Au troisième jour de la semaine des libertés de l’Organisation pour la défense des droits de l’homme et des peuples (Odhp), toutes les attentions sont portées sur les libertés individuelles et collectives présentées par son vice-président M. Romuald Akuèdjinoudé. Lire ci-dessous un extrait de sa communication.
Extrait: « Les libertés individuelles : Elles consistent pour chaque individu « à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789). Ce sont : la liberté physique, ou le droit à l’intégrité corporelle : dont en premier lieu le droit à la vie, à son intégrité physique, l’interdiction de l’esclavage, l’interdiction de la torture et des peines inhumaines ou dégradantes, l’interdiction de la détention arbitraire (Habeas corpus) appelée aussi sûreté (Montesquieu) ; les libertés familiales (liberté du mariage, filiation, et aujourd’hui vie privée) ; la propriété privée ; la liberté contractuelle (article 1134 du Code civil français par exemple).
Les libertés collectives sont celles énoncées dans notre Constitution aux articles qui sont : liberté d’association, de réunion, de cultes, de conscience et de manifestation, liberté de communication, etc.
Libertés politiques
Les libertés politiques, liberté de participation à la chose publique : c’est-à-dire le droit de vote ; le droit de résistance à l’oppression ; le droit de créer et d’appartenir à des partis de son choix, le droit d’élire et d’être élu à des postes de représentation et de gestion de l’Etat »
M. Frédéric Projinoto, Secrétaire administratif de la Cstb
Après le droit à la vie et à l’intégrité physique pour le compte de la première, la deuxième journée de la semaine des libertés de l’Odhp a eu pour thème les « droits économiques, sociaux et culturels » présenté par M. Frédéric Projinoto, Secrétaire Administratif de la Cstb. Lire ci-dessous un extrait de sa communication.
Extrait : « Les droits dits de la deuxième génération consacrent les droits « économiques et sociaux ». Il est cette fois question de dignité et de bien-être (éducation, santé, etc.), qui sont des droits sur l’État, inspirés du socialisme au sens large. Ces droits nécessitent l’intervention de l’État pour être mis en œuvre ; on les nomme aussi classiquement les « droits-créances », que l’État doit, en retour d’un abandon d’une part de la liberté de ses citoyens. Ils sont aussi appelés « droits sociaux ». La notion apparaît à la suite des luttes socialistes, et elle est aujourd’hui considérée comme part entière de l’État de droit. »
« Droit à la vie et à l’intégrité physique ». C’est le thème de la première journée de la Semaine des libertés de l’Organisation pour la défense des droits de l’homme et des peuples ( Odhp) présenté par son Secrétaire aux relations extérieures M. Denis Sindété. Lire ci-dessous un extrait de sa communication.
Extrait : « La personne humaine est sacrée et inviolable. L’Etat a l’obligation absolue de la respecter et de la protéger.
Tout individu a droit à la vie… et à l’intégrité de sa personne.
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des sévices ou traitements cruels inhumains et dégradants.
Tout individu, tout agent de l’Etat qui se rendrait coupable d’acte de torture, de sévices ou traitements cruels, inhumains ou dégradants dans l’exercice où à l’occasion de l’exercice de ses fonctions, soit de sa propre initiative soit sur instruction sera puni conformément à la loi.
Tout patient a le droit d’accepter ou de refuser un acte médical ou l’application d’un traitement médical. Le refus de soins par le patient est le droit de pouvoir refuser un traitement ou un acte médical proposé par son médecin ou tout autre praticien… »
Échange entre le ministre Ghislain Thierry Maguessa Ebomé et la délégation marocaine conduite par Drisss Bettache
Le ministre Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, de l’enseignement technique et professionnel a eu des échanges, ce lundi 16 mai 2022, à Brazzaville, avec une délégation marocaine, conduite par Driss Bettache, Directeur Afrique et international, l’office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT). Au menu de leur échange, le renforcement de la coopération entre le Congo et le Maroc dans le secteur de l’enseignement technique et professionnel.
La rédaction
Les deux délégations ont eu des échanges de vues sur les mécanismes pouvant permettre au Royaume du Maroc de faire bénéficier à la République du Congo son expertise pour rendre dynamique l’enseignement technique et professionnel.
Cette mission marocaine a mis à la disposition de la délégation congolaise le mobile de sa présence à Brazzaville. Il se résume en l’élaboration d’un rapport sur l’appui au développement du dispositif de formation au Congo et la rédaction des termes de référence d’une requête de financement pour la construction du centre de formation professionnelle dans les métiers de transformation agro-alimentaire d’Ignié avec l’appui de la banque islamique de développement.
Dans cette perspective, le ministre Ghislain Thierry Maguessa Ebomé entend inscrire l’administration placée sous sa tutelle autour d’un des défis de ce quinquennat du chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso, à savoir le développement soutenu de l’agriculture au sens large. Cet engagement est contenu dans son nouveau programme de gouvernement, « Ensemble poursuivons la marche » et bien explicité dans le plan national de développement 2022-2026.
La stratégie nationale de lutte contre la traite des personnes au Bénin continue de se déployer. Après les acteurs de la protection sociale la semaine écoulée, ce sont les futurs formateurs des officiers de police judiciaire (Opj) qui bénéficient depuis ce lundi 16 mai 2022 à l’hôtel Azalaï de Cotonou d’une formation de cinq jours pour plus d’efficacité dans la lutte contre le fléau. Cette session de formation qui s’inscrit dans le cadre du projet régional d’appui à la lutte contre la traite des personnes dans les pays du Golf de Guinée ( Praltpgg) déroulé par Expertise France avec le soutien financier de l’Union européenne et de la France a été lancée par M. Yacoubou Amadou, directeur adjoint du cabinet ( Dac) du ministre d’Etat chargé du développement et de la coordination de l’action gouvernementale. Ils sont 25 officiers de police judiciaire identifiés par la direction générale de l’évaluation et de l’observatoire du changement social ( Dgeocs).
Ghislain Gbènakpon
« Disposer à court terme d’un vivier de vingt-cinq ( 25) formateurs au niveau des officiers de police judiciaire capables d’assurer par eux-mêmes, les formations de leurs pairs sur la problématique de la traite des personnes ». Voilà ainsi décliné par le Dac M. Yacoubou Amadou, l’objectif général de cette session de formation des formateurs des officiers de police judiciaire.
Le Dac M. Yacoubou Amadou lançant les travaux
Et il ressort des objectifs spécifiques énumérés par le Dac que durant les cinq jours de formation, les 25 officiers de police judiciaire vont s’approprier les généralités et les concepts clés liés à la traite des personnes ainsi qu’un rappel de son contexte au Bénin, le cadre juridique national et international de la lutte contre le fléau, les outils, techniques et connaissances pour une meilleure détection et identification des victimes pour proceder à leurs auditions selon les procédures adéquates.
Ils vont se familiariser aussi avec les méthodes spécifiques d’investigation dans la poursuite des acteurs de la traite des personnes, les techniques de coopération et d’extradition en matière de traite, le processus de protection des victimes suivant la chaîne de la prise en charge et les techniques de planification et de mise en oeuvre d’une session de formation.
Un appui aux efforts du gouvernement
Dans son allocution de bienvenue, le directeur général de l’évaluation et de l’observatoire du changement social M. Magloire Aguessi a fait observer que depuis des décennies, la traite des personnes est devenue un sujet d’inquiétude grandissante au Bénin et dans la sous région. « Malgré les efforts pour adresser le phénomène, le mal prend des formes de plus en plus pernicieuses et inhumaines. C’est pourquoi, le gouvernement, avec l’appui de l’Union européenne et de la France à travers le projet régional d’appui à la lutte contre la traite des personnes dans les pays du Golf de Guinée, multiplie les actions pour éradiquer la traite des personnes », a-t-il déclaré.
Une vue partielle des Opj bénéficiaires
Pour le secrétaire général adjoint du ministère de l’intérieur et de la sécurité publique, M. Adéloui Pascal, cette session de formation vient compléter les efforts du gouvernement pour le renforcement des capacités d’action des officiers de police judiciaire. La chargée à la coopération de l’ambassade de France, Mme Marie Veillon, a dans son intervention de circonstance, réaffirmé la disponibilité de son pays et de l’Union européenne à accompagner le Bénin dans la lutte contre la traite des personnes.
Il se tient depuis ce lundi 16 mai 2022 à Novotel de Cotonou, un atelier régional de renforcement des capacités en leadership des jeunes de l’Afrique de l’Ouest pour un plaidoyer éclairé sur les droits sexuels et reproductifs ( Sdsr). C’est une initiative de l’Organisation ouest africaine de la santé ( Ooas) avec à sa tête le directeur général Pr. Stanley Okolo. Les travaux de cet atelier qui prennent fin vendredi prochain s’inscrivent dans le cadre du Programme investir dans la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents de l’Ooas financé par la Fondation Bill et Milinda Gates.
Ghislain Gbènakpon
Ils sont une trentaine de jeunes et d’adolescents de 18 ans à 32 ans venus des 15 pays de la Cedeao qui bénéficient de cet atelier de renforcement de capacités dans le domaine du leadership et du plaidoyer pour les droits en santé sexuelle et reproductive. L’objectif du Programme investir dans la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents dans lequel il s’inscrit est de renforcer les engagements des pays en la matière.
Le directeur général de l’Ooas, Pr. Stanley Okolo
Il faut dire que selon l’Ooas, l’état des lieux de la santé sexuelle et reproductive des jeune de l’espace Cedeao n’est guère reluisant. En effet, on note une fécondité élevée associée au faible taux d’utilisation des méthodes contraceptives modernes. De plus, une importante proportion des adolescents entre 15 et 19 ans a commencé sa vie procréative. Pour cette tranche d’âge, le ratio de mortalité maternelle est demeuré élevé en dépit des efforts déployés. Par ailleurs, les avortements à risque demeurent un probleme de santé publique car ils représentent jusqu’à 15% des causes de décès maternels ( Oms 2015). Et même en l’absence de décès, les avortements à risque engendrent parfois des séquelles et des invalidités graves.
Une vue partielle de jeunes ouest africains en pleine formation
A la faveur d’une interview à la presse, le chargé de programme Dr. Clétus Adohinzin a soutenu qu’il s’agit d’une formation théorique et pratique pour renforcer les capacités des jeunes et des adolescents dans l’exercice de leurs droits en santé sexuelle. « Avec l’équipe de l’Ooas et les consultants, nous allons les accompagner à connaître leurs droits liés à leur santé sexuelle et reproductive. Nous avons plusieurs thématiques. Nous allons d’abord leur faire connaître l’Ooas, ensuite ils auront une présentation sur le dividende demographique avec donc une partie conceptuelle, et après nous allons rentrer dans la pratique », a-t-il expliqué.
Dr. Clétus Adohinzin, chargé de programme à l’Ooas
Dr. Clétus Adohinzin a fait observer qu’en plus de renforcement des capacités des jeunes et adolescents, cet atelier vise aussi à leur donner l’opportunité de pouvoir créer de resotage afin de s’entraider, échanger des expériences. Ils doivent unir leurs forces pour davantage d’engagement des États au profit des droits de la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents afin que la rencontre de Cotonou n’en soit pas une de plus.
Le ministre d’Etat Romuald Wadagni au lancement des travaux
La Societé financière internationale ( Ifc), membre du Groupe de la Banque Mondiale a organisé ce vendredi 13 mai 2022 à Novotel de Cotonou, un atelier de haut niveau sur le secteur privé au Benin Ifc day Bénin 2022. Les échanges ont connu la participation entre autres des représentants du gouvernement conduits par le ministre d’Etat chargé de l’économie et des finances, M. Romuald Wadagni, du vice-président régional d’Ifc pour l’Afrique, M. Sergio Pimenta, des directeurs régionaux d’Ifc en Afrique et du responsable pays Ifc M. Cyndo Obre, du responsable des opérations de la Banque Mondiale M. Atou Seck, et bien sûr des acteurs du secteur privé. Ils ont jeté ensemble les bases du renforcement du soutien de l’Ifc au secteur privé beninois notamment les Pme et Pmi .
Ghislain Gbènakpon
L’industrie, l’agrobusness, le logement, les services financiers numériques. Ce sont les secteurs dans lesquels l’Ifc qui a ouvert son bureau à Cotonou en octobre 2019 entend renforcer son soutien aux Pme et Pmi béninoises. « Il était important pour Ifc après l’ouverture du bureau pays d’organiser une rencontre qui permettrait au secteur privé de connaître la valeur des propositions que Ifc peut apporter mais aussi à Ifc de connaître les attentes de ce même secteur privé. Le moment a été choisi de réunir à la fois le gouvernement et le secteur privé, d’offrir cette plateforme de dialogue public-privé pour chercher les voies et moyens d’augmenter la valeur ajoutée que Ifc pourrait proposer au Bénin », a expliqué à la faveur d’une interview, le représentant pays Ifc M. Cyndo Obre au terme des travaux de l’atelier.
Une vue de famille des participants
Il faut dire que les participants se sont accordés pour reconnaître que les Pme et Pmi représentent 85 % du secteur privé. La problematique centrale de l’atelier était donc les voies et moyens par lesquels l’Ifc va davantage accroître son accompagnement aux Pme et Pmi du Bénin. Et l’une des premières pistes à identifier est comment elle va travailler éventuellement avec les banques locales pour mettre en place des lignes de crédit en vue de faciliter l’accès au financement à travers des mécanismes de garanti et de partage de portefeuille. « La forte présence de haut niveau des responsables de l’Ifc est la preuve de sa volonté affichée d’augmenter son intervention au Benin. Le secteur privé et le gouvernement du Bénin ont répondu présents. Nous avons eu de riches échanges. Nous avons pu identifier des axes de coopération qui nous restent à affiner avec un plan d’action beaucoup plus clair », s’est réjoui M. Cyndo Obre.
Le directeur de cabinet Agnidé Emmanuel Lawin lançant les travaux
L’hôtel Golden Tulipe de Cotonou a abrité du mardi 10 mai au jeudi 12 mai 2022, un atelier régional de formation sur le suivi et le rapportage des indicateurs Wassmo et Africasan Ngor dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. C’est une initiative du Conseil des ministres africains chargés de l’eau ( Amcow) regroupant les 55 pays de l’Ua au profit de ses points focaux de l’Afrique de l’ouest et du centrale. Les travaux lancés par le directeur de cabinet du ministère chargé de l’eau du Bénin M. Agnidé Emmanuel Lawin.
Ghislain Gbènakpon
Une vue de famille des participants
« Faire Maîtriser davantage au points focaux comment remplir les indicateurs dans le système Wassmo qui permet de collecter les données afin de montrer un tant soit peu au continent africain, comment est-ce que les progrès sont enregistrés et qu’est-ce qui reste à faire en terme de gestion des ressources en eau, d’assainissement et de l’hygiène ». Voilà ainsi décliné à la faveur d’une interview par M. Thomas Ephraim Banda, représentant du secrétaire exécutif de Amcow, le but de cet atelier régional sur le suivi et le rapportage des indicateurs Wassmo et Africasan Ngor dans le secteur de l’eau et de l’assainissement.
M. Thomas Ephraim Banda, représentant du Secrétaire exécutif de Amcow
Pour M. Patrice Lenmeni, responsable suivi-evaluation au niveau du secrétariat exécutif de Amcow, il s’agit aussi de faire comprendre aux pays la nécessité de renseigner ces indicateurs et pourquoi cet outil de Wassmo qui est une autoévaluation des pays est très importante pour les États et pour les politiques à venir en vue de l’amélioration de l’environnement de l’eau et de l’assainissement.
Pour un rapport 2022 de qualité
« A la fin de la formation, on va demander à nos pays de l’Afrique de l’ouest et du centre de commencer par mettre en place des mécanismes au niveau national pour pouvoir organiser des collectes et des reporting. On va leur donner jusqu’à deux mois et demi pour collecter les données au niveau national et les renseigner sur la plateforme. Jusqu’à mi juillet, ces pays auront le temps de renseigner les données jusqu’au 31 décembre 2020. Ce sont ces données qui vont nous aider à faire le rapport annuel 2022 », a annoncé M. Patrice Lenmeni.
M. Patrice Lenmeni, responsable suivi évaluation au niveau du secrétariat exécutif Amcow
Il faut dire que selon les chiffres du rapport 2021, seuls 38 pays sur les 55 pays membres de l’Amcow ont réussi à collecter les données et parmi eux, seul 70% a fait un travail de qualité. L’objectif de Amcow est d’enregistrer 45 pays avec au moins 75% de travail de qualité pour le rapport 2022. « Il est donc crucial pour les Etats de se pencher sur une collecte de données de qualité pour soumettre un rapport 2022 de qualité aux ministres chargés de l’eau, l’assainissement et de l’hygiène », a déclaré M. Thomas Ephraim Banda.
Une vue de participants…….en pleine formation
Pour sa part, le directeur de cabinet Agnidé Emmanuel Lawin au détour d’une interview dit espérer qu’avec cet atelier régional de formation, on est bien parti pour des collectes et rapportages d’indicateurs de qualité dans le secteur de l’eau et d’assainissement sur le continent.
« La multidisciplinarité au service de la recherche-developpement au Bénin ». Tel est le thème des 12 ème journées scientifiques du Centre béninois de la recherche scientifique et de l’innovation ( Cbrsi) qui se tiennent depuis ce lundi 9 mai 2022 à l’Isba de Cotonou. Elles connaissent la participation des chercheurs béninois et de leurs homologues venus de l’Afrique centrale et de l’Ouest. C’est le secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, M. Anselme Gomez qui a officiellement lancé les travaux qui prennent fin ce mercredi 11 mai.
Ghislain Gbènakpon
« Pendant trois jours, 147 communications scientifiques provenant de 139 communicateurs seront présentées par des chercheurs originaires du Bénin et de sept pays d’Afrique centrale et de l’Ouest. Ces communications portent sur les différentes thématiques qui fondent la préoccupation à terme de développement du gouvernement à travers le Pag 2021-2026 tels que l’agriculture et la sécurité alimentaire, la santé, l’énergie ». Ainsi s’exprimait dans son allocution de bienvenue, le directeur général du Cbrsi, le Pr. Marc Kpodékon pour mettre en relief, l’essentiel du menu de ces journées scientifiques, édition 2022 ainsi que leur pertinence.
Pour le secrétaire général du Mesrs, M. Anselme Gomez, cette 12 ème édition des journées scientifiques de la Cbrsi visent fondamentalement la promotion de la recherche scientifique et de l’innovation technologique mais également offre un creuset d’échanges entre chercheurs venus d’horizons divers. Elles participent, fait-il observer, de la logique de construire des évidences pour l’aide à la prise de décision techniquement bien pensée en ce qui concerne tous les secteurs du programme d’action du gouvernement. Les travaux ont démarré par une conférence inaugurale intitulée « L’interdisciplinarité dans la recherche scientifique et processus inclusif d’innovation technologique pour le développement : quel levier essentiel à actionner? ».
Les rideaux sont tombés ce samedi 7 mai 2022 sur le deuxième congrès de la Société béninoise de pneumologie ( Sobep) au palais des congrès de Cotonou. A la faveur d’une interview accordée à la rédaction au terme des assises, son président, le Pr. Gildas Agodokpessi a dressé un bilan globalement positif.
Ghislain Gbènakpon
« Au terme des deux jours, nous avons été beaucoup nourris scientifiquement. Nous avons eu de brillantes conférences, de brillantes communications et je pense qu’à la fin, chaque praticiens est sorti de cette rencontre en ayant bien reçu son dû. Nous pensons que nous allons continuer le travail. Et je peux vous rassurer que sur les aspects les plus consensuels de la prise en charge, il y a un certain nombre d’acquis qui vont permettre justement de mieux prendre en charge les populations. Il y a d’autres aspects qui vont dans le cadre de la recherche et sur ce plan, nous pensons avoir fait un grand pas. Nous avons également franchi un pas avec l’association des asmathiques que nous allons essayer de concrétiser les jours à venir. », a déclaré le Pr. Gildas Agodokpessi.
Intenses moments d’échanges
Pour le président de la Sobep, ça a été deux jours de moments intenses d’échanges entre les praticiens aussi bien les médecins non spécialistes que les spécialistes: « Nous avons échangé autour des problématiques de santé respiratoire. Nous avons parlé d’un certain nombre de maladies respiratoires comme l’asthme, nous avons également parlé des pneumopathies à Covid, de syndrome d’apnée du sommeil et de bien d’autres pathologies. Tous les praticiens présents ont présenté les résultats de leurs travaux basés essentiellement sur les activités de soins et de recherche qu’ils ont réalisées dans leurs différents services. Cela nous a permis de revoir un peu, et surtout de confronter les données que nous, on avait par rapport à la prise en charge qu’on donnait à nos patients, par rapport à ce qui est recommandé dans la littérature scientifique. Nous avons discuté assez intensément et au terme de ces deux jours, nous avons arrêté un certain nombre de recommandations à l’endroit des praticiens pour améliorer davantage la prise en charge de ces affections »
Il faut dire que l’un des temps forts de ce deuxième congrès a été la séance de sensibilisation sur l’asthme qui a connu une forte présence des patients mobilisés par l’association des asmathiques. « La deuxième moitié de la seconde journée a été consacrée à cette séance grand public où nous avons échangé avec les patients et leurs familles venus de partout sur les malades respiratoires notamment l’asthme. Cela nous a permis de déconstruire beaucoup d’idées préconçues », a soutenu le Pr. Gildas Agodokpessi.