
« Quelles démarches pour une meilleure contribution de la recherche scientifique au développement en Afrique francophone ? ». C’est le thème de l’édition 2021 de la Journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique ( Jrsa) organisée ce mercredi 30 juin par le Centre béninois pour la recherche scientifique et l’innovation ( Cbrsi) avec à sa tête, le Pr. Marc Kpodékon. Les manifestations marquant ladite journée ont été officiellement lancées à l’Isba de Cotonou par le directeur de cabinet du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesrs), le Pr. Rogatien Tossou.
Ghislain Gbènakpon
« Le Bénin, à l’instar de beaucoup de pays africains est confronté à des problèmes relatifs à la sécurité alimentaire, l’énergie, l’environnement, l’éducation et l’emploi des jeunes, les technologies de l’information et de la communication, la santé et principalement la pandémie de la Covid-19 auxquels la recherche scientifique et l’innovation devraient apporter des solutions appropriées pour l’atteinte des objectifs de développement durable ». Ainsi s’exprimait dans son allocution d’ouverture, le directeur de cabinet du Mesrs, Pr. Rogatien Tossou pour lever le voile sur la contribution qu’on attend de la recherche scientifique pour le développement de l’Afrique en général et de l’Afrique francophone en particulier.

Dans son intervention, le directeur général du Cbrsi a rappelé que le 30 juin 1987, s’est tenu pour la première fois à Brazzaville, le congrès des hommes de sciences en Afrique pour la création de la Fondation de l’Union panafricaine de la science et de la technologie sous l’égide de l’Organisation de l’unité africaine aujourd’hui Union Africaine. « Cette date, depuis l’année 1994, est devenue une journée mémorable pour la communauté scientifique de notre pays le Bénin. En effet, cette manifestation scientifique se déroule le 30 juin de chaque année dans tous les pays de l’Afrique francophone », a expliqué le Pr. Marc Kpodékon. Sachant que tout développement durable doit se construire sur un socle scientifique et d’innovation, fait-il observer, la recherche doit être pour tous les chercheurs un sacerdoce. Il les invite donc à redoubler de détermination malgré le faible niveau de ressources allouées à ce secteur. Le Dg/Cbrsi a toutefois soutenu que d’importantes réformes sont engagées au niveau du gouvernement pour remédier à cet état de chose.
C’est le directeur de cabinet du Mesrs, qui est revenu sur ces différentes réformes. Il en ainsi, entre autres, de la prise de textes organisant la recherche scientifique et l’innovation pour les rendre plus aptes à répondre aux préoccupations des populations, la création de l’agence béninoise pour la recherche et l’innovation, la mise en place progressive de la Cité internationale de l’innovation et du savoir à travers Sème city et la mise en place de Fonds compétitifs de recherche et de l’innovation à travers le Fonds national de la recherche scientifique et de l’innovation technologiques ( Fnrsit). « Ces réformes, conformément à la vision du gouvernement du Bénin, contribuent sans aucun doute à améliorer les performances du système de la recherche au Bénin afin de lui permettre de bien jouer son rôle d’outil d’aide à la prise de décision pour la résolution des problèmes de développement », a soutenu le Pr. Rogatien Tossou.






















