Problématique de la scolarisation des filles: « Un destin rattrapé » projeté en Avant-Première

Une séquence du Long Métrage

( La Première le 28 décembre à Canal Olympia)

Le long métrage de 112 mn « Un destin rattrapé » du réalisateur Christian Noukpo Whannou a été projeté en Avant Première ce samedi 16 décembre 2023 au palais des congrès de Cotonou. C’est une adaptation du roman « Un destin rattrapée » de l’écrivain Alexis Féligbé qui traite de la problématique de la scolarisation des filles. Tous les acteurs sont béninois. Cet Avant-Première a eu lieu en présence des représentants des sponsors, des professionnels du 7e art, des médias, de la présidente de l’Institut national de la femme ( INF ), Me Huguette Bokpè Gnancadja, de la marraine Alexandrine Sènamin Codjovi et de M. Florent Couao-Zotti, représentant du ministre du tourisme, de la culture et des arts ( MTCA ).

Ghislain Gbènakpon

M. Florent Couao-Zotti,  représentant du MTCA

Un plongeon au coeur de l’inavouée labyrinthe qu’est le coeur de la femme déterminée, de la femme africaine qui doit maintenant s’assurer face à son destin. C’est ce que réserve au spectateur le film « Un destin rattrapé ». En résumé, Vigan troublé par des signes inhabituels, va consulter l’oracle qui lui recommande d’envoyer sa fille Lolo à l’école. Mais Vigan entêté, s’y oppose au point de rompre avec son épouse qui le quitte avec sa fille Lolo. Dix-huit ans plus tard, Lolo inspectrice de police se trouve devant un dilemme: tendre la main à son géniteur ou s’entêter aussi à le renier

Le réalisateur Noukpo Whannou

« Je voudrais prendre ce film comme un évangile. Car, nous avons beaucoup de mères célibataires. Et le vrai problème que nous avons au-delà d’envoyer les filles à l’école est l’après. Si elles vont à l‘école et cela va être un frein dans leur vie de couple, si elles ne peuvent pas vivre en harmonie, il y a quelque chose qui ne va pas. Le message est de voir la femme instruite partager l’harmonie dans son couple, maintenir les valeurs traditionnelles ancestrales qui valorisent l’Afrique et tenir cela pour vivre le reste de leur vie. Au-delà de la fille à l’école, c’est la femme engagée et positionnée dans les sphères de décision, qui n’oublie pas d’où elle vient et qui ne va pas copier ce que nous voyons dans les télénovelas et s’en arrêter là. C’est pourquoi, autant le père, autant le pere, autant la mère, tout le monde est revenu à une harmonie, à des échanges, à de la communication dans le foyer », a expliqué le réalisateur Noukpo Whannou à la faveur d’une interview à la presse au terme de la projection en Avant Première.

La Première le 28 décembre à Canal Olympia

La marraine Alexandrine Sènamin Codjovi

Il faut dire que le roman « Un destin rattrapé » de l’écrivain Alexis Féligbé traite du langage franc et direct qui s’impose aujourd’hui pour aborder les problématiques socioculturelles dont la scolarisation des filles. « Si nous voulons accompagner le président Talon, nous devons valoriser ce que nous produisons nous-mêmes et pour nous-mêmes. Je suis très cinéphile. Je pense que c’est une très belle œuvre que nous venons de regarder. Le 28 décembre ce sera à Canal Olympia. J’invite le public à massivement faire le déplacement pour savourer ce chef-d’œuvre. Et je pense que la tournée de projection du film dans tous les départements annoncée et au delà, le projet de traduction en langues locales permettront au grand nombre de comprendre le message qui est véhiculé », s’est réjouie la marraine Alexandrine Sènamin Codjovi épouse Antonio à la faveur d’une interview à la presse.

La Première du 28 décembre à Canal Olympia donnera à découvrir le parterre d’artistes qui a eu à travailler sur le film. La tournée de vulgarisation dans tous les départements démarrera en février 2024. Il ressort des éclairages du réalisateur qu’il y aura une suite pour ce long métrage: « Évidemment, Il y a une suite. Comme vous l’avez vu, nous avons laissé une fin ouverte. Il y a une suite qui se projette. Je crois que depuis un an, l’écrivain travaille sur le roman. Nous allons vous réserver la surprise »

Vendredi de l’académie de l’ANSALB : Réflexion sur l’intégration de la phytothérapie dans le système sanitaire

Le président de l’ANSALB lançant les travaux

La place de la phytothérapie dans la pratique médicale ou plus précisément son intégration dans le système sanitaire béninois était au cœur du Vendredi de l’académie organisé ce 15 décembre 2023 par l’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin ( ANSALB ). C’est le président de l’ANSALB, Pr. Nazaire Padonou qui a officiellement lancé les travaux à l’ISBA de Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

Trois communications inaugurales ont lancé la réflexion sur l’intégration de la phytothérapie dans le système sanitaire au Bénin. La première a porté sur l’expérience de l’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta, la deuxième sur celle du Centre Seyon de l’Archidiocèse de Cotonou et la troisième sur celle du Laboratoire S3P. En lançant les travaux, le président de l’ANSALB, Pr. Nazaire Padonou a fait observer que la très grande majorité de la population recourt à la phytothérapie alors même que les pratiques ne sont pas normées et les utilisations qui sont faites des plantes ne sont pas systématisées.

Une vue partielle des participants

Il ressort des éclairages du président de la Commission permanente Santé de l’ANSALB, Pr Achille Massougbodji, que la phytothérapie désigne le traitement thérapeutique fondé sur les plantes, leurs extraits, les principes actifs naturels dans le but de guérir, soigner, soulager ou prévenir. « Nous nous sommes intéressés à cette thématique parce que les réalités concrètes de notre pays nous y poussent. On estime que 80 à 90% des populations de nos pays ont recours d’abord à la phytothérapie lorsqu’elles ont un problème de santé. Il y a donc là une ressource importante dont l’utilisation devra être validée, rationalisée. L’académie consciente de la nécessité de garantir à nos populations une santé de qualité a décidé de réfléchir sur la problématique de l’introduction sur des bases rationnelles de cette pratique dans les soins de notre pays. Comment on fait pour que demain, à côté des autres pratiques médicales, la phytothérapie ait droit de cité dans le système de soins, dans le système sanitaire de notre pays? C’est ça notre souci. C’est pour cela que nous avons réuni nos collègues pour ce vendredi de l’académie », a-t-il expliqué à la faveur d’une interview à la presse.

Les débats et les recommandations vont enrichir les réflexions de la Commission Santé pour la préparation d’une conférence en 2024 qui se penchera sur les outils à proposer à l’Etat pour que cette intégration de la phytothérapie dans le système sanitaire béninois se fasse de façon intelligente et efficace.

Renaissance Nationale : une mue de l’ex UDBN pour conquérir le futur

La présidente Claudine Prudencio lors de son intervention

Renaissance Nationale ( RN ). C’est la nouvelle identité de l’Union démocratique pour un Bénin Nouveau ( UDBN ) qui a connu une mutation pour conquérir le futur au terme de son congrès extraordinaire ce samedi 16 décembre 2023. C’était au palais des congrès de Cotonou sous la houlette de la présidente Claudine Prudencio. On notait une forte mobilisation des délégations de militants venues de tous les départements, des partis politiques amis et d’un représentant du parti au pouvoir au Cameroun.

Ghislain Gbènakpon

Une vue partielle des participants

« A l’image de l’aigle, notre parti est arrivé à un stade où, soit il décide de mourir ou soit il prend la résolution de se métamorphoser. Vous conviendrez avec moi que les pères fondateurs de notre parti, ceux qui ont sué eau et sang pour mettre l’UDBN sur les fonts baptismaux ne nous pardonneront pas cette mort prématurée. Voilà donc l’une des principales raisons qui nous aura amené à ce congrès extraordinaire au cours duquel nous avons repensé notre formation politique. Nous avons procédé au décryptage et à l’identification tant de nos problèmes que de la thérapie appropriée pour renaître. Mais nos réflexions ne se sont pas arrêtées à la renaissance. Il nous faut aller à la conquête de l’électorat. Il nous faudra agir de sorte à avoir une place de choix dans le cœur de chaque enfant de ce pays sans considération de sa région, de sa croyance et de sa philosophie », a déclaré la présidente Claudine Prudencio dans son allocution de circonstances.

Et dans son processus de métamorphose, il est paru nécessaire pour la désormais feue UDBN de faire peau neuve, ceci non pas en changeant d’idéal mais en arborant d’autres parures. C’est ainsi que la formation politique se fait dorénavant appeler Renaissance Nationale. Son logo s’identifie facilement par le ‘’ R ‘’ qui représente le mot “Renaissance” en caractère d’imprimerie et par la lettre ‘’ N’’ au pied de la carte du Bénin, signe de son envergure “Nationale”. « Ce logo met en avant un univers de modernité et de changement regroupant dans l’union tous les citoyens béninois du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. Les couleurs de Renaissance Nationale (RN) sont ainsi le vert, le jaune doré et le rouge. Le rouge, comme sa couleur l’indique, porte le symbole de la sagesse, de la passion et de l’amour. Cette passion est le carburant qui a toujours nourrit nos actions et nos sacrifices pour le rayonnement du parti. Le vert des feuilles des épis de maïs, se veut le reflet de l’espérance, du bonheur et de la stabilité. Il exprime la renaissance et la jeunesse. Des épis de maïs qui représentent l’expression de l’abondance et du bien-être pour tous, sont dorés pour signe de richesse ; un leitmotiv sacré pour le parti Renaissance Nationale (RN). À travers son logo, RN, voudrait exprimer que toutes les couches sociales, particulièrement les jeunes, les femmes, les personnes âgées et les plus défavorisés constituent sa priorité » a expliqué la présidente du parti.

M. Jules Léandre Kiti, directeur de la communication de RN

Il faut dire que la RN peut compter sur sa jeunesse pour conquérir le futur et reconquérir l’électorat au Bénin. Par la voix de M. Jules Léandre Kiti, elle a rassuré la présidente Claudine Prudencio de son engagement totale pour la cause.

Africa Immo Market : A l’abri des tracasseries des démarcheurs

M. Karim Lawani, promoteur de Africa Immo Market

Avez-vous connu des mésaventures dans vos recherches de logement lors d’un long ou court séjour au Bénin ? Désormais, la solution est à votre portée. Faciliter la vie aux Béninois et aux étrangers dans leur quête de trouver un appartement meublé de luxe à louer rapidement et sans tracasseries des commissionnaires à Cotonou et environs. C’est dans cette logique que Karim Lawani, a mis en place la plateforme https://africaimmomarket.com/.

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Sur la plateforme https://africaimmomarket.com/, vous pourrez découvrir plus d’un million de propriétés.  » Nous avons des outils qui vous permettent de les filtrer de toutes sortes de manières intelligentes. Nous savons que la recherche d’une maison ne se limite pas à vérifier son prix, son emplacement et ses caractéristiques (aussi importantes que soient toutes ces choses). Alors laissez-nous vous aider à trouver la vôtre. La plateforme est entièrement gratuite et fonctionnelle peu importe l’heure et votre position géographique. Nous pouvons recevoir une commission de certaines des entreprises auxquelles nous sommes liés sur la plateforme « , a expliqué Karim Lawani, promoteur et consultant en ingénierie informatique.
Fort de ses 18 ans d’expérience dans le domaine, il a su mettre son expertise aux services de la clientèle, le tout gratuitement.
Vous êtes propriétaire de logements à Cotonou, Porto-Novo ou environs, saisissez cette opportunité unique.

Faut-il le rappeler, Africa Immo Market est un établissement avec un siège social situé à Porto-Novo (Bénin) et enregistré sous le numéro de déclaration 0034977-PNO et numéro d’IFU: 0202011569317.

Lancement du Hadj 2024: la satisfaction de El-Hadj Abdoul Wassi Amoussa Ishola de l’agence LABBAIKA ALLAHHOUMA

El-Hadj Abdoul Wassi Amoussa Ishola

( Son plaidoyer au gouvernement)

Le directeur commercial de l’agence LABBAIKA ALLAHHOUMA, une société de convoyage de pèlerins, a exprimé tout sa satisfaction après le lancement ce 12 décembre 2023 au ministère des affaires étrangères, du Hadj 2024. C’est à la faveur d’une interview que El-Hadj Abdoul Wassi Amoussa Ishola, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a donnée à la presse. Il compte sur le soutien du gouvernement pour une large communication en vue d’une inscription massive avant l’échéance du 15 février prochain.

Ghislain Gbènakpon

« L’organisation de la participation des fidèles musulmans Béninois au Hadj 2024 vient d’être lancée. Pour le moment, nous n’avons pas assez de choses à dire. Mais nous tenons néanmoins à remercier le Chef de l’Etat et son gouvernement pour tous les efforts qu’ils ne cessent de fournir pour son déroulement à succès. Auparavant, ce n’était pas ça. Aujourd’hui, l’organisation du Hadj au Bénin est très bien structurée et ceci depuis trois ans », a déclaré El-Hadj Abdoul Wassi Amoussa Ishola.

Le directeur commercial de l’agence LABBAIKA ALLAHHOUMA fait observer que le défi urgent à relever est celui de la sensibilisation des fidèles musulmans pour une inscription massive avant le dernier délai du 15 février: « À l’étape où nous sommes, il va falloir informer les fidèles qui envisagent prendre part à ce pèlerinage que le lancement est fait. Nous avons besoin de l’aide du gouvernement dans cette campagne de communication pour que les inscriptions se fassent dans le délai. C’est-à-dire avant le 15 février 2024 afin que les visas soient délivrés à temps ».

Il ressort aussi de son intervention que le montant fixé cette année qui est de 3.500.000 FCF par pèlerin n’est pas exorbitant. « Ce n’est pas trop élevé plus que ce que nous payons d’habitude. Peut-être que dans les jours à venir à travers une décision gouvernementale, une subvention peut être accordée. Nous l’espérons bien-sûr. Maintenant, c’est à nous fidèles musulmans de demander parallèlement à Allah de nous donner les moyens si nous tenons à accomplir ce pilier important de l’islam. », a déclaré pour finir, El-Hadj Abdoul Wassi Amoussa Ishola.

Lutte contre la tuberculose en Afrique de l’Ouest et du Centre: huitième Réunion des coordonnateurs des programmes nationaux à Cotonou

Une vue de famille des participants

Il se tient depuis ce mercredi 13 décembre 2023 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou, la huitième Réunion annuelle des coordonnateurs du réseau des programmes nationaux de lutte contre la tuberculose ( PNT ) des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre ( WARN/CARN-TB). C’est le secrétaire général du ministère de la santé du Bénin M. Bio Imorou Bah Chabi  qui a officiellement lancé les travaux qui prennent fin ce samedi 16 décembre 2023. Il avait à ses côtés, entre autres, le Représentant Résident de l’OMS par intérim, Dr. Jean Kouamé Konan et Corinne Merle du bureau de l’OMS à Genève.

Ghislain Gbènakpon

« Faire le point des progrès enregistrés dans les différents pays en matière de lutte contre la tuberculose, aborder les défis inhérents à la prise en charge de la tuberculose surtout dans le contexte actuel, partager les bonnes pratiques et les leçons apprises par les uns et les autres et enfin, définir une feuille de route claire pour les activités du réseau. » Voilà ainsi déclinés par le secrétaire général du ministère de la santé, les objectifs de la huitième Réunion annuelle des coordonnateurs du WARN/CARN-TB. Pour le Représentant Résident de l’OMS, cette rencontre incarne l’union des forces des pays membres du réseau pour combattre l’une des maladies les plus dévastatrices de notre époque. « La tuberculose est un adversaire redoutable. Mais notre solidarité et notre détermination à agir collectivement sont des armes les plus puissantes pour vaincre ce fléau », a déclaré dans son allocution de circonstances, Dr. Jean Kouamé Konan.

Il faut dire que depuis sa création en 2019 en Afrique de l’Ouest et son extension en 2018 en Afrique centrale en 2018, ce réseau œuvre depuis lors pour faciliter la fédération des efforts et la coordination des stratégies afin de faire de l’éradication de la pauvreté, une réalité dans ces régions. « Ainsi, par son positionnement à la fois comme creuset facilitant la coopération entre les programmes nationaux, le réseau s’est révélé être un véritable catalyseur de la lutte contre la tuberculose  et comme une plateforme améliorant la collaboration des programmes de la région avec les partenaires », a fait observer le SGM Bio Imorou Bah Chabi. Cette réunion des coordonnateurs des programmes nationaux de lutte contre la tuberculose a été précédée du lundi 11 au 13 décembre de la cinquième Réunion bilan du projet régional TB-Lab financé par le Fonds mondial pour renforcer les capacités des  laboratoires des 23 pays membres du réseau pour contrer la tuberculose en Afrique de l’Ouest et du Centre. Les participants sont les praticiens des laboratoires membres du réseau Supra Regional Laboratory ( SRL ) qui a son siège à Cotonou.



Rencontre sur Deux Décennies de Réponses à la Paix et la Sécurité de l’UA: l’ambassadeur Francis Oké expose l’architecture de la CEDEAO

Le Représentant Permanent de la CEDEAO auprès de l’UA, S.E Francis Oké

Du 11 au 13 décembre 2023 s’est tenue en Windhoek en Namibie, la quatrième Rencontre annuelle des deux décennies de réponses à la paix et à la sécurité de l’Union Africaine ( UA ). Elle a connu la participation des experts des ambassades accréditées près de l’organisation panafricaine et de l’Éthiopie. Occasion pour le Représentant Permanent de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest ( CEDEAO ) de présenter l’architecture de l’organisation régionale pour la paix et la sécurité, soutenue par le cadre légal de la CEDEAO y relatif. S.E Francis Oké puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a également fait lors d’un panel de discussions, l’évaluation des relations entre l’UA et la CEDEAO dans la mise en œuvre du MoU signé en 2008 entre l’UA et les organisations régionales. Il a été fondamentalement question ici des dynamiques, défis et opportunités des relations entre l’UA et les communautés économiques régionales en matière de paix et de sécurité en Afrique.

Une vue du panel
Une vue d’ensemble des participants

Il faut rappeler que l’architecture au cœur de la présentation de l’ambassadeur est l’ensemble du dispositif légal et des politiques qui fondent le mécanisme de maintien de la paix et de la stabilité de la CEDEAO qui permet à l’organisation régionale de prévenir et de gérer les conflits dans l’espace. Il s’agit donc d’un exercice de partage d’expériences de la CEDEAO en matière de paix et de sécurité auquel s’est livré avec brio son Représentant Permanent auprès de l’UA, lors des assises de Windhoek.

Ghislain Gbènakpon

Grosse saisie de drogues hier soir à Cotonou : le DGPR Yaya a fait le bon choix à la tête du commissariat central

Le DGPR Soumaïla Yaya

( Encore un exploit pour le commissaire central Sabi Konto )

Le directeur général de la police républicaine, l’inspecteur général de police Soumaïla Yaya est à féliciter pour le choix judicieux qu’il a fait en plaçant à la tête du commissariat central de Cotonou, le commandant Sabi Konto. Ce haut fonctionnaire de police ne cesse de donner de l’insomnie aux trafiquants de drogues et d’autres stupéfiants qui troublent la quiétude des paisibles populations de la capitale économique. Dans la soirée de ce 8 décembre 2023, il a encore conduit une vaste opération de saisie de ces stupéfiants qui s’est déroulée à Caboma. Un ghetto de ce quartier populaire de Cotonou a été nettoyé avec à la clé, une impressionnante quantité de produits et de médicaments prohibés récupérés par le commandant Sabi Konto et ses éléments. Et bon nombre de trafiquants sont mis aux arrêts et vont répondre de leur forfait devant les tribunaux.

Pour une bonne gestion des affaires de la République, il faut toujours mettre l’homme à la place qu’il faut. En plaçant le commandant Sabi Konto à la tête du commissariat central de Cotonou, le directeur général de la police républicaine a vu juste. Les bandits de grand chemin, les trafiquants de drogue et autres divorcés sociaux n’ont plus de répit depuis qu’il en a pris les rênes. Sa détermination sans faille à assurer la sécurité aux populations de Cotonou et ses exploits répétés montrent à suffisance que le DGPR Yaya n’a visiblement pas eu tort de placer sa confiance en la personne du commissaire central Sabi Konto.

Ghislain Gbènakpon

Bénin DNS Forum 2023: la souveraineté numérique au cœur de la réflexion

Une vue de famille des participants

« Souveraineté numérique au Bénin: défis et perspectives ». Voilà le thème de l’édition 2023 de Bénin DNS Forum qui s’est tenu ce vendredi 8 décembre 2023 à Azalaï Hôtel de Cotonou. Il s’est agi d’une rencontre multi-acteurs qui a mobilisé les principaux fournisseurs d’accès Internet, le directeur général de l’ASIN, M. Marc André Loko, le ministère du numérique et de la digitalisation, le député Malick Gomina et les principaux acteurs de l’écosystème du numérique autour, entre autres, de la nécessité de la mise en place d’un Internet eXchange Point ( IXP ), entendez Point d’Echange Internet pour améliorer la qualité de la connexion au Bénin.

Ghislain Gbènakpon

Les panels de discussion de Bénin DNS Forum 2023 ont le mérite d’avoir permis aux participants de passer en revue les défis et perspectives de la souveraineté numérique au Bénin. Et il en ressort fondamentalement la nécessité voire l’urgence de mettre en place un Point d’échanges Internet qui va permettre aux populations de bénéficier des connexions de qualité et rapides. Pour les experts, le Point d’Echange Internet est un levier stratégique pour l’écosystème Internet et un accélérateur de sa connectivité.

A la faveur d’une interview à la presse, le président de l’association Internet Society chapitre Bénin ( ISOC-BÉNIN ), en a donné de pertinents éclairages. « Nous sommes ici parce qu’on a constaté au niveau de ISOC-BÉNIN, qu’il y a un problème sur le point d’échange Internet. C’est une solution qui rentre dans ce que nous, on appelle la souveraineté numérique. Son rôle est hyper important. Nous avons constaté depuis des semaines, mois et années qu’il y a au Bénin souvent une lenteur générale de la bande passante, de la connexion. Le point d’échanges Internet permet de régler cela. Je vais vous donner un exemple simple. Aujourd’hui, quand vous allez sur internet, des fois, le contenu que vous recherchez est au Bénin. Mais vous allez d’abord aux Etats Unis parce que notre connexion vient de là-bas. La connexion vient chercher l’information au Bénin, repart au Etats Unis et vous la renvoie. Ce qui est trop long. Or le point d’échange Internet qu’est-ce que ça permet? Il suffit que ce serveur, là où vous allez chercher l’information, soit branché sur le point d’échanges Internet. Quel que soit votre opérateur, le système, quand il vient sur le point d’échanges, il se dit que celui là cherche un contenu local. Il ne sort plus. Il va rechercher l’information directement. Si pour aller au Etats Unis et revenir, vous devez faire 300 ms, là par exemple, vous pouvez faire à peine 10 ms. Non seulement vous consommez moins de bande passante, mais c’est encore plus rapide. Ce qui est dans l’intérêt de nous les consommateurs. Et il faut comprendre que cela arrange les opérateurs. Car lorsque quelqu’un va sur Internet chez eux, ils ont aussi des frais à payer même si c’est moins que ce qu’ils prennent chez nous. Mais ça les arrange quand même », a expliqué M. Hervé Hounzandji.

Le président de ISOC-BÉNIN, M. Hervé Hounzandji

Le président de ISOC-BÉNIN expliquera aussi que le point d’échange Internet est un boîtier qu’on doit mettre quelque part et tous les opérateurs viendront brancher leurs connexions: « Donc, nous cherchons des partenaires. On a regroupé les fournisseurs d’accès pour les sensibiliser sur la nécessité pour eux de se mettre ensemble pour que le Point d’Echanges Internet soit opérationnel au Bénin. Car cela implique des frais. En effet, lorsqu’on met un équipement quelque part, il y a des frais de location, il y a l’électricité, la climatisation, la surveillance, donc des frais de fonctionnement. Et c’est tous les opérateurs qui doivent se mettre ensemble pour y contribuer. Le problème que nous avons, est qu’on a besoin d’un soutien politique. Il faut réunir les opérateurs pour leur expliquer le bien-fondé de la chose ».

D’autres thématiques ont été abordées à ce Bénin DNS Forum 2023. Il en est ainsi du nouveau Plan stratégique du Bénin IX, des enjeux économiques et stratégiques de la dualité DSN et Souveraineté numérique, des actions de l’Assemblée nationale pour la souveraineté numérique du Bénin, l’éducation numérique, de l’infrastructure et sécurité numérique, des politiques et règlementations numériques au Bénin et du développement des compétences numériques dans un contexte local. Le coordonnateur du Bénin DNS Forum 2023, M. Roméo Kintohoundji et toute son équipe ont manifestement gagné le pari de la bonne organisation.

Lancement de la plateforme Sécuroute: satisfaction du président Rabiou Gaba

Le président El Hadj Rabiou Gaba

Le ministre du cadre de vie et des transports en charge du développement durable, M. Didier Tonato a officiellement lancé ce jeudi 30 novembre 2023 au palais des congrès de Cotonou, la plateforme Sécuroute pour la gestion efficace du parc automobile du Bénin et le renforcement du respect des obligations des usagers de la route. A la faveur d’une interview à la presse, le président du Syndicat des transporteurs et importateurs non affiliés du Bénin ( SYNTRA-INAB ), El Hadj Rabiou Gaba a exprimé sa totale satisfaction.

Ghislain Gbènakpon

« Il faut avouer que nos rêves sont en train d’être réalisés. Nous avons souhaité ces réformes dans le secteur des transports. Très bientôt, nous aurons la liste des transporteurs légaux et officiels du Bénin. Car jusqu’à une date récente, l’Anatt n’a pas le nombre exact de transporteurs au Bénin. Sécuroute n’est qu’une facilité pour le transporteur qui aspire à faire du transport, un métier. C’est l’outil qu’il faut pour être un bon citoyen. », a déclaré El Hadj Rabiou Gaba.

Le président du SYNTRA-INAB salue l’avènement de la plateforme Sécuroute qui va concrètement contribuer à l’assainissement du secteur des transports en luttant contre les mauvais comportements de certains acteurs véreux: « Vous savez, il y a des transporteurs qui achètent des plaques de camions cassés qu’ils placent à leurs camions et circulent comme tout autre transporteur. Et du moment où il n’a pas fait les formalités, le jeu est faussé. Toi qui as choisi d’être en règle vis à vis des textes de la République et l’autre qui par des subterfuges arrive à rester dans le métier, l’intérêt n’est pas le même. Quel que soit le prix que vous lui proposer, il est prêt à partir. Par contre, celui qui paie tout ce qu’il y a comme taxes ne peut pas tout accepter. Donc comme son nom l’indique, Sécuroute, c’est la sécurité dans le sous-secteur transport. »