Plan d’actions de la Cedeao pour le retour des biens culturels : le Comité de suivi en réunion à Cotonou pour les préparatifs d’un symposium international

Une vue de famille des participants

Les locaux du Bénin Royal hôtel de Cotonou abritent depuis ce jeudi 21 juillet 2022, la réunion 2022 du Comité régional de suivi du plan d’actions 2019-2023 de la Cedeao sur le retour des biens culturels à leurs pays d’origine. Les travaux qui prennent fin ce vendredi 22 juillet sont consacrés aux préparatifs du symposium international sur les restitutions prévu se tenir à Dakar prochainement. Ils ont été officiellement lancés par M. Éric Totah, directeur de cabinet ( Dc ) du ministre béninois du tourisme, de la culture et des arts.

Ghislain Gbènakpon

« Approuver les thématiques ainsi que la planification du symposium international sur les démarches de restitution des biens culturels, identifier les partenaires internationaux pouvant apporter un soutien technique ou financier au symposium, proposer un plan de partenariat avec les ambassadeurs de la Cedeao à l’Unesco, examiner les termes de référence de l’inventaire des biens culturels à l’étranger et soutenir la mobilisation des ressources pour financer le plan d’action ». Voilà selon le Dc Éric Totah, les différentes tâches assignées au comité régional de suivi du plan d’actions quinquennal de la Cedeao sur le retour des biens culturels à leurs pays d’origine à sa réunion 2022.

La tribune officielle à l’ouverture des travaux

Dans son allocution de bienvenue, Dr. Emile Zida, chef de la division culture à la Commission de la Cedeao représentant le Commissaire Education, Science et Culture de la Cedeao a fait observer que cette réunion se veut une rencontre périodique pour évaluer l’état d’avancement du plan d’actions 2019-2023 de la Cedeao pour le retour des biens à leurs pays d’origine adopté par les chefs d’Etat en 2019 et s’inscrit pour cette occasion dans les préparatifs du symposium international sur les restitutions qui pourrait se tenir en novembre prochain à Dakar au Sénégal. « Je vous exhorte donc à vous donner à fond, à user également de vos multiples réseaux pour permettre un succès éclatant à ce symposium, qui doit être comme une sonnette d’alarme et indiquer les démarches indispensables à la restitution de nos biens culturels. Car c’est grâce à vos soutiens que le plan d’actions de la Cedeao sur le retour des biens culturels connaîtra une mise en oeuvre efficace avec des résultats probants », a-t-il déclaré aux membres du Comité régional de suivi composé de personnalités du monde culturel, politique ou diplomatique.

Dr. Émile Zida n’a pas manqué de rendre hommage au président Patrice Talon que la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement , rappelle-t-il, vient de nommer lors de son dernier sommet du 3 juillet 2022, Champion de la Cedeao pour les questions relatives à la restitution des biens culturels. 

Respect des prix officiels dans les marchés du Couffo: le préfet Mégbédji veille au grain

Le préfet du Couffo Christophe Mégbédji

Le préfet du Couffo n’entend pas tolérer sur son territoire, le non-respect par certains commerçants indélicats de l’arrêté interministériel fixant les prix de certains produits de première nécessité. C’est dans ce postulat que s’inscrit la descente inopinée en début de semaine de Christophe Mégbédji au marché d’Azovè.

Ghislain Gbènakpon 

Dépôts de ciment, étalages, hangars, boutiques; bref, ce sont les différents compartiments du marché Azovè dans le Couffo qui ont reçu la visite surprise de la délégation préfectorale conduite par Christophe Mégbédji assisté à l’occasion par la direction départementale de l’industrie et du commerce ( Ddic) . Ladite délégation a pu vérifier si les produits de première nécessité comme le ciment, l’huile végétale et bien d’autres sont cédés aux populations aux prix fixés par le gouvernement. 

« Ce que nous avons constaté aujourd’hui, c’est que de façon globale, les parents respectent les prix notifiés par le gouvernement suite aux sensibilisations qui ont été faites sur les antennes de nos radios locales, par les crieurs publiques sollicités et lors des différentes réunions que notre directeur départementale de l’industrie et du commerce, le Ddic a organisées à l’intention des commerçantes et commerçants du Couffo », se réjouit le préfet Christophe Mégbédji face à la presse. 

Satisfaction mais aussi vigilance

Toutefois, l’autorité préfectorale ne compte pas dormir sur ses lauriers visiblement déterminé à traquer les commerçants récalcitrants : « Les sensibilisations pourront porter. Mais cela ne nous dispense pas de continuer de fouiller, de rentrer dans les marchés de façon inopinée pour détecter les brebis galeuses. Nous sommes à la disposition des populations et nous souhaiterions que les informations nous parviennent relativement à ceux qui n’appliquent pas l’arrêté interministériel ».

Pour rappel, c’est pour soulager la souffrance des populations face à la crise économique qui touche le Bénin à l’instar d’autres pays à travers le monde que cet arrêté interministériel a été pris. Et le gouvernement peut manifestement compter sur le préfet Mégbédji pour son application effective dans le Couffo. 

Développement de l’espace regional Uemoa: Les textes régissant le comité national de suivi du Sder en cours d’adoption

La tribune à l’ouverture des travaux

Il se tient depuis ce mardi 19 juillet 2022 à Bénin Royal hôtel de Cotonou avec le soutien de l’Uemoa, un atelier national des experts de suivi du Schéma de développement de l’espace regional ( Sder) horizon 2040. Les travaux lancés par le représentant du ministre du cadre de vie et du développent durable ( Mcvdd ), M. Constant Ghislain Godjo aboutiront ce jeudi 21 juillet à l’adoption du projet de textes régissant le comité national de suivi du Sder, un document d’orientation régionale en matière d’aménagement du territoire.

Ghislain Gbènakpon

« Se familiariser, entre autres, avec les orientations du Sder 2021-2040 et celles du Schéma national d’aménagement du territoire ( Snat) encore appelé Agenda Spatial 2016-2031, prendre connaissance de l’état de réalisation des instruments de planification spatiale au niveau du Bénin et procéder à la validation du projet de décret portant création, attribution, composition et modalités de fonctionnement du comité national de suivi du Schéma de dèveloppement de l’Espace Régional ». Voilà le travail assigné aux participants de cet atelier issus des départements ministériels et structures nationales intervenant dans l’aménagement du territoire et de la Commission de l’Uemoa en visioconférence.

Une vue d’ensemble des participants

Dans son mot de bienvenu, le directeur général de l’Agence nationale d’aménagement du territoire ( Anat), M. Edmond Odidi a indiqué que les membres du Comité national de suivi du Sder ont la responsabilité non seulement d’accompagner les politiques en matière d’aménagement du territoire au niveau national mais également travailler de concert avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine pour que les ambitions nourries à travers l’adoption de ce précieux instrument soient réalisées.

Pour rappel, le Sder 2021-2040 a été adopté le 28 septembre 2020 par l’Uemoa afin de lutter contre la pauvreté dans les pays membres et assurer un developpement durable. « Cet atelier intervient à un moment précis où l’espace regional fait face avec acuité à de nombreux défis notamment la croissance démographique, l’urbanisation rapide et non maîtrisée, les défis environnementaux liés aux changements climatiques et de plus en plus les défis sécuritaires. Mais les mesures apropriées pour relever ces défis passent nécessairement par une bonne politique d’aménagement du territoire communautaire », a soutenu le représentant du Mcvdd, M. Constant Ghislain Godjo.

Législatives 2022 à Pointe-Noire : un nouveau pacte de confiance pour Brice Dimitri Bayendissa avec Tié Tié 2

Le député réélu Brice Dimitri Bayendissa accueilli en triomphe à Tié Tié 2

Brice Dimitri Bayendissa, député réélu, qui avait suivi à distance la proclamation des résultats du scrutin du 10 juillet dernier, à cause de son agenda de travail, est rentré à Pointe-Noire, ce dimanche 17 juillet 2022, où, un accueil à la dimension de la victoire remportée, lui a été réservée dès sa sortie de l’aéroport international Agostino Neto.

La rrédaction 

Sorti de l’aéroport après toutes les formalités aéroportuaires, le député réélu de Tié Tié 2 a été ovationné par cette population des quartiers de cette entité administrative de Pointe-Noire, qui avait pris possession des abords de l’aéroport. Ému, mais réconforté de cette marque d’attention, Brice Dimitri Bayendissa peut se baigner au milieu de cette marée humaine, avant de savourer cette victoire aux élections législatives et locales par un carnaval.

Parti de la façade principale de l’aéroport Agostino Neto, s’ébranlant à travers les artères et avenues principales de la ville océane, en passant par certains quartiers de la 2ème circonscription électorale de Tié Tié, le cortège a terminé son carnaval au quartier général, siège de campagne du député réélu, en plein cœur de Voungou. Ce carnaval aura été un moment de liesse populaire et de communion pour la confiance renouvelée.

Le député réélu Brice Dimitri Bayendissa

Un nouveau quinquennat, une nouvelle mandature va devoir s’ouvrir et qui replonge mandants et mandatés dans la continuité de la dynamique du vivre-ensemble, de l’entraide et de la solidarité. La surprise faite à Brice Dimitri Bayendissa par cette population qui s’était mobilisée le 10 juillet 2022, autour d’un vote massif et utile aura été de taille. En pareilles circonstances les lèvres manquent souvent les mots, si ce n’est la satisfaction pour cette confiance placée, de nouveau, en lui.

A son quartier général où le carnaval s’est échu, Brice Dimitri Bayendissa, esquissant quelques mots, en guise de reconnaissance pour l’engagement et la mobilisation de ceux qui l’ont voté a dit « simplement merci, merci pour la confiance renouvelée en direction de sa modeste personne. »  Brice Dimitri Bayendissa, à travers ses remerciements, n’a pas manqué de souligné que « Je suis un élu national ». Par conséquent, pouvait-il poursuivre  « Je suis le représentant à l’assemblée nationale et de ceux qui m’ont voté et de ceux qui ont fait le contraire ; c’est cela le jeu démocratique. » De ce fait Brice Dimitri Bayendissa pouvait lancer un appel à toutes les forces vives de Tié Tié 2 d’être des forces motrices et mobilisées, afin d’œuvrer à la renaissance et au développement de la localité.

En somme, cette journée dominicale a placé la 2ème circonscription électorale sur la voie du raffermissement et du renforcement du lien entre le député et ceux pour lesquels il est le porte-voix à l’hémicycle. Il sied noter que Brice Dimitri Bayendissa a été réélu député du PCT à Tié Tié 2, le dimanche 10 juillet 2022, à l’issue du 1er tour des élections législatives et locales.

Projet de loi portant statut des réfugiés et apatrides: Les députés s’approprient les dispositions

Une vue de famille des particiapnts

La protection et la mise en oeuvre des droits des réfugiés et des apatrides font l’objet de grandes préoccupations au haut niveau au Bénin. Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ( Hcr ) en collaboration avec la commission des lois de l’Assemblée nationale et la commission nationale chargée des réfugiés ( Cnr) a organisé ce vendredi 15 juillet 2022 à l’hôtel Golden Tulipe de Cotonou, un séminaire parlementaire d’appropriation du projet de loi portant statut des réfugiés et apatrides. C’est le président de la commission des lois Orden Alladatin qui a officiellement lancé les travaux. Il avait à ses côtés, le représentant du Hcr, région Afrique de l’Ouest et du Centre, M. Patrice Ahouansou.

Ghislain Gbènakpon

La tribune à l’ouverture des travaux

« Discuter avec les parlementaires du contenu de ce projet de loi, et également les préparer à mieux contribuer aux discussions à la commission des lois et en plénière ». C’est en ces termes que le représentant du Hcr, M. Patrice Ahouansou a mis en relief à la faveur d’une interview à la presse, l’objectif de ce séminaire parlementaire d’appropriation du projet de loi portant statut des réfugiés et apatrides.

Le secrétaire permanent de la Cnr, Aristide Dagou introduisant le séminaire parlementaire

En introduisant le seminaire, le secrétaire permanent de la Commission nationale chargée des réfugiés, le controleur général de police Aristide Dagou a fait observer que ce séminaire vient à point nommé: « Depuis quelques semaines, des centaines de nos frères et sœurs burkinabè sont contraints de quitter leur pays, de traverser la frontière craignant pour leur vie du fait des attaques terroristes pour venir chez nous au Bénin, précisément à Tanguiéta pour demander l’asile. A la date du 13 juillet 2022, le secrétariat permanent de la Commission nationale des réfugiés en a enrgistré 566 dont 325 enfants. »

Dans son intervention de circonstance, le président de la commission des lois Orden Alladatin va relever aussi, l’urgence que suscite le contexte sécuritaire dans le nord: « Avec ce qui se passe à nos frontières nord et nos amis du Burkina viennent de plus en plus au pays, il était bien que nous puissions évoluer, que nous puissions faire bouger notre cadre législatif par rapport à la question des réfugiés et de l’apatridie »

Les grandes avancées du projet de loi 

« Le cadre juridique existant régi entre autres par l’ordonnance de 1975 et portant statut des réfugiés au Bénin a montré ses limites. Il n’incorpore pas un certain nombre de dispositions conformément aux standards et normes internationaux », a fait observer M. Patrice Ahouansou avant de relever trois grandes avancées du projet de loi portant statut des réfugiés et apatrides. 

On retient de ses éclairages que premièrement, il va exister un cadre juridique au Bénin qui régira désormais à la fois les refugiés et les apatrides et deuxièmement, le statut d’apatride peut être conféré par l’Etat béninois. « Troisième originalité, c’est tout ce qui concerne le traitement des réfugiés au même titre que les nationaux, en termes d’accès aux services, à l’éducation, aux services sociaux de base, et l’accès aux institutions financières à travers les documents d’identité que le gouvernement béninois délivre aux réfugiés et aux apatrides; lesquels documents leur permettront de jouir effectivement des droits fondamentaux, que ce soit les droits économiques et socio-culturels et les droits collectifs », a expliqué M. Patrice Ahouansou.

Une vue partielle des participants

Il reste à espérer comme le secrétaire permanent de la commission nationale chargé des réfugiés, Artiste Dagou qu’après ce séminaire parlementaire d’appropriation de son contenu, le processus d’examen et de vote du projet de loi portant statut des refugiés et apatrides soit accéléré.

Campagne pour les élections de la CMA: Géante caravane de la Cand dans Cotonou et Abomey-Calavi

La coordonnatrice de la Cand Mme Françoise S. Laly à la tête de la Caravane

La Coalition des artisans pour le nouveau départ ( Cand) a tapé fort pour démarrer sa campagne pour les elecions de la Chambre des métiers de l’artisanat du 24 juillet prochain. Sous la houlette de sa coordonnatrice, Mme Françoise Laly, elle a fait une géante caravane de mobilisation des artisans pour ses listes ce jeudi 14 juillet 2022 à Cotonou dans le Littoral et à Abomey-Calavi dans l’Atlantique. 

Ghislain Gbènakpon

Gbégqmey, Akpakpa, Gbèdjromédé, Woleguede, étoile rouge, Agonticon, Vèdoko, stade de l’amitié Général Mathieu Kérékou et autres dans le Littoral puis  Godomey, Cocotomey, Hevié, Togbin, Calavi centre et autres dans la commune d’Abomey-Calavi. Voilà entre autres, des quartiers de villes dont les artisans ont accueilli en grande pompe, l’impressionnant cortège de la Cand qui a sonné la mobilisation générale pour la libération du secteur de l’artisanat béninois à travers une victoire par K.O au soir du 24 juillet 2022.

Après ce long périple, la caravane a pris fin par un géant meeting à Abomey-Calavi. Occasion pour les membres de la coordination de la Cand de galvaniser la troupe. Prenant en premier la parole, M. Justin Sonon a mis l’accent sur les grandes lignes du projet de société de la coalition gagnante. On retient entre autres, le rétablissement de la confiance des partenaires techniques et financiers aujourd’hui mise à mal par la mauvaise gestion des projets ces 13 dernières annees afin de permettre la mobilisation des ressources pour des formations professionnelles de qualité au profit des artisans, la mise en place d’un registre de l’artisanat et la délivrance des cartes professionnelles d’artisans ainsi que la mise en place d’une politique pour l’avènement de l’artisanat de développement en remplacement de l’artisanat de survie actuel pour lequel on travaille juste pour se nourrir. 

La. Coordonnatrice Françoise Laly.

Clôturant la série des discours, la coordonnatrice Mme Françoise Laly s’est fait très convaincante: « Ce qu’il faille voter le 24 juillet prochain, c’est la coalition Cand. C’est la coalition qui donne de l’insomnie aux gens. Car tout le monde veut aujourd’hui, le changement. Et c’est la Cand qui incarne ce changement. C’est la Cand qui veut fortement contribuer à la mise en oeuvre du Pag et des réformes du président Talon ».

Option de la Cand pour les élections de la CMA: la candidate Nadia Adanlé explique son choix

La candidate Cand aux élections Cma, Mme Nadia Adanlé.

Au nombre des participants à la gigantesque caravane de la Coalition des artisans pour un nouveau départ ( Cand) de ce jeudi 14 juillet 2022 à Cotonou et Abomey-Calavi dans le cadre de la campagne pour les elecions de la chambre des métiers de l’artisanat du 24 juillet , il y avait la candidate Nadia Adanlé, promotrice de l’entreprise Couleurs Indigo. A la faveur d’une interview à la presse, elle a livré les raisons pour lesquelles elle a décidé d’être candidate et celles qui expliquent son choix de la coalition Cand.

Ghislain Gbènakpon

« J’ai accepté de représenter ma branche au niveau du département de l’Atlantique parce que j’ai eu la chance de voir autres choses. J’ai eu la chance de voyager. J’ai meme eu la chance de travailler à l’Uemoa. Et j’ai un peu participé à l’élaboration des textes qui créaient la Chambre des métiers de l’Artisanat. Mais arrivée au Bénin, je me rends compte qu’on était en arrière. Non seulement, on n’était pas à jour, mais le secteur était quasiment à terre avec un conflit qui le rongeait. Donc, quand les gens de la Cand étaient venus me voir, j’ai accepté. Car je suis membre d’une association et je ne peux donc pas refuser de répondre à l’appel du groupe », a expliqué Mme Nadia Adanlé.

La candidate Cand a fait observer qu’elle s’est bien renseignée avant de faire son choix: « Mais avant de faire le choix, je me suis renseignée. Et très vite, j’ai compris qu’il y a avait des oppresseurs et des opprimés. Très vite, j’ai compris qu’il y a des gens qui étaient soit disant dans la lumière et qui maintenaient les autres dans l’obscurité. D’un côté, je vois qu’il y a des gens qui sont forts et qui exercent cette force pas pour lever le secteur, mais pour le maintenir en bas. D’un autre côté, nous avons des gens qui ont un savoir-faire et qui essaient juste de se faire entendre, qui essaient juste de faire valoir leurs droits. Je me suis dit, je ne peux pas refuser cet appel. Je vais y répondre et apporter ma petite pierre à l’édifice ».

Une vue partielle des caravaniers

La promotrice de l’entreprise Couleurs Indigo n’a pas manqué de lancer un appel aux populations en généralel et aux artisans en particulier. « Sortons massivement le 24 pour aller faire ce geste salutaire qui est de voter et de donner sa voix à la coalition Cand. Maintenant, c’est vrai qu’en sillonnant la ville, très peu de personnes sont au courant de cette élection. Et les médias publics ont commencé par faire la promotion, la sensibilisation. Donc, je voudrais nous inviter tous à prendre cette élection au serieux parce que le secteur de l’artisanat est un grand secteur. Même si on n’est pas électeur, qu’on en parle aux artisans autour de nous; au mécanicien, à la couturière, la coiffeuse, etc. Nous ne devons pas négliger ce secteur et négliger ce qui va se passer le 24 parce qu’avec la Cand, nous voulons faire du secteur de l’artisanat, un véritable levier de développement économique », a déclaré pour finir, la candidate Nadia Adanlé. 

Défense des travailleurs: la Cstb résolument engagée à poursuivre la lutte

Le Sg Kassa Mampo lançant les travaux

« Travailleurs, poursuivez et renforcez vos luttes pour la satisfaction de vos revendications contre la faim, la vie chère et l’insécurité ». C’est sous ce thème que s’est tenue ce jeudi 14 juillet 2022 à la bourse du travail à Cotonou, la réunion extraordinaire du bureau directeur national de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin ( Cstb). Les travaux lancés par le Sg Nagnini Kassa Mampo ont permis à la plus grande confédération syndicale du Bénin de s’engager à poursuivre résolument sa lutte pour la défense des travailleurs.

Ghislain Gbènakpon

« Au cours de cette rencontre, nous verrons ensemble à quel niveau nous sommes dans l’exécution du Plan de Travail Annuel (PTA) que nous nous sommes donné et nous prendrons des résolutions pour sa poursuite conséquente en visant notre objectif général qui est de renforcer notre organisation dans tous ses compartiments en vue d’aider les travailleurs du Bénin à lutter et à obtenir satisfaction de leurs revendications ». Ainsi s’exprimait dans son allocution d’ouverture des travaux, le Sg Nagnini Kassa Mampo.

Il fait observer que cette réunion du bureau directeur national a été initiée face aux conditions de vie et de travail qui s’aggravent de jour en jour avec des cas de crise d’Avc et de suicide et à la volonté affichée des travailleurs de sortir de cet état de misère et de famine généralisée et d’insécurité. « Chers camarades du Bureau Directeur National, vous êtes donc appelés ici à réfléchir sur comment nous devons nous mobiliser pour poursuivre intensément la lutte pour la satisfaction de nos revendications. A cet effet, nous avons annoncé à l’issue de la marche du 1er mai dernier qu’une grève générale devant paralyser tous les secteurs d’activité est appelée. Chacun d’entre vous doit bander le muscle et déployer toute l’énergie », a-t-il déclaré.

Une vue partielle des participants

L’actualité marquée par les rencontres au sommet pour la décrispation de la situation politique s’est invitée aussi à cette réunion extraordinaire du bureau directeur national de la Cstb. « Pour la CSTB et les travailleurs, il n’y aura pas de décrispation avec des lois liberticides et anti-grève pour lesquelles l’OIT a d’ailleurs condamné le gouvernement du Bénin et lui a demandé de réviser ces lois qui violent les conventions 87 et 98 de l’OIT. On ne peut pas parler de décrispation tant que les 305 enseignants et la trentaine de policiers arbitrairement radiés de la fonction publique ne sont pas ramenés. Il ne peut pas avoir de décrispation tant que les Aspirants ne sont pas payés 12 mois sur 12 et tant que les travailleurs n’ont pas leurs actes sortis et les rappels payés et j’en passe », a soutenu le Sg Kassa Mampo qui appelle au nom de la Cstb, à la libération de tous les détenus politiques et au retour des exilés politiques.

Fonds de protection des épargnants dans Uemoa: le Crepmf fait valider le cadre réglementaire

Une vue de famille des participants

On est bien parti pour l’avènement du Fonds de protection des épargnants dans l’Uemoa. Les projets de textes du cadre réglementaire dudit Fonds ont été validés ce mardi 12 juillet 2022 à Novotel de Cotonou par les acteurs à divers niveaux fortement mobilisés en présentiel et en visioconférence par le Centre régional de l’épargne publique et des marchés financiers ( Crepmf). Les travaux de validation ont été officiellement lancés par le représentant du ministre d’Etat chargé de l’économie et des finances, M. Hugues Oscar Lokossou. Il avait à ses côtés, le directeur général du Dépositaire Central/ Banque de règlement ( Dc / Br, M. Birahim Diouf et le secrétaire général du Crepmef, M. Ripiert Bossoukpè. 

Ghislain Gbènakpon

La gouvernance pour le Fonds, la catégorie des adhérents teneurs de comptes/conservateurs, les actifs dont la perte donnerait lieu à l’indemnisation, le mécanisme déclencheur de l’intervention du Fonds et sa cohérence avec les dispositifs du Fonds de garantie des marchés et du Fonds de garantie des dépôts, les montants des dépôts titres et espèces garantis, les modalités d’intervention du Fonds. Ce sont là les thématiques importantes du cadre réglementaire du Fonds de protection des épargnants dans l’Uemoa qui vient d’être validé par les différents acteurs aux assises de Cotonou.

La tribune officielle à l’ouverture des travaux

Il faut dire que le Fonds de protection des épargnants a pour objectif d’organiser et d’offrir un système de protection aux clients des teneurs de comptes et conservateurs qui ont subi ou pourraient subir une perte financière du fait de l’insolvabilité ou de l’incapacité de ces derniers à restituer les titres et espèces qu’ils détiennent pour le compte de ses clients. Ainsi, le Fonds vise à pallier l’éventuel défaut d’un adhérent dans l’impossibilité de satisfaire à ses obligations envers ses clients. Dans son allocution de circonstance, le Secrétaire général du Crepmf, M. Ripert Bossoukpè a souligné que ce chantier qui vise à doter l’espace Uemoa d’un outil dédié à la protection de l’épargne investie en valeur mobilière s’inscrit dans le contexte de réformes du marché financier régional de l’Uemoa engagées en mars 2016. 

Protection pour un secteur privé fort

« La protection des investisseurs revêt une importance cruciale pour garantir la capacité des entreprises à lever les capitaux nécessaires pour être compétitifs. Sans un dispositif  approprié de protection des investisseurs, les marchés boursiers pourraient être freinés dans leur ambition d’attirer des ressources et être contraints de laisser les banques endosser le rôle exclusif de source de financement », a soutenu en visio conférence, le représentant du directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières ( Brvm).

Une vue partielle des participants en pleins travaux

En lançant les travaux de validation, le représentant du ministère de l’économie et des finances, M. Hugues Oscar Lokossou a fait observer qu’avec seulement 160.000 comptes titres ouverts par les investisseurs et plus de 15. 600 milliards de francs CFA levés depuis 1998, le marché financier de l’Uemoa reste un marché d’endettement essentiellement souverain avec plus de 70 % de titres émis par les Etats membres. « Au regard de ce constat, il me paraît indispensable d’entamer une transition pour un financement accru des économies de l’Union portées par le secteur privé », a plaidé M. Hugues Oscar Lokossou

Formulation de projets forestiers bancables: L’Unff renforce les capacités des acteurs béninois

Une vue de famille des participants

Il se tient depuis ce lundi 11 juillet 2022 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou, un atelier de renforcement des capacités des acteurs intervenant dans le sous-secteur forestier dans la formulation de projets bancables pour une bonne conservation des forêts au Bénin. Cette formation financée par le Forum des Nations Unies pour les forêts ( Unff) qui dure cinq jours a été officiellement lancée par le représentant du ministre du cadre de vie et du développement durable ( Mcvdd), le conseiller technique M. Koffi Séverin Nsia. Il avait à ses côtés le directeur général des eaux, forêts et chasses, le conservateur principal Rémi Hèfoumé et le représentant de l’Unff, M. Peter Gondo.

Ghislain Gbènakpon

« Former les acteurs pour assurer de meilleures mobilisations de ressources afin de relever le niveau de conservation de nos forets ». C’est en ces termes que le directeur général des eaux, forêts et chasses, le conservateur principal Rémi Hèfoumé a décliné dans son allocution de bienvenue, l’objectif général de cet atelier de formation. De façon specifique, poursuit-il, il s’agit de renforcer les capacités des acteurs étatiques et non étatiques du Bénin sur le développement d’une stratégie nationale de financement des projets forestiers d’une part et d’autre part, sur l’élaboration d’une note conceptuelle sur la gestion durable des forêts pour l’accès aux fonds découlant d’une des sources de financement multilatéral.

La tribune à l’ouverture des travaux

Les acteurs non étatiques bénéficiaires de cette formation sont les Ong et Osc intervenant dans le sous-secteur. Quant aux acteurs étatiques, il s’agit des officiers et sous officiers de la direction générale des eaux, forêts et chasses souvent en charge de l’inspection forestière dans les villes et départements ainsi que des enseignants chercheurs de laboratoires.

La problématique

Dans son intervention de circonstance, le représentant de l’Unff, a fait observer que les financements de projets forestiers existent de plus en plus à l’international. Mais le problème, soutient Peter Gondo, c’est que les acteurs des pays en développement ne sont pas souvent informés des démarches idoines à mener d’une part, et de l’autre, ne maîtrisent pas les bonnes techniques de rédaction de projets bancables.

Une vue d’ensemble des participants

Et c’est convaincu de la véracité de la problématique ainsi posée par le représentant de l’Unff, que le conseiller technique du Mcvdd, M. Koffi Séverin Nsia a exhorté les acteurs bénéficiaires à bien suivre cette session de formation pour la rédaction de projets forestiers à même de capter des financements au service de la conservation des forêts et de la protection de la biodiversité au Bénin.