Défis des médias au Bénin: échanges entre l’UPMB et le Médiateur de la République

Le Médiateur de la République, Conrad Gbaguidi, a reçu en audience le bureau de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB). C’était dans l’après-midi de ce lundi 14 septembre 2026. Cette rencontre a été l’occasion pour les deux parties d’échanger autour des préoccupations du secteur des médias et de la nécessité de maintenir un dialogue constructif entre les institutions de la République et les professionnels de l’information.

Au cours des échanges, le président de l’UPMB et chef de la délégation, Hervé Prudence HESSOU et les autres membres du bureau de l’Union présents à la séance, ont porté auprès du Médiateur de la République, plusieurs préoccupations liées à l’exercice de la profession journalistique au Bénin. La rencontre a notamment permis de mettre en lumière les défis auxquels les professionnels des médias sont confrontés dans l’accomplissement de leur mission d’informer le public.

Renforcer le dialogue avec les médias

À travers cette audience, l’UPMB entend également consolider les relations avec les institutions publiques et créer davantage d’espaces de dialogue autour des questions qui touchent à la liberté de la presse, aux conditions de travail des journalistes et à la professionnalisation du secteur. Les nombreux défis que le bureau actuel entend relever durant sa mandature n’ont pas été occultés au cours des échanges.

Les sages conseils du Médiateur de la République à ses hôtes

Face à ce long chapelet, le Médiateur a d’abord remercié ses hôtes circonstanciels pour la démarche avant de les convier à une succession d’actions intensives pour la réussite des nombreux défis qui attendent de nos jours la presse béninoise. Pour le Médiateur de la République, l’écoute et le dialogue constituent des leviers essentiels dans la recherche de solutions aux difficultés qui peuvent opposer les citoyens, les organisations et les institutions. Ainsi, va-t-il poursuivre :  » les médias, en tant qu’acteurs majeurs de la vie démocratique, occupent à ce titre une place importante dans le fonctionnement de la société ». La rencontre entre Conrad Gbaguidi et le bureau de l’UPMB intervient ainsi dans une dynamique de concertation et d’écoute réciproque. Elle traduit la volonté de maintenir un cadre d’échanges permettant d’aborder sereinement les préoccupations des professionnels des médias.

L’UPMB engagée pour la défense des intérêts des professionnels

L’Union des Professionnels des Médias du Bénin poursuit, à travers ce type de démarches, sa mission de représentation et de défense des intérêts des acteurs du secteur. Le dialogue avec les institutions apparaît comme un moyen privilégié pour faire entendre les préoccupations de la profession et contribuer à l’amélioration de l’environnement médiatique sans oublier bien entendu les conditions de vie et de travail des professionnels des médias du Bénin.

Cette audience avec le Médiateur de la République constitue donc une nouvelle étape dans cette démarche. Elle témoigne de l’importance accordée à la concertation entre les différents acteurs de la République et à la recherche de réponses adaptées aux défis auxquels les médias béninois sont de nos jours confrontés.
Au-delà des préoccupations spécifiques du secteur, les échanges auront permis de rappeler le rôle central des médias dans la consolidation de la démocratie, la sensibilisation des citoyens et la diffusion d’une information fiable et responsable dans un État de droit comme le nôtre.

À travers cette rencontre, Conrad Gbaguidi et le bureau de l’UPMB ont ainsi posé les bases d’un dialogue appelé à se poursuivre, dans l’intérêt de la profession et, plus largement, du public béninois.

Il est à souligner que depuis les dernières réformes opérées au sein de la loi organique sur le Conseil Économique et Social du pays, le vice-président de l’institution est le Médiateur de la République. C’est donc à juste titre que le nouveau Médiateur de la République a prodigué de sages conseils à ses hôtes pour une meilleure visibilité de la presse béninoise bien structurée et véritablement engagée aux côtés des populations. Une presse plus professionnelle et plus dynamique au service du développement durable. Ce sont sur ces notes d’encouragement et d’exhortations que les membres de la délégation qui était composée outre le Président, Hervé HESSOU, du troisième vice-président, Achille YONLONFOUN, du Trésorier général Thomas AKIYÈMI, du secrétaire à la Formation et à la Spécialisation, Roger AVOCEVOU et de son adjoint, Maxime LOGBO, du secrétaire aux relations publiques chargé des TIC et des innovations dans les médias, Patrick LOKO, du secrétaire adjoint à l’organisation, Toussaint KINNINKPO et du secrétaire administratif de l’Union, Paterne ATREVY, ont pris congés de leur hôte.

Actionnariat: « Ce n’est pas réservé à une élite », dixit le DG Jibril Bouraïma de Saphir Asset Management

Le Directeur Général de Saphir Management, M. Jibril Maxime Bouraïma

A la deuxième édition du Salon de l’actionnariat à Sofitel Hôtel de Cotonou sur le thème « Actionnariat et souveraineté financière : mobiliser l’épargne pour accélérer la transformation économique », le directeur général de Saphir Asset Management et secrétaire général de l’association des sociétés de gestion du PCVM de toute la zone UEMOA a assuré que l’actionnariat n’est pas réservé à une élite. C’est à la faveur d’une interview que M. Jibril Maxime Bouraïma, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a accordée à la presse en marge des travaux. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.

Cause Commune: Deuxième édition du Salon de l’actionnariat. Quel regard portez-vous sur cette initiative qui est à sa deuxième édition et quelle appréciation faites-vous de la thématique?

Jibril Bouraïma:  Le mot actionnariat et tout ce qui concerne la bourse est un sujet tabou. C’est un sujet qui fait peur, que beaucoup de gens ne connaissent pas. Et donc, ce genre d’activité et ce genre d’événement a pour vocation de démocratiser la bourse. Et donc, la première édition de l’année dernière était déjà une réussite. Je suis prêt à parier que cette édition sera encore plus réussie. Pourquoi ? Parce qu’entre les deux, je pense qu’il y a une prise de conscience et une meilleure connaissance de la population de ce qu’est aujourd’hui la bourse, de ce que la bourse peut apporter en termes de développement économique pour les États, puis développement personnel aussi, individuel, à travers les multiples produits, les multiples instruments financiers qui sont proposés à la bourse. Il ne faut pas voir la bourse simplement comme les actions qui montrent, qui descendent, où on perd de l’argent. On peut gagner énormément d’argent en investissant sur les marchés financiers. Et c’est ça qu’on veut démontrer au Nouveau Salon de l’actionnariat.

Personnellement, quelles sont vos attentes et l’attente de votre structure?

Déjà, nous sommes acteurs sur le marché, donc c’est des choses que nous connaissons. Mais l’objectif, c’est permettre à d’autres personnes de comprendre ce marché, de ne pas avoir peur et de sortir des sentiers battus. Ce n’est pas réservé à une élite, c’est un produit pour tout le monde. N’importe qui peut être actionnaire, peut souscrire ou peut intervenir sur la bourse à travers des spécialistes et des sociétés comme les nôtres, parce qu’il faut aussi avoir une certaine connaissance du risque pour pouvoir investir sur la bourse.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Deuxième édition du Salon de l’actionnariat : participation notable de la DG Ndèye Marième Fall du Cabinet G&G

La Directrice Générale du Cabinet G&G et Secrétaire Générale de l’ONECCA, Mme Ndèye Marième Fall

La Directrice Générale  du Cabinet G&G du Groupe G&G Ouest Africa et Secrétaire Générale de l’Ordre national des experts comptables et des comptables agréés du Sénégal ( ONECCA ) prend activement part à la deuxième édition du Salon de l’actionnariat qu’abrite Sofitel Hôtel de Cotonou. En marge des travaux, Mme Ndèye Marième Fall, puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit, s’est confiée à la presse.

Ghislain Gbènakpon

« Nous sommes déjà très heureux d’être ici cette année. Nous sommes partenaires pour la première fois de ce salon, et nous en sommes très heureux. Je pense que la cérémonie inaugurale et les différents panels auxquels j’ai pu assister ont été vraiment très intéressants, satisfaisants sur le plan technique, et on voit vraiment qu’il y a un engouement pour accompagner les PME, que les institutions vraiment poussent. Le dirigeant de la BRVM a parlé d’un cercle vertueux, je pense que nous sommes tous acteurs de ce cercle, et il faut que nous nous y mettions tous pour atteindre le niveau de transformation économique et de développement que nous souhaitons pour l’Afrique », a déclaré la DG du Cabinet G &G, l’expert comptable Ndèye Marième Fall. Il faut dire que le Cabinet G&G du Groupe G&G Ouest Africa est basé au Sénégal mais aussi présent aujourd’hui dans différents pays de la sous-région, notamment la Côte d’Ivoire, la Guinée Conakry, le Togo et le Bénin depuis très récemment.

Un Cabinet multidisciplinaire

« Le Cabinet G&G est un cabinet multidisciplinaire qui est orienté vers l’accompagnement stratégique, organisationnel et financier des PME notamment, et puis des institutions de manière générale. J’ai l’habitude de dire que pour qu’un projet soit mené à bien, pour qu’une entreprise se développe, il y a trois piliers qu’il faut respecter. C’est la stratégie, c’est les outils et ce sont aussi les équipes, donc les hommes et les femmes qui composent les équipes; c’est d’accompagner ces trois piliers-là, de les booster. C’est aujourd’hui le travail que nous faisons chez G&G », a expliqué la DG Ndèye Marième Fall. Il ressort de ses éclairages que le Cabinet G&G est résolument au service des entreprises pour l’atteinte de leurs différents objectifs de croissance: « Nous intervenons sur la définition de la stratégie de l’entreprise, sur comment réaliser les objectifs qu’elle se fixe. Nous intervenons également sur tout ce qui est outil de digitalisation des processus internes de l’entreprise, une fois qu’on a optimisé son organisation et ses processus, comment est-ce que ces processus peuvent être digitalisés de manière à ce que l’entreprise soit beaucoup plus efficace et efficiente, et enfin, bien sûr, booster et motiver les équipes, afin qu’elles réalisent des performances souhaitées par l’entreprise, par la direction ».

Shams, un nouveau produit pour les PME au Bénin

Une bonne nouvelle pour les acteurs économiques du Bénin. Le Cabinet G&G est en train de mettre en place une stratégie d’approche des PME qui se traduit par l’offre de nouveaux produits dont « Shams » qui va être présenté ce vendredi 18 septembre à l’hôtel Azalaï de Cotonou. « Les entreprises sont fonc invitées à venir nous rejoindre pour qu’on leur présente un de nos produits phares du moment qui est notamment le prévisionnel de trésorerie Shams. Aujourd’hui, nous parlons dans le cadre du salon d’investissement d’épargne, mais tout se résume à la trésorerie, parce qu’il faut pouvoir épargner, il faut pouvoir piloter sa trésorerie, et savoir où est-ce que l’entreprise pourra en être dans trois mois, dans six mois, dans un an, et en fonction de ça, pouvoir poser ses objectifs d’épargne et d’investissement en lien avec les capacités financières de l’entreprise ».

Équipement des forces armées béninoises: Gildas Agonkan s’imprègne d’un projet d’aide de l’Allemagne

Le ministre Gildas Agonkan et ses hôtes

Dans le cadre du raffermissement de la coopération militaire stratégique entre la République du Bénin et la République Fédérale d’Allemagne, le Ministre Délégué auprès du Président de la République, Chargé de la Défense Nationale, M. Gildas AGONKAN, a reçu en audience à son Cabinet, ce jeudi 17 septembre 2026, une délégation de la République Fédérale d’Allemagne au Bénin.

La délégation est conduite par Madame Rike SOHN, Cheffe de Mission Adjointe et Cheffe de la Coopération à l’Ambassade d’Allemagne près le Bénin, accompagnée du Colonel Boris BOVEKAMP, Attaché de Défense.

Les échanges ont porté sur le projet d’aide à l’équipement initié par le Gouvernement allemand au profit des Forces Armées Béninoises. Il s’agit d’un programme d’envergure qui s’inscrit dans la dynamique de la consolidation du partenariat stratégique unissant le Bénin et l’Allemagne en matière de défense et de sécurité.

Au cours des échanges, la partie allemande a présenté les composantes dudit projet, structuré autour de l’accompagnement du Génie militaire. Les interventions prévues portent notamment sur la fourniture d’équipements logistiques de pointe, l’appui à la formation technique et spécialisée des personnels, ainsi que l’amélioration substantielle des capacités opérationnelles sur le terrain.

Se félicitant de cet appui substantiel et hautement stratégique, le Ministre Délégué auprès du Président de la République chargé de la Défense Nationale a exprimé, au nom du Gouvernement béninois, sa profonde gratitude à l’endroit de la République Fédérale d’Allemagne pour sa contribution constante et significative à la modernisation de l’outil de défense nationale. Il a souligné que ce projet en perspective viendra consolider les efforts déjà entrepris par les Forces Armées Béninoises pour faire face avec efficacité aux défis sécuritaires actuels.

Au terme de l’audience, les deux parties se sont accordées à maintenir un dialogue soutenu afin d’assurer une mise en œuvre diligente, coordonnée et efficace du projet. À cet effet, il est prévu, du 07 au 09 octobre 2026, le séjour au Bénin d’une équipe d’experts militaires allemands. Cette mission technique sera consacrée, de concert avec la partie béninoise, à la finalisation et à la signature d’accords bilatéraux visant à insuffler une nouvelle dynamique à cette coopération et à consolider davantage les liens d’amitié et de coopération unissant les deux États.

Coopération Militaire Bénin – USA : le Général de Brigade Mitchell Johnson au cabinet du ministre Agonkan

Le ministre Gildas Agonkan et ses hôtes

Le Ministre Délégué auprès du Président de la République, Chargé de la Défense Nationale, Monsieur Gildas AGONKAN, a reçu en audience à son Cabinet, ce mardi 15 septembre 2026, une délégation de la Garde Nationale de l’État du Dakota du Nord aux États-Unis d’Amérique. Composée d’officiers supérieurs de cette force américaine, la délégation est conduite par le Général de Brigade Mitchell JOHNSON, Adjudant Général, accompagné du Chargé d’Affaires de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique près le Bénin.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Programme de Partenariat d’État, entre les Forces Armées Béninoises et la Garde Nationale du Dakota du Nord dans le domaine de la sécurité notamment en matière de préparation aux situations d’urgence. Ce partenariat porte sur la stratégie de défense, le renforcement des capacités opérationnelles des armées et la solidarité nationale et internationale.

Les échanges ont permis aux deux parties de passer en revue les avancées significatives de leur coopération militaire bilatérale, à savoir la formation et les échanges d’expériences, les exercices et entraînements des personnels, le soutien en équipements et l’appui aux opérations de maintien de la paix.

Le Général de Brigade Mitchell JOHNSON s’est félicité de la qualité de l’accueil qui lui a été réservé et du professionnalisme des Forces Armées Béninoises. Il a renouvelé l’engagement de la Garde Nationale du Dakota du Nord à accompagner le Bénin dans ses efforts de renforcement de son architecture de défense et de sécurité.

De son côté, le Ministre Gildas AGONKAN a salué cette coopération particulièrement fructueuse pour le Bénin, en raison de son caractère pragmatique, transparent et orienté vers les résultats. Il a réaffirmé la volonté du Gouvernement béninois de poursuivre ce partenariat stratégique au service de la paix et de la stabilité régionale, et a souhaité que les mécanismes de défense soient diversifiés et pérennisés. « Les Forces Armées Béninoises demeurent disposées à poursuivre cette coopération militaire en la rendant plus active, et en la renforçant dans les domaines de la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent et la piraterie maritime » a-t-il conclu.

Il convient de rappeler que ce Programme de Partenariat d’État, liant depuis plusieurs années la Garde Nationale du Dakota du Nord aux Forces Armées Béninoises, a permis aux deux forces de conduire de nombreuses initiatives conjointes au bénéfice des deux parties.

Budget vert au service de la transition écologique: la confiance de Fred Maméléyen de la Centrafrique en son pays

L’Inspecteur du trésor Fred Maméléyen de la Centrafrique

Au Colloque annuel de l’Association internationale des services du trésor ( AIST ) auquel il prend activement part à Cotonou du 15 au 16 septembre 2026 avec pour thème, « Les finances publiques au service de l’impératif environnemental, le directeur des recouvrements et de la centralisation des recettes publiques de la République Centrafricaine a exprimé sa confiance en son pays pour la mise en place d’une politique de budget ou de financement public vert pour la transition écologique. C’est à la faveur d’une interview que l’inspecteur du trésor M. Fred Auguste Maméléyen, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a accordée à la presse en marge des travaux.

Ghislain Gbènakpon

« En Centrafrique, c’est un début. On n’a pas vraiment mis cela en place. Je crois qu’on a démarré l’année dernière, mais ce n’est pas encore certain.
Donc nous sommes carrément au début de cette réforme. Allouer nos ressources à la gestion environnementale, nous sommes carrément au début. On a vu ce qui se faisait ici, il y a des pays qui sont en avance. Donc, on a compris que vraiment nous sommes en retard même si cela est relatif. Je crois qu’on a pris le train en marche. Mais on va faire de notre mieux. » Ce sont les propos empreints d’espoir pour son pays tenus par  M. Fred Auguste Maméléyen face au défi du financement public vert au service de la transition écologique.

Le directeur  des recouvrements et de la centralisation des recettes publiques de la République Centrafricaine est revenu sur la problématique de l’édition 2026 du Colloque de l’AIST qu’abrite Cotonou: « La problématique générale cette année, c’est l’impératif environnemental. Nous trésoriers, qu’est-ce que nous devons faire ? En dépit de notre gestion quotidienne des ressources financières, qu’est-ce que nous devons faire pour aménager la gestion environnementale? Donc allouer effectivement nos ressources dans la gestion environnementale »

Il faut dire que pendant les deux jours que durent les travaux, les participants vont dépasser les frontières de leurs exigences de mobilisation de recettes, de discipline budgétaire et de maîtrise des équilibres macro-économiques pour résolument s’engager dans la promotion de la transition écologique. « Pour moi, c’est un bon colloque. Ça permettrait que nous puissions allouer une part significative de nos ressources financières dans la gestion environnementale », a soutenu M. Fred Maméléyen.

Hygiène menstruelle : le consortium « REGLE MOI Ça » et l’UPMB font œuvre utile à travers un concours

À Cotonou, journalistes, blogueurs, caricaturistes et acteurs du numérique se sont mobilisés autour du concours « Médias engagés pour la SDJM ». Portée par le consortium « RÈGLE MOI ÇA » et mise en œuvre par l’ONG Héroïnes d’Aujourd’hui avec le soutien de l’UPMB ( l’union des professionnels des médias du Bénin) , cette initiative entend transformer la gestion de l’hygiène menstruelle en un enjeu majeur de dignité et de justice sociale.

Une lutte qui se joue dans les mentalités

Mercredi 9 septembre 2026, l’ambiance était à la fois festive et engagée lors de la cérémonie de remise des prix. L’objectif affiché par les organisateurs est clair : rompre avec les tabous et la précarité menstruelle qui freinent encore l’épanouissement des filles et des femmes au Bénin.

« Aucune femme, aucune jeune fille ne devrait voir son potentiel bridé, sa scolarité interrompue ou sa dignité piétinée en raison d’un phénomène naturel et biologique», a rappelé la Présidente de l’ONG Héroïnes d’Aujourd’hui, Nadège Bignon ANAGO. Si l’octroi de kits d’hygiène constitue un secours matériel immédiat, le véritable défi réside dans la déconstruction des préjugés au sein des foyers, des écoles et des communautés. « Briser le silence permet également d’accompagner les hommes — pères et conjoints — souvent démunis ou réservés face à ce sujet », a-t-elle ajouté.

Le rôle stratégique de la presse

Pour faire évoluer les comportements, le consortium « RÈGLE MOI ÇA » et l’ONG Héroïnes d’Aujourd’hui ont fait le choix stratégique de s’associer aux professionnels de l’information, soutenus par le Bureau Exécutif de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB).

Pour la faîtière de la presse béninoise, l’engagement des médias doit être total : « L’UPMB croit fermement que les médias ne doivent pas être de simples spectateurs, mais des acteurs engagés du développement humain et de la justice sociale. En encourageant les journalistes à traiter cette thématique, nous contribuons à professionnaliser la couverture des sujets de santé et de genre, tout en débarrassant notre espace public des tabous et de la désinformation», a souligné le Secrétaire Général de l’UPMB, Benoît Houandja.

Des candidatures riches et une évaluation rigoureuse du jury

La force de ce concours réside dans la pertinence et la diversité des profils mobilisés. Journalistes de presse écrite et de l’audiovisuel, blogueurs, créateurs de contenu et caricaturistes se sont emparés du thème des menstruations sous des angles variés, allant de l’investigation sociale à la satire visuelle, en passant par le plaidoyer digital.

Cette richesse artistique et journalistique a été minutieusement évaluée par un jury d’experts dont la qualité du travail a été saluée par l’ensemble des acteurs. À la tête de ce jury chevronné, le Dr Tanguy Agoi, Président de l’Observatoire de la Déontologie et de l’Éthique dans les Médias (ODEM), a veillé avec rigueur au respect des normes éthiques, à la pertinence des contenus et à l’impact social des œuvres soumises.

Les productions primées : entre tradition, savoir et droit

À l’issue des délibérations, la sélection du jury a mis en lumière la finesse d’analyse et la créativité des candidats à travers des œuvres percutantes.

  • Accès au savoir et dignité : L’une des lauréates a choisi d’aborder la place du livre dans la gestion des menstruations, démontrant que la question ne se limite pas aux protections matérielles, mais touche directement à l’accès à la connaissance et au maintien des filles à l’école.
  • Déconstruction des mythes : Un autre lauréat s’est intéressé aux blocages socioculturels en interrogeant des gardiens de la tradition, des spiritualistes et des autorités afin de confronter les croyances populaires aux normes internationales et aux réalités biologiques.
    Cap sur l’avenir

En récompensant ces talents, le consortium « RÈGLE MOI ÇA » et l’ONG Héroïnes d’Aujourd’hui ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Ces journalistes et créateurs de contenu deviennent désormais des ambassadeurs de la cause, chargés d’intégrer régulièrement la Santé, la Dignité et la Justice Menstruelle (SDJM) dans les programmes et contenus quotidiens afin de faire évoluer durablement la société béninoise.

Filière Karité au Bénin : les conditions de la campagne 2026-2027

La ministre Shadiya Alimatou Assouman

La campagne 2026-2027 de la filière Karité au Bénin s’ouvre le mercredi 9 septembre 2026 pour fermer le 31 mai 2027 avec le principe de marché libre pour le prix d’achat aux producteurs. C’est ce qu’informe un communiqué conjoint du ministre du commerce intérieur chargé de la formalisation de l’économie, du ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche et du ministre du tourisme et du commerce extérieur. Télécharger ci-dessous ledit communiqué.

https://drive.google.com/file/d/1hxnuD17P2QTooA53hSXRApnhQoJ4pCWK/view?usp=drivesdk

Audience au Ministère de la Défense: Gildas Agonkan échange avec l’Ambassadeur Franck Adjagba pour le renforcement de la coopération sino-béninoise

l’Ambassadeur Franck Adjagba et le ministre Gildas Agonkan

Le Ministre Délégué auprès du Président de la République, Chargé de la Défense Nationale, Monsieur Gildas l’ AGONKAN, a reçu en audience à son cabinet ce jeudi 10 septembre 2026, Son Excellence Monsieur Franck ADJAGBA, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Bénin en République Populaire de Chine.

Cette visite de courtoisie et de prise de contact a permis aux deux personnalités d’aborder l’état de la coopération entre le Bénin et la République Populaire de Chine. Les échanges ont également porté sur les grands enjeux de politique étrangère et de développement, avec une attention particulière accordée aux questions de défense, de sécurité et d’intérêt commun.

Le Ministre Gildas AGONKAN a réitéré à son hôte, la volonté du Président Romuald WADAGNI et de son gouvernement à travers son département ministériel, de poursuivre une coopération de défense responsable et transparente avec la Chine. Il a au cours des échanges, mis en avant la nécessité de renforcer les mécanismes de confiance et de dialogue entre les armées des deux États. L’objectif est de permettre au Bénin d’une part de bénéficier de l’expertise chinoise dans le domaine sécuritaire et d’autre part, d’accélérer la coopération économique et commerciale.

De son côté, l’ambassadeur Franck ADJAGBA en poste depuis 2025, s’est félicité de la qualité des relations entre le Bénin et la Chine. Il a marqué sa disponibilité à approfondir les échanges avec les autorités chinoises sur l’ensemble des sujets de préoccupation évoqués par le Ministre.

Au terme de cette audience, les deux personnalités ont souligné l’importance de maintenir des canaux de communication efficients afin de consolider ce partenariat, dans un esprit de responsabilité et de contribution à la sécurité collective.

Revue du secteur Eau et Assainissement : les performances 2025 évaluées pour une amélioration

Une vue de famille des participants

La revue sectorielle Eau et Assainissement gestion 2025 au Bénin s’est tenue ce jeudi 3 septembre 2026 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou avec le soutien financier de la GIZ. Elle a réuni les groupes d’acteurs étatiques et non étatiques ainsi que les partenaires techniques et financiers qui ont évalué les performances de l’exercice écoulé avec à la clé, des recommandations pour une amélioration de la gestion.

Ghislain Gbènakpon

Les travaux ont démarré par une communication sur l’état de mise en œuvre des réclamations antérieures de la revue Sectorielle eau et assainissement suivie du bilan d’exécution de la gestion 2025 du sous-secteur eau présenté par la direction générale de l’eau, l’ANAEPMR et la SONEB. « Il s’agit pour nous déjà de voir quels sont les arguments forts qui ont caractérisé ces différentes performances enregistrées, analyser en profondeur les différents défis en lien avec les nouvelles orientations du gouvernement et mobiliser tous les acteurs, notamment les partenaires techniques et financiers pour un nouvel élan, afin que le secteur puisse avoir de meilleurs résultats », a expliqué le directeur général de l’eau, M. Saïd Hounkponou. Le bilan d’exécution du sous-secteur assainissement a été présenté par l’ANSSP, l’ANCO, la DGDU et la SGDS. La contribution des organisations de la société civile au secteur eau et assainissement en 2025 a été aussi appréciée par les participants.

Les officiels

Il faut dire que chaque présentation ou communication a fait l’objet de riches débats ayant accouché de propositions ou recommandations concrètes pour l’amélioration des performances dans le secteur eau et assainissement au Bénin. « Cette démarche traduit une exigence essentielle. Mesurer ce que nous faisons, apprécier les résultats obtenus, comprendre les écarts constatés et ajuster nos actions en conséquence. La présente revue sectorielle doit donc aller au-delà d’un simple exercice de présentation des résultats », a fait observer le ministre le ministre de l’énergie, de l’eau et des mines, M. Edouard Dahomé. Pour les PTF, « la particularité de la revue de cette année est qu’elle constitue en quelque sorte le bilan des avancées remarquables enregistrées dans le secteur par les gouvernements sortants et en même temps un engagement sur les priorités des nouveaux gouvernements »