Déterminants de l’utilisation des services de santé reproductive au Bénin: Le Cerrhud restitue les résultats de deux ans de recherches

Une vue de famille des participants

Après deux ans d’exploration qualitative dans la zone sanitaire Allada-Toffo-Zè sur les déterminants de l’utilisation des services de santé de la reproduction ( Ssr) le long du continuum des soins au Bénin, le Centre de recherche en reproduction humaine et en démographie ( Cerrhud) vient de procéder à la restitution des résultats. C’était ce jeudi 19 mars 2020 au Codiam de Cotonou sous la supervision du directeur dudit centre, Dr. Jean-Paul Dossou.

Ghislain Gbènakpon

« Ce que nous avons mis en évidence que beaucoup de gens connaissaient, mais que sur le plan scientifique on n’avait pas encore vraiment mis le doigt dessus, c’est que les populations utilisent un grand groupe de soins qu’on peut appeler des soins spirituels. Les soins biomédicaux existent, on les connait. Les soins alternatifs à savoir les feuilles, plantes, les décomptions , les peaux d’animaux etc aussi. Mais il y a ce grand groupe de soins spirituels que ce soit d’inspiration vodoun comme la consultation du fâ ou d’autres formes de pratique spirituelles ou que ce soit d’inspiration chrétienne dans les couvents de l’Eglise du christianisme céleste par exemple, ou dans d’autres espaces évangéliques ou musulmans. Plusieurs confessions religieuses ont à différentes étapes de cycle de la santé sexuelle et reproductive des types de soins pour accompagner le Ssr. Et c’était important pour nous de les décrire et de comprendre comment cela influence l’utilisation des soins médicaux, la survie des enfants, la santé des femmes avant la grossesse, pendant la grossesse, avant, pendant l’accouchement ou après ». C’est un peu en ces termes qu’à la faveur d’une interview à la presse, Dr. Jean-Paul Dossou a donné un aperçu général des résultats des recherches du Cerrhud à Allada sur les déterminants de l’utilisation des services de santé de la reproduction le long du continuum des soins au Bénin. Pendant deux ans donc, Dr. Jean-Paul Dossou et ses collaborateurs ont partagé la vie des femmes d’Allada en ce qui concerne l’utilisation des services de santé de reproduction. « C’est d’abord une approche innovante pour aborder la question de la santé sexuelle et reproductive. Vous connaissez les problèmes que cela cause. Les femmes meurent en voulant donner la vie. Ce qui est une injustice sociale, un fléau qu’il faut combattre. Il y a plusieurs approches pour combattre ce problème. Et l’une des approches est de rester dans la formation sanitaire et de demander aux femmes de venir vers nous lorsqu’elles ont des problèmes. Et parfois nous sommes dans la logique que quel que soit alfa, les femmes savent les soins que nous offrons aux populations et qu’elles doivent les utiliser comme nous le voulons. Mais nous ne nous posons pas souvent la question du point de vue des populations de savoir, comment est-ce qu’elles perçoivent ces soins, et pourquoi elles l’utilisent et pourquoi elles ne l’utilisent pas ? », a fait observer Dr. Jean-Paul Dossou. Durant les travaux de l’atelier de restitution nationale ce jeudi 19 mars, il a été présenté aux participants, les résultats de la collecte des données au niveau des pratiques biomédicales de soins, des pratiques alternatives de soins, des pratiques spirituelles de soins. Il a été aussi question de la présentation des différentes pratiques observées le long du continuum de soins à Allada.

Perspectives

Dans ses échanges avec la presse, Dr. Jean-Paul Dossou a fait savoir que le Cerrhud va continuer à travailler à Allada pour voir quelles sont les actions qu’on peut mener en tenant compte du contexte lié aux résultats de la recherche pour mieux adapter les services de soins biomédicaux aux besoins des populations. « En allant recourir à des soins spirituels voire des soins alternatifs, ces populations expriment des besoins que les services biomédicaux n’arrivent pas à leur offrir de façon exhaustive. On peut voir si au niveau des soins biomédicaux, on peut se réorganiser, s’adapter. L’Autre chose importante est de voir s’il y a par exemple des pratiques alternatives ou spirituelles qui sont peut-être nuisibles et sur lesquelles les autorités doivent être informées et avoir des politiques claires. Il vaut mieux voir la réalité en face que de l’ignorer et de ne pas travailler avec », a-t-il soutenu pour finir.

Exposition hommage au Centre culturel chinois : 10 artistes plasticiens Béninois et Togolais expriment leur soutien aux victimes du Coronavirus

Après pluie acide de Ponce Zanou

« Solidarité et métaphysique ». C’est le thème de l’exposition Hommage qu’abrite depuis ce vendredi 13 mars 2020, le Centre culturel chinois ( CCC) au Bénin. Une initiative de l’artiste plasticien béninois Ponce Zanou qui a su mobiliser pour la cause, 9 de ses confrères du Bénin et du Togo. C’est le représentant du ministre de la culture, M. Coffi Atédé qui a officiellement lancé ladite exposition qui prend fin le 20 mars prochain. C’était en présence de l’ambassadeur de la Chine au Bénin, Peng Jing Tao.

Ghislain Gbènakpon

Après pluie acide qui véhicule la résistance puis la victoire du peuple chinois sur la pandémie, La Prévention qui rappelle la nécessité de se laver la main, Communiquons qui comme son nom l’indique met l’accent sur la communication sur les mesures préventives et la solidarité, Vaccin premier qu’est l’éradication de la panique, Soutien, Tenons-nous, la Nature, Vaccin universel, l’Hygiène, la Nourrisse à travers le rayonnement de l’humanité, Discussion avec la nécessité de discuter pour trouver une porte de sortie à la maladie et Stop Coronavirus. Voilà entre autres, des thématiques abordées par les œuvres de cette exposition hommage aux victimes du coronavirus dans le monde et particulièrement en Chine qui se tient du 13 au 20 mars au Centre culturel chinois (CCC) de Cotonou. Les artistes plasticiens exposants sont, Ponce Dobigcoeur, Azé Baba, Odjo Favi, Médéa, Kifouly, Dina, Atacora, Sincelor la Brosse, et Bonbaro Zinzin. Il faut dire qu’à l’avènement du Coronavirus, malgré les mesures fortes prises par le gouvernement chinois pour prévenir et contrôler la propagation du virus, on constate malheureusement le développement d’un scepticisme et d’une panique généralisée qui font cultiver l’esprit de différence et de fermeture. Avec pour conséquence des entraves à la libre circulation des personnes et des biens. C’est pour pallier cela et rendre hommage aux peuples touchés par le coronavirus, en particulier le peuple chinois, que des artistes plasticiens Béninois et Togolais, sous l’impulsion de leur confrère Ponce Enagnon Kokou Zanou ont initié une résidence artistique aux fins de produire de magnifiques œuvres. Résidence artistique de cinq jours au CCC qui a abouti à cette exposition Hommage. « J’étais très touché quand la Chine a été abandonnée. Quand la maison du voisin brûle, il ne faut pas fuir et l’abandonner. Que fait-on de l’amour du prochain ?Je me suis dit qu’il ne faut pas rester indifférent à la situation car l’espèce humaine est touchée. Il fallait montrer notre amitié à la Chine. Je remercie l’Ambassadeur et le directeur du centre qui nous ont accompagnés », a déclaré l’artiste plasticien Ponce Zanou. L’ambassadeur de la Chine près le Bénin n’est pas resté indifférent à cette marque de solidarité. « L’amour, la solidarité humaine n’ont pas de frontières. Le peuple chinois est touché par la solidarité du peuple béninois à l’égard de la Chine, la solidarité du président Talon et du président de l’Assemblée nationale béninoise. Tout cela démontre que notre amitié est solide », a déclaré Peng Jing Tao. Le représentant du ministre en charge de la culture, M. Coffi Atédé a remercié Ponce Zanou pour son initiative qui illustre fort bien la solidarité entre les peuples chinois et béninois. Il n’a pas manqué d’exhorter les populations à suivre les directives du ministère de la santé face au coronavirus.

Expo « Prévention » sur la nécessité de se laver les mains.
Une vue de famille des exposants et des invités de marque

Préservation et amélioration des acquis des travailleurs: Le Syncab pour contrer la rétrogradation des contrôleurs aériens

« La préservation et l’amélioration des acquis des contrôleurs aériens ». C’est sous ce thème que s’est tenu vendredi 13 mars dernier au chant d’oiseau de Cotonou, le congrès constitutif du Syndicat des contrôleurs aériens du Bénin ( Syncab). Au terme des travaux, M. Antoine Mindé est porté à la tête d’un bureau directeur de sept membres. Avec pour principale mission , la mobilisation contre un système de rémunération en gestation qui rétrograde le corps des contrôleurs aériens.

Le Secrétaire général élu du Syncab, M. Antoine Mindé

Ghislain Gbènakpon

« C’est une goutte d’eau qui fait souvent déborder le vase. Ce qui nous a le plus motivés, c’est le nouveau système de rémunération que la direction générale est en train d’organiser et sur lequel le conseil des ministres va statuer le 27 mars prochain. C’est maintenant ou jamais de leur expliquer ce que nous pensons de ce système et ce que nous voulons pour que cela apporte la paix et la quiétude à tous les travailleurs. C’est un système salutaire mais malheureusement qui classe les contrôleurs recrutés avec Bac + 2 et qui ont fait des formations de 2 ans au même niveau que des techniciens supérieurs. Donc c’est une rétrogradation du corps des contrôleurs ». Ainsi s’exprimait à la faveur d’une interview à la presse, le secrétaire général du Syncab pour lever un coin de voile sur les raisons qui ont motivé les contrôleurs aériens à porter sur les fonts baptismaux ce nouveau syndicat. « L’heure est grave ! A des problèmes exceptionnels , il nous faut des mesures exceptionnelles. Nous ne pouvons pas nous taire et accepter une rétrogradation de notre corporation. Ce serait trahir toute une génération ainsi que celles après nous. Nous avons grand espoir que nos responsables sauront revoir les choses afin de ramener la balle à terre et permettre que justice prime », a déclaré, M. Ross Azonnahou au nom du comité d’organisation du congrès. Aux termes de ses statuts, le Syncab a pour buts, entre autres, de promouvoir, défendre et sauvegarder les intérêts du contrôleur de la circulation aérienne particulièrement du Bénin et de l’Asecna en général auprès de l’employeur, des autorités politiques, administratives et judiciaires au besoin. « Nous allons porter notre voix auprès des autorités pour leur expliquer clairement nos désirs dans le dialogue et la paix et nous-mêmes avons la ferme conviction qu’elles comprendront que pour un travail bien fait, il faut être bien rémunéré », a déclaré le Sg/ Syncab, M. Antoine Mindé.

Une vue de famille de quelques membres du Syncab

BUREAU EXÉCUTIF SYNCAB

Secrétaire exécutif général: Antoine Mindé

Secrétaire général adjoint : William Ahossi

Secrétaire chargé de la négociation et de la facilitation : Blanchard Yodounsi

Trésorière Générale : Cendrine Adadja

Secrétaire chargé de l’information et de l’organisation : Boris Aholou

Secrétaire chargé de la formation syndicale et de la documentation : Juste Gouclounon

Secrétaire aux affaires socioprofessionnelles : Assad Olaafa

COMMISSARIAT AUX COMPTES

Le Commissaire aux comptes : Armel Elisha

Le Commissaire aux comptes adjoint : Carmelle Favi

Conférence internationale Woomb Bénin 2020 sur le planning familial: Vers la diffusion de la Mob en Afrique

( Pari gagné pour l’Ong Pfngc Woomb Bénin)

Tribune officielle à la clôture des assises de Cotonou

Du 5 au 11 mars 2020, Cotonou a été le premier pays africain à abriter la conférence internationale Woomb, la cinquième édition en l’occurrence. Avec plus de 150 participants venus de 21 pays du monde, l’Ong Planning familial naturel par la glaire cervicale ( Pfngc Woomb Bénin) aura réussi le pari de l’organisation de cette conférence avec pour thème, « La méthode de l’ovulation Billings, une bonne nouvelle pour l’Afrique ». La création de Woomb Afrique et la diffusion de la Méthode de l’ovulation Billings (Mob) sur le continent sont les grandes décisions des assises de Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

L’acte de la conférence Woomb Bénin 2020 est la table ronde organisée pour réfléchir sur les stratégies à mettre en œuvre pour diffuser la Mob en Afrique et obtenir le soutien des confessions religieuses. Et l’exercice de brainstorming a proposé plusieurs approches. Il s’agit, entre autres, de l’implication des ministres de culte, des autorités politico administratives, d’intéresser les jeunes à travers des programmes de formation spéciales, d’intervenir dans la préparation des mariages, faire des partenariats avec des centres de santé, élaborer un plan de communication autour de la Mob, former tous les infirmiers et infirmières dans l’église sur la Mob, montrer le caractère non confessionnel de la Mob, connaître ce que propose chaque région sur le sujet et s’appuyer sur les organisations existentielles au niveau des confessions religieuses. Les 150 participants venus de 21 pays du monde, anglophones et francophones ont eu droit à 10 communications aussi riches et importantes les unes que les autres en ce qui concerne l’aubaine et la bonne nouvelle que constitue la Mob.

Bientôt Woomb Africa

En dehors de ces communications, les participants ont bénéficié les 9, 10 et 11 mars, de trois jours de de formation sur la maîtrise parfaite de la Mob avec à la clé une évaluation et des attestations aux participants. En marge de cette formation, une table ronde a été organisée le mardi 10 mars pour débattre de la création de Woomb Afrique. En synthèse, il a été convenu qu’une faîtière Woomb Afrique soit créé et que Woomb Bénin tienne le lead avec deux sections à raison de une pour la zone francophone et une pour la zone anglophone. Chaque pays doit installer un bureau composé d’un représentant, un secrétaire et un chargé de communication. Il faut dire que tous les participants ont décerné un satisfecit au couple organisateur de la conférence, Dr Olivier Salmon et Mme Laure Salmon. La directrice de Woomb France, Caroline Terrenoir et la de Woomb International de l’Australie et les codirectrices Marie Marshell et Gillian Barkes n’ont pas tari de mots pour féliciter le couple Salmon pour le succès éclatant de la conférence internationale Woomb Bénin 2020. « Le comité d’organisation se joint à moi pour vous dire un grand merci de nous avoir fait confiance. Nous voici à la fin de la conférence qui a été riche et variée en connaissance sur la Mob et sur la culture de notre pays. Que ce moment ne soit pas la fin mais le début de la création de Woomb Afrique avec le Bénin, par l’Ong Pfngc Woomb Bénin, leader de cette organisation et nous comptons sur le soutien de Woomb International et Woomb France pour réaliser ce rêve qui sera un grand bonheur pour toutes les femmes et couples africains. Le chemin à parcourir est long. C’est pourquoi, j’invite les uns et les autres à se mettre rapidement au travail aussitôt rentré dans vos pays respectifs », a déclaré Mme Laure Salmon , présidente de l’Ong Pfngc Woomb Bénin dans son allocution de clôture de la conférence internationale Woomb Bénin 2020.

Remise d’attestation à une participante
Le couple Salmon a réussi son pari

Conseils locaux de sécurité: Fretus Aguiah plaide pour la prise en compte des sociétés privées de sécurité

Le président Fretus Aguiah

A l’occasion de la troisième édition de la conférence de sécurité intérieure organisée le jeudi 27 mars 2020 dernier à Golden Tulip hôtel par le ministère de l’intérieur et de la sécurité avec le soutien de la Fondation Hans Seidel, le président de l’Union des sociétés privées de sécurité, M. Fretus Aguiah a plaidé pour l’association des responsables des sociétés privées de sécurité dans la mise en place des Conseils locaux de sécurité.

Ghislain Gbènakpon

« Ma contribution a été d’associer désormais tous les responsables de sociétés de sécurité privée au conseil local de sécurité pour que le travail soit renforcé ; parce qu’il faut travailler en symbiose avec toutes les personnes ressources », a déclaré à la faveur d’une interview à la presse à la fin des travaux de cette conférence , M. Fretus Aguiah, le président de l’Union des sociétés privées de sécurité du Bénin. Il faut dire que l’homme a su défendre valablement les intérêts des différentes sociétés privées membres de l’Union avec cette importante contribution à la troisième édition de la conférence sur la sécurité intérieure avec pour thème, « Le renforcement territorial et la prévention de l’extrémisme violent ». Il a axé la pertinence de cette contribution sur le nombre important des sociétés privées de sécurité qui assure une couverture complète du territoire. « Il faut dire qu’au regard de l’effectif que nous constituons, cela dépasse de manière franche, celui de la police à chaque arrondissement et à chaque commune. Par rapport à ça, je voudrais que nous soyons associés à cette œuvre sociale », a soutenu M. Fretus Aguiah. L’honorable Arifari Bako, président du présidium ayant conduit les travaux de cette édition de la conférence sur la sécurité intérieure, a promis inscrire cette pertinente contribution du président Aguiah dans le rapport général pour sa mise en application. « Le travail de sécurité n’est pas individuel. Cela se fait en synergie. Je remercie les organisateurs de cette édition. J’avais déjà participé à la deuxième édition. Il faut qu’on nous associe pour que nous puissions faire œuvre utile. Nul ne sera de trop », a déclaré pour finir, le président Fretus Aguiah.

Célébration de la journée de l’Afrique 2020: Les éclairages du Vizir Olofindji sur le concept « Devenir plus riche »

Vizir Olofindji Akandé

Depuis janvier dernier, l’organisation internationale non gouvernementale (Oing) Africa-Cultures International Institute a lancé la célébration de la Journée de l’Afrique 2020 sous le thème de « Devenir plus riche ». A la faveur d’une interview accordée à la rédaction, son Président Fondateur le Vizir Olofindji Akandé, président du conseil mondial des organisations panafricaines, Secrétaire général émérite du conseil des rois du Bénin nous éclaire sur le thème. Lire.

Cause Commune : Depuis janvier , vous avez lancé la célébration de journée de l’Afrique 2020 sous le thème de << Devenir plus riche>>. Alors comment cela se passe ?

Vizir Olofindji : L’année 2020 est pour nous l’année de la richesse, puisqu’elle marque le démarrage de nos activités visuelles pour l’éradication de la pauvreté alarmante e Afrique d’ici l’an 2025. C’est-à-dire qu’en 1996, l’Ong Africa-Culture International Institute et beaucoup d’autres organisations panafricaines se sont retrouvés à Yaoundé pour décider de l’éradication de cette pauvreté à cette échéance. Les chefs d’État africains , une semaine après ce forum, ont eux aussi à l’issu du 32 ème sommet de l’UA ont aussi pris la même décision. Aujourd’hui nous sommes seulement à 5 ans de ce pari. C’est-à-dire que dans 5ans, il faut que nous puissions justifier de notre engagement de 1996. Alors ; de 1996 à ce jour, Africa-Culture s’est attelée à des recherches appliquées et à partir de maintenant, nous allons commencer par mettre nos découvertes en application. C’est pourquoi nous avons lancé en janvier dernier nos mouvements dois le signe de << devenir plus riche >>. Devenir plus riche est le thème que nous partageons avec toutes les sociétés africaines et même des Caraïbes à partir de maintenant. Et sous Devenir plus riche, nous organisons les populations à quitter définitivement la pauvreté d’ici l’an 2020. Devenir plus riche n’est pas une conférence de tous les temps. Mais c’est plutôt une organisation des populations elles-mêmes pour éradiquer la pauvreté dans leurs localités. Nous devons aller dans toutes les localités pour organiser les gens. Ici au Bénin par exemple Devenir plus riche peut initier 5295 facilitateurs de richesse. C’est-à-dire chaque village et quartier de ville du Bénin devrait avoir un facilitateur de richesse de sorte que notre mouvement « Mon village et mon pari, éradiquer la pauvreté » doit se passer dans chaque localité. Pendant nos conférences, nos séminaires Devenir plus riche, nous distinguons des facilitateurs de richesse à raison d’un facilitateur par localité. Ce sont ces facilitateurs de richesse que nous allons former et les accompagner et matériellement et financièrement pour éradiquer la pauvreté dans leurs localités dans le cadre de notre programme Mon village est mon pari.

Cette sensibilisation sera lancée le 23 mai au Nigeria.

Vous savez que le 25 mai, c’est la journée de l’Afrique déjà consacré par les pères du panafricanisme, je veux nommer le président N’kruma, le Dr William Dubois et beaucoup d’autres. Nous au Bénin , nous avons l’habitude de célébrer la journée de l’Afrique depuis plus de deux décennies. Mais cette année, nous irons au moins dans une trentaine de pays africains. Et on commence le samedi 23 mai à Lagos, le dimanche 24 à Cotonou. Mais le 25, nous allons retourner à Igbale Ayé au Nigeria pour honorer nos ancêtres parce que ça fera 10 ans jour pour jour qu’on les a ramenés à la maison ; les ancêtres africains déportés et réduits à l’esclavage. Et juste après la célébration du 25 mai nous ressentons encore pour aller au Togo le 26, au Ghana le 27, en Côte d’Ivoire, le 28, ainsi de suite. Nous allons parcourir tous ces pays pour aller identifier les ambassadeurs de la Renaissance africaine qui sont prêts à accompagner leurs localités pour qu’en 2025, on ne parle plus de pauvreté alarmante en Afrique et dans les Caraïbes.

Votre mot de fin.

Je voudrais souligner que personne ne devrait rester indifférent. Tout le monde doit y prendre part. Ainsi chacun doit se dire moi je suis de ce quartier. Ce pari qui consiste à éradiquer la pauvreté alarmante en Afrique d’ici en l’an 2025, moi mon quartier ne sera pas laissé pour compte. Nous voulons que des volontaires se décident dans leur quartier, dans leur village pour accompagner ce programme. La décision est pour eux, mais je les moyens pour atteindre cet objectif sont pour nous. Et nous cherchons des gens vraiment convaincus, des gens vraiment décidés. Le reste Dieu va nous aider et en 2025, la pauvreté va reculer de nos activités frontières.


Propos recueillis par la rédaction

Dépôt des dossiers pour les communales: Dernière ligne droite pour les partis politiques

Le président de la Cena Emmanuel Tiando

Ça s’affaire sans doute avec encore un peu plus de pression dans les états-majors de bon nombre de partis politiques à seulement trois jours de la clôture du dépôt des dossiers de candidatures pour les communales et municipales du 17 mai prochain. Ils ont en effet jusqu’à ce mercredi 11 mars pour déposer les 3630 dossiers de candidatures par formation politique au siège de la Cena. Un défi titanesque que les différents partis politiques en règle désireux de participer au scrutin doivent obligatoirement relever. Il faut dire tout de même que le gouvernement et la Cena leur ont beaucoup facilité la tâche. C’est ainsi par exemple que la Cena a mis à leur disposition une application informatique « Gestélection » pour l’établissement rapide et efficace de leurs dossiers de candidatures. Par ailleurs, la légalisation de la déclaration sur l’honneur du candidat et la procuration donnée au déclarant n’est plus obligatoire. Du côté de l’exécutif, tout est mis en œuvre pour permettre à tous les candidats d’obtenir leur quitus fiscal. Il ne reste qu’aux responsables des formations politiques de suivre les conseils à eux prodigués par le président de la Cena au lancement du dépôt des dossiers pour ne pas être surpris par le temps et voir leurs dossiers rejetés.

Ghislain Gbènakpon

Épanouissement et insertion des femmes sourdes: L’appel à l’aide de Pascaline Cossou à Claudine Talon

La Présidente Pascaline Cossou lors de son intervention

<< Intégration de la femme sourde au sein de la main d’œuvre dans la société >>. C’est le thème de la 4 ème journée de mobilisation et d’épanouissement des femmes sourdes tenue ce samedi 7 mars 2020 au chant d’oiseau de Cotonou. Une initiative de l’Association nationale des femmes sourdes du Bénin qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du 8 mars et qui a reçu le soutien de Sageo-Satom. On notait la présence des représentantes des associations sœurs du Togo et du Burkina Faso. Occasion pour sa présidente Pascaline Ahoussougbey, épouse Cossou de lancer un appel à l’aide à la Première Dame, Claudine Talon.

Ghislain Gbènakpon

<< Madame la Première Dame, les membres de notre association ont toutes appris un métier malgré leur handicap comme la haute couture, la coiffure, le tricotage manuel, le confectionnent des sacs et de chaussures, l’esthétique, la fabrication des amuse-gueules, les savons liquides et j’en passe. Mais il se pose le problème d’insertion dans la vie active après la formation professionnelle de ces femmes. Ces difficultés poussent donc certaines femmes à abandonner leurs métiers et choisir de se marier car elles n’arrivent pas à se prendre en charge, à subvenir à leurs propres besoins quotidiens, à développer leurs activités, à augmenter leurs revenus et faire face aux maladies et surtout à la scolarisation de leurs enfants >>. Ainsi s’exprimait ce samedi à l’endroit de la Première Dame dans son allocution, Mme Pascaline Cossou pour lui faire part des problèmes qui plombent leur autonomisation et épanouissement au Bénin. Il faut dire que c’est pour lutter contre la discrimination et la stigmatisation dont elles sont victimes et prendre leur destin en main à travers des activités génératrices de revenus que les femmes sourdes ont créé cette association regroupant en son sein environ 80 femmes depuis juillet 2016. A la faveur d’une exposition, elles ont fait découvrir quelques-uns de leurs chefs-d’œuvre dont entre autres des layettes, des tapettes perlées, du tricotage, des tout cousus haute couture et bien d’autres merveilles. Ceci à la grande satisfaction du représentant du ministère des affaires sociales et de la microfinance, M. Appolinaire Dazogbo en service à la direction des personnes handicapées et de troisième âge.

Un Fonds d’appui et d’aide à rendre opérationnel

<< Madame la Première Dame, les femmes sourdes du Bénin souffrent également du manque de confiance en elles et notamment du regard discriminatoire de certains citoyens. Pour pallier à ces différentes problèmes, nous avons pris sur nous, la responsabilité de créer un Fonds d’appui et d’aide au sein de notre association qui a pour but d’aider les femmes dans leur difficultés respectives. Je suis cependant au regret de vous dire que toutes les personnes à qui nous avons demandé un coup de mains, n’ont pas encore réagi favorablement. Mais Madame la Première Dame, nous demeurons convaincus qu’à partir de cette édition, notre étoile luira pour toujours. Fort de cela nous aimerions solliciter une bouffée consistante d’énergie via les cœurs sensibles et votre fondation à rendre opérationnel notre Fonds de solidarité >>, a fait savoir Mme Pascaline Ahoussougbey, épouse Cossou à la Première Dame. Elle exhorte humblement les autorités à divers niveaux, les organisations de femmes du Bénin et de la sous-région ainsi que particulièrement à Mme Claudine Talon de bien vouloir leur trouver une place si minime soit-elle dans leur plan stratégique pour la réalisation des objectifs de l’association des femmes sourdes du Bénin. Elle sera soutenue par le président de l’Association nationale des sourds du Bénin, M. Virgile Cossou : << Beaucoup ne comprennent pas. Lorsqu’on cherche de l’aide, les Ong et les autorités pensent que les sourds veulent seulement la fête. C’est le contraire. Notre objectifs, c’est de nous faire connaître, de permettre aux autorités de mieux saisir les difficultés que rencontrent les sourds en général. Aucune des femmes sourdes présentes ici ne sont employées nulle part, ne serait-ce que pour l’entretien et autres travaux >>. Mais tous les sourds du Bénin, tous sexes confondus, peuvent compter désormais sur les autorités du ministère des affaires sociales et de la microfinance. C’est en tout cas l’assurance que leur a donnée M. Appolinaire Dazogbo qui juge plus que nécessaire leur valorisation et leur insertion dans la vie active. Mais Mme Pascaline Cossou et les siennes attendent particulièrement de la Première Dame, une suite favorable à leurs doléances.

Une vue partielle des membres de l’Association
Une vue partielle des chefs-d’œuvre des femmes sourdes du Bénin

Communales dans l’arrondissement de Glazoué:Clément Ogoungbé, le choix idéal pour une victoire chez Fcbe

( Voici les raisons de cette assertion)

OPINION

Ils applaudiront et sauteront de joie lorsqu’ils verront le nom de Clément Ogoungbé en tant que tête de liste Fcbe dans l’arrondissement de Glazoué centre pour le compte des élections du 17 mai 2020. Eux, ce sont les militants Fcbe de cette localité, témoins du militantisme, de la popularité et surtout de la loyauté de ce grand rassembleur qui, par le passé a prouvé à maints égards qu’il est et demeure une personne ressource incontournable dans l’animation de la vie politique dans cette localité.
En effet, feu Djim Atchikpa Esaie , premier maire de la commune de Glazoué de même que l’actuel maire Jacques Dagoué lui doivent leurs élections en tant que Maires. S’il a été très déterminant dans le processus et la stratégie pour le premier, pour le second, il a été l’élément catalyseur car, en tant que son suppléant, il a fait adhérer à la cause des Fcbe de Glazoué, une horde de personnes qui continuent de placer leur confiance en lui.
Bien que l’actuel maire de Glazoué ait opté pour une autre famille politique, lui son suppléant est demeuré fidèle aux Forces cauris pour un Bénin émergent.
Aujourd’hui, interrogez les militants Fcbe de cette localité, un exercice auquel nous nous sommes adonnés et vous comprendrez que tous souhaiteraient avoir Clément Ogoungbé comme tête de liste à ces élections. Ce qui serait gage d’une victoire certaine qui permettra tout au moins à ce parti d’avoir deux sièges garantis au sein du prochain conseil communal.
Le contraire serait de se diriger tout droit dans un gouffre et plonger dans un océan d’amertume et de regret. Ce que ne mérite pas la Fcbe. C’est mon analyse suite à nos investigations.

Didier Brice Ogouma

Rôle des syndicats dans la sécurité et santé au travail: Vers la mise en place de l’intersyndical par la Cnss

Il se tient depuis ce mercredi 4 mars 2020 à l’Infosec de Cotonou, un séminaire de formation sur le rôle et importance du syndicat dans la promotion de la sécurité et sa santé au travail. Une initiative de la Caisse nationale de sécurité sociale ( Cnss) qui va aboutir à la mise en place de l’intersyndical de la sécurité et santé au travail conformément aux recommandations de l’interafricaine de prévention des risques professionnels ( Iaprp). C’est le secrétaire du ministère du travail et de la fonction publique, M. Norbert Kanhounon qui a officiellement lancé les travaux qui prennent fin ce vendredi 6 mars.

Ghislain Gbènakpon

<< L’objectif recherché est de renforcer les capacités techniques des syndicats, les regrouper en association autour des sujets relatifs au sécurité et santé au travail. Ainsi en leur qualité de représentants des travailleurs, les syndicats pourront s’investir dans un débat constructif pour la mise en place d’une stratégie de prévention des risques professionnels, et partant, prendre une part importante dans la sensibilisation et le respect des obligations légales en la matière, bref à instaurer une véritable culture de prévention et de gestion de tous les facteurs de risques pouvant affecter la sécurité et la santé des travailleurs >>. Ainsi s’exprimait dans son allocution de bienvenue, le directeur général par intérim de la Cnss, M. Apollinaire Tchintchin pour lever le voile sur l’objectif poursuivi par ce séminaire de formation qui va voir naître l’Intersyndical de la sécurité et santé au travail au Bénin. Pendant trois jours donc, les centrales syndicales, les professionnels de la sécurité et santé au travail, les agents de la Cnss, les employeurs, les Ong et Réseaux en sécurité et santé au travail vont bénéficier de quatre communications en dehors de celle relative au thème central. La première porte sur les fondamentaux de la prévention des risques professionnels. La deuxième s’intéresse aux dispositifs législatifs en matière de sécurité et santé au travail au Bénin. La troisième va traiter des normes et réglementations au niveau international, régional et sous régional. Avec la quatrième communication, les participants vont être outillés sur le rôle, mission et fonctionnement du Chs. << Ce séminaire de formation constitue de mon point de vue un excellent cadre d’échanges et de partage d’expériences et de bonnes pratiques, d’avancées, afin de répondre convenablement aux nombreuses attentes du monde du travail en termes de sécurité et santé au travail. Je souhaite qu’au sortir de ce séminaire, le bureau national de l’intersyndical qui sera installé soit mieux aguerri afin d’assumer pleinement et avec le professionnalisme requis, les fonctions qui sont siennes, dans un élan empreint de détermination dans l’amélioration des politiques et stratégies mises en œuvre dans les entreprises >>, a déclaré Norbert Kanhounon.

Une vue de famille des participants