Assemblée générale d’un syndicat de base de l’Unstb: Les principaux chantiers du nouveau Sg/Synreae, Marcel Todèdji

Le nouveau Sg élu du Synreae, M. Marcel Todèdji

Du changement à la tête du Syndicat national pour la renaissance de l’espoir aux acteurs de l’enseignement ( Synreae). Cette organisation syndicale affiliée à l’Unstb était en assemblée générale ce jeudi 22 juillet 2021 à la bourse de travail à Cotonou. Au terme des travaux, M. Marcel Todèdji est porté à la tête du nouveau bureau exécutif national élu. A la faveur d’une interview à la presse, le nouveau secrétaire général du Synreae a, entre autres, levé le voile sur les principaux chantiers de la nouvelle équipe dirigeante. Lire ci-dessous, l’intégralité des échanges.

Cause Commune : Quelles sont vos impressions après votre élection au terme de cette assemblée générale ?

Marcel Todèdji : Elles sont évidemment bonnes. Nous pensons que la tâche sera menée à bon escient avec toute l’équipe qui vient d’être portée à la tête de ce syndicat.

Quels sont les principaux chantiers que vous comptez mener durant ce mandat ?

Nous constatons aujourd’hui que l’espoir au niveau des acteurs de l’éducation est totalement à terre. Et comme l’indique la dénomination de notre syndicat, notre premier chantier est de donner une renaissance à cet espoir pour que l’acteur de l’éducation sache qu’il a une mission noble à accomplir dans la société. Car, ce n’est pas à n’importe qui qu’on confie des âmes, des enfants à formater, éduquer afin qu’ils deviennent demain quelque chose dans la société. Le second point, c’est qu’on ne peut pas envoyer quelqu’un au champ sans lui avoir donné les moyens. Nous pensons lutter pour qu’il y ait une amélioration des conditions de travail et de vie du monde enseignant. Donc, en bref, voilà ce que nous pensons faire comme tâches.

Un mot à l’endroit de vos militants qui n’ont pas fait le déplacement et des collègues qui hésitent à entrer dans le mouvement syndical.

Nous allons dire à tous ceux-là qui n’ont pas pu faire le déplacement que le travail que nous nous sommes tous donné a été accompli. Et nous attendons qu’ils viennent aussi mettre la main à la pâte pour que nos objectifs puisent être atteints. A ceux qui hésitent à mettre leurs pas dans le mouvement syndical, nous allons leur dire que sans revendications, on n’obtient rien. On ne peut pas rester les bras croisés et attendre une vie rose. Il faut se mettre à la tâche, il faut se mettre dans le mouvement, il faut revendiquer ; mais une revendication sérieuse et non une revendication qui va conduire à la radiation par ci et là punition par là. Nous allons mener donc une revendication réflexive et positive.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon.

Congrès de la première fédération de la Csa-Bénin: Elie Hongbété élu pour un nouveau départ à la Fesyndere

Une vue de famille des congressistes

Après des moments de vie au ralenti, voire de léthargie, la fédération des syndicats du développement rural et de l’environnement ( Fesyndere) vient de se donner un nouveau souffle. C’est à travers son congrès de ce samedi 10 juillet 2021 à la bourse de travail à Cotonou. Au terme des travaux, Elie Hongbété est porté à la tête d’un nouveau bureau exécutif avec pour objectif, insuffler un nouveau départ à la Fesyndere qui est la première fédération de la Csa-Bénin.

Ghislain Gbènakpon

« Les défis majeurs au niveau de la fesyndere sont entre autres, la remobilisation de la troupe, tant en matière d’hommes qu’en matière de finance. Les défis aussi sont les nouvelles stratégies pour adapter le syndicalisme aux réformes au niveau de l’Etat. Comme il a été dit lors des travaux, le syndicalisme n’a pas pour vocation d’organiser la nation. C’est le rôle du politique. Il faut donc que tous les syndicats comprennent aujourd’hui que leur rôle, bien sûr, est de lutter pour le bien-être des travailleurs mais en connaissant les limites et en l’assumant efficacement sans pour autant faire autre chose. Donc la remobilisation bien-sûr, mais aussi et surtout la réorientation et l’adaptation du syndicalisme aux réformes en cours aujourd’hui. Avant la fonction revendicative a été le plus utilisée ». Ainsi s’exprimait à la faveur d’une interview au terme du congrès, le nouveau secrétaire général Elie Hongbété pour lever le voile sur les principaux défis que son bureau entend relever pour impulser un nouveau départ à la Fesyndere.

Le coordonnateur de l’Uita-Bénin et membre fondateur de la Fesyndere, M. Guillaume Tossa.

Il faut dire que ces défis sont en phase avec les recommandations du coordonnateur national de l’Uita-Bénin qui a relevé que la Fesyndere dont il est membre fondateur est la première organisation qui y a adhéré et la première fédération de la Csa-Bénin. « Lorsque vous êtes une organisation comme la Fesyndere, ou tout syndicat, vous devez très rapidement vous adapter aux réformes. Autrement, les réformes vous enterrent. Il faut donc pour le nouveau bureau une proactivité pour anticiper sur les faits. C’est comme cela les organisations syndicales doivent fonctionner aujourd’hui pour ne pas être surprises par les réformes comme c’est le cas souvent. En la matière, la Fesyndere doit être un exemple pour les syndicats membres », a déclaré M. Guillaume Tossa à l’ouverture des travaux.

Une vue partielle des ….
… congressistes en plein travaux.

Par ailleurs, les défis auxquels compte faire face le nouveau bureau exécutif de la Fesyndere sont aussi en phase avec les attentes de la Csa-Bénin jusque-là non comblées au niveau de la fédération. « Les attentes de la Csa au niveau de la Fesyndere ne sont pas comblées. Il y a premièrement l’attente de la mobilisation ; et ça s’est fait ressentir au niveau des résultats des élections professionnelles. Le secteur du développement rural est le secteur qui vient après l’enseignement et la santé en termes d’effectifs. Et la Csa comptait sur ça pour faire le plein lors de ces élections. La deuxième attente est la mobilisation des fonds propres pour assurer l’autonomie de la fédération », a soutenu M. Marius Ahyi, expert auprès de la Csa-Bénin qui a officiellement lancé les travaux au nom du secrétaire général confédéral Anselme Amoussou.

Le nouveau Sg élu de la Fesyndere, M. Elie Hongbété

Après avoir pris le relais chez le secrétaire général sortant Prosper Dah. Guédénon, il reste à espérer que le Sg Elie Hongbété relève effectivement les défis énoncés pour le rayonnement de la Fesyndere et partant, de la Csa-Bénin.

Deuxième sommet panafricain de la jeunesse: Mardochée Dègan plaide pour la mise en œuvre des recommandations par les gouvernants

M. Mardochée Dègan, Jeune maire de Cotonou

Le deuxième sommet pour une Cedeao des peuples qu’abrite le palais des congrès de Cotonou du 8 au 10 juillet 2021 a démarré avec le sommet panafricain de la jeunesse sur la démocratie, l’alternance et la bonne gouvernance. En marge des travaux, M. Mardochée Dégan, jeune maire de Cotonou affilié à l’association des mairies des jeunes du Bénin et président de l’Ordre des jeunes leaders africains ( Ojla), a plaidé pour que les gouvernants ouest-africains accordent l’attention nécessaire aux recommandations en vue de leur mise en œuvre effective. C’est à la faveur d’une interview que celui qui a présidé le groupe de travail sur la gouvernance économique au sein de la Cedeao au cours des assises de Cotonou, a accordée à la presse. Lire l’intégralité des échanges.

Cause Commune : Vous avez présidé au cours de ce sommet, le groupe de travail sur la gouvernance économique au sein de la Cedeao. Qu’est-ce qui en est concrètement ?

Mardochée Dégan : j’ai présidé le groupe numéro 2 qui a travaillé sur les questions liés à la gouvernance économique dans l’espace de la Cedeao. Globalement, nos travaux ont consisté à faire d’abord dans un premier temps, l’état de la mise en œuvre de la vision 2020 de la Cedeao sur le plan économique. Ce qui nous a permis de déboucher sur les défis. Une fois les défis énumérés, nous avons jeté les perspectives. Nous pensons que c’est des propositions intéressantes et que si, entre-temps, les autorités y accordaient l’attention qu’il faut, ce serait tout simplement au bénéfice des citoyens de la Cedeao.

Quelle appréciation les participants ont faite de vos travaux ?

Les jeunes ont bien accueilli nos propositions même s’ils sont revenus sur certains points essentiels. Beaucoup de jeunes ont estimé qu’il faille insister sur les obstacles qui entravent la libre circulation des personnes. Ils ont relevé que la Cedeao a fait beaucoup d’avancées en la matière ; mais force est de constater que quand nous voulons traverser certaines frontières pour aller d’un point A à un point B, il y a encore des tracasseries. Donc les jeunes ont émis le vœu que insistons sur ça dans notre rapport. En dehors de ça, ils ont souhaité que nous mettions un point d’honneur sur la question de chômage de la jeunesse. Car la performance économique au niveau de la Cedeao ne permet pas de régler tous les problèmes. Ils ont fait beaucoup d’autres propositions qui restent à explorer par les experts du groupe que j’ai présidé à toutes fins utiles.

Quelles sont vos attentes pour ce sommet panafricain de la jeunesse ?

Nous souhaiterions que les autorités accordent à nos propositions et recommandations, l’attention nécessaire. Car, on a pris part à beaucoup de colloques, de conférences et d’ateliers. Mais ce que nous constatons, c’est que quand nous faisons les recommandations, les autorités ne leur accordent pas l’attention nécessaires. Donc, notre souhait à nous est qu’à la fin de ce sommet, elles accordent l’attention qu’il faut aux recommandations de la jeunesse de la Cedeao.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Le jeune maire à la présentation des travaux de son groupe

Deuxième sommet citoyen pour une Cedeao des peuples: La jeunesse Ouest-africaine se mobilise pour la renaissance du continent

Une vue de famille des participants

Il se tient depuis ce jeudi 8 juillet 2021 pour trois jours au palais des congrès de Cotonou, le deuxième sommet citoyen pour une Cedeao des peuples. Cette première journée a été marquée par la tenue du sommet panafricain de la jeunesse qui a connu la participation des jeunes d’une quinzaine de pays de la sous-région. Occasion pour eux de se donner la main pour la renaissance du continent.

Ghislain Gbènakpon

« Intégration régionale et engagement citoyen : Cas des jeunes de la Cedeao ». C’est sous ce thème que s’est tenu ce jeudi, le sommet panafricain de la jeunesse. Ceci, dans le cadre du deuxième sommet citoyen pour une Cedeao des peuples. Les participants sont venus du Sénégal, du Cap-Vert, de la Guinée Bissau, de la Guinée, de la Gambie, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Ghana, du Niger, du Togo et du Nigeria.

Le coordonnateur du sommet, Pr. David Dosseh

Pour le coordonnateur des Universités sociales du Togo ( Ust), le Pr. David Dosseh qui assure aussi la coordination de ce deuxième sommet, ces assises de la jeunesse africaine à Cotonou visent à permettre à celle-ci de de se retrouver afin de construire ensemble la renaissance du continent. « Oui, car l’Afrique est riche de sa jeunesse et à la jeunesse ici présente et à celle qui n’a pas pu venir et qui nous écoute, je voudrais simplement dire : réjouissez-vous, car vous êtes comme la sève vivante, vous incarnez un espoir, celui d’une Afrique réconciliée avec elle-même et qui a décidé de prendre son destin en main », a-t-il déclaré dans son allocution de circonstances à l’ouverture des travaux. Le Pr. David Dosseh a salué l’engagement des organisations de la société civile sœurs impliquées d’une manière ou d’une autre dans la tenue effective de ce sommet. Il s’agit entre autres, du Centre de recherche sur l’Etat en Afrique ( Crea) du Pr. Victor Topanou qui est à l’organisation pratique du sommet, Africans-Rising, Tournons la page ( Tlp) et les partenaires dont Pain pour le Monde, parrain du sommet panafricain de la jeunesse et Terre solidaire.

Le Pr. Topanou lors de son intervention

« Nous sommes ici aujourd’hui pour construire la solidarité entre les organisations de la société civile africaine et travailler ensemble à la mise en œuvre effective de la démocratie et de la bonne gouvernance dans l’espace Cedeao. En 2016, les africains et les descendants d’Africains se sont retrouvés à Arusha en Tanzanie pour mettre sur pied la déclaration de Kilimandjaro, le document fondateur du mouvement Africans-Rising », a déclaré Prince Akpah du Ghana dans son discours d’ouverture du sommet.

Une vue partielle des participants en plein travaux

Au cours des travaux, les jeunes ont été répartis en trois groupes pour faire des propositions pour une Cedeao effectivement des peuples. Le premier groupe a fait des propositions en matière des droits humains, droits civiques et politiques. Le deuxième s’est préoccupé de la gouvernance économique alors que le groupe numéro 3 a fait des propositions pour une bonne gouvernance culturelle et sociale dans l’espace Cedeao. Le sommet panafricain de la jeunesse a pris fin par la déclaration de la jeunesse de la Cedeao dans laquelle, elle invite les dirigeants africains à la bonne gouvernance et à la démocratie avec des alternances régulières au pouvoir. Justement, le sommet citoyen qui s’ouvre officiellement ce vendredi 9 juillet 2021 a aborde cette problématique.

Réaménagement de la législation sur le Vih Sida: L’avant-projet de loi validé par les parties prenantes

Le Pr. Flore Gangbo et La chargée de programme , Mme Joséphine Kanakin

On est bien parti pour le réaménagement de la loi N°2005-31 du 10 avril 2006 portant prévention, prise en charge et contrôle du VIH/SIDA en République du Bénin. Avec essentiellement le soutien technique et financier du Pnud mais aussi de l’Onusida, il s’est tenu ce mardi 6 juillet 2021 à l’Infosec de Cotonou, un atelier de validation de l’avant-projet de loi portant prévention, prise en charge et élimination du VIH/Sida en République du Bénin. Les travaux ont été lancés par la coordinatrice nationale du Programme santé de lutte contre le Vih/Sida ( Psls), le Pr. Flore Gangbo.

Ghislain Gbènakpon

« Présenter à l’ensemble des parties prenantes, les différents amendements qu’a connus le document de ladite loi, après les travaux du consultant mis à la disposition du Psls et l’appui des différents experts qui ont inter agi pour l’amélioration du document ». Voilà ainsi décliné par la Chargée de programme Genre, Droits humains et VIH/Sida du Pnud, Mme Joséphine Kanakin, le but de cet atelier de validation.

Elle a fait observer qu’après plusieurs décennies de lutte contre l’épidémie Vih/Sida, à travers plusieurs outils dont les lois nationales prises pour limiter la propagation du Vih et pour protéger les personnes infectées ou affectées par le virus, les États étaient conviés à réexaminer et réformer la législation pénale et le régime pénitentiaire pour qu’ils soient compatibles avec les contextes locaux de l’épidémie, avec l’évolution des cadres juridiques nationales et les obligations internationales en matière de respect de droits de l’homme.

Une vue partielle des participants

Le gouvernement béninois a décidé de donner une suite favorable à cette invite. Et dans ce cadre de réexamen du cadre législatif national, le Pnud a fourni son appui technique et financier pour une relecture complète et profonde des dispositions antérieures pour les arrimer aux objectifs actuels visés par la riposte qui doit être en cohérence avec les nouvelles réalités liées à l’épidémie.

A la faveur d’une interview à la presse, la coordinatrice du Programme santé et lutte contre le Vih/Sida ( Psls) s’en est davantage expliquée. « Dans cette loi, plusieurs dispositions ont été améliorées. Nous sommes en train de reclarifier un certain nombre de contextes. Il y a eu des groupes qui n’ont pas été intégrés et qui doivent faire aussi l’objet d’attention particulière. Donc ces groupes vont être intégrés dans la nouvelle loi. Il faut faire aussi attention aux différentes sanctions relatives à la transmission du Vih. Et l’attention accordée cette fois-ci, c’est pénaliser quand l’intention de nuire existe ; non pas pénaliser le fait d’avoir transmis », a expliqué le Pr. Flore Gangbo.

Ce sont les différentes propositions contenues dans cet avant-projet de loi qui ont été soumises à l’appréciation des parties prenantes qui l’ont va validées.

Projet d’un espace de production à la bourse du travail: Poléon, la pièce jouée vendredi dernier

Une séquence de la pièce Poléon

Les pièces théâtrales qui se jouent tous les vendredis à la bourse du travail à Cotonou dans la perspective du projet de faire de ce lieu, un espace de production et de diffusion se poursuivent. Le vendredi 2 juillet 2021, c’est Poléon, l’histoire d’une dame qui est prête à tout pour devenir reine qui a été servie à la grande satisfaction du public. C’est un spectacle mis en scène par Joël Lokossou.

Ghislain Gbènakpon

« Poléon, c’est l’histoire de deux rois qui s’entredéchirent pour le royaume. C’est l’histoire aussi d’une dame qui est obsédée par le pouvoir et qui est prête à tuer pour ça ; même son propre fils ; puisque elle a fait tuer son mari et son propre fils pour avoir le pouvoir. Et pour finir, elle se marie avec le frère défunt de son mari toujours afin d’avoir le pouvoir. ». Ainsi s’exprimait face à la presse au terme du spectacle, Florisse Adjanohoun, comédienne Béninoise pour résumer Poléon joué vendredi dernier à la bourse de travail. Elle a fait observer que c’est des choses qui se passent encore aujourd’hui. Puisque, poursuit-elle, « les hommes sont prêts à tout pour avoir le pouvoir, pour accéder au pouvoir quel que soit le niveau donné. Pas seulement la présidence de la République, mais c’est à tous les niveaux. On est prêt à tout pour être directeur général d’une société ou à d’autres postes de responsabilité. Donc, c’est une histoire qui nous interpelle encore aujourd’hui ».

Une vue des comédiens qui ont…
…tenu en haleine le public

Il faut dire que ces spectacles qui se tiennent les vendredis soirs à partir de 20 h à la bourse du travail sont en prélude à la concrétisation d’un important projet culturel. « Vous avez vu Poléon. Un spectacle que Joël Lokossou a mis en scène avant de partir en France. Il a donc rassemblé un certain nombre de comédiens Béninois autour de lui pour faire ce spectacle là, tout simplement dans le cadre de ce projet que nous avons de faire de cet espace, un espace de production, de création et de diffusion. C’est donc dans ce cadre que nous avons joué ce spectacle. Tous les vendredis, ça se passe à la bourse du travail. C’est au fait un genre de première pierre posée pour ce projet », a expliqué Florisse Adjanohoun.

Le public visiblement conquis

Elle n’a pas manqué d’inviter expressément le public béninois à adopter ce spectacle en se rendant tous les vendredis soirs à la bourse de travail : « On aurait souhaité que le public béninois se déplace massivement pour voir ce spectacle jouissif. Mais en même temps, en venant à ce spectacle, c’est une manière de nous soutenir dans la réalisation de ce projet afin que la bourse du travail devienne en quelque sorte cet espace où les Béninois aux alentours et encore plus loin pourront venir se régaler de spectacle ».

Célébration en différé de la fête de la musique: Toboula salue l’engouement des jeunes pour la musique béninoise.

M. Modeste Toboula, un amoureux de la musique béninoise.

Au nombre des invités de marque du concert gratuit de ce samedi 3 juillet 2031 au palais des congrès de Cotonou organisé par le ministère en charge de la culture au profit de la population béninoise dans le cadre de la célébration en différé de la fête de la musique, il y avait l’ancien préfet du Littoral. A la faveur d’une interview à la presse, M. Modeste Toboula, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a, entre autres, salué l’engouement des jeunes pour la musique béninoise.

Ghislain Gbènakpon

« Le Bénin est un pays très riche. Nous sommes riches non seulement de nos intelligences, mais nous sommes riches de notre culture. Et c’était vraiment un plaisir pour moi de participer à cette saga de la musique béninoise. Il est heureux de constater qu’on peut faire 48 h non stop avec la musique béninoise sans s’ennuyer. Ça, c’est un patrimoine que nous devons forcément sauvegarder pour les générations à venir. Et je suis heureux que les jeunes s’intéressent de plus en plus à la musique béninoise. Car au regard de la ferveur que nous avons constatée au sein du public, nous pensons que nous sommes sur la bonne voie en matière de développement de la musique au Bénin ». Ainsi s’exprimait M. Modeste Toboula pour livrer ses impressions sur l’organisation de ce concert gratuit par le ministère en charge de la culture.

Les ministres Abimbola et Homéky ainsi que le préfet Orounla

Dans une autre interview le ministre Jean-Michel Abimbola a fait observer que l’initiative d’organiser ce concert a été prise pour suppléer au manque d’engagement soutenu et actif du secteur privé dans la promotion de la musique au Bénin. Il a donc plaidé pour une réelle implication du privé dans ce challenge. Et l’ancien représentant de l’Etat dans le littoral s’inscrit parfaitement dans ce plaidoyer de l’autorité ministérielle. « Le Pag du président Patrice Talon l’a programmé en 2016. Le tourisme, la culture en général est un levier de développement. Nous n’avons pas de ressources du sous-sol. Nous n’avons pas autre chose que nous pouvons vendre en dehors de notre culture. L’organisation de cette fête en ce qui concerne la célébration de la musique participe de cela. Je pense, et je le pense vraiment, que nous avons tout à gagner en donnant un regain à la promotion de la culture, essentiellement la musique », a soutenu Modeste Toboula.

Il n’a pas manqué d’insister sur le rôle d’ambassadeur efficace que jouent les artistes dans la vie d’un pays pour son développement : « Les artistes Béninois un peu comme partout dans le monde sont des ambassadeurs. Ils vendent notre pays mieux que les intellectuels que nous sommes. Nous, on est connu juste au plan national. Mais un seul artiste est capable de vendre son pays à des échelles vraiment plus grandes. Quand vous prenez Angélique Kidjo, lorsque vous voyez aujourd’hui ce qu’elle est devenue comme un repère en matière de culture au plan international au point même de susciter un intérêt de la communauté européenne, vous imaginez à quelle point la culture est importante. Et il n’y a pas que Angélique Kidjo. Il y a d’autres artistes qui emboîtent le pas de ces aînés que nous considérons comme les patriarches de la musique béninoise. Et c’est un réel plaisir pour nous de constater que le Bénin se vend au mieux de par sa culture que de par ses autres aspects ».

L’artiste Sessimin en pleine prestation

Loterie nationale du Bénin: L’Amicale des retraités de la Lnb se donne un nouveau souffle

Une vue partielle des membres du bureau élu

Après bientôt 13 ans de vie au ralenti, l’Amicale des agents retraités de la loterie nationale du Bénin ( Aar-Lnb) vient de se donner un nouveau souffle. C’est à la faveur de sa deuxième assemblée générale de ce vendredi 2 juillet 2021 à la bourse du travail à Cotonou. Au terme des travaux, un nouveau bureau est élu avec a sa tête, le président Tchédodo Awokpossi.

Le président élu Tchédodo Awokpossi

A la faveur d’une interview à la presse, le nouveau président a livré ses priorités. « Mes impressions sont bonnes. Ce qui m’anime en ce moment, c’est le souci de mieux servir mes collègues. Car une chose est d’être élue, et une autre est de réussir sa mission. La première priorité, c’est la disponibilité. Donc, je me rendrai disponible. Et avec le planning d’activités annuel que nous venons de faire, je vais avec l’ensemble de mon bureau, voir comment le mettre en œuvre. Nous allons identifier les partenaires surtout financiers avec qui nous pouvons travailler ; à commencer par notre ancien employeur, la Lnb », a déclaré le président Tchédodo Awokpossi.

Une vue partielle des participants au congrès

Pour rappel, l’Aar-Lnb a été portée sur les fonts baptismaux le 8 août 2008. Mais les ennuis de santé de son président d’alors pour une longue durée n’ont pas permis de finaliser la procédure de son enregistrement et a fait plonger l’amicale dans une longue léthargie. Le nouveau bureau exécutif national compte sur tous les militants pour redynamiser l’Aar-Lnb.

Bureau élu de l’Amicale des retraités de la Lnb

Président : Awokpossi Tchédodo

Vice-président : Mme Padey Rosa

Secrétaire général : Daniel-Constance Saïzonou

Secrétaire général adjoint : Mme Amoussou Placida

Trésorier général : Noutaï Marcel

Trésorière générale adjointe : Mme Houessou Laure

Responsable à l’organisation : Akpodji Patrice

1er responsable adjointe l’organisation : Agboton Sébastienne

2e responsabilité adjoint à l’organisation : Boko Boniface

1er Conseiller :
Avocegamou Patrick

2e Conseiller : Mahoutondji Justin

Commissariat aux comptes

Tadjou Saïbou

Conseil national du Mouvement populaire de libération: Expérience Tèbè prend les rênes du Mpl

M. Expérience Tèbè, le nouveau Pdt du Mpl

Coup de théâtre au conseil national du parti Mouvement populaire de libération ( Mpl) tenu ce samedi 3 juillet 2021 au palais de la gratitude à Abomey-Calavi. Le président Sabi Sira Korogoné a décidé de la tête du parti. Et au terme des travaux, c’est M. Expérience Tébé précédemment secrétaire exécutif du parti qui a pris les rênes du parti.

L’ancien Pdt Sabi Sira Korogoné lançant le Conseil national

« S’agissant des mutations et me concernant personnellement, nous sommes arrivés à un niveau où, quand ont fait le point, on doit pouvoir savoir que ce que nous avons en face et ce que nous combattons, n’est pas une mince affaire. Il y a déjà trop de fixation sur ma modeste personne. Il faut que de façon stratégique, je puisse tirer leçon de tout cela. Je vais me retirer de la présidence du parti pour lui (le secrétaire général Ndlr) donner la possibilité de continuer sa marche et je serai dans le rôle de coach », a expliqué le désormais ancien numéro 1 du Mpl.

Il s’agit probablement pour le parti, une stratégie pour mieux face aux défis de la realpolitik du moment. C’est en tout cas ce que suggère le thème de ce conseil national intitulé « Le Mpl face aux nouveaux défis de la real politique au Bénin ». Et de l’avis de tous les observateurs, le nouveau président du Mpl M. Expérience Tèbè a toutes les compétences et la carrure pour relever le défi.

Ghislain Gbènakpon

Promotion d’une pêche responsable au Bénin: Le Gnapcaab porté sur les fonts baptismaux

Les principaux responsables du Gnapcaab.

Groupement national des pêcheurs continentaux, artisans et assimilés du Bénin ( Gnapcaab). Telle est la dénomination du creuset qui vient d’être porté sur les fonts baptismaux dans le secteur de la pêche au Bénin. C’est à la faveur de son assemblée générale constitutive tenue ce samedi 3 juillet 2021 à la bourse du travail à Cotonou. Au terme des travaux, M. Damien Hounsou est élu à la tête du bureau exécutif national du Gnapcaab.

Ghislain Gbènakpon

« Les pêcheurs se sentent divisés. Chaque association tire le drap de son côté. Finalement, on s’est rendu compte que c’est des querelles inutiles. Ça ne fait pas avancer le secteur pêche. On a donc convenu après concertations que le mieux, c’est de se mettre dans un creuset digne de ce nom qui regroupe les vrais acteurs de la pêche et met ainsi fin à la division ». Ainsi s’exprimait à la faveur d’une interview à la presse, le président du bureau exécutif national élu M. Damien Hounsou pour lever le voile sur les motivations qui sous-tendent la création du Gnapcaab.

Le président élu du Gnapcaab, M. Damien Hounsou.

Celui qui est choisi pour présider aux destinées du Gnapcaab les cinq années à venir a aussi fait part des principaux chantiers de son quinquennat. « D’abord, c’est de s’aligner sur les réformes de la Cedeao, constituer la plateforme des vrais pêcheurs et artisans du Bénin pour une forte représentativité sur la plateforme de la Cedeao », a déclaré M. Damien Hounsou.
Ensuite, a-t-il poursuivi, « c’est amener l’administration à comprendre qu’il faut décider pour les pêcheurs en concertation avec eux, parce que nous sommes là pour faciliter la tâche à l’administration des pêches. Nous sommes ouverts pour discuter avec l’administration pour leur montrer ce qui est bien pour les pêcheurs. Car si l’administration qui est censée nous assister n’est pas éclairée sur notre secteur d’activité, elle ne peut pas nous aider. Nous nous sommes mis dans ce creuset pour aider l’Etat à mieux nous aider ».

Une vue partielle des militants du Gnapcaab

Effectivement, il faut dire qu’aux termes de ses statuts, le Gnapcaab se donne pour objectif, entre autres, d’unir et d’organiser les pêches continentaux, artisans et assimilés du Bénin pour une exploitation responsable des ressources halieutiques, assurer la représentativité de ses membres au niveau national, régional et international, assurer la défense de leurs intérêts matériels et moraux et promouvoir et défendre les valeurs d’une pêche responsable, performante et durable au service des communautés de pêcheurs.