Planification de la gestion des catastrophes : l’actualisation du Plan de contingence national mobilise les acteurs

Le gouvernement béninois est résolument engagé dans la promotion de la résilience des populations face aux catastrophes qui passe par une bonne planification de la gestion de celles-ci. En témoigne l’atelier d’actualisation du Plan de contingence national qui s’est ouvert ce mardi 5 septembre 2023 à Grand-Popo avec le soutien technique et financier de la coordination du Système des nations unies ( SNU ) au Bénin . Les travaux qui durent quatre jours ont été lancés par le directeur adjoint de cabinet ( DAC ) du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, M. Yafradou Adam Tairou.

Ghislain Gbènakpon

« Grâce à vos travaux, nous devons pouvoir connaître les risques majeurs pour cette année afin de planifier en conséquence la mobilisation des ressources pour une réponse appropriée. », a déclaré dans son discours le DAC aux participants les exhortant à faire des propositions d’activités pertinentes permettant une bonne préparation et une gestion efficiente des aléas en cas de survenance. M. Yafradou Adam Taïrou a rappelé qu’à la troisième conférence mondiale des nations unies sur la réduction des risques de catastrophes, la communauté internationale s’est engagée à promouvoir la résilience des nations et des collectivités face aux catastrophes. Et pour traduire dans les faits cet engagement communautaire, poursuit-il, le Bénin ne ménage aucun effort à mettre en place et à actualiser régulièrement tous les outils nécessaires à la bonne gestion des crises et catastrophes. « Le plan de contingence est au premier rang des outils de gestion des crises et catastrophes et son actualisation justifie notre présence en ces lieux », a expliqué Yafradou Adam Taïrou.

Plusieurs sessions sont au programme de cet atelier d’actualisation du Plan national de contingence. On peut citer, entre autres, la sensibilisation sur les principes humanitaires et la coordination humanitaire, la matrice d’opérationnalisation du plan, la sensibilisation sur la gestion de l’information, les stratégies de mobilisation des ressources, les méthodes de suivi et évaluation de la réponse, la revue des fiches d’évaluation multisectorielle et d’enrôlemen, présentation et validation du PCN, présentation du draft du plan de contingence spécifique aux réfugiés et les déclencheurs d’activation du plan. Les acteurs participants sont les membres des plateformes de réduction des risques de catastrophes et d’adaptation aux changements climatiques dont entre autres les cadres de l’Agence national de protection civile ( ANPC ), le Secrétariat permanent de la commission nationale chargée des réfugiés et des aptrides ( SP/CNRA ), les maires des zones à risques, les préfets et les OSC engagées pour la résilience des populations. Le DAC Yafradou Adam Taïrou n’a pas manqué de remercier le SNU en général pour son soutien technique et financier et de façon particulière le HCR et l’UNICEF.

4e rapport de l’EPU des droits de l’homme au Bénin : la société civile élabore sa feuille de route de suivi des recommandations

Une vue des participants

La société civile béninoise est engagée pour jouer sa partition dans la mise en œuvre des recommandations du quatrième rapport d’examen périodique universel ( EPU ) des droits de l’homme du Bénin. Avec le soutien technique de l’UPR Info, elle élabore sa feuille de route de suivi de leur mise en œuvre. C’est à travers un atelier initié par Changement Social Bénin qui s’est ouvert ce lundi 4 septembre 2023 à Cotonou pour trois jours.

Ghislain Gbènakpon

« Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet Élaboration du rapport alternatif et plaidoyer de la société civile pour une contribution au quatrième cycle de l’EPU du Bénin qui a démarré depuis janvier 2022 et qui aujourd’hui aborde son troisième objectif spécifique. Car la première partie élaboration du rapport est passé, le plaidoyer pour que le contenu soit relayé par les Etats étant les seuls habilités à faire des recommandations à leurs pairs, cette phase est aussi terminé. Actuellement, nous sommes à la phase de la vulgarisation du contenu de ce rapport final adopté le 7 juillet dernier. Dans cette phase, il est attendu de la société civile la production d’une feuille de route pour le suivi des recommandations », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse, le chef du projet, M. Josué Dohami

Le PCA de Changement Social Bénin, Ralmeg Gandaho et le Représentant Afrique de UPR Info Axel Etoundi

Dans son intervention de circonstances à l’ouverture des travaux, le président du conseil d’administration de Changement social Bénin, Ralmeg Gandaho a fait observer que cet atelier constitue une opportunité pour la société civile de mieux s’approprier le processus EPU pour un meilleur suivi du 4e cycle : « Pendant les trois jours, nous aurons l’occasion pour nous de la société civile, pour ceux qui en savaient assez d’en savoir davantage et pour ceux qui viennent de découvrir le processus d’en savoir l’essentiel afin que avec dextérité, la société civile puisse jouer son rôle à côté du gouvernement, des acteurs impliqués dans le processus pour que le suivi du 4e cycle soit meilleur que celui du 3e et ce, pour le renforcement de l’état de droit et de la démocratie chez nous ».

Une vue d’ensemble des participants en pleine séance

En lançant les travaux, le représentant Afrique du l’UPR Info qui s’est donné pour mission l’amélioration de la situation des droits humains via l’EPU a vanté les bienfaits de ce mécanisme. « L’examen périodique universel est une innovation très importante au conseil des droits de l’homme des Nations Unies qui repose sur le principe d’égalité de traitement de tous les pays. Il donne l’occasion à tous les Etats de déclarer les mesures qu’ils ont prises pour améliorer la situation des droits de l’homme dans leurs pays et surmonter aussi les obstacles à l’exercice de ces droits. L’EPU est une excellente plateforme pour partager les meilleures pratiques en matière de droit de l’homme à travers le monde entre les Etats. De plus l’EPU offre la possibilité et même encourage différents acteurs au niveau national à coopérer pour progresser en matière de droits humains », a soutenu M. Axel Etoundi

Parution du recueil de nouvelles Les ongles de la nuit: l’appel de Minakpon Stanislas Hounkanlin à une réflexion sur la portée des pouvoirs endogènes

L’auteur Stanislas Hounkanlin

Après son premier ouvrage Les anecdotes de la décentralisation en 2022, l’écrivain béninois Minakpon Stanislas Hounkanlin vient de signer un nouveau chef-d’oeuvre littéraire. Il s’agit du recueil de nouvelles Les ongles de la nuit publié par les Editions Nouveautés. Le lancement a eu lieu le jeudi 31 août 2023 dernier à Bénin Royal hôtel de Cotonou. A l’occasion, l’inspecteur de l’enseignement secondaire et grand écrivain Apollinaire Agbazahou, préfacier de l’ouvrage, a été distingué par la maison d’édition Tête d’Affiche créée par l’auteur pour rendre hommage aux « Plumes intemporelles » béninoises et africaines.

Ghislain Gbènakpon

L’auteur Stanislas Hounkanlin lors de son intervention

La sorcellerie, l’occultisme, le secret professionnel, le dilemme entre prestation de serment et dénonciation de la vérité, les vérités angéliques du gangstérisme et l’aveuglement de la tradition. Voilà selon le préfacier Apollinaire Agbazahou, les repères du fil d’Ariane du labyrinthe à travers lequel l’auteur balade son lectorat et l’installe dans les arcanes de l’insondable. « C’est un recueil de huit nouvelles qui décrivent la vie autour de nous. Une diversité thématique qu’on trouve dans un seul livre. Le titre Les Ongles de la nuit est très illustratif du contenu de l’ouvrage. Quand on dit Les Ongles de la nuit, ce n’est pas uniquement la sorcellerie mais c’est tous les évènements sombres de la vie, les agissements de l’homme, toutes les déviances sociétales et sociales. C’est de sa que nous avons parlé dans l’ouvrage. Le titre éponyme Les Ongles de la nuit met en scène un enseignant, un professeur de mathématique dont le fils unique devrait passer de vie à trépas. Il a consulté et le devin lui a proposé d’intercéder auprès des maîtres de l’ombre pour que son fils revienne à la vie; mais à condition qu’il doit devenir sorcier. Ce qu’il n’a pas accepté. Il dit qu’il vaut mieux sacrifier sa vie pour la survie de son enfant. Donc c’est un peu une défiance vis-à-vis des pouvoirs occultes qui sont destinés à faire du mal. L’auteur appelle en fait à une prise de conscience parce que c’est une réalité. Ces pouvoirs existent. Et il propose qu’ils soient plutôt mis au service du développement et du bon fonctionnement social. Voilà fondamentalement ce qu’on retient », a expliqué M. Stanislas Hounkanlin à la faveur d’une interview à la presse.

Une vue partielle des participants dont un en gros plan avec l

Mais d’autres titres ou nouvelles accrochent forcément le lecteur. C’est le cas par exemple du Contingent Invisible qui est en fait un regard un peu différent sur la guerre en Ukraine. « Aujourd’hui on voit deux forces en présence en l’occurrence la Russie et l’Ukraine. Ensuite un peu dans l’ombre, les États-Unis, l’Union européenne; le monde occidental en réalité contre la grande Russie. Mais le problème est que les conséquences de cette guerre touchent l’Afrique où on constate une grande inflation, la cherté de la vie. Donc les africains n’ont rien à voir avec cette guerre mais Ils en souffrent. C’est pourquoi, l’auteur propose de mettre à contribution les forces occultes qui font du mal par ici. Qu’elles permettent plutôt de mettre un terme de façon autoritaire à cette guerre qui se mène à plusieurs milliers de km d’ici mais qui laisse des conséquences désastreuses sur notre vie », plaide Stanislas Hounkanlin.

Apollinaire Agbazahou distingué par Tête d’Affiche

Le préfacier et écrivain patriarche recevant son certificat Plumes intemporelles

C’est ce qu’on appelle faire d’une pierre deux coups. En marge du lancement du recueil de nouvelles Les ongles de la nuit, la maison d’édition Tête d’Affiche créée par l’auteur a distingué le préfacier Apollinaire Agbazahou dans le cadre de son initiative « Plumes intemporelles » qui rend hommage aux grands écrivains du Bénin et d’Afrique. « Nous avons mis en place une maison d’édition qui veut travailler différemment et apporter une plus-value au monde littéraire, au monde du livre. Et la première innovation que nous avons mise sur la table est d’identifier nos valeurs littéraires, les plumes intemporelles que nous avons. Nous avons décidé de les distinguer pendant qu’ils sont encore là avec nous. Et on a commencé par l’inspecteur Agbazahou qui est un homme extraordinaire avec beaucoup de dimensions en ce qui concerne sa vie littéraire. Il est à la fois poète, dramaturge, nouvelliste, romancier, essayiste. Tout ça concentré dans un seul homme. Nous lui avons donc reconnu ses mérites . D’autres grands noms de la littérature béninoise et africaine vont suivre », a expliqué Stanislas Hounkanlin.

Rejet de la Françafrique: le RJLB fait le diagnostic du sentiment anti-français et propose

Le Réseau des jeunes leaders du Bénin. ( RJLB ) opine sur le rejet de la Françafrique en Afrique de l’Ouest qui favorise le diktat du maître colon aux dirigeants. A la faveur d’une déclaration, il livre son diagnostic sur ce état de choses et invite les gouvernants africains à organiser des élections à suffrage universel, transparentes pour permettre aux peuples de choisir, eux-mêmes leurs chefs d’Etat et d’adopter une gouvernance de développement qui répond à leurs aspirations.

La situation politique des peuples, ancien colonie Française préoccupe le Réseau des Jeunes Leaders du Bénin. A travers une déclaration officielle, la jeunesse béninoise opine sur les contours du sentiment anti-français qui a cours actuellement au sein de la jeune génération noire Africaine. Parlant de l’effet croissant du sentiment anti-français imbu dans la ferveur populaire, le Rjlb voit raisonnable cette ascendance contre les dirigeants européens qui, autrefois étaient les maitres du continent noir de part leurs mains mises sur certains Etats à travers la colonisation.

En effet, la doctrine politique mondiale démontre clairement que beaucoup des Chefs d’Etats Africains se cachent derrière les dirigeants occidentaux, les servent faisant ainsi leurs politiques afin de s’éterniser au pouvoir alors que c’est le même peuple Africain qui les a élu, non pas ces gouvernants colons. Pour se faire, le Rjlb invite instantanément la jeunesse béninoise en particulière et Africaine en générale à comprendre enfin que le sentiment anti-français pour les peuples noirs d’Afrique  n’est pas une supériorité d’actualité, car chacun des membres des milliers de familles des Pays d’Afrique Francophone a un descendant vivant dans l’hexagone précisément en France.

De l’analyse approfondie du Rjlb, la jeunesse Africaine est plutôt contre la politique Fançafrique où les maitres colons suggèrent à ce que nos dirigeants s’immortalisent au pouvoir juste parce que ces derniers actionnent les rentes Françaises et non les intérêts des populations et des pays qu’ils dirigent. Au demeurant, aux dires des jeunes leaders du Bénin, en vérité dans la réalité du contexte géopolitique actuel, plusieurs Chefs d’Etats africains deviennent des Sous-préfets de la France et ne sont guidés que part des ordres des autorités-politiques Françaises chapeautés par des hommes d’affaires de ce pays colonisateur dans le seul et unique but de piller les ressources naturelles du continent noir.

Par cette tribune, le Réseau des Jeunes Leaders du Bénin requiert aux politiciens africains qui orientent la politique de développement de nos nations qu’ils sont élus par un peuple et qu’en retour, qu’ils fassent en sortent de mettre sur pieds une transition démocratique avec des élections libres, inclusives et indépendantes laissant de cet fait, les populations elles-mêmes de choisir après la fin de leurs mandat le dirigeant qu’elles désirent. De l’idée de ce vœu voulu par le Rjlb, cette posture marquera à coup sûr leurs passages à la tête de l’Etat qu’ils gouvernent au lieu de diriger par la force. Hélas ! De cette volonté à l’antiquité et bannie par les grandes puissances de s’éterniser au pouvoir suscite toujours à l’avenir des coups de forces et là, le comble est qu’ils sont obligés de sauter par la clôture du Palais présidentiel dont ils sont locataires pour s’enfuir en exile, car le peuple reste souverain et détenteur du pouvoir exécutif.

Le cas du Niger qui fait actuellement l’actualité intéresse au plus haut niveau le Rjlb qui aperçoit que dans ce pays du sahel, la population en majorité venant de Zinder fait la manche du Maghreb et dans ce même cadre selon le développement politique du Rjlb, il y a le Ministre Oumarou Alma provenant de Zinder est l’homme le plus riche de ce peuple Maghrébin or le village natal de ce politicien nigérien est la région la plus pauvre de cette contrée. Chose bizarre selon la réflexion des Jeunes Leaders du Bénin, les nigériens font la manche alors que leur pays est regorgé de ressources naturelles et reste et demeure un pays commode en sous-sol. Partant du cas du Niger voisin, les jeunes leaders du Bénin décrit que ce qui conduit souvent aux révoltes des peuples convergent à la faim qui regagne les branches de la population de chaque pays. Le Rjlb exhorte les autorités politiques des Etats Africains de veiller à ce que lorsqu’ils seront en fin de mandat, ce qui nécessite l’organisation des élections, faudrait pas que les dirigeants de l’heure regardent les guéguerres des ordres de la République Française estimant du coup que tel où tel compatriote n’est pas le candidat du maitre colon privant ainsi son vis-à-vis de sa liberté en le jetant dans les geôles de la prison. Ce temps est révolu estime le Rjlb avant d’émettre le vœu à ce que la justice soit juste et impartiale. Aussi, excitons nos dirigeants africains qui sont aux commandes de leurs peuples, d’organiser des élections à suffrage universel sans heurtes afin que les peuples choisissent elles-mêmes, leurs propres Présidents de la Républiques, ce qui permettra aux militaires de savoir que c’est le peuple qui a choisi et là, ils ne pourront plus posséder aux coups d’état pour arracher de force le pouvoir suprême.

Le Rjlb pense que si le haut commandement militaire de nos Etats sait qu’il y a des guéguerres et que le Chef de l’Etat qui dirige le peuple souverain n’est pas élu démocratiquement créant ainsi des frustrations au sein même de l’armée, ils estiment qu’ils peuvent aussi arracher le pouvoir par la force et diriger alors que si chaque dirigeant est effectivement élu par la population à suffrage universel direct, les militaires mêmes seront confrontés à une réalité de leurs pays du moment où chaque Etat à son esprit qui le guide.

«Respectons l’esprit de la population et honorons la volonté de la population de changer leur mode de vie et le style du gouvernant qu’elle adopte, car avec la florissante des médias sociaux, toute la négativité dont fait preuve nos dirigeant impurs est diffusé dans l’univers terrestre engendrant ainsi la révolte des peuples fatigués de leurs gouvernants.», fait remarquer le Rjlb avant de clôturer par cette citation réaliste «L’Internet est la première chose que l’homme a crée sans la comprendre en matière d’anarchie, jamais réalisé», fin de citation.

Ccom/Rjlb

3e réunion consultative des institutions régionales et organes de régulation de l’UA: participation active du Représentant de la CEDEAO Francis Oké

Le Représentant Permanent de la CEDEAO auprès de l’UA, SE Francis Oké

Le Représentant Permanent de la CEDEAO auprès de l’Union Africaine ( UA ) prend activement part à la troisième réunion consultative entre les organisations économiques régionales, les mécanismes régionaux et les organes de régulations de l’organisation panafricaine qui s’est ouverte ce lundi 28 août 2023 à Bujumbura au Burundi. Les questions liées à la résurgence du terrorisme et les changements anti-constitutionnels de gouvernement en Afrique sont au coeur des assises.

Il faut dire que l’Afrique de l’Ouest fait face à une poussée de l’extrémisme violent qui du Sahel au Burkina Faso, Mali et Niger, étend ses tentacules dans les pays côtiers du golf de Guinée tels le Bénin et le Togo. C’est dans ce contexte que la région connait une recrudescence de coups d’Etat militaires avec son lot d’instabilité et de crises politiques. La situation au Mali, Burkina Faso, en Guinée et dernièrement au Niger fait l’objet de grande préoccupation; surtout celle du Niger où la CEDEAO use d’initiatives diplomatiques et de ménage d’intervention militaire pour restaurer l’ordre constitutionnel et rétablir le président Bazoum déchu dans ses fonctions.

Cette réunion est une occasion de plus pour réfléchir à une sortie rapide de crise. Il est à préciser que le Représentant Permanent de la CEDEAO a eu des échanges informels avec S.E. Mme Angeline NDAYISHIMIYE, Première Dame de la République du Burundi qui dirige la mission africaine de paix des Premières Dames.

Ghislain Gbènakpon

Diagnostic et maintenance automobile: remise d’attestation de fin de formation à 5 apprentis de GIA Services

Les cinq nouvelles figures dans la maintenance et la réparation automobile dans l’Afrique et le monde libérés par GIA Services

Cinq nouvelles figures dans la maintenance et la réparation automobile en Afrique et dans le monde. Le Groupe Inter Automobile Services ( GIA Services ) les a libérés ce samedi 26 août 2023 à la bourse de travail à Cotonou après trois ans de formation. C’était à la faveur d’une cérémonie de remise d’attestations de fin de formation riche en sons et en couleurs devant parents et invités de marque sous la houlette du directeur général de GIA Services, M. Honoré Abouta.

Ghislain Gbènakpon

Le directeur général de GIA Services Honoré Abouta

Aimé Marius Kindofodji, Affissou Pacôme Gbaguidi, Cédrick Junior Anani, Cosme Hérodon Abouta et Ghyslain Médégnon. Ce sont les cinq apprenants de GIA Services libérés qui ont reçu leurs diplômes et attestations de fin de formation samedi dernier. « C’est un sentiment de joie qui m’anime parce que nous avons besoin de ces professionnels pour le pays. Vous n’êtes pas sans savoir que aujourd’hui, la technologie, la technologie en matière de réparation automobile a changé les donnes et les véhicules que nous recevons aujourd’hui sont électroniques de haut niveau avec les indicateurs de bord et autres. Les véhicules des années 80 à 2000 sont moins électroniques. Et aujourd’hui, il faut la formation adéquate avant de pouvoir répondre aux exigences de ces véhicules. Donc, nous avons besoin dans notre pays des professionnels de taille pour satisfaire les besoins des béninois en maintenance automobile. C’est en cela que je suis fier de libérer ces 5 heureux récipiendaires sur le marché pour le bien du peuple béninois, de l’Afrique et partout dans le monde », a soutenu à la faveur d’une interview à la presse, le PDG Honoré Abouta qui a soutenu qu’à GIA Services, la formation dure trois ans et permet d’acquérir tout ce qu’il faut pour pour entretenir et réparer un véhicule selon les normes internationales et les exigences des constructeurs. Les récipiendaires par la voix de Cédrick Junior Anani lui ont exprimé leur reconnaissance.

Une vue de famille des récipiendaires avec le DG/GIA Services et les invités de marque

Il faut dire que la qualité des services à GIA Services est désormais reconnue et de notoriété publique. C’est ainsi que par exemple en 2016, au terme d’une enquête du ministère de l’industrie et du commerce, GIA Services a été proclamé et distingué premier en  matière de professionalisme avéré sur 42 garages enquêtés. Les invités et personnalités de marques clients de GIA Services ont aussi témoigné de son professionalisme. C’est le cas du directeur général de l’ASECNA, M. Wilfried Adjovi qui s’est confié à la presse: « GIA Services est un groupe qui a su s’adapter à l’évolution de la technologie car quand on l’a connu, il n’y avait pas de l’électronique et d’informatique dans nos véhicules. Aujourd’hui, j’ai un véhicule électronique et informatique et je vous assure qu’il me donne satisfaction comme si j’étais en France. C’est une grande satisfaction avec ce groupe. J’ai aussi essayé les apprenants qui ont eu à travailler sur mon véhicule et je pense que la qualité du savoir transmis est au top »

6e congrès de la CSTB: Kassa Mampo reconduit pour le renforcement de la confédération dans tous les secteurs

Les membres du nouveau CCN

( La nouvelle configuration du CCN )

« Face à la planification de la faim aux conditions d’esclave aux ouvriers et aux autres travailleurs salariés par le pouvoir de la rupture appuyé par les puissances impérialistes et leurs institutions, le FMI et la Banque Mondiale, consolider et renforcer dans tous les secteurs, la CSTB et impulser des actions unitaires à la base pour la satisfaction des revendications ». C’est sous ce thème que s’est tenu ce vendredi 25 août 2023 à la bourse du travail à Cotonou, le sixième congrès ordinaire de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin ( CSTB ). Au terme des travaux au petit matin du samedi 26 août, le secrétaire général Nagnini Kassa Mampo est reconduit à la tête du nouveau Comité Confédéral National ( CCN ) de 15 membres élu pour un second mandat.

Ghislain Gbènakpon

Pas de changement à la tête de la CSTB à l’issue de son sixième congrès ordinaire. Les congressistes ont renouvelé leur confiance samedi dernier leur confiance au secrétaire général sortant Nagnini Kassa Mampo pour poursuivre le chantier de consolidation et du renforcement de la confédération dans tous les secteurs ainsi que l’impulsion des actions unitaires à la base pour la satisfaction des revendications conformément au thème de ce sixième congrès. Les assises ont connu la participation des organisations sœurs de la sous-région comme le Trade Union Congress du Ghana (TUC – Ghana), la Confédération Générale des Travailleurs de la Côte d’Ivoire (CGTCI), le Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (CSA – Sénégal) et la Confédération générale des travailleurs du Burkina Faso (CGT-Burkina). Il faut dire que la veille du congrès, ces organisations de la sous région ont participé à la rencontre des organisations des travailleurs de l’Afrique de l’Ouest qui s’est tenue toujours à la bourse du travail de Cotonou et qui a donné naissance à l’Union générale des travailleurs de Afrique de l’ouest ( UGTAO ). Et la CSTB sous le leadership du SG Kassa Mampo a réussi le pari de la bonne organisation.

Les 15 membres du CCN élus


1- Secrétaire Général : KASSA MAMPO Nagnini
2- Secrétaire Général Adjoint : KOUTO Norbert
3- Secrétaire Administratif : PRODJINOTO Frédéric
4- Secrétaire aux relations extérieures : AÏMASSE Joseph
5- Trésorier Général : AGOSSOU Brice A.
6-Trésorier Général Adjoint : HOUEDEGNON Jean -Mari
7- Secrétaire chargée du genre: MEDJIGODO Léa
8- Secrétaire chargé de la presse et de la propagande : SEGNANKA Rodolphe
9- Secrétaire Adjoint chargé de la presse et de la propagande : BADESSI Xavier
10- Secrétaire chargé de la formation et de l’éducation ouvrière : AGNAN Rock
11- Secrétaire à la manifestation : DESSOU Fiacre
12- Secrétaire chargé du suivi du secteur public : SALAKO Soulé
13- Secrétaire chargé du suivi du secteur privé : ANATO Aymar
14- Secrétaire Adjoint chargé du suivi du secteur privé : KPOBLI Isidore
15-Secrétaire chargée du suivi du secteur informel : DAGBA Juliette

Violences basées sur le genre: après Cotonou, la COSI-Bénin sensibilise les agents de santé de Porto-Novo

La COSI-Bénin poursuit sa croisade contre les violences basées sur le genre ( VBG ) dans le secteur sanitaire avec le soutien de CNV International. Après les agents de santé de Cotonou, elle a organisé une séance de sensibilisation et de renforcement de capacités sur la lutte contre ce fléau social au profit de leurs homologues de Porto-Novo. C’était ce vendredi 25 août 2023 au Centre hospitalier départemental de l’Ouémé-Plateau ( CHDOP) dans la capitale en collaboration avec les syndicats membres de la fédération des syndicats du secteur de la santé affiliés à la COSI-Bénin.

Ghislain Gbènakpon

Sensibiliser les agents de santé sur la réalité des faits de violences basées sur le genre et les informer sur les mécanismes légaux de prise en charge existants des travailleurs victimes. C’est l’objectif de cette séance de sensibilisation sur les violences basées sur le genre organisée par la COSI Bénin. Les bénéficiaires sont entre autres, les travailleurs et l’administration du CHDOP, la CONAF COSI Bénin départementale, le SYNPAT, le SYNAASSA, la CCD COSI Bénin, le SYPIMB, SIDE, SYNSAFEB, SYNIB et l’hôpital bon Samaritain. Ils ont eu droit à un rappel des éléments de contexte en lien avec les VBG en général et les VBG en milieu du travail en particulier dans le secteur de la santé, des définitions de notions clés comme les violences sexuelles, le harcèlement sexuelle et ont été sensibilisés sur les mécanismes de dénonciation et de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre ainsi que les stratégies et comportements à adopter face aux VBG.

Il faut dire que la lutte contre les VBG et la protection des droits de la femme fait partie des priorités de la COSI Bénin qui depuis plus d’une décennie s’évertue à développer non seulement des stratégies de renforcement de capacités des femmes travailleuses sur les textes qui régissent la répression des VBG, mais également des actions de plaidoyer en direction des autorités politico-administratives en vue de l’amélioration des politiques et de la législation nationale pour cette cause. Ces séances de sensibilisation sur les VBG dans le secteur de la santé s’inscrivent dans la droite ligne de l’engagement de la COSI-Bénin en faveur de la protection des droits de la femme.

Crise au Niger: Dr. Alieu Touray assure que la CEDEAO travaille à une solution à l’amiable

Le président de la Commission de la CEDEAO, S.E Dr. Alieu Touray face à la presse internationale

La CEDEAO travaille à une solution à l’amiable en vue de la restauration de l’ordre constitutionnel au Niger. C’est l’assurance qu’a donnée le président de la commission de la CEDEAO, ce vendredi 25 août 2023 à la faveur d’une conférence de presse à Abuja sur la situation politique au Niger. Face à la presse internationale, S.E Dr. Alieu Touray a tenu à rassurer les populations nigériennes que l’organisation régionale est très préoccupée par leur prospérité économique et leurs conditions sociales et croit que leurs aspirations au bien-être ne peuvent se réaliser qu’avec la démocratie et une gouvernance participative.

Une vue partielle de la presse internationale

Il faut dire que lors de sa dernière session extraordinaire, la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO a décidé du déploiement de sa force en attente en vue d’une éventuelle intervention militaire au Niger pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel après le coup d’Etat du 26 juillet 2023. Cette sortie médiatique du président de la commission S.E Dr. Alieu Touray vient confirmer que la CEDEAO recherche toujours une solution pacifique à la crise.

Ghislain Gbènakpon

Niger: la COSI-Bénin condamne le coup d’Etat mais s’oppose à une intervention militaire

Les premiers responsables de la COSI Bénin

La Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin ( COSI-Bénin ) vient de réagir sur la crise politique au Niger née de la prise de pouvoir par une junte militaire. Dans une déclaration lue ce jeudi 24 août 2023 à la bourse du travail par son secrétaire général Noël Chadaré, elle condamne sans équivoque le coup d’Etat du 26 Juillet convaincue que le pouvoir légal, c’est dans les urnes et non au bout du fusil. Toutefois, elle invite la CEDEAO dans la recherche de solutions à écarter l’option d’intervention militaire qui est un saut dans l’inconnu. Lire ci-dessous l’intégralité de la déclaration.

PRISE DE POUVOIR PAR UNE JUNTE MILITAIRE SUIVIE DE TENSION POLITIQUE AU NIGER

DÉCLARATION DE LA COSI-BENIN

Le 26 Juillet 2023, le Bureau Exécutif de la Confédération des Organisations Syndicales Indépendantes du Bénin(COSI
Bénin) a appris avec consternation que le président Mohamed Bazoum, élu démocratiquement en 2021, a été renversé par un coup d’État mené par un groupe de militaires autour du chef de la garde présidentielle, le général Omar Tchiani,
soutenu plus tard par l’armée nigérienne.

Malgré les messages de protestation de la communauté internationale et les pressions exercées par les instances régionales à savoir la CEDEAO, l’UEMOA et l’UA, le président déchu n’a, ni été libéré, ni réinstallé dans ses fonctions jusqu’à
ce jour.

Cette situation a engendré de vives tensions politiques et sociales dans le pays avec des manifestations violentes et des
attaques aux frontières entre le Niger et le Nigéria notamment.

Aussi, les nigériens et les nigériennes, commencent-ils par souffrir au quotidien des conséquences des sanctions économiques et des mesures de restrictions frontalières mises en œuvre par les pays des espaces UEMOA et CEDEAO auxquels appartient le Niger, souffrance qui n’épargne pas aussi les populations de nos pays.

Face à cette situation qui se dégrade chaque jour un peu plus, la COSI-Bénin se joint à la communauté internationale pour condamner sans équivoque cette prise de pouvoir par la force par des militaires qui se répand comme une contagion
dans la sous-région région ouest africaine. Le pouvoir légal c’est dans
les urnes et non au bout du fusil.

La COSI-Bénin, tout en condamnant fermement le coup d’Etat au Niger invite la CEDEAO dans la recherche de solutions à écarter la thèse d’une intervention armée et à recouvrir
exclusivement au dialogue et aux pressions de toutes sortes pour une issue heureuse à cette crise. La COSI-Bénin pense que l’option du recours à une intervention militaire serait un saut dans l’inconnu et une aventure périlleuse qui pourrait
déstabiliser la sous-région et avoir de lourdes conséquences pour tout le monde aussi bien pour les pays qui constitueraient éventuellement cette force que pour le pays assiégé car nos peuples sont des peuples frères et nous avons des ressortissants béninois au Niger comme des ressortissants nigériens au Bénin. Il en est de même pour les autres pays qui ont aussi des liens séculaires avec le Niger. De plus entre notre pays, le Bénin et le Niger, il y a une interdépendance économique dont il faut tenir compte et grand compte avant d’envoyer des troupes combattre à Niamey.

Par ailleurs un recours à la force ne garantirait pas la vie sauve au président BAZOUM. C’est pour cela que nous invitons le chef de l’Etat Béninois à user de son intelligence avérée et de son sens de responsabilité pour convaincre ses pairs d’abandonner le recours à la force et privilégier exclusivement
le dialogue et les pressions de toutes sortes pour obtenir des militaires au pouvoir la libération du président BAZOUM et le retour rapide à la normalité.On peut comprendre que sous le coup de l’émotion engendrée par le coup d’état, on décide
dans la foulée de recourir à la force mais une fois l’émotion tombée, il faut savoir raison gardée car on peut se tromper de bonne foi. La COSI-Bénin apporte son soutien indéfectible aux travailleurs du Niger et à leurs organisations syndicales.

-Que Dieu éclaire les dirigeants ouest africains pour la paix
dans l’espace CEDEAO
-Vive la COSI-Bénin

Fait à Cotonou, le 24/08/2023
Le Secrétaire Général