Atelier régional sur la PRSC à Cotonou: la session technique de l’OOAS définit les contours de la santé communautaire

Une vue de famille des participants

L’Organisation Ouest Africaine de la Santé ( OOAS ) a mobilisé ce lundi 23 mars 2026, décideurs, experts nationaux et internationaux ainsi que la société civile et le secteur privé à la session technique de l’atelier régional sur le lancement de la Politique Régionale de Santé Communautaire ( PRSC ) qu’abrite Cotonou pour, entre autres, en définir les contours et les mécanismes de mise en œuvre.

Ghislain Gbènakpon

La table d’honneur

Approfondir la compréhension des instruments stratégiques de la PRSC adoptés et définir des mécanismes concrets pour leur mise en œuvre dans les États membres. Voilà ce que vise la session technique de l’atelier régional sur le lancement du PRSC organisé hier par l’OOAS. Il faut dire que tout au long des travaux, les participants ont examiné la politique et les documents associés, partagé les expériences nationales notamment celle du Bénin et ont discuté des stratégies de mise en œuvre, y compris l’élaboration d’une feuille de route régionale.

Le DG/OOAS, Dr. Melchior Athanase Aïssi

Dans son allocution, le Directeur général de l’OOAS, Dr Melchior Athanase Joël C. AÏSSI, a mis en avant la nécessité d’un changement de paradigme plaçant les communautés au cœur des politiques de santé. Il a relevé que les systèmes actuels restent insuffisamment alignés sur les réalités locales et a souligné l’importance de privilégier des approches préventives, promotionnelles et intégrées.Il a en outre indiqué que la Politique Régionale de Santé Communautaire constitue une réponse structurée et durable aux défis de la région, fondée sur une vision commune, des normes harmonisées et des outils opérationnels clairs. Il a également appelé à une action décisive et coordonnée des États membres et des partenaires pour garantir une mise en œuvre efficace.

Au lendemain de cette session technique, les travaux de l’atelier régional vont se poursuivent ce mardi 24 mars avec pour objectif, l’adoption et à l’opérationnalisation de la Politique Régionale de Santé Communautaire (PRSC).

FILEF 2026: le dynamisme du leadership féminin au Bénin célébré

Une vue de famille des officiels et personnalités

« La dynamique du leadership féminin en Afrique: cas du Bénin » C’est sous ce thème que s’est tenue ce samedi 21 mars 2026 à Cotonou, la première édition du Forum International sur le Leadership au Féminin ( FILEF 2026 ). Une initiative de la promotrice Mme Carole Arycette Kpédé du Réseau Béninois des Femmes Engagées pour le Développement (ReBeFeED) accompagnée par la co-promotrice Christiane Bokpè Adovèlandé de l’ONG Solidarité Développement Afrique Asie (SDAA) qui a bénéficié du parrainage de la présidente de l’Institut national de la femme ( INF ), Huguette Bokpè Gnancadja et du soutien du gouvernement béninois, du Programme des Nations Unies pour le développement ( PNUD ) et du secteur privé.

Ghislain Gbènakpon

La promotrice Mme Carole Arycette Kpédé

Le leadership féminin doit être vu, entendu, célébré, mais surtout renforcé et structuré. Telle est selon la promotrice, la forte conviction qui sous-tend l’initiative du Forum International sur le Leadership au Féminin ( FILEF ). « Les femmes béninoises avancent. Elles innovent, elles s’imposent et surtout elles inspirent toute une génération. C’est pour accompagner cette dynamique que le FILEF existe. Un cadre pour apprendre. Un cadre pour partager. Un cadre pour se connecter. Et surtout un cadre pour s’élever ensemble », a expliqué dans son allocution de circonstances, Mme Carole Arycette Kpédé pour qui, à l’instar de plusieurs nations africaines, le Bénin est aujourd’hui le théâtre d’une montée remarquable du leadership féminin.

La co promotrice Christiane Bokpè Adovèlandé

« Nous sommes une nation fière de son histoire de femmes fortes, des légendaires Amazones du Dahomey aux commerçantes qui ont toujours été le pilier de notre économie locale. Cet esprit est ancré en nous. Aujourd’hui, les Béninoises excellent dans l’éducation, la justice et les affaires. Mais nous savons aussi que notre plein potentiel reste à révéler. Nous savons que pour chaque femme qui réussit, des centaines d’autres attendent qu’on leur ouvre une porte, qu’on leur tende la main. », a déclaré pour sa part, la co-promotrice du FILEF Mme Christiane Bokpè Adovèlandé. Elle a assuré que les femmes ont le pouvoir de redéfinir le leadership sur le continent et le rendre plus inclusif, plus empathique et plus représentatif des communautés.

Réflexions fécondes et célébration des femmes leaders

Le FILEF 2026 a été fondamentalement marqué par quatre panels thématiques animés par des expertes internationales qui ont abordé les défis et opportunités du leadership féminin en Afrique. Le premier a porté sur le leadership féminin dans l’entrepreneuriat avec pour axes de réflexion la culture du leadership personnel, gage de réussite entrepreneuriale et familiale, l’accès au financement et aux ressources comme un défi pour les femmes entrepreneurs et la digitalisation au service du leadership féminin. Le second panel s’est penché sur les industries culturelles et créatives comme outil de révélation du leadership féminin. Les axes de réflexion ont abordé l’art plastique comme un autre moyen d’expression du leadership féminin, le tourisme culturel comme levier stratégique pour révéler le leadership féminin avec Bénin Vision Alafia 2060 et le tandem Leadership féminin et spiritualité ancestrale.

Le premier panel

Deux autres panels ont mobilisé les attentions sur la place de la femme dans l’arène politique en Afrique et sur les femmes leaders au sein des institutions. Il faut dire que les participantes au FILEF 2026 ont eu l’opportunité d’écouter les expériences de certaines femmes leaders dont les parcours inspirants et d’impact sont de notoriété publique. Il en est ainsi de la marraine Mme Huguette Bokpè Gnancadja et de le coordonnatrice du SNU au Bénin, Mme Aminatou Sar. Cette dernière n’a pas manqué d’évoquer des pistes pour que le leadership féminin s’affirme davantage au Bénin et en Afrique: « Notre responsabilité est de repérer les talents, soutenir les ambitions, financer les projets quand c’est possible, lever les barrières et créer des environnements qui permettent aux femmes non seulement d’entrer mais de s’épanouir » Il faut dire que l’autre temps fort de cette première édition du FILEF a été le Gala Spécial des Femmes Leaders qui a permis de les décorer avec les hommes qui d’une manière ou d’une autre contribuent au rayonnement du leadership féminin. C’était à la faveur d’une soirée riche en sons et en couleurs.

La marraine Mme Huguette Bokpè Gnancadja

Gestion efficiente des parcs de la Pendjari et W-Bénin: le cadre stratégique de recherche dans ces aires protégées présenté aux scientifiques et experts

Une vue de famille  des participants

Les bases d’une recherche au service de la gestion efficiente des parcs nationaux de la Pendjari et du W-Bénin viennent d’être jetées. African Parks qui a reçu la délégation de gestion de ces aires protégées par le gouvernement a organisé ce mercredi 18 mars 2026 à Cotonou, un atelier de vulgarisation de son cadre stratégique de recherche à l’adresse du monde scientifique béninois.

Ghislain Gbènakpon

« L’idée de cet atelier, c’est de créer une connexion avec l’expertise scientifique que nous avons au niveau national et les parks pour se rassurer que nous ouvrons une plateforme qui permet non seulement de nous remettre en cause en se basant sur les données scientifiques pour la réflexion stratégique et scientifique, mais aussi se rassurer que nous avons un processus de gestion adaptative qui permet réellement d’orienter nos actions vers le bon signal, vers la bonne destination pour répondre à l’ambition qui a motivé la délégation de gestion de ces aires protégées », expliqué à la faveur d’une interview à la presse, le directeur régional des opérations d’African Parks, M. Hugues Akpona

Les participants en séance

Il faut dire que les travaux ont connu la participation des représentants de l’administration forestière, des responsables des parcs nationaux, des chercheurs et acteurs scientifiques. Et il a été fondamentalement question de leur présenter le cadre stratégique de recherche d’African Parks, les opportunités de collaboration entre African Parks et les universités et autres organisations scientifiques, de rechercher des approches de solutions aux difficultés rencontrées en matière de recherche dans les parcs nationaux et de poser les bases d’une meilleure collaboration pour soutenir les actions de conservation.

« Les échanges ont porté d’abord sur la connaissance de ce que nous faisons, sur l’intérêt du monde scientifique vis-à-vis des ressources naturelles, vis-à-vis de ces parks. Ils ont également porté sur comment nous concilions ces deux attentes en restant dans l’esprit d’exploiter toutes les possibilités et opportunités qu’on a en termes de connaissances et de capacités pour orienter la gestion de façon efficiente. Donc ici, nous travaillons à discuter des opportunités que nous avons à collaborer avec le monde scientifique pour être plus efficients », a soutenu M. Hugues Akpona.

JIF 2026: le leadership des femmes en santé mondiale au cœur d’un webinaire de Galien Africa

Des participants: Dr. Raymonde Goudou Coffie ancienne ministre, Dr Sennen Hounton de l’UNFPA, Dr Caty Fall Sow de la Fondation Gates, Dr N’da Konan Michel Yao de l’OMS et Professeure Fatou Samba Ndiaye de l’Association des femmes médecins du Sénégal (AFEMS )

« Leadership des femmes en santé mondiale : influence stratégique sur les politiques publiques, justice sociale et modèles innovants de financement dans un contexte de ressources limitées ». C’est le thème du webinaire organisé le 11 mars dernier par Galien Africa à l’occasion de la célébration en différé de l’édition  2026 de la Journée internationale des droits des femmes ( JIF 2026 ).

Un véritable coup de projecteur sur le rôle central des femmes dans la transformation des systèmes de santé et les modèles financiers qui y sont consacrés. C’est ce qu’a permi ce webinaire qui a connu la participation d’experts aussi bien africains qu’internationaux dont Sur le front du financement stratégique et de l’autonomisation économique, Dr Caty Fall Sow, Directrice des politiques pour l’Afrique à la Fondation Gates, plaide pour un financement « intelligent » et catalytique. Elle met un accent particulier sur le rôle des femmes leaders, qui doivent pouvoir influencer les politiques publiques grâce à des données scientifiques solides, des institutions robustes et des réseaux performants. Elle a également mis en relief le lien entre la santé et l’agriculture. Il ressort de son intervention que soutenir les femmes agricultrices améliore la nutrition, stabilise les revenus des ménages et renforce la résilience communautaire: « L’accès aux marchés, aux intrants et aux services financiers transforme ces femmes en véritables actrices économiques et décisionnaires, garantissant une autonomie durable et équitable »

Des politiques publiques positivement impactées par le leadership féminin

L’impact positif du leadership des femmes sur les politiques publiques est patent. C’est pourquoi depuis le Sénégal, Professeure Fatou Samba Ndiaye, Présidente de l’Association des Femmes Médecins du Sénégal (AFEMS) a été focus sur l’importance pour les femmes de s’approprier les espaces de décision, en intégrant les ministères transversaux pour influencer les arbitrages budgétaires. Et l’intervention de Dr. Raymonde Goudou Coffie, ancienne ministre de la santé de la Côte d’Ivoire qui a partagé son expérience sur les leviers d’influence au plus haut niveau lui donne raison. En effet, sous sa direction, la budgétisation sensible au genre, les taxes sur le tabac et les boissons sucrées et le financement basé sur la performance ont renforcé l’efficacité des ressources. Le budget du ministère est ainsi passé de 6 % à une progression cumulée de plus de 200 %, permettant la construction d’infrastructures stratégiques et le renforcement de la vaccination maternelle et infantile.

Il faut dire que ce webinaire de Galien Africa aura donc démontré que les femmes sont au cœur de la transformation des politiques publiques et de l’efficacité des systèmes de santé africains. Et c’est un bel hommage qui est ainsi rendu à la gent féminine africaine en ce mois de Mars consacré aux femmes du monde entier.

Transformation durable de l’agriculture béninoise: la CNA-BÉNIN mobilise les partenaires pour sa stratégie 2026-2030 lancée

Une vue de famille

La Chambre nationale d’agriculture du Bénin ( CNA-BÉNIN ) a mobilisé les partenaires autour de sa stratégie 2026-2030 lancée à l’occasion pour accélérer la transformation structurelle du secteur agricole béninois. C’était ce vendredi 13 mars 2026 à la faveur d’une table ronde à Cotonou. Cette rencontre de haut niveau qui a réuni des représentants du gouvernement, des PTF et des institutions régionales a été ouverte par le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, M. Gaston Dossouhoui.

Ghislain Gbènakpon

La Carte professionnelle agricole ( CPA ), la Coopérative de financement agricole ( Coop-FA ) et le programme agroécologique ECOLAB-Bénin. Ce sont les trois initiatives majeures  au cœur de la stratégie 2026-2030 de la Chambre nationale d’agriculture du Bénin ( CNA-BÉNIN) destinées à répondre aux défis structurels du secteur agricole. Au nombre de ces défis, son  président M. Djoiri Imali Hermann Djetta. a relevé, entre autres, la faible productivité, la vulnérabilité face aux changements climatiques et l’insuffisance de financement pour accompagner les exploitations agricoles.

Les officiels

Il ressort des différentes communications présentées aux partenaires que la Carte professionnelle agricole ( CPA ) permettra notamment de recenser les producteurs à l’échelle nationale, de faciliter l’accès aux crédits, assurances agricoles et subventions publiques, d’améliorer la planification des politiques agricoles grâce à des données fiables et de renforcer l’intégration des producteurs dans les chaînes de valeur. Le projet prévoit la délivrance de 500.000 cartes professionnelles agricoles sur trois ans, avec un objectif de 1,5 millions d’acteurs agricoles identifiés à l’horizon cinq ans. Le mécanisme innovant de financement agricole Coop-FA propose un modèle reposant sur des produits financiers adaptés aux cycles agricoles, un mécanisme de garantie renforcé, une plateforme nationale de gestion des risques agricoles et un accompagnement spécifique pour les femmes et les jeunes entrepreneurs agricoles. Déployée progressivement sur l’ensemble du territoire, l’initiative prévoit la mise en place de guichets pilotes dans les pôles de développement agricole. Quant à la troisième initiative stratégique ECOLAB-BÉNIN, elle ambitionne de toucher 50.000 exploitants agricoles dans les 12 départements du Bénin à travers un dispositif combinant formation, innovation technologique et accès aux marchés. Au-delà de l’amélioration des revenus agricoles, ECOLAB-BÉNIN contribuera également à renforcer la résilience climatique du secteur agricole et à promouvoir des pratiques agricoles durables.

Une vue partielle des participants

La pertinence de la stratégie unanimement saluée

Les partenaires du CNA-BÉNIN ont salué la pertinence des trois initiatives de sa stratégie 2026-2030 pour le développement durable et la transformation structurelle de l’agriculture béninoise. « Pour réussir cette transformation agricole, nous avons besoin de votre confiance. Nous avons besoin de votre expertise et surtout de votre engagement. L’histoire nous enseigne que les grandes transformations naissent des alliances stratégiques bien pensées. Aujourd’hui, nous avons l’opportunité de bâtir une alliance forte pour offrir aux générations futures un secteur agricole moderne, durable et prospère », a déclaré à l’adresse des partenaires, le président M. Djoiri Imali Hermann Djetta.

Le ministre Gaston Dossouhoui

Pour le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche Gaston Dossouhoui, ce plan stratégique 2026-2030 est bien plus qu’un document technique: « C’est une boussole collective. Un appel à l’action, un pacte entre les producteurs, les institutions, les partenaires techniques et financiers et les citoyens. En témoignent les quatre piliers que structure ce plan à savoir l’entrepreneuriat agricole qui doit permettre aux producteurs de devenir des chefs d’entreprise innovants et compétitifs, le renforcement des capacités pour plus de performances, l’agro-écologie pour une production qui respecte la terre , l’eau et la vie , et puis, l’intégration du genre qui rappelle que l’agriculture ne peut être forte que si elle est équitable et inclusive »

M. Parfait Folly, Chef service Communication de la CNA-BÉNIN

En termes de perspectives, le Chef service communication de la CNA-BÉNIN, M. Parfait Folly a fait savoir à la presse qu’il y aura « des rencontres B2B entre la Chambre d’agriculture et certains PTF pour harmoniser les points de vue, harmoniser les cadres de travail pour qu’au bout de 5 ans, les résultats escomptés puissent être atteints. »

Troisième édition du SAFEN: faire de l’IA, une opportunité pour les femmes et l’Afrique

Une vue de famille des officiels et autres participants

Lorsqu’une femme accède aux compétences numériques, elle transforme sa vie, mais aussi sa communauté. C’est avec cette conviction que Women In Tech Bénin organise la troisième édition du Salon africain des femmes pour l’entrepreneuriat et le numérique ( SAFEN 2026 ) ouvert ce jeudi 12 mars 2026 à Cotonou. Le thème de cette édition est en en phase avec son ambition qui est de faire de l’Intelligence Artificielle, une opportunité pour les femmes et l’Afrique.

Ghislain Gbènakpon

« Puissance féminine à l’ère de l’IA: compétences, innovation et inclusion pour transformer l’Afrique ». C’est le thème du SAFEN 2026 qui s’arrime parfaitement avec la conviction et l’ambition de Women In Tech Bénin. Dans son allocution de circonstances, sa présidente Gloria Ahonoukoun fait observer que l’Intelligence Artificielle transforme déjà les économies et les métiers sur le continent. « Notre responsabilité collective est de faire en sorte que les femmes ne soient pas seulement utilisatrices de ces technologies, mais aussi créatrices et leaders de cette transformation », a-t-elle soutenu.

Visite des stands

Pendant deux jours, le SAFEN 2026 offre un espace de rencontres, d’échanges et d’opportunités pour les femmes dans l’entrepreneuriat et le numérique. Au programme, des panels de haut niveau, des ateliers autour de l’IA, une mise en lumière de femmes inspirantes et initiatives d’innovation. « l’Intelligence Artificielle ne doit pas seulement transformer nos technologies. Elle doit aussi transformer les opportunités et permettre aux femmes de participer pleinement à la construction du futur numérique de l’Afrique », a déclaré la présidente de Women In Tech Bénin, Gloria Ahonoukoun.

La directrice exécutive de Women In Tech Bénin

Dans son discours d’ouverture du SAFEN 2026, Mme Huberte Bessan, représentante du ministre du développement et de la coordination de l’action gouvernementale a salué l’engagement constant de la communauté Women In Tech Bénin. Selon elle, le thème du SAFEN de cette année est à la fois actuel, ambitieux et profondément stratégique: « Il met en lumière un enjeu majeur; celui de la place des femmes dans les mutations technologiques en cours, et de leur rôle central dans la construction d’économies africaines compétitives, résilientes et durables » Le SAFEN 2026 se tient avec le soutien des partenaires de Women In Tech Bénin dont notamment LuxDev et l’OIF.

Une exposante

8 Mars à l’ABPC édition 2026: les femmes de la protection civile outillent les marchandes de Gbégamey sur la gestion des débuts d’incendie

Une technique de gestion du début d’incendie exposée aux femmes du marché

Encore un 8 Mars à l’Agence béninoise de protection civile ( ABPC ) sous le signe de l’engagement au travail bien fait et d’oeuvre utile au profit de la société. Les femmes de la protection civile ont outillé ce mercredi 11 mars leurs sœurs et mères du marché moderne de Gbégamey à Cotonou sur la gestion des débuts d’incendie.

Ghislain Gbènakpon

Modalités d’ouverture d’un extincteur

Le bon usage des dispositifs d’extinction de feu installés dans le marché et les bons gestes en cas de survenance d’un début d’incendie sur le lieu d’exercice de leurs activités et à la maison. Voilà ce sur quoi les femmes de la protection civile ont sensibilisé les actrices économiques du marché moderne de Gbégamey à l’occasion de la célébration en différé du 8 Mars 2026, Journée internationale des droits de la femme. Associant la théorie à la pratique sous le lead de l’Adjudant Diane Hounsounou, elles ont outillé leurs interlocutrices sur la gestion des débuts d’incendie nés de l’utilisation du gaz domestique et du bois ou du charbon.

La gestion du début d’incendie avec une serviette mouillée

Il faut dire que la démonstration grandeur nature de la gestion des débuts d’incendie par les femmes de la protection civile à l’adresse des femmes du marché moderne de Gbégamey a porté sur l’utilisation d’une serviette mouillée ou d’une matière proche d’une bâche pour enrayer le feu d’une part et le bon usage d’un extincteur d’autre part. Par ailleurs des conseils pratiques leur ont été donnés en cas de grand incendie. Il a été notamment question du recours dans ce cas aux services des sapeurs pompiers et la bonne nouvelle est qu’en plus des autres numéros, le 118 est désormais fonctionnel.

Une commerçante qui s’exerce à la pratique avec succès

Il faut dire aussi que l’occasion a été donnée aux femmes du marché de Gbégamey de s’exercer elles-mêmes aux différentes techniques de gestion des débuts d’incendie. A la grande satisfaction des femmes de la protection civile, les volontaires ont réussi à éteindre un début d’incendie. C’est le cas de Mme Edwige Assogba qui face à la presse a exprimé sa satisfaction et salué l’initiative. L’Ajudant  Diane Hounsounou s’est aussi confiée à la presse : « Le 08 mars, nous ne nous préoccupons pas seulement de nos droits mais aussi de nos devoirs. Nous sommes venues ici pour expliquer aux femmes du marché les bons gestes face aux débuts d’incendie. Comment éteindre les feux de gaz, de bois et de charbon. Le message est bien passé. Les femmes du marché étaient contentes. Elles se sont même prêtées avec succès à l’exercice d’extinction de feu »

Salon Africain des Femmes dans l’Entrepreneuriat et le Numérique. le SAFEN 2026 s’ouvre demain à Cotonou

« Puissance féminine à l’ère de l’IA: compétences, innovation et inclusion pour transformer l’Afrique ». C’est le thème de l’édition 2026 du Salon Africain des Femmes dans l’Entrepreneuriat et le Numérique ( SAFEN 2026 ) qui s’ouvre ce jeudi 12 mars à Cotonou pour deux jours.

Ghislain Gbènakpon

Le Keynote inaugural intitulé « L’IA comme moteur d’opportunités pour les femmes africaines dans la prochaine décennie » donnera le ton de cette édition 2026 du SAFEN que va abriter Cotonou les 12 et 13 mars. Il sera précédée de l’ouverture du marché du numérique. Deux ateliers/Masterclass avec trois sessions chacun vont cibler les élèves et étudiants, les femmes entrepreneures tous secteurs confondus et les professionnelles des métiers du numérique.

Trois panels sont au menu de cette messe de l’entrepreneuriat et du numérique au féminin. Le premier a pour thème « L’IA au service de l’innovation africaine: créer, développer, impacter ». Le second panel va se pencher sur comment booster la performance et la productivité des talents africains dans le secteur de l’IA. Le troisième panel qui se veut institutionnel est intitulé « Vers une IA inclusive: comment le Bénin intègre la perspective genre dans sa stratégie nationale ».

Au programme aussi, entre autres, des échanges avec les exposants, des B2B avec des experts, une exposition galerie d’art avec le portrait de 10 femmes d’impact du numérique. Les gagnants du jeu concours « ProposeTaMeilleureCréationAvecLIA » seront promés.

Forte participation à la présidentielle du 12 avril: les activités de l’Amicale WARo lancées dans les Collines

La Coordination départementale Collines de l’Amicale WARo

Mobiliser les populations pour un taux de participation de plus de 75% dans les Collines aux  élections présidentielles du 12 avril et organiser les communes et arrondissements à pouvoir accompagner la gouvernance du ministre d’État prochainement président Romuald Wadagni. C’est la mission que s’est assignée la coordination départementale de l’Amicale WARo dans les Collines au séminaire de lancement officiel de ses activités. C’était ce samedi 7 mars 2026 au Centre d’Accueil à l »Ombre du Sanctuaire Marial de Dassa-Zoumé sous la supervision du coordonnateur départemental Minakpon Oscar Djigbénoudé.

Ghislain Gbènakpon

Le Coordinateur départemental Minakpon Oscar Djigbénoudé.

Ce séminaire de lancement officiel des activités de l’Amicale WARo dans les Collines qui a réuni une centaine de participants venus de 60 arrondissements du département a connu trois axes de réflexion et d’échanges. Ils ont dans un premier temps fait le point des réalisations du gouvernement de la rupture depuis 2016 jusqu’en 2026. Ce qui a amené chaque acteur à faire part des avancées notables que sa commune ou son arrondissement a enregistrées ces 10 dernières années. Le second axe de réflexion s’est penché sur les obstacles à surmonter pour un fort taux de participation à la présidentielle prochaine. Les travaux de groupes par commune sur cette problématique ont permis à la coordination de disposer d’un certain nombre de goulots d’étranglements comme par exemple les voies d’accès difficiles aux centres de vote dans certaines localités. Il s’agira donc pour elle de définir les stratégies pour inciter les populations à se rendre massivement aux urnes malgré les éventuelles contraintes.

Des participants en travaux de groupes

Le dernier axe de réflexion de ce séminaire a porté sur une projection vidéo sur la Vision Bénin 2060 Alafia, un monde de splendeur. Il a été fondamentalement question des leviers sur qu’il faut s’appuyer pour la réalisation de cette Vision. « Quel que soit le mode ou le système en vigueur dans un pays, il y a trois éléments qu’on doit retrouver. La planification doit être à la base de toute action, de tout programme. Ensuite, mettre les gens à niveau, donc la formation pour pouvoir atteindre les objectifs fixés. Et le dernier point qui n’est pas des moindres, c’est l’évaluation suivie soit de motivation ou de sanction, mais une évaluation impartiale. Si nous nous atelons à ces trois piliers, nous sommes sûrs d’atteindre les objectifs fixés par cette vision de 2060 », a soutenu à la faveur d’une interview à la presse, le coordinateur départemental de l’Amicale WARo dans les Collines, M. Minakpon Oscar Djigbénoudé.

Une vue partielle des participants

Il faut dire que le représentant du préfet des Collines a été impressionné par l’engagement sans faille de cette coordination départementale de l’Amicale WARo pour un fort taux de participation à la présidentielle du 12 avril prochain. « Je voudrais saluer l’engagement des uns et des autres et dire merci au maire honoraire pour sa disponibilité à conduire la barque du développement des Collines pour qu’au soir du 12 avril, on puisse dire que le département a contribué à un fort taux de participation à hauteur de 75% . Et chacun de vous aura un rôle prépondérant à jouer dans sa localité. L’accompagnement institutionnel du préfet ne fera pas défaut », a déclaré M. Rafiou Ibouraïma. Il a été noté la participation active du colonel des eaux et forêts M. Emmanuel Gbédji,  de l’ancien maire de Ouèssè M. Firmin Akpo et du directeur départemental de la santé Collines, Dr. Jacques Akpovi.

Produits et Services de SSR/PF dans l’espace CEDEAO : les acteurs mobilisés à Cotonou pour plus d’efficacité dans le Mécanisme de Financement Régional

Une vue de famille des participants

L’amélioration du financement de l’accès aux produits et aux services de la santé sexuelle et reproductive ( SSR ) et de la planification familiale ( PF ) dans l’espace CEDEAO continue de préoccuper l’Organisation Ouest-africaine de la Santé ( OOAS ) et ses partenaires notamment la Coopération financière allemande ( KfW ). Cotonou abrite depuis ce lundi 2 mars 2026, le Comité technique du Mécanisme de Financement Régional ( MFR ). C’est M. Pétas Akogbéto le directeur de cabinet du ministre de la santé du Bénin qui a officiellement lancé les travaux qui se tiennent jusqu’à ce 4 mars.

Ghislain Gbènakpon

« Il s’agit d’analyser avec lucidité mais aussi avec un esprit constructif, les forces et faiblesses du MFR: comment renforcer la chaîne d’approvisionnement en produits de planification familiale, comment améliorer encore la qualité des services de santé de la reproduction, comment simplifier et fiabiliser nos procédures financières et comment mieux utiliser les données issues des études et des revues nationales pour piloter le programme. » a déclaré le représentant de la KfW, M. David Blohm pour lever le voile sur la mission assignée aux assises de Cotonou.

Une vue partielle des participants en séance

Il faut dire que depuis 2010, l’OOAS et la KfW ont développé un partenariat solide pour améliorer l’accès aux produits et aux services de santé sexuelle et reproductive dans l’espace CEDEAO. Au dernier comité technique tenu à Lomé, si le caractère structurant du mécanisme pour la région a été établi et salué, les travaux avaient également mis en évidence des difficultés persistantes, notamment en matière de gestion et de procédures que les participants à Cotonou doivent surmonter pour rendre ledit mécanisme plus performant au profit des femmes et des jeunes. Les échanges qu’ils auront durant ces trois jours vont être déterminants pour préparer l’avenir, notamment la prochaine phase du Programme régional.

Les travaux de ce Comité technique se déroulent sous la supervision et la modération de Dr. Clétus Adohinzin qui a en charge la conduite à bien de ce Mécanisme de financement régional. Le représentant du ministre béninois de la santé a fait observer que dans un environnement régional confronté à des défis logistiques, financiers, sécuritaires et systématiques, il urge de conjuguer rigueur, innovation et anticipation. « J’ose espérer que les présentes assises doivent nous permettre d’identifier lucidement les goulots d’étranglements, d’harmoniser nos politiques et nos plans d’actions, de renforcer la sécurisation de nos chaînes d’approvisionnement et d’améliorer la qualité des services offerts aux populations », a déclaré le directeur de cabinet M. Pétas Akogbéto.