Marché Moderne de Gbégamey: les places attribuées au tirage au sort

Le tirage au sort pour l’attribution des places en toute transparence

( Ouverture officielle ce jeudi )

Les 700 places environ disponibles au marché moderne de Gbégamey viennent d’être attribuées aux marchands éligibles par tirage au sort. C’était ce mardi 10 décembre 2024 sous le regard vigilant de la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des marchés ( ANaGeM ), Mme Eunice Loisel Kiniffo. L’ouverture officielle de ce nouveau marché moderne de Cotonou est annoncée pour ce jeudi 12 décembre.

Ghislain Gbènakpon

« Le marché moderne de Gbégamey est construit en deux blocs, A et B. Les places disponibles dans ces deux blocs avoisinent 700. La phase de tirage au sort consiste comme nous l’avons fait dans tous les marchés, à attribuer les places à tous les marchands qui sont éligibles. Ce qui signifie qu’auparavant, nous avons procédé au recensement de ces marchands par secteurs d’activités. Et aujourd’hui, nous leur attribuons leurs places au niveau des deux blocs. Ceci nous assure une transparence et une équité dans l’attribution des places » a expliqué la Dg Eunice Loisel Kiniffo à la faveur d’une interview à la presse.

La DG Eunice Loisel Kiniffo

Il ressort des éclairages de la directrice générale de l’ANaGeM que priorité a été donnée d’abord aux marchands qui avaient été sur l’ancien site de Gbégamey avant leur relogement sur le site d’appoint et la construction du nouveau marché. « La spécificité de ce marché comme celui de Midonbo, c’est que nous allons accueillir les marchands de fruits aux abords de rues notamment dans l’environnement du mont Sinaï en allant vers le passage supérieur de Houéhyho. Nous allons accueillir aussi les marchands aux abords des caniveaux de l’église St Jean. Il y a aussi les marchands de lunettes, de montres, de produits électroniques de Ganhi et probablement des marchands de certains secteurs d’activités de Dantokpa », a expliqué la DG Eunice Kiniffo

Il faut dire que la phase du tirage au sort précède toujours à un ou deux jours près l’ouverture des marchés modernes. Celle de Gbégamey aura lieu ce jeudi.

Marchés publics et concurrence au Bénin: le secteur privé instruit sur les réformes

Le panel des conférenciers

A l’acte 7 des After work initiés par le ministère de l’économie et des finances à travers la Cellule d’appui à l’amélioration du climat des affaires, le secteur privé béninois a été sensibilisé sur les réformes de la procédure de passation des marchés public initiées à leur profit ainsi que celles relatives à la concurrence. C’était ce vendredi 6 décembre 2024 à Azalaï hôtel de Cotonou avec pour communicateurs, les représentants de l’Autorité de régulation des marchés publiques ( ARMP) et de la direction de la concurrence.

Ghislain Gbènakpon

Principales innovations en faveur du secteur privé portées par le code des marchés publics en République du Bénin. C’est la première communication à laquelle ont eu droit les acteurs du secteur privé à cet after work du vendredi dernier. Elle a été présentée par l’ARMP. Le secteur privé a eu l’occasion de s’approprier les réformes depuis la phase de la passation des marchés publics à la phase d’exécution.

Au niveau de la concurrence, il a été explicité le cadre règlementaire de la concurrence à travers la loi n°2016-25 du 04 novembre 2016 portant organisation de la concurrence en République du Bénin, les textes communautaires au niveau de l’UEMOA, les textes regionaux au niveau de la CEDEAO et autres règlementations sectorielles. Les acteurs du secteur privé ont également été entretenus sur les pratiques anti-concurrentielles comme les ententes anti-concurrentielles, les abus de position dominante et certaines aides d’Etat. Les bonnes conduites en matière de concurrence ont été aussi passées en revue. Il s’agit entre autes de s’abstenir de s’adonner aux actes de concurrence déloyale, d’éviter de commettre des pratiques anti-concurrentielles, d’utiliser le programme de clémence pour éviter des sanctions ou les amoindrir et de notifier les projets de concentration.

Une vue partielle des participants

« Le budget qui vient d’être voté sera exécuté à plus de la moitié par vous. Car les infrastructures seront réalisées par le secteur privé. Les ressources pour exécuter ce budget seront également mis en place par le secteur privé, quitte par les impôts que vous payez, quitte par les ressources que vous mettez à disposition lors des appels à épargne publique que l’Etat lance. Vous êtes donc le moteur réel du développement de ce pays. Vous êtes l’élément essentiel de la mobilisation des ressources pour financer la réalisation des infrastructures. C’est pour cela que cette rencontre est organisée pour attirer votre attention sur tout ce que l’Etat fait pour que vous vous sentiez le mieux possible dans la participation aux marchés publics », a déclaré dans son mot de clôture, le coordonnateur de la Cellule d’appui à l’amélioration du climat des affaires, M. Illass Sina.

Clôture du projet Africa Digital Campus: les résultats passés en revue pour de bonnes perspectives

Une vue de famille des participants

Après deux ans de mise en oeuvre sur financement de l’AFD, le projet Africa Digital Campus ( ADC ) porté par l’Institut de recherche pour le développement ( IRD ) et le West and Central African Research and Education Network ( WACREN ) en partenariat avec l’Agence Universitaire de la francophonie ( AUF ) a été clôturé ce vendredi 6 décembre 2024 à Cotonou. C’était sous la houlette du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique par intérim, Pr. Benjamin Hounkpatin à la faveur d’une conférence qui a permis aux acteurs de passer en revue les résultats dans les deux pays pilotes à savoir, le Bénin et le Burkina Faso et de s’accorder sur les perspectives d’un passage à l’échelle.

Ghislain Gbènakpon

Africa Digital Campus est un projet novateur d’e-leaning au service des enseignants et des étudiants des deux universités pilotes en l’occurrence, l’Institut national supérieur de technologie industrielle ( INSTI ) du Bénin et l’Université virtuelle du Burkina Faso ( UV-BF). La conférence de clôture a eu pour thème, « Combler le fossé de l’innovation: déployer la formation à distance et les infrastructures en Afrique ». Il ressort des différentes communications et panels de discussions que le projet ADC a remporté de vrais succès tant au niveau institutionnel, comme la publication d’un decret sur l’enseignement à distance au Bénin que pédagogique avec la production de 277 cours d’enseignements à distance par 134 enseignants-chercheurs formés avec une attention particulière portée à l’inclusion des femmes. Les exposés et les débats d’experts ont retracé dans le menu détail, les actions réalisées et leurs impacts dans les universités pilotes.

C’est vrai que le projet ADC est arrivé à son terme. Mais il a été aussi et surtout question de mobiliser les décideurs à divers niveaux dans la perspective d’un passage à l’échelle. Les assises ont exploré la manière dont les principales parties prenantes des universités africaines à savoir, gouvernements, bailleurs de fonds, administrateurs d’université, réseaux de recherche et d’éducation et professeurs d’université vont mobiliser des idées et des ressources pour innover afin de répondre aux besoins toujours dynamiques des environnements d’éducation numérique pour soutenir la diffusion de la pédagogie à l’intérieur des universités africaines et hors les murs.

Cotonou: le marché moderne de Ganhi ouvert aux usagers

Coupure du ruban

Après Cadjèhoun, Ménontin, Wologuèdè, Aïdjèdo et Midombo, le marché moderne de Ganhi a été officiellement ouvert ce samedi 7 décembre 2024 à la grande joie des usagers. C’était sous la houlette de la ministre de l’industrie et du commerce, Mme Alimatou Shadiya Assouman et en présence, entre autres, du maire de la ville Luc Atrokpo et du préfet du Littoral, Alain Orounla.

Ghislain Gbènakpon

La DG/ANaGeM, Mme Eunice Loisel Kiniffo

« Deux grands restaurants, 12 mini restaurants ou encore 12 snacks et 16 boutiques; 377 étals primeurs, 58 espaces boucheries, 23 espaces poissonneries, 8 espaces écailleurs, 6 espaces de déplumage de volaille, 1 espace moulin et 6 espaces à l’extérieur uniquement dédiés à la commercialisation des animaux vivants; 1 chambre froide, 2 montes-charge, un système de panneaux photothèques assurant l’autonomie électrique des parties communes; 1 local batterie et 1 groupe électrogène; 3 salles de stockage, 1 salle polyvalente, 1 administration, 3 locaux déchets, des locaux techniques et un système de vidéosurveillance; un parking spacieux et sécurisé, un dispositif sanitaire pour un environnement sain, un système intégré de gestion des déchets et de mesures de sécurité renforcées pour la sécurité et le confort des usagers ». Voilà ainsi déclinées par la directrice générale de l’ANaGeM, Mme Eunice Loisel Kiniffo, les spécificités de ce marché moderne de Ganhi conçu avec une architecture bien pensée offrant 509 espaces de vente répondant aux normes internationales.

La ministre Alimatou Shadiya Assouman

Comme l’a rappelé la ministre de l’industrie et du commerce dans son allocution de circonstance, le chef de l’Etat, lors de sa visite du 3 novembre dans le marché de Ganhi a été confronté à un spectacle de désolation fait d’insalubrité, d’insécurité, de désordre et de vétusté des infrastructures. C’est fort de cet état des lieux qu’il a décidé que Ganhi soit rajouté au programme des marchés urbains de Cotonou qui en comptait déjà 9. « Ce projet s’inscrit dans la dynamique des réformes structurelles engagées pour moderniser les infrastructures marchandes, améliorer les conditions de travail des acteurs économiques, et surtout, offrir aux populations des espaces de commerce dignes et adaptés aux standards internationaux.
Avec ses équipements modernes, ses espaces bien organisés, ses installations respectueuses des normes d’hygiène et de sécurité, ce marché incarne une nouvelle ère pour le commerce à Cotonou. Il redonne non seulement de la dignité aux commerçants, mais il améliore aussi la qualité de vie des populations environnantes », a déclaré la ministre Alimatou Shadiya Assouman.

L’autorité ministérielle exhorte les populations et les commercants à faire de ce marché un exemple de bonne gestion, d’entraide et de respect des normes d’hygiène et de sécurité. L’ANaGem à travers la voix de la DG Mme Eunice Loisel Kiniffo, s’est engagée à les accompagner à travers des formations et des sensibilisations afin de garantir une appropriation harmonieuse de ce nouvel espace.

Cour Constitutionnelle: les hommages de la haute juridiction à l’ancien conseiller Général Pancrace Brathier

Des conseillers de la 7e mandature, des anciens conseillers et quelques directeurs et chefs service de la Cour constitutionnelle se sont inclinés devant la mémoire de l’ancien conseiller Général Pancrace Brathier décédé le 13 novembre dernier. C’était ce vendredi 6 décembre 2024 à la faveur d’une cérémonie d’hommage fort simple mais pleine d’émotion de la haute juridiction présidée par le président Dorothé Sossa au domicile de l’illustre disparu qui a servi la Cour constitutionnelle pendant cinq ans, soit de 2003 à 2008.

Ghislain Gbènakpon

« Le conseiller Pancras Brathier avait le don de rendre ses proches heureux. Sa bonté restera gravée à jamais dans le cœur du personnel de la Cour qui garde le souvenir d’un homme de grande probité qui a aidé à la consolidation de l’état de droit dans notre pays, notamment en matière de droits de l’homme », a déclaré au nom de tous les conseillers, le président de la Cour constitutionnelle pour qui n’a pas caché son admiration pour cette personnalité dont le parcours, soutient-il, révèle un homme de conviction et de caractère, humble, intègre, compétent, généreux et dévoué pour la nation. . A entendre le Professeur Dorothé SOSSA “on peut certifier que son passage à la Cour est une source d’inspiration et de motivation. Son esprit rigoureux et son sens aigu de la justice continueront de guider nos pas, nous membres de la septième mandature, et de nous rappeler les idéaux pour lesquels il a œuvré inlassablement”. C’est pourquoi dira-t-il, “son départ laisse évidemment un vide dans nos cœurs et c’est avec beaucoup de compassion que nous réitérons nos condoléances aux familles éplorées et leur témoignons tout notre soutien en ce moment douloureux”.

Au nom des anciens conseillers de la haute juridiction et ancienne presidente de la Haute Cour de justice, Mme Clotilde Médégan Nougbodé a salué la grande humilité, la simplicité de l’illustre disparu. Elle a rappelé une anecdote qui a retenu l’attention de l’assistance: “Un jour où je déplorais que tu aies pris une mototaxi pour faire tes courses, faute de véhicules non réclamés à ton administration, tu m’as réclamé avec ton rire sarcastique. Ceux qui m’en ont privé savent bien que j’en ai besoin. Ce n’est pas grave. Si je tombe et me fracasse la tête et que je meurs, ce sera la manière que tu auras choisie pour me faire quitter ce monde”. C’était la philosophie de la vie du Général Pancras Brathier Ne rien forcer, laisser les choses venir à soi.

La projection d’un documentaire sur l’illustre disparu, le dépôt de gerbe et la signature du livre de condoléances par le Président SOSSA ont mis fin aux manifestations. L’ancien conseiller a été inhumé ce samedi 7 décembre 2024.

12e édition de la Grande Nuit de l’Indigo en clôture du SIA 2024: les professionnels de la mode exhibent leurs savoir-faire avec le Elu vo

La collection « Collaboration » entre Nadia Adanlé et Doudou Dièz de la Guadeloupe

( Déclamation majestueuse du panégyrique des indigotiers )

Après la révélation des signes non formels de préservation, de protection et de transmission des savoir-faire liés à l’indigo livrés au cours du 2e atelier du SIA 2024, il a été donné aux professionnels de la mode du Bénin et de la Guadeloupe avec Doudou Dièz, de frapper les esprits avec ce qu’ils savent faire du Elu vo, le tissu indigo produit par Couleur Indigo. C’est à l’occasion de la 12e édition de la Grande Nuit de l’Indigo qui a clôturé samedi 30 novembre 2024 à Sécurité Plage dans la commune de Cotonou, ce rendez-vous annuel. Le public a eu droit à la déclamation du panégyrique des indigotiers par la promotrice Nadia Adanlé et ses collaboratrices, avec l’accompagnement du poète Kamal Radji.

Ghislain Gbènakpon

La collection « Elu Kid » de Laeticia Adanlé Djossou

Elu Kid de Laeticia Adanlé Djossou, Métissage de Doudou Dièz, styliste modéliste guadeloupéenne spécialisée dans les tenues traditionnelles martiniquaises, guadeloupéennes et caribéennes, San Xoxo ( temps anciens) de Couleur Indigo et Collaboration, fruit de la collaboration entre Nadia Adanlé et Doudou Dièz. Il s’agit des différentes collections présentées au public. Des mannequins internationaux ont pu défiler dans de belles tenues sur le pont dressé réunissant la Guadeloupe et le Bénin et sous les regards on ne peut plus admiratifs du public.

Une vue partielle de la parade finale

L’objectif est de mettre en lumière Elu vo et  de montrer au public ce qu’il est possible d’en faire pour l’inciter à changer ses habitudes vestimentaires. « Il y a eu beaucoup d’anciens visages mais aussi de nouveaux. Nous l’avons dit, l’indigo, quand ça touche, ça laisse une marque indélébile. Et on le voit sur nos tissus. On le voit également sur les gens que nous avons le plaisir d’habiller », a soutenu Nadia Adanlé à la faveur d’une interview à la presse au terme de cette 12 e édition de la Grande Nuit de l’Indigo.

La promotrice du SIA, Nadia Adanlé

La promotrice du SIA est également revenue sur la collaboration avec Doudou Dièz de la Guadeloupe: « Dans les archives ou dans les livres, il est écrit que nos ancêtres qui sont partis outre-atlantique ont également travaillé l’indigo. De l’autre côté, il y a donc des traces de notre culture qu’on peut retrouver. C’est la raison pour laquelle, j’ai demandé à Doudou Dièz de fouiner du côté de la Guadeloupe et de nous en ramener. C’est ce qu’elle a fait. Elle est venue. Elle a été prise par la fascination de l’indigo. Sa collection Métissage a les traces du Bénin et de la Guadeloupe. C’est pour immortaliser cet instant de partage que nous avons décidé de faire une tenue commune. C’est ce qui a donné la collection Collaboration »

Déclamation du panégyrique des indigotiers

La déclamation du panégyrique des indigotiers

« Nous avons aussi décidé d’apporter notre petite contribution à la préservation des savoir-faire liés à l’indigo. Et l’un des signes d’archivage et de préservation de l’histoire est le panégyrique. Donc, nous avons recherché et retrouvé le panégyrique des indigotiers. Nous en avons eu quelques bribes auxquelles nous avons apporté notre propre sauce », a expliqué Nadia Adanlé dans son mot de bienvenue à l’ouverture la Grande Nuit de l’Indigo 2024. Il faut dire que l’autre temps fort de cette dernière a effectivement été la majestueuse déclamation du panégyrique des indigotiers par la promotrice du SIA et ses braves collaboratrices à la grande satisfaction des participants.

Déjà la veille à Ouidah le vendredi 29 novembre 2024 à la Résidence de création, 3ème activité du SIA, les indigotiers se sont réunis, en conclave, pour affiner et meubler le panégyrique qui les définit le mieux aujourd’hui tout en tenant compte de leur histoire. Cette magnifique déclamation n’est donc pas le fruit du hasard. Conformément aux qualités d’un panégyrique, il s’est agi à partir de celui-ci, de vulgariser les informations jugées essentielles au sujet des indigotiers des temps modernes. « Il fallait le faire. Comme je l’ai dit, on a ajouté beaucoup de choses à ce produit sur un plan intellectuel, moderne. Mais il fallait qu’on aille dans les tréfonds et poser les bases aussi solides qu’un panégyrique. Demain, ça voudrait dire que quand je vais saluer mes femmes, on aura une façon de se saluer. Demain, si un évènement heureux leur arrive, on aura une façon de les magnifier quand on y sera. En cas d’évènement malheureux, on a aussi de quoi nous accompagner les unes les autres », a expliqué Nadia Adanlé à la presse.

La Grande Nuit de l’Indigo a le mérite de clôturer en beauté le SIA 2024 consacré à l’exploration des signes non formels de préservation, de protection et de transmission des savoir-faire liés à l’indigo au Bénin. La promotrice Nadia Adanlé a déjà annoncé que la prochaine abordera l’exploitation de ces signes.

Recherche sur les aliments pour poissons au Bénin: les acteurs capitalisent les acquis pour une industrialisation de la filière

Une vue de famille des participants

Le développement de la pisciculture au Bénin préoccupe les acteurs à divers niveaux. Un atelier sur l’état des lieux de la recherche sur les aliments pour poissons dans une perspective d’industrialisation de la filière a mobilisé ce mercredi 4 décembre 2024 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou, chercheurs, producteurs d’aliment pour poissons, pisciculteurs, et représentants de structures étatiques concernées. C’est une initiative conjointe de la FSA de l’UAC à travers le Laboratoire de valorisation et de gestion de la qualité des bio ingrédients alimentaires ( LaBio ), de l’Ecole d’Aquaculture ( EAQ ) de l’Université Nationale d’Agriculture ( UNA ) et du partenaire financier SwissContact.

Ghislain Gbènakpon

Le Pr. Polycarpe Kayodé, directeur de LaBio et coordonnateur de l’atelier

« Qu’est-ce que nous avons pu faire en termes de recherche jusque-là ? Quels sont nos succès? Quelles difficultés avons-nous rencontrées et quelles sont les réponses qu’on peut ensemble apporter à ces difficultés dans une perspective de mise à l’échelle de nos innovations et d’industrialisation de la filière? » Voilà ainsi déclinée par le directeur de LaBio et coordonnateur de l’atelier, la problématique de ces assises sur la recherche sur les aliments pour poissons. C’est à la faveur d’une interview que le Pr. Polycarpe Kayodé, Chef Département de l’Ecole de Nutrition et des Sciences et Technologies Alimentaires de la FSA/UAC a accordée à la presse en marge des travaux.

Dr. Diane Kpoguè Gangbazo ( MC ) de l’EAQ de l’UNA

Dr. Diane Kpoguè Gangbazo, Maître de Conférence, enseignant chercheur à l’Ecole d’Aquaculture de l’UNA fera observer face à la presse que le développement de la filière aquacole ne peut se faire sans la disponibilité des aliments performants pour nourrir les poissons. « Divers travaux se font dans divers laboratoires, instituts de recherche sur l’utilisation des ressources alimentaires disponibles sur place au Bénin pour pouvoir produire ces aliments. Mais le problème, c’est la qualité de ces aliments. Donc, on est venu ici, entre chercheurs, pisciculteurs, différents acteurs intervenant dans le domaine, les collègues de la direction de la production halieutique, des projets programmes , l’ATDA et autres, pour échanger et retenir les pistes à explorer pour pouvoir résoudre ce problème crucial qui freine le développement de l’aquaculture », a-t-elle soutenu.

Pr. Polycarpe Kayodé, M. Emmanuel Bossennec de SwissContact et M. David Montcho, SG/UNA à la table d’honneur à l’ouverture des travaux

Dans son allocution de circonstance, le Représentant Pays de SwissContact qui appuie le secteur de la pisciculture depuis 2019 a relevé que trop souvent, les solutions aux mutations des secteurs économiques sont apportées par des acteurs industriels extérieurs, qui s’appuient sur les résultats de recherches menées dans des laboratoires éloignés. « Or, les transformations structurelles de l’économie béninoise passent inévitablement par la valorisation des recherches menées localement, car les connaissances et innovations produites localement s’inscrivent dans les structures collectives, dans les écosystèmes de production et de création de valeur, et qu’elles fournissent des résultats dans les conditions réelles », a soutenu M. Emmanuel Bossennec. Il s’en suit que les appels lancés par le Pr. Polycarpe Kayodé et Dr. Diane Kpoguè face à la presse ne manquent pas de pertinence.

De pertinents appels

« Nous appelons tous ceux qui sont du secteur privé qui peuvent investir dans les innovations d’être présents à nos côtés pour aider à résoudre définitivement ce problème qui est capital pour le pays dans un contexte où l’Etat est en train de prendre des mesures pour limiter les importations de poissons, de produits congelés. Il est donc plus que urgent d’agir ensemble parce que l’aliment coûte cher quand on veut produire du poisson. Si vous dépensez 1000 francs pour produire du poisson, l’aliment y prend 700 f. C’est 70% du coût de production », a déclaré le Pr. Polycarpe Kayodé.

Une vue partielle des participants en séance

Dr. Diane Kpoguè s’inscrira dans le même registre pour plaider en faveur du financement des travaux de recherche par le privé dans une perspective évidemment d’industrialisation. »On n’a pas toujours le financement. Nous faisons des efforts personnels parfois. Il arrive que nous soyons un peu essoufflés. Toutes les formules que nous trouvons sont performantes. Mais pour que nos résultats soient accessibles , il faut que les aliments pour poisson soient fabriqués de façon industrielle. Il faut que des industries s’installent. Que des efforts soient faits pour nous accompagner en utilisant nos formules performantes au niveau des industries. Que des industries s’installent au Bénin d’ici-là pour produire des aliments pour poissons afin de réduire le problème de l’importation de ces aliments dont on ne connait pas les conditions de fabrication », a-elle déclaré.

Le présidium modérant les communications

Il faut dire que plusieurs communications suivies de fructueux débats et des travaux de groupes ont meublé cet atelier. Les assises ont été sanctionnées par un rapport à mettre à la disposition des pisciculteurs pour un développement durable de la pisciculture au Bénin.

Secteur de l’énergie: des avancées notables à la revue annuelle présagent un avenir éclairé pour les béninois

Une vue de famille des participants

Faire l’état des lieux des réalisations en termes d’infrastructures électriques et la contribution de l’électrification hors réseau pour l’accès durable à l’électricité afin de dégager les perspectives pour un meilleur développement du secteur de l’énergie. C’est tout l’objectif de la  Revue du secteur de l’énergie qui a eu lieu ce lundi 2 décembre 2024 dans la salle de conférence du Ministère des Affaires Etrangères, a eu lieu ce lundi 02 décembre 2024 pour le compte de cette année 2024. Elle a connu la participation de tous les acteurs du secteur notamment les Partenaires Techniques et Financiers, les institutions régionales, les Ministères sectoriels, la société civile intervenant dans le secteur et les cadres à divers niveaux du Ministère de l’Energie, de l’Eau et des Mines.

Le ministre Samou Séidou Adambi

C’est le Ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines, Samou SEIDOU ADAMBI qui a procédé à l’ouverture des travaux de ladite revue. Dans son allocution, il a tout d’abord souhaité la bienvenue puis remercier les participants pour leur présence effective à la session 2024 de la revue du secteur de l’Energie.
Il a ensuite rappelé le rôle combien important que joue l’énergie dans l’amélioration de la vie humaine. Ainsi, outre les avantages sociaux, l’énergie est un véritable facteur moteur de l’économie. C’est pourquoi elle constitue pour le Gouvernement du Président Patrice TALON un axe majeur de sa stratégie de développement. Il a poursuivi son discours en rappelant quelques actions majeures réalisées ou en cours de réalisation avec l’appui des Partenaires Techniques et Financiers.

Une vue partielle des participants

Il s’agit entre autres de la poursuite de la mise en œuvre de divers projets de production d’électricité par des centrales solaires photovoltaïques (Defisol 25 MW et IPP solaire 50 MW) et des centrales hydroélectriques (Dogo bis 128 MW), la poursuite des travaux de réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Nangbéto (65 MW sur le fleuve Mono), la poursuite de la construction de la ligne d’interconnexion dorsale sud 330 kV Bénin-Togo-Ghana et de la mise en œuvre des projets de construction de la ligne d’interconnexion 330 kV dorsale nord Nigéria-Niger-Bénin/Togo-Burkina et de renforcement de la ligne d’interconnexion 330kV Ikédja-Sakété et la poursuite de la mise en œuvre de divers projets de modernisation, de restructuration, de renforcement, de densification et d’extension des réseaux électriques dans différentes communes (PRERA, PROMER, PEDER, PRESREDI, PADSBEE, etc) et de projets d’électrification rurale de 100 localités BIDC 3, du Projet d’Electrification Rurale (PERU) pour l’électrification de 176 localités sur financement de la BAD et du Projet d’Augmentation de l’Accès à l’Electricité (P2AE) pour 1100 localités sur financement de la Banque Mondiale.

Un cadre institutionnel et juridique renforcé

En vue d’améliorer les performances du secteur, des actions ont été engagées depuis la dernière revue du secteur de l’énergie dont l’élaboration de tous les textes d’application de la loi n°2020-05 du 1er avril 2020 portant code l’électricité en République du Bénin, qui ont fait l’objet de séminaire gouvernemental en vue de leur prochaine adoption en Conseil des Ministres , la mise en place d’un nouveau contrat de gestion déléguée de la Société Béninoise d’Energie Electrique (SBEE) avec le groupe ERANOVE en vue de la poursuite de la restructuration de la Société, la dissolution de l’Agence Béninoise d’Electrification Rurale et de maîtrise d’Energie en vue d’une meilleure coordination de la mise en œuvre des actions d’accès à l’électricité, la mise en service des installations électriques pour plusieurs localités électrifiées par divers projets, l’achèvement de la phase 1 du projet PADSBEE-VINCI et la poursuite du raccordement des ménages aux réseaux électrique de la SBEE avec un montant subventionné de 20 000 FCFA de branchement des particuliers;
Avant de déclarer ouverts les travaux de la revue, le Ministre n’a pas manqué de témoigner sa reconnaissance et celle du gouvernement aux Partenaires Techniques et Financiers pour leur appui constant au secteur de l’énergie.

Il a ensuite adressé ses remerciements aux participants pour leur disponibilité à accompagner le gouvernement afin de créer les conditions devant permettre d’assurer aux populations et au secteur productif, des services énergétiques suffisants, de qualité, aux conditions optimales de coût et de sécurité.
Après cette cérémonie d’ouverture, les travaux se sont poursuivis avec la présentation de quatre communications suivies de débats. La première s’est penchée sur l’Etat des lieux et point de mise en œuvre des projets du secteurs de l’énergie. La deuxième est intitulée « Qualité du réseau électrique du Bénin : contribution du projet PADSBEE et perspectives ». La troisième a abordé les apports et perspectives des projets d’accès à l’électricité par raccordement au réseau. La quatrième a pour thème « Situation de l’électrification hors réseau au Bénin : état des lieux, contraintes, approches de solution et perspectives »


Vers une exécution cohérente des programmes de l’énergie

Des débats qui s’en sont suivis après chaque communication, on peut retenir que l’électrification hors réseau représente une opportunité majeure pour le Bénin afin d’améliorer l’accès à l’énergie dans les zones rurales et de contribuer à son développement durable. Cependant, pour relever les défis qui subsistent, il est nécessaire de renforcer la coordination entre les acteurs, de mobiliser des financements supplémentaires et de mettre en œuvre des politiques publiques adaptées. Les recommandations issues de cet atelier permettront de déboucher certainement sur des solutions idoines pour une exécution cohérente de l’ensemble des projets et programmes en cours d’exécution, dans le cadre de la mise œuvre de la politique du Gouvernement dans le secteur de l’Energie.

Ouvrage de Bienvenu Sohou sur la santé: le regard de Me Bienvenu Bédié

Me Bienvenu Bédié

« Protection de la santé des personnes au Bénin : Droits, devoirs et infractions » C’est le chef-d’oeuvre littéraire du magistrat Bienvenu Sohou lancé le samedi 23 novembre 2024 à la Faculté des Sciences de la Santé ( FSS ) de Cotonou. A la faveur d’une interview à la presse, Me Bienvenu Bédié a livré ses impressions.

Ghislain Gbènakpon

« C’est bien que les hommes de la justice commencent par écrire car, pendant longtemps, nous avons consommé les écrits des gens de l’occident. Aujourd’hui, il y a une abondance de littératures sur le droit africain, donc sur le droit Béninois. Je crois que le président Bienvenue Sohou fait œuvre utile parce que son livre parle des droits et des devoirs en matière de santé publique et en même temps nous avertit par rapport aux conséquences qu’un acte déplacé pourrait engendrer », a déclaré Me Bienvenu Bédié.

Il voit dans cette production littéraire, un livre préventif qu’il faut se procurer : « C’est un livre préventif. Chacun a sa passion en fonction de la profession. Pour nous qui sommes du monde de la justice, si vous ne lisez pas, je ne sais pas ce que vous pouvez faire. Tout se trouve dans le livre et nous sommes bien obligés de lire. On ne peut pas tout lire mais chaque fois quand on a une préoccupation, on peut rapidement aller sur la partie concernée et pouvoir nous renseigner afin d’être plus utile »

Secteur Bâtiment: l’OP-PBDA voit le jour avec les Peintres et Décorateurs d’Akpakpa

Une vue de famille des participants

Les Peintres Bâtiment et Décorateurs d’Akpakpa viennent de prendre leur destin en main en portant sur le fonts baptismaux, une association qui se veut au service de l’amélioration des conditions d’exercice de leurs professions. Il s’agit de l’Organisation Professionnelle des Peintres Bâtiment et Décorateurs d’Akpakpa ( OP-PBDA ) dont le congrès constitutif a eu lieu ce samedi 30 nombre 2024 à la Base d’Appui des artisans d’Akpakpa à Cotonou. Au terme des travaux qui se sont déroulés sous la houlette du président d’Union Branche Bâtiment du Littoral, M. Komlan Gbèha, un bureau directeur national de l’OP-PBDA de 15 membres a été installé avec à sa tête, le président Théophile Yonlonfoun.

Ghislain Gbènakpon

Le bureau directeur national de l’OP-PBDA

« Je voudrais vous remercier au nom du bureau pour la confiance que vous avez placée en nous pour donner un nouveau souffle aux professions de peintres bâtiment et décorateurs qui sont incontournables dans le secteur bâtiment. Nous comptons sur l’engagement et la disponibilité de chacun et de tous pour mener à bien la mission que s’est assignée l’OP-PBDA. Le bureau seul ne peut rien faire », a déclaré le président Théophile Yonlonfoun dans ses premiers mots après l’installation du premier bureau de l’OP-PBDA au terme de son congres constitutif. Il a été distingué avec les autres membres du bureau directeur national.

Le président Théophile Yonlonfoun lors de son mot d’ouverture

Il faut dire que l’avènement de l’OP-PBDA vient à point nommé car, comme l’a fait observer M. Théophile Yonlonfoun déjà dans son allocution de bienvenu en tant que président du comité d’organisation du congrès, les professions de peintres et de décorateurs en particulier et toutes celles du secteur bâtiment en général, font face à de nombreux défis. Il s’agit entre autres, de la résilience face à la cherté de la vie de plus en plus croissante et la cherté des outils de travail, du renforcement des capacités des acteurs à travers des formations périodiques pour des prestations de qualités aux populations et la nécessité d’échanges d’expériences entre organisations soeurs au plan national et international. « Ce samedi 30 novembre 2024 ouvre une page importante dans la vie des Peintres Bâtiment et Décorateurs du Bénin en général, et d’Akpakpa en particulier. Venus des quatre coins de notre localité, nous avons décidé de nous serrer les coudes pour prendre notre destin en main et penser au present et surtout au futur de notre profession », a soutenu à l’entame des travaux, le président Théophile Yonlonfoun pour qui, l’OP-PBDA se veut être un creuset des professionnels de la profession pour la renaissance des métiers de Peintres Bâtiment et de Décorateurs.

Le pdt d’Union branche Bâtiment du Littoral, M. Komlan Gbèha

Les travaux du congrès constitutif ont enregistré la participation de plusieurs associations soeurs qui ont prodigué de précieux conseils au nouveau-né. Il s’agit ,entre autres, du Collectif de Cotonou, Zone 1 conduite par son président Akanni Moukaïla, du Collectif de Calavi avec à sa tête le président Paulin Honvo et du representant du délégué CMA. En installant le bureau directeur national de l’OP-PBDA, le président d’Union branche Bâtiment du Littoral a salué la venue de cette association sur l’échiquier social béninois et exprimé sa confiance à l’équipe dirigeante. M. Komlan Gbèha l’a réitéré à la faveur d’une interview à la presse: « C’est une bonne initiative. Le gouvernement accorde une place importante aux associations. Le président Talon qui a beaucoup investi dans le secteur artisanat, nous oblige à nous unir en associations pour mieux faire. J’encourage la nouvelle association à jouer sa partition dans l’essor de l’artisanat au Bénin. Et vu la composition du bureau installé, jai confiance qu’il va faire un travail formidable »

Le Bureau Directeur National de l’OP-PBDA

1 Président: Théophile Yonlonfoun

2-Cice Président: koudanko Bienvenue

3-Secrétaire général: Dohou Philibert

4-Secrétaire général adjoint: Affokpé firmin

5- Trésorière générale:Lakoussan Béatrice

6- Trésorier général Adjoint: Adanondji Semassa

7-CIF: DOSSA Mathieu

8:CIF adjoint:Samani Amoudiatou

9-1er organisateur: Gougbé Victor

10- 2e Organisateur:Dossou Alphonse

11-3e organisateur: Benoît padounou

12- Chargé aux affaires contentieuses: Segbenou Roger

13-Chargé aux affaires contentieuses adjoint: Houessou Guy

14-1er conseiller: Julien padounou

15-2e conseiller: Kelou Charles

Commissariat aux comptes

16-1er commissaire aux comptes: Amoussou Narcisse

17- 2e commissaire aux comptes: Hounkponou Paul

Une vue partielle des congressistes