La directrice de la concertation et de la gestion des crises alimentaires au niveau du secrétariat exécutif du conseil national de la sécurité alimentaire du Sénégal a présenté ce lundi 21 novembre 2022 à Cotonou, le bilan de mise en oeuvre du plan national de réponse ( Pnr) à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle pour le compte de cette année. C’était à l’occasion de la concertation régionale de deux jours organisée par le Cilss à laquelle d’autres pays ont fait le même exercice. Mme Nicole Mansis, puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit, est revenue à la faveur d’un interview à la presse, sur la quintessence de sa présentation qui fait cas d’un taux d’exécution du Pnr de plus de 90 %. Lire ci-dessous, l’intégralité des échanges.
Cause Commune: Vous avez présenté la situation du Sénégal. Que peut-on retenir ?
Nicole Mansis: D’emblée je vais dire que d’habitude, le plan national de réponse est pris en charge par l’Etat sénégalais et les partenaires. Et la particularité de cette année 2022, c’est que l’Etat a mis en place un grand programme dénommé programme de transferts exceptionnel. Il s’agit de venir en assistance alimentaire par le biais de transferts monétaires à 542.956 ménages répartis sur l’ensemble du territoire national et chaque ménage bénéficie de 85.000 Fcfa en une seule distribution. C’est l’action phare du plan de réponse de cette année. Néanmoins, les partenaires tels que le Pam, la Fao sont venus en appoint aux populations qui étaient beaucoup plus en crise pendant la période de soudure.
Le taux d’exécution du Pnr 2022.
Le programme de transfert exceptionnel s’est réalisé à hauteur de plus de 90 %. Le travail continue donc. Les ménages qui n’ont pas encore reçu étaient confrontés à des problèmes techniques à cause de leurs télephones; des fois ils ne sont pas disponibles. Tous ces problèmes seront réglés pour que l’ensemble des ménages ciblés, c’est à dire les 542.000 ménages puissent bénéficier de cette assistance.
Votre mot de fin
Moi mon cri de coeur est qu’on parvienne à sortir de ce cycle infernal d’assistanat. Nos populations chaque année sont assistées. Nous devons aller vers des programmes de résilience, de développement en faveur de ces populations pour qu’elles puissent sortir de cette situation d’insécurité alimentaire et de pauvreté.
Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon
Une vue de famille des participants à l’ouverture de la concertation régionale
Une exécution de plus de 75 % du Plan national de réponse ( Pnr) à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle en 2022 au Burkina Faso. C’est l’une des principales informations de la communication présentée ce lundi 21 novembre par le secrétaire exécutif du conseil national de sécurité alimentaire, M. Emilien Bakoné à la conférence régionale de Cotonou sur le bilan de mise en oeuvre des Plans Nationaux de Réponses 2021-2022 à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans les pays du Sahel et de la Cedeao organisée par le Cilss. A la faveur d’une interview à la presse, cet ingénieur de développement rural est revenu sur les grandes lignes de sa communication. Lire ci-dessous, l’intégralité des échanges.
Cause Commune: Que peut-on retenir de l’exécution du plan national de réponse au Burkina Faso cette annéé?
Emilien Bakoné: Il faut retenir que nous avons estimé à un peu plus 3. 400.000, le nombre de personnes qui ont besoin d’assistance. Le coût du plan de 2022 est de plus de 237 milliards de FCfa. En termes d’exécution, il faut dire que nous avons fait un bilan partiel. Nous avons fait le bilan pour la phase de mitigation qui va de janvier à juin et le bilan de la phase de soudure qui va de juillet à septembre. Pour les deux phases cumulées, nous avons un taux d’exécution financière qui s’élève à un peu plus de 75%.
Quelles sont les actions phares qui ont été menées?
Ce sont les actions en lien avec l’assistance alimentaire aux populations. Au niveau de ce volet, il y a eu la mise à disposition de ces populations de vivres, il y a eu les questions de transfert monétaire avec les cash money conditionnels. Il y a aussi des actions en lien avec le domaine de la protection des moyens d’existence où on a mis à la disposition des personnes vulnérables, des moyens de production, notamment les intrants pour la production animale, la production agricole. Il y a aussi eu des interventions dans le domaine de la nutrition et de l’eau où il y a eu la prise en charge des femmes enceintes, les femmes allaitantes et les enfants de 0 à 6 mois et de 6 à 59 mois. Donc c’est un ensemble d’actions intégrées qui sont mises en oeuvre dans le cadre de ce plan.
Et quelles sont les contraintes ?
Les difficultés actuellement rencontrées sont en rapport avec la situation sécuritaire du pays. Il s’agit principalement de l’inaccessibité des zones pour les différentes interventions. Pour juguler un peu ces difficultés, nous sommes en partenariat pour le Système des Nations Unies qui nous aide avec les forces de défense et de sécurité pour convoyer les différentes vivres afin que les populations puissent bénéficier de ces appuis de l’Etat et de ses partenaires.
Votre mot de fin
Je voudrais remercier le Cilss pour l’initiative, pour son accompagnement à l’endroit des différents États pour qu’il y ait une réponse harmonisée dans la sous-région en matière d’appui à la sécurité alimentaire des populations.
Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon
Une vue de famille des participants à l’ouverture de la conférence régionale
Une vue de famille des participants à l’ouverture des travaux
Il s’est tenu du lundi 21 novembre à ce mardi 22 novembre 2022 à l’hôtel Azalaï de Cotonou, une concertation régionale sur le bilan de mise en œuvre des Plans Nationaux de Réponses ( Pnr) 2021-2022 à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans les pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. C’est une initiative du Comité permanent Inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel ( Cilss ) qui fait ainsi une fois encore œuvre utile. Les travaux qui se sont déroulés sous la supervision de la coordonnatrice régionale du projet d’amélioration de la gouvernance de la résilience de la sécurité alimentaire et d’agriculture durable au Sahel et en Afrique de l’Ouest (Pagr-Sanad) Mme Soukeyna Chimère Diaw ont été lancéspar le coordonnateur de Pra-San, Dr. Issoufou Baoua.
Ghislain Gbènakpon
Faire le bilan de mise en œuvre des plans nationaux de réponses 2022 par les Etats du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest afin d’identifier les enseignements a tirer; faire le point des interventions des partenaires ( Cedeao, Uemoa, Fao, Pam, Unicef, et Ong) en appui aux pays; élaborer la feuille de route des activités d’appui à l’élaboration des Pnr dans les pays et valider la grille de leur suivi au niveau national et régional. Ce sont les objectifs de cette conférence regionale organisée par le Cilss à Cotonou.
La coordonnatrice Pagr-Sanad Soukeyna Chimère Diaw et le coordonnateur Pra-San, Dr. Issouffou Baouua
Il faut dire que le Cadre Harmonisé, c’est à dire l’analyse de la vulnérabilté des ménages terminée en mars 2022 a estimé à 38,8 millions le nombre de personnes en besoins d’assistance alimentaire pour la période de juin à août 2022. Face à cette situation, les décideurs politiques des pays de la sous-region ainsi que leurs partenaires ont été alertés et interpelés pour des actions fortes en faveur des populations vulnérables exposées à travers la mise en oeuvre des plans nationaux de reponses. Et c’est dans ce contexte que la conference régionale est initiée.
Les attentes du Cilss
La coordonnatrice Pagr-Sanad Soukeyna Chimère Diaw
A la faveur d’une interview à la presse, la coordonnatrice Soukeyna Chimère Diaw a exprimé les attentes du Cilss. « Il s’agit pour le Cilss de s’assurer que ce travail a été fait par l’ensemble des pays au profit des populations vulnerables, de voir jusqu’à quel niveau ils ont pu mobiliser des ressources pour dérouler ce plan national de réponse, à quel niveau ils ont pu l’exécuter et quels sont les défis qui restent et les les contraintes qu’ils ont pour pouvoir continuer à alerter », a-t-elle déclaré.
Une vue partielle des participants en séance
Le Burkina Faso, le Niger, le Mali, le Sénégal, le Cap Vert, le Tchad, la Gambie et le Bénin ont exposé au cours de la première journée, leur bilan de mise en œuvre du Pnr 2021-2022. A part des situations à vite améliorer, Mme Soukeyna Diaw note un bilan globalement positif: « Ce que nous venons de suivre ce matin montre que sur la base de l’alerte qui avait été donnée et du nombre de populations en insécurité alimentaire et nutritionnelle, il y a quand-même une bonne appréciation sur la mise en oeuvre de ces plans nationaux de réponse en termes de budget mobilisé. J’avoue que c’est pour la première fois que je vois des taux d’exécution financière assez intéressants jusqu’à 75 %. » Les travaux se sont poursuivis le mardi avec la présentation du bilan des partenaires. ils ont accouché d’importantes recommandations pour davantage d’efficacité dans la mise en oeuvre des Pnr 2022-2023.
Le candidat Br de la 15ème circonscription électorale, M. Nouroudine Assani
Le Bloc Républicain fera la course en tête dans la 15eme circonscription électorale aux législatives de janvier prochain avec au moins 3 des 4 sièges en jeu. C’est ce qu’on retient de l’interview que l’un des candidats du cheval blanc cabré, M. Nouroudine Assani a accordée à la presse au terme de leur investiture ce samedi 19 novembre 2022 au palais des congrès de Cotonou.
Ghislain Gbènakpon
« Étant de la 15ème circonscription électorale, le travail se fait déjà sur le terrain. Ce ne sera donc qu’une continuité du travail et avec la proximité que nous avons avec notre base, nous sommes convaincus que nous allons arracher la première place au niveau de notre circonscription. Nous sommes confiants que nous aurons au moins 3 des 4 sièges de la 15eme circonscription électoriale », a soutenu Nouroudine Assani.
Ce jeune membre fondateur du Br appelé aussi à défendre les couleurs du cheval blanc cabré dans la 15ème circonscription électorale a également exprimé ses sentiments après son investiture: « Actuellement, les sentiments qui m’animent sont des sentiments de responsabilité parce que le parti vient de nous investir. Le parti nous envoie en mission pour travailler à bénéficier des suffrages de la population au soir du 8 janvier 2023. Nous n’avons pas le droit de faillir. Nous devons mériter cette confiance que le parti nous a accordée ».
Il n’a pas manqué de remercier le secrétaire général national du Bloc Républicain, le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané et les autres membres du bureau politique pour le choix porté sur sa personne.
L’honorable Chantal Ahyi, tête de liste Br dans la 16ème circonscription électorale
La tête de liste du Bloc Républicain ( Br) dans la 16 ème circonscription électorale pour les législatives du 8 janvier prochain assure que les candidats du cheval blanc cabré et tous les militants sont résolument tournés vers la victoire pour le contrôle de l’assemblée nationale. L’honorable Chantal Ahyi, puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit, l’a martelé à la faveur d’une interview à la presse au terme de la céremonie de présentation et d’investiture des candidats du Br ce samedi 19 novembre 2022 au palais des congrès de Cotonou. Lire ci-dessous, l’intégralité des échanges.
Cause Commune: Quelles sont vos impressions après votre investiture?
Chantal Ahyi: D’abord, nous saluons les militants et militantes, cheville ouvrière du Bloc Républicain, parce que sans eux, il n’y a pas de Bloc républicain. C’est encore à cause d’eux que nous sommes ici pour recevoir notre lettre de mission des mains des hautes instances de notre parti le Bloc Républicain. Nous venons ici d’être envoyés en mission et nous prenons le ferme engagement de la remplir avec dynamisme, avec fermeté et toujours chevillés au corps, les idéaux du Bloc Républicain. Au Bloc républicain, nous sommes unis et résolument tournés vers la victoire parce que nous voulons le contrôle de l’assemblée nationale.
Un message aux militants de la 16ème circonscription.
Il ne serait pas superflu de les remercier car ils ont porté le Bloc Républicain et continueront toujours de le porter.
Sensibilisation et dépistage ont été deux moments qui ont marqué la célébration de la journée mondiale du diabète, le 14 novembre 2022, à l’hôpital général de Ngoyo, à Pointe-Noire, en République du Congo.
La rédaction
Véritable problème de santé publique touchant plus d’un demi-milliard de personne dans le monde, le diabète a été au cœur d’une vaste campagne de sensibilisation et de dépistage gratuit dans les hôpitaux généraux de pointe noire, parmi eux celui de Ngoyo. Alain Serge BIKINDOU, le directeur général de cette formation sanitaire plantant le décor a précisé que « 461 millions de personnes sont atteintes du diabète, nombreuses présentes des complications et d’autres décèdent même de cette pathologie. »
Poursuivant son intervention le directeur général de l’hôpital général de Ngoyo pouvait fixer l’auditoire sur le comportement à observer : « Avec une bonne éducation thérapeutique, avec une bonne prise en charge, on ne meurt plus du diabète. On vieillit avec son diabète, on vit avec son diabète. C’est pour cela que l’hôpital général de Ngoyo s’est donné pour mission d’accueillir cette journée thématique pour le bien-être des populations. »
D’autres exposés ont été faits sur ce tueur silencieux. Endocrinologues et médecins généralistes ont mis en lumière les causes, les conséquences et même les complications qui rangent plus de 150 milles personnes atteintes de cette maladie au Congo Brazzaville.
Pour Ben Dorel KYABAAMBU NKENDA, médecin endocrinologue-diabétologue à l’hôpital général de Ngoyo « Cette journée est très importante pour nous, les endocrinologues et médecins spécialistes, dans la mesure où elle nous permet de sensibiliser sur cette pathologie qui parfois semble être ignorée. » Pouvait-il soutenir avec de présenter la situation et la position de l’hôpital général de Ngoyo sur cette maladie : « Ici à l’hôpital général de Ngoyo il arrive parfois au moins qu’un patient sur deux hospitalisé soit diabétique. C’est dire que c’est une pathologie qu’est fréquente dans cet arrondissement. »
Le docteur Ben Dorel KYABAAMBU NKENDA n’a pas manqué de faire une exhortation en direction du grand public : « Pour ce qui ignore encore la maladie je vais leur inviter de se faire dépister dans les centres appropriés, en faisant une petite glycémie à jeun le matin. Et pour ce qui connaisse leur statut, de prendre en charge leur pathologie. Parce que le diabète est une maladie qui est silencieuse. »
Les informations mises à la disposition de l’assistance ont donné lieu à des échanges et témoignages, qui, au finish ont permis aux convives de cerner la réalité la maladie du diabète. Monica BIBISSI participant à cette journée thématique pouvait réagir : « faire face à un enfant de 8 ans qui est diagnostiqué d’un diabète de type 1, qui a droit à trois insulines, donc trois doses par jour, c’est compliqué, surtout que le flacon d’insuline est à 8500francs/CFA. » Pouvait elle marteler avant de donner l’alerte « Vous avez forcément un proche dans votre famille qui souffre de cette maladie, qu’attendez vous pour agir. Cela veut tout simplement dire que cette salle nous sommes tous acteurs. »
Un mot sur la journée internationale du diabète
La Journée Mondiale du Diabète réunit la communauté mondiale du diabète autour d’une seule voix pour mobiliser et sensibiliser au diabète, invitant les individus et les communautés à porter l’épidémie de diabète au-devant de la scène.
Chaque année, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale du diabète le 14 novembre pour sensibiliser le grand public à la charge croissante de cette maladie et aux stratégies que l’on doit mettre en œuvre pour prévenir et faire face à la menace qu’elle représente.
Le thème retenu pour l’édition de cette année est « Accès aux soins du diabète », tout comme l’année dernière, et comme cela est prévu en 2023, ce qui souligne l’importance des efforts déployés en matière de prévention et de riposte.
Les statistiques disponibles sur le diabète en Afrique témoignent de l’ampleur du défi à relever. En effet, 24 millions d’adultes vivent actuellement avec le diabète et l’on estime que ce nombre devrait augmenter de 129 % pour s’établir à 55 millions d’adultes d’ici à 2045. Le diabète sucré a provoqué 416 000 décès sur le continent l’année écoulée et devrait devenir l’une des principales causes de mortalité en Afrique d’ici à 2030.
Chose importante, le diabète est la seule principale maladie non transmissible pour laquelle le risque de décès prématuré augmente plutôt que de diminuer. Parmi les facteurs de risque connus, nous pouvons citer les antécédents familiaux et l’âge, tout comme des facteurs de risque modifiables tels que le surpoids et l’obésité, les modes de vie sédentaires, la mauvaise alimentation, le tabagisme et l’usage nocif de l’alcool. Malheureusement, ces facteurs de risque modifiables sont en augmentation dans tous les pays de la Région africaine de l’OMS.
Et l’hôpital général de Ngoyo, s’inscrivant dans la dynamique de son rapprochement avec les populations, à la faveur de cette journée, a tenu à apporter sa contribution à la lutte contre cette pathologie. Une initiative qu’il entend pérenniser pour le bien-être des populations.
Il sied de retenir que la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, dans son mot à l’occasion de cette journée, s’adressant aux africains à réitérer l’importance que revêt une alimentation saine et équilibrée, couplée à une activité physique régulière, à la non-consommation de tabac, au maintien d’un poids sain et à une consommation modérée de l’alcool. Voilà des pratiques qui protégeront les personnes contre le diabète de type 2 et d’autres maladies non transmissibles.
M. Abdoul Kassim Fomba, coordonnateur de Think Peace Sahel
L’organisation Think Peace Sahel a brillé par une participation active à la conférence régionale de Cotonou sur le rôle des jeunes dans la prévention et la lutte contre l’extémisme violent en Afrique de l’Ouest tenue du 15 novembre au 17 novembre 2022. A la faveur d’une interview à la rédaction au terme des travaux, son coordonnateur Abdoul Kassim Fomba, l’un des panélistes, assure que les jeunes et les femmes ont leur place dans la réponse au phénomène. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges .
Cause Commune: Présentez-nous en quelques mots Think Peace Sahel.
Abdoul Kassim Fomba: Nous sommes une organisation qui travaille sur la gestion et la résolution des conflits inter et intracommunautaires, qui est notre premier axe. Le second axe, c’est tout ce qui est renforcement des liens entre les forces de défense et de sécurité, les autorités locales et la population. Et le troisième axe est tout ce qui est prévention de la radicalisation en milieu carcéral et hors carcéral. Nous sommes une organisation malienne mais nous avons ouvert Think Peace Burkina et Think Peace Niger. Aujourd’hui, nous couvrons environ 107 communes dans les trois pays d’intervention. Dans chacun de ces pays, nous avons installé des comités d’engagement communautaires. Ce sont des acteurs au niveau communautaire composés des chefs de village, des communicateurs traditionnels, des représentants des jeunes, des femmes, du secteur privé local et d’autres personnes ressources identifiées par la communauté elle même. C’est avec ces acteurs que nous intervenons directement sur le terrain.
Qu’est-ce qui a fondamentalement motivé votre présence à ces assises de Cotonou ?
La thématique c’est le rôle des jeunes dans la prévention de l’extrémisme violent. Ce qui touche notre axe 3 de travail. Il faut savoir que le phénomène de l’extrémisme violent relie aujourd’hui plusieurs facteurs assez complexes qui touchent aussi certaines dimensions du fonctionnement au niveau local, notamment la gouvernance locale, beaucoup de choses en lien avec l’injustice, la cooruption endémique. Des facteurs dont se nourrissent les groupes armés terroristes ou d’extrémisme violent pour pouvoir s’enraciner au sein de la communauté. Et vu que nous travaillons dans ces domaines, nous avons été invités par rapport aux actions que nous menons dans nos communautés.
Au sortir de ces trois jours de travaux, que retient-on au niveau de Think Peace Sahel?
Il y a plusieurs choses qu’il faut retenir à des rencontres du genre. D’abord, la première chose, c’est le réseautage. Aujourd’hui, on se rend compte qu’il y a plusieurs acteurs qui sont sur le terrain travaillant sur la même problématique au niveau de leurs localités. Ça nous permet de pouvoir discuter, de se connaître et de s’inspirer de ce que les autres font. La deuxième chose concerne les différentes recommandations. Et la recommandation phare, c’est l’implication des jeunes comme des acteurs de solution et de réponse au niveau local ou au niveau décisionel. La troisième chose est relative à la résilience communautaire. Comment les communautés devraient réagir face à ces phénomenes? Quel est le degré d’implication nécessaire des femmes et des jeunes pour cela ? Quel est le rôle de la société civile pour l’effectivité de cette résilience de la communauté. L’autre chose à retenir, c’est par rapport aux efforts des États. Qu’est-ce qu’ils doivent faire pour amélioer davantage ce processus en cours de lutte contre l’extrémisme violent . Et comment ils doivent impliquer les femmes, les jeunes et d’autres acteurs? C’est de tout cela que nous avons discuté.
Votre mot de fin.
On peut dire aujourd’hui que les jeunes autant que les femmes ont leurs places dans la réponse à l’extrémisme violent sur le terrain. Et ce n’est pas une place de participants, mais une place d’acteurs de réponse. Il faut trouver le moyen à ce que tous les jeunes soient impliqués. Mais il faut que les jeunes n’attendent pas que ce soit l’Etat qui les implique. Tous les jeunes dans nos pays, dans les organisations de la société civile doivent s’impliquer pour pouvoir apporter leur pierre à la résolution de ce phénomène.
Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon
Une vue de famille des participants à la conférence régionale de Cotonou
Au nombre des participants à la conférence régionale sur le rôle des jeunes dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest tenue du 15 novembre au 17 novembre 2022 à Cotonou, il y a le président de la Coalition Communautaire pour la Paix et la Promotion du vivre ensemble ( Copave) du Niger. A la faveur d’une interview à la rédaction au terme des travaux, M. Abdoulaye Harouna, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a, entre autres, lancé un appel aux jeunes et aux Etats. Lire ci dessous, l’intégralité des échanges.
Cause Commune: Présentez-nous brièvement la Copave.
Abdoulaye Harouna: La Copave est une association créée en 2015 pour soutenir les efforts des autorités du Niger dans le cadre de la consolidation de la paix, de la cohésion sociale, tout ce qui est processus de réinsertion et de réintégration communautaire des ex combattants. C’est une Ong qui a un bon encrage au niveau international parce que partenaire avec beaucoup d’organisations internationales, dont le Secrétariat des Nations Unies, Peace by Africa, Africa Voices Dialogue AVD, PNUD, Secrétariat de la Conférence Africaine pour la Paix Mauritanie, Elman Peace et les institutions de l’Etat du Niger travaillant dans la gouvernance paix et sécurité.
Quel est concrètement l’objectif de la participation de la Copave à cette conférence régionale de Cotonou?
Il s’est agi pour nous de partager nos expériences en matière de processus de réinsertion et de réintégration communautaire, mais aussi en matière d’approche inclusive de consolidation de la paix. Nous sommes ici aussi en qualité de facilitateur et de modérateur pour aider les organisateurs à réussir la conférence, faire parler l’ensemble des acteurs pour mieux partager les expériences des pays. Pour nous, c’est une façon d’aider le Bénin à mieux s’outiller contre l’extrémisme violent.
Il a été question du rôle des jeunes dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent.
Les jeunes constituent la réponse même de la lutte et de la prévention contre l’extrémisme violent. Aujourd’hui, on ne doit plus voir les jeunes comme des freins, des vulnérables face à l’extrémisme violent , mais comme des acteurs clés sans lesquels, on ne peut pas faire la difference en matière de lutte contre le fléau. Ils ont les moyens de parler à leurs pairs qui sont de l’autre côté. Ils ont aussi les moyens et les techniques pour les démobiliser et faciliter leur réintégration au niveau des communautés. Sans les jeunes, la porte est fermée.
Votre mot de fin.
J’appelle la jeunesse béninoise et la jeunesse africaine en général à s’impliquer dans le processus de consolidation de la paix et dans la prévention de la lutte contre l’extrémisme violent . Pour les Etats, c’est de ne pas jouer le déni. L’extrémisme violent peut frapper à n’importe quelle porte et à n’importe quel moment. Quand on est informé et averti, il faut prendre les dispositions pour éviter la propagation de ce phénomène dans nos pays.
Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon
Une vue de famille des participants à la conférence régionale de Cotonou
Le parti Mouvement populaire de libération ( Mpl) a célébré ce mercredi 16 novembre 2022 à son siège à Cotonou, l’obtention de son récépissé définitif pour les législatives du 8 janvier 2023. Occasion pour son président, M. Expérience Tébé de souligner qu’il s’agit d’une victoire pour les opprimés, entre autres.
Ghislain Gbènakpon
« Nous allons réécrire avec vous l’histoire politique du Bénin. C’est votre victoire, c’est la victoire de tous ceux qui sont opprimés, brimés, ceux qui ont perdu leurs emplois, tous ceux qui se sont sentis obligés de quitter le pays. Et le 8 janvier prochain, nous allons, nous tous, faire tout possible pour que d’une seule main, on va faire le balayage. Tout le monde, au balai ». Ainsi s’exprimait le président Expérience Tébé à l’adresse des militants fortement mobilisés après la délivrance hier par la Cena du récépissé définitif du Mpl pour les législatives de janvier prochain.
Déjà au sortir de la salle du retrait du récépissé définitif pour les législatives à la Céna, il a soutenu face à la presse que le parti s’est donné avec cette pièce, les moyens pour contribuer à redorer le blason du parlement béninois.. »Nous avons utilisé toutes nos forces pour contrer cette assemblée qui nous a été imposée depuis 2019 et on n’a pas pu. Le Mpl et ses militants viennent de trouver le moyen de revenir sur ces choses. On a le poids de la responsabilité sur nous. Et nous savons avec le peuple, on va y arriver », a déclaré le président Expérience Tébé.
« Le rôle des jeunes dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest ». C’est le thème de la conférence régionale qui se tient depuis ce mardi 15 novembre 2022 à Azalai hôtel de Cotonou. C’est une initiative du Groupe de travail sur le renforcement des capacités en Afrique de l’Ouest du Global CounterTerrorisme Forum ( Gctf) avec le soutien de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime ( Onudc). Les travaux qui prennent fin ce jeudi 17 novembre ont été officiellement lancés par M. Oméga Honvoh, ambassadeur et directeur adjoint de cabinet du ministère des affaires étrangères et de la coopération du Bénin.
Ghislain Gbènakpon
« En termes de stratégies de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent, la problématique des jeunes implique un certain nombre d’enjeux et d’approches spécifiques que nous aurons l’occasion d’approfondir cette semaine. Je pense notamment aux réponses du système judiciaire et du système carcérale face aux enfants recrutés et exploités par les groupes terroristes et l’extrémisme violent, mais également aux rapports souvent difficiles entre les jeunes et les acteurs des secteurs sécuritaire et judiciaire », a déclaré dans son allocution, M. Ludovic D’Hoore, coordonnateur de la branche prévention du terrorisme de l’Onudc.
Une vue partielle des participants en séance
Il faut dire que l’agenda du Gctf et de son groupe de travail Afrique de l’Ouest s’articule autour d’un ensemble de priorités dont la problématique de l’implication des jeunes dans la réponse aux menaces sécuritaires et sociétales auxquelles est confrontée la région. Il en est ainsi parce que la recrudescence de la criminalité et de l’insécurité a un impact dévastateur sur la survie, l’éducation, la protection et le développement des jeunes et des enfants. Ceux-ci sont au coeur du jeu des terroristes car, fait observer M. Ludovic D’Hoore, leur recrutement confère aux groupes terroristes et à l’extrémisme violent des avantages tactiques et opérationnels.
Échanges d’expériences entre experts
Les trois jours de travaux permettent à un très large éventail d’experts venus des États membres du Gctf, de toutes l’Afrique de l’Ouest et de plusieurs pays frères proches de cette région d’échanger en panels et travaux de groupes sur cette éventail de questions et d’enjeux auxquels une grande partie de la jeunesse ouest-africaine est exposée, de partager des expériences entre experts et d’intégrer ces dimensions spécifiques dans les stratégies plus larges de prévention du terrorisme et de l’extrémisme violent.
Le Dac Oméga Honvoh lançant les travaux
En lançant les travaux de ce forum régional, le directeur adjoint de cabinet du ministère des affaires étrangères et de la coopération du Bénin, l’ambassadeur Oméga Honvoh a soutenu que le thème de cet atelier vient à point nommé au regard de la priorité que représente la prévention du terrorisme dans le contexte sécuritaire sous-régional: « Il peut et doit d’ailleurs être d’une grande importance pour l’ensemble des acteurs engagés dans la recherche de stratégies et de solutions efficientes pour venir à bout de l’extrémisme violent et du terrorisme dans nos États. Le Bénin reste convaincu que la prévention de l’extrémisme violent et la lutte contre le terrorisme méritent que l’on implique toutes les couches de la société pour renforcer l’unité nationale ».