9e Revue des réformes et politiques de l’UEMOA au Bénin: le DIER Faustin Guidi gagne le pari de l’organisation

Le DIER, M. Faustin Guidi

( Bilan et perspectives )

Premier coup d’essai et coup de maître pour ne pas dire de génie. Le nouveau directeur de l’intégration économique régionale ( DIER ) du ministère de l’économie et des finances a des raisons de se frotter les mains aux lendemains de la neuvième Revue des réformes, politiques, projets et programmes communautaires de l’UEMOA au Bénin. M. Faustin Guidi a manifestement gagné le pari de la bonne organisation pratique des assises qui se sont déroulées du 8 au 10 novembre 2023 à l’hôtel Azalaï de Cotonou, quelques semaines seulement après sa prise de fonction. A la faveur d’une interview à la rédaction, l’homme dresse un bilan qui honore le Bénin et entrevoit de bonnes perspectives pour le pays. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.

Cause Commune: Le Bénin vient de faire sa 9e revue des réformes, politiques, projets et programmes communautaires de l’UEMOA. Que peut-on retenir des résultats?

Faustin Guidi: Effectivement, le Bénin vient de boucler les travaux de la neuvième revue des réformes, politiques, projets et programmes communautaires de l’UEMOA. De quoi s’agit-il concrètement ? L’UEMOA est une institution sous-régionale supranationale qui souhaite avoir des textes et lois au-delà de ce que nous prenons au niveau de nos différents pays. Et ces lois sont des lois supranationales. Alors, une fois que ces textes sont pris, chaque Etat doit tout faire pour les transposer dans ses lois nationales. C’est donc ce qui a été évalué à cette 9e édition de la revue et le Bénin vient de faire une performance de 73 % contre un taux de transposition autour de 68, 83 % l’année passée. C’est dire que le Bénin fait partie des pays de l’UEMOA qui font assez d’efforts en matière de transposition des textes communautaires tel que exigé par la commission de l’UEMOA.

Tant qu’il reste à faire, rien n’est fait, dit-on. Quelles sont donc les perspectives pour améliorer davantage le score du Bénin ?

Effectivement, tant qu’il reste à faire, rien n’est fait. Il reste au Bénin trois points à traiter pour atteindre les 100% de transposition. Et il s’agit des nouveaux textes que l’UEMOA a pris qu’on a pas encore eu le temps de transposer. Mais parmi ces nouveaux textes, beaucoup sont déjà au niveau de l’Assemblée nationale et nous estimons que d’ici novembre pour la revue 2024, les députés vont aussi aider le pays à voter ces différentes lois pour que le Bénin puisse avoir les trois points restants pour faire les 100% à l’évaluation de la 10e édition.

Un appel en guise de mot de fin à vos collaborateurs, à tous les points focaux et à toutes les parties prenantes de la revue.

Une fois encore, je voudrais remercier les points focaux de la direction de l’intégration économique régionale sur cette activité et les exhorter à faire davantage pour qu’à la 10e édition l’année prochaine, le Bénin puisse être le premier au sein des huit États de l’UEMOA à transposer pratiquement tous les textes communautaires.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Symposium sur l’Indigo Africain 2023: la 2e édition s’ouvre le 22 novembre pour la Muséalisation du Élu Vo

Les deux conférenciers

Après la professionnalisation de la filière élu Vo à la première édition l’année passée, l’édition 2023 du Symposium sur l’Indigo Africain ( SIA 2023 ) va se dérouler du 22 novembre au 26 novembre avec pour thème, « la Muséalisation du Élu Vo », tissu teint à l’indigo selon le procédé ancestral afin de faire un zoom sur Ouidah, la ville détentrice de ce savoir-faire. C’est l’une des principales informations de la conférence de presse que Nadia Adanlé, la PDG de Couleur Indigo, l’entreprise promotrice du SIA a conjointement animée avec Dr. Sylvestre Edjékpoto, urbaniste et historien du patrimoine et du tourisme pour lever le voile sur les grandes articulations de la deuxième édition. C’était ce jeudi 9 novembre 2023 au Centre Culturel de Rencontres Internationales ( CCRI ) John Smith de Ouidah.

Ghislain Gbènakpon

La promotrice de Couleur Indigo et du SIA, Nadia Adanlé

Le Nigéria, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Japon et le Bénin. Ce sont les cinq communautés ou pays attendus au Symposium sur l’Indigo Africain 2023. Et l’une des particularités de cette deuxième édition est qu’elle va se dérouler sur trois villes à savoir du 22 au 25 novembre à Cotonou et Ouidah et le 26 novembre à Aného au Togo. « Il y aura le lancement qui sera marqué comme l’année dernière par la parade Elu au cours de laquelle, les tissus et les accoutrements des communautés représentées seront présentés au public. Nous aurons la participation d’un pays lointain en l’occurrence le Japon. Après le lancement, il y aura tout ce qui est activités de formation, d’échanges entre les jeunes indigotiers, les anciennes qui travaillent toujours et ce japonais venu de loin. Ensuite, dans l’après-midi, nous allons inaugurer l’Ecomusée qui sera installé dans la concession des Aniambossou. Et le vendredi 24, nous allons nous plonger purement dans les activités intellectuelles où les thèmes vont tourner autour de l’histoire du vêtement et tout ce qui est patrimoinisation du textile africain en général et du Élu Vo en particulier. Puis le samedi, nous allons finir en beauté avec la Grande Nuit de l’Indigo, défilé international qui va rassembler les stylistes du Bénin et ceux venus d’ailleurs », a expliqué la promotrice Nadia Adanlé pour ce qui est des activités phares du SIA 2023 à Cotonou et à Ouidah avant le cap sur Aného le 26 novembre pour la clôture du festival international d’histoire d’Aného ( FIHA ) qui accorde une place de choix à l’Indigo.

Sens et portée de la Muséalisation du Élu Vo

« Lorsqu’on vient sur un territoire et que l’on prend un élément patrimonial qu’on commence par valoriser du point de vue économique, il est important qu’on fasse un retour vers la source pour célébrer toutes les communautés qui ont permis la création et la transmission de ce patrimoine. Ce souci nous amène à créer d’équipements muséaux qui vont faire écho à toute l’organisation économique, du point de vue exploitation que développe Couleur Indigo. », a expliqué Dr. Sylvestre Edjékpoto.

L’historien du patrimoine et du tourisme Dr. Sylvestre Edjékpoto

Il ressort de l’intervention de l’historien du patrimoine et du tourisme que le premier équipement muséal va être l’Ecomusée annoncé pour être érigé dans la concession des Aniambossou à Ouidah : « On va entendre par éco-musée, la création d’un espace qui va ressusciter, restaurer et remettre en musique tout le procès de production de l’indigo dans le passé. On va pouvoir visiter dans cette maison, le site sur lequel il y a eu cette activité. On va pouvoir revoir une mise en scène de tout le processus de production du tissu Indigo. L’Ecomusée va vous donner l’authenticité de la production, mais en termes de narration. On va raconter l’histoire. On profitera également pour associer à cet élément muséal, l’organisation d’une maison où vivent les indigotières. Comment est-ce que la spatialisation se fait ? ». A cet Ecomusée qui ne va parler que de la production de l’indigo à Ouidah, s’ajoutera un musée de collections qui sera installé dans un édifice patrimonial restauré qui va présenter des collections venues d’un peu partout mises en scène pour raconter l’histoire du textile depuis son origine jusqu’à aujourd’hui. Selon Dr. Sylvestre Edjékpoto, cet écosystème placera Ouidah dans un rôle de leader dans la documentation des techniques de production du textile. Et le défi de l’inscription de la marque Élu Vo au patrimoine de l’UNESCO est à l’ordre du jour du SIA 2023.

Intégration de la nutrition dans les politiques en Afrique de l’Ouest et au Sahel: le processus d’élaboration du guide régional lancé à Cotonou

Le Secrétaire exécutif adjoint par intérim du CILSS, Dr. Hubert N’Djafa Ouaga lançant le processus d’élaboration du guide

On est bien parti pour l’harmonisation des outils d’amélioration de la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de l’agriculture durable en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Le processus d’élaboration du guide régional d’intégration de la nutrition dans les documents stratégiques de développement est lancé ce vendredi 10 novembre 2023 à Cotonou par le secrétaire exécutif adjoint par intérim du CILSS, Dr. Hubert N’Djafa. C’est dans le cadre du Projet d’amélioration de la gouvernance de la résilience et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de l’agriculture durable ( PAGR-SANAD) financé par l’Union Européenne qui a pour coordonnatrice, Mme Soukeyna Chimère Diaw.

Ghislain Gbènakpon

Le lancement du processus d’élaboration du guide méthodologique d’élaboration du guide régional d’intégration de la nutrition dans les documents stratégiques en Afrique de l’Ouest et au Sahel est l’aboutissement d’un atelier régional qui a mobilisé du 6 au 10 novembre 2023 à Cotonou, les experts du PAGR-SANAD, les représentants de la CEDEAO, de l’UEMOA, du ROPPA, des représentants des partenaires techniques et financiers notamment l’Union Européenne ainsi que les représentants des structures parties prenantes du PAGR-SANAD. Les travaux ont accouché d’un projet de canevas du guide et d’une feuille de route de son élaboration.

Une vue d’ensemble des participants

Le guide méthodologique dont le processus d’élaboration vient d’être lancé a pour ambition de servir de référentiel dans toute la sous-région en termes d’harmonisation des outils d’amélioration de la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, de l’agriculture durable en Afrique de l’Ouest et au Sahel ( SANAD ). « Cette harmonisation devra faciliter l’élaboration et la mise en œuvre des politiques, des stratégies et des plans/ programmes de la SAN-Agriculture Durable pour l’atteinte de l’ODD 2, à savoir, éradiquer la malnutrition sous toutes ses formes d’ici 2030. Mieux, il s’agit d’assurer le suivi-évaluation efficient à tous les niveaux: national, sous-régional, continental et international en tenant compte des spécificités de notre sous-région pour améliorer la SANAD et amorcer ainsi un développement durable, équitable et partagé. », a déclaré le secrétaire exécutif adjoint par intérim du CILSS, Dr. Hubert N’Djafa Ouaga.

Il faut dire que c’est un processus participatif et inclusif qui a été lancé pour l’élaboration du guide régional qui entre dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda nutrition de la CEDEAO qui vise la prise en compte effective de l’élimination de la malnutrition sous toutes ses formes d’ici 2030. Des tests pilotes sont prévus dans quelques pays pour apprécier la pertinence du guide et avoir des retours pour sa révision avant son adoption définitive.

9e Revue des réformes et projets de l’UEMOA au Bénin: baptême de feu réussi pour le DIER Faustin Guidi

Le DIER Faustin Guidi

La neuvième Revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA au Bénin dont l’organisation pratique est à la charge de la direction de l’intégration économique régionale ( DIER ) du ministère de l’économie et des finances ( MEF ) a démarré ce mercredi 8 novembre 2023 sous de bons auspices à l’hôtel Azalaï de Cotonou. Pendant trois jours, les experts de l’UEMOA et les représentants des structures en charge de la coordination du suivi de leur mise en œuvre vont évaluer les performances réalisées par le Bénin.

Il faut dire que c’est la première revue sous le nouveau directeur de l’intégration économique régionale qui a pris fonction il y a seulement quelques semaines. Et tous les participants sont prompts à saluer la bonne préparation de cette 9e revue compte tenu des bonnes conditions de son déroulement. C’est donc un baptême de feu réussi sans faute pour le DIER Faustin Guidi, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit. « Il s’agit concrètement d’évaluer le Bénin par rapport à ses performances en termes de la transposition des différents actes communautaires que nous nous sommes donnés au niveau de notre Union. Nous sommes à la 9e édition et nous souhaitons que le Bénin fasse un bon score, fasse partie des tout premiers pays ayant transposé les normes communautaires que la commission s’est données. », a-t-il expliqué à la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux.

Ghislain Gbènakpon

Réformes et projets de l’UEMOA : la 9e revue technique au Bénin lancée

Une vue de famille des participants

Il se tient depuis ce mercredi 8 novembre 2023 à Cotonou pour trois jours, la neuvième Revue annuelle technique des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA au Bénin. Les travaux qui mobilisent les experts de l’UEMOA et les représentants des structures en charge du suivi de la mise en œuvre de ces réformes, politiques programmes et projets communautaires au Bénin ont été lancés par M. Hermann Orou Takou, directeur de cabinet ( DC ) du ministre d’État chargé de l’économie et des finances ( MEF ). Il avait à ses côtés, entre autres, le Représentant Résident de la Commission de l’UEMOA, M. Yawovi Batchassi et le directeur de l’intégration économique régionale ( DIER ) du MEF, M. Faustin Guidi.

Ghislain Gbènakpon

« Il sera question d’échanger sur la base de la grille de pondération retenue de commun accord au cours de l’atelier régional préparatoire de la revue, édition 2023 tenue ici même à Cotonou du 19 au 23 juin 2023 afin de ressortir les performances réalisées par le Bénin dans la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA », a déclaré dans son discours de circonstance, le Représentant Résident de la Commission, M. Yawovi Batchassi. C’est depuis 2013 que la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA a institué cet exercice de revue annuelle par Acte additionnel pour favoriser et faciliter l’accélération de l’application des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’Union. Et les huit dernières éditions de revue ont permis de dynamiser dans les États membres, le dispositif national de suivi de la mise en œuvre des textes communautaires, tant sur le plan de leur transposition que de leur application effective.

La table des officiels

Il ressort de l’intervention du Représentant Résident de la Commission que le démarrage de cette phase technique de la revue s’inscrit dans la droite ligne des instructions de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA qui, au terme de sa session extraordinaire du 8 juillet 2023 à Bissau, a décidé d’instituer une périodicité bisannuelle pour la phase politique de la revue tout en maintenant la dynamique d’une périodicité annuelle pour sa phase technique. La prochaine phase politique aura donc lieu courant 2024.

Une vue partielle des participants en séance

« Cet exercice permettra à l’équipe technique de la commission de l’UEMOA, aux experts et aux points focaux que vous êtes de faire non seulement le point de la mise en œuvre des actes communautaires mais aussi d’apprécier l’état d’avancement des projets et programmes de l’UEMOA au Bénin. Je vous invite donc à fournir toutes les preuves de la mise en œuvre des actes communautaires afin que les résultats de la présente évaluation reflètent d’une part, le niveau réel des efforts que vous avez consentis et d’autre part, une amélioration du score de notre pays par rapport aux évaluations antérieures », a déclaré le DC Hermann Orou Takou.

Intégration de la nutrition dans les politiques ouest africaines et sahéliennes: Vers le lancement de l’élaboration du guide régional à Cotonou

Une vue de famille des participants

Cotonou accueille depuis ce lundi 6 novembre 2023 avec le soutien de l’Union européenne, un atelier régional sur l’élaboration d’un référentiel régional ou guide pour l’intégration de la nutrition dans les documents stratégiques sectoriels en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Les travaux qui s’inscrivent dans le cadre du Projet d’amélioration de la gouvernance de la résilience, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de l’agriculture durable en Afrique de l’Ouest ( PAGR-SANAD ) ont été lancés au nom du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ( MAEP ) par le directeur de l’alimentation et de la nutrition appliquée au Bénin M. Jacques Hougbénou Houngla. Il avait à ses côtés la coordonnatrice du PAGR-SANAD, Mme Soukeyna Chimère Diaw et le secrétaire exécutif adjoint par intérim du CILSS, Dr. Hubert N’Djafa Ouaga.

Ghislain Gbènakpon

Le draft d’un canevas consensuel pour l’élaboration du guide, un plan intégrant des actions concrètes et efficientes pour le bon déroulement du processus, un document contenant les défis et les conditions de réussite de la mise en œuvre du guide méthodologique régional. Voilà ainsi déclinés par le représentant du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ( MAEP ) du Bénin, M. Jacques Hougbénou Houngla, les principaux résultats attendus de cet atelier régional.

La table d’honneur à l’ouverture des travaux

Il faut dire que sous l’impulsion de la CEDEAO, de l’UEMOA, du CILSS, des Organisations Professionnelles Régionales sous le chapeau du ROPPA en collaboration avec le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest ( CSAO ) et l’appui technique et financier de l’Union Européenne, le PAGR-SANAD a été à l’avant-garde pour initier et discuter des différentes approches pour aboutir à un guide consensuel d’intégration de la nutrition dans les politiques et programmes par les décideurs politiques dans les États membres. « Ainsi dans le cadre du PAGR-SANAD, des études diagnostiques ont été menées par le CILSS et la CEDEAO dans tous les pays membres pour apprécier le niveau de prise en compte de la nutrition dans les documents stratégiques des secteurs contributeurs avec un accent particulier sur le secteur agricole. Suite à cette évaluation, des conclusions et des recommandations formulées ont conduit à l’élaboration d’un agenda nutrition de la CEDEAO assorti d’une feuille de route commune de mise en œuvre », a expliqué dans son mot de bienvenue, le secrétaire exécutif par intérim du CILSS, Dr. Hubert N’Djafa Ouaga.

Une vue partielle des participants en pleine séance

Cet atelier régional donne l’occasion aux participants de partager les conclusions du rapport global de ces études diagnostiques et les approches existantes en matière d’élaboration de guide d’intégration de la nutrition, de définir le canevas à adopter et d’identifier les conditions pour le processus d’élaboration. Et l’élaboration de ce guide est une action phare du plan d’action régional de mise en œuvre de l’agenda nutrition de la CEDEAO avec le CILSS et l’UEMOA. Il ressort des éclairages de sa coordonnatrice Mme Soukeyna Chimère Diaw à la faveur d’une interview à la presse que le PAGR-SANAD est un projet d’appui institutionnel à la CEDEAO, au CILSS, à l’UEMOA et au ROPA pour l’amélioration de la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de l’agriculture durable en Afrique de l’Ouest. Il a aujourd’hui trois composantes à savoir, premièrement, le renforcement des capacités institutionnelles, deuxièmement, le renforcement des dispositifs et systèmes d’information et d’analyse, suivi évaluation puis troisièmement, l’appui à l’intégration effective de la nutrition dans les politiques agricoles et de sécurité alimentaire. Cet atelier régional de Cotonou entre en droite ligne de la mise en œuvre des activités de la composante 3 et va aboutir ce 10 novembre au lancement de l’élaboration du guide régional d’intégration de la nutrition dans les documents stratégiques des secteurs contributeurs au Sahel et en Afrique de l’Ouest.

8e Forum des organismes électoraux d’Afrique et AG des Autorités Électorales : la satisfaction de l’ambassadeur Francis Oké

L’ambassadeur de la CEDEAO auprès de l’UA, S.E Francis Oké

Au terme de l’assemblée générale de l’Association des Autorités Électorales Africaines ( AAEA ) du 3 novembre 2023 qui faisait suite au huitième Forum Continental annuel des Organismes de gestion des élections du 1er au 2 novembre à Cotonou sur initiative de l’Union Africaine avec au cœur de la réflexion, la communication stratégique pour une relation durable entre eux et les parties prenantes, l’ambassadeur de la CEDEAO auprès de l’UA a exprimé sa totale satisfaction. C’est à la faveur d’une interview que S.E Francis Oké a accordée à la presse. Lire ci-dessous son intervention.

« Je pense qu’à la fin de ces trois jours de travaux, nous rentrons satisfaits. Satisfaits d’abord de la qualité des échanges, ensuite satisfait du niveau de participation à ce Forum. Le fait que les présidents se soient déplacés eux-mêmes à ce forum est la preuve de l’intérêt qu’ils y portent. Et pendant les débats au cours de l’Assemblée générale, l’accent a été mis sur le guide élaboré pour canaliser la communication en matière électorale. Je pense que c’est à l’actif de l’association. Car comme vous le savez, maîtriser la communication, l’information devient de plus en plus difficile pour les communications électorales vu les réseaux sociaux qui se développe. C’est donc pour ça que la question se pose et ils y ont donné un intérêt particulier et un guide a été élaboré pour pouvoir donner l’information à temps, l’information réelle et l’information correcte aux populations. Donc c’est un succès pour l’association et aussi pour la CENA du Bénin qui a organisé cet événement en collaboration avec l’Union Africaine. Et nous devons en être fiers » »Je pense qu’à la fin de ces trois jours de travaux, nous rentrons satisfaits. Satisfaits d’abord de la qualité des échanges, ensuite satisfait du niveau de participation à ce Forum. Le fait que les présidents se soient déplacés eux-mêmes à ce forum est la preuve de l’intérêt qu’ils y portent. Et pendant les débats au cours de l’Assemblée générale, l’accent a été mis sur le guide élaboré pour canaliser la communication en matière électorale. Je pense que c’est à l’actif de l’association. Car comme vous le savez, maîtriser la communication, l’information devient de plus en plus difficile pour les commissions électorales vu les réseaux sociaux qui se développent. C’est donc pour ça que la question se pose et ils y ont donné un intérêt particulier et un guide a été élaboré pour pouvoir donner l’information à temps, l’information réelle et l’information correcte aux populations. Donc c’est un succès pour l’association et aussi pour la CENA du Bénin qui a organisé cet événement en collaboration avec l’Union Africaine. Et nous devons en être fiers ».

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Cryptomonaie: l’appel du créateur de AOC Samuel Abraham aux Africains

Le PDG de Alpha Omega Global SARL, M. Samuel Abraham, créateur de la crypto-monnaie Alpha Omega Coin  ( AOC )

Au nombre des participants à la conférence sur la monnaie et crypto-monnaie en Afrique organisée par l’Académie des sciences, arts et lettres du Bénin ( Ansalb) le 19 octobre 2022 au palais des congrès de Cotonou, il y a le créateur de la crypto-monnaie Alpha Omega Coin ( AOC) lancée depuis le 28 octobre 2020 et PDG de Alpha Omega Global SARL basée en Estonie et aux États-Unis ainsi que président de l’Ong l’Afrique Insoumise, Libérons l’Afrique et le monde. A la faveur d’une interview à la presse, M. Samuel Makponsè Abraham, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a exposé les avantages à adopter de façon générale la crypto-monnaie et particulièrement AOC BEP20 avant de lancer un appel aux Béninois et aux Africains.

Ghislain Gbènakpon

« Je suis satisfait de la conférence. Je suis fier qu’ils pensent désormais à l’encadrement juridique du secteur de la crypto-monnaie. Cela va permettre qu’on dissocie nous les vrais acteurs des faux. Nous, nous utilisons la crypto-monnaie pour libérer le peuple béninois et le peuple africain. Nous ne sommes pas dans la mafia, nous ne sommes pas dans l’escroquerie, nous ne sommes pas dans l’anarque. On peut nous traiter de tout cela mais nous n’en sommes aucunement pas. Alors, pour finir, je voudrais lancer un appel à tous les béninois, à tous les africains notamment les francophones pour dire que c’est maintenant plus que jamais que nous devons libérer monétairement, économiquement et financièrement le Bénin, l’Afrique occidentale francophone et toute l’Afrique. l’Afrique aux africains et plus jamais aux occidentaux », a déclaré le PDG Samuel Abraham.


Il faut préciser que le PDG de Alpha Omega Global SARL avait déjà plaidé pour l’encadrement juridique du secteur de la crypto-monnaie dans une correspondance en date du 28 novembre 2019 adressée entre autres au ministère de l’économie et des finances et à la BECEAO et qui est restée jusque-là sans suite. En tout état de cause, il fait une invite à tous ceux qui veulent se libérer de la paupérisation à outrance imposée par le système bancaire traditionnel: « Je les invite à s’accrocher à la crypto-monnaie en générale, et s’ils le veulent bien à l’AOC; à l’AOC car on n’y vient pas par force. Tout se fait librement et volontairement. Moi je suis membre de la famille Bénin, la famille Afrique, la famille humanitaire. Pour cela, ce que j’ai de bien, je dois proposer. Car Dieu a dit si vous avez de bonnes choses, vous avez le devoir de partager. Je partage et qui veut prend, qui ne veut pas laisse. Mais moi je souhaite que tout le monde prenne parce que ça va nous libérer, ça va nous faire du bien. »

Volatilité maitrisée avec AOC

Le créateur de la crypto-monnaie AOC n’a pas manqué de lever le voile sur les avantages qu’il y a à l’adopter. On retient notamment la maîtrise de sa volatilité sur le marché à travers une stratégie anti manipulation à trois niveaux. « Par la grâce de Dieu, nous avons commencé par le jeton AOCLC V qui aujourd’hui est devenu AOCLC V1. Et Dieu nous a donné d’autres orientations technologiques. Ce qui fait que nous sommes passés de la version V1 à V2. Cette version V2 dispose de deux stratégies anti manipulation. C’est à dire si tout ce que vous avez sur votre portefeuille est 100, vous ne pouvez  plus tout envoyer sur le marché et l’inonder. Car ce qui tue sur les crypto-monnaie, c’est la volatilité. Donc aujourd’hui, la volatilité est maîtrisée grâce à la technologie que Dieu nous a envoyée et nous avons un smart contrat qui empêche  d’inonder le marché.   Deuxième chose, dans le mois, vous devez savoir que vous ne pouvez pas tout envoyer sur le marché et il y a une réserve de 80 ou 82 % que vous devez faire obligatoirement avec nos smart plans. On appelle ça la stratégie anti manipulation par extra surabondance », a soutenu le PDG Samuel Abraham.

Il faut dire que fort de sa dynamique constante de sécurisation et de maîtrise de la volatilité de sa monnaie, le PDG de Alpha Omega Global SARL a fait cas de l’engouement que suscite le jeton AOC PEB20. « Le jeton AOC PEB20 permet aux uns et aux autres d’avoir des unités avant la cotation. Il ira en bourse le 31 décembre 2023 au plus tard avec l’échangeur Pancakeswap, Bitmart, P2P, Coinstor, etc à 100 USDT BEP20 comme valeur unitaire départ minimum »

8e Forum Continental des OGE à Cotonou: Gérard Youssouf des Comores décerne un satisfecit à la CENA du Bénin

Le Commissaire Gérard Youssouf, porte -parole de la CENI aux Comores

( Il salue la thématique du Forum )

Au détour d’une interview à la presse en marge des travaux du huitième Forum Continental annuel des Organismes électoraux du 1er au 2 novembre 2023 à Cotonou sur initiative de l’Union Africaine , le Commissaire Gérard Youssouf, porte parole de la Commission électorale nationale indépendante des Comores a décerné un satisfecit à la Commission électorale nationale autonome ( CENA ) du Bénin pour la bonne organisation des assises. Il a aussi fait part de sa satisfaction pour le thème du Forum qui s’est penché sur la communication stratégique pour une relation durable entre les Organismes de gestion des élections et les parties prenantes. Lire ci-dessous les échanges.

Cause Commune: Comment appréciez-vous la thématique du huitième Forum Continental des organismes électoraux à Cotonou?

Gérard Youssouf: Je voudrais d’abord féliciter le Bénin, en particulier la commission électorale du Bénin pour l’accueil chaleureux qui nous est réservé mais aussi de l’organisation efficace mise en place en vue de faciliter ce forum. Je voudrais aussi exprimer ma satisfaction quant à la thématique qui a été retenue. Cela permet aux uns et aux autres membres des commissions électorales indépendantes ou autonomes des différents pays d’échanger de connaissances, d’expériences, mais aussi de discuter sur les défis qui nous attendent. Car comme vous le savez, dans les prochains mois ou dans le prochaines années, certaines commissions présentes à Cotonou sont tenues d’organiser des élections. Nous savons tous que l’Afrique souffre aujourd’hui de beaucoup de problèmes démocratiques. Et la démocratie ne peut être appréciée qu’à travers les élections. Tout passe par les élections. Donc, je pense que la thématique est pertinente. Et je crois qu’à la sortie de ce forum, chacun aura de quoi à apporter à son pays afin de mieux satisfaire les obligations et missions à lui assignées.

Quelle est la situation de la communication entre la CENI et les parties prenantes aux Comores?

Ça se passe très bien parce que la loi a déjà prévu un cadre de concertation qui regroupe les partis politiques, la société civile et la CENI. A tout moment, avec un rythme de rencontre en moyenne par semaine, nous nous retrouvons autour d’une même table et nous discutons de tout ce qui peut poser un problème pour tout le processus et nous allons essayer de dégager une solution consensuelle pour faciliter le déroulement des élections à venir.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Communication dans les processus électoraux en Afrique: Dr. Mathias Morouba partage l’expérience de la RCA à Cotonou

Le Pdt de l’ANE de la RCA, Dr. Mathias Barthélémy Morouba

Le président de l’Autorité Nationale des Elections ( ANE ) de la République Centrafricaine ( RCA ) est l’une des personnalités de marque qui ont activement participé à Cotonou du 1er au 2 novembre 2023 au huitième Forum Continental annuel des Organismes électoraux ayant porté sur la communication stratégique pour une relation durable entre les Organismes de gestion des élections ( OGEs ) et les parties prenantes. En marge des travaux suivis de l’Assemblée générale de l’Association des Autorités Électorales Africaines ce vendredi 3 novembre, Dr. Mathias Barthélémy Morouba, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a à la faveur d’une interview à la presse mis en relief la pertinence de la thématique du forum avant de faire cas de l’état des lieux de la communication entre l’ANE et les parties prenantes en RCA. Lire ci-dessous les échanges.

Cause Commune: Que vous inspire la thématique centrale des assises de Cotonou ?

Dr. Mathias Barthélémy Morouba: Je voudrais vraiment remercier les organisateurs de ce forum parce que nous ne pouvons pas organiser aujourd’hui les élections sans la communication. En fait, il faut dire que la communication est transversale dans tout le chronogramme que nous pouvons avoir pour toutes nos activités aussi bien avant, pendant et après l’épreuve des élections. Et justement, lors des débats que nous avons eus, nous avons compris que la communication doit se faire à tous les niveaux et avec toutes les parties prenantes quelles que soient leurs positions; qu’il s’agisse des partis politiques de la mouvance ou de l’opposition, ou encore des organisations de la société civile ou tout simplement la population, de la jeunesse, les femmes, les personnes vivant avec un handicap, nous sommes appelés à communiquer de façon dynamique avec toutes ces couches sociales; toutes ces couches qui deviennent des partenaires. Donc nous tous membres des organes de gestion des élections, nous insistons, nous persistons et nous signons pour dire que la communication est au cœur de nos activités. Voilà l’essence même de ce que nous réunit à Cotonou.

Quelle est la situation de la communication en Centrafrique ? N’est-il pas encore un défi à relever ?

Bien-sûr que c’est un défi à relever. Mais nous avons ce que nous appelons le cadre de concertation qui est l’organe chargé de faciliter la communication entre l’Autorité Nationale des élections et les autres acteurs et groupes cibles intéressés par les activités de l’Autorité Nationale des élections. Maintenant, nous avons aussi les médias qui sont au cœur, tous les médias qui sont accrédités et qui viennent vers nous ou nous allons vers eux, nous faisons de la communication pour leur permettre d’être le relais de nos activités auprès de la population. Nous avons aussi dans le cadre de nos activités mis l’accent sur les organisations de la société civile qui sont plus nombreuses, diverses et sur l’ensemble du territoire. Il y a aussi la plateforme religieuse qui est composée des différentes confessions religieuses.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon