FILEF 2026: le dynamisme du leadership féminin au Bénin célébré

Une vue de famille des officiels et personnalités

« La dynamique du leadership féminin en Afrique: cas du Bénin » C’est sous ce thème que s’est tenue ce samedi 21 mars 2026 à Cotonou, la première édition du Forum International sur le Leadership au Féminin ( FILEF 2026 ). Une initiative de la promotrice Mme Carole Arycette Kpédé du Réseau Béninois des Femmes Engagées pour le Développement (ReBeFeED) accompagnée par la co-promotrice Christiane Bokpè Adovèlandé de l’ONG Solidarité Développement Afrique Asie (SDAA) qui a bénéficié du parrainage de la présidente de l’Institut national de la femme ( INF ), Huguette Bokpè Gnancadja et du soutien du gouvernement béninois, du Programme des Nations Unies pour le développement ( PNUD ) et du secteur privé.

Ghislain Gbènakpon

La promotrice Mme Carole Arycette Kpédé

Le leadership féminin doit être vu, entendu, célébré, mais surtout renforcé et structuré. Telle est selon la promotrice, la forte conviction qui sous-tend l’initiative du Forum International sur le Leadership au Féminin ( FILEF ). « Les femmes béninoises avancent. Elles innovent, elles s’imposent et surtout elles inspirent toute une génération. C’est pour accompagner cette dynamique que le FILEF existe. Un cadre pour apprendre. Un cadre pour partager. Un cadre pour se connecter. Et surtout un cadre pour s’élever ensemble », a expliqué dans son allocution de circonstances, Mme Carole Arycette Kpédé pour qui, à l’instar de plusieurs nations africaines, le Bénin est aujourd’hui le théâtre d’une montée remarquable du leadership féminin.

La co promotrice Christiane Bokpè Adovèlandé

« Nous sommes une nation fière de son histoire de femmes fortes, des légendaires Amazones du Dahomey aux commerçantes qui ont toujours été le pilier de notre économie locale. Cet esprit est ancré en nous. Aujourd’hui, les Béninoises excellent dans l’éducation, la justice et les affaires. Mais nous savons aussi que notre plein potentiel reste à révéler. Nous savons que pour chaque femme qui réussit, des centaines d’autres attendent qu’on leur ouvre une porte, qu’on leur tende la main. », a déclaré pour sa part, la co-promotrice du FILEF Mme Christiane Bokpè Adovèlandé. Elle a assuré que les femmes ont le pouvoir de redéfinir le leadership sur le continent et le rendre plus inclusif, plus empathique et plus représentatif des communautés.

Réflexions fécondes et célébration des femmes leaders

Le FILEF 2026 a été fondamentalement marqué par quatre panels thématiques animés par des expertes internationales qui ont abordé les défis et opportunités du leadership féminin en Afrique. Le premier a porté sur le leadership féminin dans l’entrepreneuriat avec pour axes de réflexion la culture du leadership personnel, gage de réussite entrepreneuriale et familiale, l’accès au financement et aux ressources comme un défi pour les femmes entrepreneurs et la digitalisation au service du leadership féminin. Le second panel s’est penché sur les industries culturelles et créatives comme outil de révélation du leadership féminin. Les axes de réflexion ont abordé l’art plastique comme un autre moyen d’expression du leadership féminin, le tourisme culturel comme levier stratégique pour révéler le leadership féminin avec Bénin Vision Alafia 2060 et le tandem Leadership féminin et spiritualité ancestrale.

Le premier panel

Deux autres panels ont mobilisé les attentions sur la place de la femme dans l’arène politique en Afrique et sur les femmes leaders au sein des institutions. Il faut dire que les participantes au FILEF 2026 ont eu l’opportunité d’écouter les expériences de certaines femmes leaders dont les parcours inspirants et d’impact sont de notoriété publique. Il en est ainsi de la marraine Mme Huguette Bokpè Gnancadja et de le coordonnatrice du SNU au Bénin, Mme Aminatou Sar. Cette dernière n’a pas manqué d’évoquer des pistes pour que le leadership féminin s’affirme davantage au Bénin et en Afrique: « Notre responsabilité est de repérer les talents, soutenir les ambitions, financer les projets quand c’est possible, lever les barrières et créer des environnements qui permettent aux femmes non seulement d’entrer mais de s’épanouir » Il faut dire que l’autre temps fort de cette première édition du FILEF a été le Gala Spécial des Femmes Leaders qui a permis de les décorer avec les hommes qui d’une manière ou d’une autre contribuent au rayonnement du leadership féminin. C’était à la faveur d’une soirée riche en sons et en couleurs.

La marraine Mme Huguette Bokpè Gnancadja

Lutte contre les violences basées sur le genre: l’Inf fait le point des plaintes en un an d’exercice

La Secrétaire exécutive de l’Inf Me Huguette Bokpè Gnacadja et des collaboratrices face à la presse.

Le point chiffré des plaintes enregistrées par l’Institut national de la femme depuis le mois de septembre 2021. C’est l’exercice auquel s’est prêté l’Inf ce vendredi 2 septembre 2022 à la faveur d’une conférence de presse animée à Azalaï Hôtel de Cotonou par sa secrétaire exécutive, Me Huguette Bokpè Gnacadja et deux de ses collaboratrices

Ghislain Gbènakpon

156. Voilà le nombre total de plaintes enregistrées depuis septembre 2021 à ce jour à l’Inf selon le bilan chiffré présenté à l’occasion de cette  conférence de presse . Elles portent sur des violences basées sur le genre de plusieurs catégories dont entre autre,18 cas de viols sur mineure, 8 cas de viol sur majeure, 23 violences physiques, psychologiques, 5 violences psycolociques et domestiques, 20 violences patrimoniales, 3 cas d’enlèvement et de séquestration et 25 refus de payer une pension alimentaire et 5 cas d’engrossement de mineure. « La tranche d’âges de 0 à 19 ans est la plus touchée pour les cas de viol. Au niveau des violences psycologiques, la tranche d’âges la plus touchée est 36, 37ans. Au niveau des violences domestiques, c’est les femmes de la trentaine », a souligné Me Huguette Bokpè Gnacadja.

Il faut dire que ces cas de Vbg font pour certains objet de traitement par l’Inf avec des décisions de justice. « L’institut est engagé dans sa mission de faire en sorte que la vie quotidienne des femmes et des filles du Bénin soit améliorée. Il y a beaucoup de cas venus d’Abomey-Calavi. Ça, c’est quelque chose qui est récurrent sur lequel, l’Institut national de la femme envisage de faire une étude », a soutenu Me Huguette Bokpè Gnacadja. 

Et pour plus d’effiacité , la secrétaire exécutive annonce  que 100 points focaux seront installés dans les divers arrondissements: « Certains seront installés dans les mairies et certains seront installés dans les bureaux des arrondissements. Ils vont nous représenter, vont recevoir les plaignantes. Ils vont les accompagner selon les besoins au niveau du commissariat ».