Échange entre les présidents Embalo Cissoko et Denis Sassou-N’Guesso
Le président de la Guinée Bissau, Umaro Embalo Cissoko a entamé une visite de travail de 48 heures, à Pointe-noire, deuxième ville et capitale économique de la République du Congo.
La rédaction
Brazzaville et Bata ne cessent de multiplier les actes susceptibles de renforcer leur coopération. Le dernier en date est la visite de travail de 48 heures qu’effectue le président Bissau-guinéen à Pointe-Noire, capitale économique du Congo, reçu par son homologue congolais, Denis Sassou-N’Guesso, ce dimanche 13 novembre 2022, à l’aéroport international Agostinho Neto.
La présence de Umaro Embalo Cissoko à Ponte-Noire aux côtés de Denis Sassou-N’Guesso traduit en acte la volonté et la détermination des deux pays et des deux peuples de il consolider la coopération bilatérale, mais aussi l’intégration sous régionale et le développement de la vision panafricaine de ces deux dirigeants africains.
C’est au crépuscule de ce dimanche que l’avion présidentiel transportant le président de la Guinée Bissau, Umaro Embalo Cissoko, a foulé le tarmac de l’aéroport de Pointe-Noire. A sa descente d’avion le chef de l’État Bissau-guinéen a été reçu par son homologue congolais, Denis Sassou-N’Guesso. Après les accolades entre les deux dirigeants africains et les salutations des des autorités congolaises, les deux chefs d’Etat pouvaient communier avec le peuple de la capitale économique, qui a fait le déplacement de l’aéroport ; question de marquer la solennité de cette visite d’Etat qui vient renforcer l’axe Brazzaville- Bata.
Le programme de travail du président Bissau guinéen, dans la ville océane, prévoit des entretiens en tête à tête avec le président Denis Sassou N’Guesso. A noter que, le Congo et la Guinée Bissau ont toujours entretenu depuis la nuit des temps d’excellentes relations de coopération ; une coopération marquée par des consultations régulières des deux chefs d’Etat.
Le président Sassou-N’guesso posant la première pierre
« Le projet de la Zone Economique Spéciale de Pointe-Noire va devenir une réalité. » Ainsi s’est exprimé le ministre congolais des zones économiques spéciales et de la diversification économique, Jean Marc Thystère Tchicaya, à l’occasion de la pose de la première pierre de cette plateforme économique, par le président Denis Sassou-N’Guesso, ce 12 novembre 2022, à Loango, dans le département du Kouilou.
La rédaction
La zone économique spéciale de Pointe-Noire s’étend sur une superficie de 2790 hectares. Sur cette superficie seront développées, en premier, les industries du de bois, ensuite les industries pétrolières et parapétrolières. Pour le développement de cette zone, l’Etat a signé un accord avec la société Arise, le développeur, qui a déjà fait ses preuves au Gabon, au Togo, au Benin et au Tchad. Au-delà de son expertise, Arise à une assise financière capable de consentir cet investissement dans la Zone économique spéciale.
La pose de la première pierre de la zone économique spéciale interdépartementale (Kouilou-Pointe-Noire) est un acte hautement historique, a déclaré le préfet du Kouilou, Paul Adan Dibouilou. Pour lui l’implantation de cette plateforme économique et industrielle à Loango va susciter la renaissance de la ville antique de Loango, qu’il a qualifié de nouveau temple de l’universel. L’hôpital de base de Loango, la construction des universités de Diosso et de Loango, sont entre autres projets, qui tiennent à cœur les populations du Kouilou, a souligné le préfet Adan Dibouilou.
La construction de la ZES de Pointe-Noire mobilisera une grande expertise et des ressources humaines conséquentes, a noté, à son tour le directeur général de la Société Arise, Barrow S. Selon lui, la vision de sa société se décline en plusieurs axes majeurs, notamment le développement et la création d’emplois.
Les propos du directeur général de la société Arise ont été complétés par une projection vidéo de 8 minutes. Ici, un accent particulier a été mis sur les différents compartiments qui soutiennent la zone économique spéciale. Il s’agit notamment de la zone industrielle, de la zone de facilité ainsi que de la zone commerciale.
Prenant la parole, après cette projection documentaire, le ministre des zones économiques spéciales et de la diversification économique, Jean PierreTchicaya, a précisé qu’à travers la zone économique spéciale, le gouvernement entend mettre en place une politique, qui attire les investissements directs étrangers et améliorer les taux d’importation et la création d’emplois, estimés à 8000 emplois directs et 16000 emplois indirects, avec une priorité accordée à la main d’œuvre nationale.
Le chronogramme de développement défini prévoit que les premières usines soient mises en service en 2023, a rassuré le ministre des ZES avant d’exhorter la direction générale de la société Arise et la direction de la plateforme industrielle Pointe-Noire de travailler, sans relâche, au respect de ce délai.
Avant de prendre sa truelle et poser la première pierre pour la construction de la ZES de Pointe-Noire, le chef de l’Etat et l’assistance ont suivi un rituel traditionnel de consécration du site.
A noter que, le Congo compte au total quatre zones économiques spéciales, à savoir Brazzaville, Ouesso, Pointe-Noire et d’Ollombo. Troisième pilier du plan national de développement (PND) 2022-2026, les ZES sont encadrées au Congo par la loi 24-2017 du 9 juin 2017, modifiée et complétée, par la loi2-2021 du 21 janvier 2021.
Les défis politiques et sécuritaires dans l’espace Cedeao sont au coeur de l’entretien que l’ancien Commissaire de la Cedeao au département des affaires politiques, paix et sécurité a accordé à trois chaînes privées de télévision béninoises. Occasion pour le Gal Francis Béhanzin de plaider pour l’amélioration de la gouvernance mondiale pour relever ces différents défis communautaires.
Ghislain Gbènakpon
« La gouvernance mondiale est à revoir. Car pourquoi devrait-on attaquer la Libye? C’est à partir de là que le déferlement des attaques terroristes est venu en Afrique de l’Ouest par le Mali. L’Afrique n’est pas au Conseil de sécurité de l’Onu alors que sa superficie vaut plusieurs fois celle de certains pays membres. Cette gouvernance mondiale influe négativement sur tout », a déclaré le Gal Francis Béhanzin au sujet de la recrudescence des attaques djihadistes dans la sous-région.
Toujours sur la problématique de la gouvernance mondiale, l’ancien Commissaire de la Cedeao au département des affaires politiques, paix et sécurité a fait observer que l’institution sous-régionale a élaboré un plan d’action qui souffre malheureusement de financement: « La Banque mondiale et le Fmi sont régulateurs de tous les flux financiers dans le monde. Ce n’est pas normal. Nous n’avons besoin que de 2 milliards 300 millions de dollars pour implémenter les 8 axes prioritaires dont l’équipement, le développement des renseignements, la sécurisation des frontières, le contrôle des produits à usage multiple, le blanchiment, la communication, le retour de l’Etat. On ne trouve pas de financement alors que pour l’Ukraine, les Etats-Unis ont déjà débloqué 50 milliards ».
Le Gal Francis Béhanzin n’a pas manqué de faire une mise au point sur la situation au Mali. « Sur la question du Mali, par rapport à cette crise multidimensionnelle, disons le, il y a des partenaires qui n’ont pas joué franc jeux parce qu’en réalité, nos armées ne sont pas incapables d’affronter l’ennemi. Mais elles ont besoin des vecteurs aériens importants pour voir ce qui se passe au sol et retracer les informations qui permettent aux troupes d’évoluer correctement. Ce n’est pas la capacité opérationnelle qui manque. Mais quand vous n’avez pas la capacité de renseignements qu’il faut et que vous tombez dans une embuscade alors que les vecteurs aériens pourraient vous permettre de voir les mouvements insolites de troupes qui ne sont pas forcément des troupes amies, c’est regrettable », a-t-il soutenu.
Par ailleurs, l’ancien commissaire a fait savoir que dans la plupart des pays de la Cedeao, la précarité sévit déjà à 5 km des Capitales avant de rappeler que la lutte contre le terrorisme passe aussi et surtout par une bonne gouvernance qui améliore les conditions de vie des populations en général et de la jeunesse en particulier.
3ème mandats et crises politiques
« La Cedeao bénéficie d’une certaine supranationalité qui ne prend pas forcément sur la souveraineté de chacun des États », déclare le Gal Francis Béhanzin interpellé sur le silence et l’inaction régulièrement reprochés à la Cedeao face aux tripatouillages constitutionnels pour un troisième mandat orchestrés par certains régimes pour s’éterniser au pouvoir. L’ancien commissaire recommande une introspection de l’élite politique qui donne souvent elle-même son onction aux révisions de la constitution par le jeux des transhumances induit par le manque de conviction politique.
Il a été aussi question des crises postélectorales auxquelles fait souvent face la Cedeao. Il ressort de l’intervention du Gal Francis Béhanzin qu’il s’agit d’une préoccupation majeure au niveau de l’institution sous-régionale: » Vous vous rappelez, avant la fin de mon mandat, à l’occasion du 30 ème anniversaire de la cour constitutionnelle du Bénin, nous avons pu réunir les commissions électorales nationales et les cours constituttionnelles de nos 15 États à Cotonou et elles ont harmonisé leur point de vue sur la problématique. Maintenant, quand la Cedeao se déploie dans les États, ce n’est pas pour juger de la validité des élections. Nous ne relayons que ce que nous avons vu avant, pendant et après les scrutins ».
Les ministres de l’Uemoa ou leurs représentants avec le Représentant Résident et le Commissaire en charge de l’économie numérique
En réunion ce vendredi 11 novembre 2022 à Azalai hôtel de Cotonou, les ministres en charge de l’économie numérique de l’Uemoa ou leurs représentants se sont penchés sur les projets de textes communautaires et le programme régional de développement de l’économie numérique à eux soumis par les experts. C’est la ministre du numérique et de la digitalisation du Bénin, Mme Aurélie Adam Soulé qui a officiellement lancé les travaux qui ont abouti à l’adoption de ces deux documents.
Ghislain Gbènakpon
Les projets de textes communautaires relatifs aux conditions et modalités de mise à disposition de données publiques sous format électronique, à la création du Comité des régulateurs nationaux du numérique des États membres de l’Uemoa et à l’utilisation de masse du numérique d’une part, et le projet de programme régional de développement de l’économie numérique ( Prden) d’autre part. Ce sont les deux documents examinés par les experts quatre jours durant avant d’être soumis à l’approbation des ministres en charge de l’économie numérique de l’espace Uemoa.
La tribune officielle
Dans son allocution de bienvenue, le Commissaire en charge de l’économie numérique, M. Paul Koffi Koffi a fait observer que les projets de textes communautaires proviennent des travaux entrepris avec le Comité des régulateurs nationaux de télécommunications des États membres de l’Uemoa ( Crtel ) alors que le projet de Prden a été préparé par la Commission de l’Uemoa avec l’appui technique et financier de la Banque Islamique de Développement puis validé par un comité interdépartemental avant d’être présenté aux instances de la Commission.
Une initiative à point nommé
« Les gouvernements de nos États accordent une grande importance à la question du développement du numérique. Cette question a besoin de véritables solutions à cette ère où tous nos États ont amorcé le processus de transformation digitale de leur économie. Le numérique connait une croissance forte dans notre région. C’est pourquoi, la Commission de l’Uemoa s’est engagée à produire une réglementation harmonisée pour favoriser le développement du secteur, mais aussi à préparer et faire adopter par les Etats de façon participative et inclusive, un Programme Régional de développement de l’Economie Numérique », a expliqué le Commissaire Paul Koffi Koffi.
La ministre du numérique et de la digitalisation Aurélie Adam Soulé
En lançant les travaux, la ministre du numérique et de la digitalisation du Bénin a mis en évidence la pertinence de cette réunion de Cotonou. « Effectivement, nos différents États ont engagé une transformation numérique à divers niveaux qui se fait avec différents rythmes, différents résultats également, différents calendriers de mise en oeuvre. Mais nous avons besoin d’agir collectivement, de façon synergique, de mettre de la cohérence au plan régional dans ce que nous faisons. C’est pour ça que je pense que cette réunion est bienvenue », a déclaré Mme Aurélie Adam Soulé.
La Dg/Cous-Ac Ghislaine Fagbohoun avec ses distinctions
( Grand Prix International de l’Economie Sociale Solidaire Innovante)
Double distinction pour la directrice générale des oeuvres universitaires et sociales d’Abomey-Calavi ( Cous-Ac ). A l’occasion des trophées Succes Stories Awards du cabinet Vital Illimitted Consulting, Mme Ghislaine Claude Fagbohoun est consacrée Meilleur Directeur Général Femme du secteur publique et emporte le Grand Prix international de l’Economie Sociale Solidaire Innovante.
Ghislain Gbènakpon
« Vu le procès verbal établi le 5 novembre 2022, par la Commission de nomination et le Jury de sélection, après les sondages auprès des professionnels, Bénin, Meilleur Directeur Général Femme du Secteur Public, Ghislaine Claude Fagbohoun ». Voila ce qu’on peut lire sur le certificat de distinction de la directrice générale du Cous-Ac.
Le cabinet Vital Illimitted Consulting a donc identifié Mme Ghislaine Fagbohoun comme la meilleure gestionnaire des structures et sociétés d’Etat au sein de la gent féminine béninoise. Les nombreuses initiatives et réformes qu’elle a conduites au profit de la communauté estudiantine d’Abomey-Calavi viennent ainsi d’être reconnues et célbrées.
La Dg Ghislaine Fagbohoun recevant son trophée
Il faut dire que ce n’est pas la première fois que la directrice générale du Cous-Ac est distinguée cette année. En mai dernier, Mme Ghislaine Claude Fagbohoun était déjà dans le Top 100 des femmes de l’année identifiées par le cabinet Vital Illimitted Consulting et avait dédié cette distinction à son personnel, ses prédécesseurs dont la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Eléonore Ladékan Yayi. Elle fait de même pour ses distinctions aux trophées Succes Stories Awards 2022.
Dr. Jeanne Marie Rosette Abou’ou, ambassadrice chargée des affaires politiques, paix et sécurité
Une nomination méritée au Réseau des organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest ( Roscao). Dr. Jeanne Marie Rosette Abou’ou du Cameroun est nommée ambassadrice chargée des affaires politiques, paix et sécurité en Afrique. Elle va prêter serment à Cotonou en décembre prochain à la grande nuit des Trophées Roscao, édition 2022 avant son investiture dans son pays.
Ghislain Gbènakpon
Elle est désormais le visage des affaires politiques, paix et sécurité du Roscao sur tout le continent Africain. Et à ce poste de responsabilité, Dr. Jeanne Marie Rosette Abou’ou est comme un poisson dans l’eau car son profil s’y colle parfaitement. En effet, titulaire d’un PhD en droit de l’homme et culture de la paix, elle est connue pour son activisme sans pareil dans le domaine de la politique sécuritaire et de la paix en Afrique. Son expertise en la matière n’est plus aujourd’hui à démontrer.
Dr. Jeanne Marie Rosette Abou’ou avec des agents des forces de défense et de sécurité dont elle a renforcé les capacités
C’est ainsi que Dr. Jeanne Marie Rosette Abou’ou est régulièrement sollicitée par l’Union Africaine et la Cedeao pour le renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité des différents États membres. L’ambassadrice chargée des affaires politiques, paix et sécurité est aussi une auteure écrivain confirmée avec une facilité légendaire à publier des ouvrages et articles sur, entre autres, les faits de société, la gouvernance sécuritaire et la problématique du genre dans tous les secteurs vitaux. Au nombre de ces ouvrages, on peut citer « Garantir la sécurité humaine et le respect des droits humains, un défi onusien du monde libre. Regard particulier des enjeux sécuritaires du continent africain. » On doit à la même auteure, « Courage, honorables soldats ! » et « L’Oeuvre du Président Teodoro OBIANG N’GUEMA MBASOGO dans les Grands Enjeux de Sécurité Collective en Afrique ».
La promotion du genre aussi son cheval de bataille
Il faut dire aussi que l’engagement de Dr. Jeanne Marie Rosette Abou’ou pour l’émancipation de la femme et la promotion du genre dans les politiques de développement en Afrique est de notoriété publique. La preuve en est par exemple sa participation du 18 au 19 février 2020 à la 5ème édition du Forum « Genre et Développement » organisé par ONU Femmes et la Fondation Forum de Bamako » comme experte invitée. Ledit Forum avait pour thème, « Femmes, Paix et Sécurité: Regards croisés sur les pratiques et l’état de mise en œuvre de la résolution 1325 ».
Par ailleurs, pour davantage de précisions sur le profil du Dr. Jeanne Marie Rosette Abou’ou, il faut mentionner qu’elle est titulaire d’un diplôme d’étude supérieure en Gestion des Ressources Humaines. Elle est certifiée de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale ( IHEDN ) en France et doublement certifiée de l’Ecole Normale d’Administration ( ENA) de Paris en Management dans la fonction publique puis en Conception et Evaluation des Politiques Publiques. Elle est diplomée de l’Ecole Normale Supérieure de Yahoundé dans la spécialité Orientation Scolaire. Universitaire et professionnelle, elle est actuellement responsable dans la fonction publique camerounaise et enseignante du supérieur en paix, sécurité, droits de l’homme et en management des organisations. C’est dire que le Roscao a vu juste en la nommant ambassadrice chargée des affaires politiques, paix et sécurité en Afrique.
Il se tient depuis ce mardi 8 novembre 2022 à l’hôtel Azalaï de Cotonou, la 13ème Réunon du Groupe de travail de l’Afrique de l’Ouest ( Gtao) mis en place en 2015 par le Comité des Pêches du Centre Ouest du Golf de Guinée ( Cpco) dans le cadre du projet Renseignement et appui au suivi, contrôle et surveillance ( Scs) des pêches en Afrique de l’Ouest. Occasion pour les particpants venus des six pays membres que sont le Liberia, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria ainsi que des pays observateurs que sont le Cameroun, et la Sierra Leone de faire, entre autres en trois jours, le bilan de ce projet qui a pour objectif de lutter contre la pêche illégale non déclarée, non enregistrée ( Inn) et de se pencher sur les perspectives.
Ghislain Gbènakpon
« La tenue de cette 13ème session du Groupe de travail marque la fin de la 2ème phase de ce projet. Et loin de vouloir faire un bilan de clôture, il convient de noter que sa mise en oeuvre aura permis de renforcer les organes et le cadre institutionnel existants du Cpco, a contribué à la mise en oeuvre des principales conventions de la Commission y compris la Convention sur le partage des informations et des données sur la pêche et la Convention sur les conditions minimales d’accès aux ressources halieutiques ainsi que l’appui à la ratification par les Etats membres des instruments régionaux et internationaux pertinents tel l’Accord sur les Mesures du Ressort de l’Etat de Port ( AMREP) et la mise en oeuvre des plans nationaux et régionaux de lutte contre la pêche INN de 2009 et de 2018. », a déclaré dans son allocution de bienvenue, M. Séraphin Dédi Nadjé, secrétaire général du Cpco et initiateur et facilitateur du Gtao.
Le Sg/ Cpco M. Séraphin Dédi Nadjé lors de son allocution
Il faut dire que le Cpco s’est assigné pour mission de promouvoir la coopération entre les Etats membres et de garantir, par une gestion appropriée , la conservation et l’utilisation optimale des ressources marines vivantes dans les eaux marines sous la juridiction des États membres et d’encourager le développement durable de la pêche reposant sur ces ressources.
Un agenda conséquent
Durant les trois jours que durent les travaux, les directeurs nationaux des pêches des États membres du Cpco ou leurs représentants, les responsables du suivi contrôle et surveillance ( Scs) des pêches membres du Gtao, les consultants et autres personnes ressources vont, entre autres, apprécier les progrès accomplis concernant les recommandations et les besoins d’assistance des États depuis la 12eme réunion en mai 2022 à Lagos au Nigeria, examiner les résultats des activités techniques opérationnelles récentes dans chaque pays, notamment la mise en oeuvre de l’Amrep, valider les procédures standards d’opérationnalisation du Centre regional de Scs, valider le document portant structure et mécanisme de financement durable du Cpco et examiner les dispositions administratives et pratiques pour la troisième phase du projet Gtao.
Une vue partielle des participants
Le secrétaire général du Cpco et initiateur ainsi que facilitateur du Gtao a tenu à exprimer la gratitude des participants au gouvernement béninois pour avoir autorisé la tenue de cette 13 éme réunuon dans de bonnes conditions. M. Séraphin Dédi Nadjé n’a pas manqué de remercier la coopération norvégienne en tant que partenaire financier du Gtao du Cpco et les autres partenaires techniques et financiers dont entre autres, l’Union Européenne, la Cedeao, Tmt, Sif et Efca.
Ce lundi 7 novembre 2022, à Brazzaville, le ministre Léon Juste Ibombo, des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, a procédé au lancement de l’étude sur l’universalité d’internet au Congo et la table ronde sur l’éthique de l’intelligence artificielle.
La rédaction
Pour la phase pilote de cette étude en Afrique Centrale, l’UNESCO a porté son dévolu sur la République du Congo. « Réel plaisir et fierté pour le choix de l’UNESCO porté à notre pays en organisant cette étude. » Pouvait se réjouir le ministre Léon Juste Ibombo, à l’ouverture des assises.
Cette étude qui porte sur « L’UNIVERSALITÉ D’INTERNET » au congo, vise à présenter une compréhension claire et concrète de l’environnement et des politiques nationales de l’internet. Ainsi présentée, cette étude permettra l’élaboration des recommandations- Politiques, des initiatives pratiques, basées sur les mesures empiriques des indicateurs d’internet.
Les experts venus des Universités, des entreprises publiques et privées, ainsi que des associations des consommateurs doivent accorder leurs vues sur l’appréhension de l’internet en ce qu’il est un réseau d’interactions et de relations économiques et sociales, avec un grand potentiel pour favoriser les droits, renforcer le pouvoir des personnes et des communautés, et promouvoir le développement durable. Léon Juste Ibombo l’a souligné en ces termes : « C’est une vision partagée de laquelle l’internet, au-delà d’une simple technologie, possède un important potentiel en matière de défense des droits humains, d’autonomisation des individus et des communautés, et de soutien au développement durable. ».
A l’évidence, le Congo veut s’arrimer aux exigences de ce millénaire, en travaillant dans la perspective de l’inclusion numérique et la réduction numérique. Léon Juste Ibombo a rappelé l’engagement du gouvernement congolais dans ce sens : « L’universalité d’internet et l’éthique de l’Intelligence artificielle, autour desquelles nous sommes réunis sont un enjeu majeur du Congo qui est appelé à occuper une place de choix dans la quatrième révolution industrielle, celle qui s’appuie sur l’intelligence artificielle, le Big Data, la Fabrication 3D et la Blockchain. »
Il est universellement admis que l’internet transforme plusieurs dimensions de la vie humain notamment la communication, la politique, la sociabilité, l’identité et la subjectivité, la création culturelle, le travail humain et l’économie. De ce point de vue, l’étude qui sera menée par le Professeur Alain KIYINDOU, devrait conduire non seulement à faire le point sur le niveau de développement du numérique au Congo, mais aussi et surtout va mesurer les avancées et les fragilités dans toutes les dimensions de la vie congolaise.
Intervenant en premier au cours de cette cérémonie de lancement, par visioconférence depuis Yaoundé, au Cameroun, Najib Mokni, représentant Directeur régional de l’UNESCO, a soutenu l’importance de cette étude qui a pour finalité ne laisser personne au bord de la route en matière d’internet de d’intelligence artificielle.
Par ailleurs, Jean Bosco KI, qui a délivré le mot de Fatoumata Barry MAREGA représentante résidente de l’UNESCO, a abordé dans le même sens, tout en insistant sur le rôle considérable de l’internet et de l’intelligence artificielle.
En réalité, au travers de cette étude, l’Unesco et le Congo s’engagent à évaluer la complexité du développement de l’internet et son impact, à la réalisation des objectifs du développement durable (ODD).
A l’instar de plusieurs pays testés par le Protocole de l’UNESCO, le Congo sera soumis à cet exercice de 109 indicateurs qui couvrent l’ensemble du domaine du Numérique, ainsi que d’autres indicateurs socio-économiques, dont la protection des enfants, l’inclusion des personnes à besoin spécifique, la sécurisation des transactions, le développement des contenus locaux.
Il sied de retenir que c’est en 2015, que la Conférence générale de l’UNESCO a adopté le concept d’ « universalité de l’internet », afin de mettre en valeur les atouts de l’internet que l’UNESCO considère comme fondamentaux pour que celui-ci réalise son plein potentiel en faveur du développement durable.
La première édition de l’étape d’Allada de la semaine de l’ananas bat son plein depuis ce 4 novembre 2022 à la mairie avec une forte mobilisation des acteurs à divers niveaux invités par l’Association interprofessionnelle de l’ananas du Bénin ( Aiab). C’est le directeur général de l’Atda 7 , M. Prosper Sagbo qui a, au nom du ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, lancé les manifestations qui prennent fin ce dimanche 6 novembre.
Ghislain Gbènakpon
Caravane, foire d’exposition, panels de discussion, séances de dégustation. Ce sont les principales activités de la première édition de l’étape d’Allada de la semaine de l’ananas au Bénin qui mobilisent fortement pour trois jours les différents acteurs de la filière. Il s’agit entre autres de l’Aiab, la direction départementale de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ( Ddaep), Defia/Enabel, l’Association des communes de l’Atlantique et du Littoral ( Acal), la Pascib, la Pnoppa et la Coopérative des entreprises de transformation d’ananas du Bénin ( Cetrab ).
Une vue de la caravane
« La présente semaine de l’ananas nous permettra de promouvoir l’image de l’ananas du Bénin et ses dérivés au niveau local, sous régional. Au cours de ces journées, il y aura des échanges B2B entre producteurs, acheteurs et fournisseurs de services (équipement, emballages, intrants) mais également, elle sera l’occasion pour débattre autour des problématiques de la filière, des politiques, avec les partenaires techniques et les représentants et autorités de l’Etat », a expliqué le président de l’Aiab dans son allocution à l’ouverture des manifestations.
Le président de l’Aiab et la représentante de Defia/Enabel
Engagement et appels
Pour sa part, le président de l’Acal a assuré que l’association travaillera aux cotés de l’interprofession pour relever les grands défis de la filière ananas, notamment la facilitation de l’accès à des terres sécurisées, le renforcement du partenariat Acal-Aiab, l’accroissement des investissements communaux au profit de la filière ananas dans les prochaines générations de Pdc.
En lançant la semaine de l’ananas, le directeur général de l’Adta 7 a mis un accent particulier sur la nécessité pour l’interprofession d’œuvrer pour la dynamisation de la gouvernance du secteur ananas pour assurer l’auto-développement de la filière ananas à travers l’amélioration de la productivité, la qualité et la compétitivité de l’ananas du Bénin et ses dérivés. « Je souhaite que des enseignements soient tirés de l’étape d’Allada de la semaine de l’ananas pour améliorer l’organisation de l’etape de Cotonou de cette année et les éditions prochaines afin de faire de la semaine, la plus grande plateforme commerciale africaine et d’échanges de l’ananas et ses dérivés », a declaré M. Prosper Sagbo.
La stratégie nationale de d’enseignement et formation technique et professionnelle ( Eftp) et de promotion de l’entrepreneuriat de croissance est bien partie pour des résultas probants. Le projet de formation professionnelle et d’entrepreneuriat pour l’emploi ( Fp2e) a été officiellement lancé ce jeudi 3 novembre 2022 à la chambre de commerce et d’industrie du Bénin ( Ccib) à Cotonou par la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mme Eléonore Yayi Ladékan. C’était en présence de ses collègues chargés de la formation technique et professionnelle et de la promotion des Pme. L’Agence de développement de l’enseignement technique ( Adet) et l’Agence de développement de Sèmè-City sont les deux agences d’exécution de ce projet d’un montant de 300 millions de dollars Us soit 170 milliards de FCfa entièrement financés par la Banque mondiale.
Ghislain Gbènakpon
« Accroitre l’accès de qualité à des services d’Eftp et de soutien à l’entrepreneuriat pour les bénéficiaires en mettant l’accent sur les jeunes et les femmes; améliorer l’accès, l’équité, la qualité et la pertinence des services d’Eftp et de développement des compétences pour répondre aux besoins du marché du travail dans les secteurs prioritaires; promouvoir un environnement favorable aux affaires ainsi que l’accessibilité et la qualité des services d’accompagnement aux entrepreneurs ». Ce sont les objectifs du projet Fp2e dont l’exécution au bout de 5 ans devrait donner un nouveau souffle à l’écosystème Eftp et à celui de l’entrepreneuriat.
La ministre Eléonore Yayi Ladékan
Ainsi, le sous-secteur de l’Eftp sera réformé avec un nouveau modèle de gouvernance prenant en compte le secteur privé et favorisant l’autonomie pédagogique, administrative et financière des institutions et établissements. Et pour cela, il est attendu entre autres, la construction et l’équipement de dix ( 10 ) lycées techniques agricoles modernes et de leurs unités économiques à vocation pédagogique, la construction et l’équipement de sept ( 7 ) écoles des métiers de référence, la mise en place d’un système d’information et de suivi des formés, d’un dispositif de renforcement permanent des capacités des formateurs et l’élaboration de cent cinquante (150) microprogrammes de formation courte de qualité. » Investir massivement dans l’Eftp pour en faire un véritable levier de développement est une première au Bénin . La vision du président de la République M. Patrice Talon est à saluer. L’accompagnement des partenaires techniques et financières est très apprécié. L’Adet travaille déja avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème pour transformer en action cette noble aspiration », a déclaré M. Fructueux Aho, directeur général de l’Adet dans son allocution de circonstance.
Vers un entrepreneuriat de croissance
Le ministre chargé de la formation technique et professionnelle.
S’agissant du volet entrepreneuriat dans le cadre de la mise en œuvre du projet Fp2e, il faut dire que l’écosystème national sera structuré et renforcé, favorisant l’émergeance de Pme, startups dynamiques ainsi que l’accès à un soutien technique et financier adapté à leurs besoins. Ce sont au moins deux mille deux cent (2200) entreprises qui bénéficieront d’un programme de renforcement de capacité, au moins sept cent ( 700) entreprises qui bénéficieront d’un accompagnement financier, au moins deux cent ( 200) nouvelles seront soutenues et au moins vingt ( 20) structures d’appui à l’entrepreneuriat bénéficieront d’un programme de renforcement de capacité. « Ce projet change la donne pour l’entrepreneuriat des jeunes au Bénin en intervenant à plusieurs niveaux. Il permet d’appuyer les structures d’accompagnement afin d’amener la qualité des services aux normes internationales, de renforcer les capacités entrepreneuriales des jeunes y compris celles des apprenants de l’Eftp et également de faciliter l’accès des entrepreneurs à différents outils de financement en fonction de leurs besoins. Nous comptons donc sur la forte implication de l’ensemble des acteurs de l’écosytème entrepreneurial du Bénin pour sa réussite », a déclaré pour sa part, Mme Claude Borna, directrice générald de l’Agence de développement de Sèmè City.
Le responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin fait obsever que le gouvernement a pris une mesure audacieuse de soutenir la formation professionnelle de la jeunesse béninoise dans le but de s’assurer que les jeunes ont non seulement des compétences fondamentales mais aussi des compétences professionnelles spécifiques en rapport direct avec les besoins du marchés du travail. « Ce projet le plus grand de notre portefeuille est un projet ambitieux qui, s’il est bien mis en oeuvre, changera de manière significative le paysage de la formation professionnelle au Bénin et soutiendra son effort de croissance », déclaré M. Atou Seck.