Couleur Indigo : les contours du SIA 2026 dévoilés et la 19ème gamme de ἑlu vƆ « Apusomἑ » lancée

La promotrice du SIA, Mme Nadia Adanlé


(Aboubakar Fofana, l’invité surprise du SIA 2026 et la Première Dame, Présidente d’honneur)

« Indigo et arts pluriels, dialogue performatif et pratiques hybrides ». C’est le thème de la cinquième édition du Symposium sur l’indigo africain (SIA) qu’organise l’entreprise Couleur Indigo du 25 au 28 novembre 2026 à Indigo Village dans la commune de Ouidah. Les contours de cette grande rencontre autour de l’Indigo ont été dévoilés le samedi 24 octobre 2026 à la faveur d’une conférence de presse animée à Indigo Village par la promotrice de Couleur Indigo, Madame Nadia Adanlé. La dix-neuvième gamme du ἑlu vƆ « Apusomἑ » a été lancée à l’occasion.

Ghislain Gbènakpon

Après les défis de la professionnalisation, de la muséalisation, de la recherche des signes informels de transmission et de préservation des savoir-faire liés à l’indigo puis celui de la redécouverte de l’Indigo à travers ses liens avec le commerce transatlantique, la cinquième édition du SIA entend élargir les domaines de prédilection jusque-là explorés et investir de nouveaux horizons tels que les arts pluriels. Elle a pour objectif de créer un espace de dialogue dynamique entre artistes, artisans, chorégraphes, scénaristes, comédiens, réalisateurs, metteurs en scène, chercheurs et historiens issus de disciplines variées, favorisant ainsi l’émergence de nouvelles formes d’expression et de création. « Pour cette cinquième édition, la réflexion a été la suivante : On est resté sur le savoir-faire, on est resté sur le côté historique, mais l’indigo n’est pas que textile. Il y a bien d’autres formes d’expression artistique où l’indigo peut intervenir. Et nous avons fait un appel à projets artistiques. La pêche a été bonne, les réflexions ont commencé, le travail aussi. Et si Dieu nous prête vie, en novembre, on va pouvoir dévoiler le fruit de la création artistique autour de l’indigo. Et l’indigo sera présenté non plus comme un textile, mais comme un sujet de création », a expliqué Madame Nadia Adanlé.

Il faut dire qu’à travers une résidence de création en partenariat avec le CCRI John Smith, le SIA 2026 mettra en lumière des collaborations interdisciplinaires inédites. Il connaîtra du lancement du deuxième livre sur l’indigo intitulé « ἑlu, ce bleu encore en fête » financé par le Bureau de la Coopération Suisse. Pour rappel, le premier ouvrage « ἑlu, ce bleu en fête » a été lancé à la première édition du SIA en 2022. Par ailleurs, il est annoncé qu’une exposition itinérante intitulée « Afrique Bleue, histoires tissées en Indigo », fruit d’une collaboration entre Couleur Indigo, Mali Mode Show du Mali et l’association Mamah Africa d’Espagne sera mise en place. Et comme à chaque édition ses invités de prestige, le SIA 2026 ne va pas manquer de sacrifier à la tradition avec deux bonnes surprises. En effet, Monsieur Aboubakar Fofana, artiste et designer multidisciplinaire reconnu à l’international pour sont travail de revitalisation et de réinterprétation des techniques de teinture à l’indigo en Afrique de l’Ouest, sera l’invité d’honneur du SIA 2026 : « On peut dire qu’il est pour l’indigo ce que Dibango a été et est encore pour la musique. C’est un personnage très discret, très effacé. Mais en termes de créativité, en termes de connaissance sur l’indigo, c’est une bibliothèque. Et c’est quelqu’un qui est demandé partout, partout dans le monde ». L’autre bonne nouvelle est que le SIA 2026 aura pour présidente d’honneur, la Première Dame du Bénin.

Apusomἑ, une plongée dans les richesses des fonds marins

Un défilé de mode met en relief les 16 motifs de Apusomἑ

En matière de créativité, les années se suivent et se ressemblent à Couleur Indigo à travers le lancement de nouvelles gammes de tissus. « Apusomἑ », la dix-neuvième et l’avant dernière gamme prévue pour le compte de l’année 2026 lancée samedi dernier, révèle la richesse des fonds marins. En effet , elle rend visible ce qui se trouve au fond de la mer, motif par motif : un récif coralien, un coquillage, des poissons, des algues et bien d’autres éléments avec une dimension mémorielle. « Apusomἑ veut dire les fonds marins, l’antre de l’océan. Et quand j’ai pensé à Apusomἑ, je l’ai pensé comme une antre originelle. On connaît la force de l’eau, on connaît le pouvoir créateur de l’eau, on connaît l’importance de l’eau dans la vie. Et parler maintenant de l’eau, de cet océan, pour moi, était nécessaire. Et ça nous a permis de parler encore de notre pays, de parler encore de notre histoire et de révéler encore notre culture. Retenez juste que Apusomἑ s’adresse à la matrice originelle, à la création », a déclaré la promotrice de Couleur Indigo.

Mme Nadia Adanlé et les mannequins lors de la parade finale

Avec Apusomἑ, ce sont 16 motifs qui ont été développés. Madame Nadia Adanlé a donné des éclairages sur trois d’entre eux. Il y a le « Lanvi gan », un tissu avec un poisson parce que celui-ci est représentatif du monde aquatique. Il y a le « Nusianu » avec plusieurs éléments du fond marin qui ont été mis en avant dont entre autres, les coquillages, les œufs, les méduses, les escargots, les tortues, les coraux. « Nous en avons un qui s’appelle corail intégrale. Et dans le corail intégrale, ce motif me permet de parler de notre pays ; parce que récemment, on a découvert du corail dans les profondeurs de nos eaux. Donc on peut porter fièrement un tissu avec du corail et dire, c’est parce que j’ai du corail chez moi », a-t-elle expliqué. Elle a également parlé du tissu « finlimi », souviens-toi de moi: « En parlant de fond marin, on s’est beaucoup inspiré de l’océan Atlantique. Et notre histoire nous montre que l’océan Atlantique, contrairement aux autres océans, est le plus grand cimetière du monde, à cause de cette triste histoire. Ils sont partis sans avoir eu de tombe. j’ai décidé qu’il y ait au moins un tissu qui pense à eux ». La promotrice de Couleur Indigo fait observer que chaque motif de Apusomἑ a une histoire particulière et est convaincue que chaque individu est attiré par un élément du fond marin: « Il faut que chacun, en fonction de son expérience personnelle, en fonction de son ressenti, puisse aller vers l’élément eau qui lui parle le plus ». Il faut dire qu’il ressort des éclairages de Madame Nadia Adanlé que la qualité est toujours au rendez-vous de ce que propose Couleur Indigo depuis sa création en 2007 : « Pour, nous, ce n’est pas négociable. On doit à chaque fois proposer la meilleure qualité. Ensuite, nous travaillons sur l’image de prestige du produit. Et pour finir, nous essayons d’être le plus créatif possible, pour que même en portant du bleu, que du bleu, vous n’ayez pas l’impression de porter chaque fois la même chose »

Code du Numérique : bientôt des actions conjointes de l’UPMB et d’Amnesty International pour son assouplissement

Une vue de l’audience

Le bureau de la huitième mandature de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB), a reçu à son siège une délégation d’Amnesty International Bénin ce mardi 3 novembre 2026. Conduit par son Directeur exécutif, Dieudonné DAGBETO, accompagné de deux collaborateurs à savoir, Glory HOSSOU, Coordonnateur média et surveillance des droits humains et Eric Orion BIAO, Coordinateur de l’Éducation aux droits humains, ce déplacement marque une volonté commune de renforcer les liens avec les médias béninois.

Une vue de famille

Au cœur de cette séance de travail, plusieurs sujets ont captivé l’attention. La liberté de la presse et l’épineuse question du Code du numérique en étaient les majeurs. Pour l’UPMB, l’appui d’organisations de défense des droits humains comme Amnesty International est indispensable pour transformer les ambitions du mandat, en réalités concrètes, surtout à propos des actions que mènent Amnesty International Bénin, en matière de défense des droits humains, les droits de la presse y compris. L’organisation représentative des médias au Bénin a également échangé au sujet des différentes initiatives, tendant à plaider pour l’assouplissement des dispositions du Code numérique, avec les articles 550 et suivants qui sont une épée de Damoclès sur la tête des professionnels des médias, des bloggeurs mais également du citoyen lambda.

Les présidents Hervé Prudence Hessou de l’UPMB et Dieudonné Dagbéto de Amnesty International

Dieudonné DAGBETO et l’équipe de l’UPMB menée par Hervé Prudence HESSOU ont réaffirmé la nécessité de mener un plaidoyer vigoureux pour la relecture de ces textes. Pour Amnesty International Bénin, la protection des journalistes ne relève pas seulement du corporatisme, mais constitue un pilier fondamental de la démocratie et de l’État de droit. Au terme des discussions, des perspectives de collaboration solide se dessinent. Ce partenariat stratégique pourrait se traduire par des ateliers de formation pour les journalistes, des campagnes de sensibilisation communes et des actions de lobbying direct auprès des législateurs et des autorités compétentes. La présentation des huit axes stratégiques qui guident la nouvelle gouvernance de l’UPMB, a été faite à la délégation d’Amnesty International Bénin.

Médias au Bénin: vers une collaboration entre l’UPMB et la LNB

Le directeur général de la LNB et la délégation de l’UPMB

Le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB), Hervé Prudence Hessou, a été reçu en séance de travail par le Directeur général de la Loterie Nationale du Bénin (LNB), Marius Adanzounon, ce lundi 2 novembre 2026, au siège de la LNB à Cotonou. Il était accompagné d’une délégation composée de Yves Patrick Loko, secrétaire chargé des TIC, Serge Vivien Kougnimon, secrétaire à l’organisation, et Paterne Atrévy, secrétaire administratif.

Cet échange s’inscrit dans la tournée que l’UPMB mène auprès des institutions du pays, des représentations diplomatiques et d’autres partenaires potentiels. Elle a un objectif : trouver un ancrage durable pour la formation des journalistes et pour des activités de spécialisation.

Le président Hervé Prudence Hessou et le DG Marius Adanzounon,

Le président de l’UPMB a d’abord présenté au Directeur général les huit axes d’activité de la huitième mandature de l’Union. Deux d’entre eux ont retenu l’attention comme pistes de travail commun : l’axe 4, le renforcement institutionnel de l’UPMB, et l’axe 5, la formation des journalistes et leurs spécialisations. Les deux parties ont aussi évoqué la possibilité de collaborer, à l’avenir, sur des questions sociétales, notamment avec la fondation de la LNB.

Le Directeur général s’est dit ravi d’avoir reçu la délégation de l’UPMB et a indiqué compter sur un avenir qui permettrait aux deux structures de travailler ensemble. De son côté, Hervé Prudence Hessou l’a assuré que la collaboration se déroulerait dans de bonnes conditions.
Ancien cadre de MTN Bénin, Marius Adanzounon a été nommé à la tête de la LNB le 15 juin 2026.

« Dialogue Cerveau & Voix »: victimes et spécialistes ensemble pour « Détourner l’AVC » 

Le samedi 31 octobre 2026, la Maison des médias Thomas Megnanssan Gbèdjromédé, à Cotonou, a réuni autour d’une même conversation ceux qui ont vécu un AVC, ceux qui le soignent et ceux qui en parlent. Organisé par l’association AVerCion Aversion, dans le cadre de la Semaine de sensibilisation lancée le 25 octobre, ce « Dialogue Cerveau & Voix » s’est tenu sous le thème « Victimes, soignants et médias : une même conversation ».
L’AVC ne s’arrête pas aux portes de l’hôpital. Lorsqu’il survient, il bouleverse une existence, fragilise les familles et impose souvent un long parcours de réadaptation. Pourtant, les signes d’alerte, les facteurs de risque et les bons gestes restent trop peu connus.

Un témoignage pour ouvrir le dialogue

Avant que les spécialistes ne prennent la parole, Hervé Prudence Hessou, président de l’association AVerCion Aversion et de l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB), a raconté en quelques minutes ce qui lui est arrivé le 29 juillet 2025. Il se trouvait avec des collègues vers le marché de Ménontin quand il a voulu se rendre aux toilettes. Il n’y est pas parvenu et a dû se forcer. Au retour, la situation s’est compliquée : il a pris son téléphone et appelé son voisin médecin, jusqu’à son admission à l’hôpital de Ménontin.
Ce récit, simple et précis, a donné le ton de la rencontre : l’AVC peut frapper n’importe qui, n’importe où, et la rapidité de la réaction compte.

Le regard des spécialistes

Modéré par Zakiath Latoundji, journaliste spécialiste des questions de santé et ancienne présidente de l’UPMB, le Dialogue a réuni cinq professionnels, chacun avec l’éclairage de sa discipline. Dr Richard Houeze, neurologue, spécialiste en neurologie vasculaire et commissaire divisionnaire de la Police républicaine, a expliqué ce qu’est l’AVC, comment en reconnaître les signes, ce qu’il faut faire en urgence et quelles en sont les conséquences. Pour lui, l’AVC est une urgence : dès qu’un signe est constaté, il faut très vite appeler les soignants.
Dr Nkié Sylvia épouse Goudou, médecin cardiologue au CHIC, a parlé de l’hypertension artérielle et des facteurs de risque qui conduisent à l’AVC. Elle a aussi insisté sur le rôle d’une bonne nutrition, qui améliore la circulation sanguine et aide à contrôler la tension artérielle. Le Dr Alexandre D. Faton, médecin spécialiste en médecine physique et de réadaptation (MPR) et colonel des Forces armées béninoises, a comparé la situation à celle d’une société qui coupe l’eau dans un quartier : les habitants en souffrent, comme il en va des neurones quand survient un AVC. « Ces neurones endommagés bousculent les habitudes de motricité, et le rôle du médecin MPR est de travailler à ce que la motricité revienne » a-t-il laissé entendre.

Edith Ochoumare Choukpa, orthophoniste et trésorière de l’Association béninoise des professionnels de l’orthophonie (ABEPO), a présenté les différents troubles que l’on peut observer chez une personne victime d’AVC, notamment de la parole et de la communication, et son rôle pour les rééduquer. Pour Antoine Dovonon, kinésithérapeute et vice-président de l’Association béninoise des kinésithérapeutes rééducateurs (ABEKIR), a parlé de la récupération et lancé une mise en garde : il faut éviter de promener les malades chez les guérisseurs et les féticheurs avant de les conduire à l’hôpital ou chez le kinésithérapeute, car on perd du temps et de l’argent, et la récupération devient alors impossible.
Les débats ont porté sur les facteurs de risque, les moyens de prévention et les étapes de la prise en charge. L’hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme, la consommation d’alcool et la sédentarité ont été cités parmi les facteurs qui favorisent la survenue d’un AVC. Le public a pris part aux échanges par des questions-réponses avec les différents intervenants.

Une urgence de santé publique

L’ampleur du phénomène justifie cette mobilisation. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 15 millions de personnes sont touchées chaque année dans le monde et près de 6 millions en meurent. À Cotonou, une enquête menée auprès de plus de 15 000 habitants a estimé la prévalence à 4,6 pour 1 000. Un chiffre qui souligne l’importance de mieux faire connaître cette affection au sein des populations.

Pourquoi AVerCion Aversion

À l’origine de l’initiative, Hervé Prudence Hessou a rappelé pourquoi il a créé l’association : « Il faut forcément communiquer et informer les gens sur l’AVC. On croit le connaître, mais il reste loin de nos connaissances : chacun doit savoir quoi faire quand il le faut. »
Pour ce journaliste, le silence n’est plus une option : « Je ne peux pas être journaliste depuis près d’un quart de siècle et président de l’Union, voir cet incident m’arriver et me taire. » Il a réaffirmé sa volonté de porter ce combat auprès des populations, avec l’appui des médias et des spécialistes.
Au terme de la rencontre, un message est resté : on peut prévenir l’AVC, mieux le reconnaître et mieux accompagner ceux qui en sont touchés, à condition que victimes, soignants et médias continuent à parler d’une seule voix.

Culture, Jeunesse et Développement: les enseignements de la réussite chinoise pour le Bénin de demain exposés par Dr. Paulin Houanyé

Le panel de discussion de la conférence-débat

« Culture, jeunesse et développement : quels enseignements de la réussite chinoise pour bâtir le Bénin de demain ? ». C’est le thème de la conférence débat animée ce vendredi 30 août 2026 au Centre culturel chinois au Bénin ( CCC ) avec pour communicateur, l’enseignant chercheur à l’Institut Confucius de l’UAC, Dr. Paulin Houanyé, titulaire d’un doctorat en droit du commerce international et en protection des investissements obtenu à l’Université d’économie et de commerce international de Pékin.

Ghislain Gbènakpon

Le directeur du Centre culturel chinois au Bénin avec les panélistes

Quels enseignements peut-on tirer de l’expérience chinoise pour former une jeunesse béninoise mieux préparée à contribuer au développement de son pays ? C’est en fait à cette question que la conférence-débat qui a lieu vendredi dernier au Centre culturel chinois au Bénin a donné des réponses scientifiques. Pour cela, le conférencier Dr. Paulin Houanyé est parti d’un postulat: « Le développement d’un pays ne repose pas uniquement sur ses infrastructures ou ses ressources naturelles. Il repose aussi sur ses institutions, ses valeurs, ses comportements, ses compétences et sa capacité à mobiliser sa population autour d’un objectif collectif. Et lorsqu’on parle de population, il est impossible d’ignorer la jeunesse ».

Dr. Paulin Houanyé modérant le panel de discussion

Dans sa communication, il a relevé cinq facteurs pouvant contribuer à expliquer la réussite chinoise. Le premier facteur est la vision à long terme qui implique que le développement ne se construit pas en un jour: « Il exige la capacité de définir des objectifs, d’organiser les moyens nécessaires et de maintenir les efforts dans la durée. La nation qui veut se transformer doit apprendre à penser au-delà de l’immédiat ». Le deuxième facteur est l’investissement dans le capital humain. Un pays, soutient Dr. Paulin Houanyé, ne devient pas compétitif tout simplement parce qu’il possède une population nombreuse: « Si c’était le cas, l’Inde la plus peuplée aujourd’hui serait devant toutes les autres nations. Alors, le pays devient riche lorsqu’il développe les compétences de cette population. La Chine a progressivement renforcé sa capacité éducative, technique, scientifique et universitaire ». Le troisième facteur est la valorisation du travail et de l’effort alors le quatrième est l’innovation et l’adaptation. « Ici, la transformation chinoise montre également l’importance de la capacité à apprendre, à adapter les technologies et à développer progressivement ses propres innovations. Le développement ne consiste pas seulement à produire davantage, mais aussi à apprendre à produire autrement. C’est pourquoi il y a cette adaptation au niveau des chinois », a expliqué Dr. Paulin Houanyé. Le cinquième facteur a pour nom, la mobilisation de la jeunesse: « Et c’est ce qui nous intéresse ici. En effet, la transformation nationale ne peut se construire sans les hommes et les femmes capables de la porter. La jeunesse représente une source d’énergie, de créativité et de renouvellement des compétences. Et elle ne devient une force économique que lorsqu’elle peut accéder à la formation, au travail, aux opportunités et participe à la vie économique et sociale. Voilà, pourquoi la question de la jeunesse est indissociable de celle du développement ».

Une vue partielle des participants

Pour le conférencier, l’examen de ces cinq facteurs révèleune certaine manière de penser et de vivre ensemble. D’où la question de savoir si l’on peut construire durablement le développement sans construire une culture du développement ? « Cette interrogation nous conduit au rôle de la culture qui est aussi notre manière de penser, d’apprendre et de travailler, de respecter nos engagements, de vivre ensemble et de préparer l’avenir. La culture peut contribuer au développement lorsqu’elle favorise l’éducation, la responsabilité, la coopération, la créativité et la valorisation du travail. », a déclaré Dr. Paulin Houanyé. Il fait observer que la prise en compte de ces cinq facteurs est le moyen de garantir un Bénin de demain meilleur pour les générations futures: « Je pense à un Bénin industriel, numérique,  transformateur de ses produits agricoles, culturellement puissant, où les jeunes créent des entreprises, où la recherche produit des solutions locales ». Au terme de sa communication, un panel de discussion a permis à aux participants, pour la plupart des jeunes étudiants de l’Institut Confucius de l’Université d’Abomey-Calavi, de poser des questions et d’avoir des éclaircissements.

Énergie au service de la transformation économique: le 12e sommet des Think Tanks d’Afrique mobilise les acteurs à Cotonou

« De l’accès à l’énergie à la transformation économique : orientations stratégiques concrètes pour la viabilité, la croissance et la réforme du secteur de l’électricité ». C’est le thème du 12e sommet des Think Tanks d’Afrique qui mobilise depuis ce jeudi 29 octobre 2026 pour deux jours, responsables publics, chercheurs, dirigeants de think tanks et acteurs du secteur privé de plus de 50 pays. Il est organisé par la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACFB) en collaboration avec le gouvernement béninois avec l’appui de l’Union africaine.

Ghislain Gbènakpon

Explorer les moyens de garantir une énergie fiable, accessible et abordable, capable de soutenir durablement les économies africaines. C’est tout l’objectif de ce 12e sommet des Think Tanks d’Afrique. Il faut dire que selon l’ACFB, près de 600 millions de personnes vivent encore sans accès à l’électricité en Afrique subsaharienne. Même les entreprises raccordées restent confrontées à des coupures et à une qualité de service insuffisante, les obligeant souvent à recourir à des solutions autonomes coûteuses. Ces contraintes réduisent leur compétitivité et limitent l’impact économique de l’accès à l’énergie. C’est pour faire des propositions concrètes face à cette situation que ces assises se tiennent à Cotonou. Elles comprennent notamment une table ronde ministérielle, des travaux de recherche menés dans le cadre des consortiums de l’Africa Think Tank Platform (Attp), des ateliers consacrés aux réformes du secteur et une exposition d’innovations énergétiques.

A l’ouverture des travaux, il y avait la présence notable du ministre béninois de l’Économie et des finances chargé de la Coopération, Aristide Médenou, du maire de Cotonou, Luc Gnacadja et du secrétaire exécutif de l’ACFB, Mamadou Biteye. Pour ce dernier,les politiques énergétiques doivent être évaluées à l’aune des activités qu’elles rendent possibles. Les petites entreprises, les unités de transformation, les systèmes de conservation et les exploitations agricoles ont besoin d’une énergie fiable et abordable pour améliorer leur productivité et accroître la valeur ajoutée locale. Dans son allocution de circonstance,
le ministre Aristide Médenou a rappelé es progrès réalisés au cours de la dernière décennie, avec un taux de desserte non négligeable. Il a toutefois souligné la nécessité d’accélérer les efforts pour rendre l’énergie disponible à moindre coût, sans compromettre l’équilibre des finances publiques ni alourdir les risques liés à l’endettement. Il est attendu des travaux, d’importantes recommandations pour faire de l’énergie un véritable levier de croissance, de création d’emplois et de développement industriel en Afrique.

Ambassade du Nigeria : l’UPMB échange avec Mopelola Adéola-Ibrahim

Le Président de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB), accompagné d’une délégation, a été reçu ce lundi en audience par Son Excellence Madame Mopelola ADEOLA-IBRAHIM, Ambassadrice du Nigeria près le Bénin.

Cette audience qui veut être pour le nouveau bureau de l’UPMB la volonté de diversifier ses partenaires pour le renforcement du cadre institutionnel et la professionnalisation des médias au Bénin. Au cours des échanges, le Président de l’UPMB a présenté à la diplomate les 8 axes de son plan de travail à la tête de l’Union. Il est revenu en priorité sur la question de la spécialisation avec un programme d’immersion de langue anglaise au profit des professionnels des médias béninois.

Un appui technique pour renforcer les capacités pour la spécialisation des professionnels des médias, si possible par des bourses de formation dans les écoles de journalisme ou des universités, sur des thématiques de spécialisation en journalisme ou autres, notamment au Nigeria. Ceci par une dynamique de coopération structurée et durable entre les deux structures dans le domaine des médias et de la communication.

Son Excellence Madame Mopelola ADEOLA-IBRAHIM, qui a trouvé ces huit axes louables, a observé qu’il y a effectivement des pistes sur lesquelles il y ait un amorce de partenariat avec l’Union des Professionnels des Médias du Bénin.

L’Ambassadrice a également promis de répondre favorablement à l’invitation du Président dès que son agenda le lui permettra au siège de l’union à la maison des médias.

Notons que le Président de l’UPMB était accompagné du Secrétaire à l’Organisation, Serge Vivien KOUGNIMON, et du Secrétaire Administratif, Partene ATREVY.

55e Concours International de Composition Épistolaire: Marie-Ange Chékpo remporte le 1er Prix National et le 4e Prix Mondial

( Le Bénin et l’Afrique honorés )

Le Bénin a fait amende très honorable au 55è Concours International de Composition Épistolaire (55è CICE), organisé par Union Postale Universelle (UPU) en 2026 pour 1.480.000 Candidats issus de 65 pays. L’une de ses braves amazones Marie-Ange Sènami Dolou Chékpo,15 ans, élève en classe de Seconde G2 au CS Le Bon Berger de Godomey a remporté le 4e Prix Mondial sur 7 lauréats et le 1er Prix National. C’est le Bénin et toute l’Afrique qui sont honorés.

Ghislain Gbènakpon

1er Prix remis par le représentant du ministre de l’économie et des finances à Marie-Ange Chékpo

Chine Médaille d’Or, Portugal Médaille d’Argent, Iran Médaille de Bronze, Bénin en la personne de Marie-Ange Chékpo, Barbade, Chypre et Viêt-Nam. Voilà le classement des sept meilleures nations du CICE 2026 qui invitait les jeunes à « écrire une lettre à un ami pour lui expliquer pourquoi les relations humaines sont si importantes à l’ère du numérique ». C’est ce challenge que Marie-Ange Chékpo a su relever en étant la meilleure plume de son pays, mais aussi de tout un continent. En effet, à travers elle, le Bénin est le seul pays africain de ce classement des sept meilleurs du 55e CICE. Elle a obtenu une mention spéciale du jury international pour sa composition. Sa performance a permis de mettre à l’honneur le Bénin aux côtés de la lauréate principale originaire de Chine et des autres jeunes auteurs récompensés par une mention spéciale venus de Barbade, de Chypre et du Viêt Nam.

Remise de Prix aux Gagnants du CICE 2026

La remise des prix aux gagnants du 55e Concours International de Composition Épistolaire a eu lieu ce 27 octobre 2026 à Cotonou. Occasion pour la lauréate Marie-Ange Chékpo de recevoir ses lots et attestations des mains du représentant du ministre de l’économie et des finances. Il faut dire que les relations humaines pâtissent aujourd’hui de l’essor spectaculaire que connaît le numérique depuis quelques années. Convaincre l’opinion publique de leur importance malgré tout, c’est faire œuvre utile. Le Bénin en particulier et l’Afrique en générale peuvent donc compter sur Marie-Ange Chékpo pour relever le défi.

Spécialisation des journalistes: l’UPMB sollicite l’appui de l’Ambassade de Cuba

Poignée de main entre le président Hervé Prudence Hessou et son Excellence Denisse Amaro Salabarria,

L’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) veut ouvrir un nouveau chapitre dans la coopération internationale. Son Président, Hervé Prudence HESSOU, a été reçu ce lundi 26 octobre en audience par Son Excellence Madame Denisse Amaro Salabarria, Ambassadrice de la République de Cuba près la République du Bénin.

Une audience qui marque la volonté du Président de l’UPMB de diversifier ses partenaires pour renforcer le cadre institutionnel et la professionnalisation des médias béninois.

Au cours des échanges, le Président de l’UPMB a présenté à la diplomate son plan de travail à la tête de l’Union. Il est revenu en priorité sur la question de la spécialisation des journalistes, avec notamment un programme de renforcement des acquis au profit des professionnels des médias béninois et cubains.

Hervé Prudence HESSOU a également sollicité un appui technique pour la cartographie des professionnels des médias au Bénin. Une demande concrète : des bourses de formation dans les écoles de journalisme et universités cubaines, sur des thématiques de spécialisation en journalisme et en communication, dans le cadre d’une dynamique de coopération structurée et durable entre les deux pays dans le domaine des médias.

Des axes salués par Son Excellence Madame Denisse Amaro Salabarria, qui a promis, dans la mesure du possible, d’accompagner l’Union des Professionnels des Médias du Bénin pour concrétiser ce souhait.

Une ouverture stratégique

Pour l’UPMB, ce rapprochement avec Cuba n’est pas anodin. Il s’inscrit dans une logique de professionnalisation et d’ouverture internationale, avec un partenaire reconnu pour son expertise en matière de formation journalistique.

Semaine de sensibilisation à l’AVC : une initiative d’un journaliste béninois, survivant de la maladie

Du 25 octobre au 1er novembre 2026, l’association AVerCion Aversion mène une semaine de sensibilisation à l’accident vasculaire cérébral (AVC). Elle est portée par son président, Hervé Prudence Hessou, lui-même victime d’un AVC et président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB).
Le nom de l’association est déjà un programme. « Aversion » vient du latin aversio, « action de détourner », d’où « dégoût, répulsion » : avoir de l’aversion contre l’AVC, c’est le détourner, et « prévention » en est un synonyme. Le C placé à la place du S dans « AVerCion » est un jeu de mots pour donner un sens à un combat. Le logo, un cerveau en miroir, projette les mots AVerCion et Aversion.
Dans le monde, 15 millions de personnes sont touchées chaque année par un AVC et près de 6 millions en meurent, selon l’OMS, pour qui l’hypertension artérielle est le premier facteur de risque. Au Bénin, une enquête menée à Cotonou auprès de plus de 15 000 habitants a estimé la prévalence de l’AVC à 4,6 pour 1 000, plus élevée que dans les autres pays de la région, avec une connaissance de la maladie jugée insuffisante

AVerCion Aversion est une association de prévention de l’AVC, conçue comme une réponse informationnelle et communicationnelle à un sujet de santé publique important. Elle agit sur la prévention, l’information et la communication. Pendant huit jours, elle publie chaque jour une affiche ou une fiche sur un thème précis : reconnaître les signes d’alerte (visage, bras, parole) et appeler le 118, connaître les facteurs de risque (hypertension, diabète, tabac, alcool, sédentarité), prévenir au quotidien, puis vivre après l’AVC, avec la rééducation et le soutien des proches. La Journée mondiale de lutte contre l’AVC, le 29 octobre, en sera le temps fort.
La campagne culmine le samedi 31 octobre à 10h, avec le « Dialogue Cerveau & Voix » à la Maison des médias Thomas MEGNANSSAN Gbèdjromédé, à Cotonou. Cette causerie réunira victimes d’AVC, journalistes, communicants, orthophonistes, kinésithérapeutes et médecins. Elle part d’un constat : informer sur l’AVC passe aussi par les médias, et chaque minute compte quand les signes apparaissent.
« Il faut forcément communiquer et informer les gens sur l’AVC. On croit le connaître, mais il reste loin de nos connaissances : chacun doit savoir quoi faire quand il le faut. Je ne peux pas être journaliste depuis près d’un quart de siècle et président de l’Union, voir cet incident m’arriver et me taire. C’est pourquoi je porte désormais ce combat, un combat noble, pour amener l’information au-delà du niveau actuel, vers la population, avec les médias et les spécialistes », déclare Hervé Prudence Hessou.

Calendrier de la campagne

Dimanche 25 octobre : lancement, « Qui sommes-nous ? » et « Qu’est-ce qu’un AVC ? »
Lundi 26 octobre : reconnaître l’AVC
Mardi 27 octobre : facteurs de risque
Mercredi 28 octobre : prévenir au quotidien, annonce du Dialogue Cerveau & Voix
Jeudi 29 octobre : Journée mondiale de lutte contre l’AVC
Vendredi 30 octobre : vivre après l’AVC
Samedi 31 octobre, 10h : Dialogue Cerveau & Voix, Maison des médias, Cotonou
Dimanche 1er novembre : bilan et remerciements

À propos d’AVerCion Aversion

AVerCion Aversion est une association de prévention de l’AVC. Elle se veut une réponse informationnelle et communicationnelle à un sujet de santé publique important : faire connaître les signes d’alerte, les facteurs de risque et les bons réflexes, avec les médias et les spécialistes. Sa devise : Informer · Sensibiliser · Agir. Elle réunit victimes d’AVC, journalistes, communicants, orthophonistes, kinésithérapeutes, infirmiers et médecins (généralistes, neurologues, cardiologues, spécialistes de médecine physique et de réadaptation), et bien d’autres, unis dans un même combat : détourner l’AVC.