Soutenance de thèse en science de gestion: Mention très honorable pour Dr. Paul Yédji

Dr. Paul Yédji, spécialiste de stratégies export et système commercial multilatéral.

Le cercle plus ou moins fermé des docteurs de la communauté universitaire s’est agrandi ce vendredi 2 juillet 2021 d’une tête bien faite. Paul Yédji, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a soutenu brillamment à l’école doctorale des sciences de gestion, sa thèse avec à la clé, une mention très honorable. Il est depuis lors, docteur en science de gestion, avec pour spécialité, stratégies export et système commercial multilatéral.

Ghislain Gbènakpon

« Influence du comportement export des entreprises de la cedeao sur l’utilisation des préférences commerciales chinoises: rôle du coût des règles d’origine du système commercial multilatéral». C’est le thème du travail de recherche qu’a présenté avec brio, Paul Yédji au jury qui l’a reçu au grade de docteur en science de gestion, spécialité, stratégies export et système commercial multilatéral. Le jury a salué la pertinence du sujet qui est d’actualité et le respect par le pénétrant de la méthodologie de la recherche scientifique.

A la faveur d’une interview à la presse, le docteur Paul Yédji a livré l’essentiel qu’on peut retenir des résultats de son travail. « On retient que les préférences commerciales accordées par les États-Unis et l’Union Européenne aux entreprises africaines ne leur permettent pas toujours d’être compétitives sur le marché international. Maintenant, l’option de la Chine est là comme une opportunité pour permettre à ces entreprises d’aller visiter d’ailleurs horizons. Et nous nous sommes dit qu’il fallait voir l’influence des accords chinois basés sur les règles d’origine sur la compétitivité des entreprises africaines. C’est ce que nous avons développé. Il y a des accords. Mais est-ce que ces accords sont efficaces du point de vue règles d’origine ? », a-t-il déclaré.

Car pour importer ou exporter, poursuit-il, « on vous demande est-ce que vous respectez les critères des règles d’origine. Est-ce que vous pouvez démontrer que les marchandises proviennent de tel ou de tel pays ? Si vous arrivez à le démontrer, s’il y a des réductions de droits de douane, on vous les accorde. Ce sont ces critères qui sont rigides, restrictives et les entreprises africaines n’arrivent pas à les respecter. Nous avons soulevé les difficultés et les problèmes qui font que ces entreprises n’arrivent pas à le faire. Pour cela, nous avons utilisé le contexte Chine-Cedeao. Et nous avons vu que l’expérience ne permet pas nécessairement de jouir de ces préférences. Nous avons constaté que les pays anglophones comme le Ghana et le Nigeria arrivent un peu à en jouir. Enfin, nous avons constaté que c’est la fraude surtout qui permet à certaines entreprises de réussir. Ça veut dire que la fraude est développée dans les rapports Chine-Afrique ».

Face à cette situation, Dr. Paul Yédji n’a pas manqué de faire des recommandations : « Les gouvernants africains doivent accompagner et former les entreprises sur les opportunités des marchés extérieurs et associer le patronat lors des négociations. Pour les entreprises de la cedeao, elles devront constituer des groupes de pression pour assurer le lobbying lors des négociations commerciales. Il faut travailler à positionner l’éthique en affaires comme une compétence distinctive. Les décideurs et les entreprises en Afrique devront travailler pour adapter les règles d’origine aux réalités du contexte africain ».

Il faut dire que Dr. Paul Yédji est titulaire d’un Dea en stratégies et marketing avec un master en commerce international obtenu à la haute école régionale de commerce international (Herci) de l’Uac. Son challenge désormais est de gravir un à un les autres grades de l’enseignement supérieur jusqu’à la titularisation.

Soutenance de thèse de doctorat en science de gestion: Mention très honorable pour Dr. Estelle Noudohouénou

Dr. Estelle Léa Homévo Noudohouénou face à la presse

Elle aura défendu avec brio les couleurs de la gent féminine à cette session de soutenances de thèses à l’Ecole doctorale des sciences de gestion de l’Uac. Estelle Léa Homévo Noudohouénou, puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit, est depuis ce jeudi 1er juillet 2021, docteur en sciences de gestion. Avec à la clé, une mention très honorable à elle décernée par le jury.

Ghislain Gbènakpon

« Facteurs des contingences organisationnelles et comportementales et choix des outils de contrôle de gestion dans les petits et moyennes entreprises : rôle modérateur des facteurs socioculturels ». C’est le travail de recherche qu’a présenté brillamment dans les locaux de la Fss, Estelle Léa Homévo Noudohouénou en présence de parents et amis. Le jury présidé par Pr. Emmanuel Hounkou, professeur titulaire à l’Uac a salué à sa juste valeur, la pertinence et la portée sociale du sujet ainsi que le respect par la pénétrante de la démarche de la recherche scientifique. Aussi, l’a-t-elle autorisée à l’unanimité, d’accéder au grade de docteur en science de gestion avec mention très honorable.

Dr. Estelle Léa Homévo Noudohouénou avec le jury

Dans une interview à la presse, la seule femme de la session de soutenances a levé le voile sur l’essentiel à retenir de son travail de recherche. « Aujourd’hui, les petites et moyennes entreprises sont d’une importance capitale pour toute économie. Mais qu’est-ce qu’on remarque ? Nous remarquons que lorsqu’un promoteur crée un Pme, 1 an, 2 ans, 3 ans, c’est parti. L’entreprise est fermée. Alors, nous avons voulu comprendre pourquoi ces entreprises ferment de si tôt ?. Alors un auteur nous dit qu’il faut nécessairement des outils de contrôle de gestion pour piloter la performance de ces Pme. Ces outils de contrôle de gestion que les PME doivent mobiliser d’une manière ou d’une autre sont des outils qui seront utilisées par le personnel, l’entreprise », a expliqué Dr. Estelle Léa Homévo Noudohouénou.

Le nouveau docteur avec le jury, son époux et des géniteurs.

Au même moment, poursuit-elle, « ces promoteurs de Pme sont dans une société donnée. Ils sont d’une culture donnée, d’une famille donnée, d’une ethnie donnée. Ils parlent une certaine langue, sont d’une religion donnée. Alors, les prises de décisions en entreprise peuvent être influencées par l’entourage ; à savoir la famille, quelqu’un avec qui on est proche. Donc, l’entourage immédiat peut aider beaucoup les Pme à remédier à certains problèmes en entreprise. »

Mme Pascaline Boko, tante de la lauréate

Dans une interview à la presse, la tante maternelle de la lauréate Pascaline Boko, lui a rendu un vibrant hommage et entend prier pour elle afin qu’elle accède aux grades supérieurs après le doctorat.

Enseignement supérieur: Mention très honorable pour le nouveau docteur Romaric Sounouvou

Le Nouveau Dr. Romaric Sounouvou avec le jury et ses géniteurs

La communauté universitaire béninoise vient d’enregistrer en son sein, un nouveau docteur. Il s’agit de Romaric Sounouvou qui accède à ce prestigieux grade de l’enseignement supérieur en science de gestion, spécialité finances après avoir soutenu brillamment sa thèse avec une mention très honorable. C’était ce jeudi 1er juillet 2021 à la faculté des sciences de santé ( Fss) de Cotonou devant parents et amis.

Ghislain Gbènakpon

« Les déterminants de l’adoption et de l’utilisation des services financiers mobiles au Bénin ». C’est le travail de recherche présenté avec brio par Romaric Sounouvou au jury qui l’a reçu au grade de docteur en science de gestion, avec mention très honorable. Le jury présidé par le Pr. Bertrand Sogbossi Bocco, professeur titulaire à l’université de Parakou, a salué à sa juste valeur, la portée sociale de la thématique abordée et le respect par l’impétrant de la méthodologie de la recherche scientifique.

A la faveur d’une interview à la presse, le docteur Romaric Sounouvou a livré ce qu’on peut retenir des résultats de ses recherches. « On retient que le détenteur d’un compte mobile money au Bénin est plutôt un homme qui a un certain niveau d’éducation, un niveau d’éducation à minima, un niveau de revenu qui n’a pas forcément d’impacte sur sa capacité à détenir le compte Mobile ; et que s’il est bancarisé, il a encore peu plus de chance d’adopter effectivement les services financiers économiques », a-t-il déclaré.

Pour ce qui est de l’utilisation, poursuit-il, on peut retenir que « le détenteur du compte mobile money l’utilise surtout pour ses transferts d’argent locaux, envoi et réception, qu’il l’utilise de temps en temps pour ses paiements d’utilité lorsqu’il est à un niveau plus supérieur et enfin, lorsqu’il est micro entrepreneur, il l’utilise pour toutes ses transactions ».

Il faut dire pour finir que le Dr. Romaric Sounouvou entend intégrer dans les plus brefs délais les observations faites par le jury pour améliorer la qualité du travail et par la suite, publier certains articles.

Dr. Romaric Sounouvou

Journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique, édition 2021: Mettre la recherche scientifique au service du développement

La tribune officielle au lancement de la Jrsa 2021

« Quelles démarches pour une meilleure contribution de la recherche scientifique au développement en Afrique francophone ? ». C’est le thème de l’édition 2021 de la Journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique ( Jrsa) organisée ce mercredi 30 juin par le Centre béninois pour la recherche scientifique et l’innovation ( Cbrsi) avec à sa tête, le Pr. Marc Kpodékon. Les manifestations marquant ladite journée ont été officiellement lancées à l’Isba de Cotonou par le directeur de cabinet du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesrs), le Pr. Rogatien Tossou.

Ghislain Gbènakpon

« Le Bénin, à l’instar de beaucoup de pays africains est confronté à des problèmes relatifs à la sécurité alimentaire, l’énergie, l’environnement, l’éducation et l’emploi des jeunes, les technologies de l’information et de la communication, la santé et principalement la pandémie de la Covid-19 auxquels la recherche scientifique et l’innovation devraient apporter des solutions appropriées pour l’atteinte des objectifs de développement durable ». Ainsi s’exprimait dans son allocution d’ouverture, le directeur de cabinet du Mesrs, Pr. Rogatien Tossou pour lever le voile sur la contribution qu’on attend de la recherche scientifique pour le développement de l’Afrique en général et de l’Afrique francophone en particulier.

Une vue partielle des participants

Dans son intervention, le directeur général du Cbrsi a rappelé que le 30 juin 1987, s’est tenu pour la première fois à Brazzaville, le congrès des hommes de sciences en Afrique pour la création de la Fondation de l’Union panafricaine de la science et de la technologie sous l’égide de l’Organisation de l’unité africaine aujourd’hui Union Africaine. « Cette date, depuis l’année 1994, est devenue une journée mémorable pour la communauté scientifique de notre pays le Bénin. En effet, cette manifestation scientifique se déroule le 30 juin de chaque année dans tous les pays de l’Afrique francophone », a expliqué le Pr. Marc Kpodékon. Sachant que tout développement durable doit se construire sur un socle scientifique et d’innovation, fait-il observer, la recherche doit être pour tous les chercheurs un sacerdoce. Il les invite donc à redoubler de détermination malgré le faible niveau de ressources allouées à ce secteur. Le Dg/Cbrsi a toutefois soutenu que d’importantes réformes sont engagées au niveau du gouvernement pour remédier à cet état de chose.

C’est le directeur de cabinet du Mesrs, qui est revenu sur ces différentes réformes. Il en ainsi, entre autres, de la prise de textes organisant la recherche scientifique et l’innovation pour les rendre plus aptes à répondre aux préoccupations des populations, la création de l’agence béninoise pour la recherche et l’innovation, la mise en place progressive de la Cité internationale de l’innovation et du savoir à travers Sème city et la mise en place de Fonds compétitifs de recherche et de l’innovation à travers le Fonds national de la recherche scientifique et de l’innovation technologiques ( Fnrsit). « Ces réformes, conformément à la vision du gouvernement du Bénin, contribuent sans aucun doute à améliorer les performances du système de la recherche au Bénin afin de lui permettre de bien jouer son rôle d’outil d’aide à la prise de décision pour la résolution des problèmes de développement », a soutenu le Pr. Rogatien Tossou.

Journées Scientifiques du Cbrsi édition 2021: Les maladies émergentes et ré-émergentes au cœur des réflexions

La tribune officielle au lancement des journées scientifiques du Cbrsi

« Développement et lutte contre les maladies émergentes et ré-émergentes ». C’est le thème de l’édition 2021 des journées du Centre béninois de recherche scientifique et de l’innovation qui se tient depuis ce lundi 28 juin 2021 à l’Isba à Cotonou. C’est le directeur général de la recherche scientifique et de l’innovation ( Dgrsi), Pr. Innocent Bokossa qui a officiellement lancé au nom du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, lesdites qui prennent fin ce mardi.

Ghislain Gbènakpon

« Faire le bilan de ce qui a été accompli en matière de recherche, d’innovation et d’identifier les actions futures à entreprendre pour surmonter les problèmes de développement ». Voilà ainsi décliné par le Dgrsi, Pr. Innocent Bokossa, l’objectif de ces journées du Cbrsi qui se veulent un cadre d’échange d’expériences entre les chercheurs d’une part et les communautés d’autre part.

Pas moins de 200 communications seront présentées en ligne, la pandémie du Covid-19 oblige, par des chercheurs, des enseignants-chercheurs et des doctorants du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo. « Durant les 02 jours, des communications scientifiques seront exposées par des chercheurs et enseignants-chercheurs sur différentes préoccupations de développement telles que (i), l’Environnement et les Ressources Naturelles; (ii) l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire; (iii) les Sciences de l’homme et de la société et (iv) la Chimie, Physique et la Technologie, la médecine et la santé publique. Les débats qui s’en suivront, enrichiront les travaux des communicateurs », a déclaré le Dg/Cbrst, le Pr. Marc Kpodékon. Il a fait observer que ces journées visent aussi au promouvoir la recherche scientifique et l’innovation technologique, animer la recherche en science, technologie et innovation, promouvoir la publication et la diffusion des résultats de recherche et contribuer à la promotion des innovateurs.

Les journées scientifiques du Cbrsi se tiennent en prélude à la célébration de la journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique, édition 2021qui aura lieu ce mercredi 30 juin 2021.

Assemblée générale élective de l’Apmeb: Les chantiers du nouveau président Rodolphe Guénoukpati

M. Rodolphe Guénoukpati, nouveau président élu de l’Apmeb

( Son appel aux professionnels de la météorologie)

L’Association des professionnels de la météorologie au Bénin ( l’Apmeb) a tenu ce samedi 26 juin 2021 au Codiam de Cotonou, sa quatrième assemblée générale. Au terme des travaux, l’ingénieur prévisionniste à l’Asecna M. Rodolphe Koffi Guénoukpati est porté à la tête du nouveau bureau exécutif national. A la faveur d’une interview à la rédaction, le nouveau président de l’Apmeb a exposé entre autres, les principaux chantiers de la nouvelle équipe dirigeante. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.

Cause Commune : Les militants de l’Apmeb ont porté leur choix sur votre personne pour présider aux destinées de votre association. Quelles sont vos impressions ?

Rodolphe Guénoukpati : En m’exprimant à ce moment qui est particulier dans la vie de tout homme, vous comprendrez bien-sûr que je ressens une immense et profonde émotion. Oui, l’assemblée générale m’a fait un grand honneur en me jugeant digne de présider aux destinées de l’Association des professionnels de la météorologie au Bénin. Je veux lui dire ma gratitude, je veux lui dire mon affection.

Rappelez-nous les objectifs que s’est assignés l’association.

Comme son nom l’indique, c’est un creuset dans lequel se retrouvent tous les professionnels de la météorologie. Et donc notre objectif premier, c’est l’épanouissement des professionnels dans leur cadre de vie et aussi impacter la population, servir beaucoup plus la population dans ce sens.

Quels sont les principaux chantiers du nouveau bureau que vous présidez pour le compte de cette mandature?

Nous avons placé notre mandat sous le sceau de la redynamisation. D’abord, nous allons encourager et renforcer les compétences des acteurs de la météorologie pour fiabiliser davantage nos produits. Quand je parle de produits, j’entends par là les prévisions qu’elles soient immédiates, de court terme, de moyen terme ou de long terme ; ou même les prévisions saisonnières. Et bien entendu, ces produits peuvent servir dans plusieurs secteurs d’activités. Nous pouvons citer l’aéronautique, la navigation maritime, le secteur agricole ; même l’armée a besoin de ces données. Et comme je le disais en premier lieu, il va falloir travailler à améliorer tous les produits que nous fournissons. Secundo, nous ferons connaître à toute la population, l’importance capitale de la météorologie dans tous les secteurs d’activités et je viens d’en évoquer. Il est également de notre devoir de rééduquer la population dans l’usage quotidien de la météorologie. Il faudrait que la population s’y tourne régulièrement. Par finir, je dirai qu’il est de notre devoir de diversifier ces produits pour les rendre beaucoup plus accessibles à toutes les couches de la population et ce, dans le délai requis. Voilà les grandes articulations des chantiers que nous comptons réaliser durant ce mandat. Nous avons certes des revendications d’ordre corporatiste mais nous y reviendrons.

Un appel à tous les professionnels de la météorologie et au besoin au gouvernement en guise de mot de fin.

Je dirai que le défi est grand. Et donc pour le relever, cela va s’inscrire dans la durée. Ainsi, je lance un appel sincère à tous les professionnels de la météorologie à s’unir à ce bureau qu’ils ont volontairement et librement choisi afin que nous puissions travailler main dans la main pour l’atteinte des objectifs. Mon cri de cœur va également à l’endroit de nos instances dirigeantes. Je veux signifier l’Asecna, la Météo-Bénin, l’Anac, les associations sœurs et même le gouvernement du président Patrice Talon à véritablement nous accompagner dans cette noble vision. C’est le Bénin qui en sortira gagnant. Vive l’Asecna, Vive la Météo-Bénin et Vive l’Apmeb.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Séminaire national de formation: L’Uita-Bénin initie ses membres à la communication par visioconférence

La tribune officielle au lancement des travaux.

« La communication digitale à l’ère du numérique et les applications au service de la visioconférence ». Telle est la thématique du séminaire national de formation que l’Uita-Bénin a organisé au profit de ses membres ce jeudi 24 juin 2021 au Codiam de Cotonou. C’est le coordinateur national de l’Uita-Bénin M. Guillaume Tossa qui a officiellement lancé les travaux.

Ghislain Gbènakpon

Comment exploiter les applications ? Comment maîtriser la visioconférence ? Comment inviter et comment accepter une invitation ? Voilà la problématique qui a servi de file conducteur à ce séminaire national de formation syndicale de l’Uita-Bénin. Dans son allocution de bienvenue, la présidente du Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Cofesyb-Uita) a fait observer que cette formation a été suscitée face à la crise sanitaire créée par la pandémie du Covid-19 avec pour conséquence, entre autres, la fermeture des frontières entre les pays, les mesures de restriction et de confinement qui ont mis à mal la communication. « Durant cette période, l’Uita, notre Internationale à l’instar d’autres institutions a développé la communication par visioconférence avec ses affiliés dans le monde entier. Conscient du déficit de l’utilisation de cet important outil de communication, les membres du Cofesyb en collaboration avec le Conasyb ont initié cette formation dont l’objectif général est un renforcement des connaissances et des capacités en matière de communication digitale voire numérique en faveur des membres ; ce qui leur permettra d’avoir les atouts d’améliorer la communication avec les partenaires et en leur propre sein », a expliqué Mme Nouratou Gambia.

Une vue de famille des participants

Pour sa part, le coordonnateur de l’Uita-Bénin a fait observer qu’il est véritablement difficile, voire impossible pour des syndicalistes de ne pas pouvoir communiquer, se communiquer face à face, de façon physique pour construire ensemble dans la réflexion des stratégies et des actions. « Le présent séminaire vous permet non seulement de mieux maîtriser l’utilisation des nouvelles technologies de l’information, mais aussi et surtout d’aller à la découverte des applications qui permettent de défier les restrictions de la pandémie de la Covid-19 depuis l’année dernière pour ce qui concerne l’Afrique et notre pays. », a déclaré M. Guillaume Tossa à l’adresse des participants.

Une vue d’ensemble des participants en pleine formation

Il faut dire que ce séminaire national de formation a été plus pratique que théorique avec par exemple, l’installation des applications de visioconférence aux participants qui n’en avaient pas. Et le coordonnateur Guillaume Tossa a assuré que l’Uita-Bénin entend refaire l’expérience et n’hésitera pas à saisir toutes les opportunités qui s’offriront à elle, même dans l’après Covid-19.

Budgétisation sensible à la Santé de reproduction et au planning familial au Bénin: L’Unfpa et le Creg outillent les acteurs pour le plaidoyer

Une vue de famille des participants

Il se tient depuis ce jeudi 24 juin 2021 à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou, un atelier sur la budgétisation sensible à la Santé de la reproduction et la planification familiale ( Sr/Pf) au Bénin. C’est une initiative du Fonds des Nations-Unies pour la population ( Unfpa) et le Consortium régional pour la recherche en économie générationnelle ( Creg) qui a reçu le soutien financier de la Fondation Bill et Melinda Gates ( Fbmg). L’atelier qui prend fin ce vendredi 25 juin connait la participation de tous les acteurs concernés en vue d’un plaidoyer à l’endroit des décideurs à divers niveaux.

Ghislain Gbènakpon

« Faire un plaidoyer fort pour rendre effectif l’intégration de la Sr/Pf dans les budgets national et locaux ». C’est tout l’objectif général de cet atelier sur la budgétisation sensible à la santé de reproduction et à la planification familiale. De façon spécifique, il vise d’une part à présenter le Policy brief sur la budgétisation sensible à la Sr/Pr pour sensibiliser les décideurs sur l’importance de cette budgétisation d’une part, et sensibiliser et renforcer les capacités des élus locaux et des membres de la société civile sur le plaidoyer en vue de la mobilisation des ressources domestiques en faveur de la Sr/Pf et l’intégration de la celles-ci dans les budgets national et locaux.

Une vue des participants lors des travaux

Pour rappel, c’est en février 2011 à Ouagadougou que les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires sont parvenus à un consensus important de prendre des mesures concrètes pour accroître le recours à la planification familiale au profit de leurs populations respectifs.
C’est ce défi que le Fonds incitatif de contrepartie double qui résulte d’un accord de financement entre l’Unfpa et la Fbmg veut contribuer à relever en vue d’une véritable sécurisation des produits contraceptifs dans les neuf pays du partenariat de Ouagadougou (Po). Et c’est dans le cadre de l’accord signé entre l’Unfpa et le Creg pour l’appui des pays du Po dans activités de plaidoyers pour la mobilisation des ressources domestiques pour l’achat des contraceptifs qu’il est prévu l’organisation d’ateliers sur la budgétisation à la santé de reproduction et la planification familiale dans ces pays. C’est donc au tour du Bénin d’accueillir l’événement.

Y participent, entre autres, les spécialistes des budgets au niveau des ministères dont le ministère de la santé, de la famille, le ministère des finances. Il y a aussi la société civile avec les Ong qui interviennent dans le domaine de la reproduction, la plateforme des leaders religieux, les maires, l’Ancb et les Ptf fortement représentés. Le Creg qui a pour Coordonnateur le Pr. Latif Dramani est le bras opérationnel de l’organisation de l’atelier de Cotonou. L’économiste Dr. Sam Agbahoungba fait partie de sa délégation.

Dr. Gaston Ahounou, chef service planification familiale à l’Anssp

« On veut que les participants apportent leur contribution à ce qu’au Bénin , la budgétisation dans tous les domaines soit sensible, c’est-à-dire prenne en compte la santé de la reproduction de manière générale, et la planification familiale en particulier », a déclaré, Dr Gaston Ahounou, chef service planification familiale, santé des adolescents et jeunes à l’Agence nationale des soins de santé primaires ( Anssp) au ministère de la santé.

Le Dg/Anssp Dr. Thierry Lawallé qui intervenait pour sa part en visioconférence a rappelé le lien entre la planification familiale et la capture du dividende démographique et le lien entre les ressources dont dispose une population et l’accroissement de la population.

Gouvernance locale: Un forum économique pour le développement d’Adjarra annoncé

Une vue de famille des conférenciers

« A nouveaux enjeux, nouvelles approches et pratiques du développement économique local ». C’est le postulat sous lequel le conseil communal d’Adjarra et son président le maire Germain Wanvoégbè ont annoncé ce mardi 22 juin 2021, l’organisation d’un forum de la diaspora, des filles, fils et partenaires de la commune du 25 au 28 août 2021. C’est à la faveur d’une conférence de presse à l’Infosec de Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

« La création et le développement d’un tissu économique performant au niveau du territoire et son articulation avec sa diaspora, ses filles, fils et les divers partenaires, ainsi que les territoires voisins qu’ils soient au Bénin ou dans le Nigeria ». C’est tout l’objectif de ce forum de la diaspora, des filles, fils et partenaires de la commune d’Adjara qui se tient courant fin août prochain. Il faut dire que son but est de renforcer la compétitivité des différents acteurs, de contribuer au développement d’une croissance durable et inclusive améliorant les conditions de vie des populations d’Adjarra.

C’est ainsi qu’en tant que réseau d’acteurs engagés, ce forum, fait observer le conseil communal, sera un espace d’échanges, de partage d’informations sur les démarches les plus appropriées pour valoriser les compétences d’une large communauté d’acteurs, en vue de créer les synergies essentielles et les partenariats nécessaires. On peut classer les attentes de la commune dans le cadre de ce forum en quatre catégories. A savoir, le développement de l’emploi, l’augmentation des ressources fiscales locales, l’aménagement du territoire, les objectifs sociaux et environnementaux.

Le maire d’Adjarra Germain Wanvoégbè

« Je renouvelle mes appels aux participants, à l’ensemble des organisations pour leurs contributions aux débats qui serviront sans aucun doute à faire avancer le développement économique de la commune d’Adjara à travers de nouvelles approches plus inclusives et participatives », a déclaré le maire Germain Wanvoégbè.

Troisième congrès ordinaire du Synapeb-Bénin: François d’Assise Gnanmou Gnanmou reconduit pour de nouveaux défis

Le Sg réélu du Synapeb-Bénin François d’Assise Gnanmou Gnanmou

Le Syndicat national des peintres bâtiments du Bénin ( Synapeb-Bénin) a tenu son troisième congrès ordinaire ce samedi 19 juin 2021 à la bourse du travail à Cotonou. Au terme des travaux, le secrétaire général François d’Assise Gnanmou Gnanmou est reconduit à la tête d’un nouveau bureau exécutif national pour relever de nouveaux défis.

Ghislain Gbènakpon

Pas de changement donc à la tête du Synapeb-Bénin au terme de son troisième congrès ordinaire. Les congressistes ont renouvelé leur confiance au secrétaire général François d’Assise Gnanmou Gnanmou pour présider aux destinées de cette organisation syndicale les cinq prochaines années.

Une vue partielle des membres du bureau élu

Il faut dire que l’homme revendique un bilan élogieux et est revenu lors de son discours inaugural des travaux du congrès sur quelques réalisations et actes posés par le bureau qu’il a eu l’honneur de diriger. « Entre autres, on peut citer l’instauration de la remise de diplôme aux apprenants chaque 1er mai de l’année, l’encadrement et la formation des enfants déshérités, des déscolarisés, des étudiants que nous avons pris en charge jusqu’à leurs libérations, les dons de sang, des interventions sur les chantiers pour la résolution de certains conflits entre patrons et apprentis ou entre clients et patrons, plusieurs formations et remises à niveau notamment celles négociées et obtenues de Fodefca qui aura lieu chaque année, l’installation des sous-secteurs, des secteurs départementaux et autres, la réalisation des cartes de membres et d’apprentissage, l’acquisition de partenariats gagnant-gagnants entre sociétés de fabrication de peinture et syndicat, sans oublier l’amélioration des conditions de vie et de travail des apprentis et peintres. », a soutenu François d’Assise Gnanmou Gnanmou.

Une vue de la tribune officielle au lancement des travaux

Il faut dire aussi que le nouveau bureau exécutif national du Synapeb-Bénin entend relever de nouveaux défis dont essentiellement beaucoup d’adhésion de nouveaux membres et davantage d’amélioration des conditions de vies des peintres bâtiments. « Tout de suite, c’est d’amener tous les peintres à adhérer au syndicat. L’Etat doit aussi nous accompagner par rapport aux difficultés que nous rencontrons dans l’exercice de nos activités », a expliqué le Sg François d’Assise Gnanmou Gnanmou.