricoles et un accompagnement spécifique pour les femmes et les jeunes entrepreneurs agricoles. Déployée progressivement sur l’ensemble du territoire, l’initiative prévoit la mise en place de guichets pilotes dans les pôles de développement agricole. Quant à la troisième initiative stratégique ECOLAB-BÉNIN, elle ambitionne de toucher 50.000 exploitants agricoles dans les 12 départements du Bénin à travers un dispositif combinant formation, innovation technologique et accès aux marchés. Au-delà de l’amélioration des revenus agricoles, ECOLAB-BÉNIN contribuera également à renforcer la résilience climatique du secteur agricole et à promouvoir des pratiques agricoles durables.

Une vue partielle des participants

La pertinence de la stratégie unanimement saluée

Les partenaires du CNA-BÉNIN ont salué la pertinence des trois initiatives de sa stratégie 2026-2030 pour le développement durable et la transformation structurelle de l’agriculture béninoise. « Pour réussir cette transformation agricole, nous avons besoin de votre confiance. Nous avons besoin de votre expertise et surtout de votre engagement. L’histoire nous enseigne que les grandes transformations naissent des alliances stratégiques bien pensées. Aujourd’hui, nous avons l’opportunité de bâtir une alliance forte pour offrir aux générations futures un secteur agricole moderne, durable et prospère », a déclaré à l’adresse des partenaires, le président M. Djoiri Imali Hermann Djetta.

Le ministre Gaston Dossouhoui

Pour le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche Gaston Dossouhoui, ce plan stratégique 2026-2030 est bien plus qu’un document technique: « C’est une boussole collective. Un appel à l’action, un pacte entre les producteurs, les institutions, les partenaires techniques et financiers et les citoyens. En témoignent les quatre piliers que structure ce plan à savoir l’entrepreneuriat agricole qui doit permettre aux producteurs de devenir des chefs d’entreprise innovants et compétitifs, le renforcement des capacités pour plus de performances, l’agro-écologie pour une production qui respecte la terre , l’eau et la vie , et puis, l’intégration du genre qui rappelle que l’agriculture ne peut être forte que si elle est équitable et inclusive »

M. Parfait Folly, Chef service Communication de la CNA-BÉNIN

En termes de perspectives, le Chef service communication de la CNA-BÉNIN, M. Parfait Folly a fait savoir à la presse qu’il y aura « des rencontres B2B entre la Chambre d’agriculture et certains PTF pour harmoniser les points de vue, harmoniser les cadres de travail pour qu’au bout de 5 ans, les résultats escomptés puissent être atteints. »

Troisième édition du SAFEN: faire de l’IA, une opportunité pour les femmes et l’Afrique

Une vue de famille des officiels et autres participants

Lorsqu’une femme accède aux compétences numériques, elle transforme sa vie, mais aussi sa communauté. C’est avec cette conviction que Women In Tech Bénin organise la troisième édition du Salon africain des femmes pour l’entrepreneuriat et le numérique ( SAFEN 2026 ) ouvert ce jeudi 12 mars 2026 à Cotonou. Le thème de cette édition est en en phase avec son ambition qui est de faire de l’Intelligence Artificielle, une opportunité pour les femmes et l’Afrique.

Ghislain Gbènakpon

« Puissance féminine à l’ère de l’IA: compétences, innovation et inclusion pour transformer l’Afrique ». C’est le thème du SAFEN 2026 qui s’arrime parfaitement avec la conviction et l’ambition de Women In Tech Bénin. Dans son allocution de circonstances, sa présidente Gloria Ahonoukoun fait observer que l’Intelligence Artificielle transforme déjà les économies et les métiers sur le continent. « Notre responsabilité collective est de faire en sorte que les femmes ne soient pas seulement utilisatrices de ces technologies, mais aussi créatrices et leaders de cette transformation », a-t-elle soutenu.

Visite des stands

Pendant deux jours, le SAFEN 2026 offre un espace de rencontres, d’échanges et d’opportunités pour les femmes dans l’entrepreneuriat et le numérique. Au programme, des panels de haut niveau, des ateliers autour de l’IA, une mise en lumière de femmes inspirantes et initiatives d’innovation. « l’Intelligence Artificielle ne doit pas seulement transformer nos technologies. Elle doit aussi transformer les opportunités et permettre aux femmes de participer pleinement à la construction du futur numérique de l’Afrique », a déclaré la présidente de Women In Tech Bénin, Gloria Ahonoukoun.

La directrice exécutive de Women In Tech Bénin

Dans son discours d’ouverture du SAFEN 2026, Mme Huberte Bessan, représentante du ministre du développement et de la coordination de l’action gouvernementale a salué l’engagement constant de la communauté Women In Tech Bénin. Selon elle, le thème du SAFEN de cette année est à la fois actuel, ambitieux et profondément stratégique: « Il met en lumière un enjeu majeur; celui de la place des femmes dans les mutations technologiques en cours, et de leur rôle central dans la construction d’économies africaines compétitives, résilientes et durables » Le SAFEN 2026 se tient avec le soutien des partenaires de Women In Tech Bénin dont notamment LuxDev et l’OIF.

Une exposante