Lutte contre la traite des personnes au Bénin: La Dgeocs forme les officiers de police judiciaire

Une vue de famille à l’ouverture des travaux

La stratégie nationale de lutte contre la traite des personnes au Bénin continue de se déployer. Après les acteurs de la protection sociale la semaine écoulée, ce sont les futurs formateurs des officiers de police judiciaire (Opj) qui bénéficient depuis ce lundi 16 mai 2022 à l’hôtel Azalaï de Cotonou d’une formation de cinq jours pour plus d’efficacité dans la lutte contre le fléau. Cette session de formation qui s’inscrit dans le cadre du projet régional d’appui à la lutte contre la traite des personnes dans les pays du Golf de Guinée ( Praltpgg) déroulé par Expertise France avec le soutien financier de l’Union européenne et de la France a été lancée par M. Yacoubou Amadou, directeur adjoint du cabinet ( Dac) du ministre d’Etat chargé du développement et de la coordination de l’action gouvernementale. Ils sont 25 officiers de police judiciaire identifiés par la direction générale de l’évaluation et de l’observatoire du changement social ( Dgeocs).

Ghislain Gbènakpon

« Disposer à court terme d’un vivier de vingt-cinq ( 25) formateurs au niveau des officiers de police judiciaire capables d’assurer par eux-mêmes, les formations de leurs pairs sur la problématique de la traite des personnes ». Voilà ainsi décliné par le Dac M. Yacoubou Amadou, l’objectif général de cette session de formation des formateurs des officiers de police judiciaire. 

Le Dac M. Yacoubou Amadou lançant les travaux

Et il ressort des objectifs spécifiques énumérés par le Dac que durant les cinq jours de formation, les 25 officiers de police judiciaire vont s’approprier les généralités et les concepts clés liés à la traite des personnes ainsi qu’un rappel de son contexte au Bénin, le cadre juridique national et international de la lutte contre le fléau, les outils, techniques et connaissances pour une meilleure détection et identification des victimes pour proceder à leurs auditions selon les procédures adéquates.

Ils vont se familiariser aussi avec les méthodes spécifiques d’investigation dans la poursuite des acteurs de la traite des personnes, les techniques de coopération et d’extradition en matière de traite, le processus de protection des victimes suivant la chaîne de la prise en charge et les techniques de planification et de mise en oeuvre d’une session de formation.

Un appui aux efforts du gouvernement 

Dans son allocution de bienvenue, le directeur général de l’évaluation et de l’observatoire du changement social M. Magloire Aguessi a fait observer que depuis des décennies, la traite des personnes est devenue un sujet d’inquiétude grandissante au Bénin et dans la sous région. « Malgré les efforts pour adresser le phénomène, le mal prend des formes de plus en plus pernicieuses et inhumaines. C’est pourquoi, le gouvernement, avec l’appui de l’Union européenne et de la France à travers le projet régional d’appui à la lutte contre la traite des personnes dans les pays du Golf de Guinée, multiplie les actions pour éradiquer la traite des personnes », a-t-il déclaré.

Une vue partielle des Opj bénéficiaires

Pour le secrétaire général adjoint du ministère de l’intérieur et de la sécurité publique, M. Adéloui Pascal, cette session de formation vient compléter les efforts du gouvernement pour le renforcement des capacités d’action des officiers de police judiciaire. La chargée à la coopération de l’ambassade de France, Mme Marie Veillon, a dans son intervention de circonstance, réaffirmé la disponibilité de son pays et de l’Union européenne à accompagner le Bénin dans la lutte contre la traite des personnes.

Droits sexuels et reproductifs en Afrique de l’Ouest: l’Ooas forme les jeunes pour un plaidoyer éclairé

Une vue de famille des participants

Il se tient depuis ce lundi 16 mai 2022 à Novotel de Cotonou, un atelier régional de renforcement des capacités en leadership des jeunes de l’Afrique de l’Ouest pour un plaidoyer éclairé sur les droits sexuels et reproductifs ( Sdsr). C’est une initiative de l’Organisation ouest africaine de la santé ( Ooas) avec à sa tête le directeur général Pr. Stanley Okolo. Les travaux de cet atelier qui prennent fin vendredi prochain s’inscrivent dans le cadre du Programme investir dans la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents de l’Ooas financé par la Fondation Bill et Milinda Gates.

Ghislain Gbènakpon

Ils sont une trentaine de jeunes et d’adolescents de 18 ans à 32 ans venus des 15 pays de la Cedeao qui bénéficient de cet atelier de renforcement de capacités dans le domaine du leadership et du plaidoyer pour les droits en santé sexuelle et reproductive. L’objectif du Programme investir dans la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents dans lequel il s’inscrit est de renforcer les engagements des pays en la matière. 

Le directeur général de l’Ooas, Pr. Stanley Okolo

Il faut dire que selon l’Ooas, l’état des lieux de la santé sexuelle et reproductive des jeune de l’espace Cedeao n’est guère reluisant. En effet, on note une fécondité élevée associée au faible taux d’utilisation des méthodes contraceptives modernes. De plus, une importante proportion des adolescents entre 15 et 19 ans a commencé sa vie procréative. Pour cette tranche d’âge, le ratio de mortalité maternelle est demeuré élevé en dépit des efforts déployés. Par ailleurs, les avortements à risque demeurent un probleme de santé publique car ils représentent jusqu’à 15% des causes de décès maternels ( Oms 2015). Et même en l’absence de décès, les avortements à risque engendrent parfois des séquelles et des invalidités graves.

Une vue partielle de jeunes ouest africains en pleine formation

A la faveur d’une interview à la presse, le chargé de programme Dr. Clétus Adohinzin a soutenu qu’il s’agit d’une formation théorique et pratique pour renforcer les capacités des jeunes et des adolescents dans l’exercice de leurs droits en santé sexuelle. « Avec l’équipe de l’Ooas et les consultants, nous allons les accompagner à connaître leurs droits liés à leur santé sexuelle et reproductive. Nous avons plusieurs thématiques. Nous allons d’abord leur faire connaître l’Ooas, ensuite ils auront une présentation sur le dividende demographique avec donc une partie conceptuelle, et après nous allons rentrer dans la pratique », a-t-il expliqué.

Dr. Clétus Adohinzin, chargé de programme à l’Ooas

Dr. Clétus Adohinzin a fait observer qu’en plus de renforcement des capacités des jeunes et adolescents, cet atelier vise aussi à leur donner l’opportunité de pouvoir créer de resotage afin de s’entraider, échanger des expériences. Ils doivent unir leurs forces pour davantage d’engagement des États au profit des droits de la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents afin que la rencontre de Cotonou n’en soit pas une de plus. 

Secteur privé beninois: Vers le renforcement du soutien de l’Ifc aux Pme et Pmi

Le ministre d’Etat Romuald Wadagni au lancement des travaux

La Societé financière internationale ( Ifc), membre du Groupe de la Banque Mondiale a organisé ce vendredi 13 mai 2022 à Novotel de Cotonou, un atelier de haut niveau sur le secteur privé au Benin Ifc day Bénin 2022. Les échanges ont connu la participation entre autres des représentants du gouvernement conduits par le ministre d’Etat chargé de l’économie et des finances, M. Romuald Wadagni, du vice-président régional d’Ifc pour l’Afrique, M. Sergio Pimenta, des directeurs régionaux d’Ifc en Afrique et du responsable pays Ifc M. Cyndo Obre, du responsable des opérations de la Banque Mondiale M. Atou Seck, et bien sûr des acteurs du secteur privé. Ils ont jeté ensemble les bases du renforcement du soutien de l’Ifc au secteur privé beninois notamment les Pme et Pmi . 

Ghislain Gbènakpon 

L’industrie, l’agrobusness, le logement, les services financiers numériques. Ce sont les secteurs dans lesquels l’Ifc qui a ouvert son bureau à Cotonou en octobre 2019 entend renforcer son soutien aux Pme et Pmi béninoises. « Il était important pour Ifc après l’ouverture du bureau pays d’organiser une rencontre qui permettrait au secteur privé de connaître la valeur des propositions que Ifc peut apporter mais aussi à Ifc de connaître les attentes de ce même secteur privé. Le moment a été choisi de réunir à la fois le gouvernement et le secteur privé, d’offrir cette plateforme de dialogue public-privé pour chercher les voies et moyens d’augmenter la valeur ajoutée que Ifc pourrait proposer au Bénin », a expliqué à la faveur d’une interview, le représentant pays Ifc M. Cyndo Obre au terme des travaux de l’atelier.

Une vue de famille des participants

Il faut dire que les participants se sont accordés pour reconnaître que les Pme et Pmi représentent 85 % du secteur privé. La problematique centrale de l’atelier était donc les voies et moyens par lesquels l’Ifc va davantage accroître son accompagnement aux Pme et Pmi du Bénin. Et l’une des premières pistes à identifier est comment elle va travailler éventuellement avec les banques locales pour mettre en place des lignes de crédit en vue de faciliter l’accès au financement à travers des mécanismes de garanti et de partage de portefeuille. « La forte présence de haut niveau des responsables de l’Ifc est la preuve de sa volonté affichée d’augmenter son intervention au Benin. Le secteur privé et le gouvernement du Bénin ont répondu présents. Nous avons eu de riches échanges. Nous avons pu identifier des axes de coopération qui nous restent à affiner avec un plan d’action beaucoup plus clair », s’est réjoui M. Cyndo Obre.

Eau et Assainissement en Afrique de l’Ouest et Centrale: Amcow forme les acteurs de rapportage des indicateurs

Le directeur de cabinet Agnidé Emmanuel Lawin lançant les travaux

L’hôtel Golden Tulipe de Cotonou a abrité du mardi 10 mai au jeudi 12 mai 2022, un atelier régional de formation sur le suivi et le rapportage des indicateurs Wassmo et Africasan Ngor dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. C’est une initiative du Conseil des ministres africains chargés de l’eau ( Amcow) regroupant les 55 pays de l’Ua au profit de ses points focaux de l’Afrique de l’ouest et du centrale. Les travaux lancés par le directeur de cabinet du ministère chargé de l’eau du Bénin M. Agnidé Emmanuel Lawin.

Ghislain Gbènakpon

Une vue de famille des participants

« Faire Maîtriser davantage au points focaux comment remplir les indicateurs dans le système Wassmo qui permet de collecter les données afin de montrer un tant soit peu au continent africain, comment est-ce que les progrès sont enregistrés et qu’est-ce qui reste à faire en terme de gestion des ressources en eau, d’assainissement et de l’hygiène ». Voilà ainsi décliné à la faveur d’une interview par M. Thomas Ephraim Banda, représentant du secrétaire exécutif de Amcow, le but de cet atelier régional sur le suivi et le rapportage des indicateurs Wassmo et Africasan Ngor dans le secteur de l’eau et de l’assainissement.

M. Thomas Ephraim Banda, représentant du Secrétaire exécutif de Amcow

Pour M. Patrice Lenmeni, responsable suivi-evaluation au niveau du secrétariat exécutif de Amcow, il s’agit aussi de faire comprendre aux pays la nécessité de renseigner ces indicateurs et pourquoi cet outil de Wassmo qui est une autoévaluation des pays est très importante pour les États et pour les politiques à venir en vue de l’amélioration de l’environnement de l’eau et de l’assainissement. 

Pour un rapport 2022 de qualité

« A la fin de la formation, on va demander à nos pays de l’Afrique de l’ouest et du centre de commencer par mettre en place des mécanismes au niveau national pour pouvoir organiser des collectes  et des reporting. On va leur donner jusqu’à deux mois et demi pour collecter les données au niveau national et les renseigner sur la plateforme. Jusqu’à mi juillet, ces pays auront le temps de renseigner les données jusqu’au 31 décembre 2020. Ce sont ces données qui vont nous aider à faire le rapport annuel 2022 », a annoncé M. Patrice Lenmeni. 

M. Patrice Lenmeni, responsable suivi évaluation au niveau du secrétariat exécutif Amcow

Il faut dire que selon les chiffres du rapport 2021, seuls 38 pays sur les 55 pays membres de l’Amcow ont réussi à collecter les données et parmi eux, seul 70% a fait un travail de qualité. L’objectif de Amcow est d’enregistrer 45 pays avec au moins 75% de travail de qualité pour le rapport 2022. « Il est donc crucial pour les Etats de se pencher sur une collecte de données de qualité pour soumettre un rapport 2022 de qualité aux ministres chargés de l’eau, l’assainissement et de l’hygiène », a déclaré M. Thomas Ephraim Banda.

Une vue de participants…
….en pleine formation

Pour sa part, le directeur de cabinet Agnidé Emmanuel Lawin au détour d’une interview dit espérer qu’avec cet atelier régional de formation, on est bien parti pour des collectes et rapportages d’indicateurs de qualité dans le secteur de l’eau et d’assainissement sur le continent. 

12eme journées scientifiques du Centre Béninois de la Recherche Sciientifique et de l’Innovation: Mettre la multidisciplinarité au service du développement

Une vue partielle de la tribune officielle

« La multidisciplinarité au service de la recherche-developpement au Bénin ». Tel est le thème des 12 ème journées scientifiques du Centre béninois de la recherche scientifique et de l’innovation ( Cbrsi) qui se tiennent depuis ce lundi 9 mai 2022 à l’Isba de Cotonou. Elles connaissent la participation des chercheurs béninois et de leurs homologues venus de l’Afrique centrale et de l’Ouest. C’est le secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, M. Anselme Gomez qui a officiellement lancé les travaux qui prennent fin ce mercredi 11 mai.

Ghislain Gbènakpon

« Pendant trois jours, 147 communications scientifiques provenant de 139 communicateurs seront présentées par des chercheurs originaires du Bénin et de sept pays d’Afrique centrale et de l’Ouest. Ces communications portent sur les différentes thématiques qui fondent la préoccupation à terme de développement du gouvernement à travers le Pag 2021-2026 tels que l’agriculture et la sécurité alimentaire, la santé, l’énergie ». Ainsi s’exprimait dans son allocution de bienvenue, le directeur général du Cbrsi, le Pr. Marc Kpodékon pour mettre en relief, l’essentiel du menu de ces journées scientifiques, édition 2022 ainsi que leur pertinence.

Pour le secrétaire général du Mesrs, M. Anselme Gomez, cette 12 ème édition des journées scientifiques de la Cbrsi visent fondamentalement la promotion de la recherche scientifique et de l’innovation technologique mais également offre un creuset d’échanges entre chercheurs venus d’horizons divers. Elles participent, fait-il observer, de la logique de construire des évidences pour l’aide à la prise de décision techniquement bien pensée en ce qui concerne tous les secteurs du programme d’action du gouvernement. Les travaux ont démarré par une conférence inaugurale intitulée « L’interdisciplinarité dans la recherche scientifique et processus inclusif d’innovation technologique pour le développement : quel levier essentiel à actionner? ».

Deuxième congrès de la Sobep : Pr. Gildas Agodokpessi dresse un bilan satisfaisant

Le pdt de la Sobep, Pr. Gildas Agodokpessi

Les rideaux sont tombés ce samedi 7 mai 2022 sur le deuxième congrès de la Société béninoise de pneumologie ( Sobep) au palais des congrès de Cotonou. A la faveur d’une interview accordée à la rédaction au terme des assises, son président, le Pr. Gildas Agodokpessi a dressé un bilan globalement positif.

Ghislain Gbènakpon

« Au terme des deux jours, nous avons été beaucoup nourris scientifiquement. Nous avons eu de brillantes conférences, de brillantes communications et je pense qu’à la fin, chaque praticiens est sorti de cette rencontre en ayant bien reçu son dû. Nous pensons que nous allons continuer le travail. Et je peux vous rassurer que sur les aspects les plus consensuels de la prise en charge, il y a un certain nombre d’acquis qui vont permettre justement de mieux prendre en charge les populations. Il y a d’autres aspects qui vont dans le cadre de la recherche et sur ce plan, nous pensons avoir fait un grand pas. Nous avons également franchi un pas avec l’association des asmathiques que nous allons essayer de concrétiser les jours à venir. », a déclaré le Pr. Gildas Agodokpessi.

Intenses moments d’échanges

Pour le président de la Sobep, ça a été deux jours de moments intenses d’échanges entre les praticiens aussi bien les médecins non spécialistes que les spécialistes: « Nous avons échangé autour des problématiques de santé respiratoire. Nous avons parlé d’un certain nombre de maladies respiratoires comme l’asthme, nous avons également parlé des pneumopathies à Covid, de syndrome d’apnée du sommeil et de bien d’autres pathologies. Tous les praticiens présents ont présenté les résultats de leurs travaux basés essentiellement sur les activités de soins et de recherche qu’ils ont réalisées dans leurs différents services. Cela nous a permis de revoir un peu, et surtout de confronter les données que nous, on avait par rapport à la prise en charge qu’on donnait à nos patients, par rapport à ce qui est recommandé dans la littérature scientifique. Nous avons discuté assez intensément et au terme de ces deux jours, nous avons arrêté un certain nombre de recommandations à l’endroit des praticiens pour améliorer davantage la prise en charge de ces affections »

Il faut dire que l’un des temps forts de ce deuxième congrès a été la séance de sensibilisation sur l’asthme qui a connu une forte présence des patients mobilisés par l’association des asmathiques. « La deuxième moitié de la seconde journée a été consacrée à cette séance grand public où nous avons échangé avec les patients et leurs familles venus de partout sur les malades respiratoires notamment l’asthme. Cela nous a permis de déconstruire beaucoup d’idées préconçues », a soutenu le Pr. Gildas Agodokpessi.

Journée nationale de lutte contre la torture 2022: les doléances de l’Odhp au gouvernement

Le dépôt de gerbe

( Une campagne pour les libertés annoncée)

« Droits de l’homme et droits des peuples ». C’est sous ce thème que l’Organisation pour la défense des droits de l’homme et des peuples (Odhp) a célébré ce samedi 7 mai 2022, la journée nationale de lutte contre la torture en hommage aux héros et martyrs pour les libertés au Bénin. C’était à la bourse du travail à Cotonou sous la houlette du président de l’Odhp, Me Aboubakar Baparapé qui a annoncé une semaine de campagne pour les libertés sur toute l’étendue du territoire national.

Ghislain Gbènakpon

« La libération ici et maintenant de tous les détenus politiques avec Laurent Métognon et ses co-accusés en tête, jusqu’aux tout derniers après Réckya Madougou et Joël Aïvo, le retour des exilés politiques, l’abrogation de toutes les lois iniques, l’indemnisation des victimes de la répression, le jugement des tortionnaires et l’immortalisation des victimes de la période révolutionnaire au renouveau démocratique. » Voilà quelques unes des doléances faites au gouvernement par l’Odhp à l’occasion de la célébration du 7 mai, journée nationale de lutte contre la torture en hommage aux héros et martyrs pour les libertés au Bénin.

S’agissant particulièrement de l’immortalisation des victimes de la torture de la période révolutionnaire à l’ère du renouveau démocratique, l’Odhp rappelle des propositions concrètes tels les baptêmes de rue, d’édifices, de places publiques comme par exemple, le boulevard Luc Tognadja de l’Etoile rouge à Dantokpa, le Ceg Boniface Souatinky de Ségbana, le marché Sègla Kpomassi d’Azovè, le Ceg 1 Rémy Akpokpo Glele d’Abomey, Ceg Gbégamey Atchaka Parfait etc etc. En attendant la prise en compte de ces propositions, le président de l’Odhp Me Aboubakar Baparapé a procédé au dépôt de gerbe comme lors des éditions précédentes.

Dans son allocution de circonstances, Me Aboubakar Baparapé a annoncé l’organisation du 16 au 23 mai par l’Odhp d’une campagne pour les libertés intitulée une « semaine de liberté » sur toute l’étendue du territoire national.

2eme congrès de la Société béninoise de la pneumologie : Réflexion sur l’asthme et autres maladies chroniques en temps de Covid

Une vue de famille des participants

L’asthme et autres maladies chroniques en temps de Covid » C’est le thème du deuxième congrès de la Société béninoise de pneumologie ( Sobep) qui se tient depuis ce vendredi 6 mai 2022 au palais des congrès à Cotonou sous la houlette de son président, le Pr. Gildas Agodokpessi. Les travaux qui prennent fin ce samedi 7 mai ont été lancés par Mme Sybille Assavédo, directrice adjointe du cabinet du ministre de la santé.

Ghislain Gbènakpon

« Ce congrès vient à point nommé pour nous permettre de passer en revue notre pratique en la confortant aux données scientifiques nouvelle d’ici et d’ailleurs pour mieux armer les praticiens de notre pays ». Ainsi s’exprimait dans son discours de bienvenue, le Pr. Gildas Agodokpessi pour mettre en relief l’objectif de ce deuxième congrès de la Sobep. Pour le président de la Sobep, cela justifie le thème central choisi ainsi que d’autres sous thèmes portant sur l’asthme de l’adulte et de l’enfant, les pneumopathies aiguës à Covid-19 et chroniques et le syndrome d’apnée du sommeil.

Le pdt de la Sobep, Pr. Gildas Agodokpessi

Il ressort de son intervention que la Sobep, société apolitique à but non lucratif a pour objet de créer, de développer et de favoriser l’échange de connaissances entre praticiens aux fins de l’amélioration de la prise en charge des pathologies respiratoires au Bénin. Et c’est dans un souci de mobilisation et de sensibilisation de la communauté que le deuxième congrès de la Sobep est couplé avec la commémoration de la journée mondiale de l’asthme, édition 2022.

Plusieurs communications sont inscrites au programme des assises. En lançant les travaux de ce deuxième congrès, la directrice adjointe du cabinet du ministre de la santé, Mme Sybille Assavédo a encouragé la Sobep à redoubler d’ardeur dans la lutte contre les maladies respiratoires par des initiatives porteuses et efficaces.

Congo-Enrôlement : Brice Dimitri Bayendissa sur le terrain pour mobiliser les indécis de Tié Tié 2 à Pointe-Noire

Brice Dimitri Bayendissa en pleine sensibilisation pour l’enrôlement

Brice Dimitri Bayendissa, candidat investi du parti congolais du travail (PCT), dans la 2ème circonscription électorale de Tié Tié, à Pointe-Noire, a entrepris, ce jeudi 5 mai 2022, une descente dans les différents quartiers de cette entité administrative, pour sensibiliser et mobiliser les hommes et femmes en âge de voter qui hésitaient d’aller se faire enrôler sur les listes électorales.

La rédaction

Lancée le 4 avril dernier, la campagne nationale de révision des listes électorales, en vue de la tenue en juillet prochain des élections législatives couplées aux locales, prend fin ce jeudi 5 mai 2022. Afin de mobiliser l’électorat de cette circonscription les équipes du candidat du PCT dans cette 2ème circonscription avaient, un mois durant, fait le porte-à-porte pour sensibiliser et mobiliser les populations d’aller accomplir ce premier acte, en se faisant enrôler, question de disposer d’une carte d’électeur pour participer au vote des députés et conseillers municipaux.
Pour accompagner cette dynamique et s’attaquer à ceux qui hésitaient de se faire inscrire, Brice Dimitri Bayendissa a pris le bâton du pèlerin. En ce jour de clôture de l’opération de révision des listes électorales, le député sortant et candidat investi du PCT dans Tié Tié 2, a apporté le message selon lequel « voter est devoir citoyen ». Pour accomplir ce devoir civique, pouvait déclarer Brice Dimitri Bayendissa, « toute personne ayant atteint la majorité, c’est-à-dire l’âge de 18 ans, devrait hâter les pas pour se faire inscrire sur les listes électorales. »
Brice Dimitri Bayendissa n’a pas manqué d’ajouter qu’il est, aussi, « du devoir de chaque citoyen de se rapprocher des autorités compétentes pour signales tous les cas de décès et de changements de domiciles de certaines personnes figurant sur les listes électorales matrices affichées. »

Dans cette ronde de sensibilisation Brice Dimitri Bayendissa et sa suite ont parcouru les quartiers 317, 316, 314, 313, bref, tous les quartiers de la circonscription ont été visités et mobilisés à cette fin.

En sa qualité d’élu national, Brice Dimitri Bayendissa a mis à profit, également, cette descente pour avoir une idée sur l’ensemble des opérations d’ajouts et de retranchements d’électeurs réalisé dans sa circonscription électorale. C’est ainsi, par exemple, au quartier 317, il a pu constater l’enrôlement de 796 et le retranchement de 16. Par ailleurs le quartier 316, il y a eu 700 nouveaux inscrits et 53 retranchements. La même tendance a été observée dans d’autres quartiers de cette partie de la ville océane.

Au terme de cette descente, Brice Dimitri Bayendissa a exprimé toute sa satisfaction quant à l’adhésion des populations à cette opération de révision extraordinaire des listes électorales. En conséquence a salué l’engouement et le civisme de ceux qui, en juillet prochain, vont accomplir l’acte de voter.

Gestion des inondations et de la sécheresse dans l’Abv : Gérard Zongo expose les initiatives au Burkina Faso

M. Gérard Zongo, Représentant de la structure focale nationale de l’Abv au Burkina Faso

Au sein de la délégation du Burkina Faso à l’atelier régional de validation de la revue des politiques, programmes, plans et directives de gestion des inondations et de la sécheresse dans les pays de l’Autorité du bassin de la Volta ( Abv) à Cotonou du 4 mai au 6 mai 2022, il y a le représentant de la direction générale des ressources en eau, structure focale nationale. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, M. Gérard Zongo, chef service informations, études pour la promotion et la recherche sur l’eau, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a, entre autres, levé le voile sur l’état des lieux des inondations et de la sécheresse au Burkina Faso et les principales initiatives prises pour y faire face. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.

Cause Commune : Qu’est-ce qui justifie concrètement votre présence à Cotonou?

M. Gérard Zongo : Nous sommes à Cotonou dans de cadre d’une étude sur la sécheresse et les inondations dans le bassin de la Volta. Donc, nous sommes venus pour la validation d’un document produit par un consultant national qui a fait la synthèse de toutes les études sur les six pays de l’Autorité du bassin de la Volta en ce qui concerne la gestion de l’inondation et de la sécheresse.

Quel est l’état des lieux des inondations et de la sécheresse au Burkina Faso ?

Il faut reconnaître que pendant les années 70, il y a eu une grande sécheresse au Burkina Faso. Cela a continué en 2014 et en 2019, il y a une grande inondation dans la ville de Ouagadougou causée par la construction anarchique de la ville parce qu’il y a avait un problème d’assainissement. Ce n’était donc pas une inondation causée par le fleuve en tant que telle. C’est le fait de mal construire; certains ont construit sur le lit des cours d’eau. Donc c’est dans ce cadre qu’il y a eu des inondations. Maintenant, les décideurs ont décidé de prendre ce volet en main pour qu’il n’y ait plus ce genre d’inondation dans le pays. Effectivement, en dehors de Ouagadougou où il y a eu des inondations en 2019, il y a une localité à l’ouest du Burkina qu’on appelle Bama où les inondations sont récurrentes. La semaine surpassée, nous avons eu à remettre un certain nombre d’équipements au niveau de la météo à l’endroit des riverains. Ces équipements nous permettront de faire des prévisions sur les inondations. En dehors des équipements sur la météo, il y aura un équipement sur l’hydrologie; puisque la météo prévoit des pluies, mais au niveau de la surface, c’est l’hydrologie qui doit s’occuper de l’eau qui coule pour donner l’alerte lorsqu’elle atteint certains niveaux,

Quelles sont les attentes du Burkina à ces assises de Cotonou ?

Nous sommes venus pour la validation de ce document. Et nous cherchons des financements pour les activités de lutte contre les inondations et la sécheresse.

Votre mot de fin

Que les bailleurs de fonds continuent de nous financer pour qu’on puisse lutter contre ces phénomènes. C’est vrai qu’il faut compter sur soi même. Mais maintenant du moment qu’actuellement, on est dans un pays où l’insécurité règne, il faudrait que l’on puisse être résilient et que ces bailleurs de fonds, au vu de tout ça, puissent nous aider à accompagner les populations qui sont dans les zones vulnérables.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon