Rencontre entre Cena et partis politiques pour les législatives: « Nous sommes prêts à l’Upr » dixit Dieudonné Gbédjékan

Le maire de Klouékanmé Dieudonné Gbédjékan

A la rencontre d’échanges initiée par la Cena avec les partis politiques dans le cadre des préparatifs des législatives de janvier 2023 ce lundi 3 octobre 2022 à Azalaï hôtel de Cotonou, l’Union progressiste le Renouveau ( Upr) était représentée par le maire de Klouékanmé. A la faveur d’une interview, M. Dieudonné Gbédjékan, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a fait le point de la rencontre avant d’assurer qu’à l’Upr, l’on est prêt pour les joutes électorales prochaines. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges. 

Cause Commune: Quel point faites-vous de cette rencontre M. le  maire?

Dieudonné Gbédjékan: Nous avons participé à la rencontre avec la Cena. Une rencontre qui permet de savoir le rôle et la responsabilité des partis politiques dans le cadre du processus électoral. Il y a aussi le rôle de la Cena, les dispositions que nous devons prendre pour participer à ces élections, qui sont ceux-là qui peuvent être candidats aux élections législatives. Nous avons aussi posé des préoccupations pour avoir des éclaircissements.

Quels sont les préparatifs au niveau de l’Union progressiste le Renouveau pour les législatives?

Au niveau de l’Union progressiste le Renouveau, tout se passe bien. Vous savez bien que l’Upr est un parti très bien organisé, bien outillé qui a les facultés requises pour bien faire les choses. Les exemples des élections passées ont déjà prouvé que nous avons la tête sur les épaules. C’est pour vous dire que pour ces élections, nous sommes presque déjà prêts. Car le parti a déjà lancé les hostilités. Le président Djogbénou a par une note circulaire demandé à tous les militants Upr désireux de participer aux élections législatives de prendre les dispositions nécessaires. C’est pour vous dire qu’à l’Union progressiste le Renouveau, nous sommes prêts.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Législatives 2023: La Cena échange avec les partis politiques sur le calendrier électoral

La tribune officielle

La Cena est visiblement soucieuse de conduire un processus électoral transparent, équitable et inclusif dans la perspective des législatives du 08 janvier 2023. Elle a en effet échangé avec les partis politiques sur les différentes opérations du projet de calendrier électoral. C’était ce lundi 3 octobre 2022 à Azalaï hôtel de Cotonou sous la houlette du président Saca Lafia. 

Ghislain Gbènakpon

Le programme exécuté jusque-là par la Cena depuis le 21 février 2022, les activités en perspectives, le rappel du processus de gestion des déclarations de candidature et le rôle et responsabilité des partis politiques dans l’animation de la vie publique. Voilà les principales articulations des échanges que la Cena a eus avec les partis politiques ou les représentants des potentiels candidats aux législatives de 2023. La Cena a initié et organisé cette rencontre conformément à l’article 19 du code électoral qui fait obligation à l’institution d’échanger avec les partis politiques pour les informer et essayer d’apporter des réponses à leurs éventuelles préoccupations.

Une vue partielle des représentants de partis politiques

Il faut dire que les échanges ont donné lieu à des débats suite effectivement à des préoccupations des responsables de partis politiques sur, entre autres, les pièces constitutives de dossiers de candidature, le recours à la carte biométrique pour voter, le document qui doit se substituer à la carte d’électeur et le quitus fiscal. A chacune de ces préoccupations, le président de la Cena et les autres conseillers ainsi que la direction générale des élections ont donné de larges explications. « La Cena nouvelle formule se veut crédible, transparente, inclusive et équitable », a déclaré pour finir le président Saca Lafia qui assure que la Cena va jouer sa partition pour la participation de tous les partis politiques remplissant les conditions aux prochaines joutes électorales. Des rencontres du genre sont annoncées avec d’autres acteurs du processus électoral. 

Législatives 2023: Les femmes républicaines définissent leur stratégie d’occupation du terrain

Une vue partielle des femmes républicaines

L’Organisation des femmes républicaines ( Ofr) du parti Bloc Républicain ( Br) affûte ses armes pour les législatives du 8 janvier 2023. Elle vient en effet de définir sa stratégie d’occupation du terrain. C’était ce samedi 1er octobre 2022 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou à la faveur d’un atelier qui a connu la participation des délégations venues de tous les départements et des responsables du parti dont, entre autres, la ministre Adidjatou Mathys et l’honorable Chantal Ahyi. Avec pour thème, « Les Amazones républicaines se mobilisent pour le renforcement de leur leadership ».

Ghislain Gbènakpon 

« Je salue votre sens de responsabilité. Votre refus de vous faire compter de vous faire compter l’histoire de la grande représentativité des femmes à la prochaine législature favorisée par le nouveau code électorale où 24 sièges au minimum est exclusivement réservés aux femmes.  Pour cela, il faut une meilleure occupation de l’espace politique, définir une stratégie de conquête plus poussée du terrain et retenir une feuille de route pour les actions phares à mener au niveau de chaque circonscription électorale, voire de chaque commune », a déclaré dans son allocution d’ouverture des travaux, la ministre Adidjatou Mathys.

La tribune officielle

Dans son intervention de bienvenue, la coordinatrice de l’Ofr Mme Alimatou Badarou a fait observer que les législatives de janvier 2023 sont un rendez-vous électoral crucial au regard de l’actualité politique et des défis qui s’imposent au Br: « Pour nous à l’Ofr, aujourd’hui 2023, on gagne, ou on gagne. C’est dans cet état d’esprit que nous sommes. Et cet état d’esprit nous recommande de renforcer notre leadership et de nous mobiliser ». 

Il faut dire qu’avant la proposition des grands axes de la stratégie d’occupation du terrain et la proposition de feuille de route pour les missions de restitution et d’échanges dans la perspective des législatives, les femmes républicaines ont eu droit à quatre communications. Elles ont porté sur le trimestre Br, le Pag 2023-2026, le code électoral et l’autonomisation de la femme.

Congrès extraordinaire de la Cstb: Le mandat du bureau confédéral prorogé de 10 mois

( Pour préprer le sixième congrès ordinaire) 

« Prorogation du mandat de l’actuel bureau confédéral dirigé par le Sg Kassa Mampo y compris celui des commissaires aux comptes pour compter du 29 septembre 2022 pour lui permettre de prendre des dispositions pour mieux organiser le 6eme congrès ordinaire de la confédération. ». C’est la principale résolution du premier congrès extraordinaire de la 5ème mandature à la Cstb tenu ce jeudi à la bourse du travail à Cotonou. Occasion pour son secrétaire général confédéral Kassa Mampo de faire le point de l’état du fonctionnement de toutes les structures de la Cstb qu’il a soumis à l’appréciation des participants pour davantage d’effiacité dans la lutte pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Les grandes victoires enregistrées au cours de la cinquième mandature ont été aussi et surtout célébrées. C’est le cas notamment de celle remportée au terme des élections professionnelles qui confirme le statut de première confédération représentative des travailleurs.

CONFEDERATION SYNDICALE DES TRAVAILLEURS DU BENIN (CSTB)

 03 B.P. 932 Cotonou

 Tél. : (00229) 67-08-61-14 (00229) 67-40-68-00 (00229) 64-58-00-86 

email : cstbsn@yahoo.fr / site web : http://www.cstb.bj

 1er CONGRES EXTRAORDINAIRE

 Communiqué final

Le jeudi 29 septembre 2022, s’est réuni à Bourse du travail de Cotonou, le 1er congrès extraordinaire de la 5eme mandature de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (CSTB). Etaient présents : les membres du CCN, du  CONAF, les délégations des syndicats et des fédérations affiliés  et des unions syndicales départementales.

Les travaux dudit congrès se sont déroulés dans la grande salle de conférence de la Bourse du travail et ont duré une journée. Dans son discours d’ouverture du Congrès extraordinaire, le SG confédéral, le camarade Nagnini KASSA MAMPO, a souhaité la bienvenue aux congressistes. Il a ensuite fait le point non seulement de l’état du fonctionnement des structures de l’organisation, du sommet à la base mais également des acquis des travailleurs dont entre autres la victoire de la CSTB en tant que première organisation de représentation des travailleurs à la 3ème édition des élections professionnelles nationales, durant le mandat de l’équipe qu’il dirige. Il a condamné les actes de restriction continue des libertés démocratiques notamment syndicales de la part du pouvoir de la Rupture en indexant le projet loi portant nouvellement initié visant à corser les dispositions interdisant les droits de grève dans notre pays en violation des conventions de l’OIT. Il a fini en invitant les travailleurs à mieux se mobiliser pour non seulement barrer la voie à toutes manœuvres liberticides pour la satisfaction de leurs revendications.   

Ensuite un présidium de trois membres devant conduire les travaux dudit congrès extraordinaire a été formé et installé.

A l’issue des débats qui ont porté entre autres sur l’état du fonctionnement des structures les congressistes ont félicité les membres du comité confédéral national pour leur assiduité, leur attachement aux intérêts des travailleurs et les bonnes pratiques dont ils font montre dans la gestion de l’organisation. Ensuite, ils ont décidé du maintien au statut quo par rapport à tous les textes fondamentaux de l’organisation. Ils ont unanimement pris la décision de proroger de dix (10) mois le mandat de l’actuel bureau confédéral y compris celui des commissaires aux comptes pour compter du 29 septembre 2022 pour lui permettre de prendre des dispositions pour mieux organiser le 6eme congrès ordinaire de la confédération.

Le congrès a pris la résolution de travailler à réunir les moyens nécessaires à la tenue de ce 6eme congrès Ordinaire.

Au terme des travaux, le SG confédéral qui vient de voir son mandat proroger a prononcé le mot de clôture du 1er congrès extraordinaire en saluant d’abord tous les participants pour leur discipline et leur assiduité durant les travaux et en leur souhaitant bon retour chez eux.

Cotonou, le 29 septembre 2022

 Le congrès

22ème conférence de l’UIT : Léon Juste Ibombo vante les efforts du Congo dans la réduction de la fracture numérique

Le ministre Léon Juste Ibombo

Léon Juste Ibombo, ministre congolais des postes, des télécommunications et de l’économie numérique a pris la parole à la tribune de la 22ème Conférence de plénipotentiaires de l’Union internationale des télécommunications, ce mercredi 28 septembre 2022, en présentant les efforts du Congo dans la réduction du déficit d’accès et des diverses disparités, en matière des technologies de l’information et de la communication. 

La rédaction 

A Bucarest, les Etats membres se sont donné rendez-vous pour définir l’orientation de la transformation numérique pour les années à venir, dans l’intérêt de la planète et de l’humanité. C’est un honneur et un immense plaisir de prendre la parole ici, au nom du gouvernement congolais, à l’occasion de la 22eme conférence des plénipotentiaires de l’Union Internationale des Télécommunications.

L’Union internationale des Télécommunications s’est assignée pour mission de connecter le Monde. La dynamique est en place à travers les pays membres de l’institution onusienne pour traduire dans les faits cette ambition et poursuivre la connexion d’environ 3 milliards des personnes non-connectées jusque-là.

Sur cette voie tracée par l’UIT le Congo s’emploie à relever ce défi de réduire le déficit d’accès et réduire les diverses disparités. De ce point de vue « Ces personnes défavorisées restent exclues des opportunités sociales et économiques qu’apportent les technologies numériques. » Pouvait noter le ministre congolais, Léon Juste Ibombo, des postes, des télécommunications et de l’économie numérique.

Selon lui, le Congo, à travers le programme de société du président Denis SASSOU-N’GUESSO, « ensemble poursuivons la marche », joue sa partition dans l’accomplissement de cette mission, en mettant en place une vision qui a permis de connecter près de 60% de la population aux réseaux et services large bande.

Poursuivant son intervention à la tribune de Bucarest, Léon Juste Ibombo a martelé que dans le cadre de la vision Congo digital 2025, encadrée par le gouvernement congolais, un fonds de service universel des communications électroniques a été mis en place et a permis de connecter près de 150.000 personnes en zone rurale, 16 écoles et administrations publiques entre 2020 et 2022.

Ce travail accompli et qui se poursuit, pouvait ajouter le ministre congolais des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, a eu le mérite de réduire la fracture numérique, de contribuer au développement de l’économie numérique et à l’inclusion financière via les services financiers mobiles.

Par ailleurs, dans le cadre du programme Partner to Connect (P2C) de l’UIT, le gouvernement du Congo, a annoncé Léon Juste Ibombo, poursuivra l’engagement de réduire la fracture numérique y compris dans l’amélioration des politiques publiques en matière des TIC. 

Il faut, également, noter que le Congo venait d’approuver avec le soutien de la Banque Mondiale le projet d’accélération de la transformation numérique. L’avantage d’une telle démarche, c’est entre autres, de rendre opérationnel l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information, ainsi que l’implémentation du Système National d’Identification Unique. 

Face à l’environnement dynamique et en perpétuelle mutation des télécommunications et dans l’optique d’accompagner le plan stratégique de l’UIT, à construire et guider les télécommunications dans le monde pour les quatre prochaines années, le Congo s’est porté candidat au poste de directeur du Bureau de Développement des télécommunications (BDT).

Il sied se retenir que la 22ème conférence des plénipotentiaires de l’Union Internationale des Télécommunications se tient du 26 septembre au 16 octobre 2022, à Bucarest, en Roumanie.

Célébration des entreprises les plus dynamiques : le Gala Top 100 Bénin pour novembre prochain

Le Pdg Djibril Barry en pleine intervention face à la presse

5 novembre 2022. C’est la date du grand rendez-vous du Gala des 100 entreprises les plus dynamiques qu’organise au Bénin, le cabinet international Eco Finance Entreprises ( Ecofie ). En prélude à l’évènement, son Pdg Djibril Barry et ses collaborateurs ont animé une conférence de presse pour éclairer l’opinion publique. C’était ce mardi 27 septembre 2022 à Bénin Royal hôtel de Cotonou. 

Ghislain Gbènakpon

Reconnaître l’excellence et les performances des entreprises africaines, récompenser les meilleurs services, offrir aux entreprises une vitrine internationale pour mieux communiquer et se faire connaître, encourager l’innovation, faire la promotion des investissements en Afrique, contribuer à mieux reconnaître le rôle et la place des entreprises dans les économies dans l’Afrique d’aujourd’hui et favoriser le développement de l’entreprenariat en Afrique et encourager des entrepreneurs potentiels à se lancer. Voilà quelques-uns des objectifs du gala Top 100 des entreprises les plus dynamiques déclinés par les conférenciers. 

Le Pdg de Ecofie M. Djibril Barry

Après les éditions de 2015 et 2018, le Bénin accueille à nouveau cette grande messe de célébration des 100 entreprises les plus dynamiques. Il ressort des éclairages du Pdg Djibril Barry et de ses collaborateurs que les lauréats de 2022 seront issus de tous les secteurs à fort potentiel pour l’économie, des secteurs dont le potentiel est de plus en plus valorisé grâce à une refonte des politiques économiques par le gouvernement, le développement des pôles de croissance inclusive et de compétitivité industrielle et les investissements des entreprises leaders. Ils sont sélectionnés en fonction de quatre critères objectifs à savoir, l’expertise de l’entreprise, sa capacité d’innovation, sa capacité de pénétration du marché et l’impact de son activité sur l’économie. 

Un événement de prestige et de notoriété internationale

Une vue de famille des conférenciers

La remise de trophée de l’édition 2022 fait l’objet d’une communication forte sur des chaînes internationales comme celles des bouquets Canal +. C’est ainsi que le gala Top 100 Bénin sera retransmis en direct sur quatre chaînes de télévision à savoir Ortb, 2Stv du Sénégal, Savane TV du Burkina et Mandé TV du Mali. Par ailleurs, soutiennent les conférenciers, la soirée du Top 100 est toujours un moment unique qui plonge le participant dans un univers d’illustres personnalités qui ont réussi à faire de ce prestigieux évènement la plus grande messe économique africaine. Il s’agit de chefs d’Etat et de gouvernement, des représentants, coordinateurs résidents des Systèmes des Nations Unies, des Ambassadeurs, des ministres, les représentants d’organismes internationaux, organisations professionnelles, décideurs, chefs d’entreprises et autres personnalités de hauts rangs qui y ont prononcé leurs discours d’ouverture.

Fatim Ayéva, directrice des relations publiques de Ecofie

Il faut dire que le Gala Top 100 des entreprises les plus dynamiques créé en 2012 et qui a déjà à son actif 17 éditions en 10 ans demeure le seul gala en Afrique à avoir été présidé par un chef d’Etat et le seul animé par des artistes de renommée internationale et toujours organisé sur les sites hôteliers les plus prestigieux du continent. Huit pays dont le Sénégal, le Niger, le Burkina Faso, le Mali, le Bénin, la Guinée, le Gabon et le Togo ont abrité les 17 éditions organisées. 

Dégradations environnementales et dérèglement climatique: l’impact sur l’agriculture au coeur d’une formation à l’Uita-Bénin

Une vue de famille des participants

« Dégradations environnementales et dérèglement climatique: Impact sur l’agriculture au Bénin ». C’est le thème du séminaire national de formation que vient d’organiser le Comité national des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Conasyb/Uita) au profit des responsables syndicaux membres. Les travaux ont été officiellement lancés par le coordonnateur Guillaume Tossa.

Ghislain Gbènakpon 

« Renforcement des capacités des participants et appropriation des concepts de dégradations environnementales, dérèglement climatique et la contribution des organisations syndicales pour limiter leur propagation sur la base d’un programme approprié de formation et d’éducation avec des actions de répération ou de correction » C’est l’objectif général de ce séminaire de formation sur les dégradations environnementales et le dérèglement climatique organisé par l’Uita-Bénin au profit de ses membres. 

Le coordonnateur Guillaume Tossa lançant les travaux.

Dans son allocution d’ouverture des travaux du séminaire, le coordonnateur du Conasyb/Uita a mis en évidence la responsabilité de l’homme dans la survenance des phénomènes de dégradations environnementales et de dérèglement climatique. « En effet, depuis quelques années, nous subissons les conséquences de la pression que nous exerçons chaque jour sur la terre, les forêts, l’eau, l’air etc… Nous contribuons chaque jour à la dégradation de l’environnement dans lequel nous vivons à travers la polution atmosphérique, la déforestation, la surpêche et que sais-je encore? Nos actions individuelles paraissent anodines mais globalement, elles sont nocives pour nous-mêmes. », a soutenu M. Guillaume Tossa.

Toutefois, ce séminaire de formation aura permis aux participants de mieux cerner la définition, les manifestations, causes et conséquences des dégradations environnementales et du dérèglement climatique sur l’agriculture au Bénin et définir des stratégies de lutte. Il reste à espérer, entre autres, que les organisations syndicales bénéficiaires jouent leur partition dans la mise en oeuvre de mesures appropriées pour limiter leurs effets.

Congo : la transformation digitale de l’administration publique en marche

Une vue de famille des participants

Un séminaire interministériel des directeurs ainsi que des responsables des systèmes d’information et d’informatique de l’administration publique, tenu les 14 et 15 septembre 2022, à Brazzaville, a planché sur la question se rapportant à l’accélération de la transformation numérique du Congo.

La rédaction

Ce séminaire s’était assigné pour objectif d’assurer l’émergence d’un espace de travail collégial et harmonieux favorisant le partage des ressources, des connaissances et de l’expertise dans le secteur de l’informatique et des télécommunications dans l’administration publique. Plusieurs responsables des institutions de l’Etat ont pris part à cette rencontre, notamment les ministres, les directeurs généraux, les coordonnateurs des projets de l’Etat, les directeurs des systèmes d’information des administrations de l’Etat et les experts engagés dans la transformation numérique du Congo.

Ce séminaire de deux jours aura été l’occasion de relancer les activités du pole des directeurs et responsables des systèmes d’information ou informatique. Les échanges et autres discussions ayant meublés ces assises avaient pour finalité d’accroitre l’accès des populations mal desservies à l’internet haut débit, d’améliorer la capacité du gouvernement à fournir les services publics adaptés au numérique.

Dans ce sens, intervenant au cours de ce séminaire, le ministre Léon Juste Ibombo, des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique, a présenté cette tribune comme un moment de repenser la façon de faire sur l’accélération de la circulation de l’information et des effets qu’elle produit dans les domaines d’activités pour développer les administrations et de nouvelles solutions, afin de repérer en continu les pistes d’amélioration des services actuels.

Le ministre Léon Juste Ibombo lors de son intervention

Selon lui, la culture numérique s’enracine de manière irréversible dans le quotidien des citoyens et grâce au numérique, de nouvelles formes de travail sont apparues, à l’instar du télétravail, de la télémédecine, de la télé-éducation et de l’inclusion financières à travers la fin-tech et le mobile money.

Cette tribune à laquelle prenaient part les cadres et sachants de plusieurs structures a été mise à profit pour passer en revue tous les mécanismes qui se mettent en place pour digitaliser au maximum le Congo. C’est le cas, entre autres de deux structures, placées sous la tutelle du ministère des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, ont fait l’objet d’un exposé. La première, à vocation sous-régionale, le projet Central African Backbone (CAB),  a été présentée par son coordonnateur national, Michel Ngakala, tandis que la seconde, à vocation nationale, est le projet d’accélération de la transformation numérique (PATN), dont le coordonnateur est Francis Seck Mangouani.

Présentant le projet CAB-Congo, son coordonnateur national, Michel Ngakala, a fait le point des chantiers en cours d’exécution par le Projet CAB et perspectives. Aussi, a-t-il soutenu, au sujet des infrastructures d’interconnexion des Etats à fibre optique, que les travaux du lot 1 sont achevés. Il s’agit du réseau en fibre optique entre le Congo et Cameroun, long de 341km en voie terrestre Ouesso-Ntam (frontière-Cameroun). S’agissant du lot 2, pouvait-il poursuivre, les travaux de construction du réseau en fibre optique entre le Congo et la République Centrafricaine (RCA), ont débuté avec la construction des sites techniques(Shelter). Il s’agit des shelter des tronçons, Pokola-Ouesso-Kabo-Bomassa (Côté-Congo) et Lidjombo-Bayanga-Salo (Côté-Centrafrique), Long de 285km ce réseau Congo-RCA est sous-fluvial, une première en Afrique d’ailleurs. Ce réseau servira de point de dépendance des vaisseaux, pouvait marteler Michel Ngakala, tout en annonçant la fin des travaux pour novembre 2022.

Pour ce qui est des travaux de construction et de l’opérationnalisation du Datacenter national et secondaire, Michel Ngakala a fait savoir que le processus de construction est déjà engagé avec les Avis d’Appel d’Offre et le choix de la société adjudicataire. Il reste la signature de contrat avec cette société, afin que les travaux de construction de ces deux Datacenter congolais soient lancés. Par ailleurs, le coordonnateur du projet PATN, Francis Seck Mangouani s’est prêté au même exercice. Car ce projet de l’accélération transformation numérique au Congo est en cours d’exécution. Certains membres de l’Unité de Coordination de ce Projet (UCP) ont déjà été choisis et ont commencé le travail avec le concours du Projet de Reforme Intégrée  su Secteur Public (PRISP). D’après Francis Seck Mangouani, la structure dont il a la charge se présente comme un atout pour permettre la transformation digitale du Congo. 

Les avantages du projet d’accélération de la transformation numérique 

Le projet d’accélération de la transformation numérique (PATN) permettra l’accélération de la transformation numérique sur les stratégies clés du gouvernement congolais, telles le Plan National de Développement (PND) (2022-2026), la stratégie nationale de transformation numérique Vision Congo Digital 2025, ainsi que l’initiative Économie numérique pour l’Afrique de la Banque mondiale, qui soutient la mise en œuvre de la Stratégie de transformation numérique de l’Union africaine pour l’Afrique (2020-2030) et les priorités de la Banque mondiale pour la région Afrique de l’Ouest et centrale 2021-2025. 

Ce projet, au regard des conclusions de ce séminaire, favorisera l’accès inclusif à la connectivité haut débit via le renforcement du cadre réglementaire et institutionnel et la mise en place d’un marché du haut débit axé sur la concurrence. Il va appuyer, par ailleurs, la transformation numérique du pays en mettant l’accent sur l’utilisation productive du haut débit dans la prestation de services publics numériques. Il financera également la connectivité des zones isolées, la création d’un Intranet gouvernemental sécurisé, un portail unique pour les services en ligne aux citoyens, et de multiples systèmes d’information pour mieux gérer les services aux citoyens. 

Le projet cible un large éventail de bénéficiaires avec un accent particulier sur les utilisateurs finaux du haut débit, soit la population générale du Congo, les entreprises, les agents publics, les instituts de formation formels et informels, les incubateurs locaux, les personnes dans les régions peu desservies par les services publics, en particulier les groupes vulnérables, tels que les femmes, les jeunes, les personnes en situation de handicap. 

Le projet devrait, par ailleurs, accroître la disponibilité du haut débit mobile 3G pour 404 000 personnes supplémentaires, offrir à 3 000 personnes la possibilité d’acquérir des compétences numériques certifiées de base à avancées, et permettre à 75 000 personnes par jour d’accéder aux services numériques soutenus par le projet.

Engagements et stratégies de mobilisation pour la biodiversité : Eco-Bénin initie une réunion multipartite de validation des résultats d’une étude

Une vue de famille des participants

Après une première étude qui a identifié le secteur agricole avec notamment les filières coton, riz et soja et le secteur exploitation forestière avec les filières bois d’oeuvre et sylviculture comme des secteurs prioritaires en terme d’impact sur la biodiversité, l’Ong Eco Bénin a organisé ce mercredi 21 et jeudi 22 septembre 2022 à l’hôtel du Lac à Cotonou, une autre rencontre multipartite de restitution et de mise en discussion des résultats d’une deuxième étude sur les scénarii d’engagements et les stratégies de mobilisation des acteurs de ces deux secteurs pour sa conservation au Bénin. Elle s’inscrit dans le cadre du projet de facilitation d’engagement pour la biodiversité ( Biodev2030) financé par Agence française pour le développement ( Afd) mise en oeuvre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) en étroite collaboration avec Eco-Bénin et avec l’implication de la direction générale des eaux, forêts et chasse ( Dgefc), du ministère du cadre de vie et du développement durable ( Mcvdd) et du point focal national de la convention sur la diversité biologique. Les travaux ont été officiellement lancés par la directrice de cabinet du Mcvdd, Mme Jeanne Adanbiokou Akakpo.

Ghislain Gbènakpon

Restituer l’essentiel des résultats de l’étude conduite par une équipe de consultants recrutée par l’Uicn sur entre autres, les pressions sur la biodiversité pour chacun des sous-secteurs ou filières, les scénarios possibles de leur réduction, la cartographie des acteurs ainsi que leurs interactions, les scénarios possibles de leurs engagements avec des objectifs quantifiés de réduction des pressions dans chaque filière en 2030 et les stratégies de mobilisation des parties prenantes pour la phase de dialogue d’une part et de l’autre, mettre en discussion ces résultats pour favoriser l’expression de suggestions idoines pour enrichir les propositions des consultants. Voilà l’objectif global de cet atelier qui a mobilisé les acteurs à divers niveaux concernés par la protection de la biodiversité au Bénin. 

La tribune officielle à l’ouverture des travaux.

Au nombre des participants, on peut citer entre autres, les officiers et sous officiers de la direction générale des eaux, forêts et chasse, des maires, les directeurs des agences territoriales de développement agricole pôle 5 et pôle 7, les hommes des médias, les représentants des bénéficiaires de la société civile et des Ong, les acteurs privés et faîtières des secteurs de la foresterie et de l’agriculture. Dans son intervention de circonstance, le coordonnateur de Eco-Bénin Ong a fait observer qu’il s’agit concrètement pour les participants de discuter et de valider les éléments de dialogue et d’engagements des acteurs des secteurs identifiés notamment les opérateurs économiques. « Pour que le business dans ces secteurs dure, il faudrait qu’ils s’engagent dans la protection des ressources. Ça ne sera peut-être pas facile; mais nous espérons au cours de cet atelier avoir des éléments clés de dialogue et d’engagement de ces acteurs pour le bien-être de notre biodiversité », a déclaré M. Gautier Amoussou.

Une vue partielle des participants en séance

Il faut dire que les amendements aux rapports des consultants sur les scenarii d’engagements possibles pour chaque secteur et la stratégie de mobilisation des parties prenantes ont été faits dans des groupes de travail puis validés en plénière. Au terme des deux jours de l’atelier, l’Uicn et les consultants disposent désormais d’amendements pertinents pour améliorer la connaissance des acteurs et des élements de contexte pertinents des filières coton, soja, riz, bois d’oeuvre, et sylviculture ainsi que les scénaris d’engagements possibles pour les acteurs de chaque filière. Par ailleurs, ils disposent dorénavant d’informations et d’amendements pertinents afin d’améliorer la stratégie de mobilisation des acteurs clés pour enclencher l’étape suivante de discussion et de négociation d’engagements volontaires dans chacune des 5 filières. 

Sécurité alimentaire et nutritionnelle: l’Uita-Bénin sensibilise ses membres sur la situation des femmes travailleuses

Une vue de famille des participants

Les militantes et militants des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ainsi que leurs responsables savent désormais mieux sur les concepts de sécurité alimentaire et nutritionnelle et surtout l’impact des politiques en la matière sur les femmes travailleuses. La problématique était ce mercredi 21 septembre 2022 au cœur d’un séminaire national de formation à l’Uita-Bénin. C’est le coordonnateur du Comité national des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Conasyb/Uita ), M. Guillaume Tossa qui a officiellemnt lancé les travaux à l’hôtel Kta de Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

« Sécurité alimentaire et nutrittionnelle au Bénin: Impact sur les femmes travailleuses ». C’est le thème de ce séminaire de formation initié par le Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Cofesyb/Uita) avec le soutien du Conasyb/Uita. Il a été question, entre autres, de renforcer les capacités des participants en matière de concepts de sécurité alimentaire et nutritionnelle et de droit à l’alimentation, d’apprécier l’impact des réformes en cours au Bénin sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations en général et en particulier des femmes travailleuses, d’évaluer le niveau de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin, de construire une synergie d’actions sur le plan national pour la sécurité alimentaire et contribuer à la transformation progressive de l’agriculture béninoise. 

La tribune officielle au lancement des travaux

Dans son allocution de bienvenue, la vice-présidente du Cofesyb/Uita a relevé des statistiques qui témoignent à suffisance de la pertinence de la thématique de ce séminaire national de formation. « Selon une estimation de la Fao, aujourd’hui, quelques 793 millions de personnes dans le monde souffrent de malnutrition chronique et 70 pour cent d’entre elles sont des femmes. Les causes de cette énorme surreprésentation des femmes parmi ceux et celles qui sont privés d’un des droits humains le plus fondamental-le droit à l’alimentation- sont bien connues. Elles comprennent une discrimination en matière d’accès à l’emploi, à l’équité salariale et aux droits de propriété, l’absence de protection de la maternité et d’accès à des structures d’accueil des enfants, ainsi qu’une charge inégale des responsabilités familiales », a soutenu Mme Aurélie Egué. 

Trois communications au menu

Pour sa part, le coordonnateur de l’Uita-Bénin, M. Guillaume Tossa dans son allocution d’ouverture a, entre autres, soutenu que la sécurité alimentaire repose sur quatre piliers à savoir, la disponibilité, l’accessibilité, l’utilisation et la stabilité de la nourriture avant de faire observer qu’au-delà des analyses pertinentes, « il est temps pour nous de comprendre que les droits ne se donnent pas et qu’ils s’arrachent par la lutte. C’est notre raison d’être en tant qu’organisations syndicales ».

Les participants au séminaire de formation ont eu droit à trois communications. La première a porté sur un aperçu de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin. La deuxième a abordé les impacts des politiques et réformes sur la sécurité alimentaire et la loi 2022-14 du 19 juillet 2022 sur les populations et en particulier les femmes travailleuses. La troisième communication est intitulée « Le droit à l’alimentation: contenu, portée, stratégies pour sa constitutionalisation et conditions de sa jouissance ».