Congo : valorisation du gaz liquéfié, recommandation de la 5ème conférence internationale sur les hydrocarbures 

Rideaux sur la 5ème conférence internationale et exposition sur les hydrocarbures (CIEHC), ce jeudi 1er décembre 2022, à Kintélé, dans la banlieue Nord de Brazzaville, avec pour principale recommandation « zéro torchage et valorisation du gaz liquéfié à l’horizon 2030. »

La rédaction

Les participants à la 5ème édition de la conférence internationale et expositions sur les hydrocarbures au Congo se sont séparés, ce jeudi 1er décembre, après 24 heures des travaux. Sur 1000 délégués attendus,  750 y ont pris part. Ils sont venus du Congo, de la RDC, de la RCA, du Nigéria, du Niger, du Sénégal, de l’Algérie. Les enjeux de la transition énergétiques ont été au centre des débats.

 Le programme scientifique de la conférence a enregistré 75 présentations reparties sur 11 sessions  et une table ronde ministérielle portant  essentiellement sur les enjeux du secteur pétrolier et gazier en Afrique dans le contexte de la transition énergétique. Il faut retenir que l’idée émise par le ministre congolais des hydrocarbures sur la création d’une banque de l’énergie africaine, pour donner plus de contenu au vocable transition énergétique a été favorablement appréciée par les autres pays.

Les recommandations issues de tous ces échanges ont mis  l’accent   sur la valorisation du gaz, notamment l’appropriation par tous les pays africains de la décision réglementant le torchage des gaz dans les activités amont des hydrocarbures.  La conférence a  également recommandé à l’endroit du ministère des hydrocarbures du Congo de mener une réflexion sur le projet de valorisation de gaz de zéro  torchage  à l’horizon 2030.  La conférence a aussi décidé de mettre en place de nouveau process de valorisation de gaz à l’effet d’atteindre le zéro torchage.

« La CIEHC 5 a vécu et  nous osons considérer que la tradition a été renouée, pour qu’aucune autre circonstance de même nature ne viendra troubler le rythme de cette conférence… » Ainsi s’est exprimé,  Bruno Jean Richard Itoua, ministre des hydrocarbures du Congo en clôturant les travaux, rappelant la parenthèse qu’a connu cette conférence, du fait de la pandémie à coronavirus. Il a appelé les acteurs de l’industrie pétrolière et gazière de travailler d’arrache-pied pour que la prochaine édition soit l’occasion de nouvelles innovations.

Il a profité de cette occasion pour partager avec les  acteurs de l’industrie pétrolière et gazière sa vision sur l’avenir du continent. » L’avenir immédiat, c’est la poursuite des investissements, c’est-à dire les travaux pétroliers en terme d’exploration et de tout ce qui peut être fait pour améliorer la production. L’objectif est d’améliorer la production… »

Bruno Jean Richard Itoua, a annoncé quelques horizons sur lesquels l’industrie pétrolière place ses espoirs. Il s’agit du gaz, qui est désormais, pour lui, un nouveau challenge. Le ministre congolais s’est dit heureux de que ce nouveau challenge s’engage à un horizon confirmé, avec notamment un projet en cours de développement. « Dernier trimestre 2023, nous aurons le premier baril exporté de gaz naturel Liquéfié. Ce gaz qui s’impose  aujourd’hui comme étant la meilleure énergie de transition… » A-t-il rassuré.

A noter qu’avant la clôture des travaux, la dernière  session de la CIEHC 5 a été consacrée aux leçons à tirer. Pour le  directeur général d’Eni Congo, Mirko Araldi, la transition énergétique doit être une transition énergétique juste qui garantit l’accès à l’énergie à tous et la possibilité de développement de tous les pays.  Rendez-vous a été pris en 2024 pour la CIEHC 6.

Emploi décent aux jeunes en situation de handicap au Bénin: dons d’équipements de HI à ses partenaires

Une vue de famille de Humanité & Inclusion-Bénin et de ses partenaires

« Agir pour un meilleur accès à l’emploi décent pour les jeunes en situation de handicap au Bénin ». Voilà le projet de Humanité & Inclusion ( HI) pour lequel l’Ong internationale a fait des dons de matériels et d’équipements à ses structures partenaires en vue de sa mise en œuvre efficiente. C’était ce vendredi 2 décembre 2022 à Cotonou à son siège sous la houlette du Responsable Pays Kosi Davo

Ghislain Gbènakpon

Des ordinateurs, des scaner, des motos et des  armoires d’une valeur globale de 14. 800.000 F Cfa. Ce sont les dons de Humanité & Inclusion ( HI) répartis entre ses structures partenaires dans le cadre de la mise en oeuvree du projet d’action pour un meilleur accès des jeunes en situation de handicap au Bénin . Il s’agit de l’Anpe, Fodefeca, Detfp, direction départementale des affaires sociales et de la microfianance ( Ddasm) du Littoral et de l’Atlantique, fédération des associations des personnes handicapées, Cpsa et Cstph. 

Des structures partenaires recevant leurs dons

Il faut dire que Humanité et Inclusion ( HI) fait sienne l’adage une mission, des moyens. « Pour qu’on ai un travail décent pour les personnes handicapées, il y a des structures qui sont chargées d’accompagner ces personnes, de les répertorier, de les guider et de les aider à trouver un débouché pour l’emploi. Notre rôle est de voir ces structures debout, Cela passe par des équipements, des moyens de travail. Les hommes sont là. Nous faisons beaucoup d’ateliers de formation pour renforcer les ressources humaines pour qu’elles soient de qualité. Maintenant, lorsqu’il y a une ressource humaine de qualité, il y a le matériel de travail qu’il faut apporter pour accompagner ces structures à mieux faire le travail et que réellement, on puisse avoir des emplois décents pour les handicapés qui attendent qu’on leur offre un environnement meilleur pour exprimer tout leur potentiel », a déclaré le Responsable Pays Kosi Davo dans son intervention de circonstance.

Le Responsable Pays de HI Kosi Davo lors de son intervention

Par ailleurs, ce don d’équipements et de matériels intervient à la veille de la célebration ce samedi 3 décembre de la journée internationale des personnes handicapées. Pour M. Kosi Davo, il s’agit pour HI de s’accoller à ladite journée qui a pour thème, « un travail décent pour les personnes handicapées ». Au nom des bénéficiaires, la représentante de l’Anpe, Mme Colombe Doyigbé a remercié Hi pour cette initiative.

Congo :  Une conférence internationale à Brazzaville sous le signe de la réinvention du secteur pétrolier et Gazier en Afrique

Kintélé, dans le département du Pool, en République abrite la 5 ème édition de la conférence internationale et exposition sur les hydrocarbures au Congo (CIEHC). Ouverte ce 30 novembre et se clôture ce 02 décembre 2022, cette conférence se fixe comme tableau de bord, de réinventer le secteur pétrolier et gazier, en vue de sa consolidation, sa résilience et sa performance.

La rédaction

La CIEHC est un lieu de rencontre de l’industrie congolaise des hydrocarbures avec le gouvernement pour partager et discuter sur l’avenir de l’industrie pétrolière et gazière nationale. Pour cette 5ème édition, le thème choisi est : «  La transition énergétique au Congo : opportunités et défis. »

Plus de 1000 participants participant à cette édition, doivent faire oeuvre utile pour une grande efficacité du secteur pétrolier et gazier.  A ces assises de Brazzaville participent plusieurs pays africains, notamment le Congo, le Sénégal, la Guinée Equatoriale, la République Démocratique du Congo, la Centrafrique  et l’Algérie.

Animée culturellement par les « Tambours de Brazza », la cérémonie d’ouverture de la CIEHC 5 a été précédée par 4 sessions avec des thématiques diverses notamment les opportunités et les ressources en Hydrocarbures, le développement du gaz naturel, le cadre juridique et réglementaire du gaz en Afrique et les opportunités en Deep offshore.

La cérémonie d’ouverture proprement dite a été marquée entre autres par l’intervention de Mr Ahmed Mahad, directeur général d’Ametrade et de Mr NJ Ayuk, président de la Chambre Africaine des Energies.  Le message du sponsor officiel de l’événement, à savoir la Société Nationale des pétroles du Congo (SNPC) a été porté par son directeur général, Maixent Raoul Ominga, qui n’a pas manqué d’énumérer quelques actions menées par sa société dans le cadre de la transition énergétique. Au nombre de ces actions, il a cité le plan directeur pour l’aménagement des gaz naturels et la mise en œuvre des formations sur  les métiers du Gaz.

Comment pouvons-nous réinventer notre secteur pétrolier et gazier à l’ère de la transition énergétique ? Ainsi s’est interrogé  Bruno Jean Richard Itoua, ministre des hydrocarbures du Congo, au cours de son intervention. Pour lui, malgré la crise énergétique mondiale, les perspectives de l’industrie pétrolière et gazière restent positives. Il a précisé, en outre que la République du Congo regorge un bassin côtier riche  en pétrole et en Gaz qui peut être considéré comme une destination d’affaires attrayantes pour les entreprises désireuses d’investir dans les unités de production on-shore et off-shore, en plein essor au Congo. Le ministre congolais a émis le vœu de voir consolider au sein de l’Afrique, à l’issue de ces assises, un secteur pétrolier résilient et performant.

Ouvrant les travaux de la CIEHC 5, au nom du président de la République du Congo, le premier ministre, Anatole Collinet Makosso, a souligné que ce forum s’affirme résolument comme un cadre de réflexion, d’échange d’expérience et d’opinion sur les problématiques ayant trait à l’énergie pétrolière et gazière.

En rapport avec le phénomène du réchauffement climatique qui préoccupe l’humanité toute entière, le Chef du gouvernement congolais a appelé les acteurs pétroliers et gaziers réunis à Brazzaville à échanger sur les stratégies à mettre en place, afin de promouvoir les investissements pétroliers et surtout gaziers. «  Ces stratégies doivent permettre de mettre en œuvre de façon optimale les ressources d’hydrocarbures dont regorgent les pays africains avec pour principal objectif la diversification de leurs économies. » A insisté Anatole Collinet Makosso.

A noter que, le CIEHC qui se tient à Brazzaville tous les 4 ans fait partie désormais des grands rendez-vous sur le secteur pétrolier gazier en Afrique . Au cours de cette 5ème édition, il est prévu au total 11 sessions et un panel ministériel ainsi qu’une cinquantaine d’exposants.

Dans la dynamique de développement du Pdt Talon: le Parti National Couronne adhère à l’Up le Renouveau

Les membres du bureau exécutif du Parti National Couronne

La famille de l’Union Progressiste le Renouveau vient de s’agrandir. Désormais dans la dynamique de développement du président Talon, le Parti National Couronne ( Pnc) y a adhéré officiellement ce mercredi 30 novembre 2022. C’est à la faveur d’une déclaration à Bénin Royal Hôtel de Cotonou lue devant les militants et sympathisants par son président Jacob Oschoffa qui a prononcé au passage la dissolution du Pnc. La délégation de l’Up le Renouveau avec à sa tête l’ancien maire de Cotonou Isidore Gnonlonfoun les a rassurés qu’ils ont fait le bon choix et les exhorte à une forte mobilisation pour la victoire du Baobab aux législatives prochaines.

Ghislain Gbènakpon

« Aujourd’hui, au nom des membres du Bureau Exécutif National, je prononce la dissolution du Parti National Couronne et son adhésion officielle à la grande formation politique Union progressite, le Renouveau, que préside avec maestria, le Professeur Joseph Fifamè Djogbénou. M. le président Djogbénou, mes camarades et moi sommes désormais à vos cotés pour des victoires éclatantes pour la poursuite de la dynamique enclanchée par son excellence le Présldent Patrice Talon », a déclaré le président du Pnc dorénavant dissout qui lance un vibrant appel à tous les militantes et militants à se mettre en ordre de bataille dans toutes les circonscriptions électorales pour le triomphe du Baobab auréolé de l’arc-en-ciel aux législatives de janvier 2023.

Le président du Pnc dissout Jacob Oschoffa

Il ressort de l’intervention de M. Jacob Oschoffa que c’est depuis 2016 que le Pnc s’est mis dans une position d’observation et d’appréciation de la gouvernance de l’actuel locataire de la Marina. Et de cette position, les membres du bureau exécutif ont noté avec satisfaction que le Bénin a enregistré des avancées indéniables dans plusieurs domaines dont celui des infrastructures où l’asphaltage a littéralement métamorphosé la métropole Cotonou et toutes les grandes villes du Bénin. « Au vu de ce constat, les membres du Bureau Exécutif National du Parti National Couronne, après examen et analyse de la situation socio-politique nationale ont noté que le temps de l’observation a assez duré et que le moment est enfin venu de se joindre à la dynamique de développement de la gouvernance du Président Patrice Talon », a déclaré M. Jacob Oschoffa. 

M. Isidore Gnonlonfoun à la tête de la délégation de l’Up, le Renouveau
Ici en première ligne des membres de la délégation de l’Up, le Renouveau

Au nom de la délégation de l’Up, le Renouveau, M. Isidore Gnonlonfoun a accueilli les bras ouverts le Pnc et a présenté aux militants, les neuf candidats de Cotonou pour lesquels la mobilisation générale est lancée pour une victoire retentissant du Baobab au soir du 8 janvier 2023. « Si Dieu le veut, nous allons rester ensemble aujourd’hui et demain », a eu à déclarer le président Djogbénou qui a fait une brève apparition avant le démarage de la déclaration officielle d’adésion du Pnc à l’Up, le Renouveau.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso satisfait du rebond de l’économie nationale en 2022

Le pdt Sassou-N’Guesso au parlement réuni en congrès

Après deux années consécutives de récession due à la pandémie de COVID-19, l’économie congolaise se redresse progressivement avec un taux de croissance de 2,6 en 2022. C’est entre autres points saillants abordés par le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso, dans son adresse à la Nation, devant le parlement réuni en congrès, à l’occasion de la célébration de la 64ème journée de la République, ce 28 novembre 2022, à Brazzaville.

La rédaction

Le Congo a aujourd’hui 64 ans depuis sa proclamation comme République. C’est le 28 novembre 1958 que le Congo a quitté le statut de colonie pour devenir une République. Depuis 2010, la tradition est respectée au Congo pour la commémoration de cette journée, qui, bien avant cette date, n’était jamais célébrée et confondue avec la fête de l’accession du Congo à la souveraineté internationale, le 15 août 1960. 

La particularité pour cette année, c’est l’annonce faite par le président Denis Sassou-N’Guesso, dans son message, selon laquelle «  à compter de cette année, cette célébration se déroulera désormais sur fond de message sur l’Etat de la Nation devant le parlement réuni en congrès. »

Un autre fait marquant pour cette année, c’est Léon Alfred Opimbat, vice-président de l’Assemblée nationale, conformément au règlement intérieur du parlement réuni en congrès, qui a présidé cette séance en lieu et place du président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba empêché.

Cette cérémonie a débuté, comme à l’accoutumé, par la lecture par le premier secrétaire de l’Assemblée nationale de l’ordre du jour de ladite séance plénière, qui n’avait qu’un seul point à son ordre du jour,  à savoir le message du président de la République sur l’Etat de la nation devant le  le parlement réuni en congrès, après avoir fixé l’assistance sur les dispositions de l’article 94 de la constitution du 25 octobre 2015 et du décret n°22 du 24 novembre 2022 organisant le congrès.

Avant d’accorder la parole au chef de l’Etat, le président du congrès, Léon Alfred Opimbat, a fait un rappel historique de la journée du 28 novembre 1958  qui a eu pour objectif, selon lui,  de promouvoir les territoires d’outre-mer d’abord vers leur autonomie, ensuite vers leur plein épanouissement.

Plus de 60 minutes, c’est le temps qu’aura duré le message sur l’état de la Nation dans une salle des congrès qui affichait pleine. Denis Sassou-N’Guesso a salué les performances économiques réalisées par le Congo qui se traduisent en 2022 par une croissance de 2,6% en 2022, après avoir surmonté, selon lui, la tragique menace de la pandémie de Covid-19. Pour lui, la consolidation des finances publiques devrait se raffermir davantage, au cours de la nouvelle année de travail, précisément 2023.

Pour cela, le chef de l’Etat congolais a souligné que, plusieurs initiatives entamées en 2021 et renforcées en 2022 devraient être poursuivies, notamment les zones agricoles protégées (ZAP). Il a, par la même occasion, exhorté le gouvernement à rendre disponibles tous les ferments indispensables au développement de l’agriculture. Tout devrait mis en œuvre, en conséquence, en s’appuyant sur le programme du gouvernement et le PND 2022-2026 pour assurer au pays les conditions idoines à la production de ce que le peuple congolais doit consommer. Puisque, il a continué de marteler qu’ «  un peuple qui ne produit pas ce qu’il consomme n’est pas un peuple libre. »

Le chef de l’Etat a mis aussi un accent particulier sur la mobilisation de l’investissement privé pour rendre attractif le climat des affaires.  Ainsi, un appel a été lancé en direction des cadres congolais pour s’abstenir de toute attitude rétrograde. Pour lui, la lutte contre la corruption devrait s’intensifier pour rassurer les partenaires. Denis Sassou-N’Guesso n’a pas manqué d’exhorter l’ensemble de ses collaborateurs à la rigueur, tout en insistant sur l’organisation des conseils de discipline. Ceci afin d’user de la sanction sur tout agent de l’Etat qui ne s’accommoderait pas à la dynamique de la lutte contre les antivaleurs et autres vices.

Denis Sassou-N’Guesso a fait aussi une cure de rappel aux parlementaires, qui, d’après lui, doivent s’appuyer sur l’enquête parlementaire pour contrôler l’action de l’exécutif. De-même qu’il a demandé à la justice de dire le droit au nom du peuple congolais, avant d’annoncer que le prochain conseil de la magistrature sera décisif et déterminant sur l’avenir de la justice au Congo.

L’éducation pour tous, l’eau pour tous et l’électricité de tous, des promesses de campagne électorale, au cours de la présidentielle de 2021, qu’il faille traduire dans les actes. Aussi, le gouvernement a-t-il été interpellé à travailler dans ce sens. La diplomatie agissante du Congo et bien d’autres questions ont été abordés par le président Denis Sassou-N’Guesso.

A l’évidence, le président Denis Sassou-N’Guesso, tout en faisant l’historique de la marche de la République à 1958, a peint le tableau du processus du développement du Congo, fait le point de ce qu’a été 2023, avant de fixer la feuille de route de 2023. 

A noter que,  cela fait 64 ans que le Congo a été proclamé République par la métropole française. Et, c’est par arrêté n°4107/CAB 3 du 28 novembre 1958, promulguant la délibération n°112/58 du 28 novembre 1958 de l’Assemblée territoriale du Moyen-Congo, que le Congo s’est vu attribué le statut  d’Etat membre de la communauté et de République.

Don de sang, instruction sur les gestes qui sauvent et autres: la Croix-Rouge s’ouvre aux Cotonois à travers une journée

Un Cotonois participant à la campagne de don de sang de la Croix-Rouge Béninoise

« Une journée avec la Croix-Rouge ». C’est ce qu’a organisé ce samedi 26 novembre 2022 au centre communautaire Eya de Akpkpa à Cotonou, la Croix-Rouge Béninoise avec l’appui financier du Comité International de la Croix-Rouge (Cicr) et en collaboration avec l’Agence Nationale de Transfusion Sanguine. Occasion pour les Cotonois de mieux découvrir l’organisation à travers plusieurs activités réparties en ateliers ou stands dont, entre autres, une campagne de don de sang et une sensibilisation sur les gestes qui sauvent.

Ghislain Gbènakpon

Don de sang, alerter efficacement: les basiques, examen et position d’attente, les accidents domestiques ( massage cardiaque), atelier enfants, nuémeo d’urgence, boîte pharmacie, connaissance du mouvement international de la croix-rouge et du Croissant Rouge. Ce sont les différents ateliers d’activités proposés par la Croix-Rouge Béninoise aux nombreux Cotonois qui ont fait deplacement du Centre Eya samedi dernier. 

Des visiteurs en pleine immersion au coeur du Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
Des enfants à l’écoute des gestes qui sauvent à la maison
Une Cotonoise en train d’être instruite sur les techniques d’examen et les positions d’attente face à un potentiel cas de perte de connaissance

C’est ainsi qu’un atelier leur a permis d’immerger au cœur du Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à travers un bref exposé sur son historique, son objectif et ses principales missions. D’autres ont été l’occasion pour eux d’apprendre les gestes qui sauvent pour petits et grands afin de savoir comment réagir en cas d’urgence à la maison ou en dehors.

La Cotonoise s’exerçant à sauver une vie

Il faut dire que cette journée aura permis aussi aux visiteurs de devenir des supers héros en participant à la grande campagne de collecte de poches de sang organisée par la Croix-Rouge béninoise pour sauver des vies. Cela ne fait l’ombre d’aucun doute, la Croix-Rouge Béninoise a fait oeuvre utile en organisant cette journée. 

Deux Cotonoises donnant leur sang pour sauver des vies

Bilans agricoles 2022 et perspectives en Afrique de l’Ouest et au Sahel: Une production en hausse contraste avec assez de besoins d’assistance alimentaire 

Une vue de famille des participants à l’ouverture des travaux

On sait désomais tout sur la situation alimentaire et nutritionnelle des pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Les conclusions de la concertation technique régionale sur les bilans céréaliers et alimentaires 2021-2022 et prévisionnels 2022-2023 tenue du 23 au 25 novembre 2022 à Cotonou relèvent une production agricole globalement satisfaisante avec toutefois d’importants besoins d’assistance alimentaires dans les pays du Cilss, de la Cedeao et de l’Uemoa. C’est le directeur du Centre régional Agrhymet ( Cra), Dr. Mahalmadoun Hamadoun Maiga qui a clôturé les travaux qui se sont déroulés sous la supervision du coordonnateur du Programme régional d’appui à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ( Pra-San) du Cilss, Dr. Issoufou Baoua.

Ghislain Gbènakpon

« Les productions céréalières attendues sont estimées à environ 76,4 millions de tonnes en hausse de 7 % et 6 % respectivement par rapport à l’année dernière et à la moyenne quinquennal. Les pays du Sahel affichent une hausse généralisée de près de 20 % par rapport à l’année dernière qui avait été marquée par une faible production. Dans les pays côtiers, la production est restée relativement stable comparée à l’année dernière et à la moyenne quinquennale. Les productions des racines et des tubercules sont estimées à 208,5 millions de tonnes soit en hausse de 2% comparées à la campagne précédente et de 9% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. ». Ce sont quelques informations issues des travaux de la concertation technique auxquels ont participé les membres du dispositif régional de prévention et de gestion des crises alimentaires ( Pregec) dans les pays du Cilss et de l’Afrique et de l’Ouest.

La tribune officielle à l’ouverture des travaux

Ils annoncent un bilan céréalier prévisionnel net excédentaire de 10,5 millions de tonnes, soit une disponibilité apparente de 198 kg par personne par an contre 190 kg par personne par an pour la campagne passée. 

Une situation alimentaire et nutritionnelle malgré tout préoccupante

A côté de cette production agricole globalement satisfaisante, on note curieusement une situation alimentaire et nutritionnelle particulièrement préoccupante malgré les efforts déployés par les Etats et leurs partenaires. La situation alimentaire issue des analyses du cadre harmonisé conduites dans les pays du Sahel et d’Afrique de l’Ouest et au Cameroun à l’exception du Cap-Vert, révèle pour la période d’octobre à décembre 2022, 32,6 millions de personnes en insécurité alimentaire et nutritionnelle, phases crise à pire sur une population totale analysée de 406,6 millions de personnes. En particulier au Nigéria, 17 millions de personnes sont en insécurité alimentaire et nutritionnelle, phase crise à pire sur une population totale analysée de 193,6 millions.

Par ailleurs, les projections font ressortir plus de 45,2 millions de personnes dans les pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest dont 25,3 millions au Nigéria en besoins d’assistance alimentaire immédiate dans la période de soudure de juin à août 2023. Durant cette période, les résultats font ressortir près de 25.500 personnes en situation de catastrophe réparties au Burkina Faso, au Nigéria et au Mali. En plus, l’analyse indique qu’environ 3,3 millions de personnes seraient en situation d’urgence réparties dans les pays sauf au Bénin et en Guinée Bissau. 

Une vue partielle des participants en séance

Les travaux de la concertation régionale ont accouché d’importantes recommandations pour mieux faire face à cette situation alimentaire et nutritionnelle globalement préoccupante notamment causée par des problèmes sécuritalres qui s’aggravent d’années en années, les éléments extrêmes liés au changements climatiques tels que les innondations, la flambée des prix des denrées et surtout la question de l’inflation et de la destruction des monnaies ainsi que les effets de la Covid et de la guerre de la Russie en Ukraine. En clôturant les assises de Cotonou, le directeur du Cra, Dr. Mahalmadoun Hamadoun Maiga a assuré les participants que le Cilss se fera le devoir de porter ces recommandations et tous les résultats des travaux à toutes ses instances comme la réunion du réseau de prévention et de gestion des crises alimentaires ( Rpca) annoncée pour se tenir du 6 au 9 décembre prochain à Lomé. 

Libéré après 5 ans de détention: Laurent Métongnon célébré par la Cstb

Le Sg Laurent Métongnon triomphalement accueilli à la bourse du travail

Une célébration en grande pompe. Voilà ce qu’a réservé ce jeudi 24 novembre 2022 à la bourse du travail, la Cstb à l’un de ses vaillants membre Laurent Métongnon pour marquer d’une pierre blanche sa libération intervenue la veille après 60 mois une semaine de prison. On notait une forte mobilisation des travailleurs de tous les secteurs et les responsables du Pcb et de l’Odhp pour rendre à l’homme, un hommage.

Ghislain Gbènakpon 

« Les travailleurs saluent l’attachement et la loyauté du Sg Laurent Métongnon au mouvement émancipateur du peuple béninois »; « Bienvenue à toi, grand combattant de la liberté.Tu étals, tu es et tu demeures une référence pour la jeunesse »,  « Vive le patriotisme et la probité du camarade Laurent Métongnon ». Ce sont entre autres messages qu’on pouvait lire sur les  affiches à ce géant meeting de célébration de l’ancien secrétaire général de la Fesyntra-Finance et l’une des figures charismatiques de la Cstb.

Le Sg Laurent Métongnon lors de son intervention à la tribune officielle

Il faut dire que la Cstb et ses organisations partenaires ont toujours dénoncé la détention du Sg Laurent Métongnon qu’ils jugent arbitraire et politique. Pour rappel, l’ancien président du conseil d’administration a été  arrêté le 17 novembre 2017 accusé d’avoir opéré un placement de 17 milliards de FCfa à la Bibe alors en faillite avec en contrepartie des retrocommissions. Condamné à 5 ans de prisons, sa peine qu’il vient de finir de purger ce mercredi a été confirmée en appel. Mais la Cstb et ses partenaires sont plus que jamais convaincus de son innocence. C’est pourquoi, le secrétaire général conféféral Kassa Mampo lui a littéralement dressé le tapis rouge. 

Très touché par cette célébration riche en sons et en couleurs de son retour, le Sg Laurent Métongnon a remercié les travailleurs pour leur forte mobilisation sur l’initiative de la Cstb, et toutes les organisations sociopolitiques pour leurs soutiens de toutes sortes, surtout financiers.

Espaces Cilss, Cedeao et Uemoa: les bilans céréaliers et alimentaires 2021-2022 et prévisionnels 2022-2023 en cours de validation

Une vue de famille des participants

On est bien parti pour tout savoir sur l’analyse de la situation alimentaire et nutritionnelle dans les pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. La Concertation technique Régionale pour la validation des bilans céréaliers et alimentaires ex-post 2021-2022 et prévisionnels 2022-2023 des pays du Cilss, de la Cedeao et de l’Uemoa se tient depuis ce mercredi 23 novembre 2022 à l’hôtel Azalaï de Cotonou. Les travaux qui prennent fin ce vendredi 25 novembre ont été lancés par le directeur de cabinet du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pèche ( Maep) du Bénin, M. Dossa Aguèmon. Il avait à se cotés, entre autres, le représentant du secrétaire exécutif du Comité permanent inters-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel ( Cilss) et coordonnateur du Programme régional d’appui à la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pra-San), Dr. Issoufou Baoua.

Ghislain Gbènakpon

« Les résultats provisoires de la campagne agricole 2022-2023 à travers la collecte et l’analyse d’informations sur les situations agrométéorologiques, hydrologiques, phytosanitaires et pastorales; les informations disponibles concernant les superficies cultivées, les rendements agricoles estimés, les productions agricoles et pastorales à travers les résultats des enquêtes réalisées par les services techniques nationaux; les données disponibles sur le fonctionnement des marchés vivriers et à bétail, les niveaux et la tendance de prix observés; la situation de zones à risques et des populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle; les bilans alimentaires ex-post 2021-2022 et prévisionnels 2022-2023 ». Voilà le contenu des rapports que chacun des pays membres du Cilss, de la Cedeao et de l’Uemoa soumet pour validation à cette concertation technique régionale .

Un dispositif régional de veille sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle

La tribune officielle à l’ouverture des travaux

Il faut dire cette concertation technique régionale s’inscrit dans le cadre du dispositif régional de veille sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest communément appelé Prejec mis en place par le Cilss avec les pays et l’ensemble de ses partenaires techniques régionaux et internationaux dont entre autres, l’Union Européenne, l’Usaid, la Banque mondiale, la Bad, la Bid, la Fao, le Pam, le Fews Net, le club Sahel/OCDE, Acf, Oxfam et le réseau Rbm. « En définitive, cette réunion nous permettra d’avoir une vision d’ensemble sur la production agricole, pastorale et la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Je vous invite donc à analyser avec attention et la plus grande rigueur les résultats obtenus pour donner un avis sur les productions agricoles prévisionnelles et la situation alimentaire et nutritionnelle pour les prochains mois afin de mieux aider à la prise de décision au niveau national, régional et international », a déclaré le représentant du secrétaire exécutif du Cilss, Dr. Issoufou Baoua dans son allocution de circonstance .

Une vue partielle des participants

En lançant le travaux de cette concertation technique régionale, le directeur de cabinet du Maep, M. Dossa Aguèmon a rassuré les participants que le gouvernement du Bénin et ceux des autres pays du Cilss, de la Cedeao et de l’Uemoa porteront une grande attention aux résultats qui en sortiront pour une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.

Insécurité alimentaire et nutritionnelle en 2022: 1.592.572 personnes assistées sur 1.841.067 vulnérables au Mali

(M. Guindo Yaya félicite la transition malienne pour son implication)

A la concertation régionale de Cotonou sur le bilan de mise en œuvre des Plans Nationaux de Réponse ( Pnr) 2021-2022 à l’insécurite alimentaire et nutritionnelle dans les pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, le chef de département Prévention et Gestion des crises alimentaires au commissariat à la sécurité alimentaire du Mali a eu à présenter une communication sur la situation dans son pays. A la faveur d’une interview à la presse, M. Guindo Yaya est revenu sur l’essentiel à retenir avant de décerner un satisfecit à la transition malienne. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.

Cause Commune: Quelles sont les grandes lignes de votre communication?

Guindo Yaya: En pleine campagne 2022, l’évaluation de la situation alimentaire du Mali avait donné 1.841.067 personnes vulnérables pour le compte de la phase urgence et principale crise. Car, il y a généralement cinq phases dans la sécurité alimentaire. A la date d’aujourd’hui, nous avons pu assister 1.592.572 personnes sur les 1.841.067 vulnérables. Comme vous le savez, en début d’année, courant janvier, février, on avait pris un embargo sur le pays. Donc on n’a pas pu mobiliser les fonds nécessaires  pour assister tout le monde. C’est ce que nous avons pu faire; à peu près 65 % d’exécution. 

Quelles sont les difficultés rencontrées et qu’est-ce qui sera fait pour les surmonter?

Les difficultés sont entre autres, l’inaccessibilité de certaines zones enclavées, l’imprévisibilité caractérisée par de multiples sollicitations d’assistance des partenaires, la hausse des prix des denrées de première nécessité, l’insuffisance des ressources financières de l’Etat. L’Etat est en train de mobiliser les partenaires pour faire face aux difficultés. Il faut dire que les partenaires nous aident déjà à relever le défi. 

Votre mot de fin.

Je voudrais féliciter la transition malienne qui est vraiment impliquée dans la mise en œuvre de notre plan national de réponse. 

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Une vue de famille des participants à cette concertation régionale