Processus d’enregistrement des produits en Indication Géographique: L’ANaPI renforce les capacités des membres de CoNaMP-IG

Une vue de la tribune officielle au lancement des travaux

Il se tient depuis ce jeudi 20 août à l’hôtel Amazone de Bohicon, un atelier de renforcement de capacités des membres du Comité national de mise en place des indications géographiques (CoNaMP-IG). C’est une initiative de l’Agence nationale de la propriété industrielle ( ANaPI) qui s’inscrit dans le cadre de l’exécution de son Plan de travail annuel ( Pta). Les travaux qui durent trois jours ont été officiellement lancés par le directeur de cabinet du ministre de l’industrie et du commerce, M. Micaël BASSABI-DJARA.

Ghislain Gbènakpon

« Les principes généraux d’une demande d’enregistrement d’une IG, les aspects juridiques des IG et une visite de terrain ». Voilà ainsi déclinées par le Directeur Général de l’ANaPI, M. Mathias AGON dans son mot de bienvenue, les principales activités de cet atelier de formation au profit d’une quarantaine de membres du CoNaMP-IG. Il faut dire qu’avec l’accompagnement de l’organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), le Bénin bénéficie du projet PAMPIG pour la reconnaissance des produits locaux tels que l’ananas pain de sucre du plateau d’Allada, le gari sohoui de Savalou et l’huile d’arachide d’Agonlin en indications géographiques (IG). Dans son intervention, le directeur de cabinet M. Micaël BASSABI-DJARA a inventé les bénéficiaires de la formation à bien suivre les différentes communications pour « s’approprier les différentes notions qui leur permettront de prendre les mesures concrètes pour la promotion des IG comme un véritable levier de valorisation de nos produits locaux… ». Il n’a pas manqué de leur rappeler leur mission d’orientation, de coordination de la mise en place des indications géographiques et de gestion au Bénin. Les membres du Comité national de mise en place des indications géographiques (CoNaMP-IG) ont été nommés en novembre 2012 sur la base du décret N° 2012-276 du 17 août 2012. Lors du lancement officiel de leur reconnaissance le 14 septembre 2019, précise le Dg Mathias AGON , le Bénin a pris l’engagement ferme de faire aboutir le processus concernant les trois produits pilotes avant septembre 2021. C’est dire combien cet atelier de renforcement de capacités des membres du CoNaMP-IG vient à point nommé.

Une vue des participants

Défense des droits des consommateurs: Robin Accrombessi invite les Béninois à rompre avec la crise de confiance

M. Robin Accrombessi, Pdt de La Voix des Consommateurs (Lvc)

Les atteintes répétées aux droits des consommateurs par les fournisseurs de services aussi bien du privé que du public étaient au cœur de l’émission Zone franche de Canal 3 Bénin qui recevait ce dimanche 9 août 2020, le président de La Voix des Consommateurs ( Lvc). Occasion pour M. Robin Accrombessi, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, d’inviter les consommateurs à davantage lui faire confiance.

Ghislain Gbènakpon

« Je n’ai pas d’autres mots que de dire aux consommateurs Béninois de rompre avec la crise de confiance. De nous essayer. De continuer de penser que, ensemble, nous pouvons aller très loin. Et que s’ils nous soutiennent vraiment à travers le téléthon que nous voulons lancer, je leur garantis que beaucoup de choses vont changer ». Ainsi s’exprimait hier dans son mot de fin au terme de son passage sur Zone franche de Canal 3 Bénin, le président de La Voix des Consommateurs. M. Robin Accrombessi a été amené à rappeler quelques victoires dans la lutte qui renforcent la crédibilité de Lvc dans le domaine de la défense des droits des consommateurs. Il a d’abord fait cas d’une vingtaine de décisions prises par l’Arcep-Bénin au profit des consommateurs comme par exemple, l’arrêt de la messagerie vocale de Mtn qui prélevait 7 f Cfa par crédit à ses abonnés. Il faut dire que dans le secteur privé, on retiendra de grosses sanctions infligées aux deux opérateurs de téléphonie mobile. Il en est ainsi par exemple dernièrement de la condamnation de Mtn à rembourser 1milliard 300 millions de FCFA au trésor public et en 2015 du remboursement d’une importante surfacturation sur le dos des consommateurs par Mtn et Moov. L’actualité aujourd’hui est la reculade de Mtn dans le dossier de défalcation sur les comptes des abonnés Mobile money suite à la montée au créneau de Lvc.

Le secteur public aussi

Dans le secteur public, l’invité de Zone franche de ce dimanche a rappelé qu’en 2014, La Voix des Consommateurs a réussi à rendre sans effet des facturations d’entretien de la Soneb à Allada alors même que la fourniture du service n’était pas effective à cause des travaux de voirie. Le cas dernièrement d’un rappel de consommation de facture d’électricité de deux millions cinq cents mille ( 2.500.000) à Comé parce qu’on a estimé qu’il y a eu traficotage de compteur aura particulièrement retenu l’attention. « Quand nous avons été sur le terrain et nous avons expertisé, on s’est rendu compte que ce n’était pas vrai. Mais le combat a duré trois ans et nous avons gagné ! Sur les 2millions 500 mille, le monsieur n’a rien payé », s’est félicité Robin Accrombessi. Le président de Lvc invite donc ses compatriotes à faire plus confiance à l’association pour que bien de choses changent plus encore positivement dans la défense des droits des consommateurs au Bénin. « Nous n’allons pas faire de miracle. Non, tout ne va pas changer d’un coup de baguette magique. Mais les fournisseurs vont commencer par avoir peur des consommateurs. Et on dit que la peur du gendarme est le début de la sagesse. Donc, si les fournisseurs commencent par nous craindre, vous verrez. Je ne vais pas vous décrire la psychose que vit actuellement le staff de Mtn. Allez imaginer », a conclu Robin Accrombessi.

Le Pdt Robin Accrombessi sur le plateau de Zone Franche

Productions livresques pour le bien-être: Promotion vente et dédicaces pour des livres exotériques de Isaac Dovy

L’Ecrivain et Chercheur Inventeur Isaac Sèna Dovy

Six ouvrages dont surtout trois exotériques de l’écrivain chercheur et inventeur Isaac Sèna Dovy étaient en promotion vente et dédicaces ce samedi 8 août 2020 à Cotonou. C’était au Codiam à la faveur d’une journée portes-ouvertes initiée par l’auteur pour les rendre plus accessibles et à moindre coût.

Ghislain Gbènakpon

« 717 recettes endogènes pour vivre heureux ». C’est le premier ouvrage qui a fait objet de promotion vente et dédicace samedi dernier au Codiam de Cotonou. « L’objectif est que chaque foyer puisse avoir ce livre dans sa maison parce que, quand vous avez votre enfant qui souffre de maux de tête, vous fouillez ce livre, rapidement, vous pouvez trouver une recette qu’il faut lui appliquer pour qu’il trouve satisfaction avant de recourir à une tierce personne », a expliqué l’auteur Isaac Sèna Dovy. Le deuxième ouvrage exotérique intitulé « Argent, Aura et Chance » vise à faire comprendre aux lecteurs que si leur aura est souillé, ils auront des blocages à tous les niveaux. « Donc vous fournissez les efforts qu’il faut, qu’un être humain peut fournir mais vous ne voyez pas les résultats. Avec ce livre, vous pouvez libérer votre aura. Et votre bienfaiteur, celui qui vous promet quelque chose le fera facilement ; parce que celui qui vous promet et ne réalise pas n’est pas le problème, mais c’est vous. Le problème se trouve à votre niveau. Si votre aura est libéré, le bienfaiteur viendra. Même de chez vous, des gens viendront vous faire des propositions d’opportunités », a soutenu l’auteur. Le troisième ouvrage, « Femme, tu peux aussi concevoir », objet de promotion vente et dédicaces constitue une bonne nouvelle pour les femmes qui cherchent désespérément à concevoir la plupart du temps avec des causes d’origine spirituelle. « Dans ce livre, il y a pas mal de choses. Les femmes qui ont de problèmes au cours de leurs menstrues et souffrent, nous leur avons proposé des solutions. Des solutions aussi pour les femmes qui après 9 mois de grossesse n’arrivent pas à accoucher. Si vous appliquer ces solutions à la femme qui se retrouve dans cette situation sur la table d’accouchement ou à la maison, elle va accoucher. Des recettes sont aussi proposées à la fin du livre aux hommes qui souffrent de oligospermie ou de azoospermie et ne peuvent pas du coup enceinter », a soutenu le Chercheur Inventeur et Ecrivain Isaac Sèna Dovy. « Les bonnes idées gouvernent le monde », « Informations et Mentalité d’investissement » et « Ce qui détruit les mariages » sont les trois autres ouvrages qui étaient aussi à l’honneur à cette promotion vente et dédicaces.

Prélèvement illégal sur les comptes mobile money des abonnés MTN: La Voix des consommateurs exige la restitution de tous les fonds

Le Pdt Robin Accrombessi entre Christèle Ayosso du REmASFiD et le SG/ Lvc

La restitution sans délai aux abonnés de tous les fonds prélevés par l’opérateur MTN sur les comptes mobile money. C’est l’exigence de La Voix des consommateurs ( Lvc) après les prélèvements tous azimuts opérés ces derniers jours sur les comptes mobile money suite à de prétendus trop perçus qui seraient dû à des dysfonctionnements sur la plateforme de l’opérateur MTN. Le président de Lvc ,M. Robin Accrombessi l’a fait savoir à la faveur d’un point de presse ,ce jeudi 6 août 2020 à la Maison de la société civile de Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

« Nous invitons l’opérateur MTN Mobile money à restituer les fonds perçus, prélevés, débités des comptes de chaque abonné en lieu et place. Que le retour des fonds soit systématique. Cela est non négociable », a martelé ce jeudi, le président de La Voix des consommateurs face à la presse. Il faut dire que ces derniers jours, les abonnés Mtn ont vu leurs comptes mobile money débités de 1000 f, 4000 voire 10.000 et ce, manifestement en contrepartie de trop perçus suite à des disfonctionnements sur la plateforme de l’opérateur mobile. Pour M. Robin Accrombessi, il s’agit là d’un inacceptable abus de confiance dont sont victimes les abonnés Mtn car, ceux-ci n’ont jamais été informés des tenants et aboutissants de ces prélèvements, encore moins l’Arcep-Bénin, la Bceao et probablement, le ministère de l’économie et des finances. « Nous nous retrouvons en période de Covid-19 où nous ne sommes plus libres d’activités comme auparavant. Donc tout le monde se trouve dans une situation pratiquement de précarité. Et c’est en ce moment que l’opérateur Mtn Mobile money trouve qu’il faille organiser une prédation financière sur nos comptes », dénonce le président de Lvc. Encore que, fait observer le conférencier, il y a beaucoup d’abonnés dont les comptes ont été débités alors même qu’ils n’ont aucunement bénéficié de la promotion initiée par Mtn Mobile money et qui a occasionné de prétendus trop perçus évalués à plus du demi milliard de Fcfa. Ce sont autant de raisons pour lesquelles, La Voix des consommateurs exige la restitution pure et simple de tous les fonds prélevés sur le compte mobile money des abonnés Mtn. « Et lorsque chacun aura perçu ses fonds, nous verrons avec l’Arcep-Bénin, avec la Bceao et si possible le ministère de l’économie et des finances s’il veut s’intéresser à la question, nous verrons ensemble comment faire pour que s’il y a eu vraiment des trop perçus, qu’on puisse les restituer », a déclaré le président Robin Accrombessi. Il faut dire que La Voix des consommateurs est déterminée à obtenir gain de cause pour ce qui est de son appel à la restitution des fonds prélevés. Et elle a le soutien sans faille de Christèle Akuele Ayosso, présidente du Réseau des Emarchands des Services Financiers Digitalisés ( REmASFiD). « Maintenant, si éventuellement l’opérateur s’entêtait à ne pas le faire, il y a des instances dans le pays qui s’occupent de régler les litiges. Nous irons vers ces instances. Et par gradation, nous utiliserons tous les moyens légaux pour rentrer dans nos droits », a prévenu M. Robin Accrombessi. Vers la fin de l’après-midi de ce jeudi, la nouvelle selon laquelle les restitutions des fonds aurait commencé a circulé. Mais la vigilance reste de mise au niveau de La Voix des consommateurs.

Exportation du Soja béninois en Chine: l’Abssa instruit les chefs d’entreprise sur les modalités

Le Dg/Abssa M. Epiphane Hossou

A la faveur d’une séance de sensibilisation des entreprises désireuses d’exporter le soja en Chine ce mercredi 5 août à Novotel de Cotonou, l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments ( Abssa), avec à sa tête le Dg Epiphane Hossou , les a entretenues sur les modalités administratives à respecter.

Ghislain Gbènakpon

« Après le protocole d’accord signé avec la République populaire de Chine le 18 septembre 2019, il est impérieux pour nous au Bénin de mettre en place des mesures, des modalités pour pourvoir exporter le soja vers la Chine dans le but de respecter les termes de ce protocole d’accord. Alors, aujourd’hui pour exporter le soja vers la Chine, il y a des conditions préalables ». C’est en ces termes qu’au détour d’une interview à la presse en marge des travaux, le directeur général de l’Abssa, M. Epiphane Hossou a mis en évidence l’importance de cette séance de sensibilisation. Et la première condition qu’il a mentionnée est la nécessité pour l’entreprise de se faire d’abord enregistrer auprès de l’Abssa en tant que exportateur de soja. Le Dg Epiphane Hossou a fait observer que lorsque les exportateurs ont appris que le Bénin a inscrit le soja sur le marché chinois, il y a eu cet engouement d’exporter le soja. « Mais déjà lors des premières expéditions, on a commencé par constater des dérapages. Ces dérapages ont pour noms, non respect des procédures de contrôle ; parce que lorsque vous vous faites enregistrer au niveau de l’Abssa et vous avez rempli toutes les conditions pour exporter, vous devez maintenant adresser une demande à l’agence pour déclencher la procédure de contrôle et d’inspection. C’est ça qui ne se fait pas », a regretté le Dg Epiphane Hossou. C’est le directeur des contrôles à l’Abssa, Dr Minhahoué Tchoutchou qui a présenté au cours de la séance de sensibilisation, les communications sur la modalités à suivre pour exporter le soja en Chine. A la faveur d’une interview à la presse, il en a fait le résumé. « Très brièvement, l’entreprise doit se faire enregistrer. Et quand elle est enregistrée, elle doit s’assurer que son nom est dans la base de données de la douane chinoise avant de pouvoir se lancer. Et en plus de cela, elle doit s’assurer que celui qui veut importer le soja, c’est-à-dire son partenaire Chinois a le permis délivré par les autorités chinoises d’importer notre soja. Et elle doit aussi adresser dans un temps convenable une demande à notre agence pour les documents officiels qui pourraient être nécessaires pour cette exportation. Nous avons parlé aussi de quelques pièces officielles qui sont aussi nécessaires lorsque nous voulons exporter le soja en Chine. Nous avons parlé par exemple du certificat phytosanitaire, de l’attestation de certificat non Ogm, du certificat d’origine ainsi que beaucoup d’autres qui doivent accompagner les marchandises avant destination », a expliqué Dr Minhahoué Tchoutchou.

Loi portant protection et promotion des droits des handicapés au Bénin: Les projets de décrets d’application validés

Une vue de la tribune officielle

Avec le soutien du Programme des nations unies pour le développement ( Pnud), il s’est tenu ce mardi 4 août et mercredi 5 août 2020 à l’Infosec de Cotonou, l’atelier d’actualisation et de validation des projets de décrets d’application de la loi n°2017-06 du 13 avril 2017 portant protection et promotion des droits des personnes handicapées en République du Bénin. C’est la directrice de cabinet du ministre des affaires sociales et de la microfinance, Mme Natacha Kpochan Razaki qui a officiellement lancé les travaux. Elle avait à ses côtés, le Représentant Résident par intérim du Pnud au Bénin, M. Bouri Jean Victor Sanhouidi.

Ghislain Gbènakpon

Recueillir les amendements et suggestions des participants en vue d’améliorer le contenu de ces projets de décrets et procéder à leur validation. C’est ainsi que le Représentant Résident du Pnud au Bénin par intérim, M. Bouri Jean Victor Sanhouidi a rappelé dans son intervention, les objectifs de cet atelier. La directrice de cabinet du ministère des affaires sociales et de la microfinance a précisé que la mise en œuvre des dispositions de la loi n°2017-06 du 13 avril 2017 portant protection et promotion des droits des personnes handicapées en République du Bénin nécessite la prise de onze décrets d’application. « huit (8) avaient été élaborés et transmis au Secrétariat général du gouvernement pour être examinés par le Conseil des ministres. Mais au regard des observations formulées par la cellule juridique de la présidence de la République, il s’avère nécessaire non seulement d’améliorer le contenu desdits projets mais aussi d’initier les trois ( 3) autres projets de décrets restants », a expliqué Mme Natacha Kpochan Razaki. Pour la directrice générale de la famille et des affaires sociales, Mme Baboni Yacoubou Sinimbou Mémouna, cet atelier constitue une étape essentielle de l’aboutissement d’un long processus relatif au renforcement du cadre juridique de protection et de promotion des droits des personnes vivant avec un handicap.

Des décrets à impacts positifs certains

Il faut dire que comme l’a souligné le Représentant Résident du Pnud par intérim, ces projets de décrets abordent des domaines dans lesquels les personnes en situation de Handicap font objet de discriminations, dont l’accès à la justice, à l’éducation inclusive, à l’emploi, à la santé et à la liberté de déplacement, etc. De façon plus concrète, la directrice de cabinet dira que ces décrets permettront, entre autres, de fixer les modalités pratiques d’appuis technique et matériel aux établissements d’éducation inclusive, d’assister les personnes en situation de handicap à grand besoin de soutien, d’encourager l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes en situation de handicap, d’améliorer les conditions d’apprentissage scolaire des jeunes porteurs de handicap et de mettre en place un comité interministériel qui se chargera de la mise en application des décisions issues de la volonté commune d’améliorer les conditions de vie des personnes en situation de handicap. « Les personnes handicapées ont droit à un plein accès et à une égale jouissance effective de tous les droits de l’homme ». C’est conformément à cette disposition de la Convention relative aux droits des personnes handicapées ( Cdph) ratifiée par le Bénin le 08 septembre 2011 que le Pnud, en collaboration avec les autres partenaires, accompagne depuis 2018, le gouvernement béninois à la prise des différents décrets d’application prévus dans la loi n°2017-06 du 13 avril 2017.

Une vue d’ensemble des participants

Commercialisation d’eau conditionnée en sachets: Les promoteurs de l’Atlantique sensibilisés sur les bonnes pratiques

Une vue de la tribune officielle

La sensibilisation des producteurs d’eau conditionnée en sachets se poursuit. Après Cotonou pour l’étape du Littoral, une cinquantaine de promoteurs en a bénéficié le jeudi 30 juillet 2020 au Centre Cibako d’Abomey-Calavi pour le compte du département de l’Atlantique.

Ghislain Gbènakpon

« Le renforcement des capacités productives des entreprises intervenant dans le domaine de l’eau et la protection du consommateur ». C’est en ces termes que M. Djoulé Sabi Boum, Secrétaire général adjoint du Ministère de l’Industrie et du Commerce (MIC) qui a ouvert les travaux au nom de la ministre empêchée, en a décliné les objectifs majeurs. Dans un franc-parler, il a invité les promoteurs à faire preuve de responsabilité en prenant en compte la santé des populations.
Mais avant, c’est la Directrice départementale de l’Industrie et du Commerce (DDIC) de l’Atlantique et du Littoral qui a souhaité la bienvenue aux participants. Pour Mme Hermine HODONOU SAVI, l’activité  »L’EAU C’EST LA VIE » vise à amener les fabricants d’eau conditionnée en sachets à fournir aux populations de l’Atlantique de l’eau potable produite dans le respect de la réglementation en vigueur et de les sensibiliser sur l’abandon de l’usage des sachets plastiques non biodégradables. Elle a invité ses interlocuteurs à plus d’hygiène sur les lieux de fabrication des produits, et à observer les gestes barrières dans ce contexte de crise sanitaire liée à la Covid-19.
Pour Mme Paulette EKI KOUKPONOU, Représentante du Préfet de l’Atlantique, le Gouvernement travaille pour le bien-être des populations. Et cette séance arrive au bon moment afin de permettre aux acteurs de la chaîne de consommation des produits PURE WATER de s’enquérir de la réglementation en vigueur afin de préserver la santé des populations, mais aussi l’environnement.
Au cours des travaux, les participants sont justement sensibilisés sur le respect de la réglementation régissant la commercialisation des eaux conditionnées, le cadre réglementaire et juridique concernant la qualité de l’eau et l’abandon de l’usage des sachets plastiques non biodégradables.
La plupart des participants ont reconnu le bien-fondé de la séance, mais aussi demandé à l’État de mieux les assister pour que tout se passe bien.
Au-delà des recommandations formulées, la DDIC a demandé aux participants de mettre en pratique les informations reçues, et surtout se remettre en cause dans leur union. Car, le Gouvernement n’a nullement l’intention de mettre les promoteurs d’eau conditionnée en sachets en difficultés, mais plutôt de les aider à retrouver le chemin de la bonne pratique en la matière. Les récidivistes encourent des sanctions car une mission de contrôle est attendue sous peu sur le terrain, a-t-elle prévenu.

Une vue de famille des participants

Réinsertion socioprofessionnelle des enfants en situation de mendicité: Caritas Bénin délivre 103 enfants à Kandi et à Djougou

Ici devant aux deux premières lignes, les portes-paroles des enfants sortis de la mendicité

Après trois ans de mise en œuvre de la phase pilote du projet de réinsertion socioprofessionnelle des enfants en situation de mendicité ( Esm) à Kandi et à Djougou financé par le partenaire allemand Kinder Missionswerk, Caritas Bénin en a présenté les résultats ce mardi 28 juillet 2020 au chant d’oiseau de Cotonou. C’était sous la houlette de son directeur national, Père Philippe Sanhouékoua. On retient qu’ils sont 103 enfants délivrés de la mendicité et réinsérés.

Ghislain Gbènakpon

« Nous avons postulé prendre en charge 100 enfants en situation de mendicité et assurer leur insertion socioprofessionnelle. Au final, nous en avons réinsérés 103 dont 50 à Kandi et 53 à Djougou. Nous avons réinséré les plus jeunes à l’école formelle, ceux de 10 à 14 ans au programme de cours accélérés et ceux de 14 à 17 ans au programme de cours accélérés mais en même temps en apprentissage au métier de leur choix ». Ainsi s’exprimait face à la presse, le Coordonnateur du projet de réinsertion socioprofessionnelle des enfants en situation de mendicité, M. Fidèle Koukponou pour exposer les résultats chiffrés de sa mise en œuvre d’août 2017 à juillet 2020. Il ressort de sa présentation aux cadres du ministère des affaires sociales avec à sa tête la ministre Véronique Tognifodé ainsi qu’aux différents acteurs intervenant dans la protection des enfants que la plupart des parents musulmans et nécessiteux placent leurs progénitures auprès des maîtres coraniques qui doivent en prendre soin en plus de leur donner une formation spirituelle. Les maître coraniques ne disposant pas de moyens suffisants les envoient mendier. Mais grâce à une prise en charge holistique dont nutritionnelle, sanitaire, éducative et psychosociale, le projet a réussi à réinsérer ces enfants sortis de la mendicité.

La vérité rétablie

Le Coordonnateur Fidèle Koukponou a fait également observer que la conscience collective des pratiquants de la religion musulmane pense que la mendicité est une prescription coranique. Mais grâce à ce projet de réinsertion des Esm, la vérité est rétablie grâce à des échanges et des débats sur la thématique entre les leaders religieux et les experts du Coran, aussi bien à la radio qu’à des rencontres spéciales. Leurs éclairages ont établi à l’unanimité des leaders religieux que la mendicité n’est pas une prescription islamique mais que le Coran l’a plutôt proscrite sans exclure la charité. « Nous avons donc aussi comme résultat la consolidation du dialogue interreligieux. Ce projet a permis aux leaders religieux de s’entendre sur l’essentiel pour la protection des enfants », s’est réjoui le Coordonnateur Fidèle Koukponou. Dans son intervention de clôture de cette séance de restitution, le directeur national de Caritas Bénin a remercié le Tout-Puissant pour l’aboutissement heureux du projet. « Nous pouvons dire que ce programme est un don de Dieu, une inspiration divine parce que nous avons vu non seulement les résultats mais nous avons compris que quand il y a un intérêt commun, nous pouvons nous mettre ensemble pour le bien. Que nous soyons chrétiens, que nous soyons musulmans ou autre, la mendicité des enfants est un phénomène que nous devons travailler à éradiquer », a soutenu Père Philippe Sanhouékoua. Il faut dire que cette phase pilote du projet prend fin ce 31 juillet 2020. Et l’Etat central ainsi que les communes doivent jouer leur partition pour ce qui est du financement de la prochaine phase avec à la clé, sa probable extension vers d’autres villes du septentrion comme N’dali et Malanville.

Le directeur national de Caritas Bénin, Père Philippe Sanhouékoua
Le Coordonnateur du Projet Fidèle Koukponou face à la presse

Présidentielle 2021: Alain-François Adihou rompt le silence

Le ministre Alain-François Adihou

Alain-François ADIHOU a été reçu le vendredi 24 juillet dernier par Lucien DOSSOU sur l’émission « QUESTIONS ACTUELLES » de la Radio Capp Fm. Pendant 60 minutes, l’ancien ministre chargé des Relations avec les Institutions ( pendant 2 ans) puis de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle ( pendant 1 an) a fait le tour de l’actualité béninoise. Il s’est beaucoup accentué sur la présidentielle 2021.

Source externe

Dans le franc parlé qu’on lui reconnaît, sans retenue ni langue de bois, l’ancien ministre de KÉRÉKOU s’est confié au micro de la radio du succès au Centre Africain de la Pensée Positive. Le ministre ADIHOU venait ainsi de joindre l’acte à la parole. L’observateur actif de la vie politique nationale comme il s’est défini lui-même a rompu le silence qu’il s’était imposé pendant 100 jours à compter du 30 mars dernier suite à l’invalidation par la CENA de la liste du parti FCDB pour lequel il était candidat aux communales et aux municipales de mai 2020 dans la commune de Cotonou. C’était pour prendre du recul, observer, réfléchir, analyser et faire des propositions pour aider à prévenir les crises qui s’annonçaient déjà. Passé ce délai, le ministre Alain ADIHOU a donc décidé de se prononcer sur la situation politique que traverse le Bénin actuellement et a saisi la toute première occasion, celle de la radio Capp Fm. D’entrée, il a précisé les circonstances et les conditions de son soutien au candidat Talon, à savoir : les réformes politiques et institutionnelles qu’exigeait la situation politique d’entre temps. Il a ensuite déclaré n’avoir rien contre la personne du Président de la République mais tout contre la gestion qui est faite du pays par son régime, notamment depuis 2018 avec les lois portant réformes politiques et institutionnelles. Pour lui, ces réformes sont purement et simplement un échec. En effet dans un pays, pour que les lois soient efficaces et porteuses de progrès, elles doivent être de bonnes lois. Une loi est dite bonne lorsqu’elle est impersonnelle et de portée générale. Ce n’est pas le cas dans notre pays tout au moins depuis 2018 avec les lois portant réformes politiques et institutionnelles chez nous. « Beaucoup d’analystes et d’observateurs de la vie politique nationale l’ont dit avant moi, ces lois-là sont de mauvaises lois. Des lois d’exclusion, des lois crisogènes, c’est à dire porteuses de crises. C’est la raison pour laquelle, elles sont décriées et rejetées. D’une part, ces lois sont mauvaises, d’autre part, elles sont d’application difficile ». Mauvaise application, mauvaise loi. Voilà comment le ministre Alain ADIHOU a qualifié les lois sur lesquelles sont fondées les réformes politiques et institutionnelles tant prônées par le Président Talon. Elles ne peuvent que conduire à l’échec desdites réformes, et « c’est ce qui est arrivé, que nous déplorons et dénonçons avec la dernière rigueur », soutient-il. Pour démontrer cet échec, l’ancien ministre prédit la disparition des deux partis politiques de la mouvance créés avec la très forte implication personnelle du chef de l’État dès que celui-ci ne sera plus au pouvoir. Il affirme même que c’est la sourde préoccupation et l’inquiétude partagées par le plus grand nombre des responsables de ces partis. C’est pour cela, pense t-il, qu’ils supplient le Président de la République de ne pas respecter la parole d’honneur qu’il a publiquement donnée à ses compatriotes et au reste du monde en annonçant il y a bientôt cinq ans qu’il s’appliquerait le mandat unique pour montrer la pertinence de cette proposition qu’il a faite en tant que candidat. Pour monsieur ADIHOU, c’est une obligation d’avoir une élection présidentielle inclusive en 2021. L’observateur actif de la vie politique nationale qu’il est, exprime sa crainte et avertit que la non inclusivité de la prochaine présidentielle risque d’être porteuse d’une crise post-électorale sans pareil. Pour éviter cela, il invite les décideurs actuels à faire appliquer la loi portant code électoral en sa disposition sur le parrainage. Dans une analyse simple et claire digne d’un professionnel de droit, il explique que le pouvoir que la loi donne aux députés et aux maires est un pouvoir régalien. En effet, dire que le mandat des députés n’est pas impératif signifie que, une fois élus ( même s’ils étaient mal élus), les députés sont des représentants du peuple et de la nation entière. Représentants du peuple, ils ne sont pas d’abord au service de leur parti politique encore moins de ses militants et responsables. Représentants de la nation, ils ne doivent pas d’abord et avant tout défendre les intérêts des circonscriptions dans lesquelles ils sont élus. Pour défendre la paix dans le pays à l’occasion de la prochaine élection présidentielle, les députés de la 8ème législature ne doivent donc pas attendre les ordres de leur parti politique respectif, l’UP et le BR, ni même de quiconque avant de parrainer les candidats de leur choix. Selon monsieur ADIHOU, parrainer signifie ici donner simplement quitus à tel ou tel citoyen qui le souhaite d’être candidat. N’est-ce pas ce que fait la Direction Générale des Impôts lorsqu’elle délivre des quitus fiscaux aux candidats aux différentes élections sans chercher à se convaincre de l’effectivité du paiement des impôts dus ? Donc, pour l’ancien ministre du Général Mathieu KÉRÉKOU, c’est Me Jacques MIGAN qui a raison de dire qu’au terme de la loi, « le parrainage est ouvert », et ce dans les limites de la dizaine de candidatures imposées par ladite loi. Et au ministre de demander avec force qu’on laisse les mains libres aux 160 élus du peuple, potentiels parrains, de faire librement leur travail en toute responsabilité républicaine. En filigrane, il soutient que c’est la seule condition possible pour garantir la paix avant et pendant la prochaine élection présidentielle. Ainsi au moins pour une première fois, la bonne application de cette disposition de la loi sera tout bénéfice pour le pays. Bien sûr, cette bonne application de la loi en cet article relatif au parrainage ne garantit pas une élection transparente. Cet autre débat appelle un autre combat.

Secteur de la santé: L’Arb pour la promotion de la réflexologie au Bénin

M. Jacques Gbadessi, Pdt de l’Association des Réflexologues du Bénin

L’Association des réflexologues du Bénin ( Arb) vient d’être portée sur les fonts baptismaux ce samedi 25 juillet 2020 au Codiam de Cotonou. C’est à la faveur des assises nationales des réflexologues du Bénin avec pour thème : « États généraux de la réflexologie au Bénin ». Au terme des travaux, M. Jacques Gbadessi est élu à la tête d’un bureau national de 7 membres.

Ghislain Gbènakpon

« L’identification, la réunification, l’information et la formation des Réflexologues du Bénin ». C’est en ces termes que le président Jacques Gbadessi a décliné dans son allocution de bienvenue, les principaux objectifs de l’Association des réflexologues du Bénin. De ce fait, poursuit-il, « nous nous attèlerons à rassembler les praticiens de la réflexologie dans notre creuset pour la promotion, le développement et la défense de la réflexologie pour un bien être intégral de nos populations ». A la faveur d’une interview à la presse, Jacques Gbadessi a fait observer que les Réflexologues existent depuis longtemps au Bénin. Mais seulement voilà, soutient-il, il n’y avait pas jusqu’ici une association digne de ce nom pour que les réflexologues s’y retrouvent pour, entre autres, faire des recherches et échanger des informations. C’est désormais chose faite avec la naissance de l’Arb. Lors des travaux en commission en l’occasion de ces assises nationales de ce samedi, les participants ont eu l’occasion de passer au scanner le métier de Réflexologues. Après ces assises nationales, la jeune association entend rencontrer les autorités ministérielles en charge de la santé et du bien-être de la population pour que l’usage de la réflexologie fasse son entrée dans les hôpitaux publics. Et pour atteindre ses objectifs, l’Arb a mobilisé d’autres corps de métiers dans le secteur de la santé à la cause. « Nous avons en majorité des réflexologues mais d’autres praticiens des thérapies complémentaires comme les médecins, les sages-femmes et les infirmiers sont avec nous parce que notre but est de faire une fusion, car une seule thérapie ne peut pas aider les populations », a déclaré

Membres du Bureau national de l’association des réflexologues du BÉNIN

Président : Jacques Gbadessi

Vice-président :Victor Adjamé

Secrétaire Général : Barnabé Adjaka

SG Adjointe : Chantale Agbokpéla

Trésorier Général : Raphael Boko

Trésorier Général Adjoint : Joseph Djigoun

Conseiller Spécial : Mawuli Koffi Tohoundjona.