
Un peu plus de deux semaines après son lancement officiel, le roman « Gbègnonmon », de l’écrivain Judith-Bernice Adivignon a fait l’objet d’une grande soirée dédicace ce dimanche 14 juin 2020. C’était au Codiam de Cotonou en présence de parents, amis, personnalités et autres potentiels lecteurs.
Ghislain Gbènakpon
Un message de remerciements dans chaque exemplaire nommément adressé à chaque lecteur qui s’est procuré sa deuxième œuvre littéraire, en l’occurrence, son premier roman « Gbègnonmon ». C’est l’exercice de dédicace auquel s’est prêtée plusieurs fois ce dimanche 14 juin 2020, l’écrivain Judith-Bernice Adivignon à la faveur d’une cérémonie riche en couleurs et en sons. Il faut dire que la pertinence de l’ouvrage est largement reconnue dès son lancement officiel le 29 mai dernier. Comme l’a soutenu le préfacier et critique littéraire, Patrick Djossou à l’entame de la soirée dédicace, cet ouvrage de 12 chapitres est « un livre qui se livre à nous dans un style facile à délecter ». Des personnalités présentes vont lui emboîter. C’est le cas de M. Pierre Claver Tossou, auteur de l’ouvrage « Beyondo, l’enfant sorcier ». Ce dernier a livré ses impressions à la faveur d’une interview à la presse en marge de la soirée dédicace. «Je me réjouis d’être ici aujourd’hui parce qu’il s’agit d’une femme audacieuse qui a osé mettre un chef-œuvre intellectuel sur le marché. Je me réjouis enfin d’être ici parce que nous sommes des exemples pour la jeune génération à l’écriture. En ce qui concerne l’ouvrage, je l’ai parcouru rapidement. J’ai compris que c’est audacieux de parler des choses de notre terroir. Nous nous devons de soutenir Mme Judith-Bernice Adivignon. J’invite tous ceux qui savent lire, tous ceux qui sont avides de la culture de se procurer l’ouvrage et de le lire », a déclaré M. Pierre Claver Tossou.
« Gbègnonmon » en quelques lignes
Les faits se déroulent à Todéma, une ville dans un pays imaginaire qui pourrait être l’un des États de l’Afrique subsaharienne. Une ville avec ses trois classes sociales, la classe des riches, celle des pauvres, et celle des personnes de modeste condition. Dans ce décor imaginé mais assis sur le réel, une famille, Gbègnonmon, qui est en même temps le titre de l’ouvrage en langue Fon et qui signifie littéralement « la vie est bonne comme cela » et en français littéraire, « la vie belle et bonne telle qu’elle devrait être ». Dans cette famille, une personne féminine, le personnage principal, dame » Gbèdablou », un nom typiquement béninois qu’on pourrait traduire par « la vie noircie » ou « la vie obscurcie » ou « le monde ténébreux » ou « l’univers dans le noir obscur ». Juste ces deux noms expliqués montrent toute la force bivalente exprimée dans l’ouvrage : la vie qui devrait être belle, mais où vit une personne qui semble être dans le noir. L’ouvrage raconte l’histoire d’une famille composée de deux garçons et de quatre filles. En effet, Dame Gbèdablou a pris le mari d’autrui, sieur Assouka qui a abandonné femme et enfants pour la suivre. Elle lui a donné six enfants que sont les quatre filles et deux garçons précédemment évoqués. L’enfance et l’adolescence de ‘’Gbèdablou’’ ont été visitées par ce roman de douze chapitres qui, tels les douze signes d’une montre murale, sonnent l’heure de la bonne éducation sensuelle et sexuelle pour les jeunes enfants de tout sexe. « Voici donc un livre qui, je peux vous l’assurer, pourra vous permettre de retrouver une partie de votre vie de jeunesse, où vous allez aimer certains personnages, en détester d’autres, vous réjouir pour le bonheur de quelques-uns, vous lamenter pour les déboires de quelques d’autres, approuver la sanction du destin ou réprouver la punition du sort. Voilà une œuvre qui pourra vous servir de livre de chevet ou de livret de bord », a soutenu l’auteur Judith-Bernice Adivignon.











