Journée nationale de lutte contre la torture 2022: les doléances de l’Odhp au gouvernement

Le dépôt de gerbe

( Une campagne pour les libertés annoncée)

« Droits de l’homme et droits des peuples ». C’est sous ce thème que l’Organisation pour la défense des droits de l’homme et des peuples (Odhp) a célébré ce samedi 7 mai 2022, la journée nationale de lutte contre la torture en hommage aux héros et martyrs pour les libertés au Bénin. C’était à la bourse du travail à Cotonou sous la houlette du président de l’Odhp, Me Aboubakar Baparapé qui a annoncé une semaine de campagne pour les libertés sur toute l’étendue du territoire national.

Ghislain Gbènakpon

« La libération ici et maintenant de tous les détenus politiques avec Laurent Métognon et ses co-accusés en tête, jusqu’aux tout derniers après Réckya Madougou et Joël Aïvo, le retour des exilés politiques, l’abrogation de toutes les lois iniques, l’indemnisation des victimes de la répression, le jugement des tortionnaires et l’immortalisation des victimes de la période révolutionnaire au renouveau démocratique. » Voilà quelques unes des doléances faites au gouvernement par l’Odhp à l’occasion de la célébration du 7 mai, journée nationale de lutte contre la torture en hommage aux héros et martyrs pour les libertés au Bénin.

S’agissant particulièrement de l’immortalisation des victimes de la torture de la période révolutionnaire à l’ère du renouveau démocratique, l’Odhp rappelle des propositions concrètes tels les baptêmes de rue, d’édifices, de places publiques comme par exemple, le boulevard Luc Tognadja de l’Etoile rouge à Dantokpa, le Ceg Boniface Souatinky de Ségbana, le marché Sègla Kpomassi d’Azovè, le Ceg 1 Rémy Akpokpo Glele d’Abomey, Ceg Gbégamey Atchaka Parfait etc etc. En attendant la prise en compte de ces propositions, le président de l’Odhp Me Aboubakar Baparapé a procédé au dépôt de gerbe comme lors des éditions précédentes.

Dans son allocution de circonstances, Me Aboubakar Baparapé a annoncé l’organisation du 16 au 23 mai par l’Odhp d’une campagne pour les libertés intitulée une « semaine de liberté » sur toute l’étendue du territoire national.

2eme congrès de la Société béninoise de la pneumologie : Réflexion sur l’asthme et autres maladies chroniques en temps de Covid

Une vue de famille des participants

L’asthme et autres maladies chroniques en temps de Covid » C’est le thème du deuxième congrès de la Société béninoise de pneumologie ( Sobep) qui se tient depuis ce vendredi 6 mai 2022 au palais des congrès à Cotonou sous la houlette de son président, le Pr. Gildas Agodokpessi. Les travaux qui prennent fin ce samedi 7 mai ont été lancés par Mme Sybille Assavédo, directrice adjointe du cabinet du ministre de la santé.

Ghislain Gbènakpon

« Ce congrès vient à point nommé pour nous permettre de passer en revue notre pratique en la confortant aux données scientifiques nouvelle d’ici et d’ailleurs pour mieux armer les praticiens de notre pays ». Ainsi s’exprimait dans son discours de bienvenue, le Pr. Gildas Agodokpessi pour mettre en relief l’objectif de ce deuxième congrès de la Sobep. Pour le président de la Sobep, cela justifie le thème central choisi ainsi que d’autres sous thèmes portant sur l’asthme de l’adulte et de l’enfant, les pneumopathies aiguës à Covid-19 et chroniques et le syndrome d’apnée du sommeil.

Le pdt de la Sobep, Pr. Gildas Agodokpessi

Il ressort de son intervention que la Sobep, société apolitique à but non lucratif a pour objet de créer, de développer et de favoriser l’échange de connaissances entre praticiens aux fins de l’amélioration de la prise en charge des pathologies respiratoires au Bénin. Et c’est dans un souci de mobilisation et de sensibilisation de la communauté que le deuxième congrès de la Sobep est couplé avec la commémoration de la journée mondiale de l’asthme, édition 2022.

Plusieurs communications sont inscrites au programme des assises. En lançant les travaux de ce deuxième congrès, la directrice adjointe du cabinet du ministre de la santé, Mme Sybille Assavédo a encouragé la Sobep à redoubler d’ardeur dans la lutte contre les maladies respiratoires par des initiatives porteuses et efficaces.

Congo-Enrôlement : Brice Dimitri Bayendissa sur le terrain pour mobiliser les indécis de Tié Tié 2 à Pointe-Noire

Brice Dimitri Bayendissa en pleine sensibilisation pour l’enrôlement

Brice Dimitri Bayendissa, candidat investi du parti congolais du travail (PCT), dans la 2ème circonscription électorale de Tié Tié, à Pointe-Noire, a entrepris, ce jeudi 5 mai 2022, une descente dans les différents quartiers de cette entité administrative, pour sensibiliser et mobiliser les hommes et femmes en âge de voter qui hésitaient d’aller se faire enrôler sur les listes électorales.

La rédaction

Lancée le 4 avril dernier, la campagne nationale de révision des listes électorales, en vue de la tenue en juillet prochain des élections législatives couplées aux locales, prend fin ce jeudi 5 mai 2022. Afin de mobiliser l’électorat de cette circonscription les équipes du candidat du PCT dans cette 2ème circonscription avaient, un mois durant, fait le porte-à-porte pour sensibiliser et mobiliser les populations d’aller accomplir ce premier acte, en se faisant enrôler, question de disposer d’une carte d’électeur pour participer au vote des députés et conseillers municipaux.
Pour accompagner cette dynamique et s’attaquer à ceux qui hésitaient de se faire inscrire, Brice Dimitri Bayendissa a pris le bâton du pèlerin. En ce jour de clôture de l’opération de révision des listes électorales, le député sortant et candidat investi du PCT dans Tié Tié 2, a apporté le message selon lequel « voter est devoir citoyen ». Pour accomplir ce devoir civique, pouvait déclarer Brice Dimitri Bayendissa, « toute personne ayant atteint la majorité, c’est-à-dire l’âge de 18 ans, devrait hâter les pas pour se faire inscrire sur les listes électorales. »
Brice Dimitri Bayendissa n’a pas manqué d’ajouter qu’il est, aussi, « du devoir de chaque citoyen de se rapprocher des autorités compétentes pour signales tous les cas de décès et de changements de domiciles de certaines personnes figurant sur les listes électorales matrices affichées. »

Dans cette ronde de sensibilisation Brice Dimitri Bayendissa et sa suite ont parcouru les quartiers 317, 316, 314, 313, bref, tous les quartiers de la circonscription ont été visités et mobilisés à cette fin.

En sa qualité d’élu national, Brice Dimitri Bayendissa a mis à profit, également, cette descente pour avoir une idée sur l’ensemble des opérations d’ajouts et de retranchements d’électeurs réalisé dans sa circonscription électorale. C’est ainsi, par exemple, au quartier 317, il a pu constater l’enrôlement de 796 et le retranchement de 16. Par ailleurs le quartier 316, il y a eu 700 nouveaux inscrits et 53 retranchements. La même tendance a été observée dans d’autres quartiers de cette partie de la ville océane.

Au terme de cette descente, Brice Dimitri Bayendissa a exprimé toute sa satisfaction quant à l’adhésion des populations à cette opération de révision extraordinaire des listes électorales. En conséquence a salué l’engouement et le civisme de ceux qui, en juillet prochain, vont accomplir l’acte de voter.

Gestion des inondations et de la sécheresse dans l’Abv : Gérard Zongo expose les initiatives au Burkina Faso

M. Gérard Zongo, Représentant de la structure focale nationale de l’Abv au Burkina Faso

Au sein de la délégation du Burkina Faso à l’atelier régional de validation de la revue des politiques, programmes, plans et directives de gestion des inondations et de la sécheresse dans les pays de l’Autorité du bassin de la Volta ( Abv) à Cotonou du 4 mai au 6 mai 2022, il y a le représentant de la direction générale des ressources en eau, structure focale nationale. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, M. Gérard Zongo, chef service informations, études pour la promotion et la recherche sur l’eau, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a, entre autres, levé le voile sur l’état des lieux des inondations et de la sécheresse au Burkina Faso et les principales initiatives prises pour y faire face. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.

Cause Commune : Qu’est-ce qui justifie concrètement votre présence à Cotonou?

M. Gérard Zongo : Nous sommes à Cotonou dans de cadre d’une étude sur la sécheresse et les inondations dans le bassin de la Volta. Donc, nous sommes venus pour la validation d’un document produit par un consultant national qui a fait la synthèse de toutes les études sur les six pays de l’Autorité du bassin de la Volta en ce qui concerne la gestion de l’inondation et de la sécheresse.

Quel est l’état des lieux des inondations et de la sécheresse au Burkina Faso ?

Il faut reconnaître que pendant les années 70, il y a eu une grande sécheresse au Burkina Faso. Cela a continué en 2014 et en 2019, il y a une grande inondation dans la ville de Ouagadougou causée par la construction anarchique de la ville parce qu’il y a avait un problème d’assainissement. Ce n’était donc pas une inondation causée par le fleuve en tant que telle. C’est le fait de mal construire; certains ont construit sur le lit des cours d’eau. Donc c’est dans ce cadre qu’il y a eu des inondations. Maintenant, les décideurs ont décidé de prendre ce volet en main pour qu’il n’y ait plus ce genre d’inondation dans le pays. Effectivement, en dehors de Ouagadougou où il y a eu des inondations en 2019, il y a une localité à l’ouest du Burkina qu’on appelle Bama où les inondations sont récurrentes. La semaine surpassée, nous avons eu à remettre un certain nombre d’équipements au niveau de la météo à l’endroit des riverains. Ces équipements nous permettront de faire des prévisions sur les inondations. En dehors des équipements sur la météo, il y aura un équipement sur l’hydrologie; puisque la météo prévoit des pluies, mais au niveau de la surface, c’est l’hydrologie qui doit s’occuper de l’eau qui coule pour donner l’alerte lorsqu’elle atteint certains niveaux,

Quelles sont les attentes du Burkina à ces assises de Cotonou ?

Nous sommes venus pour la validation de ce document. Et nous cherchons des financements pour les activités de lutte contre les inondations et la sécheresse.

Votre mot de fin

Que les bailleurs de fonds continuent de nous financer pour qu’on puisse lutter contre ces phénomènes. C’est vrai qu’il faut compter sur soi même. Mais maintenant du moment qu’actuellement, on est dans un pays où l’insécurité règne, il faudrait que l’on puisse être résilient et que ces bailleurs de fonds, au vu de tout ça, puissent nous aider à accompagner les populations qui sont dans les zones vulnérables.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Coopération : le Congo va bénéficier de l’expertise du Kenya dans la formation des formateurs techniques

Le ministre Thierry Ghislain Maguessa Ebome et son hôte Margaret Wanda Mwakima

Thierry Ghislain Maguessa Ebome, ministre congolais de l’enseignement technique et professionnel a eu des échanges, ce mercredi 4 mai 2022, à son cabinet de travail, avec Margaret WANDA MWAKIMA, Secrétaire principale du département d’Etat de l’enseignement technique et professionnel près le ministère Kényan de l’éducation nationale. Au menu des discussions l’expertise que le Kenya entend mettre à la disposition du Congo dans le domaine de la formation des formateurs.

La rédaction

La délégation kenyane est venue dire au ministre Thierry Ghislain Maguessa Ebome sa volonté d’apporter expertise du Kenya pour booster davantage le secteur de la formation technique. La partie kényane voudrait accompagner le Congo dans le domaine technique et professionnel, la formation des formateurs. Il est prioritairement question de rendre opérationnelle l’institut d’Oyo. « il s’agit d’une formation portant sur le renforcement des capacités des formateurs et des professionnels qui vont travailler notamment au sein de l’institut technologique d’Oyo », a soutenu la cheffe de la délégation, Margaret WANDA MWAKIMA, qui n’a pas manqué de signaler que son pays, le Kenya est très avancé dans ce secteur.

De ce point de vue, le Kenya peut aider le Congo, principalement dans le domaine de l’assurance qualité, dans le développement des normes à respecter, la qualification des programmes de formation technique. » Pouvait-elle ajouter avant de déduire « Donc, nous voulons arriver à un point où nous allons parler d’une mobilité technique, où nous pouvons toujours nous entraider pour que nos deux pays deviennent des économies manufacturées et industrialisées. »

Une vue des échanges au cabinet ministériel

Les principaux axes de coopération retenus sont, entre autres l’implication du Kenya dans l’équipement et l’élaboration des curricula de formation du prochain institut technologique d’Oyo, la formation des formateurs congolais, la mobilité des auditeurs de l’institut technologique d’Oyo vers les instituts kenyans.

Dans le cheminement vers la concrétisation de cette dynamique portant sur la formation du capital humain nécessaire au développement du Congo, les deux parties devraient formaliser cette volonté à travers un accord spécifique avant le mois de juin prochain.

Dans le but de toucher du doigt la réalité de l’institut technologique d’Oyo, la délégation kényane a mis le cap sur cette localité, située à près de 400km, au Nord de la République du Congo. A travers cette démarche, les deux parties cheminent vers la traduction en acte de l’ambition affichée et partagée des présidents Uhuru Kenyatta, de la République du Kenya et Denis Sassou-N’Guesso, de la République du Congo, en matière de l’enseignement technique et professionnel.

Assemblée générale du Reshaoc à Cotonou : Le défi de la présidente élue Kébé Khadidiatou Saar

Mme Béké Khadidiatou Saar, nouvelle pdte élue du Reshaoc

( Satisfecit pour le Bénin et le Pr. Gnonlonfoun)

Au terme de la retraite d’élaboration de son plan stratégique et opérationnel 2022-2024 les 28 et 29 avril 2022 à Bénin Royal hôtel de Cotonou, le Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan indien et des Caraïbes ( Reshaoc) était en assemblée générale de renouvellement de ses instances. A l’issue des travaux, Mme Kébé Khadidiatou Saar, directrice du Centre Hospitalier Régional El Hadji Ibrahima Niass ( Chrein ) de Kaolack au Sénégal est plébiscitée à la présidence du réseau pour les trois prochaines années. Et du coup, c’est son pays qui va accueillir la prochaine rencontre biennale. A la faveur d’une interview à la presse, elle a assuré que le Sénégal va relever avec brio le défi avant de décerner un satisfecit au secrétaire exécutif du Reshaoc, le Pr. Dieudonné Gnonlonfoun pour la réussite de l’organisation.

Ghislain Gbènakpon

« C’est d’abord un honneur qui est affiché et des remerciements à mes collègues, à mes pairs pour m’avoir choisie et au delà de ma personne, d’avoir choisi le Sénégal. Le Sénégal qui dans le cadre de la relance des activités doit porter le flambeau en organisant en 2023 la rencontre biennale qui aura pour thème, la démarche qualité, l’accréditation des hôpitaux du Reshaoc et le processus de gestion de l’ensemble des risques au niveau de l’hôpital. C’est un thème majeur que le Reshaoc a choisi depuis Marrakech 2018 et nous pensons que Dakar sera encore sur le toit de l’Afrique en organisant cette dernière », a déclaré Mme Kébé Khadidiatou Saar à la rédaction pour ses premières impressions après son élection à la présidence du Reshaoc.

Une vue des travaux de l’Assemblée générale

Pour celle qui est désormais le visage du Reshaoc, l’organisation de la prochaine rencontre biénale est un défi que le Sénégal va pouvoir relever. « C’est un grand défi. Mais le Sénégal est un pays qui a l’habitude, la tradition d’organiser de grands événements et nous n’avons pas peur parce que nous avons le soutien du ministère de la santé et des actions sociales et nous aurons le soutien de la plus haute autorité du pays, en l’occurrence le président Macky Sall qui a pour chantier principal, des soins de qualité aux populations et nous pensons que ce sera un grand événement », a-t-elle déclaré.

Satisfecit pour le Pr. Dieudonné Gnonlonfoun

Dans ses échanges avec la presse, la présidente Kébé Khadidiatou Saar a tenu à féliciter pour la bonne organisation des assises de Cotonou, le secrétariat exécutif avec à sa tête, le Pr. Dieudonné Gnonlonfoun, directeur général du Cnhu-Hkm de Cotonou qui abrite le siège du Reshaoc: « Nous remercions notre pays d’accueil qui est le Bénin. Le secrétariat exécutif est au Bénin et à chaque fois que nous venons ici, nous nous considérons comme dans notre pays. Donc nous rendons hommage au Pr. Dieudonné Gnonlonfoun qui est le secrétaire exécutif et à l’ensemble de son équipe ».

Pr. Dieudonné Gnonlonfoun, secrétaire exécutif du Reshaoc

Il faut dire que cette assemblée générale a été aussi l’occasion pour le secrétaire exécutif du Reshaoc de présenter son rapport d’activité. Et celui-ci a été adopté par acclamation par l’Ag qui a décerné un satisfecit général au Pr. Dieudonné Gnonlonfoun. L’adhésion de nouveaux membres a été aussi prononcée.

.

Appel du 1er mai 2022 : Noël Chadaré invite les travailleurs à rester mobilisés

M. Noël Chadaré, Sg/Cosi-Bénin

Face à la morosité ambiante, le secrétaire général de la Cosi-Bénin exhorte les travailleurs à rester mobilisés pour la satisfaction de leurs différentes revendications. C’est un appel que M. Noël Chadaré a lancé à la faveur d’une interview à la presse à l’occasion de la célébration du 1er mai, édition 2022.

Ghislain Gbènakpon

« Mon message aux travailleurs est qu’ils restent mobilisés parce qu’ils fêtent le 1er mai dans la morosité. Leurs conditions de vie et de travail ne sont guère reluisantes. Il faut qu’ils restent mobilisés pour arracher ce qui leur revient. On nous a annoncé une revalorisation hypothétique qui tarde à venir. Les travailleurs doivent donc se tenir prêts pour des actions si cela s’avère nécessaires ». C’est ainsi que s’est exprimé face à la presse, le Sg Noël Chadaré pour son message du 1er mai aux travailleurs.

Le secrétaire général de la Cosi-Bénin a soutenu que la situation des travailleurs s’est dégradée depuis l’avènement du pourvori Talon en 2016. « A son arrivée, il n’a augmenté aucun copeck sur le salaire des travailleurs. Mais bien au contraire, on a vu que les salaires des travailleurs de la fonction publique ont connu une diminution avec deux réformes à savoir la réforme sur les pensions qui a fait baisser les salaires des travailleurs du secteur public et la loi portant code général des impôts qui a fait partir l’Ipts pour installer l’Its qui ne prend pas en compte dans le calcul des impôts les charges familiales. Tout ceci fait que les travailleurs vivent difficilement. Il y a aussi les taxes et impôts créés par ci par là qui ont aussi réduit le pouvoir d’achat des travailleurs. Ils font face à l’augmentation vertigineuse des prix des produits de première nécessité. Donc le tableau est noir pour les travailleurs », a déclaré le Sg Noël Chadaré.

1er mai 2022: Le Syntrad en croisade contre la violence et le harcèlement sexuel dans le monde du travail domestique

Le Sg Noël Chadaré lançant les travaux avec à ses côtés, le Sg/Syntrad Amavi Dégué

« Violence et harcèlement sexuel dans le monde du travail domestique au Bénin : état des lieux et perspectives ». Voilà le thème de la causerie-débat que le Syndicat national des travailleuses et travailleurs domestiques du Bénin ( Syntrad) a organisée au profit de ses militantes et militants ce dimanche 1er mai à l’occasion de la célébration de la fête internationale des travailleurs, édition 2022. C’était à la bourse de travail à Cotonou sous la houlette de son secrétaire général M. Amavi Dégué. Cette causerie-débat a été officiellement lancée par Noël Chadaré, secrétaire général de la Cosi, la confédération d’affiliation.

Ghislain Gbènakpon

Qu’est-ce que c’est la violence ? Le harcèlement sexuel ? Comment se manifeste-t-il? Quelles sont les différentes modalités ou pratiques observées ? Quelle sont les textes de loi qui traitent du fléau et régissent la répression?. C’est la problématique abordée par la communication sur le thème de la causerie-débat présentée aux militantes et militants du Syntrad.

Des militantes et militants du Syntrad

Il faut dire que celle-ci a été participative et leur a permis de cerner les différents contours des concepts de violence et de harcèlement sexuel. Au sortir de cette causerie-débat, les militantes et militants du Syntrad connaissent mieux leurs droits et comment les défendre face à la problématique de la violence et du harcèlement sexuel sur les travailleuses et travailleurs domestiques.

Soutiens aux travailleurs domestiques

Dans son allocution, le secrétaire général du Syntrad a fait observer que les travailleuses et travailleurs domestiques sont les premières victimes et les proies faciles des employeurs pervers en matière de violence et de harcèlement sexuel dans le monde du travail. Il n’a pas manqué de donner des conseils aux militantes et militants avant de les assurer de l’engagement du Syntrad à toujours les soutenir en cas de besoin.  » C’est fort de ces conseils et persuadés que nous allons continuer la sensibilisation pour vous ôter des griffes de ces employeurs pervers et prédateurs que nous vous rassurons de notre indéfectible soutien et de l’engagement de votre organisation syndicale à enrayer ce fléau dévastateur de la dignité et de la bonne conscience. », a déclaré le Sg Amavi Dégué.

Le Sg/Syntrad Amavi Dégué

En lançant les travaux, le secrétaire général de la Cosi, Noël Chadaré a aussi réaffirmé l’engagement de la confédération à défendre les droits des travailleuses et travailleurs domestiques du Syntrad. Il en est ainsi par exemple du relèvement annoncé du Smig à 52000 Fcfa d’ici janvier 2023 et leur déclaration à la Cnss pour des droits de retraite.

Marche contre la faim, la cherté de la vie et autres : La Cstb toujours déterminée à porter et à défendre les revendications des travailleurs

Le Sg Nagnini Kassa-Mampo à la tête de la marche de la Cstb du 1er mai

Elle portera et défendra toujours et partout les revendications des travailleurs. Voilà ce que la Cstb veut qu’on retienne de la célébration du 1er mai 2022 à l’occasion de laquelle, elle a organisé hier sous la houlette du Sg Kassa Mampo, une marche contre la faim, la cherté de la vie et autres, de l’étoile rouge à la bourse du travail à Cotonou, avec pour thème : »Travailleur, poursuis ton combat contre la faim, la précarité, le chômage, la privation des libertés et l’insécurité, induis par l’exécution du pacte colonial au Bénin, pour une gouvernance patriotique et de probité ».

Ghislain Gbènakpon

« Nous marchons pour manifester que nous avons faim, nous voulons manger. Nous voulons satisfaire nos besoins. Nous voulons que nos enfants aillent à l’école. Nous voulons nous soigner si nous sommes malades. Nous voulons être libres de parler. Nous voulons la sécurité dans notre pays. Non au Djihadisme. Nous voulons que notre pays se développe et que la France nous colle la paix. Nous voulons que le président Talon et son gouvernement écoutent le peuple, écoutent les politiques, écoutent les travailleurs, les religieux, tout le peuple ». C’est un peu en ces termes que s’exprimait dans son intervention de lancement de la marche à l’étoile rouge, le Sg Nagnini Kassa-Mampo.

Dans son message à la bourse du travail, le secrétaire général de la Cstb, après avoir passé en revue les conséquences néfastes de la pandémie de la Covid-19 sur la vie des travailleurs, a peint un tableau très peu reluisant de la situation que vit la classe ouvrière au Bénin. Plusieurs revendications non satisfaites des travailleurs, soutient-il, ne leur permettent pas d’avoir le sommeil. On retient, entre autres, la revalorisation substantielle des salaires avec un taux de 60% pour le smig, le paiement des rappels, la suppression des taxes et impôts injustes et diminution des autres comme par exemple les taxes de pont péage et pesage doublé, l’arrêt de la précarisation de l’emploi, la libération des travailleurs arbitrairement emprisonnés comme Laurent Métognon, la satisfaction des revendications des hommes en uniforme-militaires et paramilitaires-frappés par plusieurs actes d’injustice et la prise en charge de tous les retraités de la Cnss.

« Au total, nous devons retenir une seule chose au cours de cette célébration : la Cstb portera et défendra toujours et partout vos revendications. Mais si vous ne vous battez pas, vous n’aurez aucune satisfaction. Vous en avez déjà des preuves. Seule la lutte paie ! », a déclaré le Sg Kassa-Mampo a l’adresse des travailleurs qui se sont fortement mobilisés pour cette marche du 1er mai avec laquelle ils ont renoué après deux années de perturbations dûes à la pandémie de la Covid-19. Il n’a pas manqué de soupçonner et de dénoncer une tentative de la mairie de Cotonou d’empêcher sa tenue effective.

8 mars et journée de l’Uita 2022: L’Uita-Bénin sensibilise sur l’égalité au travail et les performances des Csst

La tribune à l’ouverture des travaux

« L’égalité pour un environnement de travail sûr et une planète durable » et « Fonctionnalité et performances des Csst dans les entreprises : cas des grandes entreprises, petites et moyennes entreprises ». C’est sous ces deux thèmes que l’Uita-Bénin a célébré en différé ce vendredi 29 avril 2022 à l’hôtel de la bourse du travail à Cotonou respectivement la journée internationale des droits de la femme du 8 mars et la journée de l’Uita. Les travaux ont été lancés officiellement par le coordonnateur adjoint du Comité national des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Conasyb-Uita), M. Siméon Dossou. Il avait à ses côtés, entre autres, la présidente du Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Cofesyb-Uita), Mme Nouratou Gambia.

Ghislain Gbènakpon

« La mobilisation des travailleurs et travailleuses pour promouvoir la non discrimination et l’égalité ainsi que les performances des Csst sur les lieux de travail ». Voilà ainsi déclinés par Mme Nouratou Gambia dans son allocution de bienvenue, des objectifs de la célébration en différé de la journée internationale des droits de la femme et la journée de l’Uita, édition 2022.

Elle a fait observer que l’institutionnalisation de la journée dédiée à la femme tient du souci de se pencher sur les problématiques majeures qui entraînent la violation de ses droits et par ricochet freinent son plein épanouissement. « C’est donc une journée de réflexion, d’évaluation des initiatives prises en faveur de l’amélioration de son statut en vue d’une plus grande efficacité. », a soutenu la présidente du Cofesyb-Uita.

Communications et débats

Les responsables des syndicats de base de l’Uita-Bénin venus de tous les départements ont eu droit à des communications sur les deux thèmes de cette double célébration en différé suivies de débats qui ont permis aux participants de bien s’imprégner des différents enjeux liés à la promotion des droits de la femme et celle de la performance des Csst dans les grandes entreprises et les petites et moyennes entreprises.

Une vue partielle …
… des participants.

Dans son allocution de lancement des travaux, le coordonnateur adjoint de l’Uita-Bénin a fait ressortir le caractère transversal des deux thèmes et leur pertinence. « Il faut dire que lorsque nous parlons d’environnement de travail sûr, nous ne pouvons parler que des questions d’environnement dans les entreprises. Et lorsqu’on parle de l’environnement d’entreprise, il est aussi question de la santé et sécurité au travail. Et l’un des objectifs de l’Uita est de promouvoir l’égalité. Ce qui implique aussi la prise en compte des spécificités des femmes dans les questions de santé et sécurité au travail », a expliqué M. Siméon Dossou. Il faut dire que la journée a pris fin avec des échanges sur la participation des affiliés aux activités de l’Uita-Bénin.