Plaidoyer des Osc pour la protection des enfants: Esam interpelle la conscience collective sur la mendicité des enfants

Le directeur de Esam, M. Norbert Fanou-Ako et ses partenaires face à la presse

L’Ong Enfants solidaires d’Afrique et du monde ( Esam) et ses Osc partenaires dont, entre autres, le Respesd et Wildaf-Bénin poursuivent leur plaidoyer pour la protection des enfants. Après le mariage des enfants en période de Covid-19 le 21 octobre dernier, elles interpellent la conscience collective des acteurs sur la mendicité des enfants. C’est à la faveur d’une conférence de presse ce mercredi 11 novembre 2020 au siège de Esam à Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

« Inviter tous les acteurs à se mobiliser pour faire proscrire de nos habitudes au quotidien, les pratiques qui consistent à encourager la mendicité ou à contraindre les enfants à la mendicité en violation flagrante de leurs droits ». Voilà l’un des objectifs de cette conférence de presse des Osc animée sous la houlette du directeur de l’Ong Esam, Norbert Fanou-Ako. Le Chargé de programme du Réseau des structures de protection des enfants en situation difficile ( Respesd), M. Maxime Agoua dira qu’il s’agit d’interpeller la conscience collective de tous les acteurs concernés par le fléau à savoir, l’Etat, les Osc et les familles.

L’Ong Esam et les Osc partenaires rappellent que le code de l’enfant en son article 179 précise que toute utilisation d’un enfant dans les rues, dans les marchés, aux feux tricolores ou aux abords des différentes intersections dans le seul but de mendier ou pour quelque raison que ce soit, est formellement interdite. Le code, poursuivent-elles, a prévu en son article 338 que quiconque incite ou contraint un enfant à la mendicité, est puni de six ( 06) mois à deux ( 02) ans d’emprisonnement et d’une amende de cent mille ( 100.000) à deux cent cinquante mille ( 250.000) f Cfa.

Une vue partielle des enfants présents

Etat des lieux et plaidoyer

Une étude datant de janvier 2015 réalisée à Malanville, Parakou et Cotonou révèle d’une part, une mendicité affichée quasi permanente pratiquée majoritairement par les enfants d’origine étrangère à raison de 54% y compris les talibés et de l’autre, une mendicité clandestine ou de circonstance qui concerne essentiellement les enfants béninois provenant le plus souvent de familles vulnérables, déstructurées ou avec lesquelles ils sont en conflit. « Si la mendicité à nos yeux est considérée comme un dysfonctionnement de la norme sociale, qui débouche sur l’exploitation sous diverses formes des enfants vulnérables ou soumis à la vulnérabilité, l’Etat dans son organisation devrait avoir sa stratégie de riposte pour qu’aucun enfant ne subisse de telle violation », a déclaré, le directeur de Esam, M. Norbert Fanou-Ako.

Toutefois, des recommandations formulées à partir des constats d’adressent aux pouvoirs publics, aux organisations non étatiques d’aide aux enfants, aux leaders religieux et aux collectivités locales, fait-il observer.

Le directeur de Esam assure qu’il est possible de lutter efficacement contre la mendicité en créant les conditions favorables à l’épanouissement des enfants : « En effet, l’offre de services sociaux de base pour l’écoute, la sécurisation et la prise en charge des enfants impliqués dans la mendicité reste une aspiration forte. Pour une lutte efficace, il faudra encourager le travail en synergie dans le respect des normes en suscitant les aspirations les plus profondes des enfants par rapport à leur avenir. Il faudra par ailleurs, initier des actions de communication en direction des acteurs de la mendicité afin de les sensibiliser sur les textes réglementaires qui l’interdisent ».

D’autres représentants de Osc

M. Norbert Fanou-Ako a également fait mention de l’intérêt à protéger les enfants contre la mendicité et à favoriser plutôt leur scolarisation ou leur insertion dans les corps de métier pour les plus âgés, l’installation d’un cadre d’écoute et d’orientation des enfants vulnérables en errance dans la rue, et enfin la mise en place d’un programme de lutte contre la mendicité chez les enfants.

Apothéose de 50 jours d’intenses prières: Le ministère Canaan pour la prospérité aux chrétiens et la paix pour la nation

Le Prophète fondateur du ministère Canaan, Ithiel Dossou

Le ministère Christ annoncé en Afrique et aux autres nations ( Canaan) a clôturé en apothéose ce dimanche 8 novembre 2020 à son siège à Aglagadan à Cotonou, sept semaines d’intenses prières. Occasion pour le responsable dudit ministère, le prophète Ithiel Dossou de résumer ces semaines d’intenses prières en louange et adoration pour la prospérité des chrétiens et la paix pour la nation béninoise.

Ghislain Gbènakpon

« Dieu nous a dit de dire à tous les chrétiens qu’ils vont prendre la première place sur le plan économique. C’est cet étendard que nous avons élevé pendant 7 semaines. Nous avons fait des autels de prière pour briser les autels de malédiction ». Ainsi s’exprimait le prophète Ithiel Dossou à la faveur d’une interview à la presse en marge de la soirée apothéose des sept ( 7) semaines de prières intenses au ministère Canaan. Dans son allocution de circonstance, il fait observer que le chiffre 7 symbolise la perfection et les 49 jours font 7 niveaux de perfection qui font entrer les chrétiens dans leur jubilée.

« En effet, le Seigneur nous a convoqués en septembre pour lui bâtir un autel de prières intenses. Le mois d’octobre a été dédié chez nous à LA PROSPÉRITÉ A TOUS ÉGARDS. Notre autel de la prospérité a été bâti sur trois (3) piliers principaux : la prière à outrance, le sacrifice à outrance, l’évangélisation », a-t-il expliqué.

Paix pour le Bénin

L’autre message qu’il faut retenir de ces 7 semaines d’intenses prières est la mobilisation pour la paix au sein de la nation béninoise. Des autels de prières ont été installés à cet effet et des prières intenses se feront du 1er janvier au 31 décembre, annonce le président du ministère Canaan. Elles interviennent à quelques mois de la présidentielle qui pour beaucoup ne s’annonce pas forcément des plus paisibles.

Une vue partielle des chrétiens du ministère Canaan

« Il n’est pas juste d’ignorer que la nation est en crise. En notre qualité de citoyen et de serviteur de Dieu, nous croyons que le pardon et l’unité sont le ciment de toute action voulant se conclure dans le succès. Nous appelons les gouvernants à aller puiser dans l’Alliance du pardon et de la réconciliation établie depuis l’historique conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990. Les institutions de la République, les anciens présidents et la société civile notamment devraient se pardonner mutuellement et se donner la main pour mieux valoriser nos atouts et nos ressources au service de notre nation. », déclare le prophète Ithiel Dossou.

Il a tenu à inviter tous les hommes de Dieu à ne pas avoir de positions partisanes dans les dossiers brûlants de la nation : « Nous appelons tous les serviteurs de Dieu, quelle que soit leur dénomination, les chefs religieux et tous les croyants à être apolitiques et à se tourner vers le Royaume de Dieu. En effet, notre rôle est d’être à la brèche et d’invoquer Dieu afin qu’il nous donne des messages pour la nation. ».

AG de l’Amicale des Douaniers de la Promotion 2003: Le Lcol Roland Nestor Dégila réélu à la tête de l’ADP

Le Lieutenant-Colonel Roland Nestor Dégila, Pdt réélu de ADP 2003

L’Amicale des Douaniers de la Promotion 2003 ( ADP 2003) était en assemblée générale ordinaire ce samedi 7 novembre 2020 à la direction générale des douanes. Au terme des travaux, le Lieutenant-Colonel ( Lcol) Roland Nestor Dégila est réélu à la tête du bureau exécutif national quasiment reconduit.

Ghislain Gbènakpon

Pas donc de changement à la tête de l’Amicale des Douaniers de la Promotion 2003 ( ADP 2003) au terme de son assemblée générale ordinaire de ce samedi 7 novembre 2020. Le Lieutenant-Colonel Roland Nestor Dégila est réélu président du bureau exécutif national qui a été quasiment reconduit dans son ensemble.
« On a été évalué et le bureau a été quasiment reconduit pour qu’il y ait une certaine continuité afin qu’on puisse parfaire ce qui reste à faire pour pouvoir donner satisfaction à la promotion. Nous allons vite mettre en place un programme d’activités qui va être évalué et validé », a déclaré l’ancien et nouveau président de l’ADP 2003 à la faveur d’une interview à la presse au terme des travaux de l’assemblée générale.

Une vue de famille des membres de l’ADP 2003

Le Lieutenant-Colonel Roland Nestor Dégila n’a pas manqué de lever le voile sur les principaux chantiers que le nouveau bureau entend conduire pour un heureux aboutissement. « Il y a le problème de carrière des agents et aussi des différends entre collègues. L’assistance aux personnes éplorées ou éprouvées doit être prompte. Il faut que la promotion soit représentative au niveau de l’administration de la douane afin que les membres puissent avoir une certaine notoriété. Pour ce faire, le bureau doit explorer des formations que les collègues doivent suivre après la formation de base pour pouvoir participer aux concours organisés par la douane. », a-t-il déclaré.

Il faut préciser qu’aux termes de ses statuts, l’ADP 2003 a pour buts de « servir de creuset pour l’unité de ses membres quelles que soient leurs opinions politiques, leurs régions d’origine et leurs convictions religieuses, de resserrer les liens de camaraderie et de renforcer l’esprit de concorde, de sacrifice d’entraide entre les membres, de défendre les intérêts de ses membres, de sensibiliser, d’informer, et d’éduquer ses membres afin d’améliorer leur rayonnement personnel et d’activer leur rendement dans leurs unités respectives. ».

Présidentielle 2021: Ida Gaba et Feb optent pour la continuité avec Talon

La Pdte du mouvement Feb, Mme Ida Alounton Gaba

Encore du soutien pour le chef de l’Etat dans la perspective de la présidentielle de l’année prochaine. A la faveur de sa sortie officielle ce samedi 7 novembre 2020 au Chant d’oiseau à Cotonou sous la houlette de la présidente, Mme Ida Alounton, épouse Gaba, le mouvement Forces engagées pour le Bénin ( Feb) opte pour la continuité avec Talon en 2021.

Ghislain Gbènakpon

« Monsieur le Président de la République, son Excellence Patrice TALON, n’ayez peur de rien. Vous avez le soutien des femmes. Vous avez le soutien du peuple. Dites seulement OUI et nous serons guéries. Nous sommes prêtes à mobiliser la troupe pour votre victoire qui permettra de poursuivre les grandes réformes et réalisations, une victoire républicaine qui sera le fruit de nos efforts collectifs ». Voilà l’appel que la présidente des Feb, Mme Ida Gaba a lancé à l’adresse du président Patrice Talon pour l’assurer de l’engagement sans faille de son mouvement pour la continuité de ses actions de développement à la tête du Bénin au terme de la présidentielle de 2021.

Elle fait observer que les multiples actions menées en moins de 5ans par le Président de la République, son Excellence Patrice Athanase Guillaume TALON, ont permis de révéler le Bénin dans le concert des Nations et posent à n’en point douter, les balises d’un avenir radieux pour chacun et pour tous. Il en est ainsi par exemple, entre beaucoup d’autres, de la construction et de la rénovation de plusieurs marchés sur tout le territoire national pour permettre aux femmes d’exercer leurs activités commerciales dans de conditions agréables, de la dépolitisation de l’octroi de microcrédit aux femmes avec l’introduction de procédures qui rendent la gent féminine autonome et libre des tracasseries et escroqueries par de tierces personnes, de la fin des grèves intempestives et du sauvetage réussi de l’année académique 2019-2020 malgré les menaces du Covid-19.

Une vue partielle des militantes du mouvement Feb

Mme Ida Gaba a mis un accent particulier sur les efforts remarquables d’assainissement des Finances Publiques, la fin effective du délestage qui est désormais un lointain souvenir, l’effectivité de la mise en place et du fonctionnement des cantines scolaires, le dédommagement en vue du démarrage effectif des travaux de l’aéroport international de Glo Djigbé, le démarrage et la poursuite des travaux de plusieurs axes routiers dont l’axe Porto-Novo-Missérété qui changera le visage de la ville capitale, le repositionnement du Bénin comme pays touristique et la sécurité sur le corridor.

« La liste des belles œuvres du Président Talon n’est pas exhaustive. Mais nous nous en tenons à cela pour justifier le OUI franc que nous femmes, disons pour annoncer haut et fort, notre décision qui s’inscrit dans la continuité. J’invite donc tous les représentants du mouvement Forces Engagées pour le Bénin à se mettre en ordre de bataille pour l’atteinte de cet objectif juste », a déclaré Mme Ida Gaba, la présidente des Feb.

Don de matériels didactiques au Ceg1 d’akpakpa Centre: Upav-2021 et l’Amicale des anciens élèves font œuvre utile

Une vue du matériel didactique offert

En partenariat avec l’Union du peuple en action vers 2021 ( Upav-2021), l’Amicale des anciens élèves du Ceg Akpakpa-Centre a fait, ce vendredi 6 novembre 2020, don de matériels didactiques audit collège. C’était en présence, entre autres, des apprenants, des têtes couronnées et chefs traditionnels, des députés, des responsables de l’Upav-2021 et de l’Amicale ainsi que du ministre Gaston Dossouhoui.

Ghislain Gbènakpon

12 ouvrages de français et de philosophie, 10 manuels de mathématiques des classes de 3ème et des Terminales C, D et E, 10 manuels de physiques, chimie et technologie ( PCT) de la 3ème et des Terminales C, D et E, 05 ouvrages des Sciences de la vie et de la terre ( SVT) de la 3eme et de la Terminale D, 1 kit de Biologie-Physiologie, 2 kits de Géométrie pour enseignants, 13 ouvrages d’anglais des classes de 3è et de Terminale, 10 manuels English Made Easy, 10 dictionnaires Anglais-Français, 16 boîtes de vraies blanches et 1 carton de cartables. Voilà de façon détaillée les matériels didactiques que l’Amicale des anciens élèves du Ceg Akpakpa-Centre, avec le soutien de son partenaire l’Upav-2021, a donnés à l’administration dudit collège.

Dr Maman Toléba, 1er Conseiller à l’Upav-2021

Dans une interview à la presse, le 1er Conseiller à l’Upav-2021, Dr Maman Toléba a rappelé que l’Amicale est constituée des anciens camarades de classe du président Patrice Talon ; toute chose qui explique le partenariat fructueux entre l’Amicale et l’Upav-2021. « Nous saluons ici l’initiative de l’Amicale des anciens élèves du Ceg Akpakpa-Centre. Nous saluons et remercions tous les enseignants de ce collège de l’ancienne génération à la nouvelle, pour l’honneur qui est fait à notre pays à travers cette fine fleur qui nous est ainsi offerte à travers la personnalité du président Patrice Talon. L’Upav-2021 et l’Amicale du Ceg Akpakpa-Centre, à travers cet acte, voudraient inviter les acteurs de l’enseignement à tous les niveaux à accompagner les réformes en cours dans notre pays afin que l’homme de demain que vise la rupture soit un homme de type nouveau, plus utile à son pays. », a déclaré dans son discours de circonstance, le président de l’Upav-2021, M. Justin Lissanon. Il faut dire que le soutien de l’Upav-2021 à ce don s’explique aussi par le fait que le parrain de ce mouvement politique, le Pr Jacques Edjrokinto est aussi membre de l’Amicale. Dans son discours de bienvenue, l’homme a aussi eu à mettre en relief la pertinence et le sens de cette remise de matériels didactiques.

Le Pr. Jacques Edjrokinto lors de son allocution de bienvenue

Appel aux apprenants d’aujourd’hui

Le président de l’Amicale des anciens élèves du Ceg Akpakpa-Centre a dans son intervention, invité les apprenants à mettre le pas dans ceux des anciens en faisant davantage la fierté de l’établissement à travers de bons résultats. « Munis de quelques ouvrages, manuels et matériels, nous sommes venus vous encourager dans votre volonté de suivre les pas de vos anciens qui aujourd’hui plus qu’hier font la fierté de cet établissement en soulageant ainsi une partie de vos besoins pour des résultats encore plus élogieux pour vous, vos parents et pour les premiers élèves dont le chef de l’Etat, Monsieur Patrice Talon, qui certes seront fiers de vous. Chers enfants, il me plaît de vous rappeler que parmi les diplômés de cet établissement en effet, certains ont occupé de hautes fonctions au service de la nation béninoise comme le chef de l’Etat actuel, le président Patrice Athanase Guillaume Talon. Je vous exhorte donc à lui emboîter le pas afin qu’un jour, vous puissiez pourquoi pas, sortir parmi vous un président de la République. », a déclaré M. Jean-Pierre Hountin Kiki.

Le Pdt de l’Amicale, M. Jean-Pierre Hountin Kiki remettant symboliquement un ouvrage à la directrice du Ceg1 Akpakpa-Centre, Mme Catherine Fassinou.

Il s’agit là d’un défi que les apprenants à travers leur porte-parole, se sont engagés à relever et n’ont pas manqué de remercier l’amicale pour ce don. La directrice de l’établissement a également remercié l’amicale et a souhaité que ce don ne soit pas le dernier avant d’exprimer d’autres besoins cruciaux du collège dont, entre autres, un soutien pour les préparatifs de son cinquantenaire . « Seulement, nous souhaitons que cette remise de don ne soit pas la dernière. En effet, le collège manque d’une clôture digne du nom, souffre de l’insuffisance de tables-bancs et du matériel informatique. La commémoration des cinquante ( 50) ans d’existence du collège est prévue pour cette année scolaire 2020-2021 et nous vous attendons de pied ferme. », a déclaré Mme Catherine Fassinou.

Le Pdt de l’Upav-2021, M. Justin Lissanon lors de son intervention

Non installation de la Cour des comptes plus d’un an après la révision: Le parti GSR rejoint la société civile dans la dénonciation

Le Pdt du GSR, M. Antoine Guédou Vissétogbé

Le parti Grande Solidarité Républicaine ( GSR) soutient avec force, la dénonciation par la société civile de la non installation de la Cour des comptes, plus d’un an après sa création à la faveur de la révision de la Constitution. C’est ce que martèle son président Antoine Guédou Vissétogbé au détour d’un entretien avec la rédaction.

Ghislain Gbènakpon

« J’adhère à la requête de la société civile en tant que comptable de formation. C’est un gouvernement qui ne veut pas du contrôle voire de la transparence ». C’est ce qu’a martelé avec force M. Antoine Guédou Vissétogbé. Le président du GSR assure que son parti a suivi avec grand intérêt la déclaration de la société civile que le bureau politique approuve avec fermeté. C’est déjà heureux, poursuit-il, que ce soit la société civile qui ait dénoncé en premier la situation. Si c’était les partis politiques, fait-il observer, on ferait toute une histoire autour.

M. Antoine Guédou Vissétogbé voit dans la non création de la cour des comptes une manifestation de la face cachée du chef de l’Etat. « C’est la face cachée du président Talon. On vous présente quelque chose en écran, et derrière, il y a un projet caché. Vous vous rappelez que la constitution a été modifiée en procédure d’urgence quoique le règlement intérieur de l’Assemblée nationale ne les y autorise et ce, sous prétexte de l’urgence d’une cour des comptes. Aujourd’hui, il n’y a pas de cour de compte. La valorisation de la représentativité de la femme entre temps miroitée n’est pas non plus effective quoique le président Talon dispose d’une Assemblée qui lui permet de réaliser ses promesses. Et c’est ce rejet de la cohérence, de la transparence et de l’orthodoxie, que nous déplorons dans la conduite du président Patrice Talon », a-t-il confié.

Le président du GSR a profité de l’occasion pour dénoncer d’autres réformes politiques du pouvoir de la rupture.

Parrainage et financement public malicieusement pensés

« Personne ne peut accepter le parrainage tel que c’est conçu. Ce n’est pas le parrainage en soit qui est refusé mais plutôt la forme qui ne s’adapte pas à la circonstance gravissime qui est le nôtre. Il faut être naïf pour l’accepter. La forme qu’ils en donnent a deux avantages pour la mouvance. Le premier, c’est éliminer l’opposition. Le deuxième, c’est faire financer à défaut la campagne de la mouvance par l’opposition. », a soutenu M. Antoine Guédou Vissétogbé, abordant quelques pans des réformes politiques du chef de l’Etat Patrice Talon.

L’autre sujet est le financement public des partis politiques que le président du GSR qualifie de fonds décaissés pour l’essentiel, au profit des seuls partis du chef de l’Etat. Il fait observer que la loi impose trois conditions aux partis pour être éligibles au financement public. « Sont éligibles, donc y ont droit, ceux qui justifient d’un siège national et de bureaux départementaux, de la régularité des réunions de leurs instances, de ressources propres. Voilà les trois critères pour être éligible. A partir de là, le financement public est devenu un droit acquis pour tous les partis qui ont satisfait à ces conditions. », a déclaré M. Antoine Guédou Vissétogbé.

Par ailleurs, fait-il observer, le financement public couvre les dépenses de fonctionnement, de promotion du programme politique des partis, des élections, de formation de leurs militants, d’éducation de leurs militants et des citoyens. « On en déduit que les partis politiques, sans exception, ont la mission publique d’éducation civique de leurs militants et des citoyens. Doivent-ils le faire avec leurs propres fonds ? », s’interroge-t-il. Et le président du GSR de préciser : « L’article 9 relatif au 40% pour les élus aux législatives et 60% pour les élus communaux ne concerne que la ligne des élections. Ce n’est pas une condition d’éligibilité. Pour qu’il en soit ainsi, il aurait fallu ajouter aux critères d’éligibilité, avoir des élus. ».

Le bureau politique du GSR compte faire un recours gracieux pour éclairer le président Talon sur ces dispositions de la loi sur le financement public des partis politiques car il faut a priori le créditer de bonne foi . Un Président, fait observer M. Antoine Guédou Vissétogbé, a beaucoup de responsabilités et peut ne pas toujours avoir tout l’éclairage préalable à une décision.

Enfin, il a saisi l’occasion pour se féliciter de la chute du président Trump aux États-Unis car ce dernier et le président Ouattara sont des plaies pour leur continent.

Financement public des partis politiques: La Céna remet à l’Up, Br et Fcbe leur chèque

Le Br en possession de son chèque

Le financement public des partis politiques est devenu une réalité. Ce jeudi 5 novembre 2020 à son siège à Cotonou, la Cena a remis aux partis éligibles, en l’occurrence l’UP, BR, et FCBE leurs chèques. Occasion pour le président Emanuel Tiando de rappeler aux responsables de ces formations politiques les risques encourus en cas de mauvaise gestion de ces fonds publics.

Ghislain Gbènakpon

590.519.964 f Cfa pour l’Up, 505. 942.844 f Cfa pour le BR et 103.537.192 F Cfa pour le Fcbe. Ce sont les chèques dont sont rentrés en possession ce jeudi les trois partis politiques éligibles au financement public conformément à la loi n°2019-44 du 15 novembre 2019 portant financement public des partis politiques en République du Bénin. « A travers cette loi, l’État apporte un appui financier aux partis politiques qui complète leurs ressources propres et, exclusivement destinés à la couverture partielle des dépenses de fonctionnement, de participation aux consultations électorales, d’éducation civique ainsi qu’à la formation de leurs militants. », a déclaré le Pdt Emanuel Tiando.

Les membres du bureau de la Céna

Il faut observer que les chèques remis ce jeudi aux partis éligibles au financement public constitue les 80 % de leurs fonds. Les 20 % autres restant leur seront restitués après le traitement des éventuels recours sur la fiabilité de la somme à eux attribuées. Le président de la Céna n’a pas manqué de rappeler aux représentants des formations politiques, l’obligation pour elles de faire un bon usage de ces fonds publics. « Il est important de mentionner pour finir, que les partis bénéficiaires de ce financement sont soumis aux procédures de gestion des fonds publics ainsi qu’au contrôle de la Cour des Comptes et de inspection générale des finances. Tout manquement à la bonne gestion de ces fonds entraîne automatiquement la perte du bénéfice du financement sans préjudice des sanctions pénales prévues par la législation en vigueur », a rappelé M. Emmanuel Tiando.

Gestion financière et administrative à la base: Les constats d’une mission de l’Efob dans trois communes

La délégation de l’Efob face à la presse

Des bons points et des mauvais. C’est ce qu’on retient de l’état des lieux de la gestion administrative et financière à la base dressé par une délégation des Élus français d’origine béninoise ( Efob) au terme d’une mission d’une semaine à Cotonou, Djougou et Covè. La délégation conduite par Michel Padonou, 1er Vice-président de l’Efob était en effet face à la presse ce vendredi 30 octobre 2020 au siège de l’Association nationale des communes du Bénin ( Ancb) à Abomey-Calavi.

Ghislain Gbènakpon

« En matière de finance, les reddition de compte et les Calendriers du processus budgétaire sont respectés. Ça c’est un point extrêmement positif qui est commun à toutes les communes que nous avons visitées ». Voilà l’une des bonnes nouvelles de la mission objet de satisfaction pour M. Olivier Sègbo, porte-parole chargé de la communication de l’Efob.
Toutefois, la mission a relevé des points de préoccupations que les communes doivent prendre à bras le corps en matière des finances. Le premier point concerne la collecte des recettes non fiscales. « Certaines villes ont connu le déguerpissement de l’espace public et avec sa récupération par l’État, des officines de commerce se sont retrouvés à des lieux fixes. Il revient aux communes de faire le travail de retrouver l’implantation de ces officines et de percevoir les taxes y afférentes », a conseillé M. Olivier Sègbo.

Le deuxième point, poursuit-il, concerne la mise à disposition des régies d’avance pour éviter des procédures longues et coûteuses qui handicapent fortement la réactivité des services et des agents lorsqu’ils doivent se doter de petits matériels qui n’étaient pas forcément connus au moment du collectif budgétaire ou du budget primitif. « Nous attirons l’attention à la fois des communes et de l’Etat sur l’urgence d’une règle qui pourrait permettre aux collectivités de disposer de fonds et de dotations forfaitaires pour remplir bien leur mission. Voir dans les communes des chaises et fauteuils qui sont des dons de pays tiers ne renvoie pas une image glorieuse du Bénin », a soutenu M. Olivier Sègbo.

Avant lui, le chef de la délégation, M. Michel Padonou a fait observer qu’Il y a un ensemble de procédures financières contraignantes qui empêcherait les services techniques de procéder à des réparations d’usage. Des procédures qui imposent de passer par les marchés publics, regrette-t-il, lient les mains aux élus communaux incapables de faire des réparations et autres dépenses urgentes. « Il faut rechercher une source d’efficacité du service . Une commune ne peut pas se satisfaire de ce que les agents viennent au bureau avec leurs propres ordinateurs, leurs propres connexions Internet et transportent sur leurs propres outils privés, des éléments sensibles », a déclaré M. Michel Padonou.

Une gestion administrative à parfaire

Il faut noter ici que le bon point relevé par Isdeen Ouabi, secrétaire général de l’Efob est la volonté des agents communaux et municipaux à s’améliorer surtout ceux des catégories inférieures qui expriment des besoins de formation.
Mais il a relevé des points négatifs que les maires doivent corriger dans leur gestion administrative. Il en est ainsi par exemple de l’absence de lettre de mission ou d’objectifs pour les agents, surtout les cadres nommés à des postes de responsabilité, de l’absence d’actes juridiques de nomination de certains agents et surtout l’absence d’un plan de formation.

Sur ce dernier point, le chef de la délégation a fait une invite aux exécutifs communaux et municipaux. « En ce qui concerne la formation du personnel, nous insistons la dessus pour que l’écart soit comblé ; parce que de cet écart comblé dépendra l’amélioration de la qualité des services fournis aux populations », a déclaré, M. Michel Padonou.
Le 1er Vice-président de l’Efob à également plaidé pour une amélioration de la gestion des archives : « Il y a des archives voyageuses dans presque toutes les communes notamment l’état civile parce qu’il faut aller faire des photocopies ailleurs. Il y a une curiosité. En effet, il existe dans les communes une masse de photocopieuses dont la durée de vie est de 10 mois. Pendant ce temps, des centres de photocopies fleurissent dans les environs des mairies. Une solution doit être trouvée à cet état de chose ».

Certification en IGP de l’ananas Pain de Sucre du plateau d’Allada: Les producteurs à l’école de la gouvernance et de la gestion du Logo de l’OAPI

Une vue de famille des participants

Les producteurs de l’ananas Pain de Sucre du plateau d’Allada sont depuis ce vendredi 30 octobre 2020 à l’école de de la gouvernance et de la gestion du logo de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle ( OAPI). C’est à la faveur d’un atelier de formation de trois jours qui intervient après la certification de l’ananas pain de sucre en Indication Géographique Protégée le mercredi 28 octobre dernier Avec le soutien du Projet d’appui au renforcement des acteurs du secteur privé ( Parasep), celui-ci a été officiellement lancé par le directeur général de l’ANaPI, M. Mathias Agon. Michel Gonomy, expert responsable des indications géographiques à l’OAPI en est le formateur principal.

Ghislain Gbènakpon

« Nous voulons dire aux producteurs que la remise de la certification n’est pas une fin en soi. C’est en réalité le début d’une autre étape qui est beaucoup plus importante, beaucoup plus complexe. Il s’agit aussi de les outiller à l’effet de maîtriser cet outil, de pouvoir le gérer et d’en tirer un profit économique , social et touristique. C’est un atelier qui vise à dire aux producteurs qu’ils ont une opportunité supplémentaire quant à l’exploitation de leurs produits et au développement de leur localité ». C’est en ces termes que le formateur principal, l’expert Michel Gonomy a levé le voile sur les principaux objectifs poursuivis par cet atelier de formation sur la gouvernance et la gestion du logo de l’OAPI au profit des producteurs réunis au sein du Groupement de défense des indications géographiques de l’Ananas Pain Sucre du plateau d’Allada ( Gdiga).

Le Dg/ ANaPI Mathias Agon lançant l’atelier

Le président du Gdiga, M. Bernard Sètondji Gbélidji a tenu à partager la pertinence de l’atelier avec les membres avant de les inviter à suivre avec attention les différentes communications. « On n’obtient pas le certificat pour aller se reposer. C’est maintenant que le plus dure commence. Et avec le plus dur, il faut avoir les outils qu’il faut. D’où l’importance et l’opportunité de cette formation sur la gouvernance et la gestion de logo de l’Oapi par le groupement de défense et de gestion de l’indication géographique. Je voudrais vous inviter à davantage d’attention pour recueillir le maximum pour le développement de notre IG », a déclaré M. Bernard Sètondji Gbélidji

Des responsabilités à assumer désormais

Quant au président de l’Association interprofessionnelle de l’ananas du Bénin ( Aiab), M. Athanase Akpoé, il a attiré l’attention des producteurs sur la nécessité d’assumer les responsabilités qui leur incombent désormais après l’obtention du certificat en Igp. « Une chose est d’être enregistré, une autre est d’assumer ses responsabilités. C’est là le plus grand défi qui s’impose à nous. C’est là que nous pouvons être interpellés demain. C’est donc une opportunité que le Parasep nous offre encore pour nous réarmer, pour nous renforcer », a soutenu M. Athanase Akpoé.

Le formateur principal Michel Gonomy

En lançant les travaux de l’atelier de formation, le directeur général de l’agence nationale de la propriété intellectuelle ( ANaPI) va rejoindre le président du Gdiga et rappeler aux producteurs que le plus dur commence pour eux. « Le processus ayant conduit à l’enregistrement de l’ananas Pain de Sucre n’est pas du tout facile même s’il est passionnant. La balle n’est plus dans le cas de l’OAPI. De l’énergie que nous allons donner à ce processus, dépendra l’amplitude et la portée de notre logo, de notre ananas pain de sucre. A partir de ce moment, le plus dur commence pour nous », a déclaré M. Mathias Agon. Il espère pouvoir compter sur eux pour qu’à partir de maintenant, l’ananas pain de sucre du plateau d’Allada-Bénin puisse être l’ananas reconnu de partout dans le monde pour qu’il apporte effectivement de la valeur ajoutée au produit et au développement du terroir.

Reconnaissance en IGP de produits béninois: L’Ananas Pain de Sucre enfin certifié par l’OAPI

La ministre Assouman recevant la certification

L’Ananas Pain de Sucre du Plateau d’Allada du Bénin a enfin sa certification officielle en Indication Géographique Protégée (IGP). La cérémonie de remise du certificat d’enregistrement et du logo de reconnaissance a eu lieu ce mercredi 28 octobre 2020 à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB) de Cotonou.

Depuis ce mercredi 28 octobre 2020, l’Ananas Pain de Sucre du Plateau d’Allada du Bénin est entré dans le cercle des produits certifiés par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI). Le certificat d’enregistrement et le logo de reconnaissance en Indication Géographique de l’Ananas pain de Sucre (IG/APS) ayant été remis aux autorités béninoises représentées par Mme Shadiya Alimatou ASSOUMAN et Gaston DOSSOUHOUI, respectivement Ministre de l’Industrie et du Commerce (MIC) et Ministre en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP).
C’était en présence de plusieurs personnalités, de représentants des partenaires techniques et financiers (PTF), du Directeur général de APIEx etc. Ces importants documents sont aussitôt remis à Bernard GBELIDJI, président du Groupement de défense et de gestion de l’indication géographique de l’Ananas Pain de Sucre (GDGI APS) du plateau d’Allada.

Une vue de famille

Que ce soit Mathias AGON, Dg de l’Agence nationale de la Propriété Industrielle ANaPI, celui de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), les deux ministres du Gouvernement et les autres intervenants, tous ont loué le progrès réalisé, et surtout demandé aux acteurs de la chaine de maintenir le cap. Ils ont également insisté sur la continuité afin que le Gari Sohui de Savalou et l’Huile d’arachide d’Agonlin inscrits sur la liste des postulants en IGP connaissent rapidement un aboutissement heureux.

Précisons que le dispositif de l’Indication Géographique de l’Ananas « Pain de sucre » (IG-APS) du Bénin est mis en place par le Projet d’Appui au Renforcement des Acteurs du Secteur Privé (PARASEP) sur financement de l’Union européenne (UE) et de l’Agence française de développement (Afd). Ce projet ayant été soumis par l’Association Interprofessionnelle de l’Ananas du Bénin (AIAB) au PARASEP. Il vise à promouvoir la réputation de qualité et l’avantage comparatif du produit et de ses dérivés sur le marché local, sous-régional et international.