
Parmi les participants à l’atelier de validation de la charte Responsabilité sociétale des entreprises ( RSE) ce vendredi 3 juillet 2020 à l’Infosec de Cotonou sur l’initiative du patronat, il y avait le président de la Voix des consommateurs. A la faveur d’une interview à la rédaction, M. Robin Accrombessi, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a éclairé ses concitoyens sur le concept RSE.
Ghislain Gbènakpon
« Il faut dire que tout ce que nous faisons dans la vie est une entreprise. En dehors des entreprises régulièrement enregistrées au registre de commerce et autres, en dehors des organisations de la société civile connues au registre de la société civile, chaque structure déploie des moyens, utilise des outils, des instruments, des équipements, fait recours aux ressources humaines ; et donc d’une façon ou d’une autre, impacte notre environnement, impacte non seulement les individus de la société, impacte tout ce que la nature nous a offert. Et parfois, ces impacts sont négatifs », a déclaré M. Robin Accrombessi pour poser la problématique qui fonde le concept de la Responsabilité sociétale des entreprises ( RSE). Il a jugé nécessaire de donner deux exemples pour mieux se faire comprendre : « Lorsque nos fournisseurs de produits agroalimentaires déversent sur le marché des produits impropres à la consommation humaine, il aurait rendu malades certains consommateurs, certains peuvent en mourir, ça va déséquilibrer les finances des consommateurs. Deuxième exemple ; quand vous voyez des entreprises qui produisent des produits manufacturés comme les huiles à moteur, en définitive, il peut en ressortir des boues de vidange. Mais ces boues de vidange sont rejetées où ? Dans la nature ; parfois dans les eaux. Ce qui constitue de graves menaces pour la flore et la faune, notre environnement et notre santé ». Et face à cet état de chose, fait observer le président de la Voix des consommateurs, il y a des organisations de la société civile, des organismes volontaires qui se battent pour que tout ce qui est nature , tout ce qui est fonctionnement humain, garantisse non seulement la sécurité mais aussi la santé et une vie épanouie. Ces organismes, poursuit-il, ont besoin de collaborer de façon plus étroite avec les entreprises qui sont les plus indexées dans le processus de production. « Il faut travailler à ce qu’il y ait une documentation qui permettent d’améliorer les conditions de production, la qualité de vie globalement de nous tous. Et donc, on a par exemple la charte de la RSE dont chaque entreprise doit s’inspirer pour pouvoir s’organiser et sécuriser un l’environnement et la vie des citoyens que nous sommes. Nous sommes venus valider ce document de la RSE et c’est le Conseil National du patronat du Bénin qui fait ce travail avec les organismes volontaires », a expliqué le président Robin Accrombessi.









