Journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique, édition 2021: Mettre la recherche scientifique au service du développement

La tribune officielle au lancement de la Jrsa 2021

« Quelles démarches pour une meilleure contribution de la recherche scientifique au développement en Afrique francophone ? ». C’est le thème de l’édition 2021 de la Journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique ( Jrsa) organisée ce mercredi 30 juin par le Centre béninois pour la recherche scientifique et l’innovation ( Cbrsi) avec à sa tête, le Pr. Marc Kpodékon. Les manifestations marquant ladite journée ont été officiellement lancées à l’Isba de Cotonou par le directeur de cabinet du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesrs), le Pr. Rogatien Tossou.

Ghislain Gbènakpon

« Le Bénin, à l’instar de beaucoup de pays africains est confronté à des problèmes relatifs à la sécurité alimentaire, l’énergie, l’environnement, l’éducation et l’emploi des jeunes, les technologies de l’information et de la communication, la santé et principalement la pandémie de la Covid-19 auxquels la recherche scientifique et l’innovation devraient apporter des solutions appropriées pour l’atteinte des objectifs de développement durable ». Ainsi s’exprimait dans son allocution d’ouverture, le directeur de cabinet du Mesrs, Pr. Rogatien Tossou pour lever le voile sur la contribution qu’on attend de la recherche scientifique pour le développement de l’Afrique en général et de l’Afrique francophone en particulier.

Une vue partielle des participants

Dans son intervention, le directeur général du Cbrsi a rappelé que le 30 juin 1987, s’est tenu pour la première fois à Brazzaville, le congrès des hommes de sciences en Afrique pour la création de la Fondation de l’Union panafricaine de la science et de la technologie sous l’égide de l’Organisation de l’unité africaine aujourd’hui Union Africaine. « Cette date, depuis l’année 1994, est devenue une journée mémorable pour la communauté scientifique de notre pays le Bénin. En effet, cette manifestation scientifique se déroule le 30 juin de chaque année dans tous les pays de l’Afrique francophone », a expliqué le Pr. Marc Kpodékon. Sachant que tout développement durable doit se construire sur un socle scientifique et d’innovation, fait-il observer, la recherche doit être pour tous les chercheurs un sacerdoce. Il les invite donc à redoubler de détermination malgré le faible niveau de ressources allouées à ce secteur. Le Dg/Cbrsi a toutefois soutenu que d’importantes réformes sont engagées au niveau du gouvernement pour remédier à cet état de chose.

C’est le directeur de cabinet du Mesrs, qui est revenu sur ces différentes réformes. Il en ainsi, entre autres, de la prise de textes organisant la recherche scientifique et l’innovation pour les rendre plus aptes à répondre aux préoccupations des populations, la création de l’agence béninoise pour la recherche et l’innovation, la mise en place progressive de la Cité internationale de l’innovation et du savoir à travers Sème city et la mise en place de Fonds compétitifs de recherche et de l’innovation à travers le Fonds national de la recherche scientifique et de l’innovation technologiques ( Fnrsit). « Ces réformes, conformément à la vision du gouvernement du Bénin, contribuent sans aucun doute à améliorer les performances du système de la recherche au Bénin afin de lui permettre de bien jouer son rôle d’outil d’aide à la prise de décision pour la résolution des problèmes de développement », a soutenu le Pr. Rogatien Tossou.

Journées Scientifiques du Cbrsi édition 2021: Les maladies émergentes et ré-émergentes au cœur des réflexions

La tribune officielle au lancement des journées scientifiques du Cbrsi

« Développement et lutte contre les maladies émergentes et ré-émergentes ». C’est le thème de l’édition 2021 des journées du Centre béninois de recherche scientifique et de l’innovation qui se tient depuis ce lundi 28 juin 2021 à l’Isba à Cotonou. C’est le directeur général de la recherche scientifique et de l’innovation ( Dgrsi), Pr. Innocent Bokossa qui a officiellement lancé au nom du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, lesdites qui prennent fin ce mardi.

Ghislain Gbènakpon

« Faire le bilan de ce qui a été accompli en matière de recherche, d’innovation et d’identifier les actions futures à entreprendre pour surmonter les problèmes de développement ». Voilà ainsi décliné par le Dgrsi, Pr. Innocent Bokossa, l’objectif de ces journées du Cbrsi qui se veulent un cadre d’échange d’expériences entre les chercheurs d’une part et les communautés d’autre part.

Pas moins de 200 communications seront présentées en ligne, la pandémie du Covid-19 oblige, par des chercheurs, des enseignants-chercheurs et des doctorants du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo. « Durant les 02 jours, des communications scientifiques seront exposées par des chercheurs et enseignants-chercheurs sur différentes préoccupations de développement telles que (i), l’Environnement et les Ressources Naturelles; (ii) l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire; (iii) les Sciences de l’homme et de la société et (iv) la Chimie, Physique et la Technologie, la médecine et la santé publique. Les débats qui s’en suivront, enrichiront les travaux des communicateurs », a déclaré le Dg/Cbrst, le Pr. Marc Kpodékon. Il a fait observer que ces journées visent aussi au promouvoir la recherche scientifique et l’innovation technologique, animer la recherche en science, technologie et innovation, promouvoir la publication et la diffusion des résultats de recherche et contribuer à la promotion des innovateurs.

Les journées scientifiques du Cbrsi se tiennent en prélude à la célébration de la journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique, édition 2021qui aura lieu ce mercredi 30 juin 2021.

Assemblée générale élective de l’Apmeb: Les chantiers du nouveau président Rodolphe Guénoukpati

M. Rodolphe Guénoukpati, nouveau président élu de l’Apmeb

( Son appel aux professionnels de la météorologie)

L’Association des professionnels de la météorologie au Bénin ( l’Apmeb) a tenu ce samedi 26 juin 2021 au Codiam de Cotonou, sa quatrième assemblée générale. Au terme des travaux, l’ingénieur prévisionniste à l’Asecna M. Rodolphe Koffi Guénoukpati est porté à la tête du nouveau bureau exécutif national. A la faveur d’une interview à la rédaction, le nouveau président de l’Apmeb a exposé entre autres, les principaux chantiers de la nouvelle équipe dirigeante. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.

Cause Commune : Les militants de l’Apmeb ont porté leur choix sur votre personne pour présider aux destinées de votre association. Quelles sont vos impressions ?

Rodolphe Guénoukpati : En m’exprimant à ce moment qui est particulier dans la vie de tout homme, vous comprendrez bien-sûr que je ressens une immense et profonde émotion. Oui, l’assemblée générale m’a fait un grand honneur en me jugeant digne de présider aux destinées de l’Association des professionnels de la météorologie au Bénin. Je veux lui dire ma gratitude, je veux lui dire mon affection.

Rappelez-nous les objectifs que s’est assignés l’association.

Comme son nom l’indique, c’est un creuset dans lequel se retrouvent tous les professionnels de la météorologie. Et donc notre objectif premier, c’est l’épanouissement des professionnels dans leur cadre de vie et aussi impacter la population, servir beaucoup plus la population dans ce sens.

Quels sont les principaux chantiers du nouveau bureau que vous présidez pour le compte de cette mandature?

Nous avons placé notre mandat sous le sceau de la redynamisation. D’abord, nous allons encourager et renforcer les compétences des acteurs de la météorologie pour fiabiliser davantage nos produits. Quand je parle de produits, j’entends par là les prévisions qu’elles soient immédiates, de court terme, de moyen terme ou de long terme ; ou même les prévisions saisonnières. Et bien entendu, ces produits peuvent servir dans plusieurs secteurs d’activités. Nous pouvons citer l’aéronautique, la navigation maritime, le secteur agricole ; même l’armée a besoin de ces données. Et comme je le disais en premier lieu, il va falloir travailler à améliorer tous les produits que nous fournissons. Secundo, nous ferons connaître à toute la population, l’importance capitale de la météorologie dans tous les secteurs d’activités et je viens d’en évoquer. Il est également de notre devoir de rééduquer la population dans l’usage quotidien de la météorologie. Il faudrait que la population s’y tourne régulièrement. Par finir, je dirai qu’il est de notre devoir de diversifier ces produits pour les rendre beaucoup plus accessibles à toutes les couches de la population et ce, dans le délai requis. Voilà les grandes articulations des chantiers que nous comptons réaliser durant ce mandat. Nous avons certes des revendications d’ordre corporatiste mais nous y reviendrons.

Un appel à tous les professionnels de la météorologie et au besoin au gouvernement en guise de mot de fin.

Je dirai que le défi est grand. Et donc pour le relever, cela va s’inscrire dans la durée. Ainsi, je lance un appel sincère à tous les professionnels de la météorologie à s’unir à ce bureau qu’ils ont volontairement et librement choisi afin que nous puissions travailler main dans la main pour l’atteinte des objectifs. Mon cri de cœur va également à l’endroit de nos instances dirigeantes. Je veux signifier l’Asecna, la Météo-Bénin, l’Anac, les associations sœurs et même le gouvernement du président Patrice Talon à véritablement nous accompagner dans cette noble vision. C’est le Bénin qui en sortira gagnant. Vive l’Asecna, Vive la Météo-Bénin et Vive l’Apmeb.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Séminaire national de formation: L’Uita-Bénin initie ses membres à la communication par visioconférence

La tribune officielle au lancement des travaux.

« La communication digitale à l’ère du numérique et les applications au service de la visioconférence ». Telle est la thématique du séminaire national de formation que l’Uita-Bénin a organisé au profit de ses membres ce jeudi 24 juin 2021 au Codiam de Cotonou. C’est le coordinateur national de l’Uita-Bénin M. Guillaume Tossa qui a officiellement lancé les travaux.

Ghislain Gbènakpon

Comment exploiter les applications ? Comment maîtriser la visioconférence ? Comment inviter et comment accepter une invitation ? Voilà la problématique qui a servi de file conducteur à ce séminaire national de formation syndicale de l’Uita-Bénin. Dans son allocution de bienvenue, la présidente du Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Cofesyb-Uita) a fait observer que cette formation a été suscitée face à la crise sanitaire créée par la pandémie du Covid-19 avec pour conséquence, entre autres, la fermeture des frontières entre les pays, les mesures de restriction et de confinement qui ont mis à mal la communication. « Durant cette période, l’Uita, notre Internationale à l’instar d’autres institutions a développé la communication par visioconférence avec ses affiliés dans le monde entier. Conscient du déficit de l’utilisation de cet important outil de communication, les membres du Cofesyb en collaboration avec le Conasyb ont initié cette formation dont l’objectif général est un renforcement des connaissances et des capacités en matière de communication digitale voire numérique en faveur des membres ; ce qui leur permettra d’avoir les atouts d’améliorer la communication avec les partenaires et en leur propre sein », a expliqué Mme Nouratou Gambia.

Une vue de famille des participants

Pour sa part, le coordonnateur de l’Uita-Bénin a fait observer qu’il est véritablement difficile, voire impossible pour des syndicalistes de ne pas pouvoir communiquer, se communiquer face à face, de façon physique pour construire ensemble dans la réflexion des stratégies et des actions. « Le présent séminaire vous permet non seulement de mieux maîtriser l’utilisation des nouvelles technologies de l’information, mais aussi et surtout d’aller à la découverte des applications qui permettent de défier les restrictions de la pandémie de la Covid-19 depuis l’année dernière pour ce qui concerne l’Afrique et notre pays. », a déclaré M. Guillaume Tossa à l’adresse des participants.

Une vue d’ensemble des participants en pleine formation

Il faut dire que ce séminaire national de formation a été plus pratique que théorique avec par exemple, l’installation des applications de visioconférence aux participants qui n’en avaient pas. Et le coordonnateur Guillaume Tossa a assuré que l’Uita-Bénin entend refaire l’expérience et n’hésitera pas à saisir toutes les opportunités qui s’offriront à elle, même dans l’après Covid-19.

Budgétisation sensible à la Santé de reproduction et au planning familial au Bénin: L’Unfpa et le Creg outillent les acteurs pour le plaidoyer

Une vue de famille des participants

Il se tient depuis ce jeudi 24 juin 2021 à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou, un atelier sur la budgétisation sensible à la Santé de la reproduction et la planification familiale ( Sr/Pf) au Bénin. C’est une initiative du Fonds des Nations-Unies pour la population ( Unfpa) et le Consortium régional pour la recherche en économie générationnelle ( Creg) qui a reçu le soutien financier de la Fondation Bill et Melinda Gates ( Fbmg). L’atelier qui prend fin ce vendredi 25 juin connait la participation de tous les acteurs concernés en vue d’un plaidoyer à l’endroit des décideurs à divers niveaux.

Ghislain Gbènakpon

« Faire un plaidoyer fort pour rendre effectif l’intégration de la Sr/Pf dans les budgets national et locaux ». C’est tout l’objectif général de cet atelier sur la budgétisation sensible à la santé de reproduction et à la planification familiale. De façon spécifique, il vise d’une part à présenter le Policy brief sur la budgétisation sensible à la Sr/Pr pour sensibiliser les décideurs sur l’importance de cette budgétisation d’une part, et sensibiliser et renforcer les capacités des élus locaux et des membres de la société civile sur le plaidoyer en vue de la mobilisation des ressources domestiques en faveur de la Sr/Pf et l’intégration de la celles-ci dans les budgets national et locaux.

Une vue des participants lors des travaux

Pour rappel, c’est en février 2011 à Ouagadougou que les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires sont parvenus à un consensus important de prendre des mesures concrètes pour accroître le recours à la planification familiale au profit de leurs populations respectifs.
C’est ce défi que le Fonds incitatif de contrepartie double qui résulte d’un accord de financement entre l’Unfpa et la Fbmg veut contribuer à relever en vue d’une véritable sécurisation des produits contraceptifs dans les neuf pays du partenariat de Ouagadougou (Po). Et c’est dans le cadre de l’accord signé entre l’Unfpa et le Creg pour l’appui des pays du Po dans activités de plaidoyers pour la mobilisation des ressources domestiques pour l’achat des contraceptifs qu’il est prévu l’organisation d’ateliers sur la budgétisation à la santé de reproduction et la planification familiale dans ces pays. C’est donc au tour du Bénin d’accueillir l’événement.

Y participent, entre autres, les spécialistes des budgets au niveau des ministères dont le ministère de la santé, de la famille, le ministère des finances. Il y a aussi la société civile avec les Ong qui interviennent dans le domaine de la reproduction, la plateforme des leaders religieux, les maires, l’Ancb et les Ptf fortement représentés. Le Creg qui a pour Coordonnateur le Pr. Latif Dramani est le bras opérationnel de l’organisation de l’atelier de Cotonou. L’économiste Dr. Sam Agbahoungba fait partie de sa délégation.

Dr. Gaston Ahounou, chef service planification familiale à l’Anssp

« On veut que les participants apportent leur contribution à ce qu’au Bénin , la budgétisation dans tous les domaines soit sensible, c’est-à-dire prenne en compte la santé de la reproduction de manière générale, et la planification familiale en particulier », a déclaré, Dr Gaston Ahounou, chef service planification familiale, santé des adolescents et jeunes à l’Agence nationale des soins de santé primaires ( Anssp) au ministère de la santé.

Le Dg/Anssp Dr. Thierry Lawallé qui intervenait pour sa part en visioconférence a rappelé le lien entre la planification familiale et la capture du dividende démographique et le lien entre les ressources dont dispose une population et l’accroissement de la population.

Gouvernance locale: Un forum économique pour le développement d’Adjarra annoncé

Une vue de famille des conférenciers

« A nouveaux enjeux, nouvelles approches et pratiques du développement économique local ». C’est le postulat sous lequel le conseil communal d’Adjarra et son président le maire Germain Wanvoégbè ont annoncé ce mardi 22 juin 2021, l’organisation d’un forum de la diaspora, des filles, fils et partenaires de la commune du 25 au 28 août 2021. C’est à la faveur d’une conférence de presse à l’Infosec de Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

« La création et le développement d’un tissu économique performant au niveau du territoire et son articulation avec sa diaspora, ses filles, fils et les divers partenaires, ainsi que les territoires voisins qu’ils soient au Bénin ou dans le Nigeria ». C’est tout l’objectif de ce forum de la diaspora, des filles, fils et partenaires de la commune d’Adjara qui se tient courant fin août prochain. Il faut dire que son but est de renforcer la compétitivité des différents acteurs, de contribuer au développement d’une croissance durable et inclusive améliorant les conditions de vie des populations d’Adjarra.

C’est ainsi qu’en tant que réseau d’acteurs engagés, ce forum, fait observer le conseil communal, sera un espace d’échanges, de partage d’informations sur les démarches les plus appropriées pour valoriser les compétences d’une large communauté d’acteurs, en vue de créer les synergies essentielles et les partenariats nécessaires. On peut classer les attentes de la commune dans le cadre de ce forum en quatre catégories. A savoir, le développement de l’emploi, l’augmentation des ressources fiscales locales, l’aménagement du territoire, les objectifs sociaux et environnementaux.

Le maire d’Adjarra Germain Wanvoégbè

« Je renouvelle mes appels aux participants, à l’ensemble des organisations pour leurs contributions aux débats qui serviront sans aucun doute à faire avancer le développement économique de la commune d’Adjara à travers de nouvelles approches plus inclusives et participatives », a déclaré le maire Germain Wanvoégbè.

Troisième congrès ordinaire du Synapeb-Bénin: François d’Assise Gnanmou Gnanmou reconduit pour de nouveaux défis

Le Sg réélu du Synapeb-Bénin François d’Assise Gnanmou Gnanmou

Le Syndicat national des peintres bâtiments du Bénin ( Synapeb-Bénin) a tenu son troisième congrès ordinaire ce samedi 19 juin 2021 à la bourse du travail à Cotonou. Au terme des travaux, le secrétaire général François d’Assise Gnanmou Gnanmou est reconduit à la tête d’un nouveau bureau exécutif national pour relever de nouveaux défis.

Ghislain Gbènakpon

Pas de changement donc à la tête du Synapeb-Bénin au terme de son troisième congrès ordinaire. Les congressistes ont renouvelé leur confiance au secrétaire général François d’Assise Gnanmou Gnanmou pour présider aux destinées de cette organisation syndicale les cinq prochaines années.

Une vue partielle des membres du bureau élu

Il faut dire que l’homme revendique un bilan élogieux et est revenu lors de son discours inaugural des travaux du congrès sur quelques réalisations et actes posés par le bureau qu’il a eu l’honneur de diriger. « Entre autres, on peut citer l’instauration de la remise de diplôme aux apprenants chaque 1er mai de l’année, l’encadrement et la formation des enfants déshérités, des déscolarisés, des étudiants que nous avons pris en charge jusqu’à leurs libérations, les dons de sang, des interventions sur les chantiers pour la résolution de certains conflits entre patrons et apprentis ou entre clients et patrons, plusieurs formations et remises à niveau notamment celles négociées et obtenues de Fodefca qui aura lieu chaque année, l’installation des sous-secteurs, des secteurs départementaux et autres, la réalisation des cartes de membres et d’apprentissage, l’acquisition de partenariats gagnant-gagnants entre sociétés de fabrication de peinture et syndicat, sans oublier l’amélioration des conditions de vie et de travail des apprentis et peintres. », a soutenu François d’Assise Gnanmou Gnanmou.

Une vue de la tribune officielle au lancement des travaux

Il faut dire aussi que le nouveau bureau exécutif national du Synapeb-Bénin entend relever de nouveaux défis dont essentiellement beaucoup d’adhésion de nouveaux membres et davantage d’amélioration des conditions de vies des peintres bâtiments. « Tout de suite, c’est d’amener tous les peintres à adhérer au syndicat. L’Etat doit aussi nous accompagner par rapport aux difficultés que nous rencontrons dans l’exercice de nos activités », a expliqué le Sg François d’Assise Gnanmou Gnanmou.

Artisanat au Bénin: Les carreleurs prennent leur destin en main avec le Synacab

M. Emile Houinsou, Sg élu du Synacab

Syndicat national des carreleurs du Bénin ( Synacab). C’est le nom de l’organisation syndicale que le carreleurs du Bénin ont mise sur les fonts baptismaux à la faveur de leur congrès constitutive ce samedi 19 juin 2021 à la bourse du travail à Cotonou. A la faveur d’une interview à la presse, son secrétaire général Émile Houinsou et son adjoint Hermann Gandomessi ont exposé les problème du secteur du carrelage qui justifient l’avènement du Synacab.

Ghislain Gbènakpon

La problématique du prix de la pose du carreau et le phénomène des apprentis qui sans être libérés entrent en activité à leur propre compte. Voilà selon les premiers responsables du Synacab, les deux principaux problèmes du secteur de carrelage qui ont motivé la création de l’organisation syndicale. « Désormais pour le carrelage, le mètre carré est 1500 f au sol, 2500 f au mur et 5000 f au poteau. Ceux qui vont encore fait le carrelage à 500, 600, 700 francs vont commencer par avoir de problèmes avec le syndicat ; parce que nous avons souffert pour apprendre le métier mais aujourd’hui nous n’en jouissons pas comme ça a été le cas pour nos patron », a déclaré le secrétaire général adjoint Hermann Gandomessi pour expliquer la résolution prise par le Synacab en ce qui concerne le prix de la pose du carreau.

M. Hermann Gandomessi, Sga élu du Synacab

Il faut dire qu’il ressort de ses éclairages que les mauvais comportements des propriétaires et le fléau des faux diplômes ne rendent pas les choses faciles dans le secteur du carrelage et rendent vulnérables les acteurs. « Nous avons créé le syndicat parce que ça ne va pas dans notre secteur du carrelage. Les propriétaires nous embêtent. Ils critiquent à tort le travail alors qu’ils ne sont pas du domaine et pour un rien, nous convoquent à la police. Par ailleurs, quand nos apprentis font 1 an, 2 ans avec nous, ils estiment connaître déjà le travail et nous font concurrence sur le terrain sans être », a soutenu le Sga Hermann Gandomessi.

Une vue partielle du bureau élu

Il faut dire aussi qu’avant lui, le secrétaire général élu M. Emile Houinsou a évoqué tous ces problèmes du secteur avant d’inviter les autorités à divers niveaux à les soutenir pour que le Synacab puisse mener à bien la mission qu’il s’est assigné. Mais en attendant d’éventuels soutien au niveau étatique, les carreleurs du Bénin ont visiblement décidé de prendre leurs destins en main.

Publication livresque: transes, un recueil de poésies de Martial Kogon lancé

(Le témoignage émouvant de son ancien professeur Tolitoho)

Après Temps additionnel, un roman en 2013, Avec beaucoup de glaçons, un recueil de nouvelles en 2018, l’écrivain Martial Tchègnon Kogon vient de publier son troisième ouvrage « transes », un recueil de poésies à Les Editions Plurielles comme ses deux précédents ouvrages. Le lancement officiel a eu lieu ce samedi 19 juin 2021 au centre culturel Artistik Africa d’Agla à Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

Une collection de 42 poèmes subdivisées en sept parties d’une centaine de pages à peu près. Voilà en quelques raccourcis, « transes », le troisième chef-d’œuvre littéraire de l’écrivain Béninois Martial Tchègnon Kogon désormais dans les librairies et kiosques depuis samedi dernier.
A la faveur d’une interview au terme de son lancement, l’auteur est revenu sur le titre de l’ouvrage. « Pourquoi transes? Quand on va voir la définition de transe, c’est un état d’angoisse qui suit la période imminente d’un danger. C’est aussi un état d’exaltation dans lequel la personne en transes est projetée hors de son corps. C’est également l’état dans lequel un médium entre pour communiquer avec les esprits. Transes, parce que la personne en transes passe par tellement d’émotions et moi en tant qu’auteur, je me suis permis de restituer des transes que j’ai vécues personnellement », a expliqué Martial Tchègnon Kogon.

L’auteur Martial Kogon face à la presse

Il faut dire que transes est essentiellement un hommage que l’auteur a rendu à la femme. Et l’un des textes de ce recueil de poèmes « Shimpè » qui signifie jeune femme ou jeune fille belle en Adja, langue maternelle de l’auteur, illustre à suffisance cette option. « J’ai tenu à rendre hommage à la femme pour trois raisons. Premièrement, partout dans le monde entier, les noirs sont discriminés mais les femmes noires sont discriminées doublement. Ensuite, par rapport au rôle de la femme parce qu’aujourd’hui, je pense que notre société n’accorde pas toute l’importance qu’elle devrait accorder à la femme. Et pour moi, c’est juste quelque chose qui n’est pas acceptable en fait. On ne peut pas se priver de l’intelligence de la femme. Les femmes présentent une forme d’intelligence souvent supérieure à celle des hommes. Et on a tort de ne pas exploiter cette intelligence en nous contentant d’enfermer la femme dans les carcans sociaux. Et troisièmement, pour moi, on doit arrêter avec la romantisation à outrance de la souffrance de la femme. Il faut qu’on améliore ses conditions plutôt que d’ériger sa capacité à encaisser de la douleur en vertu. Et je dis à la femme noire qu’elle est belle et magnifique », a déclaré Martial Tchègnon Kogon.

Mais en dehors de la femme, l’auteur rend hommage aussi à ses parents et à la jeunesse en quête du mieux-être à qui il adresse un message d’espoir. « Dans cet ouvrage, je dis juste au monde que nos femmes sont belles. Je dis également dans cet ouvrage que nos proches peuvent nous apporter toute la force dont nous avons besoin. J’ai rendu hommage à mes parents, ma sœur, mes proches parce que c’est eux qui me donnent la force d’avancer », fait observer Martial Tchègnon Kogon.

L’émouvant témoignage du professeur Tolitoho

Le professeur Barthélémy Tolitoho recevant son ouvrage après la dédicace de l’auteur

Au nombre des invités de marque au lancement du recueil de poèmes transes, il y avait l’ancien professeur de l’auteur en sciences de la vie et de la terre, actuellement en service à l’école de formation des personnels d’encadrement de l’éducation nationale ( Efpeen ) à Porto-Novo, M. Barthélémy Tolitoho. A la faveur d’une interview à la rédaction, l’homme a rendu un émouvant témoignage à Martial Tchègnon Kogon : « Martial fut mon élève à Camara Laye quand j’étais encore à la craie. Et ce n’est pas une confidence, avec cette vague d’élèves, nous étions à l’aise à travailler. On avait le cœur à l’ouvrage. Et quand ils sont avec nous, c’est comme si c’est une partie de nous. Et la plupart de ceux que nous avons eus comme élève dans cet établissement ont réussi et sont un peu partout à travers le monde. Et fort heureusement, ils ont gardé le contact avec nous pour la plupart. Avant qu’il ne vienne, j’étais déjà informé qu’il sera au pays. Et c’est pour ça quand il m’a annoncé le lancement de son ouvrage, je me suis dit que ce serait un péché que de ne pas être à ses côtés. Car au-delà de tout, il est un peu comme un frère, un peu comme un ami. J’étais vraiment en transes tout à l’heure et si vous avez fait attention, j’ai parlé avec beaucoup d’émotions. Je ne lui connaissais pas ce talent d’écrivain. Mais quand j’ai lu ce qu’il a écrit, je me suis rendu compte que c’est un talent. Et je viens d’apprendre qu’il est à son troisième ouvrage, donc ce n’est pas par hasard. C’est vrai que je n’étais pas son professeur de lettre, mais c’est quand même la preuve que le grain semé n’était pas vierge. J’invite et encourage les autres élèves à travailler avec ardeur et beaucoup d’intelligence. Il n’était pas le plus surdoué de nos apprenants. Et pourtant, il a tenu bon et aujourd’hui, non seulement il gagne sa vie mais il se distrait à travers son art qu’il adore ».

Secteur de la menuiserie: Les principaux chantiers du Synapmb-Bénin porté sur les fonts baptismaux

Le Sg élu Samuel Boko prenant son commandement

Une première dans le secteur de la menuiserie au Bénin qui a vu naître en son sein une organisation syndicale. Le Syndicat national des professionnels Menuiserie Bois du Bénin ( Synapmb-Bénin) a été porté sur les fonts baptismaux ce samedi 19 juin 2021 à la bourse du travail à Cotonou. A la faveur d’une interview à la presse, son secrétaire général, M. Samuel Boko a levé le voile sur les principes chantiers du bureau exécutif national.

Ghislain Gbènakpon

« Le premier chantier pour lequel nous espérons bénéficier du soutien du gouvernement est la lutte contre les atteintes à notre dignité dont font souvent montre ceux qui nous commandent des travaux. Ils nous prennent souvent pour des moins que rien ne pouvant vivre sans leurs commandes. Désormais, après un devis, il ne sera plus tolérable de solliciter un autre menuisier », a déclaré le Sg Samuel Boko. L’autre chantier annoncé par le secrétaire général élu du Synapmb-Bénin est celui de la lutte contre le fléau des faux diplômes dans le secteur de la menuiserie. En effet, explique-t-il, ils sont nombreux ceux-là qui sans être libérés ouvrent des ateliers et prennent des commandes : « Nous allons faire la chasse aux faux diplômes et fermer les ateliers des détenteurs ».

Une vue partielle des membres du bureau

Il faut dire que c’est la première fois qu’un syndicat voit le jour dans le secteur de la menuiserie au Bénin. C’est donc un grand événement qu’enregistre le monde syndical béninois. « Nous avons entendu toujours parler de syndicat dans tous les secteurs, mais jamais dans notre secteur la menuiserie. Or, nous souffrons beaucoup dans nos relations de travail avec ceux qui nous sollicitent. Nous souffrons beaucoup dans les scieries et nous devons aussi compter avec les coups bas entre nous dans la corporation. Vu la situation, il est clair que le secteur de la menuiserie n’a aucun avenir si rien n’est fait. C’est pourquoi, nous avons jugé bon de nous constituer aussi en un syndicat. Ceci pour que les autorités sachent que désormais les menuisiers ont décidé de prendre leur destin en main pour ce qui est de la défense de leurs intérêts », a soutenu le Sg Samuel Boko.

Le Sg Samuel Boko

Il a pour finir invité tous les menuisiers où qu’ils se trouvent sur le territoire national à rejoindre le Synapmb-Bénin qui s’engagent à les défendre dans tous les litiges qui les opposeront désormais à leurs clients. D’ici trois mois, l’installation des bureaux départementaux va démarrer.