Deuxième Café Biodiversité au Bénin: l’impact de l’agriculture au coeur des échanges

Une vue d’ensemble des participants

« Biodiversité et agriculture: Impacts des cultures vivrières et du coton sur la biodiversité ». C’est le thème du deuxième Café Biodiversité tenu ce jeudi 16 juin 2022 à l’hôtel La Casa Cielo de Cotonou après la premier ayant regroupé les acteurs du secteur exploitation forestière. Il s’inscrit dans le cadre du projet Biodev2030 de facilitation d’engagements pour la biodiversité d’ici à horizon 2030 mis en œuvre au Bénin par l’Ong Eco-Bénin de M. Gauthier Amoussou en collaboration avec la direction générale des eaux, forêts et chasses. C’etait avec la participation des acteurs du secteur agricole et du laboratoire d’écologie appliquée du Pr. Sinsin et le soutien entre autres de l’Agence française de développement ( Afd) et de l’Union internationale de la conservation de la nature ( Uicn).

Ghislain Gbènakpon

« Sensibiliser les acteurs du sous secteur agricole ( culture du coton et cultures vivrières) à la valeur de la biodiversité et à la façon de mesurer les impacts et dépendances; aider à la divulgation des performances des entreprises en matière de mesures en faveur de la biodiversité; susciter les réflexions de ces acteurs aux types d’engagement volontaire possible en faveur de la biodiversité ». Voilà les objectifs généraux de ce deuxième Café Biodiversité auquel ont effectivement participé les acteurs du sous secteur agricole dont les privés, les organisations de producteurs agricoles (Opa) et le projet de transition agroécologique dans les zones cotonnières du Bénin.

Une vue de famille des participants

Trois axes de réflexion

Les réflexions et échanges en travaux de groupes et en plénière ont porté sur trois thématiques. La première a abordé l’impact et la dépendance de la culture du coton et la culture vivrière sur la biodiversité. Comme impact, il est relevé, entre autres, la destruction de l’habitat naturel de la biodiversité avec pour cause, la culture extensive du soja et du coton, la pollution par l’usage des produits chimiques, le déséquilibre de la chaîne alimentaire causée beaucoup plus par la destruction de l’habitat et l’usage des produits chimiques. Et au niveau de la dépendance, il est fondamentalement noté que les cultures dépendent des micro organismes au service de la fertilité du sol.

Mme Suzanne Élise Tama Placide de l’Afva-Ong restituant les résultats des travaux de la réflexion sur la deuxième thématique.

La deuxième thématique s’est penchée sur les approches de solutions pour une culture cotonnière et vivrière à faible impact sur la biodiversité. Ici, il est proposé entre autres, la mécanisation adaptée avec la disponibilité et l’accessibilité à des coûts abordables, la protection des champs agricoles contre les animaux, l’éradication de l’importation illégale d’intrants, la facilitation de l’accès des volontaires bio à des crédits adaptés, le financement de la formation pour l’outillage dans la fabrication du compost, des mesures d’incitation à la conversion comme par exemple la mise en place d’un mécanisme de prise en comptes rapide de la production bio dans le processus dégrennage et l’instauration d’un dialogue Aic-Sodeco-producteurs bio.

La troisième thématique a porté sur le rôle des différents acteurs pour une culture cotonnière et vivrière respectueuse de la biodiversité. Il ressort de la réflexion que les directions départementales de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ont à initier des mesures ou mécanismes  respectueux de la biodiversité en agriculture. Et les Atda vont sensibiliser les agriculteurs sur ces mesures et faire le suivi et le contrôle, délivrer des permis d’exploitation aux agriculteurs après l’examen de leurs champs afin de garantir le respect de la biodiversité. Les administrations forestières pourront aussi sensibiliser les producteurs et leurs organisations sur les dispositions légales en matière de la protection de la biodiversité. Par ailleurs, les chefs quartiers ou de village, les Ong , les organisations des producteurs agricoles ( Opa) doivent créer des cadres de concertations locales pour travailler à la disponibilité et l’accès aux intrants organiques dont les plantes améliorantes et les outils de mécanisation adaptées. 

Recommandations

Ce deuxième Café Biodiversité a débouché sur plusieurs recommandations pour renverser la tendance du déclin de la biodiversité au Bénin. Il en est ainsi de l’engagement et de l’accompagnement de l’Etat dans l’agriculture Bio et/ou écologique à travers la mise en place de mesures incitatives pour la conversion des producteurs conventionnels, la prise de mesures reglementaires pour encadrer l’expansion agricole et surtout l’accroissement du budget alloué aux ministères sectoriels pour la préservation de la biodiversité. Par ailleurs, il est recommandé d’encourager les privés à prendre des engagements pour la conservation de la biodiversité, de faciliter la mise en place de mécanismes de certificat en faveur du Bio au niveau national pour les semences en lien avec l’Abssa et l’implication de toutes les parties prenantes dans l’adoption de la stratégie pour l’agroécologie au Bénin.

Dr. Sylvestre Djagoun du Lea,  Cdt Raoul Noumonvi de la Dgefc et M. Gauthier Amoussou de Eco-Bénin à la clôture des travaux

« Pour nous, ces échanges vont aboutir à un dispositif de dialogue plus structuré qui permettra d’aller vraiment très loin dans ce travail de facilitation d’engagements pour la biodiversité que nous avons commencé avec vous », a déclaré le coordonnateur national de l’Ong Eco-Bénin, M. Gauthier Amoussou aux participants au terme de ce deuxième Café Biodiversité.

Le Cdt Raoul Noumonvi a au nom de la direction générale des eaux, forêts et chasses, remercié l’Ong Eco Bénin pour l’effort qu’il fait pour accompagner l’Etat béninois, le ministère du cadre de vie et du développement durable dans les engagements à prendre pour la protection de la biodiversité qui est impactée par les activités de tous les jours. « Il faille qu’on travaille ensemble à corriger un certain nombre de comportements qui impactent la biodiversité chez nous », a-t-il déclaré. 

Congo-Bac 2022 : les candidats de l’école Camara Laye sensibilisés sur leur avenir

Une vue des candidats

Une cérémonie d’encouragement et de conscientisation des candidats au baccalauréat de l’école Camara Laye, a été organisée, ce samedi 18 juin 2022, à Brazzaville.

La rédaction

A quelques jours de la date des epreuves écrites du Baccalauréat géneral, les candidats de Camara Laye ont été mis face à leur responsabilité et ont été conscientisés en présence de leurs parents et de l’équipe pédagogique du complexe scolaire Camara Laye.

Cette cérémonie a débuté par la prière prononcée par deux obédiences : chrétienne et musulmane.

Dans sa prise de parole, Laurent Koy, directeur général et promoteur du complexe scolaire Camara Laye a exhorté les élèves, candidats au baccalauréat à la prise de conscience, tout en retraçant le déroulement des activités scolaires dispensées durant l’année scolaire à l’endroit des élèves. Une manière de les amener à affûter bien leurs armes à affronter l’examen : « Nous avons organisé quatre baccalauréats tests : deux au premier trimestre et deux autres au deuxième trimestre.et nous avons eu un mois de révision générale ». Pouvait-il soutenir avant d’ajouter « Aujourd’hui, nous sommes réunis pour accompagner les enfants dans la prière ».

Laurent Koy a aussi exhorté les parents à ne pas se lasser, à 72 heures de l’examen, mais plutôt de continuer d’accompagner leurs enfants jusqu’au dernier jours de l’examen.

Le socle du message de Laurent Koy, Directeur général et promoteur du complexe Camara Laye s’est résumé en trois dimensions : « Le pardon, la repentance des enfants et la bénédiction des enfants par les parents »

En tant que responsable de l’école, Laurent Koy a demandé aux parents et à l’équipe pédagogique de pardonner les enfants (élèves) pour avoir mal se comportement à l’endroit aussi bien de leurs parents que des enseignants.

Aux élèves de faire leur repentance face à leur comportement peu exemplaire, à l’endroit des parents et enseignants.

Enfin, la bénédiction des enfants par les parents et le corps enseignant pour ouvrir la voie aux enfants (élèves) d’affronter l’examen avec sérénité et abnégation pour aboutir aux résultats positifs à l’examen.

Les propos du directeur général et promoteur du complexe scolaire Camara Laye ont été completés par ceux du directeur Edouard Elolo du site A (Ouenze), de l’Inspecteur Joachim Désiré Nganga et du Coordonnateur du site D (Bacongo). Tous ont édifié et exhorté les élèves à la prise de conscience et au discernement pendant l’examen.

Le tour était venu aux enseignants ; aux parents et aux anciens élèves de prodiguer des conseils aux élèves candidats au baccalauréat.

Pour joindre la parole à l’acte, Thierry Moyo, de son côté, a rappelé aux élèves le guide du candidat épinglé sur 23 points, parmi lesquels, le respect de l’heure d’arrivée au centre d’examen, de la conduite à tenir aussi bien avant, pendant et après l’examen ; du matériel accepté en salle d’examen ; de signaler les autorités compétences toute erreur constatée sur son identification ou son inscription. Le respect des consignes données par le jury, etc.

En futur candidat au baccalauréat, les élèves de la classe de 4ème par la voie d’une élève ont prononcé le mot d’encouragement à leurs aînés, en leur souhaitant bonne chance et de leur servir de modèles à suivre.

Comme qui dirait, la réponse du berger à la bergère, les élèves candidats n’ont pas croisé les bars, à leur tour, ils ont délivré, par le biais de l’élève Jérémie de la Terminale A4 candidat, le mot de demande de pardon à l’endroit du corps enseignant et aux parents. Avant de clore la série des allocutions par le mot de remerciement lu par Kikounou Belia, élève de la Terminale A4 candidat.

A noter que la cérémonie a été agrémentée par un orchestre religieux, les artistes Zao, José Jackson et l’humoriste dit Le Président.

Congo-Législatives 2022 : Arcène Niamba accueilli en véritable fils de Komono

Le candidat indépendant Arcène Niamba

Le candidat indépendant aux élections législatives couplées aux locales 2022, a entamé ce jeudi 17 juin 2022, une tournée de prise de contacts avec la population de Komono. A son entrée dans cette localité, Arcène Niamba a eté accueilli en véritable fils du terroir.

La rédaction 

L’objectif de cette démarche, aux allures d’une entrée politique est de d’écouter, de recueillir les doléances et discuter avec la population de Komono. Une population, qui, depuis Lissengué, un quartier annonçant les couleurs de cette localité, jusqu’à la place rouge, où elle s’est amassée et mobilisée fortement, a réservé au candidat Arcène Niamba et sa suite un accueil des grands jours. 

A quelques jours du lancement l’ouverture de la campagne électorale comptant pour les élections législatives et locales 2022, les états-majors politiques mettent les bouchées doubles pour ratisser large. La tournée d’une semaine du candidat indépendant Arcène Niamba s’inscrit dans cette perspective ; une perspective, dès son entame, a servi de tribune aux comités de soutien de présenter le postulant à la députation dans cette partie de la Lékoumou, d’être présenté à ses futurs électeurs.

La tournée enclenchée ce 17 juin, pourrait connaître son épilogue le 22 juin prochain. Au cours de celle-ci, le candidat-député ira à la rencontre des habitants, potentiels électeurs, des coins et recoins de Komono, pour d’abord et avant tout les écouter, avant de revenir les parler au cours de la campagne électorale, qui devrait s’ouvrir sous peu. 

Alignée le long de la route Sibiti-Komono, à l’entrée du quartier Lissengué à la place rouge de Komono, en passant par d’autres places significatives de ladite circonscription électorale, la population a réservé un accueil enthousiaste, ponctué de quelques pas et danses sous le rythmique du folklore qui n’a pas laissé indiffèrent le candidat député, à telle enseigne qu’il a exhibé quelques pas de danse, signe de communion entre lui et ses futurs électeurs.

Appréciant à sa juste valeur cet accueil délirant, le candidat -député a dit toute sa satisfaction. « C’est toujours avec beaucoup d’émotions que l’on revient aux sources, rencontrer ses parents, qui vous reçoivent avec un accueil aussi chaleureux ». A-t-il souligné avant d’ajouter « Tout ce que vous avez vu se passe de tout commentaire. Je suis satisfait ».

Arcène Niamba, en compagnie de son binôme, Sylvère Bitsamina, n’a pas manqué de préciser sa motivation en faisant ce déplacement de Komono « Nous sommes venus discuter avec les parents, les écouter. Et nous avons un agenda avec d’activités, aussi que nous allons exécuter au cours de la semaine, que nous allons passer ici. » 

A noter qu’au cours de cette cérémonie, le candidat-député et l’équipe de soutien à sa campagne ont été présentée à leurs futurs électeurs.

Rencontre Talon-Yayi: le point de vue de Faustin Arouko de Jmpc

Le jeune aspirant politique Faustin Arouko , porte-parole de Jmpc

Les réactions continuent d’être enregistrées après la nouvelle rencontre de ce lundi 13 juin 2022 entre le président Talon et son prédécesseur Boni Yayi au palais de la Marina. C’est le cas de celle de M. Faustin Arouko, jeune aspirant politique, porte-parole du mouvement Jeunesse de la Mouvance Présidentielle des Collines. Il a exprimé son point de vue dans une déclaration parvenue à la rédaction. Lire l’intégralité ci-dessous.

RENCONTRE YAYI ET TALON: POINT DE VUE DE FAUSTIN AROUKO, JEUNE ASPIRANT POLITIQUE, PORTE-PAROLE DU MOUVEMENT JEUNESSE DE LA MOUVANCE PRÉSIDENTIELLE DES COLLINES (JMPC).

Comme tout beninois épris de paix, je tiens à saluer cet événement qui consacre sans doute, un rapprochement entre ces deux figures politiques de notre pays dont la longue amitié a finit par avoir raison des divergences du passé. Toute la nation apprécie cette rencontre très favorable pour la paix et l’unité nationale.

En effet, nul ne peut oublier les échauffourées qui ont marqué les dernières périodes électorales surtout dans le département des collines. En cette veille d’un nouveau rendez-vous électoral important, à savoir les législatives de 2023, on ne peut que se réjouir de cette démarche qui inaugure d’une paix et d’une tranquilité pour tous pendant les prochaines périodes électorales.

Je ne suis pas dans le secret des Dieux pour prétendre savoir ce qui a été vraiment dit au cours de ce tête à tête. Néanmoins, nous pouvons sonder les intentions de l’un et l’autre des deux acteurs à travers leurs déclarations au sortir de cette audience présidentielle, pour croire à un apaisement du dialogue sociopolitique. Il y a une disponibilité affichée de part et d’autre avec l’envie de s’écouter et surtout de satisfaire aux attentes légitimes du peuple qui ne demande que le pain et la paix.

Le président Patrice Talon et son hôte le président Boni Yayi

C’est le lieu d’espérer que cette volonté manifeste de pacification de l’atmosphère sociopolitique s’illustre bientôt par des actions concrètes. J’invite tous les acteurs politiques de tout bord à s’inscrire dans cette dynamique qui garantie la paix et l’unité nationale. 

Cela est nécessaire pour pouvoir faire face efficacement aux défis actuels qui se posent à notre pays, aussi bien sur les plans politique, économique et sécuritaire avec les incursions terroristes qui menacent l’intégrité de notre territoire et la souveraineté de notre État. Il est plus que jamais indispensable que tous les fils du pays puissent s’entendre et parler d’une seule et même voix pour relever ces nombreux défis. Acteurs politiques, organisations de la société civile, membres de la chefferie traditionnelle, la jeunesse, le corps administratif, les enseignants, les paysans, les artisans etc., nul ne sera de trop dans l’œuvre de  sauvegarde de la paix et de l’unité nationale qui vient d’être entamée par nos leaders. 

Faustin AROUKO, Jeune Aspirant politique, Porte Parole du Mouvement Jeunesse de la Mouvance Présidentielle des Collines (JMPC).

AG extraordinaire de l’Association des Cliniques Privées du Bénin: l’Acpb prend un nouveau départ

Le président de l’Acpb, Dr. Latif Moussé dans l’une de ses interventions

Portée sur les fonts baptismaux en 1998, l’Association des cliniques privées du Bénin ( Acpb) était en assemblée générale extraordinaire ce samedi 11 juin 2022 à l’hôtel Azalaï de Cotonou. Des éclairages de son président Dr. Latif Moussé et de son secrétaire général Dr. Josias Sohinto, médecin Orl à la clinique Les mélodies de Godomey, on peut dire que l’Acpb vient de prendre un nouveau départ pour plus d’efficacité dans ses actions. 

Ghislain Gbènakpon

« Nous avons fait une assemblée générale extraordinaire qui nous a permis d’aller en profondeur sur le socle même de l’existence de notre association parce que nous voulons faire un bond de 180 degré et ouvrir une autre page dans l’expansion de notre organisation, dans sa vision, sa mission et définir les bases stratégiques de développement sur les 10, 20, 30 ans, l’infini je dirai ». Ainsi s’exprimait à la faveur d’une interview à la presse au terme des travaux de cette assemblée générale extraordinaire, le président de l’Acpb, Dr. Latif Moussé.

Le secrétaire général de l’Acpb, Dr. Josias Sohinto

Le secrétaire général de l’Acpb, Dr. Josias Sohinto renchérira par la suite. « L’objectif de cette AG est surtout la refonte complète des textes de l’Acpb. Car l’Acpb est une association pionnière dans le domaine du secteur privé sanitaire et depuis 1998 cette association s’est dotée de textes. Mais vu le contexte marqué par la mondialisation, les réformes dans le secteur sanitaire privé et dans le secteur sanitaire de façon générale, il était temps que les textes de l’association s’y adaptent afin qu’elle soit un peu plus efficace et réponde un peu plus aux attentes des membres », a-t-il soutenu. 

Une vue …
… de quelques …
… participants

Dr. Josias Sohinto a aussi fait observer que cette assemblée générale s’est aussi penchée sur le plan stratégique d’actions de l’Acpb pour les années à venir: « Nous avons discuté du plan stratégique. Qu’est-ce que nous allons faire dans un an, dans deux ans? Il faut donc réaménager le projet de plan stratégique et voir dans quelle vision nous nous inscrivons pour les prochaines années. »

Il faut retenir aussi que cette assemblée générale a enregistré l’adhésion de deux nouvelles cliniques à l’Acpb. Les nouveaux textes de l’association lui permettent d’accueillir en son sein des cabinets médicaux répondant aux normes; ce qui n’était pas le cas avant. C’est clair qu’avec cette assemblée générale extraordinaire, l’Acpb s’est donnée un nouveau souffle. 

Rencontres entre Talon et ses prédécesseurs: La Jmpc et Faustin Arouko saluent une démarche pour la paix

M. Faustin Arouko, porte-parole de Jmpc

Le mouvement Jeunesse de la Mouvance Présidentielle des Collines ( Jmpc) salue la rencontre entre le président Patrice Talon et son prédécesseur Boni Yayi, la deuxième du genre, intervenue en début de soirée ce lundi 13 juin 2022 au palais de la Marina. Joint au téléphone par la rédaction, son porte-parole M. Faustin Arouko salue une démarche des aînés pour la paix parfaitement en phase avec la vision de la Jmpc.

Ghislain Gbènakpon

« J’apprécie beaucoup cette rencontre et je pense que c’est la meilleure démarche pour la préservation de la paix au Bénin. Lorsque deux éléphants arrivent à se mettre ensemble, c’est pour qu’on puisse trouver une solution à la préservation de la paix pour le grand bonheur de la jeunesse. Aujourd’hui, nous sommes d’accord et il est évident que Yayi est utile au Bénin. De son côté, le président Talon est en train d’œuvrer pour que les fils et filles de ce pays puissent se donner la main et parler d’une même voix pour son développement. Il vient de rencontrer aussi le président Soglo et les anciens présidents de l’Assemblée nationale y compris le président en exercice Louis Vlavonou. C’est très encourageant », a déclaré le porte-parole de la Jmpc, M. Faustin Arouko. 

Les aînés en phase avec la Jmpc

Il faut dire que cette succession de rencontres entre le président Patrice Talon et ses prédécesseurs ainsi que celle avec les anciens presidents de l’Assemblée nationale et l’actuel sont parfaitement en phase avec la vision de la Jmpc pour la paix au Bénin qui l’a déjà conduite au cabinet du président Louis Vlavonou. « Nous aussi au niveau de la Jeunesse de la Mouvance Présidentielle des Collines, nous avons rencontré le président de l’Assemblée nationale Louis Vlavonou. Notre démarche participe aussi de la mobilisation pour la préservation de la paix au Bénin. Et nous sommes heureux d’être sur la même longueur d’onde que nos aînés, nos papas, nos présidents. Nous sommes heureux que désormais ils partagent la même vision de paix que nous afin que les évènements malheureux de mai 2019 et d’avril 2021 ne se reproduisent plus au Bénin », a déclaré pour finir, M. Faustin Arouko. 

Hommage à deux grands noms des fianances publiques: Des Mélanges en l’honneur des Prof Salifou Yonaba et Éloi Diarra

Le Pr. Salifou Yonaba recevant officiellement les Mélanges

La communauté des universitaires africains vient de rendre un hommage mérité à deux grands noms des finances publiques qui ont déjà fait valoir leurs droits à la retraite. Des Mélanges sont publiés à l’honneur des professeurs Salifou Yonaba et Eloi Diarra puisque c’est bien d’eux qu’il s’agit. La remise officielle des mélanges aux récipiendaires a eu lieu ce samedi 11 juin 2022 à l’hôtel Azalaï de Cotonou. C’était sous la houlette de la Société ouest africaine de finances publiques du Pr. Nicaise Médé. Avec en vision conférence le Pr. Éloi Diarra qui n’a pas pu faire le déplacement.

Ghislain Gbènakpon

« Les finances publiques en globalisation et dynamiques locales ». C’est le titre des Mélanges qui viennent d’être publiés en l’honneur des professeurs Salifou Yonaba et Eloi Diarra. « Ce thème a conduit à des recherches croisées entre universitaires africains installés en Afrique, universitaires africains installés en Europe, mais également des européens qui ont apporté ce regard croisé sur l’évolution des fianances publiques dans nos pays, les dynamiques de gestion budgétaire axée sur les résultats et également du point de vue décentralisé, la gestion financière des collectivités territoriales », a déclaré le Pr. Nicaise Médé à la faveur d’une interview à la presse au terme de la cérémonie de remise officielles des Melanges.

Le Pr. Salifou Yonaba de nationalité burkinabè enseigne à l’université Ouaga 2 de Ouagadou et dans plusieurs universités africaines alors que son homologue Éloi Diarra d’origine malienne et de nationalité française officie à Rouan en France et aussi dans plusieurs universités d’Afrique.

Le Pr. Nicaise Médé

Hommage aux anciens

Le président de la societé ouest africaine de finances publques a aussi mis l’accent sur le sens qu’il faut donner à la publication de Mélanges. « Dans ce genre d’exercice, c’est un hommage que la communauté des enseignants en fonction rend à ceux qui ont fait valoir leurs droits à la retraite. Un enseignant chercheur n’est jamais retraité. Il change de statut mais continue la recherche et l’enseignement. Il s’agit pour nous de saluer leurs oeuvres, leurs prestations et indiquer également que nous sommes toujours des collègues. Et que nous rendons un vibrant hommage au travail qu’ils ont accompli au service de la recherche en Afrique, au service de l’enseignement », a expliqué le Pr. Nicaise Médé. 

Et à travers leurs différentes interventions en vision conférence pour le Pr. Éloi Diarra et en présentiel pour le Pr. Salifou Yonaba, ils ont exprimé leurs remerciements à la communauté des universitaires africains et n’ont pas manqué d’exhorter les jeunes à faire carrière dans l’enseignement supérieur.

Coopération internationale : bientôt la fabrication des compteurs électriques prépayés au Congo

Le partenariat pour la fabrication des compteurs électriques prépayés de la Société énergie  électrique du Congo a été signé, le 9 juin 2022, au Caire en Egypte, par le Ministre de la Coopération Internationale et du Partenariat Public Privé Denis Christel SASSOU NGUESSO et le Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Honoré SAYI, avec la société égyptienne ELSEWEDY.

La rédaction

Par ce partenariat conclu avec le gouvernement congolais, la société égyptienne ELSEWEDY, se propose d’accompagner la société énergie électrique du Congo (E2C), dans phase d’informatisation des compteurs d’utilisation d’énergie par les clients. Cette société de fabrication des compteurs électriques prépayés va déployer à court terme ses activités au Congo, afin d’augmenter les performances de E2C dans la maîtrise du flux électrique, le niveau de consommation de ses clients et la collecte des fonds.

 Créée en 1998 avec un effectif de départ de 60 employés pour servir l’Egypte , la société ElSEWEDY a franchi les frontières en fournissant jusqu’en 2022, plus de 35 millions de compteurs électriques prépayés en Afrique, l’Asie, l’Amérique et l’Europe. Elle dispose de 12 usines implantées dans 8 pays et 39 marchés avec 3000 employés. Des indicateurs qui la classent parmi les leaders dans ce secteur.

 Le Ministre de la Coopération Internationale et du Partenariat Public Privé Denis Christel SASSOU NGUESSO a salué cette initiative tout en souhaitant fructueux, bénéfice et réciproque ce partenariat.

Pour sa part,  le Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Honoré SAYI, a soutenu que ce partenariat témoigne la bonne entente diplomatique entre le Congo et l’Égypte et matérialise la coopération Sud-Sud.

En somme, le ministre Denis Christel Sassou NGuesso multiplie les initiatives et stratégies pour permettre au pays de densifier ses investissements et diversifier sa base économique.

Session Ordinaire du Cos du Pasder: Alassane Boukari Bata expose les attentes et le plaidoyer de l’Udoper-Ba

M. Alassane Boukari Bata, coordonnateur de l’Udoper-Ba

Au nombre des participants à la session du Comité d’orientation stratégique ( Cos) du Programme d’appui au secteur du développement rural ( Pasder) de la Coopération Suisse tenue ce jeudi 9 juin 2022 à l’hôtel Azalaï de Cotonou, il y avait le coordonnateur de l’Union départementale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants du Borgou et de l’Alibori ( Udoper-Ba), M. Alassane Boukari Bata, vétérinaire sociologue de formation. A la faveur d’une interview à la rédaction en marge des travaux, il a levé le voile sur le rôle du Cos dans la mise en oeuvre du Pasder ainsi que l’objectif de cette session avant d’exprimer les attentes de l’Udoper et de faire un plaidoyer. 

Ghislain Gbènakpon 

« Dans la formulation de ce projet, il a été mis en place des organes de gestion dont le Comité d’orientation stratégique ( Cos) qui se réunit une ou deux fois pendant l’année pour évaluer le chemin parcouru afin de donner des orientations stratégiques par rapport aux difficultés et aux contextes qui évoluent. Ceci pour que les besoins des acteurs à la base soient pris en compte. Car si c’était un projet rigide avec des résultats et indicateurs prédéfinis, il arrive que des actions prévues soient réalisées par d’autres projets. Il s’agit donc d’éviter des doublons ». Ainsi s’exprimait le coordonnateur de l’Udoper-Ba pour mettre en évidence le rôle du Cos dans la mise en oeuvre du Pasder.

M. Alassane Boukari Bata a fait observer que le Pasder a été initié depuis 2012 par la Coopération Suisse pour aider les organisations d’éleveurs et d’agriculteurs à la base. « Aujourd’hui, on est venu présenter les résultats atteints en 2021 et la planification faite pour 2022. C’est sur ces deux éléments que la session va statuer; apprécier ce qui a été fait l’année dernière, voir si la programmation est en harmonie avec les contextes actuels, avec les besoins des acteurs à la base. Et nous sommes là pour remonter leurs besoins car nous sommes avec eux tous les jours », a-t-il expliqué.

Le coordonnateur de l’Udoper-Ba n’a surtout pas manqué d’exprimer ses attentes à cette session du Cos et de faire un plaidoyer: « Notre attente est que d’abord nos activités menées soient approuvées. Ensuite que les changements qu’on aurait souhaités pour répondre au mieux aux attentes des acteurs à la base soient acceptés et autorisés à être réalisés. Par ailleurs, nous appelons à un accroissement du financement du Pasder pour que nos actions touchent plus de cibles pour plus d’impactes. ».

Inclusion numérique : la transformation digitale de l’Afrique en un seul marché unique, challenge de Smart Africa

Le ministre congolais Léon Juste Ibombo

Trois conditions doivent être réunies par les Etats membres de l’Alliance, pour enclencher l’inclusion numérique du continent, mieux la transformation digitale du continent africain en un seul marché unique d’ici à 2030. Pour ne pas être surpris par le temps, faire le point des avancées réalisées à ce jour et se projeter dans l’avenir, un conseil extraordinaire des ministres de l’Alliance Smart Africa, s’est tenu, ce mardi 7 juin 2022, à Kigala, au Rwanda.

La rédaction 

Le Congo, qui assure la présidence du conseil des ministres en charge des TIC de l’Alliance Smart Africa a participé à cette réunion par visioconférence. Si pour les dirigeants africains réunis au sein de l’Alliance Smart Africa, le déploiement des infrastructures demeure la priorité, ce segment de haut niveau ne pouvait que s’inscrire dans cette dynamique.

Le Constat est tel que les efforts réalisés ces dernières années pour connecter les villes africaines, ainsi que l’accès aux infrastructures numériques demeurent encore limités.

C’est pourquoi, à la suite de la dernière réunion ordinaire du comité de pilotage de l’Alliance Smart Africa, tenue à Brazzaville, en février 2022, prescrivait au Secrétariat Général la mission de la revue à mi parcours des actions menées par l’organisation,  cette nouvelle rencontre, dite extraordinaire, du Conseil des ministres, devait plancher sur ce qu’il faut traduire en actions concrètes pour la transformation de l’Afrique en un seul marché unique d’ici 2030.

 Pour Léon Juste Ibombo, ministre congolais des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, qui a ouvert les travaux, en sa qualité de président du Conseil des ministres de l’Alliance Smart Africa, il faut poursuivre « la construction des infrastructures numériques résiliente et durable, la mise en place des politiques agiles et un environnement harmonisé pour attirer les investisseurs. » A soutenu Léon Juste Ibombo, avant d’ajouter la troisième condition. Il s’agit de « tirer parti de la technologie pour accélérer l’adoption inclusive des services et des biens publics. »

Cette réunion extraordinaire, qui coïncide avec la tenue de la Conférence Mondiale du Développement des Télécommunications, organisée par l’Union Internationale des Télécommunications, l’institution onusienne en charge des TIC,  est une invite à la concrétisation de la vision de l’Alliance Smart Africa. « Les défis majeurs de Smart Africa à relever pour le développement de notre continent obligent à innover, inventer, réajuster si possible et à continuer à jouer un rôle numérique sur la scène continentale. » A fait observer le président du conseil des ministres en charge des TIC de l’Alliance Smart Africa, le congolais Léon Juste Ibombo.

Aussi, dans ce contexte de crise économique, financière, sanitaire et de la guerre en Ukraine, dans lequel se tient notre Conseil des ministres, le ministre Léon Juste Ibombo a-t-il exhorté les participants à cette réunion de saisir cette opportunité, à travailler et à interagir en vue d’accélérer l’avancement de l’adoption de la technologie à travers l’Afrique.

La concrétisation de la vision en un marché numérique unique africain est entrain de se dessiner, à travers l’adoption de l’accord établissant l’Alliance Smart Africa, une organisation continentale qui compte actuellement en son sein 32 pays membres.

La transformation numérique de l’Afrique prend forme progressivement. La transformation numérique, une exigence de l’accélération du développement socioéconomique, répond bien à cette construction de destin de l’Afrique. « Construire un destin commun reste profondément lié, d’une part à la volonté politique et à l’engagement fortement exprimés de nos Chefs d’État et de gouvernement et d’autre part aux dépendances mutuelles des pays. » A martelé Léon Juste Ibombo, qui croit en cette Afrique digitalisée de demain.

Le passage, pour y parvenir, Léon Juste Ibombo le résume en l’autonomisation numérique et le renforcement des capacités (INNOVATE) à travers entre autres, l’académie numérique Smart Africa (SADA), instrument qu’il faut vulgariser. Il faut, poursuit-il, accélérer le commerce et les services numériques (TRANSFORM) aux fins de favoriser l’Entrepreneuriat axé sur la technologie. Le dernier acte exige de porter un regard particulier sur les infrastructures, la gouvernance et la confidentialité des données.

 Il sied de noter que le Conseil des ministres de l’Alliance Smart Africa, émanation des Chefs d’État et de gouvernement d’Afrique, intervient dans la gestion des questions de souveraineté, dans la préparation de la réunion du Comité de pilotage, afin d’impulser par des actions concrètes la transformation numérique du Continent.