
L’édition 2025 du Forum africain pour la recherche et l’innovation ( FARI ) à Cotonou a enregistré la participation active de Jean David N’guessan, professeur à l’Université Félix Houphouet Boigny d’Abidjan et Augustin Adima, professeur à l’Institut national polytechnique Houphouet Boigny ( INPHB ) de Yamoussoukro. Lauréats du prix Programme appui à la recherche et l’innovation ( PARI ) de la CEDEAO en 2020, ils ont présenté à ce grand rendez-vous de l’innovation, un résultat d’étape de recherche sur la lutte contre le paludisme menée par le Consortium Phymépalu dont ils sont membres avec pour coordonnateur, le Pr. Jean David N’guessan. Ils se sont confiés à la presse en marge des travaux.
Ghislain Gbènakpon
«C’est un travail qui concerne le paludisme. Nous voulons développer des médicaments traditionnels à partir de nos pharmacopées, de nos plantes. Le professeur Adima Augustin et moi, nous avons déjà encadré une thèse qui a été soutenue. Et vu la qualité des résultats, nous avons décidé de postuler pour ces fonds en vue de proposer un médicament à partir des plantes de la pharmacopée de Côte d’Ivoire. Et nous avons ensemble avec d’autres chercheurs du Ghana, du Cap Vert et du Ghana soumis ce projet et nous avons eu ces fonds. Le travail avance bien. Nous espérons que d’ici deux ans, nous pourrons proposer un médicament à nos populations », a expliqué mardi dernier à la faveur d’une interview à la presse, Pr. Jean David N’guessan, coordonnateur du Consortium Phymépalu.

Ce mardi 6 mai 2025 au deuxième jour de la deuxième édition du FARI, le coordonnateur Pr. Jean David N’guessan a présenté le résultat d’étape de la recherche du Consortium intitulée « Étude observationnelle et formulation galénique de phytomédicaments pour la prise en charge du paludisme dans 3 pays de la CEDEAO » à savoir la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Cap Vert. On en retient fondamentalement les principales activités menées depuis l’obtention du financement de la CEDEAO en avril 2024: « Nous avons procédé à l’identification précise et scientifique des plantes, élaboré une méthodologie d’extraction améliorée, détecté des paramètres pharmacologiques importants et primordiaux. Autres activités réalisées, nous avons identifié la composition chimique précise et identifié le principe actif antipaludique. Nous avons également effectué la formulation galénique qui se présentera sous forme de gélules».

Le professeur Augustin Adima de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët -Boigny (INPHB) de Yamoussoukro a salué face à la presse, le bon déroulement du FARI 2025 à Cotonou: « Nous sommes là pour partager cette belle initiative de recherche, de l’innovation et de technologie avec les autres africains. Nous avons eu déjà beaucoup d’échanges entre pays. Il y a eu des expériences dans le domaine de le recherche de financements, de fonds. Les stands sont déjà ouverts. l’Afrique est donc en train de travailler. Il faut qu’il y ait derrière une dynamique de financement pour encourager les uns et les autres à trouver de bons projets pour nos populations »























