Congo : la caravane santé du Dr Obeng confirmée à Pointe-Noire pour 2022

La campagne de Dakar

Le chirurgien américain Dr Michael K. Obeng séjourne pour deux semaines depuis le 4 décembre, à Dakar, au Sénégal, dans le cadre d’une campagne de santé. Brice Dimitri Bayendissa, président de la fondation qui porte son nom a été invité à se joindre à cette équipe, pour toucher du doigt l’organisation mise en place et de conclure les échanges commencés à Los Angeles, avant que cette caravane de santé pose ses valises à Pointe-Noire.

La rédaction

Brice Dimitri Bayendissa et le Dr Michael K. Obeng ont poursuivi les échanges commencés à Los Angeles au mois de novembre, sur l’organisation à Pointe-Noire d’une campagne de santé au bénéfice des congolais en situation de précarité. « Faisant suite à ma récente visite de travail à Chicago et à Los Angeles, d’une part et dans la perspective de la matérialisation du partenariat entre l’ONG RESTORE du très célèbre chirurgien plasticien de Beverly Hills, le Docteur Michael OBENG et la Fondation Brice Dimitri BAYENDISSA, d’autre part, je suis actuellement en mission exploratoire à Dakar (Sénégal). » Pouvait s’exprimer Brice Dimitri Bayendissa justifiant le mobile de sa présence dans la capitale sénégalaise.

Il s’agissait pour le président de la Fondation Brice Dimitri Bayendissa de se faire une idée sur la mobilisation à faire pour la réussite de cette caravane de santé quand elle se déploiera dans la capitale économique de la République du Congo « C’est sur invitation du chirurgien que je suis venu pour m’enquérir de l’organisation mise en place par les partenaires sénégalais en vue de mieux projeter la prochaine mission qui aura lieu à Pointe-Noire dans les prochains mois. » A poursuivi Brice Dimitri Bayendissa.

Le député Brice Dimitri Bayendissa et son hôte

Comme partout ailleurs où cette mission est passée, à Pointe-Noire, il sera, également, question des opérations chirurgicales d’envergure, offertes gratuitement, à savoir : la reconstruction des tumeurs de la tête et du cou, la chirurgie reconstructive des brûlures, la chirurgie reconstructive mammaire, la chirurgie du cancer du sein, la chirurgie reconstructive de la paroi-abdominale, l’excision des lipomes, la chirurgie des ambiguïtés génitales, la cataracte, la chirurgie reconstructive du pied et de la cheville.

Il a lieu de retenir qu’après Dakar et courant 2022, à la date qui reste à déterminer, le Dr Obeng et son équipe de médecins, chirurgiens, anesthésistes, infirmiers, en partenariat avec la fondation Brice Dimitri Bayendissa mèneront cette campagne humanitaire à Pointe-Noire.

Le président de la fondation éponyme, Brice Dimitri Bayendissa, n’a pas manqué de témoigner sa gratitude en direction de Madame Ginakas. Cette dame qu’il qualifie « au bon cœur et pragmatique » a joué un rôle essentiel, non seulement pour le rapprochement avec Dr Michael K. Obeng du cabinet, mais aussi et surtout pour l’aboutissement heureux des discussions menées avec le cabinet RESTORE, en vue de l’organisation à Pointe-Noire cette campagne gratuite de santé.
Bien avant Dakar, cette mission humanitaire dont l’objectif est de venir en aide aux personnes les plus défavorisées, atteints de sévères malformations, qui se tient pour la 14e année consécutive a déjà apporté le sourire au Gabon, au Guatemala, au Laos, au Mexique, au Nigeria et au Ghana.

Couverture sanitaire universelle d’ici 2030 au Bénin: La Cobcus sensibilise sur les mécanismes idoines

Une vue de famille des participants

« Couverture sanitaire universelle au Bénin à l’horizon 2030: Quels mécanismes pour y arriver ? Voilà le thème de la conférence débat et sensibilisation organisée ce vendredi 10 décembre 2021 à Bénin Royal hôtel par la Coalition des Osc du Bénin pour la couverture universelle en santé ( Cobcus) avec pour conférencier M. Alexandre Alovokpohou de la coalition. Elle entre dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la couverture sanitaire universelle commémorée tous les 12 décembre. C’était avec le soutien de la fondation Anesvad. On pouvait noter la présence, entre autres, du point focal au Bénin de la fondation Anesvad, Mme Flora Houndjrèbo Ballé, des représentants des Osc, des dignitaires de toutes les confessions religieuses. Ils ont massivement répondu à l’invitation du Coordonnateur du Cobcus, M. Christian Martins et du président du conseil d’administration ( Pca) M. Epiphane Gainsi.

Ghislain Gbènakpon

Quatre principaux mécanismes pour atteindre la couverture sanitaire universelle au Bénin d’ici 2030 se dégagent de la communication inaugurale sur le thème de la sensibilisation.

Le premier est relatif à la nécessité de sensibiliser les populations sur les droits de la santé. « Il faut sensibiliser les populations à la base à travers les communautés religieuses, les différents groupes sociaux de base, les sensibiliser sur les droits de la santé et leurs devoirs en matière de santé dans la communauté. Il faut un mouvement populaire de sensibilisation en matière de droit de la santé », a déclaré M. Alexandre Alovokpohou à la faveur d’une interview à la presse.

Le conférencier Alexandre Alovokpohou

En plus de la sensibilisation des populations sur leurs droits, il ressort en second lieu de la communication, l’urgence d’un autre mouvement pour former les agents de santé en matière de l’accueil. L’accueil, soutient M. Alexandre Alovokpohou, est un soin de santé à part entière et l’agent de santé doit connaître ses responsabilités civile et pénale s’il n’accueille pas bien le citoyen béninois.

Le troisième mécanisme que propose la Cobcus renvoie à un lobby, une pression sur l’Etat pour augmenter le budget alloué à la santé afin d’équiper davantage les hôpitaux, de recruter davantage les agents de santé, de rapprocher les services de la santé des populations pour l’égalité des chances dans les zones rurales et urbaines.

Une vue partielle …
… des participants

Enfin, il faut un mouvement national mais aussi décentralisé jusqu’à la population à la base. « Il faut des cadres de concertation et d’échanges dans nos communautés sur la couverture sanitaire universelle regroupant l’acheteur de soin en l’occurrence l’Etat et les assureurs, le fournisseur de soins en l’occurrence les agents de santé, mais aussi la population. Ceci pour permettre à la population de comprendre les enjeux et où l’on veut aller d’ici 2030 », a déclaré M. Alexandre Alovokpohou.

La Cobcus et Anesvad totalement engagées

« Le 12 décembre, c’est bien le jour où chaque année, les personnes qui défendent la couverture sanitaire universelle prennent la parole pour sensibiliser le public sur le fait que bon nombre de personnes n’ont pas encore accès aux services de santé de qualité et enfin pour lancer un appel aux dirigeants afin qu’ils investissent davantage dans les services de santé pour tous. Ceci pour l’atteinte des objectifs de la couverture universelle en santé d’ici l’an 2030. C’est ce à quoi nous voudrions vous convier », a déclaré le président du conseil d’administration ( Pca) M. Epiphane Gainsi à l’adresse des participants à la sensibilisation.

Le PCA Epiphane Gainsi lors de son intervention

Pour la coalition, poursuit-il, la promotion de la couverture universelle en santé contribue notamment au renforcement de l’architecture de la santé nationale afin de renforcer la réponse à apporter aux crises de santé. Il assure le gouvernement du soutien de la Cobcus à toutes les réformes opérées dans le secteur de la santé en général et son effort pour juguler les diverses crises sanitaires en cours.

Le Coordonnateur Christian Martins

La Cobcus, fait observer le coordonnateur Christian Martins, est un regroupement d’organisations de la société civile qui s’attèle entre autres à mener des activités de plaidoyer en vue de la promotion de la couverture universelle en santé et la lutte contre les maladies tropicales négligées: « Contrairement donc à d’autres réseaux ou regroupements, Cobcus a pour membres non seulement des Ong mais aussi des groupes constitués tels que les associations de développement, les hommes des médias, les leaders religieux et de cultes, ces personnes dont la voix porte très loin ».

Le Point Focal Anesvad, Flora Houndjrèbo Ballé

Il faut dire la fondation Anesvad n’est pas du reste dans l’engagement total pour la couverture sanitaire universelle au Bénin. « Consciente des contraintes économiques, sociales et parfois géographiques pour certaines couches de la société à bénéficier des services de santé essentiels, la fondation Anesvad s’est assignée comme mission depuis 1958 à lutter contre les maladies tropicales négligées en Afrique subsaharienne et ceci selon l’approche fondée sur les droits humains. Il va sans dire que la couverture sanitaire universelle est une préoccupation perpétuelle de la fondation Anesvad car faire des maladies tropicales négligées son domaine de prédilection, c’est donner à tous ces malades pour la plupart pauvres et stigmatisés, la chance de bénéficier des soins adéquats et quasi gratuits en vue de jouir d’une bonne santé quels que soient leurs sexes, leurs races, leurs religions et appartenances politiques », a déclaré dans son intervention, Mme Flora Houndjrèbo Ballé.

Système de Propriété Intellectuelle en Afrique : Fatoumata Traoré dresse la situation au Mali

Mme Fatoumata Siragata Traoré, Directrice Cemapi, Snl/Oapi au Mali

Le système de propriété intellectuelle se porte très bien au Mali avec des projets de labellisation en Indication Géographique de produits très avancés. Voilà ce qu’on retient de l’interview que Mme Fatoumata Siragata Traoré, directrice du Centre malien de promotion de la propriété industrielle ( Cemapi),Structure nationale de liaison avec l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle ( Oapi) a accordée à la rédaction. C’était au terme des travaux de la réunion des experts de la 61eme session du conseil d’administration de l’Oapi à Cotonou. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.

Cause Commune : Que peut-on retenir des cinq jours de travaux de la réunion des experts?

Fatoumata Siragata Traoré : Ces cinq journées de travaux ont été très intenses et très productives parce qu’elles ont abouti à l’adoption de documents majeurs pour l’avenir de notre organisation commune et qui vont déterminer la performance de l’organisation dans les années à venir.

Quelle est la situation de la propriété intellectuelle au Mali?

La propriété intellectuelle se porte très bien au Mali d’autant plus que le Mali a été classé premier sur les 17 États l’an dernier lors de la session du conseil d’administration de Lomé en tant que structure nationale de liaison la plus performante. C’est dire que la propriété intellectuelle se porte très bien au Mali et nous comptons consolider ces acquis dans les années à venir.

Assez de produits labellisés en Indication Géographique ?

Oui, le Mali a énormément avancé dans ses projets de labellisation en Indication Géographique notamment celui de l’échalote de Bandiagara qui vient d’obtenir en juin dernier son certificat d’enregistrement en Indication Géographique. C’est la toute première IG du Mali et nous sommes fiers de pouvoir porter ce projet. Mais en perspective, nous avons également d’autres projets de labellisation notamment en IG et en marque collective pour des produits phares du terroir malien que ce soit des produits artisanaux ou des produits agricoles comme le cas du Bogolan du Mali, et également les mangues et le karité du Mali, des produits très prisés sur les marchés internationaux.

Votre mot de fin.

Je voudrais remercier les autorités béninoises pour l’accueil chaleureux et toutes les commodités dont nous faisons l’objet depuis notre arrivée en terre béninoise et également souhaiter à notre organisation commune, un avenir radieux.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Coopération : accord de collaboration énergétique conclu par les deux Congo

Les présidents Tshisékédi et Sassou-N’guesso se réjouissant de l’accord

La République du Congo et la République Démocratique du Congo ont signé, ce lundi 6 décembre 2021, à Brazzaville, un accord de collaboration énergétique en présence des deux chefs d’Etat, Denis Sassou-N’Guesso et Félix Antoine Tshisekedi, qui a fait le déplacement de la capitale congolaise.

La rédaction

Cet accord de coopération énergétique, ainsi signé, prévoit la création d’une boucle électrique baptisée « boucle de l’amitié énergétique. » La cérémonie, qui s’est déroulée en présence des présidents Denis Sassou-N’Guesso du Congo et Félix Tshisekedi de la RDC a été marquée par quatre temps forts, à savoir : l’allocution de Bruno Jean Richard Itoua, ministre des hydrocarbures du Congo ; la signature par les deux Chefs d’Etat de la déclaration conjointe ; la lecture de ladite déclaration par Christophe Lutundula, vice premier ministre de la RDC en charge des affaires étrangères et la signature de l’accord de coopération énergétique par le ministre des hydrocarbures du Congo et le ministre des ressources hydrauliques et de l’électricité de la RDC.

Dévoilant les contours dudit projet, Bruno Jean Richard Itoua, ministre congolais des hydrocarbures, a déclaré : « la boucle de l’amitié énergétique dont il est question présentement est un projet sans précédent qui traduit la volonté du développement impulsée par deux présidents, Denis Sassou-N’Guesso et Félix Tshisekedi ». Il a ajouté que « la boucle de l’amitié énergétique s’inscrit résolument dans la dynamique de la coopération intra-africaine ».

Échange de documents entre les deux chefs d’Etat

Ce projet qui vise à créer une boucle électrique baptisée « boucle de l’amitié énergétique reliera la centrale électrique du Congo, située à Pointe-Noire (Congo) et le barrage hydroélectrique d’Inga, en RDC, puis électrifiera la ville de Kinshasa, la ville de Brazzaville, ainsi que la ville de Pointe-Noire.

La boucle de l’amitié énergétique est au cœur d’une nouvelle architecture énergétique intégrée en Afrique centrale. Elle alimentera, par ailleurs, plusieurs lignes à haute et très haute tension destinées à fournir de l’énergie, notamment aux industries minières en RDC. Selon le ministre congolais des hydrocarbures, « Construites, réhabilitées ou redimensionnées, les lignes de transport électriques qui composeront la boucle de l’amitié énergétique sont prévues de fonctionner in fine à la tension de 400kwh, permettant ainsi aux différents consommateurs d’avoir un accès à une énergie stable et efficiente, condition sine qua non de la réalisation d’un développement durable dans notre sous-région ».
« Au cœur de ce projet structurant et transformationnel se trouve le défi du développement de l’industrie gazière en République du Congo avec pour corollaire l’augmentation de la puissance de la centrale électrique du Congo. Dotée actuellement d’une puissance de 484 mégawatt, elle sera portée en premier temps à la puissance de 700 mégawatt et dans un deuxième temps, à 1000 mégawatt », a signifié Bruno Jean Richard Itoua.

Les deux chefs d’Etat en séance de travail

Cette puissance ainsi augmentée, connectée à la boucle de l’amitié énergétique, constituera la première source d’énergie additionnelle pour l’alimentation des consommateurs reliés à la boucle. Aussi l’existence et l’opérationnalisation de la boucle permettra-t-elle de découler les énergies actuelles et futures vers la boucle et vers les consommateurs de la sous-région de l’Afrique centrale. Donc, de valoriser l’immense potentialité énergétique de cette sous-région. Ainsi, Le gaz constitue la nouvelle source d’énergie dont elle dispose désormais permettant outre, les autres débouchées de sa valorisation, la génération de l’électricité et par conséquent l’augmentation de l’offre énergétique de cette partie de l’Afrique.
Selon les autorités de deux pays, cette nouvelle offre est rendue possible grâce à un grand projet de production de gaz et de gaz naturel liquéfié à partir des champs de pétrole et de gaz opéré par la société italienne ENI, acteur mondial dans le domaine énergétique et partenaire privé privilégié du projet.

Ce projet prouve à suffisance les efforts consentis par les Etats en termes d’énergie pour sortir les pays de la CEEAC de la pauvreté. La boucle de l’amitié énergétique permettra la construction d’une nouvelle ligne électrique d’Afrique centrale.

L’autre fait marquant de cette cérémonie a été la signature de la déclaration conjointe sur la boucle de l’amitié énergétique par les deux Chefs d’Etat, Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de la RDC et Denis Sassou-N ’Guesso, de la République du Congo, en présence de Abdallah Hassan Obaid Hassan Alshamsi, Représentant personnel de Son Altesse Cheikh Mohamed Ben Zayed Al Nahyane, Prince héritier des Émirats Arabes Unis. La lecture de cette déclaration conjointe a été faite par le Vice-premier ministre en charge des affaires étrangères de la RDC, Christophe Lutundula.

La signature de l’accord bipartite de collaboration énergétique entre la République Démocratique du Congo et la République du Congo, par Mwenze Mukaleng Olivier, Ministre des ressources hydrauliques et de l’électricité de la République Démocratique du Congo et Bruno Jean Richard Itoua, Ministre des hydrocarbures de la République du Congo, a constitué le dernier acte de cette cérémonie.

Dégradations environnementales et dérèglement climatique : L’Uita-Bénin outille ses membres sur son impact sur l’agriculture

Le Coordonnateur Guillaume Tossa lançant les travaux

« Dégradations environnementales et Dérèglement climatique : Impact sur l’agriculture au Bénin ». C’est le thème du séminaire national de formation syndicale que l’Uita-Bénin organise depuis ce mardi 7 décembre 2021 au Codiam de Cotonou à l’intention de ses membres. Les travaux qui prennent fin ce mercredi 8 décembre ont été lancés par le coordonnateur, Guillaume Tossa.

Ghislain Gbènakpon

« Amener les participants à s’approprier les concepts de dégradations environnementales et de dérèglement climatique et les outiller sur leurs impacts sur l’agriculture au Bénin ainsi que le rôle des organisations syndicales dans la lutte contre ces phénomènes. » Voilà un peu l’objectif général de ce séminaire national de formation initié par l’Uita-Bénin.

De façon spécifique, il s’agit pour les participants, entre autres, d’avoir une maîtrise des dégradations environnementales, du dérèglement climatique et de leur impact sur l’agriculture, d’apprécier les politiques et programmes mis en œuvre pour limiter les conséquences de l’action humaine sur l’environnement et le climat, d’identifier les actions à engager en synergie pour induire les mutations et transformations nécessaires à la logique du développement durable.

Une vue partielle des participants

« Nous contributions chaque jour à la dégradation de l’environnement dans lequel nous vivons à travers la pollution atmosphérique, la déforestation, la surpêche et que sais-je ? Nos actions individuelles paraissent anodines mais globalement elles sont nocives pour nous-mêmes. », a fait observer dans son allocution d’ouverture, le coordonnateur Guillaume Tossa.

Des communications conséquentes au rendez-vous

Plusieurs communications sont inscrites au programme des deux jours de formation syndicale. Au premier jour, les participants ont eu droit à trois communications. La première présentée par M. Séverin Nsia est intitulée « Les dégradations environnementales : définition, manifestations et causes ». La deuxième a porté sur le dérèglement climatique et ses probables conséquences et a été présentée par le Pr. Ibouraïma Yabi. « L’action humanitaire et son importance dans les dégradations environnementales et le dérèglement climatique ». C’est la troisième communication qui a été présentée par M. Séverin Nsia.

Les travaux se poursuivent ce mercredi 8 décembre avec une communication du Dr. Harry Jeer Vidéro intitulée « Impact des dégradations environnementales et du dérèglement climatique sur l’agriculture au Bénin ». La cinquième présentation va porter sur les stratégies de lutte contre les dégradations environnementales, le dérèglement climatique et le rôle des organisations de la société civile notamment des syndicats avec pour communicateur, M. Farris Okou.

Entretien avec Salomon Odjo du BEN: Tout sur le conseil national et le congrès extraordinaire de Fcbe

M. Salomon Odjo, Pdt du comité préparatoire et d’organisation

« Parti Fcbe face aux défis de la réforme du système partisan » C’est le thème du conseil national et du congrès extraordinaire du parti Fcbe qui se tiennent respectivement ce vendredi 10 et samedi 11 décembre 2021 à l’hôtel Jeco de Dassa. A la faveur d’une interview à la presse, le président du comité préparatoire et d’organisation, membre du bureau exécutif national ( BEN), M. Salomon Odjo a dit tout sur les assises de la plus grande formation politique de l’opposition béninoise.

Ghislain Gbènakpon

« Ce que le régime actuel reprochait à l’ancienne charte des partis politiques en initiant la réforme du système partisan sanctionnée par une loi, c’est la transhumance, le pléthore de partis politiques, la création de clubs électoraux qui s’érigent en partis politiques. On veut limiter les partis politiques au maximum à trois ou quatre. Voilà que malgré la réforme, la transhumance continue. Des partis politiques clubs électoraux continuent d’être créés ça et là à travers le pays. C’est pour cela que le parti Fcbe a décidé de mener la réflexion sur toutes ces questions », a déclaré M. Salomon Odjo pour lever le voile sur ce qui sous-tend le choix du thème du conseil national et du congrès extraordinaire du parti Fcbe qui se tiennent le week-end prochain à Dassa.

Il ressort des éclairages du président du comité préparatoire et d’organisation que sont attendus, tous les membres du bureau exécutif national, les maires, les élus communaux représentés par une personne au niveau de chaque commune, les membres de la coordination des 24 circonscriptions électorales et les secrétaires exécutifs au niveau des 77 communes du Bénin. C’est donc les responsables à tous les niveaux du parti qui sont invités pour la réflexion.

Des objectifs précis

Selon M. Salomon Odjo, le Conseil national et le congrès extraordinaire de Vendredi et samedi poursuivent deux principaux objectifs. Le premier répond à un besoin de bilan et de perspectives. « Lorsque vous êtes un parti politique animant la vie politique nationale, aspirant naturellement à conquérir le pouvoir d’Etat et à l’exercer, et que vous avez participé à deux élections consécutives, il est quand-même normal que vous vous réunissiez, faire le point, savoir ce qui a marché et ce qui n’a pas marché », a expliqué M. Salomon Odjo.

Le second principal objectif répond à un besoin de rassurer la base par ces temps un peu mouvementés chez les cauris. « L’autre chose, le parti Fcbe connait à présent la situation que tout le monde sait. A savoir, les démissions tous azimuts qui sont des complots ourdis contre le parti avec des élus communaux qui démissionnent ça et là dans nos fiefs. Il faut donc que les responsables du parti se réunissent pour rassurer les militants à la base que ces démissions n’ébranlent guère le parti. Ce ne sont pas ces individus achetés à coût de millions qui font la base. Ce n’est pas des démissions massives. C’est des élus communaux qui ont été débauchés. Les bases du parti restent et sont toujours là. Le parti Fcbe est un parti de masse, un parti d’envergure nationale qui est représenté sur toute l’étendue du territoire national », a, soutenu M. Salomon Odjo.

Par ailleurs, poursuit le président du comité préparatoire et d’organisation, il faut dire qu’il y a plein de nouvelles adhésions au parti et pas des moindres que le congrès est appelé à présenter aux responsables à tous les niveaux et à recaser au niveau des instances dirigeantes.

Lutte contre la pandémie de la Covid-19: l’Uita-Bénin sensibilise à nouveau ses syndicats de base

Une vue de famille des participants

Pour la quatrième fois, les organisations syndicales du Bénin affiliées à l’Uita ont bénéficié d’une séance de sensibilisation sur la pandémie de la Covid-19. C’était ce lundi 6 décembre 2021 au Codiam de Cotonou sous la houlette du Coordonnateur de l’Uita Bénin, M. Guillaume Tossa. Avec une communication inaugurale sur la pandémie et les mesures de prévention présentée par Dr. Géraud Padonou, médecin épidémiologiste.

Ghislain Gbènakpon

Les manifestations de la pandémie du Covid-19, les mesures de prévention et les différents variants enregistrés jusque-là. Voilà donc les grandes lignes de la communication introductive de cette quatrième sensibilisation des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita. Dans sa présentation, Dr. Géraud Padonou va beaucoup insister sur la vaccination qui constitue, souligne-t-il, le moyen le plus sûr de prévention en dehors des gestes barrières.

Une vue partielle des participants

La communication a suscité chez les participants, plusieurs questionnements illustrant à suffisance les appréhensions des populations sur la vaccination qui reposent souvent sur des idées reçues. Des appréhensions que Dr. Géraud Padonou a tenté de dissiper en relevant les nombreux avantages de la vaccination. « La Covid vient avec son lot de Fake news et rumeurs. Et ceci tous les jours. C’est vrai que c’est fatiguant, parfois même énervant. Mais c’est notre rôle de faire de la pédagogie, d’expliquer aux gens pourquoi il faut absolument se faire vacciner », a-t-il déclaré à la faveur d’une interview à la presse.

Un nouveau départ

« Faire le point de ce qui a été fait pour prendre un nouveau départ dans la lutte contre la pandémie du coronavirus ». C’est en ces termes que la présidente du Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés l’Uita ( Cofesyb/Uita), Mme Nouratou Gambia a relevé l’objectif de cette quatrième sensibilisation sur la Covid-19.

La tribune officielle au lancement des travaux

En lançant les travaux, le Coordonnateur du Comité national des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita (Conasyb-Uita) a rappelé aux responsables syndicaux participants, leur rôles et responsabilités. « Vous savez certainement que dans cette lutte, votre responsabilité est lourde. Elle est lourde et à la fois engagée. Elle doit être engagée parce-que c’est à vous qu’il revient de sensibiliser les travailleurs à chaque instant pour qu’ils ne baissent pas la garde. C’est pour continuer à vous accompagner dans ce travail que vous faites au quotidien dans les entreprises, les administrations et autres que nous avons proposé à notre Internationale Uita d’organiser une quatrième sensibilisation. », a déclaré M. Guillaume Tossa.

Remise de …
… dispositifs de …
… protection aux …
….Sg des syndicats.

Il faut dire qu’effectivement, les différents syndicats affiliés à l’Uita ont fait le point des actions menées depuis la troisième sensibilisation contre la pandémie. Et comme les deux précédentes fois, l’un des temps forts de cette quatrième sensibilisation a été la remise de dispositifs de protection aux secrétaires généraux des organisations syndicales.

Coopération : la Chine et le Congo engagés à intensifier les échanges de haut niveau

Le président Denis Sassou-N’guesso avec son hôte

La promotion véritable des intérêts communs des pays en voie de développement et la valorisation du véritable multilatéralisme vont alimenter les relations sino-congolaises. C’est bien la substance du communiqué final sanctionnant la rencontre entre le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso et le Directeur du Bureau de la Commission des affaires étrangères du Comité central du Parti Communiste Chinois (PCC), YANG Jiechi, ce dimanche 5 décembre 2021, au palais du peuple, à Brazzaville.

La rédaction

La rencontre entre Denis Sassou-N ’Guesso et M. YANG Jiechi, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois, Directeur du Bureau de la Commission des affaires étrangères du Comité central du PCC, traduit l’excellence des relations entre Congo et le Chine. YANG Jiechi a souligné que sous l’impulsion personnelle et la direction des deux chefs d’État, le partenariat de coopération stratégique global sino-congolais a fait des progrès à pas de géant, indique le communiqué final, qui précise que la Chine est disposée à intensifier les échanges de haut niveau avec le Congo et à travailler pour que les deux pays se soutiennent fermement sur les questions d’intérêt fondamental respectives, reflétant la spécialité et le niveau élevé de leur partenariat stratégique global.

Une vue de la rencontre

Ce communiqué ajoute que, la Chine fera de la mise en œuvre des acquis de la 8ème Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine une opportunité de continuer à soutenir inlassablement le Congo dans sa lutte contre la pandémie, à valoriser et cultiver la nouvelle complémentarité et les nouveaux pôles de croissance dans la coopération bilatérale, et à promouvoir de manière progressive, la coopération pragmatique dans les domaines de la construction d’infrastructures, parcs industriels, afin d’appuyer le développement économique et social du Congo.
YANG Jiechi a indiqué que, la Chine et le Congo, deux pays en développement, partagent un large consensus sur les dossiers internationaux, poursuit le même document, tout en notant, par ailleurs, que les deux parties devront multiplier la coopération dans la lutte conjointe contre l’unilatéralisme, pour sauvegarder le véritable multilatéralisme, l’équité, la justice internationale et les intérêts communs des pays en développement.

La même source souligne que, le Président Sassou-N’Guesso a demandé à Yang Jiechi de communiquer au président XI Jinping ses meilleurs vœux et sincères félicitations pour le centième anniversaire du PCC, tout en réitérant que la partie congolaise accorde une importance majeure au partenariat de coopération stratégique global entre les deux pays, et en témoignant sa gratitude envers la partie chinoise pour son soutien précieux dans la lutte contre la Covid-19 et la reprise économique.
Denis Sassou-N’Guesso, selon le document, a souligné que, le Congo s’attache fidèlement au principe d’une seule Chine, tout en espérant une coopération plus approfondie dans divers domaines tels que l’énergie, le façonnage, les transports et l’agriculture.

Il a en outre, réaffirmé le souhait du Congo à œuvrer davantage avec la Chine à la coordination dans les affaires au sein de l’ONU et au niveau continental, à la lutte contre les actes unilatéralistes mais pour ceux du multilatéralisme, à la promotion commune du développement pacifique de l’Afrique et du monde.
YANG Jiechi a rencontré le jour même le ministre des affaires étrangères, de la francophonie et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso mentionne le communiqué final.

Rencontre des Maraîchers Eco Santé Ouest-Africains: D’importantes recommandations à la 10eme Concertation de Cotonou

Le coordonnateur sous-régional Uita-Afrique de l’Ouest, M. Abdourhimou Diaouga clôturant les travaux

Démarrés le 1er décembre 2021 à l’Institut des sciences biomédicales appliquées ( Isba) de Cotonou, sous la houlette de l’Uita, les travaux de la 10eme Concertation Interafricaine des Maraîchers Eco Santé ont pris fin ce vendredi 3 décembre avec d’importantes recommandations. Et avec pour objectif, davantage d’efficacité dans les actions du Réseau africain des maraîchers Eco Santé ( Rames) pour l’expansion de l’approche Eco Santé dans l’agriculture maraîchère sur tout le continent.

Ghislain Gbènakpon

Trois catégories de recommandations figurent dans le rapport général de la 10eme Concertation Interafricaine des maraîchers Ecosanté de Cotonou sur laquelle les rideaux viennent de tomber. D’abord, les coordinateurs pays du Rames sont invités à chercher à vérifier la mise en exécution des programmes validés par chaque pays, à étendre la subvention aux autres pays s’ils remplissent les conditions et à envoyer le rapport général de la Concertation à tous les pays.

Ensuite, à partir de cette année, tout pays ayant reçu la subvention de l’Uita doit faire la situation économique des dépenses engagées, disposer d’un cahier journal (recettes et dépenses) et d’un livre comptable. Et la cotisation des pays membres de Rames doit se faire dans un bref délai.

Il faut dire que le payement régulier des cotisations des pays membres et l’existence du démembrement du Rames ont fait l’objet d’une recommandation spéciale.

Une formation continue

Cette 10eme Concertation a été l’occasion pour les délégations des maraîchers Eco Santé des pays membres du Rames de suivre une formation continue sur diverses thématiques. « La structuration d’un circuit commercial national: Rôle et responsabilité des Maraichers Eco Santé ». C’est le thème de la première communication présentée par Dr. Armel Mensah, chercheur à l’institut national de recherche agronomique du Bénin.

Le deuxième thème a porté sur « L’approche Eco Santé et Maraichage : les défis d’une innovation » présenté par le professeur Paul Ayelo, Médecin du travail à l’Unité de Recherche et Enseignement en Santé au Travail et Environnement ( Ureste). C’est M. Joël Azagba qui a présenté la troisième thématique intitulée « Les systèmes de polyculture, rotation et assolement dans le maraichage: Impact sur la qualité des sols et la production »

Les débats qui ont suivi ces différentes communications ont permis aux maraîchers Eco Santé de mieux cerner les contours de l’approche Eco Santé dans l’agriculture maraîchère.

Des difficultés rencontrées

Au cours des travaux de cette 10eme Concertation, il y a eu la présentation des rapports d’activités de chaque pays membres du Rames depuis la subvention de 2019. Occasion pour les maraîchers Eco Santé d’exprimer leurs difficultés dans l’exercice de leurs activités.

Il en est ainsi des problèmes fonciers liés au déguerpissement des producteurs éco santé du Benin de leur site initial par l’Etat, de la confusion des produits bio avec le conventionnel par les marchandes et les consommateurs, de la méconnaissance des dangers des produits chimiques, de l’insuffisance de mesures d’accompagnements dans la production bio et de l’insuffisance d’appui technique et financier.

Il a été aussi question de la rareté des matières bio dégradables pour la fabrication du compost et des difficultés d’adoption des méthodes alternatives de lutte phytosanitaire due à l’absence d’effet choc sur les ravageurs des cultures.

Le présentateur du rapport général, M. Amadou Ousmane

Ce sont autant de difficultés rencontrées par les maraîchers Eco Santé que le Rames, l’Ureste et l’Uita se donnent la main pour y faire face au profit de la bonne santé des populations. « Comme vous le savez, le développement, c’est d’abord et avant tout la recherche permanente de la satisfaction des besoins de nos populations, l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs et travailleuses », a déclaré le Coordonnateur sous régional de l’Uita-Afrique de l’Ouest M. Abdourhimou Diaouga dans son allocution de clôture de la 10eme Concertation Interafricaine des maraîchers Eco Santé.

Numérique : le Congo amorce le processus de la digitalisation de sa poste

Le ministre Léon Juste Ibombo

La poste congolaise face aux enjeux de la digitalisation, cette préoccupation a figuré au cœur de l’atelier de restitution des études sur la digitalisation de la poste congolaise, organisé à Brazzaville, par le par le ministre des postes, télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo, en présence des agents et cadres de la société des postes et de l’épargne du Congo (SOPECO).

La rédaction

L’Union africaine n’entend pas exclure le secteur postal de la révolution numérique. Une étude a été menée par les experts de l’Union africaine dans le dessein d’accompagner le Congo dans sa marche vers la révolution digitale intégrale. Les conclusions de ces études ont été présentées au ministre de tutelle, à l’administration et aux agents de la poste. Les études ont été entreprises en application de la décision 1074 du conseil exécutif, qui fait obligation à la Commission de l’UA de développer des stratégies et des plans sectoriels de mise en œuvre des stratégies de transformation numérique.

L’étude a porté sur la numérisation harmonisée des services postaux. Avec le soutien de l’Agence française de développement et d’Expertise France, cette étude a porté sur les nouveaux services postaux en tant que centres logistiques pour le E-commerce, le E-administration, l’inclusion financière, la promotion du commerce intra-africain en rapport avec l’effectivité de la ZLECAF. Le travail réalisé par ces différents partenaires du Congo visait entre autres objectifs le soutien au développement de l’activité postale intra-africaine, l’intégration par les Etats des questions de souveraineté liées au développement numérique de la poste, l’évaluation de niveau d’inclusion de la transformation numérique de la poste.

Cette étude a ressorti le niveau d’avancement du processus, ses faiblesses et ses forces. Elle a aussi produit une fiche analytique et comparée de la digitalisation postale au Congo, dont le contenu déterminera les propositions pertinentes censées accélérer le processus. Présentant les conclusions de cette étude au ministre Léon Juste Ibombo, en présence des agents de la poste congolaise, le chef de la mission Expertise France, Dominique Colin, a précisé qu’ « Au cours d’une semaine d’intense activité, nous avons travaillé avec le régulateur, la Société des postes et de l’épargne du Congo et l’ensemble de ses partenaires. » Pouvait-il renchérir avant de soutenir que : « La poste n’a pas d’adversaires, elle n’a que des partenaires. La transformation digitale devient un impératif et il faut en évaluer les tenants et les aboutissants. »

Une vue des participants

« Comprendre ce qui est fait et ce qui reste à faire. Connaître l’expérience des pays ciblés, dont certains sont assez avancés et la partager avec d’autres. » C’est bien la substance de cette étude, dont le rapport a été adressé au gouvernement du Congo, ainsi d’autres pays africains, pour la prise des dispositions par rapport aux recommandations découlant de ces résultats.

El Hadj Gley, consultant international, ex-PDG de la poste Tunisie et ancien ministre tunisien des postes, dans son exposé a fait état de «la ferme volonté du ministre (Léon Juste Ibombo) d’aller de l’avant dans la transformation digitale de la SOPECO…à travers le commerce électronique, de l’administration électronique…la dotation de la SOPECO du statut d’émetteur de monnaie mobile… ». En définitive, pour ces experts, la poste se développe grâce à la logistique du courrier, aux paiements financiers et au digital.

Intervenant pour la circonstance, Léon Juste Ibombo, ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique a invité la SOPECO à retrouver une dimension essentielle dans ce processus de transformation digitale de la poste congolaise, à savoir « la confiance », qu’incarnait jadis la poste congolaise « Nzete ya mbongo ». Léon Juste Ibombo a rappelé l’avance prise par le gouvernement dans ce sens : « C’est dans ce cadre que nous avons fait approuver en conseil des ministres la stratégie nationale de développement de l’économie numérique, Congo vision digitale 2025. » A dit le ministre Ibombo avant d’ajouter « L’étude a suggéré la prise de part opérationnelle de la Poste dans les trois piliers de ladite stratégie, à savoir, le e-gouvernement, le e-business, le e-citoyen, pour lui permettre d’atteindre les objectifs spécifiques précités ».

En somme, l’étude ainsi réalisée constitue la preuve de coopération et de solidarité intracontinentale, indispensable entre la République du Congo et la Commission de l’Union Africaine, dans un secteur postal, qui doit surmonter les exigences du monde actuel. La poste congolaise se doit, ainsi, d’écrire une nouvelle page de son histoire. Sa survie est à ce prix.