
« La jeunesse travailleuse et la nécessité d’un dialogue intergénérationnel au sein du mouvement syndical dans les secteurs de l’Uita au Bénin ». C’est le thème central du séminaire national de formation syndicale qu’avec le soutien de la fondation Friedrich Ebert, l’Uita-Bénin organise depuis ce mercredi 29 septembre 2021 à l’intention des organisations syndicales membres. Les travaux qui durent trois jours à l’hôtel Bel Azur de Grand Popo ont été officiellement lancés par le coordonnateur de l’Uita-Bénin, M. Guillaume Tossa.
Ghislain Gbènakpon
« Jeter les bases fondamentales de l’éthique en milieu de travail et dans le mouvement syndical et celles de l’équilibre dans la société pour une transition intergénérationnelle paisible et fructueuse ». C’est un peu en ces termes que le coordonnateur de l’Uita-Bénin, M. Guillaume Tossa a décliné l’objectif principal de ce séminaire national de formation sur la nécessité d’un dialogue intergénérationnel au sein du mouvement syndical dans les secteurs couverts par l’Uita au Bénin. De façon spécifique, fera observer la vice-présidente du Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Cofesyb/ Uita), Mme Aurélie Egué, il s’agit d’abord d’identifier les causes objectifs et subjectives qui sont à la base de l’absence du dialogue intergénérationnelle et les conflits de génération. Ensuite, a-t-elle poursuivi, il est question de préconiser les approches et un mécanisme de dialogue entre générations de travailleurs et travailleuses à partir des réflexions de groupes de travail, faciliter la transition générationnelle et la relève de qualité dans le mouvement syndical au sein des secteurs de l’Uita au Bénin et enfin, amener les organisations syndicales à mettre en place dans les entreprises, établissements, administrations des structures de prise en charge et d’encadrement des jeunes travailleurs.

« A la vérité, nous nous devons de reconnaître qu’en entreprise, dans les administrations et autres lieux de travail, les relations entre jeunes et anciens travailleurs portent les stigmates d’une guerre froide et d’un conflit de génération. Les jeunes travailleurs pensent souvent tout bas que les anciens ne veulent pas partir et constituent un obstacle pour leur évolution très pressés d’être à des postes de responsabilité et d’avoir des salaires et autres avantages plus élevés pour se réaliser le plus rapidement possible. Les anciens travailleurs estiment que les jeunes avec leurs compétences constituent une grave menace pour eux et par conséquent n’entendent pas entretenir de bons rapports avec eux », a soutenu le coordonnateur Guillaume Tossa.

Il faut dire que plusieurs communications sont inscrites au programme de ce séminaire de formation syndicale pour permettre aux participants de mieux cerner la problématique. Et au terme des travaux, il est attendu, entre autres, la mise en place dans les organisations syndicales affiliées à l’Uita, des structures de prise en charge et d’encadrement des jeunes dans les entreprises et surtout l’instauration effective du dialogue intergénérationnel pour assurer une relève de qualité.





















