
( 500 autres bénéficiaires bientôt sélectionnés)
Au terme d’un stage apprentissage de huit mois dans les énergies renouvelables à AdMec CTIB dans le cadre du dispositif Azoli du Projet d’inclusion des jeunes ( ProDIJ ) initié et financé par le gouvernement béninois avec l’appui de la Banque Mondiale, 474 jeunes ont reçu leurs attestations et surtout signé leur premier contrat de travail avec l’entreprise. C’était le 14 février 2024 au palais des congrès de Cotonou sous la houlette du ministre des petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi, M. Modeste Kérékou. Le PDG de AdMec CTIB qui vient ainsi de faire oeuvre utile en sortant ces jeunes du chômage s’est confié à la presse. Occasion pour M. Babacar Bathiéry de lever le voile sur les motivations qui l’ont amené à recruter tous les 474 bénéficiaires contre 200 prévus au départ et d’envisager une deuxieme formation emploi au profit de 500 autres jeunes bénéficiaires.
Ghislain Gbènakpon

« Vous savez, le besoin est là. Nous, on est dans le domaine de l’éclairage public, du solaire; et je pense que le pays investit beaucoup d’argent pour trouver des solutions. Des fois, on se dit que la solution vient de l’étranger. Mais on vient de montrer que la solution est là en local. Cela nous a motivés. Initialement oui, on pensait en prendre 200. Mais après avoir dimensionné nos besoins, on s’est rendu compte que même 1000 ne suffiraient pas. Donc, on prend les 500 qui sont là, le temps de relancer une deuxième formation pour 500 autres. AdMec fait avec des gens peu ou pas instruits. Ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas diplômés ou ne sont pas allés à l’université qu’ils ne sont pas intelligents. Nous avons été agréablement surpris. C’est des gens qui se sentent oubliés. Et quand on leur donne leur chance, qu’est-ce qu’ils font? Ils donnent tout. Moi, j’ai affaires avec des jeunes qui donnent tout. Et c’est plus facile de travailler avec eux qu’avec ceux qui sont convaincus qu’ils savent tout. C’est surtout ma motivation », a expliqué le PDG Babacar Bathiéry.


Il faut dire qu’installée dans la ville de Ouidah au Centre COPAO, AdMec CTIB est spécialisée dans la fabrication, l’assemblage, la réparation et la maintenance des lampadaires et autres produits sources d’énergies renouvelables. Le PDG Babacar Bathiéry assure que le marché existe pour faire travailler les bénéficiaires de cette formation suivie d’emploi: « Le marché existe. Et au delà du fait que ça puisse exister, le marché se crée. Et aujourd’hui, on a les moyens de créer ce marché. Le premier volet dont on parle, c’est tout ce qui concerne l’éclairage public. Tout le monde est concerné par l’éclairage public. Il y en a beaucoup qui ne fonctionnent pas. Et aujourd’hui, il y en a qui disent au lieu d’acheter des neuves qui ne vont pas fonctionner quelques temps après, réparons celles qui sont là et peuvent encore fonctionner des années supplémentaires. Imaginez chez vous, si l’ampoule ne marche et que vous devez toujours en changer, l’investissement devient lourd. Et un Etat, c’est comme une entreprise. Il a besoin aussi d’économiser ».

Il ressort aussi de ses propos qu’il s’agit d’un contrat de travail à durée déterminée de 2 ans avec possibilité d’une évolution à terme. « Là, on est sur deux axes. On a la partie contrat à durée déterminée sur deux ans; parce qu’on y va aussi étape par étape. Il y a des projets pour lesquels on se bat dont la durée est de 10 ans. Et après 2 ans, ils auront atteint un niveau de compétence et peut-être auront envie d’aller voir autres choses. Si AdMec leur propose quelque chose de meilleur, pourquoi pas ? Aujourd’hui, c’est un premier jet de 2 ans minimum et après, on essayera de voir comment prolonger la durée », a-t-il expliqué pour finir.

























