
Au nombre des personnalités de marque à la 61eme session ordinaire du conseil d’administration de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle qui s’est ouvert ce vendredi 3 décembre 2021 à Cotonou par la réunion des experts, il y a le directeur général du Centre national de la propriété industrielle du Burkina Faso, structure nationale de liaison avec l’Oapi. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, M. Mahamadi Tassembédo, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a, entre autres, levé le voile sur les avancées du système de propriété intellectuelle au pays des hommes intègres. Lire ci-dessous, l’intégralité.
Causse Commune : Quels sont les objectifs de cette session de l’Oapi manifestement statutaire?
Mahamadi Tassembédo: Oui. Il faut dire que chaque année, courant première quinzaine du mois de décembre, se tient de manière tournante, la session ordinaire du conseil d’administration. Et au cours de cette session ordinaire, il est examiné un certain nombre de dossiers. Pour cette année, plusieurs dossiers sont inscrits à l’ordre du jour, notamment les rapports d’activités, les questions techniques telles que la révision des grilles tarifaires pour un certain nombre de titres de propriétés intellectuelles, également les questions de développement et de promotion des systèmes de propriété intellectuelle dans son ensemble, sans oublier les questions connexes, les questions financières et les projections pour l’année à venir.
Quel est l’état de la propriété intellectuelle au Burkina Faso ?
Il faut dire que le système de propriété intellectuelle au Burkina est à l’image de celui des pays de l’espace Oapi. Le système n’est pas encore bien perçu par l’ensemble des acteurs économiques; même si nous pouvons remarquer que depuis quelques années des efforts sont fournis par le gouvernement pour faire de ce système, un outil stratégique pour le développement socioéconomique. A cet titre, plusieurs initiatives se développent au niveau du Burkina, notamment un projet pilote de labellisation des produits du terroir. Et à ce niveau, nous pouvons dire que les résultats sont tangibles. Nous avons procédé à la labellisation de plusieurs produits du terroir sous forme de marque collective et d’indication géographique. Il s’agit du pagne tissé Faso Dan Fani, du beurre de karité, du pagne teint koko dunda en marque collective et du chapeau de Saponé en Indication Géographique qui fait partie des toutes premières de l’espace Oapi. Il y a également au niveau de la protection, un accroissement sensible depuis ces trois dernières années de l’utilisation par les acteurs économiques tant du secteur privé, qu’au niveau de la recherche et du monde universitaire.
Votre mot de fin.
Je vais inviter les acteurs économiques à s’approprier cet outil de développement, mais également inviter l’Oapi à davantage soutenir les Etats pour que cet outil qui a déjà fait ses preuves dans les pays développés puisse contribuer également au développement socioéconomique de nos États dans lesquels les défis de développement sont énormes. Défis auxquels le système de propreté intellectuelle pourra apporter des éléments de réponses.
Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

































