Lutte contre la Covid-19 en milieu de travail: L’Uita-Bénin sensibilise les Chs sur leurs rôles et responsabilités

Le Coordonnateur Uita/Bénin, Guillaume Tossa lançant les travaux

« Rôle et responsabilités des Chs ou Csst dans le contexte de la crise sanitaire mondiale du Coronavirus ». Tel est le thème de l’atelier national de formation syndicale organisé ce jeudi 16 juillet 2020 au Codiam de Cotonou par le Comité national des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Conasyb/Uita au profit des militants membres des Comités d’hygiène et de sécurité ( Chs) ou Comités de sécurité et de santé au travail ( Csst) de leurs unités de production. Le formateur sollicité pour l’occasion est M. Adrien Massessi, Administrateur de travail à la retraite et ancien directeur des normes de travail.

Ghislain Gbènakpon

« Les conditions de travail et la sécurité et santé au travail ne seront une réalité qui comble les attentes des travailleurs que lorsque chaque institution professionnelle ainsi que les principaux acteurs de la création de la richesse en milieu de travail auront la parfaite maîtrise aussi bien de leur rôle que de leur responsabilités et les assumeront pleinement ». C’est en ces termes que le Coordonnateur de l’Uita-Bénin, M. Guillaume Tossa a mis en relief l’une des principales raisons pour lesquelles cet atelier a eu, entre autres, pour cibles les membres des Chs ou Csst. Et cela ne manque pas de pertinence, surtout que, fait-il observer, la présente crise sanitaire liée au coronavirus rend obligatoire en milieu de travail, des relations de type nouveau fondées sur le dialogue et les négociations collectives pour préserver la vie des travailleurs et sauvegarder leurs intérêts notamment les acquis sociaux. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, le formateur a soutenu que dans tout milieu de travail, l’homme est exposé à des risques professionnels qui sont parfois liés à la machine, aux outils ou à la matière première, à l’environnement de travail, tels que le bruit et la poussière. « Et face à ces risques, le législateur a institué le comité d’hygiène et de sécurité qui est un organe par excellence de dialogue social en matière de prévention des risques professionnels. Cet organe a pour mission de veiller à ce que les mesures de prévention soient prises au sein de l’entreprise en identifiant déjà les risques professionnels auxquels les travailleurs sont exposés et en veillant à ce que par rapport à ces risques identifiés, on prenne les mesures adéquates pour prévenir la survenance des accidents ou des maladies qui y sont liées », a déclaré M. Adrien Massessi. Il a présenté deux communications lors de cet atelier de formation. La première a abordé le rôle, l’importance et l’impact des Chs ou Csst sur le quotidien des travailleurs. Et leurs responsabilités dans ce contexte de la Covid-19 a fait l’objet de la deuxième présentation. « Les Chs sont déterminants pour la survie de l’entreprise parce que la prévention de ces risques évite à l’employeur de supporter des charges liées à des travailleurs accidentés ou malades ; parce que lorsque vous perdez un travailleur formé à grand frais, ça arrière le développement de l’entreprise. C’est dire que lorsque les mesures de prévention sont prises et respectées, ça renforce la productivité de l’entreprise », a soutenu M. Adrien Massessi. Selon le Coordonnateur Guillaume Tossa, l’Uita voudrait, à travers cet atelier, que tous les travailleurs des secteurs qu’elle couvre prennent une fois encore et si besoin en était, la mesure de son profond attachement aux conditions de travail notamment la sécurité et santé au travail.

Une initiative appréciée à sa juste valeur

Il faut dire que sollicités par la rédaction, des bénéficiaires de cette formation ont exprimé leur totale satisfaction et salué à sa juste valeur, l’initiative de l’Uita. Leurs interventions ci-après.

Mme Perpétue Salé, membre Chs, Novotel Cotonou : « Nous assistons à un atelier lié à la vie de l’employé au sein de son entreprise et surtout de sa sécurité au travail. Je pense que c’est une bonne initiative par ces temps où la maladie pandémique sévit ; je veux dire la Covid-19. Cela va nous permettre encore plus lorsque nous retournerons dans nos entreprises, de réexpliquer et de réitérer à nos collaborateurs, les gestes barrières à respecter pour éviter cette maladie. Au travailleurs et aux employeurs parce que parmi ces derniers il y en a qui n’ont pas encore compris, je les exhorte à tout faire pour que ces comités soient mis en place parce que ça aide non seulement l’entreprise à évoluer étant donné que le Chs contribue à la bonne santé des travailleurs et au bon déroulement du travail dans leurs sociétés ».

Richard Kotchoni, Chs Sotibé : « C’est une formation qui est la bienvenue puisque ça nous permet de savoir les conduites à tenir par rapport à la pandémie qui sévit actuellement. Au cours de cette formation, on nous a rappelé les gestes barrières, le rôle qui est le nôtre, nous membres des Chs des entreprises, les conditions dans lesquelles le travail doit être fait. Je crois que globalement, cette initiative est la bienvenue. Nous sommes désormais mieux aguerris à jouer notre rôle de Chs. Et nous pensons qu’une fois de retour dans nos unités respectives faire une séance de sensibilisation au profit des camarades et les amener à respecter les gestes barrières pour éviter cette pandémie.

Hodonou Houndonougbo, maître formateur en santé, sécurité au travail et membre Chs Onab : « L’initiative du Conasyb/Uita est louable à cause surtout de la crise mondiale dans un contexte de coronavirus. Cela interpelle tout le monde à une sensibilisation pour montrer aux gens, l’importance du Chs au travail. De ce point de vue, l’atelier organisé par l’Uita est venu à point nommé pour sensibiliser le personnel à quelque niveau où il se trouve pour d’abord respecter les gestes barrières, adopter un comportement quotidien responsable parce que pour beaucoup, la maladie n’existe pas. Alors que c’est archi faux. Même s’ils auraient raison, il vaut mieux prévenir que guérir. Et l’Uita est en train de prévenir les travailleurs pour qu’ils ne soient pas victimes de ce mal du siècle ».

Le formateur Adrien Massessi en pleine intervention

Lutte contre la cybercriminalité: L’Anssi renforce les capacités des magistrats et des forces de l’ordre

Une vue de famille des participants

Avec le soutien de ses partenaires du Conseil de l’Europe, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information ( Anssi) fait bénéficier aux magistrats et aux forces de l’ordre un atelier de renforcement de leurs capacités dans la lutte contre la cybercriminalité . Ledit atelier dont bénéficient aussi leurs confrères du Burkina Faso dans leur pays se tient depuis ce mercredi 15 juillet 2020 par visioconférence à l’hôtel Golden Tulip pour trois jours.

Ghislain Gbènakpon

« Apporter aux bénéficiaires une meilleure connaissance des outils qui sont mis en œuvre dans l’exécution de ces genres de crime à savoir comment les qualifier, comment les traiter, comment mener une investigation numérique de bout en bout tout en protégeant les droits de l’homme ». C’est un peu en ces termes qu’au détour d’une interview à la presse, le directeur général de l’Anssi a mis en relief l’objectif poursuivi par cet atelier de renforcement de capacités des magistrats et des agents des forces de l’ordre dans la lutte contre la cybercriminalité. M. Ouanilo Médégan Fagla fait observer qu’aujourd’hui, la cybercriminalité est un fléau qui sévit dans beaucoup de pays à travers le monde entier avec l’accélération et la propagation du numérique. Donc les magistrats et les forces de l’ordre, poursuit-il, font face à de nouveaux défis qui s’articulent autour de la compréhension de comment est-ce que l’outil numérique peut être utilisé dans la commission de ce type de crime. « Il est paru nécessaire pour nous dans l’élaboration de notre stratégie nationale de sécurité numérique de consacrer des actions, tout un axe, au renforcement des capacités dans la lutte contre cette cybercriminalité. Et c’est dans cette optique qu’avec nos partenaires du Conseil de l’Europe au travers d’un projet qui implique l’Union européenne et Interpol, on a mis en œuvre cet atelier de renforcement de capacités pour les magistrats et les agents des forces de l’ordre », a expliqué le Dg Ouanilo Médégan Fagla. Il faut dire que ce sont les magistrats et les agents des forces de l’ordre du Bénin et du Burkina Faso, chacun dans son pays, qui sont en train d’être formés par vidéoconférence depuis l’Europe. Le directeur général de l’Anssi n’a pas manqué d’exprimer ses attentes. « Deux pays, le Bénin et le Burkina, sont formés en même temps par les formateurs à distance. C’est donc un format innovant que nous utilisons. Mais ce qu’on espère, c’est que les personnes qui seront formées pendant ces trois jours retournent dans leurs différentes institutions et portent le message, le vulgarise en attendant les prochaines initiatives du genre. A la fin de cet atelier, ils seront plus en mesure de traiter les investigations dans le domaine du numérique. Car une investigation dans la cybercriminalité a des particularités qu’on ne retrouve pas dans les investigations classiques », a déclaré le Dg, Ouanilo Médégan Fagla.

Réglementation de la commercialisation de Cajou, Karité et Soja: Edouard Assogba expose les attentes au niveau de la filière anacarde

M. Edouard Assogba, Pdt de l’Interprofession de la filière anacarde ( Ifa)

Il se tient depuis ce mardi 14 juillet 2020 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou, l’atelier de validation du cadre organisationnel et réglementaire de la commercialisation de cajou, karité et soja au Bénin. Occasion pour le président de l’Interprofession de la filière Anacarde ( Ifa), d’exposer les attentes, ne serait-ce qu’au niveau de cette spéculation. C’est à la faveur d’une interview à la presse qui a permis à M. Edouard Assogba de préciser les principales difficultés que la réglementation en cours devrait surmonter. Lire ci-dessous son intervention.

Cause Commune : Quel est concrètement l’objectif de cet atelier de validation du cadre organisationnel et réglementaire de commercialisation de cajou, karité et soja ?

Edouard Assogba : il s’agit de réfléchir sur comment organiser de façon rationnelle, nos campagnes de commercialisation. On n’a pas encore une réglementation bien précise de ces différentes filières étant donné que le texte avait été abrogé. C’est donc une très grande opportunité pour nous de revoir les textes au regard des difficultés que nous avons, des disfonctionnements que nous avons eus ces deux ou trois dernières années ; et aussi nous inspirer des expériences que la mission ministérielle a eues à faire en Mozambique et en Tanzanie pour voir quelles sont les différentes formes de restructuration qui sont opérées là-bas, les capitaliser et définir selon nos réalités les textes qui s’adaptent à la commercialisation de nos différentes filières.

Quelles sont les difficultés particulières que cette réglementation devrait solutionner ?

Je peux en citer deux ou trois. La première, c’est surtout le manque de supervision en général de la campagne, étant donné qu’il y a beaucoup d’intrus, les gens qui ne sont pas agréés, qui ne sont pas forcément acheteurs mais qui s’improvisent et viennent perturber le marché. Ensuite, il y a aussi qu’au niveau des frontières terrestres, l’Etat a interdit même l’exploitation frauduleuse des produits. Mais cela se fait. Nos forces de l’ordre n’ont pas les moyens requis pour contrer ce type de fraude. Par ailleurs, pour ce qui est de la qualité des produits, il faut que la contre expertise s’installe pour éviter que nous, acteurs, nous soyons brimés au profit des acheteurs internationaux qui décident et du prix, et de la qualité. Ce qui est bien dommage.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Plaidoyer pour l’accès à l’emploi des handicapés: Handicap International mobilise l’Etat et les entreprises

M. Just Klotoé, Responsable Pays de Handicap International

« La promotion de l’inclusion des travailleurs handicapés en entreprise ». C’est sous ce terme qu’a eu lieu ce vendredi 10 juillet 2020 à Golden Tulip de Cotonou, une soirée de plaidoyer pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées organisée par Handicap International, Humanité et Inclusion, dans le cadre de son projet Emploi et Handicap. Celle-ci qui a connu la présence des ministres en charge des affaires sociales et de la promotion des petites et moyennes entreprises a permis de mobiliser les structures étatiques concernées et les entreprises à la cause de l’insertion professionnelle des personnes handicapées.

Ghislain Gbènakpon

« Attirer une fois encore notre attention sur la nécessité et les avantages de l’inclusion des travailleurs handicapés au sein des entreprises en partant d’expériences concrètes tirées de notre contexte au Bénin ». Voilà selon le Responsable Pays de Handicap International, Humanité et Inclusion, M. Just Klotoé, l’objectif poursuivi par cette soirée de plaidoyer. Il faut dire que depuis 2018, cette organisation de solidarité internationale met en œuvre le projet Emploi et Handicap relatif à l’insertion professionnelle des personnes handicapées. Et ce, en collaboration avec les structures étatiques en charge de l’insertion professionnelle de ces couches vulnérables de la société et les organisations de employeurs. Celles-ci étaient fortement représentées à la soirée de plaidoyer de vendredi dernier. « Le plaidoyer de ce soir revêt pour nous un sens capital car il permet de mettre en lumière les actions qui se mènent déjà dans le pays pour favoriser l’emploi des personnes handicapées et surtout le soutien au développement des entreprises à travers la diversité des personnes employées ; la diversité est une richesse, une chance et une opportunité pour le développement des entreprises ; et cette diversité ne saurait être complète et réelle dans une entreprise sans la présence des personnes handicapées en son sein. », a soutenu M. Just Klotoé. Dans son intervention, le président de la Fédération des associations des personnes handicapées du Bénin, ( Faphb) a lancé un vibrant appel aux entreprises. « Je voudrais nous inviter tous ce soir, à apprécier les candidats handicapés sur la base de leurs compétences et à leur faire confiance pour vous prouver leur efficacité. Plusieurs entreprises le font déjà et ne le regrettent pas. C’est ici le lieu de les remercier et de les encourager à porter ce message auprès de leurs paires. Nous vous demandons de nous permettre de vous prouver nos compétences et capacités pour faire grandir vos entreprises par la diversité de vos personnels », a déclaré M. Nassirou Domingo. Le ministre des affaires sociales Mme Véronique Tognifodé et son collègue en charge des petites et moyennes entreprises ont tous plaidé aussi en faveur des personnes handicapées auprès des entreprises et ont assuré que l’Etat va davantage jouer sa partition pour leur insertion professionnelle. Des projections vidéos sur des témoignages poignants de l’efficacité des personnes handicapées dans les entreprises ont été faites au cours de cette soirée de plaidoyer. Ce qui a visiblement convaincu les organisations d’employeurs présentes à s’engager pour la cause de leur insertion professionnelle. C’est le cas de Confédération des employeurs du Bénin ( Coneb) et du Conseil national du patronat du Bénin ( Cnp-Bénin). Les structures étatiques concernées n’étaient pas du reste. C’est ainsi que le Coordonnateur du programme spécial d’insertion à l’emploi ( Psie), M. Charlemagne Lokossou a assuré que les jeunes handicapés sont bel et bien aussi éligibles à ce programme présidentiel.

Développement de la commune de Nikki: Le Maire Roland Lafia implique la diaspora du sud Bénin

Le Maire de Nikki, Roland Lafia

( Le soutien précieux de la ministre Aurélie Soulé Zoumarou )

Sur l’initiative du maire Roland Lafia avec le soutien décisif de la ministre Aurélie Soulé Zoumarou, le conseil communal de Nikki a eu ce samedi 11 juillet 2020 au Codiam à Cotonou, une séance de travail avec les fils et filles cadres ressortissants de la commune résidant dans la partie méridionale. Avec pour objectif d’impliquer la diaspora du sud dans le développement de Nikki.

Ghislain Gbènakpon

« Nous sommes venus ici pour penser Nikki, les problèmes qui minent notre commune, pour casser la barrière qu’il y avait eu par le passé entre l’exécutif qui a géré la commune et la diaspora. Au cours de nos échanges, les gens ont fait de pertinentes propositions pour le développement de Nikki ». Ainsi s’exprimait face à la presse, le maire M. Roland Lafia pour expliquer les raisons qui fondent la sollicitation de la diaspora faite par le conseil communal pour accompagner le développement de la commune de Nikki. Pour le secrétaire général de la mairie de Nikki, M. Kora Sanni Nouhoum, l’initiative du maire s’inscrit dans la synergie d’action tant souhaitée que tout au moins les différentes sensibilités soient impliquées dans les questions de développement de Nikki et que la diaspora ne soit plus exclue. « Qu’on vienne rencontrer la diaspora pour savoir que tout en étant loin de sa commune on pourrait participer au développement de celle-ci. La séance de ce matin nous a permis de faire l’état des lieux de la situation actuelle de notre commune, les différentes difficultés que nous avons, les perspectives que l’équipe actuelle a », a-t-il déclaré. Cette attention accordée à la diaspora de Nikki au sud du Bénin a été saluée à sa juste valeur par le président de l’Association de développement de Nikki, M. Malick Dacca Tamou : « Il faut d’abord dire que ce fut une première que nous soyons invités à contribuer au développement de Nikki et à Cotonou. On n’avait jamais eu l’occasion de rencontrer de vive voix le conseil communal. Cette fois ci avec la nouvelle mandature, la symbiose est créée. Et ils m’ont demandé de convoquer les ressortissants de Nikki qui sont dans la région méridionale du Bénin pour assister à une séance d’échanges dans le cadre du développement de notre commune. A cet effet, il a été question de présenter les actions de développement de la commune, les difficultés auxquelles le conseil communal est confronté et ensemble que nous fassions des propositions de solutions ». La ministre de l’économie numérique et de la digitalisation, fille de Nikki n’a pas manqué de saluer aussi l’initiative. « On vient de finir un processus électoral. Après l’installation du conseil communal, maintenant il faut faire la place au développement. Le développement, c’est un processus, un idéal qui se trouve au cœur de certains nombre d’actions qui implique tous les acteurs de la commune et c’est pour ça que j’ai salué cette initiative du conseil communal de Nikki qui a consisté à réunir les fils et filles de la commune autour de cet idéal de développement afin que nous échangions sur les voies et moyens, la feuille de route, la vision, disons ces éléments qui constituent les conditions essentielles d’une marche vers un développement local, un développement communal », a déclaré Aurélie Soulé Zoumarou.

Élection d’un nouveau bureau à l’Unapemab: Florentin Tohouindo pour que les pêcheurs jouissent réellement des projets du secteur

M. Florentin Tohouindo, Vice-président de l’Unapemab

Après deux ans de conflit interne finalement réglé par la justice, l’Union nationale des pêcheurs marins, artisans et assimilés du Bénin ( Unapemab) vient de prendre un nouveau départ avec l’élection d’un nouveau bureau exécutif national conduit par le président M. Victor Amétépé. C’est à la faveur de son assemblée générale tenue ce vendredi 10 juillet à la bourse de travail à Cotonou. Occasion pour le nouveau premier Vice-président Florentin Tohouindo de plaider pour que désormais, les pêcheurs Béninois profitent réellement des différents projets du secteur de la pêche.

Ghislain Gbènakpon

« Quand les projets arrivent, ils envoient les retombées au Gabon , Congo et dans d’autres pays à leurs amis contre de l’argent. Et les pêcheurs du Bénin ne trouvent absolument rien. C’est pourquoi ils m’ont souvent sur le dos parce que je n’aime pas l’injustice. Moi je n’attends et ne veux rien d’eux, mon seul souci est que les gens ne bouffent pas sur le dos des pêcheurs qui doivent profiter des différents projets du secteur de la pêche ; parce que quand les machines et les filets viennent, ils les détournent vers le Gabon, le Cameroun et le Congo pour de l’argent ». C’est en ces termes que s’exprimait ce dimanche, le Vice président de l’Unapemab joint au téléphone par la rédaction. Pour M. Florentin Tohouindo , le nouveau bureau dont il est membre doit prioritairement se préoccuper de la défense des intérêts des pêcheurs dans l’exécution des différents projets qui viennent souvent dans le secteur. Et l’homme fait entièrement confiance à la nouvelle équipe dirigeante de l’Unapemab et particulièrement à son président Victor Amétépé pour atteindre cet objectif : « Après au moins deux ans et demi de bras de fer judiciaire, l’unité et la solidarité sont revenus dans la maison Unapemab. Et nous allons tous nous mobiliser dernière le bureau et son président Victor Amétépé pour la défense des intérêts de la profession ». Il faut dire qu’il a tenu à faire observer que le métier de pêcheur est très noble et nourrit bien son homme contrairement aux idées reçues. « J’ai 250 employés à ma charge et dispose de six grands bateaux . Contrairement à ce que l’on pense au Bénin, les pêcheurs sont de gens riches. Et c’est le cas dans tous les pays. Au Bénin, l’argent qui vient à la direction de la pêche sert à faire de la pisciculture. Or le pisciculteur c’est-à-dire l’éleveur de poissons n’est pas un pêcheur. Si on se retrouve dans cette situation, c’est a cause du service de pêche qui ne fait pas bien son travail », soutient Florentin Tohouindo.

Insertion professionnelle des personnes handicapées: Charlemagne Lokossou assure que les jeunes handicapés sont aussi concernés par le Psie

M. Charlemagne Lokossou, Coordonnateur du Psie

( Son appel à tous les jeunes en général)

Dans le cadre du projet Emploi et Handicap de l’organisation de solidarité internationale Handicap International, s’est tenue ce vendredi 10 juillet 2020 à Golden Tulip, une soirée de plaidoyer pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées. Occasion pour le Coordonnateur du Programme spécial d’insertion à l’emploi ( Psie) du président de la République, d’assurer que les jeunes handicapés sont aussi concernés. C’est à la faveur d’une interview que Charlemagne Lokossou a accordée à la rédaction au terme de la soirée de plaidoyer. Lire ci-dessous ses éclairages.

Cause Commune : Quel sens peut-on donner à votre présence à cette soirée de plaidoyer pour l’insertion des personnes handicapées ?

Charlemagne Lokossou : Ma présence ici à Golden Tulip, fait bien sûr suite à l’invitation de l’Anpe et de Handicap International qui après avoir eu vent du Psie, ont voulu savoir quelle est la contribution que ce programme présidentiel qui doit aider à recruter et à placer 2000 emplois pouvait apporter au projet pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées. J’ai été séduit par tout ce qui se fait par toutes les parties prenantes à ce projet. Effectivement dans la droite ligne de ce que demande le chef de l’Etat, étant le père de tous ces enfants, que les personnes handicapées puisent aussi profiter de ce programme, non seulement en tant qu’employés pour ceux qui sont à la recherche du travail mais aussi et surtout pour les entreprises créées et dirigées par les personnes handicapées parce que nous soutenons pendant deux ans essentiellement par exemple 100% des salaires la première année et 30% la deuxième année. Donc pour les personnes handicapées qui ont des entreprises, c’est une opportunité pour elles de bénéficier de cette subvention salariale. Voilà le message que j’ai apporté à cette soirée de plaidoyer. Et nous sommes entièrement disponibles à aider les porteurs du projet d’insertion professionnelle des personnes handicapées à profiter entièrement de cette opportunité que le chef de l’Etat a créée.

De façon générale, un mot à tous les jeunes concernés par le projet Psie.

De façon très générale, c’est tous les jeunes qui sont concernés. Mais comme on l’a toujours souligné, le programme spécial l’est du fait qu’on est beaucoup plus tourné vers les entreprises que vers les chercheurs d’emploi. Évidemment, les chercheurs d’emploi, c’est pour eux que les entreprises et l’Etat travaillent. L’appel que j’ai à leur lancer est que ceux qui ont des diplômes professionnels aillent s’inscrire sur la plateforme. Et sur tout le territoire, nous avons 13 points focaux dans les 13 agences départementales de l’Anpe qui sont là pour les écouter. Allez sur la plateforme, aller sur la plateforme. Inscrivez-vous en tant qu’employeur, inscrivez-vous en tant que chercheur d’emploi.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon.

AG extraordinaire des professionnels agréés de pesage: L’Apap-Bénin se remobilise pour la défense des intérêts des balanciers

Le Pdt de l’Apab-Bénin, M. Jean Marc Médétadji

Après plus d’une décennie de léthargie, l’Association des professionnels agréés de pesage du Bénin ( Apap-Bénin) est à nouveau mobilisée pour défendre les intérêts de la profession aujourd’hui prise d’assaut par d’autres corps de métiers non qualifiés. C’est à la faveur d’une assemblée générale extraordinaire tenue ce mercredi 8 juillet 2020 à l’Infosec de Cotonou sous la houlette de son président Jean Marc Médétadji. Le secrétaire général adjoint de la Confédération nationale des artisans des artisans du Benin (Cnab) M. Boniface Lokossou a officiellement lancé les travaux en présence de responsables d’associations professionnelles et d’associations de consommateurs.

Ghislain Gbènakpon

« Cette Assemblée générale extraordinaire s’impose pour mettre fin à la mort programmée de la profession. Distingués invités, chers congressistes, allez acheter un sac de riz sur lequel c’est marqué 25 kilogrammes, poissons pour 10 kilo, igname pour 50 kilo, pommes frits pour 10 kilo et prenez votre propre balance réglée par les Professionnels agréés de pesage ; vous allez constater qu’il y a une nette différence de poids ». C’est en ces termes que s’exprimait ce mercredi lors de son allocution de circonstance, le président de l’Apap-Bénin pour faire toucher du doigt, l’importance et l’urgence de cette assemblée générale de remobilisation des professionnels agréés de pesage. M. Jean Marc Médétadji fait observer que la profession est prise en otage par des corps de métiers non qualifiés tels que les soudeurs, les ferrailleurs, des fonctionnaires non balanciers à la retraite en foulant au pied l’arrêté 2003 N° 032/Micpe/DC/Sg/Dmnq/Sa fixant les conditions d’exercice de la profession d’installateurs et ou de réparateurs d’instruments de mesures en République du Bénin. « Notre message aujourd’hui est celui de la sensibilisation parce qu’il faudrait que la population sache que nous existons, que les balanciers existent, que la loi exige à tout Béninois utilisateur de balances de les faire réparer ou réviser au moins une fois l’an pour permettre à ce qu’il y ait une fiabilité à travers les échanges entre l’acheteur et le vendeur. Cela est très important parce que beaucoup de nos citoyens ne le savent pas », a expliqué le président Jean Marc Médétadji à la faveur d’une interview en marge des travaux. Il sera appuyé par le secrétaire adjoint de la Cnab sur l’importance de la mobilisation pour des instruments de mesures respectant les normes dans les échanges. « Tout ce que nous faisons dans la vie, nous avons besoin de connaître de mesures. Donc sans les mesures, rien ne se fait aujourd’hui. Vous entendez chaque fin d’année, les grandes industries du monde faire le bilan donnant les tonnages et les mesures de leurs ventes annuelles. Tout cela se fait par la balance. Et une fois que la balance est truquée, le fournisseur gagne sur l’acheteur », a soutenu M. Boniface Lokossou.

Des appels à qui de droit

Il faut dire que si l’Apab-Bénin après sa création le 23 janvier 1999 a sombré dans plus d’une décennie de léthargie malgré des prouesses dont par exemple l’obtention de la prise du décret de 2003 organisant la profession, c’est , selon son président, par manque d’appui du ministère de tutelle, surtout dans le domaine de formation, du recyclage et de mise à niveau des balanciers. « Nous invitons notre ministre de tutelle à nous aider. Il nous faut des stages. Il faut que l’Etat nous aide à bénéficier plus de notre formation ; parce qu’il faut dire que l’Etat nous a oubliés. Alors que c’est lui qui doit normalement nous soutenir pour que nous puissions régler les problèmes de la corporation », a plaidé M. Jean Marc Médétadji devant les micros des professionnels des médias. Il a également appelé le chef de l’Etat à étendre ses courageuses réformes d’assainissement au niveau des instruments de mesures. Et les associations professionnelles ainsi que surtout celles des consommateurs doivent jouer leur partition. « Nous appelons les responsables des associations ici présents, en occurrence l’Union des chambres interdépartementales des métiers du Bénin ( Ucimb) et l’Association de défense des consommateurs à nous aider à sensibiliser les utilisateurs de balances et bascules à les réviser une fois par an selon la réglementation générale des instruments de mesures prescrite par le décret N° 86-216 de mai 1986 », a déclaré le président de l’Apap-Bénin. Il faut préciser qu’à la faveur de cette assemblée générale extraordinaire, l’Apap-Bénin a connu une relecture de ses règlements et statuts ainsi qu’une retouche technique de son bureau exécutif national.

LE NOUVEAU BUREAU EXÉCUTIF NATIONAL DE L’APAP-BÉNIN

Président : Médétadji Jean Marc
Vice-président : Agbohouto Blaise
Secrétaire général : Fatolou Patrice
Secrétaire général adjoint : Ahogan Emmanuel
Trésorier Général : Tohouékin Nestor
Trésorier Général adjoint : Eric Amoussou
Organisatrice : Aïzansi Sylvia
Organisateur Adjoint : Toffa Léonard
Conseiller technique chargé des affaires publiques : Aïzansi Pascal

Audience au Cabinet du Maire d’Abomey-Calavi: Angelo AHOUANDJINOU échange avec le Pdt de Perspectives TALON 2021, Constantin ADDA

Le Pdt de PT 21 Constantin Adda et le Maire Angelo Ahouandjinou

Le Président de Perspectives TALON 2021, Constantin ADDA multiplie les séances de prise de contact avec les autorités à divers niveaux soutenant les actions du Chef de l’État Patrice TALON.
Après quelques élus communaux et cadres de la mouvance sur le projet , c’est le tour ce jour du tout le nouveau Maire d’Abomey Calavi, Angelo AHOUANDJINOU, d’accueillir le Président du mouvement PT2021 dont l’objectif est de soutenir les actions du Chef de l’État et susciter sa candidature pour les échéances présidentielles de 2021.

Le President ADDA s’est dit satisfait de cette rencontre avec l’autorité communale chez qui il a noté une volonté affichée d’accompagner le réseau PT2021. « Je crois que nous allons travailler main dans la main pour accompagner le Chef de l’État et lui permettre briguer une seconde mandature 2021, a en substance déclaré Constantin ADDA avant de conclure que : « les cadres de la mouvance présidentielle déjà rencontrés seront nos meilleurs répondants auprès du Chef de l’État afin de permettre au réseau d’atteindre l’objectif visé et répondre au mieux aux aspirations a nos populations de nos différentes communes qui réclament sa candidature ».

Cel Com/Perspectives TALON 2021

Présidentielle à venir: Perspectives 2021 pour solliciter la candidature de Talon

M. Constantin Adda, Président de Perspectives 2021

A moins de douze (12) mois de la prochaine élection présidentielle au Bénin, des jeunes appartenant à des mouvements et coalitions des forces politiques de la mouvance, s’apprêtent à solliciter la candidature du Président Patrice Talon.

Dénommé Perspectives 2021, ce regroupement dirigé par Constantin ADDA verra le jour bientôt pour l’effectivité et la concrétisation du projet.

Dans la perspective de permettre à l’actuel Chef de l’Etat d’exécuter son Programme d’Action du Gouvernement à long terme et de réaliser une croissance économique nécessaire à l’émergence de notre pays, Perspectives 2021, s’engage à susciter et à soutenir la candidature du Président Patrice TALON selon les propos du Président de ce réseau.

Nous avions déjà commencé par installer les membres de nos cellules dans les arrondissements, les communes et les départements du pays en vue d’une grande mobilisation autour de la candidature de TALON pour la présidentielle de 2021, a déclaré Constantin ADDA.

Nous avons constaté qu’en moins de cinq ans au pouvoir, le Président a, non seulement implanté des infrastructures routières modernes dans le pays, mais aussi il a travaillé à améliorer les conditions de vie des Béninois, a-t-il soutenu.

Par ces temps du coronavirus, que nous traversons, Patrice TALON a travers son gouvernement a apporté plus de 70 milliards aux agents économiques affectés par les mesures barrières prises.

De même, le Projet ARCH en cours d’être généralisé avec un impact de milliers de familles déjà bénéficiaires dans sa phase pilote……dixit.

Avec ses camarades jeunes leaders politiques qui depuis quelques mois ont pris la décision courageuse de se regrouper en réseau pour être la Perspective de 2021 de Patrice Talon dans toutes les communes du Bénin et à l’étranger, ils ont décidé d’accomplir fièrement et dignement leur mission de Bâtisseurs du Présent en réclamant sa candidature.

Cell Com / Perspectives 2021