Bilans agricoles 2022 et perspectives en Afrique de l’Ouest et au Sahel: Une production en hausse contraste avec assez de besoins d’assistance alimentaire 

Une vue de famille des participants à l’ouverture des travaux

On sait désomais tout sur la situation alimentaire et nutritionnelle des pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Les conclusions de la concertation technique régionale sur les bilans céréaliers et alimentaires 2021-2022 et prévisionnels 2022-2023 tenue du 23 au 25 novembre 2022 à Cotonou relèvent une production agricole globalement satisfaisante avec toutefois d’importants besoins d’assistance alimentaires dans les pays du Cilss, de la Cedeao et de l’Uemoa. C’est le directeur du Centre régional Agrhymet ( Cra), Dr. Mahalmadoun Hamadoun Maiga qui a clôturé les travaux qui se sont déroulés sous la supervision du coordonnateur du Programme régional d’appui à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ( Pra-San) du Cilss, Dr. Issoufou Baoua.

Ghislain Gbènakpon

« Les productions céréalières attendues sont estimées à environ 76,4 millions de tonnes en hausse de 7 % et 6 % respectivement par rapport à l’année dernière et à la moyenne quinquennal. Les pays du Sahel affichent une hausse généralisée de près de 20 % par rapport à l’année dernière qui avait été marquée par une faible production. Dans les pays côtiers, la production est restée relativement stable comparée à l’année dernière et à la moyenne quinquennale. Les productions des racines et des tubercules sont estimées à 208,5 millions de tonnes soit en hausse de 2% comparées à la campagne précédente et de 9% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. ». Ce sont quelques informations issues des travaux de la concertation technique auxquels ont participé les membres du dispositif régional de prévention et de gestion des crises alimentaires ( Pregec) dans les pays du Cilss et de l’Afrique et de l’Ouest.

La tribune officielle à l’ouverture des travaux

Ils annoncent un bilan céréalier prévisionnel net excédentaire de 10,5 millions de tonnes, soit une disponibilité apparente de 198 kg par personne par an contre 190 kg par personne par an pour la campagne passée. 

Une situation alimentaire et nutritionnelle malgré tout préoccupante

A côté de cette production agricole globalement satisfaisante, on note curieusement une situation alimentaire et nutritionnelle particulièrement préoccupante malgré les efforts déployés par les Etats et leurs partenaires. La situation alimentaire issue des analyses du cadre harmonisé conduites dans les pays du Sahel et d’Afrique de l’Ouest et au Cameroun à l’exception du Cap-Vert, révèle pour la période d’octobre à décembre 2022, 32,6 millions de personnes en insécurité alimentaire et nutritionnelle, phases crise à pire sur une population totale analysée de 406,6 millions de personnes. En particulier au Nigéria, 17 millions de personnes sont en insécurité alimentaire et nutritionnelle, phase crise à pire sur une population totale analysée de 193,6 millions.

Par ailleurs, les projections font ressortir plus de 45,2 millions de personnes dans les pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest dont 25,3 millions au Nigéria en besoins d’assistance alimentaire immédiate dans la période de soudure de juin à août 2023. Durant cette période, les résultats font ressortir près de 25.500 personnes en situation de catastrophe réparties au Burkina Faso, au Nigéria et au Mali. En plus, l’analyse indique qu’environ 3,3 millions de personnes seraient en situation d’urgence réparties dans les pays sauf au Bénin et en Guinée Bissau. 

Une vue partielle des participants en séance

Les travaux de la concertation régionale ont accouché d’importantes recommandations pour mieux faire face à cette situation alimentaire et nutritionnelle globalement préoccupante notamment causée par des problèmes sécuritalres qui s’aggravent d’années en années, les éléments extrêmes liés au changements climatiques tels que les innondations, la flambée des prix des denrées et surtout la question de l’inflation et de la destruction des monnaies ainsi que les effets de la Covid et de la guerre de la Russie en Ukraine. En clôturant les assises de Cotonou, le directeur du Cra, Dr. Mahalmadoun Hamadoun Maiga a assuré les participants que le Cilss se fera le devoir de porter ces recommandations et tous les résultats des travaux à toutes ses instances comme la réunion du réseau de prévention et de gestion des crises alimentaires ( Rpca) annoncée pour se tenir du 6 au 9 décembre prochain à Lomé. 

Libéré après 5 ans de détention: Laurent Métongnon célébré par la Cstb

Le Sg Laurent Métongnon triomphalement accueilli à la bourse du travail

Une célébration en grande pompe. Voilà ce qu’a réservé ce jeudi 24 novembre 2022 à la bourse du travail, la Cstb à l’un de ses vaillants membre Laurent Métongnon pour marquer d’une pierre blanche sa libération intervenue la veille après 60 mois une semaine de prison. On notait une forte mobilisation des travailleurs de tous les secteurs et les responsables du Pcb et de l’Odhp pour rendre à l’homme, un hommage.

Ghislain Gbènakpon 

« Les travailleurs saluent l’attachement et la loyauté du Sg Laurent Métongnon au mouvement émancipateur du peuple béninois »; « Bienvenue à toi, grand combattant de la liberté.Tu étals, tu es et tu demeures une référence pour la jeunesse »,  « Vive le patriotisme et la probité du camarade Laurent Métongnon ». Ce sont entre autres messages qu’on pouvait lire sur les  affiches à ce géant meeting de célébration de l’ancien secrétaire général de la Fesyntra-Finance et l’une des figures charismatiques de la Cstb.

Le Sg Laurent Métongnon lors de son intervention à la tribune officielle

Il faut dire que la Cstb et ses organisations partenaires ont toujours dénoncé la détention du Sg Laurent Métongnon qu’ils jugent arbitraire et politique. Pour rappel, l’ancien président du conseil d’administration a été  arrêté le 17 novembre 2017 accusé d’avoir opéré un placement de 17 milliards de FCfa à la Bibe alors en faillite avec en contrepartie des retrocommissions. Condamné à 5 ans de prisons, sa peine qu’il vient de finir de purger ce mercredi a été confirmée en appel. Mais la Cstb et ses partenaires sont plus que jamais convaincus de son innocence. C’est pourquoi, le secrétaire général conféféral Kassa Mampo lui a littéralement dressé le tapis rouge. 

Très touché par cette célébration riche en sons et en couleurs de son retour, le Sg Laurent Métongnon a remercié les travailleurs pour leur forte mobilisation sur l’initiative de la Cstb, et toutes les organisations sociopolitiques pour leurs soutiens de toutes sortes, surtout financiers.

Espaces Cilss, Cedeao et Uemoa: les bilans céréaliers et alimentaires 2021-2022 et prévisionnels 2022-2023 en cours de validation

Une vue de famille des participants

On est bien parti pour tout savoir sur l’analyse de la situation alimentaire et nutritionnelle dans les pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. La Concertation technique Régionale pour la validation des bilans céréaliers et alimentaires ex-post 2021-2022 et prévisionnels 2022-2023 des pays du Cilss, de la Cedeao et de l’Uemoa se tient depuis ce mercredi 23 novembre 2022 à l’hôtel Azalaï de Cotonou. Les travaux qui prennent fin ce vendredi 25 novembre ont été lancés par le directeur de cabinet du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pèche ( Maep) du Bénin, M. Dossa Aguèmon. Il avait à se cotés, entre autres, le représentant du secrétaire exécutif du Comité permanent inters-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel ( Cilss) et coordonnateur du Programme régional d’appui à la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pra-San), Dr. Issoufou Baoua.

Ghislain Gbènakpon

« Les résultats provisoires de la campagne agricole 2022-2023 à travers la collecte et l’analyse d’informations sur les situations agrométéorologiques, hydrologiques, phytosanitaires et pastorales; les informations disponibles concernant les superficies cultivées, les rendements agricoles estimés, les productions agricoles et pastorales à travers les résultats des enquêtes réalisées par les services techniques nationaux; les données disponibles sur le fonctionnement des marchés vivriers et à bétail, les niveaux et la tendance de prix observés; la situation de zones à risques et des populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle; les bilans alimentaires ex-post 2021-2022 et prévisionnels 2022-2023 ». Voilà le contenu des rapports que chacun des pays membres du Cilss, de la Cedeao et de l’Uemoa soumet pour validation à cette concertation technique régionale .

Un dispositif régional de veille sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle

La tribune officielle à l’ouverture des travaux

Il faut dire cette concertation technique régionale s’inscrit dans le cadre du dispositif régional de veille sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest communément appelé Prejec mis en place par le Cilss avec les pays et l’ensemble de ses partenaires techniques régionaux et internationaux dont entre autres, l’Union Européenne, l’Usaid, la Banque mondiale, la Bad, la Bid, la Fao, le Pam, le Fews Net, le club Sahel/OCDE, Acf, Oxfam et le réseau Rbm. « En définitive, cette réunion nous permettra d’avoir une vision d’ensemble sur la production agricole, pastorale et la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Je vous invite donc à analyser avec attention et la plus grande rigueur les résultats obtenus pour donner un avis sur les productions agricoles prévisionnelles et la situation alimentaire et nutritionnelle pour les prochains mois afin de mieux aider à la prise de décision au niveau national, régional et international », a déclaré le représentant du secrétaire exécutif du Cilss, Dr. Issoufou Baoua dans son allocution de circonstance .

Une vue partielle des participants

En lançant le travaux de cette concertation technique régionale, le directeur de cabinet du Maep, M. Dossa Aguèmon a rassuré les participants que le gouvernement du Bénin et ceux des autres pays du Cilss, de la Cedeao et de l’Uemoa porteront une grande attention aux résultats qui en sortiront pour une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.

Insécurité alimentaire et nutritionnelle en 2022: 1.592.572 personnes assistées sur 1.841.067 vulnérables au Mali

(M. Guindo Yaya félicite la transition malienne pour son implication)

A la concertation régionale de Cotonou sur le bilan de mise en œuvre des Plans Nationaux de Réponse ( Pnr) 2021-2022 à l’insécurite alimentaire et nutritionnelle dans les pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, le chef de département Prévention et Gestion des crises alimentaires au commissariat à la sécurité alimentaire du Mali a eu à présenter une communication sur la situation dans son pays. A la faveur d’une interview à la presse, M. Guindo Yaya est revenu sur l’essentiel à retenir avant de décerner un satisfecit à la transition malienne. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.

Cause Commune: Quelles sont les grandes lignes de votre communication?

Guindo Yaya: En pleine campagne 2022, l’évaluation de la situation alimentaire du Mali avait donné 1.841.067 personnes vulnérables pour le compte de la phase urgence et principale crise. Car, il y a généralement cinq phases dans la sécurité alimentaire. A la date d’aujourd’hui, nous avons pu assister 1.592.572 personnes sur les 1.841.067 vulnérables. Comme vous le savez, en début d’année, courant janvier, février, on avait pris un embargo sur le pays. Donc on n’a pas pu mobiliser les fonds nécessaires  pour assister tout le monde. C’est ce que nous avons pu faire; à peu près 65 % d’exécution. 

Quelles sont les difficultés rencontrées et qu’est-ce qui sera fait pour les surmonter?

Les difficultés sont entre autres, l’inaccessibilité de certaines zones enclavées, l’imprévisibilité caractérisée par de multiples sollicitations d’assistance des partenaires, la hausse des prix des denrées de première nécessité, l’insuffisance des ressources financières de l’Etat. L’Etat est en train de mobiliser les partenaires pour faire face aux difficultés. Il faut dire que les partenaires nous aident déjà à relever le défi. 

Votre mot de fin.

Je voudrais féliciter la transition malienne qui est vraiment impliquée dans la mise en œuvre de notre plan national de réponse. 

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Une vue de famille des participants à cette concertation régionale

Insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sénagal : Nicole Mansis relève une exécution du plan national de réponse de plus de 90 % en 2022

Mme Nicole Mansis

La directrice de la concertation et de la gestion des crises alimentaires au niveau du secrétariat exécutif du conseil national de la sécurité alimentaire du Sénégal a présenté ce lundi 21 novembre 2022 à Cotonou, le bilan de mise en oeuvre du plan national de réponse ( Pnr) à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle pour le compte de cette année. C’était à l’occasion de la  concertation régionale de deux jours organisée par le Cilss à laquelle d’autres pays ont fait le même exercice. Mme Nicole Mansis, puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit, est revenue à la faveur d’un interview à la presse, sur la quintessence de sa présentation qui fait cas d’un taux d’exécution du Pnr de plus de 90 %. Lire ci-dessous, l’intégralité des échanges. 

Cause Commune: Vous avez présenté la situation du Sénégal. Que peut-on retenir ?

Nicole Mansis: D’emblée je vais dire que d’habitude, le plan national de réponse est pris en charge par l’Etat sénégalais et les partenaires. Et la particularité de cette année 2022, c’est que l’Etat a mis en place un grand programme dénommé programme de transferts exceptionnel. Il s’agit de venir en assistance alimentaire par le biais de transferts monétaires à 542.956 ménages répartis sur l’ensemble du territoire national et chaque ménage bénéficie de 85.000 Fcfa en une seule distribution. C’est l’action phare du plan de réponse de cette année. Néanmoins, les partenaires tels que le Pam, la Fao sont venus en appoint aux populations qui étaient beaucoup plus en crise pendant la période de  soudure. 

Le taux d’exécution du Pnr 2022.

Le programme de transfert exceptionnel s’est réalisé à hauteur de plus de 90 %. Le travail continue donc. Les ménages qui n’ont pas encore reçu étaient confrontés à des problèmes techniques à cause de leurs télephones; des fois ils ne sont pas disponibles. Tous ces problèmes seront réglés pour que l’ensemble des ménages ciblés, c’est à dire les 542.000 ménages puissent bénéficier de cette assistance. 

Votre mot de fin

Moi mon cri de coeur est qu’on parvienne à sortir de ce cycle infernal d’assistanat. Nos populations chaque année sont assistées. Nous devons aller vers des programmes de résilience, de développement en faveur de ces populations pour qu’elles puissent sortir de cette situation d’insécurité alimentaire et de pauvreté. 

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Une vue de famille des participants à l’ouverture de la concertation régionale

Plan national de réponse à l’insécurite alimentaire et nutritionnelle : Emilien Bakoné dévoile une exécution de plus de 75% au Burkina en 2022

M. Emilien Bokoné Yisso

Une exécution de plus de 75 % du Plan national de réponse ( Pnr) à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle en 2022 au Burkina Faso. C’est l’une des principales informations de la communication présentée ce lundi 21 novembre par le secrétaire exécutif du conseil national de sécurité alimentaire, M. Emilien Bakoné à la conférence régionale de Cotonou sur le bilan de mise en oeuvre des Plans Nationaux de Réponses 2021-2022 à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans les pays du Sahel et de la Cedeao organisée par le Cilss. A la faveur d’une interview à la presse, cet ingénieur de développement rural est revenu sur les grandes lignes de sa communication. Lire ci-dessous, l’intégralité des échanges.

Cause Commune: Que peut-on retenir de l’exécution du plan national de réponse au Burkina Faso cette annéé?

Emilien Bakoné: Il faut retenir que nous avons estimé à un peu plus 3. 400.000, le nombre de personnes qui ont besoin  d’assistance. Le coût du plan de 2022 est de plus de 237 milliards de FCfa. En termes d’exécution, il faut dire que nous avons fait un bilan partiel. Nous avons fait le bilan pour la phase de mitigation qui va de janvier à juin et le bilan de la phase de soudure qui va de juillet à septembre. Pour les deux phases cumulées, nous avons un taux d’exécution financière qui s’élève à un peu plus de 75%.

Quelles sont les actions phares qui ont été menées?

Ce sont les actions en lien avec l’assistance alimentaire aux populations. Au niveau de ce volet, il y a eu la mise à disposition de ces populations de vivres, il y a eu les questions de transfert monétaire avec les cash money conditionnels. Il y a aussi des actions en lien avec le domaine de la protection des moyens d’existence où on a mis à la disposition des personnes vulnérables, des moyens de production, notamment les intrants pour la production animale, la production agricole. Il y a aussi eu des interventions dans le domaine de la nutrition et de l’eau où il y a eu la prise en charge des femmes enceintes, les femmes allaitantes et les enfants de 0 à 6 mois et de 6 à 59 mois. Donc c’est un ensemble d’actions intégrées qui sont mises en oeuvre dans le cadre de ce plan. 

Et quelles sont les contraintes ?

Les difficultés actuellement rencontrées sont en rapport avec la situation sécuritaire du pays. Il s’agit  principalement de  l’inaccessibité des zones pour les différentes interventions. Pour juguler un peu ces difficultés, nous sommes en partenariat pour le Système des Nations Unies qui nous aide avec les forces de défense et de sécurité pour convoyer les différentes vivres afin que les populations puissent bénéficier de ces appuis de l’Etat et de ses partenaires. 

Votre mot de fin 

Je voudrais remercier le Cilss pour l’initiative, pour son accompagnement à l’endroit des différents États pour qu’il y ait une réponse harmonisée dans la sous-région en matière d’appui à la sécurité alimentaire des populations.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Une vue de famille des participants à l’ouverture de la conférence régionale

Insécurité alimentaire au Sahel et en Afrique de l’Ouest: bilan de mise en oeuvre des plans nationaux de réponses 2021-2022 à Cotonou

Une vue de famille des participants à l’ouverture des travaux

Il s’est tenu du lundi 21 novembre à ce mardi 22 novembre 2022 à l’hôtel Azalaï de Cotonou, une concertation régionale sur le bilan de mise en œuvre des Plans Nationaux de Réponses ( Pnr) 2021-2022 à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans les pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. C’est une initiative du Comité permanent Inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel ( Cilss ) qui fait ainsi une fois encore œuvre utile. Les travaux qui se sont déroulés sous la supervision de la coordonnatrice régionale du projet d’amélioration de la gouvernance de la résilience de la sécurité alimentaire et d’agriculture durable au Sahel et en Afrique de l’Ouest (Pagr-Sanad) Mme Soukeyna  Chimère Diaw ont été lancés par le coordonnateur de Pra-San, Dr. Issoufou Baoua. 

Ghislain Gbènakpon 

Faire le bilan de mise en œuvre des plans nationaux de réponses 2022 par les Etats du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest afin d’identifier les enseignements a tirer; faire le point des interventions des partenaires ( Cedeao, Uemoa, Fao, Pam, Unicef, et Ong) en appui aux pays; élaborer la feuille de route des activités d’appui à l’élaboration des Pnr dans les pays et valider la grille de leur suivi au niveau national et régional. Ce sont les objectifs de cette conférence regionale organisée par le Cilss à Cotonou. 

La coordonnatrice Pagr-Sanad Soukeyna Chimère Diaw et le coordonnateur Pra-San, Dr. Issouffou Baouua

Il faut dire que le Cadre Harmonisé, c’est à dire l’analyse de la vulnérabilté des ménages terminée en mars 2022 a estimé à 38,8 millions le nombre de personnes en besoins d’assistance alimentaire pour la période de juin à août 2022. Face à cette situation, les décideurs politiques des pays de la sous-region ainsi que leurs partenaires ont été alertés et interpelés pour des actions fortes en faveur des populations vulnérables exposées à travers la mise en oeuvre des plans nationaux de reponses. Et c’est dans ce contexte que la conference régionale est initiée.

Les attentes du Cilss

La coordonnatrice Pagr-Sanad Soukeyna Chimère Diaw

A la faveur d’une interview à la presse, la coordonnatrice Soukeyna Chimère Diaw a exprimé les attentes du Cilss. « Il s’agit pour le Cilss de s’assurer que ce travail a été fait par l’ensemble des pays au profit des populations vulnerables, de voir jusqu’à quel niveau ils ont pu mobiliser des ressources pour dérouler ce plan national de réponse, à quel niveau ils ont pu l’exécuter et quels sont les défis qui restent et les les contraintes qu’ils ont pour pouvoir continuer à alerter », a-t-elle déclaré.

Une vue partielle des participants en séance

Le Burkina Faso, le Niger, le Mali, le Sénégal, le Cap Vert, le Tchad, la Gambie et le Bénin ont exposé au cours de la première journée, leur bilan de mise en œuvre du Pnr 2021-2022. A part des situations à vite améliorer, Mme Soukeyna Diaw note un bilan globalement positif: « Ce que nous venons de suivre ce matin montre que sur la base de l’alerte qui avait été donnée et du nombre de populations en insécurité alimentaire et nutritionnelle, il y a quand-même une bonne appréciation sur la mise en oeuvre de ces plans nationaux de réponse en termes de budget mobilisé. J’avoue que c’est pour la première fois que je vois des taux d’exécution financière assez intéressants jusqu’à 75 %. » Les travaux se sont poursuivis le mardi avec la présentation du bilan des partenaires. ils ont accouché d’importantes recommandations pour davantage d’efficacité dans la mise en oeuvre des Pnr 2022-2023.

Investiture des candidats Br: « Nous aurons au moins 3 des 4 sièges de la 15ème », dixit Nouroudine Assani

Le candidat Br de la 15ème circonscription électorale, M. Nouroudine Assani

Le Bloc Républicain fera la course en tête dans la 15eme circonscription électorale aux législatives de janvier prochain avec au moins 3 des 4 sièges en jeu. C’est ce qu’on retient de l’interview que l’un des candidats du cheval blanc cabré, M. Nouroudine Assani a accordée à la presse au terme de leur investiture ce samedi 19 novembre 2022 au palais des congrès de Cotonou. 

Ghislain Gbènakpon

« Étant de la 15ème circonscription électorale, le travail se fait déjà sur le terrain. Ce ne sera donc qu’une continuité du travail et avec la proximité que nous avons avec notre base, nous sommes convaincus que nous allons arracher la première place au niveau de notre circonscription. Nous sommes confiants que nous aurons au moins 3 des 4 sièges de la 15eme circonscription électoriale », a soutenu Nouroudine Assani.

Ce  jeune membre fondateur du Br appelé aussi à défendre les couleurs du cheval blanc cabré dans la 15ème circonscription électorale a également exprimé ses sentiments après son investiture: « Actuellement, les sentiments qui m’animent sont des sentiments de responsabilité parce que le parti vient de nous investir. Le parti nous envoie en mission pour travailler à bénéficier des suffrages de la population au soir du 8 janvier 2023. Nous n’avons pas le droit de faillir. Nous devons mériter cette confiance que le parti nous a accordée ».

Il n’a pas manqué de remercier le secrétaire général national du Bloc Républicain, le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané et les autres membres du bureau politique pour le choix porté sur sa personne. 

Chantal Ahyi après l’investiture des candidats du Br: « Nous sommes résolument tournés vers la victoire »

L’honorable Chantal Ahyi, tête de liste Br dans la 16ème circonscription électorale

La tête de liste du Bloc Républicain ( Br) dans la 16 ème circonscription électorale pour les législatives du 8 janvier prochain assure que les candidats du cheval blanc cabré et tous les militants sont résolument tournés vers la victoire pour le contrôle de l’assemblée nationale. L’honorable Chantal Ahyi, puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit, l’a martelé à la faveur d’une interview à la presse au terme de la céremonie de présentation et d’investiture des candidats du Br ce samedi 19 novembre 2022 au palais des congrès de Cotonou. Lire ci-dessous, l’intégralité des échanges.

Cause Commune: Quelles sont vos impressions après votre investiture?

Chantal Ahyi: D’abord, nous saluons les militants et militantes, cheville ouvrière du Bloc Républicain, parce que sans eux, il n’y a pas de Bloc républicain. C’est encore à cause d’eux que nous sommes ici pour recevoir notre lettre de mission des mains des hautes instances de notre parti le Bloc Républicain. Nous venons ici d’être envoyés en mission et nous prenons le ferme engagement de la remplir avec dynamisme, avec fermeté et toujours chevillés au corps, les idéaux du Bloc Républicain. Au Bloc républicain, nous sommes unis et résolument tournés vers la victoire parce que nous voulons le contrôle de l’assemblée nationale. 

Un message aux militants de la 16ème circonscription. 

Il ne serait pas superflu de les remercier car ils ont porté le Bloc Républicain et continueront toujours de le porter. 

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon.

Diabète au Congo : une journée thématique sur la pathologie et dépistage gratuit à l’hôpital général de Ngoyo

Séance de dépistage gratuit

Sensibilisation et dépistage ont été deux moments qui ont marqué la célébration de la journée mondiale du diabète, le 14 novembre 2022, à l’hôpital général de Ngoyo, à Pointe-Noire, en République du Congo. 

La rédaction

Véritable problème de santé publique touchant plus d’un demi-milliard de personne dans le monde, le diabète a été au cœur d’une vaste campagne de sensibilisation et de dépistage gratuit dans les hôpitaux généraux de pointe noire, parmi eux celui de Ngoyo. Alain Serge BIKINDOU, le directeur général de cette formation sanitaire plantant le décor a précisé que « 461 millions de personnes sont atteintes du diabète, nombreuses présentes des complications et d’autres décèdent même de cette pathologie. »

Poursuivant son intervention le directeur général de l’hôpital général de Ngoyo pouvait fixer l’auditoire sur le comportement à observer : « Avec une bonne éducation thérapeutique, avec une bonne prise en charge, on ne meurt plus du diabète. On vieillit avec son diabète, on vit avec son diabète. C’est pour cela que l’hôpital général de Ngoyo s’est donné pour mission d’accueillir cette journée thématique pour le bien-être des populations. »

D’autres exposés ont été faits sur ce tueur silencieux. Endocrinologues et médecins généralistes ont mis en lumière les causes, les conséquences et même les complications qui rangent plus de 150 milles personnes atteintes de cette maladie au Congo Brazzaville. 

Pour Ben Dorel KYABAAMBU NKENDA, médecin endocrinologue-diabétologue à l’hôpital général de Ngoyo « Cette journée est très importante pour nous, les endocrinologues et médecins spécialistes, dans la mesure où elle nous permet de sensibiliser sur cette pathologie qui parfois semble être ignorée. » Pouvait-il soutenir avec de présenter la situation et la position de l’hôpital général de Ngoyo sur cette maladie : « Ici à l’hôpital général de Ngoyo il arrive parfois au moins qu’un patient sur deux hospitalisé soit diabétique. C’est dire que c’est une pathologie qu’est fréquente dans cet arrondissement. »

 Le docteur Ben Dorel KYABAAMBU NKENDA n’a pas manqué de faire une exhortation en direction du grand public : « Pour ce qui ignore encore la maladie je vais leur inviter de se faire dépister dans les centres appropriés, en faisant une petite glycémie à jeun le matin. Et pour ce qui connaisse leur statut, de prendre en charge leur pathologie. Parce que le diabète est une maladie qui est silencieuse. »

Les informations mises à la disposition de l’assistance ont donné lieu à des échanges et témoignages, qui, au finish ont permis aux convives de cerner la réalité la maladie du diabète. Monica BIBISSI participant à cette journée thématique pouvait réagir : « faire face à un enfant de 8 ans qui est diagnostiqué d’un diabète de type 1, qui a droit à trois insulines, donc trois doses par jour, c’est compliqué, surtout que le flacon d’insuline est à 8500francs/CFA. » Pouvait elle marteler avant de donner l’alerte « Vous avez forcément un proche dans votre famille qui souffre de cette maladie, qu’attendez vous pour agir. Cela veut tout simplement dire que cette salle nous sommes tous acteurs. »

Un mot sur la journée internationale du diabète 

La Journée Mondiale du Diabète réunit la communauté mondiale du diabète autour d’une seule voix pour mobiliser et sensibiliser au diabète, invitant les individus et les communautés à porter l’épidémie de diabète au-devant de la scène.

Chaque année, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale du diabète le 14 novembre pour sensibiliser le grand public à la charge croissante de cette maladie et aux stratégies que l’on doit mettre en œuvre pour prévenir et faire face à la menace qu’elle représente.

Le thème retenu pour l’édition de cette année est « Accès aux soins du diabète », tout comme l’année dernière, et comme cela est prévu en 2023, ce qui souligne l’importance des efforts déployés en matière de prévention et de riposte.

Les statistiques disponibles sur le diabète en Afrique témoignent de l’ampleur du défi à relever. En effet, 24 millions d’adultes vivent actuellement avec le diabète et l’on estime que ce nombre devrait augmenter de 129 % pour s’établir à 55 millions d’adultes d’ici à 2045. Le diabète sucré a provoqué 416 000 décès sur le continent l’année écoulée et devrait devenir l’une des principales causes de mortalité en Afrique d’ici à 2030.

Chose importante, le diabète est la seule principale maladie non transmissible pour laquelle le risque de décès prématuré augmente plutôt que de diminuer. Parmi les facteurs de risque connus, nous pouvons citer les antécédents familiaux et l’âge, tout comme des facteurs de risque modifiables tels que le surpoids et l’obésité, les modes de vie sédentaires, la mauvaise alimentation, le tabagisme et l’usage nocif de l’alcool. Malheureusement, ces facteurs de risque modifiables sont en augmentation dans tous les pays de la Région africaine de l’OMS.

Et l’hôpital général de Ngoyo, s’inscrivant dans la dynamique de son rapprochement avec les populations, à la faveur de cette journée, a tenu à apporter sa contribution à la lutte contre cette pathologie. Une initiative qu’il entend pérenniser pour le bien-être des populations.

Il sied de retenir que la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, dans son mot à l’occasion de cette journée, s’adressant aux africains à réitérer l’importance que revêt une alimentation saine et équilibrée, couplée à une activité physique régulière, à la non-consommation de tabac, au maintien d’un poids sain et à une consommation modérée de l’alcool. Voilà des pratiques qui protégeront les personnes contre le diabète de type 2 et d’autres maladies non transmissibles.