Rentrée économique du secteur privé béninois: la nouvelle dynamique de collaboration entre acteurs lancée

Une vue de famille des officiels

« Ensemble pour une relance économique réussie ». C’est le thème de la rentrée économique du secteur privé béninois, édition 2023, organisée ce vendredi 13 janvier dans la salle rouge du palais des congrès de Cotonou par les chambres consulaires à savoir la chambre de commerce et d’industrie du Bénin ( Cci Bénin ), la chambre d’agriculture du Bénin et la chambre des métiers de l’artisanat en collaboration avec les organisations patronales ( Cnp Bénin et Coneb) et les partenaires Eurocham et Conseil des investisseurs privés du Bénin ( Cipb). Elle a été officiellement lancée par le ministre de l’industrie et du commerce, Mme Shadiya Assouman avec la concrétisation d’une nouvelle dynamique de collaboration entre les acteurs du secteur privé béninois. 

Ghislain Gbènakpon

Matérialiser le vivre ensemble du secteur privé et renforcer le dialogue public-privé. C’est tout l’objectif de cette rentrée économique du secteur privé qui a réuni plusieurs centaines de participants composés des chefs d’entreprises, des partenaires techniques et financiers et des organisations partenaires.

Dans son allocution de bienvenue, le président de la Cci Bénin, M. Arnauld Akakpo a fait observer que le secteur privé béninois a besoin de synergie voire de complicité pour voir l’avenir en confiance avant de partager une grande nouvelle: « La Chambre de commerce et d’industrie du Bénin propose, par ma voix, au-delà de notre cadre de concertation Inter consulaire, d’organiser une assemblée ordinaire  commune une fois par an pour évoquer les sujets d’intérêts généraux communs touchant au secteur privé, afin d’être une force de proposition pour le gouvernement dans les domaines du commerce, de l’industrie, des services, de l’agriculture et de l’artisanat. J’invite également nos collègues des organisations patronales à y songer afin que le secteur privé, même dans sa diversité, puisse parler d’une seule voix ».

Changer de paradigme 

Le premier panel

Deux panels de discussion et d’échanges ont eu lieu à cette rentrée économique du secteur privé béninois. Le premier a porté sur le rôle des chambres consulaires dans la compétitivité des entreprises et le second a abordé le rôle des organisations patronales dans la compétitivité du secteur privé. Toute chose qui aura comblé les attentes du ministre Shadiya Assouman qui a soutenu dans son intervention que la rentrée économique, « loin d’être une messe de louange et de chapelet de condoléances devra être l’heureuse occasion d’espace de développement entre les acteurs privés et les acteurs publics pour l’éclosion du mieux-être porteur d’espoir et d’espérance pour tous ».

Il faut dire qu’avec cette rentrée économique, les chambres consulaires, les organisations patronales et les autres organisations du secteur privé ont décidé de changer de paradigme en travaillant à une synergie d’actions, en faisant évoluer positivement leur position individuelle pour faire jouer au secteur privé son rôle de pourvoyeur de richesse et d’emplois. « En dépit de la poursuite, quoique timide, de la pandémie de la Covid 19 et des effets de la guerre en Ukraine couplée à une conjoncture internationale peu favorable qui pourrait ralentir à l’avenir le rythme de la croissance, nous devons nous montrer résilients et dynamiques pour surmonter toutes ces difficultés. Nous devons changer de paradigme en intravertissant notre économie », a déclaré dans son allocution de circonstance, le président du conseil national du patronat du Bénin ( Cnp- Bénin), M. Eustache Kotingan qui présentait au nom de toutes les institutions du secteur privé, les voeux du nouvel an aux opérateurs économiques. 

Réunion du C-10 de l’UA à Brazzaville : Denis Sassou-N’Guesso plaide pour un conseil de sécurité plus démocratique et représentatif

La 10ème réunion ministérielle du comité des dix chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine sur la réforme du conseil de sécurité des Nations Unies (C-10), s’est ouverte ce jeudi 12 janvier 2023, à Kintélé, dans la banlieue Nord de Brazzaville, sur un plaidoyer du président Denis Sassou-N’Guesso sur l’urgence d’instituer un conseil de sécurité réformé, rénové, plus transparent, plus démocratique et plus représentatif.

La rédaction

La bataille commune de l’Afrique pour la réforme du conseil de sécurité des Nations Unies poursuit son chemin. Brazzaville, a été choisie pour la deuxième fois, après le sommet d’Oyo, en 2014, par les ministres du comité des 10 pour tenter de formaliser la position commune africaine sur cette question  qualifiée  par l’organisation continentale, de plus brûlante du moment des préoccupations africaines.

A l’ouverture des travaux, le président Denis Sassou-N’Guesso a appelé le conseil de sécurité des Nations Unies à plus d’équité et de justice. « … Depuis 17 ans, l’Afrique s’efforce de faire entendre sa voix pour que soit réparée une injustice historique » a –t-il expliqué tout en poursuivant que « Dans ce cadre,  des initiatives n’ont pas manqué parce que notre continent œuvre pour une gouvernance mondiale plus incisive, plus transparente, et mieux adaptée aux réalités du monde d’aujourd’hui. »

Pour lui, l’Afrique doit parler d’une seule  et même voix et faire valoir ses droits et devoirs au sein des Nations Unies. « D’où l’urgence d’instituer un conseil reformé, rénové, plus transparent, plus démocratique et plus représentatif », a déclaré Denis Sassou-N’Guesso qui a émis le vœu de voir une ou deux langues authentiquement africaines faire leur entrée aux Nations Unies comme langue de travail.

Avant de saluer  l’annonce du président américain Joe Biden relative à l’attribution d’un siège permanent au continent africain au conseil de sécurité et de féliciter le président en exercice du Comité de 10 sur la réforme des Nations Unies, le président sierra léonais,  Julius Maada Bio, pour tous les efforts déployés,  en vue de soutenir la position commune africaine. Denis Sassou-N’Guesso a martelé que, l’Afrique prenne une part active au conseil de sécurité. « L’Afrique est en proie à des foyers de tensions. Dès lors comment en assurer le règlement interne si le continent n’est pas représenté au niveau le plus élevé ? » S’est-il interrogé.

Peu avant l’intervention du président Denis Sassou-N’Guesso, le commissaire de l’UA  aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité, Bankole Adeoye, a souligné que l’année 2023 marque les 60 ans de la création de l’Union Africaine. L’Afrique a gagné en âge, a-t-il précisé. D’où la nécessité, selon lui,  pour le comité des 10, réuni à Brazzaville, de parvenir à un consensus général pour pouvoir corriger cette injustice historique décriée par le président Denis Sassou-N’Guesso, au cours de son intervention.

Au nom du président du comité des 10 sur la réforme du conseil de sécurité des Nations unies, le ministre des affaires étrangères de la Sierra Léone,  David Francis, a invité les autres communautés africaines à  suivre l’exemple de la CEDEAO, notamment la déclaration d’Abuja sur la réforme du conseil de sécurité.  Il a, par ailleurs, encouragé le P5 pour travailler d’arrache-pied  vers la réforme du conseil de sécurité.

A noter qu’après l’ouverture des travaux,  les ministres du C-10 sur la réforme de l’UA seront en huis-clos et la clôture interviendra en fin de journée.

Tèbè après la défaite du Mpl aux législatives: « Nous poursuivrons notre engagement pour les béninoises et les béninois »

Le président Expérience Tébé dans ses propos liminaires

La défaite du parti Mouvement populaire de libération ( Mpl ) aux législatives du 8 janvier 2023 n’entame aucunement son engagement pour les béninoises et les béninois. C’est l’une des nouvelles du point de presse fait par le président Expérience Tèbè dans l’après-midi de ce jeudi 12 janvieri au siège du parti à Cotonou. Il intervient au lendemain de la proclamation des résultats provisoires par la Cena. Lire ci-dessous l’intégralité de la déclararion limianaire.

PROPOS LIMINAIRES DU PRESIDENT DU MOUVEMENT POPULAIRE DE LIBERATION LORS DU POINT DE PRESSE POST-LEGISLATIVES

COTONOU, LE JEUDI 12 JANVIER 2023

Un grand vent de liberté aurait pu se lever sur notre pays. Le sort des urnes que je respecte en a voulu autrement. En dépit des deux semaines de méthodes déloyales, brutales et violentes, similaires à celles subies au quotidien par les béninois, nous avons bravé les difficultés pour participer à cette élection. Avec 31 641 des voix, selon les grandes tendances proclamées par la CENA, le résultat de ces législatives représente en lui-même, une belle victoire pour notre jeune parti. Une pure victoire qui n’a souffert d’aucun achat de conscience et de pratiques malsaines observées au cours du scrutin.

Des milliers de nos compatriotes ont fait le choix du Mouvement Populaire de Libération. Un choix de conviction. Un choix d’engagement citoyen qui révèle la volonté de ces derniers et du peuple béninois de rompre avec la gestion hasardeuse et déshumanisante de notre pays. C’est pourquoi il me plait ici d’adresser ma plus profonde gratitude à tous ceux qui nous ont fait confiance.

Mes remerciements vont tout également aux candidats de notre liste, qui, malgré les intimidations, les menaces mais et surtout les maigres moyens de notre parti, ont bataillé dur sur le terrain, parcourant monts et vallées pour aller au contact de nos électeurs. 

Je voudrais tout particulièrement adresser un grand remerciement aux militants et sympathisants du parti dont l’engagement au cours de ces élections nous a singulièrement marqués et nous détermine à croire en nos ambitions puis à nous battre pour un mieux-être pour tous.

Ce peuple trop oublié ; trop ignoré ; qui ne compte pas pour nos gouvernants, ne sera jamais passé aux oubliettes au Mouvement Populaire de Libération (MPL).

Notre performance à ce scrutin est un carburant dans nos ailes pour nous pousser à plus d’initiatives, à plus de dévouements au service de notre peuple.

Mesdames, Messieurs, 

Chers compatriotes, 

Déterminés, nous le sommes, plus que jamais !Et notre volonté de défendre les béninoises et les béninois est encore plus renforcée.

Enterrés, nous l’avons été et l’histoire a donné tort à ceux qui prévoyaient notre disparition. 

Dans cette défaite, nous ne pouvons nous empêcher de sentir une forme d’espérance. Les résultats de cette élection constituent pour nos dirigeants, le témoignage d’une grande défiance du peuple à leur égard qu’ils ne peuvent ignorer et celui de l’aspiration largement partagée d’un grand changement. Le peuple, qui croit en nous, a exprimé le vœu d’une opposition qui va continuer à les défendre et à les protéger face au délitement de leur pouvoir d’achat, face aux attaques de la liberté, face à la remise en cause de nos services publics et de notre système social, face au recul des acquis démocratiques, face à l’insécurité, à la déliquescence des valeurs et au laxisme judiciaire. 

En effet, je crains que la triennale qui s’ouvre ne puisse rompre avec les pratiques méprisables et brutales des quatre précédentes années, mais avec un peuple engagé et mobilisé, la veille sera permanente.

Chers amis, 

Pour éviter l’accaparement du pouvoir par quelques-uns, plus que jamais, nous poursuivrons notre engagement pour les béninoises et les béninois, avec la persévérance, l’énergie et l’affection que vous nous connaissez. 

À l’issue de ces législatives, une grande recomposition politique fait jour dans le pays avec l’effacement des partis autrefois dominants et l’affirmation face aux élites autoproclamées du pouvoir.

Pour nous, le jeu est désormais ouvert. Notre absence au parlement n’émousse en aucune manière, notre ardeur et notre détermination à poursuivre le combat.

A cet effet, nous lançons dès ce jour même, les jalons pour 2026,en vue de conquérir et gérer le pouvoir d’État, mais également être massivement représentée au parlement et contrôler des mairies.

Nous aurons à unir tous ceux qui viennent à nous, tous ceux qui veulent se rassembler et rassembler leurs forces pour porter au sommet de la gouvernance, le peuple ignoré et délaissé.

Cet engagement que nous avons pris depuis la création de notre parti ne souffrira d’aucun atermoiement et c’est avec vous, chers militantes et militants du Mouvement Populaire de Libération, que nous tiendrons ce pari pour ainsi changer de cap. 

Vive le Bénin !

Vive la démocratie!

Vive le Mouvement Populaire de Libération !

Diplomatie : vers la tenue de la conférence de réconciliation inter-libyenne

Tous les acteurs clés de la crise libyenne se sont accordés pour être autour de la même table depuis, le 08 janvier dernier à Tripoli, en Libye. Il s’agit de la réunion technique préparatoire de la conférence de réconciliation nationale inter-libyenne.

La rédaction

Nombre d’observateurs perçoivent cette décision comme la dernière ligne droite vers ce rendez-vous majeur pour la Libye, à savoir l’organisation de la conférence de réconciliation inter-libyenne.

Se tenant sous l’égide de l’Union Africaine, cette réunion s’est ouverte par l’appel à la compréhension mutuelle, à la paix et à la réconciliation entre libyens, lancé depuis Brazzaville par le président du comité de haut niveau de l’Union Africaine, Denis Sassou-N’Guesso. Son émissaire à cette réunion, le ministre congolais des affaires étrangères, Jean Claude Gakosso a appelé les acteurs politiques et les parties prenantes au conflit à transcender la rancœur. Il a exhorté les Libyens à saisir cette offre de l’Union Africaine tendant à ramener définitivement la paix dans le pays meurtri.

Les participants à cette réunion qui sont appelés à préparer la conférence de réconciliation nationale inter-libyenne dans les moindres détails, se sont répartis en cinq sous commissions dès la première journée des travaux. Ils vont statuer, entre autres, sur le retour de la sécurité, la forme du gouvernement, la décentralisation et sur les questions de justice.

Le mérite de cette réunion technique préparatoire aura été d’avoir rassemblé, pour la première fois, toutes les sensibilités libyennes aux revendications diamétralement opposées.

Législatives au Bénin: le satisfecit de la Mission électorale du Pidpa aux parties prenantes

Le chef de la Mission électorale du Pidpa, M. Jean-Marie Ngondjibanganté présentant le rapport préliminaire

Les appréciations des missions d’observation internationale des législatives du 8 janvier 2023 continuent d’être enregistrées. C’est le cas ce mardi 10 janvier de celles de la mission électorale du Plan international pour la démocratie et la paix en Afrique ( Pidpa ). Dans son rapport préliminaire lu par son président, M. Jean-Marie Ngondjibanganté, elle décerne un satidfecit à toutes les parties prenantes du scrutin avant de faire des recommandations.

Ghislain Gbènakpon

« La Mission félicite le peuple, le gouvernement, les acteurs politiques, la société civile et l’ensemble des parties prenantes de la République du Bénin. Elle les exhorte de continuer à œuvrer pour préserver la paix et la stabilité afin de consolider les acquis des valeurs démocratiques et l’Etat de droit. De même, elle salue la qualité des échanges qu’elle a eus avec toutes les personnalités rencontrées. Elle félicite la bonne organisation de ces législatives par la CENA. », a déclaré le président du Pidpa, M. Jean-Marie Ngondjibanganté. L’organisation a déployé 22 observateurs internationaux venus du Cameroun, Togo, Nigeria, et de la Guinée Conakry. Ces observateurs ont été déployés à Parakou, Malanville, Abomey, Ouidah, Lokossa, Porto-Novo et Cotonou et ont visité 260 postes de vote. 

Il ressort du rapport préliminaire de la Mission d’observation du Pidpa que la campagne s‘est déroulée conformément au code électoral dans un climat bon enfant. Le temps d’antenne sur les médias de service publique accordé aux partis politiques a été respecté.Tous les bureaux de vote visités par les Observateurs de la Mission du Pidpa ont ouvert à l’heure indiquée par le code électoral à l’exception de quelques-uns qui ont accusé  un léger retard allant jusqu’à 15 minutes du fait de l’arrivée tardive de certains membres des Postes de vote. Par ailleurs, la Mission note d’une façon générale que le personnel électoral a été bien formé aux procédures de vote à l’exception de certains qui ne maitrisaient pas exactement les procédures et mécanismes de vote. 

« Nonobstant les petits manquements sus-cités qui ne pourront pas remettre en cause globalement la crédibilité des élections législatives du 08  janvier 2023 en République du Bénin, la Mission du PIDPA s’accorde pour affirmer que ces élections remplissent les normes internationales en matière électorale. », a soutenu le président Jean-Marie Ngondjibanganté. La Mission exhorte les candidats et les partis politiques à recourir aux voies légales en cas de contestation et à privilégier le dialogue politique en toutes circonstances pour pérenniser la paix sociale, gage du développement durable. 

Législatives 2023 au Bénin: appréciations et recommandations de la Mission de la Cedeao 

Table d’honneur à la déclaration préliminaire du chef de Mission Raimundo Pereira

Au lendemain des législatives du 8 janvier 2023 au Bénin, la Mission d’observation électorale ( Moe) déployée par la Cedeao a fait ses appréciations du déroulement du scrutin ainsi que des recommandations. C’était ce lundi 9 janvier à l’hôtel Azalaï de Cotonou à la faveur d’une déclaration préliminaire du chef de Mission, son Excellence Raimundo Pereira, ancien président par intérim de la Guinée-Bissau.

Ghislain Gbènakpon

« En dépit de ces insuffisances, enregistrées, la Mission se réjouit des bonnes conditions de l’organisation du scrutin sur l’étendue du territoire béninois. En conclusion, je déclare que les élections législatives du 8 janvier 2023 au Bénin se sont déroulées, globalement, conformément aux textes et lois de la République du Bénin et au Protocole Additionnel de la Cedeao sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance ( 2001 ) ». Voilà un extrait de la déclaration préliminaire du chef de la Mission d’observation de la Cedeao, son Excellence Raimundo Pereira qui renseigne sur l’appréciation que ladite mission fait des élections de ce dimanche. 

On retient de la déclaration que les insuffisances enregistrées sont la non autorisation, par endroits, des détenteurs du récipissé du Ravip, la difficulté de localisation exacte de certains postes de vote, l’affichage tardive des listes électorales dans certains postes de vote à l’ouverture, la difficulté d’accès à certans postes de vote aux personnes à mobilité réduite. Mais cela n’a pas entaché la régularité du scrutin selon la Mission de la Cedeao.

Elle félicite toutes les parties prenantes pour les efforts fournis jusque-là pour la tenue des élections dans un climat apaisé et les exhorte à respecter les caneaux législatifs d’annonce et de publication des résultats et de s’abstenir de toute proclamation anticipée qui pourrait affecter le climat apaisé observé jusque-là. Par ailleurs, la Mission exhorte la Cena à proclamer les résultats dans les meilleurs délais afin d’apaiser la situation et de lever toute suspicion. 

Législatives au Bénin: la Cedeao outille ses observateurs

La tribune officielle

Les observateurs de la Cedeao pour les législatives de ce dimanche 8 janvier 2023 au Bénin sont désormais mieux outillés. C’est à la faveur d’une séance d’informations et d’orientation hier vendredi à l’hôtel Azalaï de Cotonou. Elle a été supervisée par le chef de la mission d’observation l’ancien président intérimaire de la Guinée-Bissau M. Raimundo Pereira, le Représentant Résident de la Cedeao, M. Amadou Diongué et le chef de la Division Assistance Electorale de la Cedeao, M. Francis Gabriel Oké. 

Ghislain Gbènakpon

Présentation de la situation générale au Bénin en cette période électorale, du contexte politique, des enjeux  et défis du scrutin, son déroulement, les règles qui régissent l’observation et  la situation sécuritaire dans le pays. Voilà les temps forts de cette séance d’informations pratiques, d’orientation et de recommandations organisée par la Cedeao à l’endroit de ses observateurs déployés dans le cadre des élections législatives de dimanche prochain au Bénin. 

Dans son allocution de bienvenue, le Représentant Résident Amadou Diongué a rappelé que l’observation des élections par la Cedeao est une activité statutaire aux termes du protocole additionnel de 2001 qui institue la démocratie et la bonne gouvernance comme prolongement du processus de paix, de la sécurité et du développement de la sous-région. 

« Notre rôle est d’observer si le déroulement et l’organisation des élections législatives du 8 janvier 2023 obéissent aux standards définis aux termes du protocole additionnel de 2001 », dira le chef de la mission d’observation. Au nom des autorités de la Cedeao, M. Raimundo Pereira appelle au sens le plus élevé de responsabilité des parties concernées par les législatives à commencer par les partis politiques, les organes étatiques impliqués et les partenaires de la société civile. Il n’a pas manqué de remercier le peuple béninois en général pour son hospitalité et particulièrement le président Patrice Talon et son gouvernement pour avoir autorisé cette mission d’observation.

Les observateurs désormais aguerris 

C’est le directeur général de la police Républicaine le Gl Soumaïla Yaya qui a présenté la situation sécuritaire du Bénin en rassurant la Cedeao et ses observateurs que les dispositions sont prises pour le déroulement normal des opérations de vote sur toute l’étendue du territoire national. La situation générale au Bénin en cette période électorale, le contexte politique, les enjeux et défis du scrutin ont été exposés par le Représentant Résident Amadou Diongué. 

Quant aux conseils pratiques aux observateurs, ils ont été assurés par le chef de la division assistance électorale, M. Francis Oké. On peut retenir entre autres que les observateurs doivent respecter les dispositions légales du pays en matière du déroulement des élections, porter une identification qui est la première condition pour être autorisé dans le bureau de vote et faire preuve de courtoisie à l’égard du président de bureau de vote. Ils doivent par ailleurs éviter de participer à la gestion de l’élection car il faut juste se contenter d’observer et de noter les dysfonctionnents, de s’identifier à un parti politique, d’accepter de cadeau, de donner son opinion et prendre parti, donner une interview qui engage la Cedeao en lieu et place du chef de mission.

Congo-vœux de Nouvel an : renforcement de la démocratie en 2023

Le couple présidentiel

 A l’image de 2022, 2023 sera aussi une année électorale, en République du Congo, avec la tenue des élections sénatoriales.. Dans cette perspective, le président Denis Sassou-N’Guesso, en réponse aux vœux formulés par les corps constitués nationaux et des forces vives, par la voix du président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, ce vendredi 06 janvier 2023, a demandé à toute la classe politique congolaise de privilégier la paix et la sérénité dans le pays.

La rédaction

Après l’élection présidentielle et les législatives en 2022, le sénat sera renouvelé en 2023. Dans sa réponse aux vœux que lui ont adressés les corps constitués nationaux et les Forces vives de la Nation, Denis Sassou-N’Guesso a invité les acteurs politiques congolais, toutes obédiences confondues, à privilégier la paix lors cette échéance électorale. « En 2023, s’effectuera le renouvellement du sénat et des conseils consultatifs pour permettre à ces institutions de poursuivre efficacement le renforcement de notre démocratie », a déclaré le chef de l’Etat, avant de poursuivre : « J’invite les différents acteurs concernés, notamment la classe politique, à privilégier la paix, la quiétude et la sérénité dans la tenue de ces élections. »

Outre le volet élection, Denis Sassou-N’Guesso a partagé l’optimisme des corps constitués nationaux sur l’avenir du Congo, en proposant que le Congo s’inspire des expériences novatrices dans le cadre du partenariat public-privé. Pour lui, la mise en concession des grandes infrastructures est porteuse d’espoir, à l’instar de la Route nationale n°1 qui enregistre des résultats remarquables, en termes de maintenance, d’entretien et de viabilité, a-t-il illustré. Une telle expérience, a-t-il ajouté, « pourrait être étendue à d’autres secteurs en l’occurrence aux infrastructures sportives, portuaires et aéroportuaires. »

Sur la criminalité en milieu juvénile, le président de la République a incriminé le comportement démissionnaire des parents, face à cette insécurité préoccupante, causée par des enfants dont certains ont moins de 12 ans. « L’Etat assumera sa part de responsabilité », a assuré Denis Sassou-N’Guesso. Aussi, a-t-il appelé le gouvernement d’accélérer la construction des centres d’éducation et d’encadrement des jeunes d’Aubeville dans le département de la Bouenza et d’Opokania, dans le département de la Cuvette.

Il sied de signaler que la tradition faisait plutôt du palais du peuple le sanctuaire de la cérémonie de présentation des vœux des corps constitués nationaux et des forces vives au couple présidentiel. En cette année 2023, cet exercice citoyen qui marque la symbiose entre le dirigeant et ses compatriotes s’est déroulé au palais des congrès. Ainsi, à la place des salutations habituelles, les corps constitués nationaux et les forces vives de la nation ont eu droit à deux discours. Le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba a porté la voix des corps constitués et des forces vives, avant l’intervention du président de la République.

Le président de l’Assemblée nationale a peint le tableau des défis relevés par le Congo sous le leadership de Denis Sassou-N’Guesso en 2022. De ce point de vue, il a énuméré l’opérationnalisation de nouveaux hôpitaux généraux, en harmonie avec le programme de gouvernement « santé pour tous ». L’implantation des zones agricoles protégées pour booster l’agriculture et le déploiement de la fibre optique, ainsi que le maillage du territoire en infrastructures de base ont aussi constitué cette énumération qui n’a pas oublié l’effort consenti pour résorber la crise sanitaire due à la covid-19, qui elle avait aggravé la crise économique.

Signalons que cette crise sanitaire avait aussi entraîné la suspension de la célébration de la cérémonie de présentation de vœux des corps constitués nationaux et des forces vives de la nation au couple présidentiel.

Dernières heures de campagnes des législatives: l’appel du Pdt Roscao Paul Adahou

Le Pdt du Roscao Paul Adahou

En marge de la présentation de vœux ce mercredi 4 janvier 2023 au Réseau des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest ( Roscao ), son président Paul Adahou a lancé un appel aux différentes parties prenantes des législatives de dimanche prochain au Bénin pour que les dernières heures de campagne et l’élection se déroulent dans la paix et la cohésion. Lire ci-dessous son intervention.

« Au Roscao, nous avons fait le 17 décembre dernier une déclaration de paix. Nous sommes à deux jours de la fin de la campagne électorale au Bénin. Le Roscao invite le peuple béninois à voter dans la paix et dans la concorde. Nous n’avons qu’un seul pays, le Bénin. J’exhorte tout le peuple béninois à promouvoir la paix afin qu’au soir du 8 janvier, nous soyons dans la fête quels que soient les résultats qui sortiront des urnes. Que vous soyez mouvanciers ou opposants, donnez-vous la main. Nous devons éviter de tomber dans les travers de 2019, 2020 et 2021. J’appelle les candidats à passer des messages de paix pendant ces 48 h à leurs militants et non des messages incitant aux troubles. J’exhorte aussi la Cena et la Cour Constitutionnelle à prendre leur responsabilité pour la proclamation de résultats conformes au choix des populations. C’est le moment aussi pour les journalistes de travailler pour la paix . Vous êtes des ambassadeurs de la paix. Bonne fête électorale à tous. »

Présentation de vœux au Roscao: des projets créateurs d’emplois annoncés

Le Pdt Paul Adahou au milieu, à l’extrême gauche le chargé de communication Laurent Tonégnikès et à l’extrême droite, le représentant du Maep, Désiré Ahouigbamey

Sacrifiant à la tradition, le président du Réseau des organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest ( Roscao ) et le personnel ont échangé les voeux de nouvel an ce mercredi 4 janvier 2023 à son siège à Cotonou. Occasion pour le président Paul Adahou et le chargé de communication Laurent Tonégnikès d’annoncer de grands projets créateurs d’emplois. 

Ghislain Gbènakpon

« Nous souhaitons au président Paul Adahou beaucoup de santé. Santé et prospérité à tous ici. Que des opportunités s’offrent au Roscao, que nous puissions davantage être utiles à notre communauté au Bénin et dans toute l’Afrique » Tels sont les voeux présentés par le chargé de communication Laurent Tonégnikès au nom du personnel du Roscao à l’endroit de son président en ce début d’année. En retour, le président Paul Adahou a presenté ses vœux au personnel et à la presse: « Je vous présente mes vœux à vous et à votre famille et désormais je voudrais que nous travaillions ensemble ». 

Il faut dire que le Roscao a traversé en 2022, une zone de turbulence avec à la clé des démissions et une affaire d’escroquerie pendante devant la justice dont le principal cerveau est derrière les barreaux. Mais on retient des interventions que le réseau a su surmonter ces péripéties et tient bon. « Le Roscao a pris par une situation, mais ce n’est pas la fin du monde. On reste serein. La maison reste debout. On continue de travailler à aller plus loin. Cette année, nous avons organisé avec succès la 18e édition des trophées Roscao. Quelle qu’en soit la situation qu’il y a eue par le passé, le Roscao reste debout et nous continuons notre chemin pour des résultats probants », a soutenu le chargé de communication et porte-parole Laurent Tonégnikès. 

Des projets créateurs d’emplois au Roscao

La preuve que le Roscao tient toujours debout est l’annonce de plusieurs projets créateurs d’emplois à la cérémonie de présentation de vœux. Et la bonne nouvelle est d’abord venue du chargé de communication. « Nous sommes une société civile, mais nous avons créé désormais un volet technique économique qu’on appelle Afrique, Population Développement International qui mobilise les ressources et les investisseurs pour venir investir au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Togo, au Cameroon et dans les pays africains pour créer de la richesse et de l’emploi » a déclaré Laurent Tonégnikès. 

Il faut dire qu’avec la bénédiction du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche dont le chef service coopération Desiré Ahouigbamey était présent aux échange de vœux, plusieurs projets impliquant les opérateurs économiques de la Turquie sont en vue. « Je remercie le représentant du ministère parce que nous avons beaucoup de projets ensemble qui vont donner des emplois au moins â 10.000 jeunes. Les conventions seront signées dans moins de deux semaines. Cette année, nous allons lancer le projet de renforcement des Ong avec des partenariats entre les Ong turques sur la bonne gouvernance, paix et démocratie. », a déclaré le président Paul Adahou.