Reconnaissance du Memp à l’ancien Représentant du Pam: Guy Adoua fait Officier de l’Ordre National du Bénin

Le vice Grand Chancelier mettant à M. Guy Adoua son insigne d’Officier de l’Ordre National du Bénin

Le ministre des enseignements maternel et primaire ( Memp) du Bénin, M. Salimane Karimou a le sens de la gratitude. Il a organisé ce vendredi 29 juillet 2022 à Novotel hôtel de Cotonou, une cérémonie de reconnaissance et de félicitation en l’honneur de l’ancien Représentant Résident  et directeur pays du Programme alimentaire mondial ( Pam) qui officie désormais au Nigéria depuis début juillet après plus de quatre ans de gestion du Programme national d’alimentation scolaire intégrée ( Pnasi) avec à la clé des performances historiques. A l’occasion, M. Guy Adoua, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, est fait Officier de l’Ordre national du Bénin

Ghislain Gbènakpon

« M. Guy Mesmin Adoua, si dans un cadre général le Bénin se révèle de mieux en mieux au monde compte tenu de l’activation à la fois intelligente et intelligible de diverses stratégies pour son développement dans le domaine particulier qui est celui de la nutrition de l’enfant, vous avez joué une importante partition. C’est pour cela qu’il nous est paru nécessaire d’organiser la présente cérémonie de reconnaissance pour vous révéler aussi au monde en auréolant vos qualités de manager professionnel, courtois et continuellement épris de l’amour des enfants ». C’est ainsi que s’exprimait le ministre Salimane Karimou pour justifier la cérémonie de reconnaissance et de félicitation en l’honneur de l’ancien Représentant  du Pam au cours de laquelle M. Guy Adoua est fait Officier de l’Ordre national du Bénin par le Vice Grand Chancelier de l’Ordre national M. Falilou Akadiri.

Le ministre Salimane Karimou lors de son intervention

Il faut dire que sous l’ancien Représentant Résident du Pam à qui le gouvernement a confié la mise en œuvre du Pnasi, celui-ci a enregistré des performances mondialement saluées pour le bien-être des écoliers et écolières du Bénin. « Vous avez réussi à communiquer la joie, l’enthousiasme et le pragmatisme dont vous faites habituellement montre dans la mise en œuvre du Pnasi à vos collaborateurs. Vos prouesses ont déterminé le gouvernement à augmenter substantiellement le montant initial qui est passé de 6 milliards en 2017 à un peu plus de 15 milliards en 2018 pour une projection d’environ 30 milliards en 2026. Grâce à l’entretien d’une gestion éminemment concertée, vos ajustements opérés en cours de chemin, au regard des résultats de la première évaluation d’étape, déjà en avril 2022, le Bénin a atteint un taux de couverture de 75 % avec une tendance soutenue de réaliser les 100 % de couverture d’ici 2026 », a déclaré le ministre Salimane Karimou. 

Remerciements du récipiendaire

M. Guy Adoua lors de son mot de remerciement

« Le 30 juin dernier, lorsque je faisais mes adieux à mes collaborateurs que je salue du fond du cœur pour leur grand sens du travail bien fait, j’étais à mille lieues d’imaginer que je reviendrais de si tôt au Bénin. Mais, c’est sans compter avec la grande estime de Monsieur Salimane KARIMOU, Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, qui a voulu me faire cet honneur, et donc au Programme Alimentaire Mondial (PAM) ; honneur que j’accepte avec humilité et beaucoup de joie », a déclaré M. Guy Adoua dans son allocution de circonstance après avoir été fait Officier de l’Ordre national du Bénin.

Le nouvel officier de l’Ordre national du Bénin et le ministre Salimane Karimou

Il faut dire que le récipiendaire a vraiment fait preuve d’humilité en associant tout un beau monde à son succès éclatant dans la mise en oeuvre du Pnasi: « Je souhaite exprimer ma profonde reconnaissance à tous ceux et toutes celles qui ont, de diverses manières, apporté leur contribution aux côtés du PAM, pour le succès que nous célébrons tous ce jour; car, mes mérites, si j’en ai quelques-uns, sont bien minces. Que suis-je que je n’aie reçu de Dieu et de vous toutes et tous que j’ai côtoyés ? ».

M. Guy Adoua n’a pas manqué de remercier le gouvernement du Bénin pour la confiance sans faille faite au Pam depuis Juillet 2017 et l’exhorte à offrir le même accompagnement dont il a bénéficié à son successeur Ali Ouattara pour un plus grand rayonnement du Programme et pour le plus grand bien des enfants du Bénin. 

Jif africaine 2022: les femmes syndicalistes du Bénin réclament un nouveau contrat social

Une vue de famille des participants

Un nouveau contrat social. C’est ce qu’ont réclamé ce vendredi 29 juillet 2022 dans une déclaration au terme d’une journée d’action à la bourse du travail à Cotonou sous la coordination du Sg Appolinaire Affewé et avec le soutien de la Csi-Afrique en collaboration avec Oxfam, les femmes de l’Unstb, Csa-Bénin, Cosi-Bénin, Cgtb, Cspib et Csub réunies au sein de différents réseaux que sont le Refes-Bénin, le Resyluv et le Rntd. C’était à l’occasion de la célébration de l’édition 2022 de la journée internationale de la femme africaine.

Ghislain Gbènakpon

Mme Irène Ayivi lisant la déclaration pour un nouveau contrat social

« Nous voulons un nouveau contrat social dans lequel la protection sociale est assurée pour tous! Un nouveau contrat social où les taxes et impôts sont revus à la baisse. Et des mesures fiscales plus souples et moins contraignantes! Un nouveau contrat social dans lequel, le nouveau code des impôts, base du calcul des revenus et émoluments des travailleurs mis en oeuvre après 2016 et les nouveaux impôts et taxes sur les revenus et les ressources, depuis décembre 2021 soient suspendus! Un nouveau contrat social où les revenus des travailleurs de tous les secteurs d’activités et autres émoluments connexes soient plus valorisants et respectueux de la dignité humaine! Un nouveau contrat social qui tienne compte des conséquences et des impacts des changements climatiques sur le travail, les emplois et la qualité de vie des travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activités, voire de toute la population. Un nouveau contrat social dans lequel le caractère sacré de la vie est reconnu et respecté! ». Voilà un extrait de la déclaration des femmes de l’Unstb, Csa-Bénin, Cosi-Bénin, Cgtb, Cspib et Csub réunies au sein de différents réseaux qu’a lue Mme Irène Ayivi.

La tribune officielle à l’ouverture de la journée
Une vue partielle des participants

Les femmes syndicalistes du Bénin font observer que les effets socio-économiques connexes, sévères et désastreux de la Covid-19 ont eu de graves répercussions sur les femmes et les familles dirigées par des familles dans les pays du monde entier et particulièrement dans les pays en développement de l’Afrique de l’Ouest. Et les différentes mesures prises par les gouvernants ont contribué à aggraver la situation comme au Bénin où, soutiennent-elles, cela a rendu encore plus endémiques la pauvreté, la misère et les inégalites de toutes sortes à l’endroit des travailleurs de tous les secteurs d’activités, des femmes, des ménages et de toute la population.

Le coordonnateur de la journée d’action le Sg Appolinaire Afféwé lors de son mot de bienvenue

Dans son intervention de bienvenue, le coordonnateur de la journée d’action, le Sg Appolinaire Affewé a soutenu que ce sont ces différentes situations qui ont déterminé le mouvement syndical international à plaider pour un nouveau contrat social qui s’attaquera à la pauvreté , aux inégalités, à la dépossession auxquelles sont confrontés les travailleurs et travailleuses. Il n’a pas manqué de remercier la Csi-Afrique et son partenaire Oxfam.

Partage d’expériences

Mme Vylma Tchiakpè Eric de la Belgique

Il faut dire que cette journée d’action a été aussi une occasion de partage d’expériences. C’est ainsi que Mme Vylma Tchiakpe Éric a partagé son expérience syndicale en Belgique où elle réside. « Je suis invitée à la journée internationale de la femme africaine pour partager mon expérience syndicale, le syndicalisme en Belgique. Et je suis très contente de voir autant de femmes engagées dans le syndicalisme car on a tendance à mettre les femmes de Côté », a-t-elle déclaré à la faveur d’une interview à la presse.

La représentante de la Csi-Afrique, Ghislaine Saïzonou Broohm partageant son parcours avec ses soeurs

La représentante de la Csi-Afrique Ghislaine Saïzonou, épouse Broohm a eu aussi l’occasion de partager à la demande des participantes,4 son parcours qui l’a conduite à la faîtière régionale. Elle leur a prodigué des conseils pour faire face aux situations de harcèlement sexuel et d’autres violences basées sur le genre dans le monde syndical. Par ailleurs, plusieurs communications ont meublé cette journée d’action des femmes syndicalistes du Bénin.

Exposition de produits made in Africa: La Ccib abrite la GRAAD Cotonou 2022

Une vue de famille des officielles et responsables de GRAAD

Il se tient depuis ce jeudi 28 juillet 2002 à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin ( Ccib) à Cotonou, la Grande Rencontres des artisans d’Afrique et de la Diaspora ( Graad). Il s’agit d’une foire exposition vente des produits made in Africa initiée par Mme Nadine Hegen qui connait la participation des artisanes et artisans venus de plusieurs pays du continent et de la reine entrepreneur camerounaise Clarisse Bell. C’est la marraine Mme Christiane Tossou, vice-présidente de la Ccib qui a officiellement lancé la Graad édition 2022 qui prend fin ce samedi 30 juillet. 

Ghislain Gbènakpon

« Le but de la Graad est de fédérer et de mutualiser les forces d’Afrique et de la diaspora. Le but de notre projet est de donner une plateforme préférentielle où les hommes et les femmes viennent retrouver des produits certifiés divers de différents pays africains qui pourront être exportés en Europe. Il s’agit de valoriser la sagesse de nos ancêtres qui ont su transformer les produits et n’ont jamais eu faim dans leur village ». Ainsi s’exprimait dans son allocution de circonstance, la promotrice Nadine Hagen pour mettre en relief les buts et objectifs de la Graad.

La tribune à l’ouverture de la GRAAD

Pour sa part, le chef du projet Graad, M. Auguste Kora, a fait observer qu’il il s’agit d’une rencontre des artisanes et artisans d’Afrique autour du symbole de la jarre trouée du roi Ghézo pour relever ensemble le défi de la valorisation et de la compétitivité des produits fabriqués sur le continent: « l’Afrique peut se lever comme un seul homme. Nous nous sommes réunis autour du symbole de la jarre trouée du roi Ghézo. Et nous invitons toutes les mains à la boucher. Nous voulons montrer que l’Afrique est prête. Vous allez voir sous les stands tout ce que l’Afrique peut faire de beau. La Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Gabon, le Bénin, le Mali, etc. Nous ne sommes pas en concurrence mais en complémentarité. Nous voulons dire à l’Afrique et au monde entier que nous savons transformer nous-même aujourd’hui, nos matières premières que les occidentaux sont venus nous prendre. Nous avons des produits finis prêts à les concurrencer ».

Une vue partielle des exposantes et exposants

La marraine de la Graad 2022, Mme Christiane Tossou, la reine sa Majesté Clarisse Bell ainsi que la représentante du fonds pour le développement de l’artisanat au Bénin ont toutes salué l’initiative de la promotrice Nadine Hagen qui est au service de la mise en valeur de la créativité de la gent féminine africaine. Elles n’ont pas manqué de remercier tous les membres de son équipe, notamment le chef de projet M. Kora et son bras droit, Mme Madina Idriss Adam. Les populations ont donc jusqu’à ce samedi 30 juillet pour faire le déplacement de la Ccib et découvrir les merveilles des artisanes et artisans d’Afrique et de la diaspora. 

Macron au Bénin: le Pcb et ses alliés soupçonnent des raisons cachées qu’ils dénoncent

Le Pcb et ses alliés face à la presse

Emmanuel Macron n’est pas le bienvenu au Bénin pour le parti communiste du Bénin ( Pcb ) et ses alliés dont, entre autres, l’Odhp, la Cstb, ll’alliance pour la patrie ( App ). A la faveur d’un point de presse ce mercredi 27 juillet 2022 à la bourse du travail à Cotonou, ils ont dénoncé des raisons cachées qui selon eux motiveraient la visite officielle du président français.

Ghislain Gbènakpon

Malgré le démenti de l’Ambassadeur de la France M. Vizy, le Pcb n’en démord pas. La France selon cette formation politique veut installer Barkhane au nord du Bénin et c’est l’une des deux raisons de sa présence sur le territoire. Dans une déclaration lue par son responsable des relations extérieures, M. Gilbert Kouessi, le parti en veut pour preuve la déclaration conjointe sur la menace terroriste et le soutien à la paix et à la sécurité au Sahel et en Afrique de l’Ouest au terme du sommet de l’Elysée du 17 février 2022. Il y est écrit, fait-il observer que « A la demande de leurs partenaires africains, et sur la base de discussions sur les futures modalités de leur action conjointe, ils ont néanmoins convenu de poursuivre leur action conjointe contre le terrorisme dans la région du Sahel, notamment au Niger et dans le Golf de Guinée, et ont engagé des consultations politiques et militaires avec eux dans l’objectif d’arrêter les paramètres de cette action commune d’ici juin 2022 ». Le Pcb se demande si ce ne sont pas ces paramètres que le président français est venu négocier, Patrice Talon ayant signé la déclaration.

Le responsable des relations extérieures du Pcb Gilbert Kouessi

Les rouges soupconnent aussi une duperie que peuvent cacher les démentis de l’Ambassadeur Vizy qui aurait déclaré dans le quotidien Matinal que les militaires français que l’on peut « croiser occasionnellement avec leurs camarades béninois sont, à l’exception d’une poignée de coopérants, de passage soit pour assurer des formations, soit pour organiser des flux logistiques de l’opération Barkhane que les autorités béninoises facilitent ». Le Pcb se demande aussi si on peut organiser les flux logistiques sans une base de regroupement préalable des flux, sans une base des forces disposées pour l’accompagnement et la protection des flux logistiques ( hommes, matériels, armes et munitions) à convoyer.

Une vue partielle des participants

La deuxième raison qui amène Macron au Bénin selon le Pcb est « la continuation du sabotage de la monnaie Eco de la Cedeao et le maintien du franc CFA ». Pour l’Odhp, la visite du président français sonne comme un soutien à ce qu’elle appelle à tort ou à raison, « la dictature autocratique du président Patrice Talon ». Et pour d’autres raisons diverses et variées, cette visite n’enchante guère l’Alliance pour la patrie ( App), la Cstb et l’Union de la jeunesse communiste du Bénin ( Ujcb). 

10 mois après sa disparition: hommage mérité rendu au Pr. Benjamin Fayomi

Feu Pr. Benjamin Fayomi

Forte mobilisation ce lundi 25 juillet à l’Isba de Cotonou à l’occasion de la cérémonie d’hommage mérité rendu au Pr. Benjamin Fayomi, pionnier de l’approche Ecosanté en Afrique de l’Ouest et du Centre. Il s’agit d’une initiative de la Communauté de Pratiques en Ecosanté pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre ( Copes-Aoc). L’illustre disparu a eu droit à une série de témoignages qui rendent compte des nombreuses qualités de l’homme qu’il a mises au service de l’enseignement et de recherche. 

Ghislain Gbènakpon

Des représentants des ministres de la santé et de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique aux représentants des organisations de la société civile actives dans la protection de l’environnement en passant par ceux des instituts et universités d’enseignement et de recherches ainsi que des universitaires du Bénin, d’Afrique et de l’occident. C’est tout ce beau monde mobilisé par la Copes-Aoc qui a tenu à rendre hommage au professeur Benjamin Fayomi sous l’accompagnement de l’orchestre de la Fss et en présence des représentants de la famille. 

Une vue de familles des officielles et des membres de la famille

« Passionné par la pratique d’une approche holistique à la résolution des problèmes de formation et de recherche, le Professeur Fayomi a mis à profit sa formation universitaire diversifiée et sa riche expérience au Bénin ainsi que dans la sous-région. Cette expérience s’appuie sur un tissu de contacts pluridisciplinaires avec des institutions et organisations nationales internationales, gouvernementales ou non », a déclaré en lançant la cérémonie d’hommage, M. Phillipe Lalèyè, conseiller technique du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. 

Son homologue de la santé fera observer que le Professeur Fayomi fait partie de ceux qui ont œuvré pour l’amélioration de la recherche en santé au Bénin, en témoigne la création du Comité d’Éthique de la Recherche de l’Institut des Sciences Biomédicales Appliquées (Cer-Isba) en 2010 sous sa houlette

Autres témoignages

Pour le représentant de l’Uac, le Pr. Benjamin Fayomi est un amoureux des sciences de la Santé et de l’Environnement comme en témoigne sa consécration en qualité de titulaire de la Chaire régional en Ecosanté. Il faut dire que les universitaires de la sous region et à l’international ayant pratiqué l’homme ont dans des témoignages enregistrés et projetés à l’assistance, vanté ses mérites incommensurables

Une vue partielle des participants

Clôturant la cérémonie d’hommage, l’enseignant-chercheur à l’Irsp, Pr. Marius Kédoté de la Copes-Aoc a évoqué les innombrables actions et valeurs du Pr. Benjamin Fayomi par ailleurs son mentor qui l’ont marqué: « Ce qui m’a le plus marqué chez le Professeur Fayomi, c’était sa capacité à aller à la rencontre des autres dans la simplicité afin d’écouter, d’échanger et de partager son expérience avec ses collègues du moment, collaborateurs et apprenants. Je me suis souvent demandé comment une personne de notoriété nationale, régionale et internationale pouvait à tout moment nous mettre à l’aise dans une proximité à la fois humaine et intellectuelle ».

Hommage au Pr. Benjamin Fayomi: Joséa Dossou-Bodjrènou salue son sens de partage des résultats de ses recherches

Le président de l’Ong Nature Tropicale Joséa Dossou-Bodjrènou

Au nombre des invités de marque à la cérémonie d’hommage rendu ce lundi 25 juillet 2022 à l’Isba de Cotonou au Pr. Benjamin Fayomi décédé le 20 septembre 2021, il y a le président de l’Ong Nature Tropicale. Dans son intervention, M. Joséa Dossou-Bodjjrènou puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a vanté l’amour pour le partage des résultats de ses recherches qui caractérise l’illustre disparu.

Ghislain Gbènakpon 

« Ce qui nous a marqués, c’est son humilité et surtout sa disponibilité à partager les résultats de ses recherches au grand public. Cela nous a vraiment marqués parce que nous avons vécu des situations exceptionnelles au niveau environnemental et nous lui avons posé le problème quand il était doyen de la Fss. Il n’a pas hésité à nous donner des conseils mais a lié nos problèmes aux sujets et préoccupations qu’il développait dans son cadre professionnel.  Quand il parlait de l’air sain, c’est que nous devons vivre dans un environnement où l’air n’est pas pollué, sinon toute pollution de l’air a des impacts négatifs sur la santé », a déclaré au sujet du Pr. Benjamin Fayomi, le président de Nature Tropicale Ong à la faveur d’une interview à la presse au terme de la cérémonie d’hommage à lui rendu.

Déja dans son intervention lors d’une série de témoignages pendant la cérémonie, M. Joséa Dossou-Bodjrènou s’est dit touché par l’humilité du Pr. Benjamin Fayomi qui malgré son statut du doyen de la Fss d’alors acceptait se retrouver de temps en temps sur les écrans de télévision, sur les émissions de toutes sortes de forma pour parler des problèmes environnementaux précis. « Il ne sert à rien que nous fassions de beaux travaux de recherche avec des résultats impressionnants juste pour le diplôme. Les résultats doivent repartir à la base. Et c’est ça que le professeur Fayomi a toujoirs fait. A pluisieurs occasions, il nous a réunis ici à l’Isba, que ce soit journalistes, ONG, scientifiques pour que nous puissions échanger entre nous pour voir comment chacun va jouer sa partition pour que l’écosanté devienne une réalité chez nous. », a soutenu le président de l’Ong Nature Tropicale. 

Cérémonie d’hommage au Pr. Benjamin Fayomi: le Pr. Paul Ayélo assure que ses oeuvres ne périront jamais

Le chef de l’Ureste Pr. Paul Ayélo

Dix mois après son décès le 20 septembre 2021, la communauté universitaire du Bénin, d’Afrique et du monde a rendu en présentiel et en visioconférence ce lundi 25 juillet 2022 à l’Isba de Cotonou, un vibrant hommage au Pr. Benjamin Eboum Fayomi, pionnier de l’approche Ecosanté en Afrique de l’Ouest et du Centre. Occasion pour le chef d’Unité de recherche et d’enseignement en santé au travail et environnement ( Ureste ) de la faculté des sciences de la santé ( Fss) le Pr. Paul Ayélo d’assurer que ses oeuvres dont fait partie l’Ureste ne périront jamais. 

Ghislain Gbènakpon

« Les oeuvres de notre Maître Professeur Benjamin Fayomi, notamment URESTE, ECOSANTE, COPES-AOC, ses Associations professionnelles et son Laboratoire Universitaire de Santé au Travail et Environnement subsisteront et ne périront jamais. Notre héritage est grand et impressionnant », a soutenu le Pr. Paul Ayélo, chef de l’Ureste dans son intervention. 

Selon lui, les hommages et reconnaissances au Pr. Benjamin Fayomi sont bien mérités et même les œuvres du Maitre, à elles seules, suffiraient pour témoigner de son parcours professionnel si majestueux. Et si la tristesse, la désolation et les douleurs ressenties en ces moments sont normales, elles n’apportent rien, rappelle-t-il. « Soyons donc tous consolés et aussi rassurés, mesdames et messieurs parce que Dieu a conduit la destinée de Benjamin Eboum Fayomi de façon aussi exemplaire, c’est l’Eternel son Nom », a exhorté le Pr. Paul Ayélo. 

On retient globalement de l’intervention du chef d’Unité que l’illustre disparu le Pr. Benjamin Fayomi vivra toujours à travers ses nombreuses oeuvres. « Vive le Professeur Benjamin Eboum Fayomi! Vive toute la famille Fayomi! Paix à l’Ame de notre Maître! », a déclaré pour finirle Pr. Paul Ayelo.

Réunion du comité de suivi du retour des biens culturels: La note conceptuelle du symposium de Dakar validée à Cotonou

Une vue de famille des participants à la clôture des travaux

Les rideaux sont tombés ce vendredi 22 juillet 2022 à Cotonou sur la deuxieme réunion du comité régional de suivi du plan d’action de la Cedeao pour le retour des biens culturels à leurs pays d’origine. Occasion pour son président M. Assoumana Malam Issa, ancien ministre de la culture du Niger et les autres membres de se réjouir entre autres de l’adoption de la note conceptuelle du symposium international de Dakar sur la problématique en novembre prochain.

Ghislain Gbènakpon 

« L’agenda que nous sommes donné de passer en revue la note conceptuelle du symposium de Dakar, de travailler sur l’agenda du comité les semaines et les mois à venir, de nous pencher sur nos rapports avec le champion qu’est le président Patrice Talon a été réalisé. L’objectif de la deuxieme rencontre de Cotonou est atteint ». C’est en termes que s’exprimait dans son intervention de clôture des travaux de la deuxième réunion du comité régional de suivi du plan d’action de la Cedeao pour la restitution des biens culturels, le président Assoumana Malam Issa.

Le président Assoumana Malam Issa face à la presse.

A la faveur d’une interview à la presse, il a précisé que c’est dans la droite ligne de ce plan d’action adopté à Cotonou il y a quelques années que s’inscrit la tenue d’un symposium international qui va se pencher sur la problématique de façon intégrale. « Nous avons tenu cette réunion pour se pencher sur la note conceptuelle de ce symposium qui se tiendra la mi novembre à Dakar. Et donc nous avons essayé de voir les contours de l’organisation de ce symposium, les thématiques qui vont être abordées, puis nous nous sommes penchés sur la collaboration future qui doit s’instaurer entre nous et le président de la République du Bénin qui vient d’être désigné champion de la Cedeao sur les questions de restitution des biens culturels et artisanaux à l’Afrique », a expliqué le président Assoumana Malam Issa.

Ils ont dit 

Au terme des travaux, deux membres du comité regional de suivi composé de personnalités du monde culturel, politique ou diplomatique ont exprimé leur satisfaction à la presse. Il s’agit de Dr. Silvie Memel Kassi, directrice générale de la culture au ministère de la culture et de la francophonie de la Côte d’Ivoire et l’Ambassadeur Filippe Savadogo, entre autres ancien ministre de la culture, de la communication et du tourisme du Burkina, ancien ambassadeur de la francophonie aux nations unies à New York et representant permanent du Burkina à l’Unesco. Ci-dessous des extraits de leurs impressions.

Dr. Silvie Mémel Kassi, Directrice générale de la culture en Côte d’Ivoire

« Il faut d’abord reconnaître les efforts du Bénin qui nous reçoit chaque fois que besoin est pour ces questions de restitution. Aujourd’hui, le pays est devenu un symbole dans le domaine. Je remercie le président Patrice Talon et toutes les autorités du Bénin. Il faut dire qu’il y a des avancées et des avancées notables par rapport à cette question. Puisque nous sommes partis d’un processus et on parle aujourd’hui d’un symposium sur la question du retour des biens culturels avec à la clé, la nomination d’un président champion pour traiter de ces questions en termes de plaidoyer, d’élargissement de l’audience par rapport à ceux qui sont aujourd’hui considérés comme ceux que nous pouvons toucher pour que la restituion devienne une réalité. Je pense que c’est très important.

Moi je retourne en Côte d’Ivoire et je compte faire profiter tout ce que nous avons vécu ici, tout ce que nous avons reçu comme outil pour que mon pays qui est déjà dans ce processus de restitution puisse emboîter le pas au Bénin avec des actions concrètes. Nous avons érigé un musée vraiment aux normes tout comme le Sénégal. La Côte d’Ivoire est donc dans la dynamique avec une volonté politique affichée. Il faut dire que nous sommes venus aussi en tant que personne ressource pour partager l’expérience de la Côte d’Ivoire qui est aussi citée en exemple en matière de restitution de biens culturels. Je repars de Cotonou satisfaite ».

Ambassadeur Filippe Savadogo

« Aujourd’hui, nous nous sommes réunis pour la deuxième fois. Il faut vous rappeler que le président Talon est le champion désigné par les présidents de la Cedeao pour conduire les dynamiques, les changements et également l’accompagnement de toutes les actions qui se feront en Afrique de l’Ouest par les pays membres de la Cedeao. Donc, nous nous sommes réunis, nous avons fait des recommandations et dans ce sens, nous avons un grand symposium qui sera présidé par le président Talon au Sénégal avec ses pairs. C’est avec beaucoup de satisfaction que nous repartons de Cotonou, convaincus que la ville est le point de départ d’une grande mission. Ça va prendre des années mais aussi de temps et de l’énergie parce que le rapatriement des biens culturels dans les pays de la Cedeao va être une œuvre de longue haleine parce que l’Afrique de l’Ouest a beaucoup perdu à travers ses biens qui sont quelques fois pillés, volés ou vendus ».

Corsair dans le transport aérien au Bénin: Le premier vol direct Cotonou-Paris le 8 novembre

Le Pdg de Corsair Pascal de Izaguirre intervenant entouré de ses collaborateurs

La bonne nouvelle s’est confirmée. La compagnie aérienne française Corsair ouvre effectivement la ligne Cotonou/Paris-Orly en vols directs toute l’année. A la faveur d’une conférence de presse ce vendredi 22 juillet 2022 à Novotel de Cotonou, son président directeur général, M. Pascal de Izaguirre et ses collaborateurs ont annoncé le premier vol pour le 8 novembre prochain avec des modalités défiant toute concurrence.

Ghislain Gbènakpon

Trois vols directs par semaine les mardis, jeudis et dimanches de Cotonou vers la capitale française avec le vol inaugural pour le 8 novembre 2022 à des prix compétitifs. C’est la principale information de cette conférence de presse des responsables au haut niveau de la compagnie aérienne Corsair. Ces vols seront opérés en Airbus A330-300 permettant d’accueillir 298 passagers dont 18 en Business, 12 en Premium et 268 en Economy. Les classes Business et Premium bénéficient d’un excellent standard de confort notamment la classe premium qui a été élu numéro 1 du marché par Flihgt Report 2019. 

Il faut dire que les béninois n’ont pas du souci à se faire pour ce qui est des coûts des billets qui sont très compétitifs et d’ores et déjà en vente sur le site de Corsair et dans les agences de voyage . « Les prix sont extrêmement attractifs dans toutes les cabines en Économy, Premium et Business. En Économy, nous proposons un tarif au départ du Bénin, toutes taxes comprises à 321 400 F CFA, aller-retour en basse saison avec un bagage et à partir de 543700 F Cfa en haute saison avec un bagage. C’est évidemment des tarifs bien plus attractifs que ce que peuvent proposer les autres compagnies aériennes au départ de Cotonou. En premium, nous avons des tarifs à partir de 610 200 Fcfa aller-retour aussi en basses saisons et 961000 en hautes saisons. Et pour ce qui concerne la Business, nous avons un tarif d’appel à 1.477 000 F Cfa aller-retour. Ici aussi, nous nous  positionons très en deçà des tarifs actuellement appliqués », a soutenu Julien Houdebine, directeur commercial et marketing de Corsair.

Le Pdg Pascal de Izaguirre

Pour le Pdg de Corsair, la venue de cette compagnie française dans le ciel béninois vise à soutenir le programme d’action du gouvernement dans son volet tourisme. « Je salue et remercie les équipes du gouvernement béninois pour leur collaboration efficace et constructive qui a permis de concrétiser rapidement l’ouverture de cette nouvelle ligne. Le programme de développement économique, culturel et touristique du gouvernement est très prometteur. Il mérite d’être soutenu en créant les conditions de connectivité aérienne efficace pour un afflux vers la destination Bénin », a déclaré M. Pascal de Izaguirre.

Elections des représentants des artisans à la CMA: Nadia Adanlé de la Cand se présente aux populations de Ouidah

La Candidate Cand Nadia Adanlé face aux populations de Ouidah

On rentré dans le vif du sujet le week-end dernier dans la campagne de la candidate de la Coalition des artisans pour un nouveau départ ( Cand) Nadia Adanlé en vue des élections pour les représentants des artisans à la Chambre des métiers de l’Artisanat ( Cma ) du 24 juillet 2022. A la faveur d’un meeting de présentation le samedi 16 juillet au Fort Français de Ouidah, elle a partagé avec les populations, projection vidéo à l’appui, son brillant parcours dans le secteur de l’artisanat en tant que promotrice de l’entreprise Couleur Indigo. Toute chose qui fait d’elle la digne fille de Ouidah choisie pour faire partie des représentants de l’Atlantique à la Chambre des métiers de l’artisanat.

Ghislain Gbènakpon

« Nous sommes ici pour nous mobiliser pour propager la bonne nouvelle. A savoir que les artisans et artisanes de Ouidah ont décidé d’envoyer une digne fille de cette ville à la Chambre des métiers de l’artisanat, première mandature pour le compte du département de l’Atlantique lors de l’élection du 24 juillet prochain. », a déclaré Nadia Adanlé aux populations de Ouidah fortement mobilisées au terme de la projection vidéo sur son parcours exceptionnel dans le secteur de l’artisanat, plus précisément dans la promotion de la marque Éluvo en matière de tissus, de la mode, etc.

Il faut dire qu’à la Cma, siégeront 80 élus consulaires représentants les artisans du Bénin répartis en 8 branches qui ont également des sous-branches. Et Nadia Adanlé est candidate dans la branche  » 5/Textile, habillement, Cuirs et Peaux-B/ Travail sur vêtements « .

A la faveur d’une interview à la presse, celle qui défend dans sa branche les couleurs de la coalition Cand dans le département de l’Atlantique a fait observer que cette mobilisation générale concerne non seulement les artisans mais aussi les non artisans: « Notre message est destiné aux artisans et aux non artisans parce qu’il n’y a personne qui ne dépense pas ne serait-ce que 80% de ses ressources dans l’artisanat. Donc, notre message était à l’adresse de tout le monde mais bien évidemment c’est les artistes qui iront aux urnes. Mais l’invitation à la prise en compte de cette élection est générale. Tout le monde doit se mobiliser pour une participation massive des artisans à l’élection du 24 juillet prochain en passant l’information ».

Nadia Adanlé n’a pas manqué de rappeler le mot d’ordre. « Le mot d’ordre, c’est voter la Cand qui est la seule coalition qui nous permettra, nous à Ouidah d’être à la chambre des métiers premièrement et pour le Bénin d’avoir un artisanat révélé, un artisanat renouvelé, un artisanat exportable, un artisanat envié et des artisans respectés avec un savoir-faire consolidé grâce aux formations que nous allons pouvoir négocier et proposer », a-t-elle déclaré pour finir.