Lutte contre la Covid-19 et règlement sanitaire international: Le processus de validation des procédures opérationnelles standardisées aux frontières lancé

Une vue de famille des participants

( L’Oim Bénin fait œuvre utile)

Il se tient depuis ce mardi 24 novembre 2020 pour deux jours à Bénin Royal Hôtel de Cotonou, un atelier technique d’élaboration de procédures opérationnelles standardisées ( Pos) en coordination avec le Règlement sanitaire international ( Rsi). Celui-ci s’inscrit dans le cadre du projet de mitigation de la propagation de la Covid-19 aux postes frontières terrestres du Bénin financé par la Norvège et mis en œuvre par le bureau Bénin de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim Bénin)

Ghislain Gbènakpon

Contribuer à la lutte contre la propagation interpersonnelle du Covid-19 aux postes frontières terrestres du Bénin à travers la mise en place de mesures standards pour les agents de police aux frontières. C’est tout l’objectif général de cet atelier qui vient lancer le processus devant aboutir à l’adoption des procédures opérationnelles standardisées ( Pos) propres aux postes frontières terrestres à fort flux ciblés que sont ceux d’Igolo, de Sèmé Kraké, d’Hilacondji, Porga et Malanville.

Dans son intervention, Mme Laurelle Hounsounou de l’Oim Bénin fait observer qu’il s’agit d’apporter aux agents de ces postes, un appui conséquent sur la prévention, le contrôle et la gestion de la réponse à la Covid-19. De façon concrète, il est question, entre autres, d’exposer et d’expliquer aux participants, les dispositions du Règlement sanitaire international ( Rsi) en rapport avec les activités au niveau des postes frontières terrestres, de leur présenter les procédures opérationnelles standardisées ( Pos) de l’Oim en matière de gestion des frontières par ces temps de Covid-19, la réalité de gestion des frontières béninoises et les défis de la surveillance sanitaire ainsi que les grandes bases des Pos pour la gestion des frontières béninoises.

Une vue partielle des participants en pleine formation

Il faut dire que comme l’a rappelé Mme Laurelle Hounsounou, « il n’est plus à énumérer les impacts à divers niveaux, causés par la situation sanitaire liée à la Covid-19 que le monde vit depuis bientôt un an. L’un des éléments clés qui pousse à son expansion réside dans la promiscuité entre les individus et surtout dans les mobilités et migrations effectuées par ces derniers. Nos frontières, qu’elles soient aéroportuaires ou terrestres en sont fortement concernées ».

Et c’est fort de l’expertise significative de l’Oim Bénin dans la gestion des frontières et de sa collaboration avec la direction de l’émigration et de l’immigration du ministère de l’intérieur que la Norvège appuie le gouvernement du Bénin à travers l’Oim pour freiner la transmission interhumaine de la Covid-19 à ses postes frontières terrestres. A l’entame des travaux de l’atelier, le projet de mitigation de la propagation de la Covid-19 aux frontières terrestres du Bénin a été présentée aux participants par Mme Carine Hounsounou de l’Oim Bénin.

11eme journée internationale du Fonio: L’Atda, pôle 3 réaffirme son soutien aux femmes productrices et transformatrices

La Dg/ Atda pôle 3, Mme Richicatou Salé face à la presse

« La femme leader de la filière fonio : un enjeu pour la sécurité alimentaire ». C’est sous ce thème qu’a été célébrée ce samedi 21 novembre 2020 à l’Infosec de Cotonou, la 11ème journée internationale du fonio. Occasion pour la directrice générale de l’Agence territoriale du développement agricole pôle 3, Mme Richicatou Salé de manifester au détour d’une interview à la presse, son soutien aux femmes productrices et transformatrices du fonio et son engagement à promouvoir davantage ce produit de l’Atacora Ouest dans la région méridionale en général et particulièrement à Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

« Vous avez vu la diversité des produits que les femmes ont présentés. Vous avez vu tout ce que nous pouvons faire avec le fonio. Moi je suis simplement fière de ces femmes. Je suis fière de ce produit spécifique à l’Atacora Ouest. Je suis fière de faire la promotion de ce produit qui est d’abord diététique, très bon pour la santé par ces temps de diabète par ci par là. ». Ce sont les tous premiers mots de la directrice générale de l’Atda pôle 3 face à la presse pour livrer ses impressions sur la célébration de la 11ème journée du fonio.

Mme Richicatou Salé a insisté sur son caractère bio avant de rappeler la variété de produits issus de sa transformation. « Le fonio ne se produit pas avec des engrais. Donc c’est un produit biologique. Quand on le mange, on mange bien et sain. Le fonio peut se manger sous forme de couscous. On peut en faire de bouille. Vous avez vu les gâteaux, les biscuits, le tchapkalo. C’est vous dire qu’on peut faire un millier de produits avec le fonio. Je suis venue encourager ces braves dames qui contribuent fortement à l’économie locale », a-t-elle soutenu.

La directrice générale de l’Atda, pôle 3 a rassuré que l’agence œuvre beaucoup pour la promotion du fonio et l’accompagnement des femmes productrices et transformatrices. « Vous savez, il faut d’abord la disponibilité du produit. Et la disponibilité suppose la matière première donc le fonio. Nous intervenons d’abord donc au niveau des producteurs. C’est vrai que ça n’a pas besoin beaucoup de technologies, mais on les appuie sur l’itinéraire, dans la méthode du semis pour qu’ils aient un plus grand rendement. Au niveau de la transformation, nous avons appuyé les femmes pour faire un plaidoyer et le chef de l’Etat a donné son quitus pour ériger le fonio au rang des filières prioritaires. En plus, à titre personnel et privé, il a offert une trieuse pour faciliter le travail des femmes transformatrices ».

Une promotion permanente

Il faut dire qu’à en Croire la Dg Richicatou Salé, l’agence ne rate jamais une occasion pour les accompagner et faire la promotion des produits faits à base du fonio. « Dans le mois du consommons local par exemple, nous avons accompagné ces femmes. Et nous insistons pour incorporer ces produits locaux. Chez nous, il n’y a pas de pause café sans bouillie de fonio. Donc, nous faisons le couscous de fonio, les galettes de fonio. Il n’y a pas d’atelier, de séminaire sans qu’on insère un met local. Donc voilà notre petite contribution », a-t-elle soutenu.

L’instant dégustation des produits faits à base de fonio par les femmes

A la question de savoir à quand l’effectivité de l’adoption du fonio et de ses divers produits de transformation par les consommateurs du sud Bénin et particulièrement ceux de Cotonou et environs, la dg/ Atda pôle 3 assure que de gros efforts sont faits dans ce sens. « Je pense que c’est progressif. Le fonio se cultive à plus de 500 km au nord de Cotonou. Mais nous sommes venus célébrer le fonio à Cotonou pour le faire connaître davantage. Donc c’est déjà ça. Et comme l’ont dit les femmes, le plus gros lot de la consommation est aujourd’hui à Cotonou parce que les gens ont compris. C’est déjà un repas au nord où ça se produit et on en fait la pâte. C’est donc ici qu’il faut faire sa promotion. Et c’est pour ça que la 11eme journée été organisée à Cotonou pour montrer au public, la diversité du produit. ». Il faut dire que le clou de la célébration de cette édition est l’exposition vente et dégustation des différents produits de transformation et de mets faits à base du fonio à la grande satisfaction du public.

5ème Congrès électif du syndicat de la Boa-Bénin: Eraste Agossou pour relever de nouveaux défis à la tête du Syntra Boa-Bénin

M. Eraste Agossou, Secrétaire général réélu du Syntra Boa-Bénin

Le Syndicat des travailleurs de la Banque of Africa Bénin ( Syntra Boa-Bénin) a tenu ce samedi 21 novembre 2020 à l’Infosec de Cotonou, son cinquième congrès électif. C’était en présence de M. Anselme Amoussou, Secrétaire général de la Csa- Bénin, la confédération d’affiliation et de la directrice des ressources humaines de la Boa-Bénin, Mme Christine Amoussou, représentante de la direction générale. Au terme des travaux, Eraste Agossou est réélu à la tête d’un nouveau bureau directeur pour relever de nouveaux défis les trois prochaines années.

Ghislain Gbènakpon

« La poursuite des négociations relatives à l’octroi au personnel du prêt de 10 ans sans garantie hypothécaire, la poursuite de la valorisation du personnel d’encadrement par l’attribution des véhicules de fonction (Car Plan) et autres commodités, l’augmentation substantielle des salaires avec une revalorisation des primes de transport et de logement et l’attribution au personnel d’une allocation de scolarité en soutien symbolique à l’éducation et à la formation de leurs enfants à la veille de chaque rentrée académique ». Ce sont les défis nouveaux que le désormais ancien et nouveau secrétaire général du Syntra Boa-Bénin, M. Eraste Agossou entend relever durant ce second mandat de trois ans.

L’homme a en effet été reconduit à la tête de l’organisation syndicale par un plébiscite sans équivoque à la faveur du cinquième congrès électif de samedi dernier. Les travailleurs membres du Syntra Boa-Bénin fortement mobilisés lui ont donc renouvelé leur confiance.

Il faut dire que cela n’est pas le fruit du hasard mais plutôt l’aboutissement d’un enchaînement de logiques. En effet, comme l’a fait observer le Sg Eraste Agossou lors de son allocution de bienvenue , le congrès s’est ouvert avec un Syntra Boa-Bénin plus rassemblé, plus ancré dans ses valeurs fondatrices à savoir celles de solidarité et de fraternité de ses membres.

Ce congrès, poursuit-il, marque également la fin d’un mandat qui a mis le dialogue au cœur de l’activité syndicale à Boa-Bénin. Ce qu’a confirmé la directrice des ressources humaines et représentante de la direction générale, Mme Christine Amoussou, Directrice des ressources humaines et représentante de la direction générale de la Boa-Bénin : « Le bureau sortant respecte la légalité et a privilégié la collaboration comme outil principal de lutte et je vous invite à garder les mêmes valeurs constructives».

Mais ce sont les résultats concrèts obtenus par le bureau sortant sous son leadership en vue du changement qualitatif et quantitatif des conditions de travail et de vie des travailleurs de la Boa qui ont été sans doute déterminants pour la réélection haut la main de Eraste Agossou à la tête du Syntra Boa-Bénin.

Au nombre de ceux-ci, il y a l’évacuation sanitaire accordée à tout le personnel et leurs conjoints, l’augmentation annuelle des salaires, l’indemnité de fin de carrière portée à 12 mois de salaire brut, l’augmentation générale liée à la révision de la convention collective, le paiement des gratifications complémentaires, la prime de déménagement en cas d’affectation en région fixée à 100.000 FCFA , l’inscription du personnel à des formations diplômantes et la consolidation des acquis et avantages.

Troisième sensibilisation sur la pandémie du Covid-19: L’Uita-Bénin maintient la veille pour zéro infection chez les travailleurs affiliés

Une vue de famille des participants

Pour la troisième fois, l’Uita-Bénin a organisé une séance de sensibilisation sur la pandémie du Covid-19 au profit des organisations syndicales membres. C’était ce vendredi 20 novembre 2020 au Codiam de Cotonou sous la houlette du coordonnateur national, M. Guillaume Tossa. Comme aux deux premières éditions, des matériels de prévention leur ont été distribués avec pour objectif, zéro infection chez les travailleurs affiliés.

Ghislain Gbènakpon

« C’est pour appeler notre attention sur la nécessité de continuer la veille, de continuer à être prudent, à respecter les gestes barrières. Il s’agit donc pour vous de faire en sorte que les travailleurs ne baissent pas la garde parce que nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge pour ce qui est de la pandémie. Elle est revenue plus forte avec la deuxième vague. C’est pourquoi, nous ne devons pas baisser la garde. L’objectif n’a pas changé. A savoir, zéro infection chez les travailleurs des secteurs couverts par l’Uita. Nous restons très attachés à cet objectif et notre International a mis les moyens à notre disposition pour cette troisième sensibilisation ». C’est en ces termes que s’exprimait le coordonnateur du Comité national des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita, ( Conasyb-Uita), M. Guillaume Tossa pour lever le voile sur les principales motivations de cette troisième séance de sensibilisation sur le coronavirus organisée par l’Uita-Bénin au profit des organisations syndicales membres.

Une vue de la tribune officielle

Celle-ci a été l’occasion pour rappeler au bon souvenir des responsables des syndicats de base participants, les symptômes de la maladie, les gestes barrières à respecter, le mode opératoire pour amener les travailleurs à continuer de respecter tout ce qui a été préconisé pour contrer la propagation de la pandémie au Bénin. Et c’est la vice-présidente du Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Cofesyb-Uita), Mme Aurélie Egué et M. Gérald Kpamégan du Syndicat des travailleurs de Novotel-Ibis ( Synovo) qui s’en sont chargés.

Symptômes et prévention

On retient comme symptômes de la maladie, entre autres, la fièvre, la toux sèche, la fatigue, des courbatures et des douleurs, une congestion nasale, des maux de tête, des difficultés à respirer et un essoufflement.
Pour ce qui est des gestes barrières, l’accent a été mis sur le lavage régulier des mains avec de l’eau et du savon ou leur désinfection avec du gel hydro alcoolique, le port régulier de masque, le respect de la distanciation sociale d’au moins 1 m, l’éternuement dans le creux des coudes.

Des conseils d’utilisation des masques de protection contre le Covid-19 ont été donnés aux responsables syndicaux. C’est ainsi qu’avant sa première utilisation, les travailleurs sont invités à tremper le masque en tissu dans de l’eau chaude pendant 15 mn, le laver avec de l’eau chaude et du savon et ne le porter qu’après séchage complet. Et avant chaque réutilisation, il leur est conseillé de laver aussi le masque avec de l’eau chaude et du savon. L’accent a été mis sur la nécessité d’utiliser en alternance au moins deux masques par jour.

La Vp/Cofesyb-Uita, Mme Aurélie Egué expliquant la bonne manière de porter un masque en tissu

Sur leurs lieux de travail, les affiliés à Uita-Bénin sont expressément invités à garder leurs masques, à nettoyer régulièrement leurs outils de travail, à utiliser leur propre stylo et éviter d’utiliser les objets d’autrui, à porter leur masque et respecter la distanciation sociale d’au moins 1 m lors des réunions et séances de travail.

M. Gérald Kpamégan du Synovo lors de son intervention

Il faut dire que chaque organisation syndicale affiliée a eu droit à deux ( 2) dispositifs de lavage des mains, quarante ( 40) masques de protection, quatre ( 4 ) gels hydro alcooliques, dix ( 10) savons liquides et vingt ( 20) affiches de sensibilisation. Ces dernières véhiculent des messages sur les symptômes de la maladie, les gestes barrières et les comportements idoines à avoir sur les lieux de travail. « C’est des affiches que nous avons élaborées nous-mêmes et qui sont propres à Uita », précise le coordonnateur Guillaume Tossa.

Remerciements et engagements des bénéficiaires

Les responsables syndicaux de base bénéficiaires de cette troisième sensibilisation sur la prévention du coronavirus ont, à la faveur d’interviews à la presse, remercié l’Uita-Bénin et s’engagent à sensibiliser à leur tour dans leurs milieux de travail.

C’est le cas de M. Victor Tchaou, Secrétaire général du Syndicat des travailleurs de sucre et d’alcool ( Syntrasa) de la sucrerie de Complant du Bénin ( Sucobé) : « Je suis venu ici pour la troisième journée de sensibilisation sur la pandémie de Covid-19 organisée par l’Uita-Bénin. C’est une sensibilisation qui m’a donné beaucoup de leçons sur la prévention de cette pandémie. Je suis très content de tout ce que j’ai reçu comme formation aujourd’hui. C’est une formation qui est bien tombée parce que nous nous apprêtons à lancer la campagne de production de sucre et d’alcool dans notre société. La période regroupe beaucoup de travailleurs venus de tous horizons. On ne sait pas qui est sain et qui ne l’est pas. Donc à mon retour au service, je vais regrouper tous les travailleurs pour un bon compte rendu. Les matériels de protection mis à ma disposition seront utilisés pour prévenir ce mal. L’Uita nous a vraiment beaucoup aidé et nous lui sommes très reconnaissants ».

Le coordonnateur Guillaume Tossa remettant un lot de matériels de prévention et de sensibilisation

M. Marc Edjagon de la Société de transformation industrielle du Bénin ( Sotibé) et secrétaire général du Syndicat des travailleurs de Sotibé ( Syntrasot), lui emboitera le pas : « L’Uita a organisé la troisième séance de sensibilisation de lutte contre la pandémie de Covid-19 au profit des organisations syndicales qui lui sont affiliées. D’abord, je voudrais remercier les organisateurs au niveau international jusqu’au niveau national, spécialement le Coordonnateur Guillaume Tossa et tout son staff qui dirigent l’Uita au Bénin. Plusieurs formations sont organisées par l’Uita au Bénin. Ce n’est pas n’importe quelle confédération. Nous sommes toujours en formation, et spécialement contre le Covid-19, la maladie qui tue et qui jusque-là n’a pas de remède. Nous venons de recevoir des kits de prévention, des dispositifs de lavage de main, des affiches de sensibilisation, des gels hydro alcooliques et de savons liquides. Au retour dans mon entreprise, je vais organiser une Ag à tout le personnel pour lui restituer ce séminaire de formation. Après cette Ag de restitution, la sensibilisation va continuer tous les jours pour amener les collègues à bien se comporter pour prévenir cette maladie afin que l’objectif de l’Uita soit atteint, à savoir zéro travailleur contaminé surtout ceux des organisations syndicales affiliées à l’Uita. ».

Mme Prudence Gnansounou du Syntra-Onab s’est aussi jointe au concert de remerciement à l’Uita-Bénin et d’engagements à rendre compte à la base : « Je voudrais d’abord féliciter l’Uita pour cette formation sur la prévention du Covid-19. Nous avons reçu des kits de lavage de main, des gels hydro alcooliques, des masques et du savon liquide. Nous avons reçu des conseils, des consignes et arrivée à la base, je vais rendre compte ».

Campagne 2020-2021 de commercialisation du soja: Le prix plancher fixé à 175f/Kg au producteur

Une vue de la tribune officielle

La campagne 2020-2021 de commercialisation de soja a été conjointement lancée ce jeudi 19 novembre 2020 à Djougou par le ministère de l’industrie et du commerce Mme Shadiya Assouman et son collègue en charge de l’agriculture, M. Gaston Dossouhoui. Avec pour prix plancher fixé à 175 F Cfa au producteur. C’était en présence des membres des différentes organisations de fournisseurs d’intrants, de producteurs, de commerçants de la filière, des têtes couronnées, notables de la ville ainsi que des autorités administratives.

Ghislain Gbènakpon

« Prix plancher d’achat au producteur: 175 FCFA/kg, date d’ouverture de la campagne : 19 novembre 2020, date de fermeture de la campagne : 30 juin 2021 ». Voilà les conditions de déroulement de la campagne 2020-2021 de commercialisation du soja convenues de commun accord entre les acteurs et le gouvernement. Le lancement de cette campagne de commercialisation est une occasion pour les acteurs de faire le bilan et d’envisager les perspectives pour de meilleures performances et une contribution plus appréciée de la filière à l’économie nationale.

Le ministère Gaston Dossouhoui lors de son intervention

« Après Glazoué le 26 décembre 2019, nous voici jeudi 19 novembre 2020 pour procéder au lancement officiel de la deuxième édition de la campagne de commercialisation du soja. Le Soja est l’une des filières émergentes qui occupe une place prépondérante dans les pratiques culturales, artisanales, industrielles et commerciales au Bénin. De 110.000 t en 2016, la production est passée à 167. 000 t en 2018-2019 pour caracoler aujourd’hui à 257.000 t pour cette campagne », s’est réjoui le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, M. Gaston Dossouhoui. Mais ces bons chiffres cachent des contraintes que doit surmonter la filière en vue de son développement et qui ont été relevées par la ministre de l’industrie de du commerce.

Des contraintes à surmonter

« Malgré ces prouesses, plusieurs contraintes restent à surmonter. Il y a entre autres, l’implication dans les opérations de commercialisation d’acteurs non qualifiés, le démarrage précoce de la campagne de commercialisation mettant sur le marché des produits ne répondant pas aux normes de qualité, la détérioration de la qualité et du label Bénin au yeux de nos partenaires importateurs, le mélange de corps étrangers par des individus véreux à la recherche du gain facile et la faible organisation de nos ventes », a déclaré Mme Shadiya Assouman.

La ministre Shadiya Assouman

Elle a rappelé que le Bénin a signé un protocole d’accord d’exportation du soja vers le grand pays consommateur qu’est la Chine. Mais pour une première année de mise en œuvre dudit protocole, regrette-t-elle, le Bénin a exporté seulement 10.000 t soit 3,8% des exportations. « Ce faible niveau d’exportation s’explique en partie par la non satisfaction des critères de qualité du soja expédié vers la Chine. C’est pourquoi, j’invite tous les acteurs de la chaîne d’exportation à redoubler de vigilance pour garantir les produits de qualité pour la vente de l’extérieur », a déclaré Mme Shadiya Assouman.

L’autorité ministérielle peut compter sur le préfet de la Donga M. Eliassou Ainin Biao pour jouer sa partition : « Je voudrais vous rassurer que les conditions de déroulement de la campagne seront respectées dans le département de la Donga par l’application rigoureuse des lois et textes réglementant la commercialisation des produits agricoles ». Le premier Adjoint au maire de Djougou, M. Amadou Djibril a remercié le gouvernement pour le choix porté sur sa ville pour le lancement de la deuxième édition de la campagne de commercialisation du soja.

Une vue partielle des participants

Municipalité de Cotonou: Trois actions nobles du CA Georges Ayaovi Raymond pour les jeunes du 11ème

L’adjoint au maire et CA 11 Georges Ayaovi Raymond fait œuvre utile

Remise d’attestation de mérite aux footballeurs de l’équipe du 11eme arrondissement de Cotonou sacrée équipe championne du tournoi inter-arrondissement du littoral. C’est la première action noble que l’adjoint au maire et chef du 11ème arrondissement de Cotonou, Georges Ayaovi Raymond a faite dans la matinée de ce lundi 16 novembre 2020 au profit de la jeunesse de son territoire.

L’élue Municipale Mme Cyrielle Ahouandogbo s’associe à l’initiative

Il était assisté à l’occasion de Mme Cyrielle Ahouandogbo, Conseillère municipale de la ville de Cotonou et de M. Abdelaziz Tchassama. La délégation conduite par l’adjoint au maire a ensuite fait don de ballons aux différentes équipes du 11eme arrondissement de Cotonou et de cache-nez à la mosquée de Gbegamey.

M. Abdelaziz Tchassama se prête aussi à l’exercice

A travers ces actions salvatrices, la première autorité du 11eme arrondissement prouve à suffisance que le sain divertissement de la jeunesse de son territoire le préoccupe au plus haut point.

Arnaque sur les comptes MoMo, Moov Flooz et forfaits Internet : Vers un boycott des offres et services de Mtn et Moov

Le Pdt de Lvc Robin Acrombessi et la porte-parole des E-marchands, Christèle Akuele Ayosso

( La Voix des Consommateurs et les E-marchands font front commun)

Un ultimatum de deux semaines à compter de ce mardi 17 novembre 2020 aux réseaux de téléphonie mobile Mtn et Moov pour mettre fin aux arnaques sur les comptes MoMo, Flooz et les forfaits Internet. Passé ce délai, La Voix des Consommateurs ( Lvc) du président Robin Acrombessi et le Réseau des Emarchands des Services Financiers Digitalisés ( REmasfid) de Christèle Akuele Ayosso projettent pour le mardi 8 décembre prochain le boycott total de leurs produits de 7h à 12 h. Ils l’ont annoncé à la faveur d’un point de presse hier à la Maison de la Société Civile.

Ghislain Gbènakpon

Zéro achat, zéro vente de crédit de forfaits, zéro appel, zéro Internet, zéro transaction MoMo et Flooz de 7 h à 12h. Tel sera le mode opératoire du boycott des produits et services de Mtn et de Moov annoncé par l’association Lvc et les E-marchands au cas où les deux opérateurs mobile ne mettaient pas fin d’ici deux semaines aux arnaques sur les comptes MoMo, Moov Flooz et sur les forfaits Internet. « Depuis ce comportement crapuleux de cambriolage de nos comptes MoMo le 6 août 2020, nous sommes toujours dans l’attente de la restitution de nos fonds et c’est des disparitions d’argent tous azimuts qui alimentent les plaintes que nous recevons depuis un certain temps. Alors, nous prendrons le taureau par les cornes… parce que nous en avons ras le bol. Nous exigeons la restitution de nos 500 F x n volés sur nos comptes MoMo. », a déclaré le président de Lvc, M. Robin Acrombessi.

Il faut dire que les E-marchands distributeurs de produits MoMo et Flooz sont particulièrement concernés par les disparitions d’argent sur les comptes. « Halte aux braquages des fonds de commerce des E-marchands distributeurs des produits MoMo. Toutes les stratégies sont trouvées pour vider nos fonds de commerce : blocage de Sim, arnaques diverses orchestrées par plusieurs cybercriminels dont les agents des opérateurs. Malgré nos plaintes auprès de l’opérateur Mtn Mobile Money, rien n’y fit. », a dénoncé la porte-parole des E-marchands, Mme Christèle Akuele Ayosso. Elle a particulièrement insisté sur les cas répétés de paiements indus de sommes faramineuses à l’Office centrale de répression de la Cybercriminalité ( Ocrc) sans que les E-marchands ne comprennent la procédure judiciaire ouverte à leur encontre, sans qu’ils n’aient la possibilité de se défendre. En effet, les E-marchands sont systématiquement contraints de rembourser les disparitions de fonds organisées par les cybercriminels.

Violation des contrats et du code numérique

Les E-marchands dénoncent les violations répétées des contrats qui les lient aux opérateurs de téléphonie mobile. Il en est ainsi par exemple de l’exigence de pièces d’identité dans les transactions. Mme Christèle Akuele Ayosso fait observer qu’en 2011, à l’entame du partenariat Emetteur de Money Électronique MTN MoMo et Moov Flooz avec les E-marchands, les clauses stipulaient qu’aucune pièce d’identité n’est exigible lors des opérations de mobile money.

Seulement voilà, regrette-t-elle, plusieurs modifications des contrats ont été faites sans leur avis. Par ailleurs, soutient Mme Christèle Akuele Ayosso, conformément aux dispositions du code numérique, les E-marchands ne devraient jamais se retrouver à l’Ocrc avec à la clé des poursuites judiciaires. Il en est ainsi par exemple de l’article 20, deuxième alinéa du code numérique qui dispose que « les opérateurs ne peuvent utiliser leur réseau ou sciemment en permettre l’utilisation à des fins illégales ou contraires aux dispositions légales et réglementaires en vigueur. Ils prennent toutes mesures appropriées pour s’assurer que leur réseau n’est pas utilisé à des fins illégales ou frauduleuses ». Et en son alinéa 3, l’article 38 du code numérique dispose que « les opérateurs mobiles mettent en place les moyens et procédures nécessaires afin de garantir l’intégrité de leur réseau de distribution. Ils demeurent responsables des agissements de leurs distributeurs et sous-traitants ». C’est dire que seul l’Opérateur répond des E-marchands distributeurs face à la justice.

Ce sont autant de raisons pour lesquelles Lvc et les E-marchands se donnent la main pour organiser le boycott des produits Mtn et Moov au cas où les deux opérateurs ne rectifiaient pas le tir pour ainsi dire. « Dans la solidarité, nous pouvons régler définitivement ce problème. Tous ensemble, et Debout comme un Seul homme, nous réussirons ce Boycott. Nous aurons tiré suffisamment la sonnette d’alarme pour exprimer notre indignation et notre détermination. », a soutenu le président Robin Acrombessi.

Pénalisation de la transmission du Vih/Sida: Le Pnud mobilise les experts pour l’actualisation de la loi

Mme Joséphine Kanakin du Pnud lors de son intervention

Avec le soutien du Programme des nations unies ( Pnud), il s’est tenu le mardi 10 novembre 2020, un atelier d’échanges et de partage d’informations sur la déclaration de consensus des experts sur les données scientifiques relatives aux VIH dans le contexte du droit pénal. Les travaux qui visent l’actualisation de la loi sur la pénalisation de la transmission du VIH/Sida ont été lancés par Aissi Melchior, Secrétaire exécutif du Conseil national de lutte contre le Sida, la Tuberculose, les infections sexuellement transmissibles et les hépatites ( Cnls-Tp).

Ghislain Gbènakpon

« Aujourd’hui, il y aura plusieurs communications à présenter par les experts. Nous allons essayer aussi d’avoir un consensus. Quels sont les articles révisables dans notre loi pour l’adapter à notre contexte béninois ? ». C’est en ces termes que la Chargé de programme ( Cp) genre droits humains et VIH Sida au Pnud, Mme Joséphine Kanakin s’est exprimé pour dévoiler la problématique autour de laquelle s’est tenu cet atelier d’échanges et de partage d’informations sur la déclaration de consensus des experts sur les données scientifiques relatives aux VIH dans le contexte du droit pénal.

Pour le Coordonnateur adjoint du Programme Santé de lutte contre le Sida (Psls), Dr Bachabi Moussa, la loi mérite d’être toilettée avec l’évolution qu’a connue la lutte contre le VIH/ Sida depuis sa promulgation : « Il y avait des spécificités dans la lutte contre le VIH qui ne faisait pas cours en ce moment. Et donc cet appui du Pnud pour nous aider à comprendre tout ce qui est partagé au plan mondial par rapport à la pénalisation liée à l’infection au Vih/Sida, à nourrir vraiment les experts ici présents pour pouvoir réviser cette loi. Le Psls remercie le Pnud pour cet appui qui permettra enfin d’enclencher ce processus ».

Dans son intervention, le Secrétaire exécutif du Cnls-Tp insiste pour que la relecture de la loi s’adapte aux réalités d’aujourd’hui. « En tout cas, le souhait du Cnls-Tp, c’est que le consensus des experts dans le contexte du droit pénal positif soit arrimé au droit pénal positif béninois, que cela ne soit pas dans le Win international et que nos réalités puissent être prises en compte dans ce que vous allez arrêter », a déclaré M. Aissi Melchior.

Le gouvernement béninois peut compter sur ses partenaires pour mener à bien le processus d’actualisation de la loi « L’Oms, l’Unicef, l’Unfpa et tous les autres partenaires se sont engagés pour accompagner le gouvernement béninois pour qu’on puisse arriver à relire notre texte de loi et à essayer de dépénaliser cela comme cela a été recommandé depuis 2018. Beaucoup de pays travaillent à cela et nous-même nous y attelons », a déclaré Mme Joséphine Kanakin.

Gestion des installations à haut risques: Les acteurs nationaux renforcent leurs capacités

Une vue de famille des participants

La gestion des installations à risques préoccupe au plus haut niveau. Les acteurs de Cotonou bénéficient depuis ce lundi 16 novembre 2020 à l’Institut des sciences biomédicales appliquées ( Isba) d’un atelier de formation sur la réduction des risques nucléaire, radiologique, biologique et chimique ( Nrbc) au Bénin. Celui-ci dure deux jours et s’inscrit dans le cadre du projet 69, « Instasur », installations chimiques à haut risques et réduction des risques dans la région de la façade atlantique africaine financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France sous la tutelle du ministère des affaires étrangères. Avec pour formateurs régionaux, Mme Carole Adjovi et M. Bel Bonaventure Téblékou.

Ghislain Gbènakpon

« Il faudrait que les acteurs publics et privés connaissent chacun leurs rôles dans la prévention des accidents et la réponse à donner lorsqu’un incident surviendrait sur une installation à risques ». C’est en ces termes que Mme Carole Adjovi, formatrice régionale en matière de gestion de risques liés aux installations notamment les installations chimiques a justifié au détour d’une interview, cet atelier de formation.

La formatrice régionale Mme Carole Adjovi

Il faut dire qu’au nombre des acteurs qui y participent, il y a surtout les industries, les sociétés de GPL qui sont dans la vente du gaz, du pétrole et les stations d’essence pour le compte du secteur privé. Mais il ressort des éclairages de la formatrice régionale qu’il y a également les administrations telles la préfecture avec les plans de risques qui relèvent du préfet, plus précisément du ministère de l’intérieur et les mairies qui ont aussi leurs rôles à jouer dans la gestion des accidents. La formation va être organisée dans cinq villes. Ainsi après Cotonou, ce sont les acteurs de Porto-Novo, Parakou, Natitingou et Bohicon qui vont en bénéficier.

Elle se déroule en présentiel et est pluridisciplinaire. C’est pourquoi si le formateur régional, M. Ben Téblékou est du ministère de la santé, sa collègue Mme Carole Adjovi est du département de l’environnement. Le premier est un primo intervenant qui est sur le champ des accidents étant de la santé alors que la seconde du secteur de l’environnement intervient avant et après ceux-ci. L’autre preuve du caractère pluridisciplinaire de la formation est que dans l’équipe régionale, il y a également un sapeur pompier qui est un primo intervenant.

Une vue partielle des participants en pleine formation

« Nous espérons qu’au terme des deux jours de formation, les participants à cet atelier vont prendre connaissance des textes, des normes en matière de gestion des installations à risques; seront mieux sensibilisés sur les risques liés aux installations et pourront informer davantage, pourront mettre en application les mesures préventives au niveau de leurs entreprises, au niveau de leurs installations pour la protection de l’environnement et des populations », a déclaré Mme Carole Adjovi.

Villages d’enfants SOS de Calavi: Un rapport d’étude révèle des impacts sociaux positifs pour les actions de Vesos-calavi

Le directeur national de Vesos-calavi, M. Salimane Issifou, intervenant à la tribune officielle

Le rapport final d’étude d’impact social du Village d’enfants SOS Abomey-Calavi ( Vesos-calavi) était ce vendredi 13 novembre 2020 au cœur d’une conférence de presse animée par son directeur national, M. Salimane Issifou à l’Infosec de Cotonou. Et il se dégage de la présentation de M. Juste Lokossou de l’Ireep, un impact positif de la prise en charge des enfants et jeunes au Vesos-calavi.

Ghislain Gbènakpon

« Le village d’enfants SOS Abomey-Calavi est perçu par ses partenaires, le staff, les bénéficiaires et autres Ong comme l’unique Ong au Bénin qui fournit des services de protection de l’enfant à travers l’unité de Renforcement de la famille et l’unité de prise en charge de Remplacement avec des résultats positifs pour les bénéficiaires et la communauté au sens large. ». Voilà le premier message clé, du rapport final de l’étude d’impact social du Village d’enfants SOS Abomey-Calavi réalisée en 2018 plus de 30 ans après son avènement au Bénin en 1987.

Le directeur national de Vesos-calavi, M. Salimane Issifou fait observer que l’unité de prise en charge de Remplacement d’Abomey-Calavi compte onze ( 11) maisons familiales avec une capacité de 110 enfants. Quant à l’unité de Renforcement de la famille, elle compte 686 enfants et jeunes répartis dans 187 familles au 31 décembre 2018 et appuie les familles en leurs facilitant l’accès aux services essentiels et en renforçant leurs capacités.

Huit critères d’appréciation ou dimensions ont présidé à cette étude d’impact des actions de Vesos-calavi. Il s’agit de la prise en charge parentale, la sécurité alimentaire, du logement, la santé l’éducation et la compétence, des moyens de subsistance, la protection et l’inclusion sociale ainsi que le bien-être social et affectif.

« Dans l’ensemble, les résultats obtenus par les anciens participants sont largement encourageants au niveau de presque toutes les dimensions considérées. La seule dimensions qui a souffert d’une contre-performance est ‘’ moyens de subsistance » de l’unité de Renforcement de la famille », renseigne le deuxième message clé du rapport final de l’étude.

Et toujours au titre des messages clés, on retient que des 17 Objectifs de développement durable établis par les Etats membres des Nations Unies rassemblés dans l’agenda 2030, le travail de SOS Villages d’Enfants contribue aux objectifs n° 1, 4,8, 10 et 16. Ces derniers sont relatifs à l’élimination de la pauvreté, la fourniture inclusive d’une éducation de qualité, le soutien à l’emploi et la croissance économique et la réduction des inégalités à l’intérieur du pays.

« Véritablement, l’intervention de SOS Villages d’enfants a permis de repousser les frontières de la pauvreté au sein des ménages, et permis à des centaines d’enfants d’avoir accès à une éducation académique et professionnelle de qualité », lit-on.