Dr. Jeanne Marie Rosette Abou’ou, ambassadrice chargée des affaires politiques, paix et sécurité en Afrique du Roscao
A 24h de la 18e édition de la nuit des Trophées Roscao à Cotonou, l’ambassadrice chargée des Affaires politiques, paix et sécurité en Afrique du Réseau des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest ( Roscao) fraîchement nommée est attendue cet après-midi dans la Capitale économique du Bénin. Dr. Jeanne Marie Rosette Abou’ou du Cameroun, puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit, sera accueillie à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou par le président du Roscao M. Paul Adahou.
Il faut dire qu’elle va prêter serment à cette édition 2022 de la nuit des Trophées Roscao qui se tient demain 17 décembre avant une cérémonie solennelle d’investiture au Cameroon. Pour rappel, Dr. Jeanne Marie Rosette Abou’ou est, entre autres, titulaire d’un PhD en droit de l’homme et culture de la paix et a une expertise incontestée dans le domaine de la politique sécuritaire et de la paix en Afrique.
Le chef de l’Etat congolais séjourne depuis ce dimanche 11 décembre 2022, à Washington aux États-Unis d’Amérique. Répondant à une invitation de la Maison Blanche, Denis Sassou-N’Guesso prend part depuis ce mardi 13 décembre au sommet USA-Afrique et déploiera, jusqu’au 16 décembre, une intense activité diplomatique.
Communiqué de presse de la présidence de la République du Congo sur l’agenda de travail du président Denis Sassou-N’Guesso à Washington
En marge du US-Africa Leaders Summit, le Chef de l’État, Son Excellence Monsieur Denis Sassou-Nguesso, œuvre à la progression de plusieurs dossiers stratégiques pour la République du Congo
Washington D.C. (États-Unis), le mardi 13 décembre 2022 – Le Président de la République du Congo et Chef de l’État, Son Excellence Monsieur Denis Sassou-Nguesso, est actuellement à Washington, sur invitation du Président américain Joe Biden, dans le cadre du US-Africa Leaders Summit organisé par la Maison Blanche.
Cette visite de travail s’inscrit dans un contexte plus large dédié au renforcement des relations bilatérales entre le Congo et les États-Unis, à la finalisation d’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI), ainsi qu’à la défense des intérêts africains sur plusieurs dossiers d’importance comme la résolution de la crise libyenne.
Cinq ans après sa dernière visite officielle aux États-Unis, le Président de la République du Congo, épaulé de ses plus proches conseillers ainsi que de huit ministres, demeurera dans la capitale américaine jusqu’au 16 décembre. Un séjour qui doit permettre à la délégation congolaise de prendre part aux discussions stratégiques de haut niveau prévues durant le Sommet du 13 au 15 décembre, contribuant ainsi à renforcer la qualité des relations bilatérales entre le Congo et les États-Unis.
Cette visite a aussi pour objectif de faire progresser le Congo sur plusieurs dossiers stratégiques. Parmi eux, la deuxième revue de l’accord de facilité élargie de crédit par le Fonds Monétaire International (FMI) qui a été élaboré lors de la visite de ses représentants à Brazzaville au début du mois de décembre.
À ce sujet, le Président de la République a rencontré hier lundi 12 décembre Mme Kristalina Georgiva, Directrice Générale du Fonds monétaire international ainsi que Mme Pritha Mitra, Chef de mission pour la République du Congo et Chef de division adjoint au département Afrique, afin d’échanger sur cet accord, qui doit encore être soumis à l’approbation du conseil d’administration du FMI. L’institution de Bretton Woods a d’ailleurs rappelé que l’économie congolaise est en pleine reprise, malgré un contexte macroéconomique difficile, avec une croissance de près de 2,8% en 2022 et un fort taux de reprise des investissements pétroliers et non pétroliers (infrastructures, agriculture, mines, manufacture, services…).
Son Excellence Monsieur Denis Sassou-Nguesso, Président de la République et Chef de l’État a déclaré : “Cet accord démontre non seulement la viabilité de notre économie, mais aussi la capacité de projection diplomatique du Congo. Nous tenons à souligner les excellentes relations que nous entretenons avec le FMI, et le remercions pour sa diligence au profit d’une collaboration efficace entre nos services.”
Le Chef d’État congolais prendra également la parole le jeudi 15 décembre afin de détailler les axes majeurs de la politique de coopération du Congo vis-à-vis de son partenaire américain, dans un contexte de reconfiguration du paysage diplomatique en Afrique. Accompagné de son Ministre d’État chargé du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, M. Claude Alphonse Nsilou, le Président de la République évoquera les grandes orientations de la politique commerciale du Congo vis-à-vis des Etats-Unis et donnera sa position sur le renouveau de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act).
Par ailleurs, il accordera un entretien à Mme Linda Greenfield Thomas, ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations Unies, afin d’évoquer le renforcement des liens et des relations entre ces deux pays. Enfin, le chef de l’État continuera son plaidoyer en faveur du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, avec à ses côtés Mme. Arlette Soudan-Nonault, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo. L’enjeu sera de présenter cette initiative qui vise à préserver le Bassin du Congo, deuxième poumon de la planète, mais aussi de sensibiliser à l’urgence d’agir pour l’environnement dans la région.
À l’aube de cette semaine intense sur le plan diplomatique, Son Excellence Monsieur Denis Sassou-Nguesso, Président de la République et Chef de l’État a conclu : “Parmi les premiers pays africains ayant noué des relations diplomatiques avec les États-Unis, le Congo réitère aujourd’hui son engagement en faveur de la coopération bilatérale avec son partenaire américain, jouant également son rôle de nation motrice dans le concert international. Nous remercions l’État américain pour son invitation et souhaitons à l’ensemble de nos pairs un excellent Sommet.”
La visite du Président de la République congolaise aux États-Unis se poursuivra par une réunion avec la délégation de la Libye, puisqu’en sa qualité de Président du comité de haut-niveau de l’Union Africaine sur la Libye, SEM Denis Sassou-Nguesso œuvre en faveur du dialogue et de la réconciliation entre les deux factions – dans un contexte de lutte contre le terrorisme bienen Afrique du Nord.
Le chef de l’Etat congolais, qui séjourne à Washington, a eu, ce lundi 12 décembre 2022, une séance de travail, avec Kristalina Georgevia, directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI).
La rédaction
A quelques heures de l’ouverture du sommet USA-Afrique ce 13 décembre, le chef de l’Etat congolais s’est entretenu, au siège du Fonds monétaire international (FMI) avec la directrice générale de cette institution de Breton Woods. Les deux parties ont revisité les conclusions de la 2ème revue de l’accord de facilité élargie de crédit du Congo avec le FMI.
L’entretien entre les deux personnalités, qui a eu pour cadre le siège de cette institution, à Washington, s’est focalisé sur la soutenabilité de la dette congolaise et les perspectives porteuses d’espoir de l’économie congolaise. La séance de travail entre Denis Sassou-N’Guesso et Kristalina Georgevia intervient quelques jours après le séjour à Brazzaville des services du FMI qui sont parvenus à un accord sur la deuxième revue de l’accord de facilité élargie de crédit avec la République du Congo. Cet accord sera soumis à l’approbation du conseil d’administration du Fonds Monétaire International.
Selon les services du FMI, la reprise économique se poursuit au Congo, en dépit de la détérioration de l’environnement international et des retombées persistantes de la pandémie à COVID-19. Selon les mêmes services, la croissance réelle du PIB devrait atteindre 2,8 en 2022.
Les services du FMI soulignent également que le regain d’investissement des plus grands producteurs du pétrole a relancé la production pétrolière. Et que dans le même temps, l’activité économique hors pétrole bénéficie du remboursement des arriérés intérieurs des investissements publics ôdans l’agriculture et les infrastructures. A cela s’ajoute l’activité soutenue dans le secteur minier, manufacturier et des services.
L’équipe du FMI, qui a remercié les autorités congolaises pour leur excellente collaboration, a relevé que la diversification économique et la création d’emplois dépendront des efforts budgétaires et de l’intensification des efforts structurels.
Le FMI pense, en outre, que la politique budgétaire congolaise devrait se concentrer sur les actions visant à préserver la viabilité de la dette, tout en soutenant une croissance plus élevée, plus résiliente et plus inclusive.
Toujours selon l’institution financière internationale, la hausse de l’inflation qui devrait atteindre 3,5% à la fin de cette année, ne pourrait compromettre la reprise. Ces pressions inflationnistes qui découlent des prix mondiaux élevés des carburants et des transports gonflent le coût d’importations du Congo, en particulier, pour les denrées alimentaires.
Le maintien de la réglementation des prix des produits alimentaires essentiels et la modération des coûts de transports pourront contribuer, partiellement, à contrer ces pressions.
L’amélioration la gouvernance des finances publiques, la transparence et les réformes dans le secteur financier seront prioritaires dans le programme de réforme que le pays continue à entreprendre.
A la fin de cette séance de travail, le président Denis Sassou-N’Guesso s’est entretenu avec son homologue bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo. La rencontre entre ces deux dirigeants africains intègre les consultations régulières des deux chefs d’Etat visant à cimenter la coopération entre leurs deux pays respectifs.
Le Chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso est arrivé à Washington, ce dimanche 11 décembre 2022, pour participer au sommet USA-Afrique, sur invitation du président américain, Joe Biden. Le Sommet USA-Afrique s’ouvre ce 13 et s’étendra jusqu’au 15 décembre 2022.
La rédaction
Le Chef de la maison blanche, par cette rencontre, voudrait montrer à ses partenaires africains l’engagement des Etats-Unis sur le continent et le rôle prioritaire que les pays africains doivent jouer dans la mise en œuvre de certaines grandes initiatives politiques, économiques et environnementales et stratégiques, qui impactent le monde.
Le président Denis Sassou-N’Guesso va participer à cette grand-messe entre les Etats Unis d’Amériques et les pays africains, à l’instar de plusieurs Chefs d’Etat et de Gouvernement africains et autres hôtes de marque invités à ces assises, tels que les Représentants d’Organisations internationales et de la société civile. Cette Rencontre de haut niveau sera l’occasion pour les délégations africaines conviées, ainsi que les diplomates du monde entier et la société civile, d’échanger sur des sujets d’intérêt commun.
Au cours de ces assises de trois jours, les questions de paix, de sécurité, de santé, de changements climatiques, d’énergie, économique, l’environnemental, les valeurs liées à la démocratie et aux droits humains, l’investissement dans les infrastructures, la sécurité alimentaire, sans oublier la gestion des impacts liés à la pandémie de la Covid -19, seront évoqués.
L’occasion aussi pour Denis Sassou-N’Guesso d’avoir des entretiens, en marge de ce sommet, avec des hautes personnalités du monde, afin d’échanger sur des questions de coopération bilatérale entre le Congo et ces pays.
L’organisation de ce sommet s’explique également par la volonté affichée des autorités américaines d’impliquer et d’associer l’Afrique, au même titre que tous les autres Continents, à la recherche de solutions globales aux grands défis de l’heure.
A noter que ce Sommet intervient huit ans, après celui organisé par l’ancien Chef d’État américain, le Président Barack Obama. En 2014, une quarantaine de Chefs d’Etat, des représentants des institutions et des organisations de la société civile avaient été conviés.
Une marche sportive pour faire la promotion de la masculinité positive a été organisée, ce dimanche 11 décembre 2022, Brazzaville, par le ministère de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement.
La rédaction
« Le message essentiel que nous lançons ce jour c’est de demander à l’homme d’être le porte étendard de la protection de la femme ». Pouvait s’exprimer Inès Bertille Nefer Ingani, ministre de la promotion de la femme, au cours de la marche citoyenne, organisée dans le cadre de la célébration des 74 ans de la déclaration universelle des droits de l’homme.
La situation de la Femme africaine, en général et congolaise, en particulier reste encore préoccupante : violences physiques, violences sexuelles et sexistes, violence psychologique, violence exacerbée pendant les conflits et les situations de crise, les préjugés et inégalités persistantes entre les sexes… sont le lot quotidien des femmes.
Faire avancer les actions et promouvoir une Masculinité Positive pour mettre fin à la violence contre les Femmes et les Filles, c’est le sens à donner à la marche citoyenne organisée à Brazzaville par le ministère de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement. Près de mille personnes, hommes et femmes, agents de différents ministères et membres des organisations non gouvernementales, des partis politiques, des associations et confessions religieuses ont participé à cette marche citoyenne qui a appelé les hommes à plus d’attention et d’implication en faveur des droits de la femme.
Avec pour point de départ la place de la République, cette marche a eu pour point de chute la gare ferroviaire de Brazzaville, où est implantée la statue de la congolaise tenant le flambeau de sa liberté, en face de la primature. Initiative gouvernementale, cette marche a été organisée en partenariat avec la société civile, les agences du système des nations en République du Congo et autres partenaires,
« Nous voulons, à travers cette marche, montrer au monde que le Congo s’est engagé à prôner la masculinité positive, afin que cessent toutes les violences faites aux femmes. Le message essentiel que nous lançons ce jour c’est de demander à l’homme d’être le porte-étendard de la protection de la femme », a souligné Inès Bertille Nefer Ingani.
Par ailleurs la ministre congolaise s’est félicitée du niveau d’avancement du projet relatif au Centre de prise en charge des femmes victimes des violences, adopté récemment en conseil des ministres et le plan national d’action pour la résolution femme-paix et sécurité des Nations unies. « Beaucoup de choses sont déjà faites. Mais, j’appelle les hommes aux changements de comportements », a-t-elle martelé.
Il sied de souligner que la toute première Conférence des Hommes de l’UA sur la Masculinité positive dans le leadership pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles s’est tenue en 2021 à Kinshasa . La campagne des 16 jours d’activisme pour cette année se tient sous le thème : « Unissions-nous ! L’Activisme pour mettre fin à la Violence contre les Femmes et les Filles. »
M. Casimir Sogbédji, directeur commercial de la Cbt
A l’occasion de la célébration ce samedi 10 décembre 2022 des 50 ans de la coopération entre la Chine et le Bénin au palais des congrès de Cotonou marquée par la distinction des meilleurs employés dans les entreprises chinoise, le directeur commercial de la Compagnie béninoise des textiles ( Cbt) de Lokossa a assuré que cette coopération se porte très bien dans le domaine des textiles et en veut pour preuve, la bonne santé de la Cbt après 20 ans d’assistance technique et financière de la Chine. C’est à la faveur d’une interview que M. Casimir Sogbédji,puisque c’est de lui qu’il s’agit, a accordée à la presse. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.
Cause Commune: Quelles sont vos impressions au terme de cette manifestation?
Casimir Sogbédji: Nos impressions sont bonnes. En réalité, nous sommes en train de célébrer les 50 ans de la coopération entre la Chine et le Bénin. Une coopération très dans danse dans beaucoup de domaines de la construction du Bénin. Nous avons constaté que la Chine est un partenaire stratégique important qui milite pour le développement du Bénin depuis 50 ans. Et c’est à l’honneur du peuple chinois et du peuple béninois. Pour ce qui nous concerne à la Compagnie béninoise des textiles, nous fêtons les 20 ans de cette coopération dans le domaine des textiles commencée depuis 2002.
Et quel est le bilan de cette coopération dans le domaine des textiles et quelles sont les perspectives ?
Depuis 20 ans, il faut dire reconnaître que la Compagnie béninoise des textiles qui est un fleuron de la coopération sino-béninoise a traversé beaucoup de difficultés. Ces difficultés ont été surmontées les unes après les autres et aujourd’hui, cette coopération se porte très bien. La compagnie se porte très bien et nourrit 1200 béninois environ à travers des rémunérations quotidiennes. Nous pensons que la Compagnie béninoise des textiles a de beaux jours devant elle parce que l’outil industriel tient encore, la gestion est bonne et nous pensons que si les autorités béninoises accompagnent davantage cette compagnie, elle fera encore des merveilles dans ce pays.
Parmi les meilleurs employés dans les entreprises chinoises qui ont reçu des prix d’excellence ce samedi 10 décembre 2022 au palais des congrès de Cotonou à l’occasion de la célébration des 50 ans de la coopération sino-béninoise, il y a l’assistant en relation publique à la société West African oil pipeline company ( Wapco) en charge de la construction du pipeline Niger-Bénin pour l’exportation du pétrole nigérien. A la faveur d’une interview à la presse, Dr. Abdou Kadiri Imorou, lauréat de l’un des prix de meilleure contribution fait observer que cette distinction l’engage à travailler davantage. Lire ci-dessous, l’intégralité des échanges.
Cause Commune: Vous faites partie des meilleurs employés dans les entreprises chinoises qui viennent de recevoir leurs prix d’excellence. Quelles sont vos impressions?
Dr. Abdou Kadiri Imorou: J’ai reçu l’un des prix de la grande contribution au travail. La sélection a été très corsée. Nous sommes très contents. La cérémonie a été très grandiose. C’est une fierté de se rendre compte que le travail que nous abattons a été reconnu par un jury que nous ne connaissons pas et surtout d’une très grande nation, la Chine.
Ce prix vous engage à davantage bien faire votre travail. C’est un défi.
Oui. C’est défi pour nous. Ça nous amène à travailler davantage pour mériter cette reconnaissance. Nous sommes contents que des pairs, des gens que nous ne connaissons pas puissent valoriser notre travail.
Une conférence sur l’évocation de la place et du rôle de Brazzaville pour la France a été organisée ce vendredi 09 décembre 2022, à Paris, à l’initiative Carlos Martens BILONGO, député de la 8ème circonscription du Val d’oise. Brice Dimitri BAYENDISSA, député à l’Assemblée Nationale de la République du Congo a pris part à cette rencontre.
La rédaction
La conférence a eu pour principal centre d’intérêt « Brazzaville : capitale de la France libre (1940-1942). » Cette thématique a été introduite et développée par Brice Arsène MANKOU, sociologue et enseignant à l’Université de Rouen Normandie. Cette cérémonie a été, aussi, marquée par l’intervention de Rodolphe ADADA, ambassadeur de la République du Congo, puis de celle de Carlos Martens BILONGO, député de la 8ème circonscription du Val d’oise et membre de la Commission Affaires Etrangères de l’Assemblée nationale.
Tous ces intervenants se sont accordés à soutenir qu’après s’être passé par Douala au Cameroun et par le Tchad, le Général De Gaulle est arrivé à Brazzaville, le 24 octobre 1940 à Brazzaville, qui était déjà le siège du gouvernement du Congo Français et le siège du gouvernement général de l’Afrique Equatoriale Française (AEF). Brazzaville devenait ainsi sa capitale, la capitale de l’Afrique française et de toute la France libre.
C’est à partir de Brazzaville que le général de Gaulle va organiser la résistance de la France-Libre contre l’occupation nazie. Dans sa présentation portant sur « Brazzaville : capitale de la France libre (1940-1942). » Brice Arsène MANKOU, sociologue et Enseignant est revenu sur ce rôle de Brazzaville pour la France libre. S’appuyant sur les écrits de l’historien et écrivain Hopiel Ebiatsa, le conférencier a déclaré que « C’est à Brazzaville qui, après l’appel du 18 juin 1940, eut l’insigne honneur de permettre au général De Gaulle de parler au Monde. » Pouvait-il rappeler avant d’ajouter qu’ « Une plaque de bronze le rappelle encore, Rue Lamothe, à l’endroit de l’ancien immeuble où débuta Radio-Brazzaville, en 1935. On peut y lire : « Hommes de toutes conditions respectez ce modeste lieu. C’est ici que le plus grand français, Charles De Gaulle, fit ses premières émissions sur le sol de la France libre. »
Brazzaville, capitale de la France libre. Et, Jean Yves Le Drian, ancien ministre des affaires étrangères, lors du colloque « De Gaulle et Brazzaville, une mémoire partagé entre la France, le congo et l’Afrique », tenu en 2020, à Brazzaville l’a reconnu en ces termes : « Brazzaville, à mes yeux, mérite une place pleine et entière parmi les lieux de mémoire qui comptent pour la France, car, s’il est une ville d’Afrique où s’est joué le sort de mon pays, une ville d’Afrique à laquelle nous devons d’avoir pu continuer à écrire notre histoire contre l’adversité, c’est bien Brazzaville. »
Par ailleurs, Brice Arsène MANKOU n’a pas manqué d’évoquer les propos de l’historien canadien Eric Jennings : « Avec quelle rage l’anti gaullisme(…) s’acharne à propager la légende de la résistance de Londres ! Aux uns comme aux autres, j’oppose la vérité : La France libre fut africaine. »
Dans la même veine, Brice Arsène MANKOU cite Jacques Soustelle en ces termes « A l’automne 1940, le Royaume uni n’apporte effectivement à la France libre ni combattants, ni matières premières, ni territoire national, ni souveraineté. La France libre s’étendait en réalité de la frontière Tchado-Lybienne au fleuve Congo. » Martèle-t-il tout en déduisant que « Sans ces territoires, quelle crédibilité, quelle reconnaissance internationale, quel argument à faire valoir contre Vichy qui clamait « la fidélité » de l’empire ? Alors que l’on connaissait le rôle des combattants d’Afrique du Nord qui rejoignent la lutte en 1943, ainsi que les exploits de la résistance intérieure et la lutte alliée dans leurs moindres détails, le sort de 7 jusqu’en 1943 à compenser la quasi-totalité de l’empire, mais également de la métropole, hors combat elle aussi. »
Séance tenante, les participants ont suivi un film sur le projet de la stèle de Verquin « Brazzaville Capitale de la France libre », ainsi que le témoignage de Thierry TASSEZ sur la stèle de Verquin. Brice Dimitri BAYENDISSA, faisant partie de la délégation congolaise à ces assises, a dit toute sa satisfaction d’assister à un tel rendez-vous de portée historique. Un moment d’échange et de partage qui lui a permis de revisiter et d’appréhender la place de Brazzaville dans l’histoire de la France libre.
Quid sur la stèle de Verquin
La ville de Verquin dispose d’un monument dédié à la capitale de la France libre et en hommage aux combattants africains de la Seconde Guerre mondiale. Dans le cadre des relations liant la France et la République du Congo, une stèle, fabriquée à partir du matériau en fer et découpée au laser par une entreprise béthunoise, se dresse à Verquin, dans le Nord de la France, depuis le 15 novembre 2019, représentant le général de Gaulle passant en revue les troupes africaines à Brazzaville, en 1940. Le Manifeste de Brazzaville y est installé en bonne place.
Cette œuvre mémorielle, minutieusement conçue et réalisée grâce à la coopération établie entre Rodolphe Adada, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo en France, et Thierry Tassez, maire de Verquin, marque un tournant historique dans l’évocation de la place de Brazzaville dans l’histoire tragique de la France.
En somme, ce premier monument dédié au sacrifice des soldats africains « commémore Brazzaville, capitale de la France libre sous de Gaulle, et le sacrifice de tous les peuples africains qui sont venus pendant la Seconde Guerre mondiale lutter contre le nazisme. »
Dr. Moussa Souané, Vice-président Ccr-Uemoa/Sénégal
A la 23eme assemblée générale ordinaire de la Chambre Consulaire Régionale de l’Uemoa à Cotonou, le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de la région de Sédhiou au Sénégal et Vice-président du Ccr-Uemoa s’est prononcé sur l’état du secteur privé dans cet espace et a lancé un appel à tous les acteurs pour sa dynamisation. C’est à la faveur d’une interview que Dr. Moussa Souané a accordée à la presse.
Ghislain Gbènakpon
« Le secteur privé régional est très actif. Mais je pense qu’il faudrait un peu plus d’intégration des différents secteurs privés des différents pays et que nous puissions nous engager dans la valorisation des ressources locales; au lieu de les exporter et créer des emplois ailleurs alors que nos enfants manquent d’emplois et sont obligés de braver des mers, des océans pour en chercher. C’est une aberration. On ne peut pas nous prendre nos produits et aller créer la richesse ailleurs alors que nous sommes dans la pauvreté », a déclaré le Dr. Moussa Souané.
On retient de l’intervention du président de la chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de la région de Sédhiou que le secteur privé dans l’espace Uemoa doit relever le défi de la transformation: « Nous allons souhaiter que les gouvernants, tout le monde, le secteur privé, s’engagent pour la transformation de nos produits ».
Il se tient depuis ce mardi 6 décembre 2022 à Cotonou, la 23 ème session ordinaire de l’Assemblée générale de la Chambre consulaire régionale de l’Uemoa ( Ccr-Uemoa). Les travaux qui durent trois jours ont été officiellement lancés par le ministre béninois de l’industrie et du commerce ( Mic), Mme Shadiya Assouman. Elle avait à ses côtés, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin ( Ccib), M. Arnauld Akakpo, le président de la Ccr-Uemoa, M. Daouda Coulibaly et le Commissaire de l’Uemoa en charge du département du développement de l’entreprise, des mines, de l’énergie, et de l’économie numérique ( Demen ), Paul Koffi Koffi.
Ghislain Gbènakpon
« Faire le point de la mise en oeuvre des recommandations issues de l’Assemblée générale de décembre 2021 à Bamako avant d’examiner, entre autres, les conclusions et recommandations des travaux des commissions techniques et ad’hoc, le rapport d’activités et la situation financière de l’institution, le rapport du comité d’audit de conformité ( Cac ) ainsi que la charte dont elle s’est dotée dans l’esprit du Règlement financier de l’Union , le rapport du comité de suivi et de pilotage ( Csp ) du plan d’actions de la mandature 2021-2024, le programme de la mandature ainsi que le plan d’actions et le budget 2023 ». Voilà ainsi déclinées par le président de la Ccr-Uemoa, M. Daouda Coulibaly, les principales activités inscrites au programme de cette 23ème assemblée générale ordinaire.
Le ministre de l’industrie et du commerce
Il ressort de l’intervention du président de la Ccr-Uemoa que dans les commissions techniques statutaires ou ad’hoc, les membres ont eu à réfléchir sur des sujets en lien avec les différents défis auxquels sont confrontés les pays de l’Union sur la voie de leur développement économique et social. Il s’agit notamment du défi de la transformation structurelle de leurs économies par l’industrialisation, la digitalisation et l’innovation, du défi de l’amélioration de la compétitivité globale des facteurs et le renforcement de la résilience, du défi de la diversification des sources de financement et du financement adéquat des capacités productives. Pendant les assises, les participants vont passer en revue l’ensemble des propositions issues de la réflexion pour l’adopter avant de l’adresser aux différents décideurs de l’Union.
Les Pdts de la Ccib Arnauld Akakpo, de la Ccr-Uemoa Daouda Coulibaly suivis du Commissaire Paul Koffi Kofffi
Dans son allocution de circonstance, le président de la Ccib M. Arnauld Akakpo a plaidé pour la mise en place d’un forum régional du secteur privé qui constituera un important levier de renforcement de la compétitivité et de la résilience des entreprises de l’espace communautaire. Pour sa part, le Commissaire Paul Koffi Koffi a félicité la Ccr-Uemoa pour l’organisation constante des activités de ses instances statutaires en y associant systématiquement la Commission de l’Uemoa. En lançant les travaux de cette assemblée générale ordinaire, la ministre de l’industrie et du commerce, Mme Shadiya Assouman a assuré les participants de l’engagement du gouvernement béninois à soutenir les efforts du secteur privé de l’Union.