4e congrès ordinaire du Synpeslycop: Alexandre Kpadonou à la tête d’un nouveau bureau exécutif

Une vue de famille à l’ouverture des travaux

« Pour un syndicalisme fort, unissons-nous dans le combat ». C’est sous ce thème que s’est tenu ce samedi 18 décembre 2023 à la bourse du travail de Cotonou, le 4e congrès ordinaire du Syndicat national du personnel de l’enseignement secondaire des lycées et collèges publics ( Synpeslycop). Les travaux ont été lancés par M. Pierre Gninton, le secrétaire à la formation de la Cosi-Bénin, la confédération d’affiiation. Au terme des assises, la secrétaire générale sortante Mme Célestine de Souza née Ahossi a passé le témoin à M. Alexandre Kpadonou porté à la tête d’un nouveau bureau exécutif national élu de 11 membres. 

Ghislain Gbènakpon 

Les membres du nouveau bureau

Le Synpeslycop vient de se donner un nouveau souffle avec un nouveau bureau exécutif national à l’issue des travaux de son 4e congrès ordinaire. Les congressistes ont élu à sa tête, M. Alexandre Kpadonou pour un mandat de 5 ans.  » Je remercie tous les congressistes pour la confiance placée en nous. Je remercie aussi tous ceux qui ont oeuvré pour la tenue effective de ce congrès. Avec votre soutien, nous allons réussir », a déclaré le nouveau secrétaire général.

La secrétaire générale sortante Célestine Ahossi de Souza lors de son allocution

Dans son discours de bienvenue, la secrétaire générale sortante a défini la problématique de l’heure au Synpeslycop qui a été au coeur des échanges de ce congrès et qui doit faire partie des préoccupations du nouveau bureau exécutif national élu. « Comment se porte actuellement notre syndicat sur le territoire national? Comment faire pour renforcer les capacités de luttes pour la satisfaction de nos revendications en l’occurence les statuts particuliers des administratifs en général? Quelles orientations les réalités actuelles nous exigent-elles ? », a déclaré Mme Célestine de Souza.

L’ex Sg le camarade Albert Ogougbé et le représentant de la Cosi-Bénin, M. Pierre Gninton

En lançant les travaux, le représentant de la Cosi-Bénin, M. Pierre Gninton a fait observer que face à cette problématique, le Synpeslycop doit faire de la formation syndicale son cheval de bataille. Il faut dire que les assises ont connu une forte implication de M. Albert Ogougbé, ancien secrétaire général et cheville ouvrière de la présence continue du Synpeslycop sur l’échiquier syndical béninois.

Une vue partielle des congressites

Les membres du Bureau Exécutif National élu du Synpeslycop

1-SG: KPADONOU Alexandre

2-SGA: AISSI Sylvie

3-SA: TOKIN Romain

4-TG: ASSOGBA ZANGAN Hubert

5-TGA: ATCHIDEDJI Clément

6-SAG: GOUNON Benoîte 

7-SIP: WOUGBE Rémi

8-SAIP: MAGBODJE Faustin

9-SFS: GOMEZ Prisca

10-SO: TOSSAVI Free-Esta

11-SAO: FANOU Raymond

Autonomisation de la femme en milieu rural: Romaric Ahouissoussi salue l’initiative de la Fondation Batonga 

M. Romaric Aurel Ahouissoussi de la direction des relations avec les institutions

Le ministère de la justice et de la législation du Bénin à travers la direction des relations avec les institutions salue le programme d’autonomisation de la femme en milieu rural de la Fondation Batonga. C’est ce qu’on retient de l’interview que le représentant de la direction des relations avec les institutions à l’atelier de restitution des résultats des programmes de la Fondation Batonga, M. Romaric Aurel Ahouissoussi a donnée à la presse. C’était ce jeudi 16 février 2023 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou. Lire ci-dessous son intervention. 

« J’ai représenté le ministère de la justice et des droits de l’homme à l’atelier organisé par la Fondation Batonga sur la programmation de leurs activités. Il a été question d’un de leur programme sur l’autonomisation de la femme en milieu rural. Le gouvernement fait beaucoup sur l’autonomisation des femmes. La problématique tient à cœur à notre gouvernement. Sur le volet économique, des efforts se font pour l’industrialisation et pour structurer notre économie. Je crois que les retombées de ce qui se fait au niveau macro, il y a un pont qui est établi pour que le béninois dans son quotidien puisse accéder aux fruits. Ce qui nous concerne aujourd’hui, c’est beaucoup plus la femme béninoise. Son autonomisation et son accès aux fruits de la croissance économique. Et l’initiative de la Fondation Batonga est à saluer et à encourager. »

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon  

Éducation inclusive en Afrique de l’Ouest: l’appel de Claudine Lawson Daïzo aux Etats et aux parents

Mme Claudine Lawson Daïzo, représentante Afrique de l’Ouest de Inclusion Afrique

Il s’est tenu du jeudi 16 février au vendredi 17 février 2023 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou, un atelier sur l’éducation inclusive en Afrique de l’Ouest. Organisé par Inclusion Afrique, il a connu la participation d’environ 12 pays de l’Afrique de l’Ouest en plus du Kenya et de l’Ethiopie en Afrique de l’Est. Les travaux se sont déroulés sous la houlette de la représentante de Inclusion Afrique pour l’Afrique de l’Ouest, Mme Claudine Lawson Daïzo, psychologue de formation avec une expertise dans la mise en œuvre des droits des personnes handicapées et directrice exécutive de LA CHRYSALIDE. A la faveur d’une interview à la presse, elle a, entre autres, lancé un appel aux Etats et aux parents pour la promotion de l’éducation inclusive au profit des enfants handicapés. Lire ci-dessous, l’intégralité des échanges.

Cause Commune: Quels sont les objectifs de cet atelier?

Claudine Lawson Daïzo: C’est pour que toutes les associations, tous les pays de l’Afrique de l’Ouest puissent mettre en œuvre l’éducation inclusive. L’éducation inclusive est l’éducation qui permet à un enfant handicapé et à un enfant non handicapé de pouvoir apprendre dans la même classe, l’école de leur quartier ou de leur village. Que les enfants handicapés puissent aller dans cette école de la même manière que leurs frères et soeurs, leurs voisins et amis qui ne sont pas handicapés. Qu’on ne dise pas que eux n’ont pas droit à l’éducation ou qu’ils doivent aller dans une école spécialisée qui est à plusieurs km de chez eux. Il faut que les conditions soient réunies pour qu’ils puissent apprendre dans l’école de leur quartier. Et cela est de la responsabilité de l’Etat. L’Etat doit tout mettre en œuvre pour que cela leur soit accessible. Il y a l’accessibilité physique, l’accessibilité au niveau de la communication, de la pédagogie. Il y a la formation des enseignants; surtout ça car si l’enseignant n’est pas formé, il ne peut pas recevoir et éduquer en même temps un enfant handicapé et un enfant non handicapé. Il faut revoir tous les curicula, la manière de faire les évaluations. Il faut aussi savoir qu’un enfant handicapé a des besoins et si on y trouve solutions, il peut aller loin. 

Un appel en guise de mot de fin. 

Je voudrais dire aux parents que si vous avez un enfant handicapé, ne considérez pas que vous avez transgressé des lois. Ne considérez pas que vous avez commis une faute. Ça peut arriver à tout le monde. Que les parents n’aient pas honte. Qu’ils sortent leurs enfants. Qu’ils sachent que leurs enfants ont des droits. Dans nos pays, il y a d’abord la convention relative aux droits des personnes handicapées pour tout le monde et des lois nationales qui protègent les personnes handicapées. Discriminer une personne handicapée peut vous coûter la prison ou des amandes. Donc, l’Etat a l’obligation de tout faire pour que les gens puissent savoir qu’il y a des lois qui protègent les droits des personnes handicapées. Il faut donc savoir qu’un enfant handicapé est d’abord un enfant. Il faut que l’Etat vulgarise la convention relative aux droits des personnes handicapées et les lois nationales que nous avons. Au Bénin, nous avons la loi portant protection et promotion des droits des personnes handicapées en République du Bénin qui malheureusement n’a pas encore de décret d’application. Néanmoins, elle existe. 

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Restitution des programmes de la Fondation Batonga: Flora Houndjrèbo apporte le soutien du Masm

La CT du Masm Flora Houndjrèbo épse Ballé

Le ministère des affaires sociales et de la microfinance ( Masm ) était représenté à l’atelier de restitution des activités des programmes de la Fondation Batonga ce jeudi 16 février 2023 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou par la conseillère aux affaires sociales et à la promotion du genre, Mme Flora Houndjrèbo épouse Ballé. A la faveur d’une interview à la presse, elle a assuré que sa présence témoigne du soutien que le gouvernement apporte aux actions de la Fondation Batonga. 

Ghislain Gbènakpon

« Ma présence ici se justifie parce que ce que la Fondation fait s’inscrit dans la droite ligne de ce que le ministère fait. C’est un partenaire de taille et on ne peut pas ne pas être à cet atelier pour comprendre comment elle fonctionne sur le terrain et avoir vent de ses résultats. Je suis venue apporter tout le soutien du gouvernement et son engagement à collaborer toujours avec les partenaires pour la promotion de la gent féminine et du genre », a déclaré Mme Flora Houndjrèbo épouse Ballé. 

Pour la conseillère aux affaires sociales et à la promotion du genre du Masm, on doit s’attendre à un renforcement de la coopération pour une synergie d’actions. Ce qui permettra à une grande frange de la population de béneficier des différentes actions et initiatives de développement.

L’He Léon Dégny à l’installation de la 9e législature: « La monotonie parlementaire est terminée »

L’honorable Léon Dégny du parti Les Démocrates

Face à la presse ce dimanche 12 févier 2023 à Porto-Novo après l’installation de la 9e législature, le député élu du parti Les Démocrates dans la 9e circonscription électorale,  l’honorable Léon Dégny se réjouit de ce que la monotonie parlementaire est terminée. Lire ci-dessous, l’intégralité de son intervention.

« Nous venons d’être installés. Mes impressions sont bonnes. Ceci dans la mesure où le parlement béninois va avoir un autre son de cloche. La monotonie parlementaire est terminée et nous devons rendre grâce à Dieu pour nous y avoir conduits. Donc, nous sommes satisfaits parce que tout ce qui se fera à l’assemblée sera avec beaucoup de discussions. Les béninois verrons clairement qu’il n’y a pas qu’un seul son de cloche, qu’il y a le discernement, la détermination pour la prise en compte de la volonté des populations. Le parti Les Démocrates est de l’opposition comme cela a été dit clairement. Notre souci, c’est de travailler à la paix, à la réconciliation et au développement de notre pays en prenant en compte les préoccupations des populations, les préoccupations de la base. Quand nous prenons les produits agricoles actuellement, nos parents souffrent. Par exemple le Sodja, pendant qu’à 10 km, ça se prenait à 500 fcfa le kilo, au Bénin, on le prend à moins de 200, soit 190 f le kilo. Alors que ça se vend sur le même marché. La situation est la même pour l’anacarde. C’est donc une législature qui va mettre fin à la monotonie, qui va permettre aux béninois de suivre les débats avec beaucoup de contradictions à la recherche de la vérité, à la recherche du bien-être des populations »

Propos recuellis par Ghislain Gbènakpon

Congo : le conseil d’administration déterminé à réinventer l’imprimerie nationale

Après la nomination de son président en juillet et de l’ensemble des membres du conseil d’administration en décembre 2022 par décret présidentiel, ce mardi 7 février 2023, à Brazzaville, une réunion de prise de contact et de projection de la voie à suivre a réuni autour d’une table les animateurs de cette structure publique.

La rédaction

Arcène Niamba, président du conseil d’administration de l’imprimerie nationale, cette rencontre de prise de contact à plancher sur les préparatifs de la session inaugurale. L’imprimerie nationale du Congo est un établissement public à caractère industriel et commercial.

Une occasion pour le président du conseil d’administration d’imaginer l’imprimerie du 21eme siècle, tournée vers la modernité. Prélude à la tenue de la session inaugurale de cet établissement public à caractère commercial, cette réunion, qui intervient une cinquantaine de jours après la nomination des administrateurs, est une tribune pour mettre les pendules à l’heure.

« Tout à l’heure, au cours de nos échanges qui interviendront après la vérification des mandats, nous allons examiner les textes avant d’adopter l’ordre du jour de la session inaugurale du conseil d’administration. » A déclaré le président du conseil d’administration de l’imprimerie nationale, Arcene Niamba, dans son mot liminaire.

Le sens du devoir aidant, Arcene Niamba, a appelé les administrateurs à faire œuvre utile. « Notre devoir à compter de ce jour est de réfléchir sur les voies et moyens susceptibles pour redonner une naissance effective à ce précieux outil… » Pour lui, les administrateurs devront mesurer le poids de la responsabilité après leur nomination. « C’est un grand honneur, mais aussi une lourde responsabilité » a-t-il rappelé tout en insistant que « C’est un défi que nous sommes chargés de relever ensemble dans l’intérêt supérieur de la Nation. »

Il s’agit d’un véritable challenge, selon Arcene Niamba, de relancer les différents volets de cette imprimerie nationale qui cherche toujours à se réinventer. Il a cité notamment le volet n°1 qui concerne la production des documents liés à l’imprimerie classique et le volet n° 2 lié à la production des documents sécurisés dans le cadre de la mise en place du centre numérique de l’imprimerie nationale.

A noter que, c’est à la fin de la conférence nationale souveraine en 1990 que l’imprimerie du moyen Congo, installée en juin 1909, est devenue imprimerie nationale. Dépourvue de plateau technique depuis cette époque, cet outil de souveraineté n’arrive toujours pas à jouer pleinement son rôle, qu’est celui d’assurer l’édition et l’impression des documents officiels et spéciaux.

Diplomatie en Afrique : la paix dans l’Est de la RDC au menu des discussions entre Denis Sassou-N’Guesso et Félix Tshisekedi

A la recherche d’une solution de paix durable à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a effectué une visite de travail, de 24 heures, à Oyo, dans la Cuvette, ce dimanche 5 février 2023.

La rédaction

A sa descente d’avion le président Félix Antoine Tshisekedi a été accueilli à sa descente de l’avion par son homologue congolais, Denis Sassou-N’Guesso, à l’aéroport d’Ollombo, dans le département des Plateaux.

Ce voyage intervient, Vingt-quatre heures après le mini-sommet organisé par les Chefs d’État membres de la communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), à Bujumbura, au Burundi. Ce sommet auquel le président Tchisekedi a pris part a planché sur la situation sécuritaire à l’Est de son pays.

Il était 13h57 minutes lorsque l’avion transportant le président de la République démocratique du Congo, a atterri sur la piste.

Après le déjeuner, les deux chefs d’Etat ont eu un échange en tête-à-tête au site de Ngolodoua. 

Certes, rien n’a filtré des entretiens entre les deux Chefs d’Etat. Mais, de sources diplomatiques, il en ressort que les deux Chefs d’Etat ont fait le tour d’horizon de l’actualité de la sous region, dominée par de nombreuses questions brulantes de l’heure entre autres la situation sécuritaire à l’Est de la RDC. Sur ce sujet, le mini-sommet de Bujumbura a pris la décision, notamment le déploiement d’autres troupes de la force régionale de l’EAC dans l’Est de la RDC et la cessation des hostilités par les deux parties.

Sachant que le président Denis Sassou-N’Guesso a toujours été, aux côtés du peuple congolais de la RDC dans la recherche des solutions sur la crise à l’Est, mais aussi sur bon nombre des sujets préoccupants dans ce pays.

La coopération bilatérale entre les deux Congo a surement été évoquée dans la mesure où les pays ont scellé leurs liens d’amitié et de coopération depuis des décennies.

Les différentes crises sécuritaires en Afrique n’ont pas manqué d’être évoquées, surtout avec la présence des groupes jadhistes au Burkina, au Mali, au Nigéria et dans d’autres sous-région d’Afrique.

Au niveau international, les deux Chefs d’Etat ont aussi échangé sur la guerre russo-ukrainienne qui bientôt totalisera une année.

En défenseurs de l’environnement, Denis Sassou-N’Guesso et Felix Tshisekedi ont donné leurs points de vue sur cette question, sachant que les deux pays sont issus du Bassin du Congo, premier poumon écologique du monde après la déforestation abusive de l’Amazonie. Aussi, ont-ils fait une projection du sommet de One Planet summit qui va se tenir à Libreville, au Gabon, en début mars de cette année.

Gestion des biorisques en Afrique de l’Ouest: le Pr. Elie Kabré expose la situation au Burkina Faso

Le Pr. Elie Kabré

L’atelier de validation du Plan Stratégique du Réseau de gestion des biorisques en Afrique de l’Ouest ( Wabnet ) qui se tient depuis ce lundi 6 février 2023 à l’hôtel Azalaï de Cotonou pour trois jours connait la participation du directeur général de l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire de l’environnement, de l’alimentation et des produits de santé au Burkina Faso. A la faveur d’une interview à la presse, le Pr. Elie Kabré, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a levé le voile sur la pertinence des assises et n’a pas manqué d’exposer la situation de la gestion des biorisques au pays des hommes intègres. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges. 

Cause Commune: De quoi retourne concrètement cet atelier régional de Cotonou?

Pr. Elie Kabré: L’Ooas organise ces trois jours un atelier sur la bio sécurité. Les dernières pandémies que nous avons connues ont montré la fragilité des systemes sanitaires dans nos differents pays et notamment en ce qui concerne la bio sécurité. Alors, toutes les structures d’analyse qui mettent en évidence des agents pathogènes devraient avoir des dispositions qui leur permettent de gérer l’insécurité dans leurs installations. A l’évidence, ces choses n’étaient pas organisées. Et c’est dans ce sens que l’Ooas a voulu renforcer les capacités des laboratoires qui ont eu à gérer ce genre de spécimen biologique à travers cet atelier pour valider non seulement un plan stratégique de développement, mais aussi un manuel. Nous pensons que c’est une bonne chose; un dispositif qui manquait au système général de santé dans notre sous-région. Et nous sommes là pour faire des contributions constructives pour avoir une feuille de route qui puisse tenir la route et qui puisse nous permettre d’être à la mesure des évènements éventuels qui pourraient survenir dans nos pays. 

Quelle est la situation de la bio sécurité au Burkina Faso ?

Au Burkina, nous avons en ce moment, le laboratoire national de santé publique que je dirige, qui abrite le laboratoire central de référence. Et ce laboratoire de référence gère la bio banque du Burkina Faso. Il existe une agence pour la bio sécurité; mais ses actions ne sont pas toujours coordonnées avec l’ensemble des laboratoires. Vous savez, maintenant on parle du concept Wabnet. Il ne s’agit pas non seulement de s’arrêter au niveau de la santé animale, santé environnementale, santé humaine. . Il faudrait avoir une approche holistique. Et je pense que le plan stratégique qui va être élaboré permettra au Burkina Faso de disposer d’un référentiel qui va nous permettre de mener nos activités dans un cadre plus concerté pour avoir un bénéfice plus large pour nos populations 

Un appel en guise de mot de fin.

Je pense que c’est l’occasion pour que nous puissions échanger sur les problématiques qui sont les nôtres dans nos différents pays. Nous avons plus ou moins, la même structuration des problématiques. C’est peut-être le lieu, avec le peu de ressource dont nous disposons, de pouvoir asseoir une feuille de route pour faire en sorte que la sécurité biologique puisse nous accompagner dans nos activités de tous les jours, et que même en cas de survenance d’épidémie, nous soyons capables de répondre de manière convenable. 

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Une vue de famille des participants à l’ouverture des travaux de l’atelier régional

Accidents récurrents au Bénin : les pertinentes propositions de Dr. Marius Kpossi

Dr. Marius Kpossi, président du Creuset pour la Paix au Bénin ( Cpb )

Le drame de Dassa survenu le dimanche 29 janvier continue de suciciter des réactions. Parmi celles-ci, il faut noter celle du président du Creuset pour la Paix au Bénin ( Cpb). Son président Dr. Marius Kpossi fait observer que la récurrence des accidents au Bénin est un défi quotidien qui interpelle tout le monde avant de faire des propositions concrètes dont entre autres, la création d’une cellule de répression et de sensibilisation sévères plus préventives que curatives . Lire ci-dessous sa réaction. 

« Notre pays est dans le choc et dans l’émoi après la tragédie du dimanche 29 janvier 2023 à Dassa Zoumè . Importantes et tristes et douleureuses et déshumanisantes pertes en vies humaines sont enregistrées au cours de cet accident de la circulation .

Nous nous joignons au Gouvernement pour présenter nos sincères Condoléances aux familles éplorées et à tout le peuple béninois .

Nous prions le gouvernement de faire de ce lieu de drame un lieu de receuillement et qu’une pierre y soit posée pour servir de repect pour la mémoire des disparus .

Nous proposons également que des cultes soient dits en ce lieu en faveur des âmes des disparus .

S’agissant de la sécurité des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire national, nous devons rapidement convoquer les forces vives de la nation et diligenter les états généraux du conseil national de la sécurité routière le plus tôt possible . 

Il nous faut prendre des mesures de sensibilisation et de répression sévères mais surtout et toujours des sensibilisations  dans le sens préventif .

Les conducteurs étant  » têtus  » situons leurs responsabilités et qu’ils sachent que  leurs vies et celle des autres usagers en dépendent .

Ce deuil va passer mais il ne va pas disparaître .

Ce sont des plaies pour notre pays .

Nos larmes et nos mots sont insuffisants devant le poids déshumanisant de cette tragédie .

Le respect strict et rétroactif du code de la route de tout véhicule ( camions , voitures , motos ) en vue de la préservation de la vie est sacré ».

Conseil africain pour le dialogue interreligieux sur le droit des enfants: l’appel de l’Imam Oumarou Ayouba

L’Imam Oumarou Ayouba du Cameroun

Au nombre des participants au séminaire de formation organisé du jeudi 2 février au vendredi 3 février 2023 au  chant d’oiseau de Cotonou à l’intention du Conseil africain pour le dialogue interreligieux par l’Unicef pour son implication dans son nouveau programme de promotion des droits de l’enfant, il y a le secrétaire général de l’association camerounaise pour le dialogue inter religieux et, entre autres, Imam de la Mosquée Centrale N°1 Yaoundé. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, l’Imam Oumarou Ayouba, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’est prononcé sur la pertinence de ce nouveau programme et n’a pas manqué de lancer un appel pour l’engagement de tout le monde au profit du respect des droits des enfants.

Ghislain Gbènakpon 

« L’adulte d’aujourd’hui a été l’enfant d’hier. Et l’enfant d’aujourd’hui sera l’adulte de demain. Cela veut dire que si nous voulons que les enfants que nous éduquons aujourd’hui, connaissent une vie dépourvue des vices tels que le vol, les agressions, consommation de substances prohibées qui leur rendent fous, accros à la drogue, on doit les envoyer à l’école. Cela va leur assurer un lendemain sans trop de problèmes sur le plan professionnel et éducationnel . Eux-memes seront à même de parler dans la société. Ils seront les leaders de leurs communautés. Mais s’il y a pas l’éducation ou on envoie le garçon à l’école et on délaisse la fille, ce n’est pas bon », a déclaré l’Imam Oumarou Ayouba. 

Le secrétaire général de l’association camerounaise pour le dialogue inter religieux plaide pour la mobilisation de tous sur le continent pour la promotion et le respect des droits de l’enfant: « Je veux dire à nos frères, nos amis, de promouvoir l’éducation et l’encadrement des enfants; surtout les enfants orphelins qui méritent nos soutiens, nos apports sur le plan nutritionnel, sur le plan vestimentaire et sur le plan santé. Nous devons nous investir autant que faire se peut ».

L’initiative de l’Unicef saluée

Il ressort de l’intervention de l’Imam Oumarou Ayouba qu’à travers ce séminaire sous-régional, l’Unicef entend impliquer les dignitaires des différentes confessions religieuses africaines dans la mise en oeuvre de son nouveau programme de promotion de la défense du droit des enfants. « Les travaux sont très enrichissants et sont appuyés par l’Unicef qui s’occupe de problèmes qui relèvent des droits des enfants, comme l’éducation, la santé et autres. Ils nous ont réunis pour nous imprégner sur un nouveau programme qu’ils veulent mettre sur pied dans ce sens. C’est un programme sous régional de lutte pour le respect des droits des enfants comme l’éducation, la santé et contre le mariage et l’esclavage des enfants », a-t-il expliqué. 

Le secrétaire général de l’association camerounaise pour le dialogue inter religieux salue l’initiative de l’Unicef d’impliquer le Conseil africain pour le dialogue inter religieux dans sa stratégie de défense des droits des enfants. « Oui, il y a de cela longtemps, les Ong ne s’intéressaient pas aux religieux. Mais avec le temps, elles ont réalisé que pour atteindre leurs cibles, il fallait passer par les religieux. Nous savons sensibiliser nos fidèles surtout lors de nos cultes », a soutenu l’Imam Oumarou Ayouba de la Mosquée Centrale N°1 Yaoundé.