
« Les avancées technologiques dans les spécialités de la tête et du cou » C’est le principal thème du sixième congrès de la Société Médicale Tête et Cou ( SOMETEC ) tenu du jeudi 7 au samedi 9 mars 2024 à Cotonou avec la participation d’une diversité de scientifiques et d’experts venus des quatre coins du monde pour un nouvel exercice du donner et du recevoir. Les travaux qui ont aussi abordé « Les traumatismes de la tête et du cou » ont été officiellement lancés par le Pr. Francis Dossou, représentant du ministre de la santé du Bénin parrain des assises. Il avait à ses côtés le doyen de la facultés des sciences de la santé ( FSS ) de l’Université d’Abomey-Calavi, Pr. Josué Avakoudjo et le président de la SOMETEC, Pr. Ignace Sounouvou.
Ghislain Gbènakpon

« Le monde en pleine révolution avec l’intelligence artificielle n’a point épargné le domaine médical et moins encore les disciplines de la tête et du cou avec la précision diagnostique à travers les explorations fonctionnelles et les examens paracliniques d’une part, et la chirurgie moins invasive dans les différents traitements d’autre part. L’état des lieux dans le contexte africain et les perspectives méritent d’être débattus à travers les différentes conférences et communications scientifiques élaborées », a déclaré le Pr. Ignace Sounouvou dans son allocution de circonstance. Les congressistes viennent de plusieurs pays dont entre autres, la Guinée, le Niger, le Togo, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Congo.

Le président de la SOMETEC a fait aussi observer que dans l’intérêt de l’homme, la démographie et le parc des moyens de déplacement sont sans cesse croissants avec comme corollaire, une mobilité plus laborieuse dans les cités avec les risques d’accidents de la voie publique. Et c’est pour prévenir et guérir les affections traumatiques liées à cette problématique que la SOMETEC a identifié le second thème relatif aux traumatismes de la tête et de la cou. « Il s’agira à travers les exposés de décortiquer les données épidémiologiques, physiopathologiques, diagnostiques, thérapeutiques et évolutives des lésions qui découleraient de ces situations », a expliqué le Pr. Ignace Sounouvou. Dans son intervention, le doyen de la FSS, Pr. Josué Avakoudjo a rappelé que depuis le 1er mars 2024, le gouvernement a démarré la répression du non port de casque par les passagers des motos avant de féliciter la SOMETEC pour avoir vu loin et juste en choisissant de réfléchir aussi sur les traumatismes liées à la tête et au cou.
Tout un panel de spécialistes se donnent la main

Il faut dire que la SOMETEC qui tient régulièrement son congrès tous les deux ans est une société savante qui a pour spécificité de réunir tout un panel de spécialistes prenant en charge les affections de la tête et du cou. Il s’agit entre autres, relève le représentant du ministre de la santé, des ORL, CCF, des ophtalmologistes, chirurgiens-dentistes, chirurgiens maxillo-faciaux, neurologues, neurochirurgiens, spécialistes de l’imagerie, anatomo-pathologistes, pédiatres, oncologues, etc.
« Dans un pays en développement, le capital humain est la ressource la plus importante, et de ce fait, toutes les occasions de réflexion pour améliorer la santé des populations recevront toujours le soutien du ministère de la santé. La tenue de ce VIème congrès permettra aux différents spécialistes réunis en ces lieux de faire le point sur les différents thèmes et à chaque praticien d’en apprendre un peu plus sur les autres spécialités afin que l’être humain soit pris en charge dans sa globalité. En effet, les affections sur lesquelles les acteurs de la SOMETEC ont choisi de réfléchir cette année sont un vaste domaine qui appelle la collaboration de tous les spécialistes de la tête et du cou », a déclaré le Pr. Francis Dossou.



































