Coopération : le Congo va bénéficier de l’expertise du Kenya dans la formation des formateurs techniques

Le ministre Thierry Ghislain Maguessa Ebome et son hôte Margaret Wanda Mwakima

Thierry Ghislain Maguessa Ebome, ministre congolais de l’enseignement technique et professionnel a eu des échanges, ce mercredi 4 mai 2022, à son cabinet de travail, avec Margaret WANDA MWAKIMA, Secrétaire principale du département d’Etat de l’enseignement technique et professionnel près le ministère Kényan de l’éducation nationale. Au menu des discussions l’expertise que le Kenya entend mettre à la disposition du Congo dans le domaine de la formation des formateurs.

La rédaction

La délégation kenyane est venue dire au ministre Thierry Ghislain Maguessa Ebome sa volonté d’apporter expertise du Kenya pour booster davantage le secteur de la formation technique. La partie kényane voudrait accompagner le Congo dans le domaine technique et professionnel, la formation des formateurs. Il est prioritairement question de rendre opérationnelle l’institut d’Oyo. « il s’agit d’une formation portant sur le renforcement des capacités des formateurs et des professionnels qui vont travailler notamment au sein de l’institut technologique d’Oyo », a soutenu la cheffe de la délégation, Margaret WANDA MWAKIMA, qui n’a pas manqué de signaler que son pays, le Kenya est très avancé dans ce secteur.

De ce point de vue, le Kenya peut aider le Congo, principalement dans le domaine de l’assurance qualité, dans le développement des normes à respecter, la qualification des programmes de formation technique. » Pouvait-elle ajouter avant de déduire « Donc, nous voulons arriver à un point où nous allons parler d’une mobilité technique, où nous pouvons toujours nous entraider pour que nos deux pays deviennent des économies manufacturées et industrialisées. »

Une vue des échanges au cabinet ministériel

Les principaux axes de coopération retenus sont, entre autres l’implication du Kenya dans l’équipement et l’élaboration des curricula de formation du prochain institut technologique d’Oyo, la formation des formateurs congolais, la mobilité des auditeurs de l’institut technologique d’Oyo vers les instituts kenyans.

Dans le cheminement vers la concrétisation de cette dynamique portant sur la formation du capital humain nécessaire au développement du Congo, les deux parties devraient formaliser cette volonté à travers un accord spécifique avant le mois de juin prochain.

Dans le but de toucher du doigt la réalité de l’institut technologique d’Oyo, la délégation kényane a mis le cap sur cette localité, située à près de 400km, au Nord de la République du Congo. A travers cette démarche, les deux parties cheminent vers la traduction en acte de l’ambition affichée et partagée des présidents Uhuru Kenyatta, de la République du Kenya et Denis Sassou-N’Guesso, de la République du Congo, en matière de l’enseignement technique et professionnel.

Assemblée générale du Reshaoc à Cotonou : Le défi de la présidente élue Kébé Khadidiatou Saar

Mme Béké Khadidiatou Saar, nouvelle pdte élue du Reshaoc

( Satisfecit pour le Bénin et le Pr. Gnonlonfoun)

Au terme de la retraite d’élaboration de son plan stratégique et opérationnel 2022-2024 les 28 et 29 avril 2022 à Bénin Royal hôtel de Cotonou, le Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan indien et des Caraïbes ( Reshaoc) était en assemblée générale de renouvellement de ses instances. A l’issue des travaux, Mme Kébé Khadidiatou Saar, directrice du Centre Hospitalier Régional El Hadji Ibrahima Niass ( Chrein ) de Kaolack au Sénégal est plébiscitée à la présidence du réseau pour les trois prochaines années. Et du coup, c’est son pays qui va accueillir la prochaine rencontre biennale. A la faveur d’une interview à la presse, elle a assuré que le Sénégal va relever avec brio le défi avant de décerner un satisfecit au secrétaire exécutif du Reshaoc, le Pr. Dieudonné Gnonlonfoun pour la réussite de l’organisation.

Ghislain Gbènakpon

« C’est d’abord un honneur qui est affiché et des remerciements à mes collègues, à mes pairs pour m’avoir choisie et au delà de ma personne, d’avoir choisi le Sénégal. Le Sénégal qui dans le cadre de la relance des activités doit porter le flambeau en organisant en 2023 la rencontre biennale qui aura pour thème, la démarche qualité, l’accréditation des hôpitaux du Reshaoc et le processus de gestion de l’ensemble des risques au niveau de l’hôpital. C’est un thème majeur que le Reshaoc a choisi depuis Marrakech 2018 et nous pensons que Dakar sera encore sur le toit de l’Afrique en organisant cette dernière », a déclaré Mme Kébé Khadidiatou Saar à la rédaction pour ses premières impressions après son élection à la présidence du Reshaoc.

Une vue des travaux de l’Assemblée générale

Pour celle qui est désormais le visage du Reshaoc, l’organisation de la prochaine rencontre biénale est un défi que le Sénégal va pouvoir relever. « C’est un grand défi. Mais le Sénégal est un pays qui a l’habitude, la tradition d’organiser de grands événements et nous n’avons pas peur parce que nous avons le soutien du ministère de la santé et des actions sociales et nous aurons le soutien de la plus haute autorité du pays, en l’occurrence le président Macky Sall qui a pour chantier principal, des soins de qualité aux populations et nous pensons que ce sera un grand événement », a-t-elle déclaré.

Satisfecit pour le Pr. Dieudonné Gnonlonfoun

Dans ses échanges avec la presse, la présidente Kébé Khadidiatou Saar a tenu à féliciter pour la bonne organisation des assises de Cotonou, le secrétariat exécutif avec à sa tête, le Pr. Dieudonné Gnonlonfoun, directeur général du Cnhu-Hkm de Cotonou qui abrite le siège du Reshaoc: « Nous remercions notre pays d’accueil qui est le Bénin. Le secrétariat exécutif est au Bénin et à chaque fois que nous venons ici, nous nous considérons comme dans notre pays. Donc nous rendons hommage au Pr. Dieudonné Gnonlonfoun qui est le secrétaire exécutif et à l’ensemble de son équipe ».

Pr. Dieudonné Gnonlonfoun, secrétaire exécutif du Reshaoc

Il faut dire que cette assemblée générale a été aussi l’occasion pour le secrétaire exécutif du Reshaoc de présenter son rapport d’activité. Et celui-ci a été adopté par acclamation par l’Ag qui a décerné un satisfecit général au Pr. Dieudonné Gnonlonfoun. L’adhésion de nouveaux membres a été aussi prononcée.

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Appel du 1er mai 2022 : Noël Chadaré invite les travailleurs à rester mobilisés

M. Noël Chadaré, Sg/Cosi-Bénin

Face à la morosité ambiante, le secrétaire général de la Cosi-Bénin exhorte les travailleurs à rester mobilisés pour la satisfaction de leurs différentes revendications. C’est un appel que M. Noël Chadaré a lancé à la faveur d’une interview à la presse à l’occasion de la célébration du 1er mai, édition 2022.

Ghislain Gbènakpon

« Mon message aux travailleurs est qu’ils restent mobilisés parce qu’ils fêtent le 1er mai dans la morosité. Leurs conditions de vie et de travail ne sont guère reluisantes. Il faut qu’ils restent mobilisés pour arracher ce qui leur revient. On nous a annoncé une revalorisation hypothétique qui tarde à venir. Les travailleurs doivent donc se tenir prêts pour des actions si cela s’avère nécessaires ». C’est ainsi que s’est exprimé face à la presse, le Sg Noël Chadaré pour son message du 1er mai aux travailleurs.

Le secrétaire général de la Cosi-Bénin a soutenu que la situation des travailleurs s’est dégradée depuis l’avènement du pourvori Talon en 2016. « A son arrivée, il n’a augmenté aucun copeck sur le salaire des travailleurs. Mais bien au contraire, on a vu que les salaires des travailleurs de la fonction publique ont connu une diminution avec deux réformes à savoir la réforme sur les pensions qui a fait baisser les salaires des travailleurs du secteur public et la loi portant code général des impôts qui a fait partir l’Ipts pour installer l’Its qui ne prend pas en compte dans le calcul des impôts les charges familiales. Tout ceci fait que les travailleurs vivent difficilement. Il y a aussi les taxes et impôts créés par ci par là qui ont aussi réduit le pouvoir d’achat des travailleurs. Ils font face à l’augmentation vertigineuse des prix des produits de première nécessité. Donc le tableau est noir pour les travailleurs », a déclaré le Sg Noël Chadaré.

1er mai 2022: Le Syntrad en croisade contre la violence et le harcèlement sexuel dans le monde du travail domestique

Le Sg Noël Chadaré lançant les travaux avec à ses côtés, le Sg/Syntrad Amavi Dégué

« Violence et harcèlement sexuel dans le monde du travail domestique au Bénin : état des lieux et perspectives ». Voilà le thème de la causerie-débat que le Syndicat national des travailleuses et travailleurs domestiques du Bénin ( Syntrad) a organisée au profit de ses militantes et militants ce dimanche 1er mai à l’occasion de la célébration de la fête internationale des travailleurs, édition 2022. C’était à la bourse de travail à Cotonou sous la houlette de son secrétaire général M. Amavi Dégué. Cette causerie-débat a été officiellement lancée par Noël Chadaré, secrétaire général de la Cosi, la confédération d’affiliation.

Ghislain Gbènakpon

Qu’est-ce que c’est la violence ? Le harcèlement sexuel ? Comment se manifeste-t-il? Quelles sont les différentes modalités ou pratiques observées ? Quelle sont les textes de loi qui traitent du fléau et régissent la répression?. C’est la problématique abordée par la communication sur le thème de la causerie-débat présentée aux militantes et militants du Syntrad.

Des militantes et militants du Syntrad

Il faut dire que celle-ci a été participative et leur a permis de cerner les différents contours des concepts de violence et de harcèlement sexuel. Au sortir de cette causerie-débat, les militantes et militants du Syntrad connaissent mieux leurs droits et comment les défendre face à la problématique de la violence et du harcèlement sexuel sur les travailleuses et travailleurs domestiques.

Soutiens aux travailleurs domestiques

Dans son allocution, le secrétaire général du Syntrad a fait observer que les travailleuses et travailleurs domestiques sont les premières victimes et les proies faciles des employeurs pervers en matière de violence et de harcèlement sexuel dans le monde du travail. Il n’a pas manqué de donner des conseils aux militantes et militants avant de les assurer de l’engagement du Syntrad à toujours les soutenir en cas de besoin.  » C’est fort de ces conseils et persuadés que nous allons continuer la sensibilisation pour vous ôter des griffes de ces employeurs pervers et prédateurs que nous vous rassurons de notre indéfectible soutien et de l’engagement de votre organisation syndicale à enrayer ce fléau dévastateur de la dignité et de la bonne conscience. », a déclaré le Sg Amavi Dégué.

Le Sg/Syntrad Amavi Dégué

En lançant les travaux, le secrétaire général de la Cosi, Noël Chadaré a aussi réaffirmé l’engagement de la confédération à défendre les droits des travailleuses et travailleurs domestiques du Syntrad. Il en est ainsi par exemple du relèvement annoncé du Smig à 52000 Fcfa d’ici janvier 2023 et leur déclaration à la Cnss pour des droits de retraite.

Marche contre la faim, la cherté de la vie et autres : La Cstb toujours déterminée à porter et à défendre les revendications des travailleurs

Le Sg Nagnini Kassa-Mampo à la tête de la marche de la Cstb du 1er mai

Elle portera et défendra toujours et partout les revendications des travailleurs. Voilà ce que la Cstb veut qu’on retienne de la célébration du 1er mai 2022 à l’occasion de laquelle, elle a organisé hier sous la houlette du Sg Kassa Mampo, une marche contre la faim, la cherté de la vie et autres, de l’étoile rouge à la bourse du travail à Cotonou, avec pour thème : »Travailleur, poursuis ton combat contre la faim, la précarité, le chômage, la privation des libertés et l’insécurité, induis par l’exécution du pacte colonial au Bénin, pour une gouvernance patriotique et de probité ».

Ghislain Gbènakpon

« Nous marchons pour manifester que nous avons faim, nous voulons manger. Nous voulons satisfaire nos besoins. Nous voulons que nos enfants aillent à l’école. Nous voulons nous soigner si nous sommes malades. Nous voulons être libres de parler. Nous voulons la sécurité dans notre pays. Non au Djihadisme. Nous voulons que notre pays se développe et que la France nous colle la paix. Nous voulons que le président Talon et son gouvernement écoutent le peuple, écoutent les politiques, écoutent les travailleurs, les religieux, tout le peuple ». C’est un peu en ces termes que s’exprimait dans son intervention de lancement de la marche à l’étoile rouge, le Sg Nagnini Kassa-Mampo.

Dans son message à la bourse du travail, le secrétaire général de la Cstb, après avoir passé en revue les conséquences néfastes de la pandémie de la Covid-19 sur la vie des travailleurs, a peint un tableau très peu reluisant de la situation que vit la classe ouvrière au Bénin. Plusieurs revendications non satisfaites des travailleurs, soutient-il, ne leur permettent pas d’avoir le sommeil. On retient, entre autres, la revalorisation substantielle des salaires avec un taux de 60% pour le smig, le paiement des rappels, la suppression des taxes et impôts injustes et diminution des autres comme par exemple les taxes de pont péage et pesage doublé, l’arrêt de la précarisation de l’emploi, la libération des travailleurs arbitrairement emprisonnés comme Laurent Métognon, la satisfaction des revendications des hommes en uniforme-militaires et paramilitaires-frappés par plusieurs actes d’injustice et la prise en charge de tous les retraités de la Cnss.

« Au total, nous devons retenir une seule chose au cours de cette célébration : la Cstb portera et défendra toujours et partout vos revendications. Mais si vous ne vous battez pas, vous n’aurez aucune satisfaction. Vous en avez déjà des preuves. Seule la lutte paie ! », a déclaré le Sg Kassa-Mampo a l’adresse des travailleurs qui se sont fortement mobilisés pour cette marche du 1er mai avec laquelle ils ont renoué après deux années de perturbations dûes à la pandémie de la Covid-19. Il n’a pas manqué de soupçonner et de dénoncer une tentative de la mairie de Cotonou d’empêcher sa tenue effective.

8 mars et journée de l’Uita 2022: L’Uita-Bénin sensibilise sur l’égalité au travail et les performances des Csst

La tribune à l’ouverture des travaux

« L’égalité pour un environnement de travail sûr et une planète durable » et « Fonctionnalité et performances des Csst dans les entreprises : cas des grandes entreprises, petites et moyennes entreprises ». C’est sous ces deux thèmes que l’Uita-Bénin a célébré en différé ce vendredi 29 avril 2022 à l’hôtel de la bourse du travail à Cotonou respectivement la journée internationale des droits de la femme du 8 mars et la journée de l’Uita. Les travaux ont été lancés officiellement par le coordonnateur adjoint du Comité national des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Conasyb-Uita), M. Siméon Dossou. Il avait à ses côtés, entre autres, la présidente du Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Cofesyb-Uita), Mme Nouratou Gambia.

Ghislain Gbènakpon

« La mobilisation des travailleurs et travailleuses pour promouvoir la non discrimination et l’égalité ainsi que les performances des Csst sur les lieux de travail ». Voilà ainsi déclinés par Mme Nouratou Gambia dans son allocution de bienvenue, des objectifs de la célébration en différé de la journée internationale des droits de la femme et la journée de l’Uita, édition 2022.

Elle a fait observer que l’institutionnalisation de la journée dédiée à la femme tient du souci de se pencher sur les problématiques majeures qui entraînent la violation de ses droits et par ricochet freinent son plein épanouissement. « C’est donc une journée de réflexion, d’évaluation des initiatives prises en faveur de l’amélioration de son statut en vue d’une plus grande efficacité. », a soutenu la présidente du Cofesyb-Uita.

Communications et débats

Les responsables des syndicats de base de l’Uita-Bénin venus de tous les départements ont eu droit à des communications sur les deux thèmes de cette double célébration en différé suivies de débats qui ont permis aux participants de bien s’imprégner des différents enjeux liés à la promotion des droits de la femme et celle de la performance des Csst dans les grandes entreprises et les petites et moyennes entreprises.

Une vue partielle …
… des participants.

Dans son allocution de lancement des travaux, le coordonnateur adjoint de l’Uita-Bénin a fait ressortir le caractère transversal des deux thèmes et leur pertinence. « Il faut dire que lorsque nous parlons d’environnement de travail sûr, nous ne pouvons parler que des questions d’environnement dans les entreprises. Et lorsqu’on parle de l’environnement d’entreprise, il est aussi question de la santé et sécurité au travail. Et l’un des objectifs de l’Uita est de promouvoir l’égalité. Ce qui implique aussi la prise en compte des spécificités des femmes dans les questions de santé et sécurité au travail », a expliqué M. Siméon Dossou. Il faut dire que la journée a pris fin avec des échanges sur la participation des affiliés aux activités de l’Uita-Bénin.

Coopération hospitalière au sein du Reshaoc : Moussa Same Daff expose les avancées au Sénégal

M. Moussa Same Daff, directeur du Chn Dalal Jamm à Dakar

Au sein de la délégation du Sénégal à la retraite des points focaux du Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan indien et des Caraïbes ( Reshaoc) des 28 avril et 29 avril 2022 à Cotonou en la personne de M. Moussa Same Daff, administrateur des services de santé, directeur du Chn Dalal Jamm à Dakar et président de l’Association sénégalaise des administrateurs des services de santé ( Asass). Il est accompagné de Mme Khadiatou Saar Kébé, directeur d’hôpital et M. Massamba Diop, point Focal du Réseau au Sénégal. A la faveur d’une interview à la presse, M. Moussa Same Daff a, entre autres, levé le voile sur les grandes initiatives prises dans son pays en matière de coopération hospitalière qui est l’un des principaux objectifs du Reshaoc.

Ghislain Gbènakpon

« Déjà, le Sénégal en la matière est très bien organisé à travers l’Association sénégalaise des administrateurs des services de santé que j’ai l’honneur de diriger. Donc à notre niveau, il y a déjà ce réseau entre directeurs d’hôpitaux, entre hôpitaux qui discutent souvent sur les problématiques de l’heure. Nous avons pu organiser des rencontres avec d’autres institutions de la sous-région notamment avec l’Alliance francophone pour la qualité et la gestion des risques dont le siège est au Maroc et nous avons nous mêmes avec les îles Canaries organisé des rencontres de cette nature. Tout cela pour améliorer les pratiques professionnelle, renforcer les compétences des adhérents et renforcer le partenariat Sud-Sud et Nord Sud », a soutenu M. Moussa Same Daff.

Le directeur de Chn Dalal Jamm à Dakar et président de l’Association sénégalaise des administrateurs des services de santé n’a pas manqué d’exprimer aussi les attentes du Sénégal à cette retraite d’élaboration du plan stratégique opérationnel triennal du Reshaoc : « Nos attentes, c’est que dans ce plan, on puisse relancer le réseau. Car avant d’aller au Nord pour voir ce qui se fait, il y a de bonnes choses qui se font en Afrique dans le même contexte. Il est donc plus facile pour nous de rester ensemble pour améliorer ce que nous sommes en train de faire. Et le Sénégal est toujours ouvert à participer, à donner et à recevoir également comme le disait le président poète Léopold Sédar Senghor; donc être au rendez-vous du donner et du recevoir ».

Une vue de famille des participants à la retraite du Reshaoc

Il a tenu aussi à lancer un appel à tous les hôpitaux du continent à rejoindre le Reshaoc en vue d’une mobilisation pour l’amélioration du système de santé africain. « Je lance un appel à tous les hôpitaux d’Afrique à venir nous rejoindre. Car le système de santé africain ne se fera que par les africains. Et par conséquent, participer à des réseaux du genre améliorerait non seulement les pratiques professionnelles mais aussi permettrait un retour d’expériences extrêmement important pour améliorer ce que nous sommes en train de faire. Donc merci au Bénin de nous avoir accueilli en ses terres si chaleureuses. Merci au secrétariat exécutif et également à tout le peuple béninois pour l’accueil. Ce sera toujours pour nous un plaisir que de revenir pour participer aux activités initiées par le Reshaoc », a déclaré pour finir, M. Moussa Same Daff.

Hôpitaux d’Afrique, Océan indien et Caraïbes : « Je crois au Reshaoc, à la coopération hospitalière », dixit Dr. Said Mohamed Belkadi

Dr. Said Mohamed Belkadi, point focal Maroc et past président Reshaoc

Au nombre des personnalités à la retraite des points focaux du Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan indien et des Caraïbes ( Reshaoc) du jeudi 28 avril à vendredi 29 avril 2022 à Cotonou, il y a le point focal Maroc et past président, Dr. Said Mohamed Belkadi. A la faveur d’une interview à la presse, il a, entre autres, exprimé sa foi totale en le Reshaoc et en la coopération hospitalière. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.

Cause Commune : Qu’est-ce qui justifie votre présence à Cotonou ?

Dr. Said Mohamed Belkadi: Ma présence à Cotonou est plus que naturelle puisque ça fait plus d’une vingtaine d’années que je suis au Reshaoc, membre actif ayant assuré la présidence deux fois au Maroc. Je crois au Reshaoc, je crois à la coopération hospitalière et je crois qu’à travers les réseaux, on peut contribuer à renforcer les systèmes de santé de nos pays respectifs.

Et quelles sont les attentes du Maroc à cette retraite ?

Nos attentes ne diffèrent pas des attentes des autres pays parce que le Reshaoc est intercontinental. Nous cherchons tous à améliorer nos pratiques, à améliorer l’accès de nos concitoyens aux soins, au système de santé, donc nos attentes sont les mêmes que celles des 17 pays membres du Reshaoc.

Quel est l’état des lieux de la collaboration entre hôpitaux au Maroc?

En matière de collaboration au jour d’aujourd’hui, je dirai que tous les établissements souhaitent justement assoir des collaborations pour capitaliser sur le retour d’expériences des uns et des autres. Donc la coopération permet aussi aux gens de découvrir les bonnes expériences et les bonnes pratiques qui ont été testées dans les autres pays. En tout cas pour mon pays, la coopération est très dynamique, notamment la coopération Sud-Sud.

Votre mot de fin.

Mon souhait est que le Reshaoc puisse perdurer, être renforcé par d’autres membres, jouer son rôle justement d’acteur stratégique et suggestif par rapport aux autorités sanitaires, pour améliorer et performer les systèmes de santé de nos pays respectifs.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Dr. Said Mohamed Belkadi à l’ouverture des travaux

Retraite de ses points focaux à Cotonou : Le plan stratégique opérationnel 2022-2024 du Reshaoc en cours d’élaboration

Une vue de famille des participants

Il se tient depuis ce jeudi 28 avril 2022 à Bénin Royal hôtel de Cotonou, la retraite des points focaux du Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Ocean indien et des Caraïbes ( Reshaoc). C’est une initiative du secrétariat exécutif avec le soutien technique et financier de l’Agence française de développement ( Afd), de la Fédération hospitalière de France ( Fhf) représentantée par Mme Hélène Bronco et du Projet des Réseaux des Partenariats Hospitaliers ( Prph) représentée par Emilie Sobac. Venus de sept pays, les participants ayant répondu à l’invitation du secrétaire exécutif, le Pr. Dieudonné Gnonlonfoun, directeur général du Cnhu-Hkm de Cotonou se penchent sur l’élaboration du plan stratégique opérationnel triennal du Reshaoc et l’élection d’un nouveau président à la faveur d’une assemblée générale extraordinaire. Les travaux qui prennent fin ce vendredi 29 avril ont été officiellement lancés par le représentant du ministre de la santé, le directeur général de la médecine hospitalière et de l’exploration diagnostique, Dr. Francis Dossou.

Ghislain Gbènakpon

Bénin, Burkina Faso, Gabon, Sénégal, Togo, Mali et France. Ce sont les sept pays d’où proviennent les points focaux du Reshaoc qui participent à cette retraite au programme de laquelle il y a l’élaboration du plan stratégique opérationnel 2022-2024 et l’assemblée générale extraordinaire devant aboutir à l’élection d’un nouveau président.

Dans son allocution d’ouverture, le représentant du ministre béninois de la santé, Dr. Francis Dossou a rappelé qu’une évaluation externe faite par le Projet des Réseaux des Partenariats Hospitaliers en 2017 a déjà permis de relever certaines forces et faiblesses du Reshaoc. Et la tenue des assises de Cotonou s’inscrit dans la droite ligne des recommandations issues de cette évaluation.

La tribune officielle à l’ouverture des travaux

Les travaux proprement dits ont démarré hier par un exposé sur le diagnostic du Reshaoc suivi d’échanges et la priorisation des objectifs et résultats attendus. Ensuite les points focaux ont eu droit à une communication sur la déclinaison opérationnelle de la stratégie avec un accent sur les activités, le rôle ainsi que le fonctionnement. Cela a fait l’objet d’échanges et les modalités de mise en œuvre du plan stratégique ont été abordées.

Suite et fin des travaux

Une vue partielle…

Les travaux de la retraite se poursuivent ce vendredi 29 avril par un exposé sur la déclinaison opérationnelle de la stratégie avec, cette fois-ci, en toile de fond, le budget et les financements complémentaires. Cela aussi fera l’objectif de débat qui devrait aboutir à l’adoption de la planification stratégique.

L’autre temps fort des assises de Cotonou est l’Assemblée générale extraordinaire du Reshaoc. Celle-ci va connaître, entre autres, l’admission de nouveaux membres, l’examen et l’adoption du rapport d’activité du Secrétariat exécutif ainsi que le renouvellement des instances dirigeantes notamment le
poste de Président du Reshaoc.

… des participants

Dans son allocution, le secrétaire exécutif a mis l’accent sur l’un des objectifs du Reshaoc qui comprend 17 pays et 123 hôpitaux membres avec pour siège, Cotonou au Cnhu-Hkm depuis 2006. « L’un des objectifs de notre réseau est de promouvoir la collaboration avec les Gouvernements des pays d’Afrique qui en expriment le besoin, pour aider à l’analyse et/ou la définition des politiques et stratégies hospitalières nationales, grâce à l’expertise disponible au sein du réseau et à l’appui de ses partenaires que sont la Fédération Hospitalière de France, le Projet des Réseaux des Partenariats Hospitaliers et l’Agence Française pour le Développement », a déclaré le Pr. Dieudonné Gnonlonfoun.

En reconnaissance de son expertise par Ifè Africa : Dr. Nestor Ahoyo Adjovi distingué African Leader Awards 2022

Dr. Nestor René Ahoyo Adjovi recevant son trophée et certificat

Lauréat African Leader Awards 2022. Voilà la distinction bien méritée qu’a reçue le samedi 23 avril 2022 à Majestic de Cadjehoun à Cotonou, Dr. Nestor René Ahoyo Adjovi, docteur en agro économie, ingénieur de son état, directeur de recherche du Cames. Son expertise dans son secteur, son leadership et sa contribution à l’émergence de l’Afrique ont retenu l’attention de l’Ong Ifè Africa, promotrice du Trophée. A la faveur d’une interview à la presse, l’heureux élu s’est engagé à s’attacher à la formation des jeunes pour la relève à trois ans de la retraite.

Ghislain Gbènakpon

« Pour votre expertise avérée dans les domaines de politique agricole et économique, de planification stratégique et suivi-évaluation…, votre leadership et vos contributions à l’émergence de l’Afrique, cette distinction vous a été décernée pour servir et valoir ce que de droit ». C’est ce qui est proclamé sur le certificat de distinction remise au Dr. Nestor René Ahoyo Adjovi.

Face à la presse, le récipiendaire a fait part de sa disponibilité et de son engagement à former les jeunes pour assurer la relève : « Je remercie l’Ong qui m’a permis de recevoir cette distinction. Je ne savais pas que j’étais observé. Cela m’engage à nouveau à bien faire. Il est vrai que je suis à la fin de ma carrière. J’espère que le Seigneur va me permettre de prendre prochainement ma retraite. J’en ai encore trois ans. Mais je crois que pendant ces trois ans, je pourrai être surtout au service des jeunes parce que le moment est venu maintenant de passer la main pour leur donner la possibilité de faire comme nous, sinon mieux. »

Pour Dr. Nestor René Ahoyo Adjovi, l’expérience acquise par les aînés doit être mise au service des jeunes. « Il faut les former, les accompagner, les conseillers. Je crois que les trois années qui me restent, il sera question pour nous d’accompagner les jeunes à prendre la main pour qu’après notre départ, ce ne soit pas le déluge; et que l’expérience qui a été acquise, accumulée puisse servir à quelque chose », a-t-il soutenu.