Bénin: le Mouvement S.U.D s’approprie le concept de trêve politique pour bien accompagner le septennat Wadagni

Vue de famille des participants

Les militantes et militants du Mouvement Solidarité, Union et Développement ( S.U.D ) ont désormais une vision claire de leur mission en cette période de trêve politique pour un accompagnement fructueux du septennat du président Romuald Wadagni. Un séminaire de réflexion sur la « Trêve politique » ce samedi 9 mai à Cotonou avec pour conférencier le Pr. Gilles Badet a été l’occasion pour eux d’adopter le document de stratégies pour faire du Mouvement, une véritable force de propositions au service de sa gouvernance.

Ghislain Gbènakpon

Le membre fondateur Rodrigue Guézodjè

Comment porter la vision du Président Romuald Wadagni à travers une trêve politique productive? Voilà dans le discours de bienvenue de l’un de ses membres fondateurs, M. Rodrigue Guézodjè, ce qui apparaît comme la problématique au cœur de ce premier séminaire national organisé par le Mouvement S.U.D aux lendemains du scrutin présidentiel du 12 avril dernier au terme duquel son candidat a été brillamment élu à la magistrature suprême du Bénin.

Le conférencier Gilles Badet entouré des responsables du Mouvement S.U.D

Dans sa communication, le Pr. Gilles Badet a fait observer qu’avant les récentes réformes de la constitution et de la loi électorale au Bénin, il y avait déjà une différence entre l’animation de la vie politique qui se fait d’une manière et la période électorale avec une autre : « Donc ce n’est pas nouveau que dans notre pays, l’on distingue comment on peut animer la vie politique quand il n’y a pas élection et comment on se comporte en période électorale. Mais c’est parce que certains acteurs politiques ont certainement senti que cette nuance à faire entre la période non électorale et la période électorale n’est pas assez comprise par tout le monde qu’ils ont décidé d’appeler la période non électorale la trêve politique, c’est à dire la période d’animation de la vie politique au quotidien ». S’il est vrai que le concept de « Trève politique » laisse penser que la critique est interdite, il ressort de sa communication que cela ne signifie « rien d’autre que l’animation de la vie politique dans la courtoisie et dans les propositions alternatives

S.U.D, un réservoir d’idées au service de la bonne gouvernance

Le président du Mouvement S U.D, M. Sitou Aloïs Djibom.

« Notre mouvement, S.U.D, doit être l’un des principaux boucliers intellectuels et opérationnels de sa gouvernance. Nous devons être ceux qui expliquent la trêve politique non pas comme une absence de débat, mais comme une concentration absolue des énergies vers la transformation structurelle de notre pays. Accompagner le Président Wadagni, c’est être exigeant envers nous-mêmes avant de l’être envers les autres », a déclaré dans son allocution d’ouverture, le président du mouvement S.U.D, M. Sitou Aloïs Djibom. Il souligne que l’adoption du document de stratégies et de propositions qui va servir de boussole à S.U.D est la preuve que celui-ci n’est pas un mouvement de circonstance, mais un réservoir d’idées, un Think Tank opérationnel.

Les responsables de S.U.D

Il faut dire que ce séminaire a été l’occasion pour le vice président, M. Igor Ahouandogbo de faire un bilan sans complaisance de la campagne présidentielle, de tout ce que le mouvement S.U.D a pu faire, avec ses moyens modestes,
pour le plébiscite du président Romuald Wadagni avec un fort taux de participation. Il a été aussi rappelé l’identité de mouvement S.U.D qui a été présentée par M. Gildas Késsé, membre fondateur: « Le mouvement S.U.D est né d’une volonté : celle de mettre l’expertise d’un groupe de jeunes cadres du secteur public et privé d’ici et de la diaspora au service de la vérité. Il ne s’agit pas d’un mouvement de plus dans l’arène politique de notre pays. C’est un mouvement qui est appelé à durer dans le temps ».

Ralliement à la mouvance : une décision de FCBE en phase avec des accords antérieurs

La table d’honneur

( Des hommages mérités à Hounkpè toujours membre du parti )

La fin du statut de parti d’opposition de FCBE à compter du 24 mai 2026, date de la prestation de serment du nouveau président élu Romuald Wadagni est bien en phase avec des accords antérieurs conclus avec les partis de la mouvance présidentielle. C’est l’essentiel à retenir du Conseil national des Cauris de ce samedi 9 mai à Cotonou. Un hommage bien mérité a été rendu au Secrétaire exécutif national démissionnaire Paul Hounkpè qui reste membre du parti.

Ghislain Gbènakpon

Une vue partielle des participants

En vertu de son statut de parti d’opposition modérée, la FCBE a signé des accords de gouvernance et de coalition parlementaire avec les partis de la mouvance le 16 septembre 2025 et dans l’esprit des différents accords signés, les partis UPR, BR et FCBE ont convenu de joindre leurs compétences dans l’intérêt supérieur de la nation pour la gestion des affaires publiques quelle que soit l’issue des élections générales de janvier 2026 et la présidentielle d’avril 2026. Par ailleurs, la FCBE avait déjà exprimé sa volonté de participer à la gestion du pouvoir dès 2026 après 10 ans d’opposition. C’est le rappel contenu dans la déclaration de ralliement à la mouvance présidentielle lue à ce Conseil national qui prouve à suffisance que la fin du statut de parti d’opposition de FCBE le 24 mai prochain jour d’investiture du président Wadagni est sauf une  surprise mais l’aboutissement d’un enchaînement de logiques. Le parti garde toute son autonomie en attendant l’organisation de son prochain congrès.

Hommage mérité au SEN sortant Paul Hounkpè toujours membre du parti

Le SEN sortant Paul Hounkpè honoré par le Conseil national

L’un des temps forts de ce conseil national a été l’hommage mérité rendu au SEN démissionnaire Paul Hounkpè qui a réhaussé de sa présence le démarrage des travaux. Dans une motion de remerciement à lui adressée, le leadership dont il a fait montre à la tête du parti a été unanimement salué. Il faut dire effectivement que c’est grâce à son management politique que FCBE est le seul parti de l’opposition qui a pu participer à toutes les élections organisées au Bénin depuis 2020 et  présenter un duo à la présidentielle d’avril 2026. Sous son leadership, FCBE est parvenue à faire bonne figure aux communales de 2020 avec à la clé, le contrôle de certaines villes. « Ma démission a fait un tollé, mais je voudrais vous dire que nous sommes encore ensemble par les idéaux que nous partageons. Tant que le parti va exister, j’y serai. Je reste dans les rangs. J’ai juste quitté la tête de peloton pour être dans le rang. Cette assurance nécessite d’être partagée pour que dans toutes les communes, il soit compris que le SEN n’a pas quitté le parti mais y demeure membre », a soutenu Paul Hounkpè face aux militants visiblement très émus.

Masse Commune UEMOA 2026 au Bénin : participation active du Pr. Geoffroy N’guessan de la LONACI

Pr. Geoffroy N’guessan, conseiller du DG/LONACI

A la 23e édition de la Masse Commune UEMOA qu’a accueillie Cotonou du 4 au 8 mai 2026, il a été noté la participation active du Pr. Geoffroy N’guessan de la délégation ivoirienne conseiller du directeur général de la Loterie Nationale de Côte d’Ivoire ( LONACI ). En marge des travaux, il  a exprimé sa  satisfaction à la presse.

Ghislain Gbènakpon

« A mon avis, ce sont des rencontres à saluer vu l’esprit de fraternité qui unit les pays de la sous région. Et c’est bien qu’on se rencontre de temps en temps pour échanger sur les différents aspects de nos entreprises; surtout qu’on a un point commun, le PMU. Cette rencontre de la Masse Commune UEMOA est la bienvenue au Bénin où l’accueil a été vraiment chaleureux », a soutenu le Pr. Geoffroy N’guessan.

Il a souligné qu’à cette 23e édition de la Masse Commune UEMOA, il a été question entre autres de la mise en place d’une plateforme unique pour que les échanges soient plus fructueux et que les gens puissent avoir les informations en temps réel: « Et donc les experts ont présenté par rapport aux cahiers de charge qui leur ont été donnés à Abidjan l’année dernière, le site Web sur lequel les informations vont transiter pour le mieux-être de nos entreprises »

Le conseiller du directeur général de la LONACI a été amené à lever le voile sur la santé de la société. « Elle va très bien. La preuve, on est en train de célébrer 55 ans. Et c’est pour cela que le DG n’a pas pu faire le déplacement de Cotonou. Nos chiffres d’affaires sont bons et on a les encouragements de l’État de Côte d’Ivoire », a assuré le Pr. Geoffroy N’guessan.

23e édition de la Masse Commune UEMOA: cinq jours d’intenses travaux à Cotonou pour les DG des Loteries Nationales et PMU

Du 04 au 8 mai 2026 à Cotonou, les Directeurs Généraux des Sociétés de Loteries Nationales et de Pari Mutuelle Urbain ont eu un séjour d’intenses travaux dans le cadre de la 23 e édition de la Masse Commune UEMOA. C’est ce que renseigne le communiqué final ayant sanctionné les assises.

Ghislain Gbènakpon

A Cotonou, les Directeurs Généraux des Sociétés de Loteries Nationales et de Pari Mutuelle Urbain ont évalué l’état de mise en œuvre des résolutions issues de la 23e édition de la Masse Commune UEMOA et ont examiné et adopté les modalités de participation ainsi que le règlement du jeu de la 24e édition prévue au Burkina Faso en 2027. Ils ont aussi examiné et adopté les résolutions relatives à la tenue de la 24e édition et procédé à la signature de la convention relative à la remise d’un don d’équipements et d’un appui à la structuration au profit de la Coopérative Féminine de Productrices de Beurre de Karité de  Kantaborifa à Natintingou au Bénin.

Les Directeurs Généraux des Sociétés de Loteries Nationales et de Pari Mutuelle Urbain n’ont pas manqué de remercier le président Patrice Talon qui a permis et facilité le bon déroulement des travaux de cette 23e édition de la Masse Commune UEMOA. Ils se réjouissent de l’accueil chaleureux et de l’hospitalité légendaire dont ils ont été l’objet durant leur séjour au pays des « Agodjiés ». Ils adressent également leurs vives félicitations à la Présidente du Conseil d’Administration de la Loterie Nationale du Bénin Mme Sarah Bénédicte Kpénou et au Directeur Général M. Gaston Zossou ainsi qu’à l’ensemble du personnel qui n’ont ménagé aucun effort pour l’organisation de la 23e édition de la Masse Commune UEMOA à Cotonou.

BOA-Bénin: des résultats financiers 2025 en nette progression

A la présentation des résultats annuels des six banques du Groupe Bank Of Africa ( Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger et Sénégal ) organisée le 16 avril 2026 à Sofitel Ivoire d’Abidjan et accessible par visioconférence, BOA-Bénin a affiché en 2025 des performances solides marquées par une progression de son Résultat Net, une optimisation continue de son bilan et une revalorisation exceptionnelle de son titre à la BRVM. C’est ce qu’indique un communiqué de presse du Groupe BOA avec pour chiffres clés, entre autres, un résultat net qui s’établit à 20,1 milliards de FCFA, en hausse de 2,3% et un ROE qui ressort à 17,1% avec un ratio de solvabilité confortable de 19,2%. Télécharger ci-dessous.

https://drive.google.com/file/d/15mDq_EDDOsey1t55aWI6hbvVZO-ojAtP/view?usp=drivesdk

Cliniques Privées au Bénin : la digitalisation pour gagner en temps et en qualité

( L’ACPB dans des initiatives multidimensionnelles )

Une vue de famille des participants

« Le numérique et l’innovation au service des cliniques privées » C’est le thème du deuxième Rendez-vous du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement ( REMAPSEN Bénin ) de l’année qui s’est tenue  ce mardi 5 avril 2026 au siège de la clinique Les Mélodies de Godomey avec pour conférencier, le président de l’Association des cliniques privées du Bénin ( ACPB ) et directeur général de ladite clinique. Occasion pour Dr. Josias Sohinto, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, de présenter les avantages qu’offre la digitalisation aux cliniques privées mais aussi les risques et défis à prendre en compte.

Ghislain Gbènakpon

Amélioration de la qualité des soins, réduction des erreurs médicales, optimisation de la gestion des cliniques et une meilleure réponse aux attentes des patients. Voilà selon le président de l’ACPB, les quatre raisons ou avantages qui militent fortement pour la digitalisation des cliniques privées au Bénin encore majoritairement en mode gestion papier. Dr. Josias Sohinto fait observer toutefois que des solutions sont déjà utilisées notamment le développement de logiciels de gestion hospitaliers avec la généralisation de la facture normalisée: « Ces logiciels combinent en même temps un dossier médical, un système de prise de rendez-vous, un système de calcul des horaires, un tableau de bord et certains plus évolués ont parfois des outils de comptabilité, des outils de gestion des ressources humaines ». Il ressort des éclairages du conférencier qu’avec les rendez-vous digitalisés, les dossiers patients informatisés et la facturation automatisée, les cliniques privées gagnent en temps et en qualité.

Une vue partielle des participants

Les initiatives multidimensionnelles de l’ACPB

On retient aussi de la présentation du conférencier que l’ACPB est dans l’action pour la généralisation de la digitalisation dans les cliniques privées à travers des initiatives multidimensionnelles. Il en est ainsi par exemple des Journées du numérique du secteur privé de la santé qu’elle organise chaque année avec au menu les innovations, les défis de la digitalisation et du numérique. L’ACPB est aussi dans un plaidoyer avec le ministère de la santé pour une plateforme unique afin que le système sanitaire ne soit plus à deux vitesses: « On a l’impression que le public a son mode de fonctionnement et le privé a le sien. Alors qu’ils ne sont pas antagonistes mais les deux pieds d’un même corps. Ils doivent réussir à travailler ensemble. Quand le patient sort du public pour le privé, qu’on puisse avoir une plateforme unique qui permette d’avoir une traçabilité. Mieux, que le système national de gestion des statistiques soit une plateforme unique pour des données fiables » Autres Initiatives de l’ACPB évoquées par Dr. Josias Sohinto, un gros lobbying avec l’Autorité de régulation du secteur de la santé ( ARS ), l’association des sociétés d’assurances et la direction des assurances au Ministère de l’économie et des finances pour une plateforme digitale unique mutualisée de l’assurance maladie d’une part et de l’autre, un plaidoyer pour l’interopérabilité entre les différents logiciels de gestion médicale. Par ailleurs, l’ACPB entend jouer sa partition pour la maîtrise et le développement de la télé médecine face à la réalité de la faible couverture sanitaire: « Il y a des zones entières sans certaines spécialistes. Alors ce serait intéressant de développer en partenariat avec l’Etat, un système de consultation à distance qui va permettre dans une zone qui a besoin d’un infirmier, de consulter grâce à un outil, l’avis d’un spécialiste d’une autre zone. Cela va permettre de réduire les coûts de transport, de désenclaver de fait certaines zones et de rendre accessibles les spécialistes »

Le conférencier Dr. Josias Sohinto, pdt de l’ACPB

Vision de l’ACPB face aux risques et défis de la digitalisation

Cyberattaque avec la prise en otage des systèmes de gestion médicale, fuites de données, manque de régulation avec la question de responsabilité médicale et des possibilités d’abus, coût élevé des solutions qui nécessitent de lourds investissements, formation insuffisante du personnel encore habitué à la gestion papier, résistance au changement et interopérabilité limitée. Voilà ainsi déclinés par le conférencier, les risques et défis de la digitalisation auxquelles les cliniques privées sont confrontées au Bénin. Face à cet état de chose, l’ACPB porte une vision plutôt inclusive. « Notre vision, c’est de parvenir à cette digitalisation par une mutualisation des solutions. Un logiciel que j’achète seul me revient cher. Mais si on se met à 15, 20 pour acheter le même logiciel, on va faire une économie d’échelle. Nous voulons la mise en place d’un livre blanc de la digitalisation du secteur privé de santé au Bénin, une feuille de route pour qu’on n’ai pas un système à deux vitesses dans le privé afin que toutes les cliniques pussent avancer ensemble vers la digitalisation, la mise en place de projets pilotes, la structuration du dialogue public-privé afin que si une innovation intervient dans le public, qu’elle soit implémentée aussi dans le privé. L’avenir de la digitalisation réside dans les initiatives mutualisées », a soutenu pour finir Dr. Josias Sohinto.

BOA-Bénin : les comptes de bilan et de résultats de l’exercice clos le 31 décembre 2025 en hausse

La table d’honneur

Les actionnaires de BOA-Bénin ont entre autres approuvé des comptes de bilan et de résultats de l’exercice clos le 31 décembre 2025 en hausse comparativement à 2024. C’est à la faveur de leur assemblée générale ordinaire tenue ce 30 avril 2026 à Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

A fin décembre 2025, un total du bilan en progression de 2,6 % par rapport à décembre 2024, un résultat net qui s’élève au terme de l’exercice à 20.107 millions de CFA en hausse de 2% sur l’année glissante, des indicateurs de rentabilité qui demeurent solides avec un rendement de fonds propres ( ROE ) de 17, 12% contre 17,4% en 2024 et un rendement de l’actif ( ROA ) de 2,11% contre 2,13% un an auparavant. Voilà quelques principales statistiques de la gestion exercice 2025 de BOA-Bénin passée au crible à cette assemblée générale ordinaire par les actionnaires qui ont approuvé entre autres, les comptes de bilan et de résultats de l’exercice clos au 31 décembre 2025, les projets de textes de résolutions et le rapport général des Commissaires aux comptes, exercice clos le 31 décembre 2025. Il a été aussi question, entre autres, de l’affectation des résultats de l’exercice clos au 31 décembre 2025, de la distribution des dividendes et de la fixation des indemnités de fonction des administrateurs pour l’exercice 2026.

Une vue partielle des actionnaires

Il faut dire que cette assemblée générale est statutaire car organisée conformément aux textes. « C’est statutaire. Lorsque vous êtes une société anonyme comme la nôtre, vous avez l’obligation d’avoir un conseil d’administration et une fois par an, vous devez passer devant les actionnaires pour leur rendre compte de votre gestion et obtenir leur quitus, voter les différentes résolutions, répartir les résultats. Ce sont donc des actes qui sont consacrés par le droit OHADA, le droit des sociétés. Nous avons donc accompli un devoir lié à ce droit des sociétés. », a expliqué face à la presse le directeur général de BOA-Bénin, M. Abdel Mumin Zampalégré qui a exprimé sa satisfaction au terme des assises.

Table d’honneur

Il faut dire aussi que la poursuite de la transition digitale dans une optique d’amélioration des services occupe une place de choix dans les perspectives approuvées par les actionnaires. « L’objectif de BOA, c’est de faire de chaque smartphone une agence. C’est comme ça que nous pouvons être proche de nos clients. Et aujourd’hui, c’est une réalité, puisque que vous pouvez faire des opérations de virement, d’alimentation de comptes, de paiement chez des commerçants avec votre téléphone ou bien via le Wallet notamment avec les opérateurs de téléphonie. C’est ça aujourd’hui le digital. Comme vous l’avez entendu lors de l’AG, nous avons investi plusieurs centaines de millions pour améliorer le réseau de distribution automatique de billets, nous équipons nos clients de cartes bancaires qui leur permettent d’aller au distributeur et de retirer du cash, de payer dans les magasins; ce qui est plus sécurisant et vous avez votre argent qui vous suit partout au Bénin et à l’international. C’est donc une attitude de consommation que nous voulons encourager. Nous allons mettre toute la pédagogie qu’il faut pour accompagner nos clients. Et pour nous, c’est ça le virage digital », a soutenu le DG Abdel Mumin Zampalégré.

Bénin: hausse des prix des produits pétroliers

Après analyse de l’évolution des cours mondiaux des produits pétroliers pour le compte du 2ème trimestre 2026, la commission de régulation des prix des produits pétroliers au Bénin a décidé d’une nouvelle grille de prix en hausse à compter du 1er mai. C’est ce qu’informe le ministère de l’industrie et du commerce dans un communiqué en date du 30 avril 2026.

Cotonou, le 30 avril 2026

N° MIC/2026D/217/MIC/DC/SGM/DCI/SPD/SA

COMMUNIQUÉ
 
La Ministre de l’Industrie et du Commerce communique :

Au cours de la 2ème session ordinaire de la commission de régulation des prix des produits pétroliers au titre de l’année 2026, il a été analysé l’évolution des cours mondiaux des produits pétroliers pour le compte du 2ème trimestre 2026.

Il ressort des travaux de la Commission que depuis la fin du premier trimestre 2026, il est observé une tension sur le marché pétrolier international consécutive à la guerre au Moyen-Orient. Cette conjoncture a entraîné une hausse significative des cours mondiaux des produits pétroliers susceptible de se poursuivre au regard de la persistance des tensions géopolitiques dans cette région.
Au regard de ce qui précède et soucieux de préserver le pouvoir d’achat des populations tout en garantissant la continuité de l’approvisionnement de l’ensemble du territoire national en produits pétroliers, il est décidé la nouvelle grille suivante des prix des produits pétroliers pour compter du 01 mai 2026 :
Essence : 725 FCFA/L ;
Gasoil : 750 FCFA/L ;
Gaz domestique bouteille de 1,5 kg : 1000 FCFA ;
Gaz domestique bouteille de 3kg : 2000 FCFA ;
Gaz domestique bouteille de 6kg : 4500 FCFA ;
Gaz domestique bouteille de 12,5kg : 10000 FCFA ;
Gaz domestique  ≥ 12,5kg : 800 FCFA/kg ;
Pétrole : 1040 FCFA/L ;
Gasoil aux industriels : 680 FCFA/L ;
Gaz domestique aux industriels : 697 FCFA/kg.
 
La Ministre de l’Industrie et du Commerce invite les opérateurs économiques au respect strict de cette nouvelle grille des prix et invite les populations à dénoncer toute surenchère.

Pour la Ministre de l’Industrie et du Commerce et P.O.
Le Secrétaire Général du Ministère, Éric Kader GBIAN TABE

JMP2026/Tournoi 3×3 au Bénin : le Basketball comme canal de sensibilisation contre le paludisme

Remise de moustiquaires

( Le partenariat Speak Up Africa-I AM Foundation fait œuvre utile )

Le sport plus que jamais au service de la lutte contre le  paludisme. La première édition du tournoi 3×3 de basketball organisée ce 25 avril 26 avril 2026 à Cotonou par IAM Foundation avec le soutien de Speak Up Africa et de Basketball African League ( BAL ) à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme ( JMP2026 ) a servi de vitrine pour la sensibilisation des communautés notamment à travers les jeunes athlètes.

Ghislain Gbènakpon

Des slogans aux différents messages sur les maillots et les affiches en passant par les discours de mobilisation, le don de moustiquaires imprégnées aux athlètes des équipes en compétition et les prestations d’artistes engagés, tous les moyens de communication et de sensibilisation contre le paludisme ont été mis à contribution à cette première édition de tournoi 3×3 de basketball. Pour le promoteur Ian Mahimi, président de IAM Foundation, le sport a sa place dans la solution pour l’éradication du paludisme notamment en tant que meilleur vecteur de messages de sensibilisation . « Je sais que normalement, ce sont des messages qui sont portés d’un point de vue institutionnel, avec les ministres, avec les députés, etc. Mais donner un peu la voie à la jeunesse, aux acteurs du sport, c’est aussi bien. Donc on le fait à travers un beau tournoi », a-t-il déclaré à la faveur d’une interview à la presse.

Remise de prix

Il faut dire que la tenue de ce tournoi est le fruit du partenariat entre IAM Foundation et Speak Up Africa. « La jeunesse est au cœur de ce que nous faisons. Nous pensons que vous les jeunes athlètes représentez le présent et l’avenir. Et à travers votre sport, vous pouvez, aussi bien au niveau de votre communauté et de votre famille, passer haut et fort le message de la sensibilisation contre le paludisme pour que vous soyez forts et en bonne santé. Nous sommes ici aujourd’hui à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme pour profiter de ce tournoi et faire de la sensibilisation » a déclaré la directrice exécutive de Speak Up Africa Yacine Djibo dans son allocution de circonstances.

Il faut dire que cette première édition du tournoi 3×3 de basketball a tenu toutes ses promesses. Chez les hommes, l’équipe Héritiers 2A2B a remporté la finale face à Street Warriors sur un score de 12 contre 10. Chez les dames, c’est Énergie BBC qui a soulevé la coupe. Et c’était sous le regard du coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme ( PNLP ), Codjo Gandonougbo qui n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction au terme du tournoi : « C’est un sentiment de joie qui m’anime parce que j’ai vu l’engouement qu’il y a autour de cet événement et j’ai vu également toute la qualité de la préparation. Et si tous ceux qui ont pris part à cet événement s’engagent vraiment, tel que les différents slogans le disent, je pense que nous allons faire un pas, un grand pas au Bénin vers l’élimination du paludisme »

Sensibilisation sur le Palu par des histoires captivantes: les jeunes béninois créateurs de contenu outillés sur le Storytelling

Une vue de famille des participants

Dans le cadre de la campagne Zéro Palu! Je m’engage, Speak Up Africa a organisé un atelier de Storytelling au profit des jeunes béninois créateurs de contenu. L’oobjectif est de les outiller à construire des histoires qui accrochent les populations dans la sensibilisation contre le paludisme à l’occasion de la quinzaine de mobilisation sociale qui vient d’être lancée. C’était ce vendredi 24 avril à l’hôtel Azalaï de Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

Les jeunes créateurs béninois de contenu sont désormais mieux outillés pour raconter des histoires à même d’impacter leurs abonnés en particulier et partant les communautés dans le cadre de la campagne Zéro Palu ! Je m’engage et de la quinzaine de mobilisation sociale contre le paludisme . Et l’atelier de Storytelling organisé à leur intention par Speak Up Africa est passé par là. « Cet atelier de storytelling est vraiment pour pouvoir démocratiser les messages et nous assurer que la jeunesse qui se trouve majoritairement en ligne sur les réseaux sociaux puisse accéder à cette information et se sentir vraiment impliquée dans le cadre de la lutte contre le paludisme; parce que comme on l’a dit et dans le cadre de la campagne zéro paludisme je m’engage, le paludisme est l’affaire de tous et on doit tous et toutes s’impliquer pour son élimination », a expliqué la chargée de communication de Speak Up Africa Maelle Ba.

Les formateurs et des membres de Speak Up Africa

Les jeunes créateurs de contenu ont été outillés par leurs aînés plus expérimentés sur comment utiliser leur voix, comment utiliser le Storytelling, comment filmer, comment monter pour réussir à capter l’attention pour derrière, impacter les communautés et sensibiliser sur le sujet qu’est la lutte contre le paludisme. Pour l’une des formatrices Malangue Astrid Djidjoho, créatrice de contenu et animatrice télé, la création de contenu, ce sont les histoires que l’on raconte, des histoires visuelles, écrites, audio qui vont impacter parce que cela peut permettre aux gens de s’identifier à ce qui se passe: « Lorsqu’on va sensibiliser sur le fait de perdre quelqu’un, on va tous se sentir concernés parce qu’on a tous déjà perdu quelqu’un. Lorsqu’on va parler des femmes enceintes, des enfants, on est tous entourés de femmes et d’enfants. En fait, ça va permettre de parler autrement de la maladie et surtout d’impacter autrement. On n’est plus tant sur les chiffres, même s’ils sont importants, mais on est sur le vécu, l’expérience, l’histoire et les gens peuvent mieux assimiler, mieux partager et mieux sensibiliser à leur tour. »

Les jeunes créateurs de contenu formés sur le Storytelling sont mis en contribution dans la quinzaine de mobilisation sociale contre le paludisme lancée à l’occasion de la commémoration de la 19e Journée mondiale de lutte contre le paludisme ( JMP 2026 ). Et l’accent sera mis sur les cinq actions prioritaires identifiées dans le Rapport sur le paludisme dans l’espace francophone aussi lancé à l’occasion. Les jeunes créateurs de contenu se sont constitués en 5 groupes de travail avec chacun, une des cinq priorités du Rapport. « Ils vont faire passer des messages parce que dans le rapport, il y a cinq piliers et donc en fait, chaque groupe va véhiculer un pilier. Ils auront l’opportunité de pouvoir vraiment partager des contenus très pertinents, mettre en avant donc ces thématiques du rapport mais avec du concret au niveau du Bénin », a expliqué Maelle Ba.