Projet PME de la Banque Mondiale: Les acteurs de passation des marchés publics renforcent leurs capacités

Une vue de famille des participants

Les acteurs de la chaîne de passation des marchés publics du projet Partenariat Mondial pour l’Education phase 3 ( Pme 3) suivent depuis ce lundi 4 avril 2022 à l’hôtel Golden Tulipe de Cotonou, une formation de renforcement de leurs capacités pour sa mise en œuvre efficace et efficiente. C’est le chef de file des ministères sectoriels de l’éducation au Bénin, M. Salimane Karimou des enseignements maternel et primaire qui a officiellement lancé ladite formation qui dure trois semaines. Il avait à ses côtés le chef programme éducation de la Banque Mondiale, M. Yacinthe Gbayé et M. Aminou Mamam, représentant du ministre État, chargé de l’économie et des finances.

Ghislain Gbènakpon

« Outiller les différents acteurs intervenant dans la chaîne de passation et de contrôle des marchés publics de rudiments nécessaires pour la maîtrise des directives et des procédures de passation des marchés publics de la Banque Mondiale en générale et en particulier les politiques qui régissent la passation des marchés de fournitures, des travaux et des services ». Voilà selon M. Aminou Mamam, représentant du ministre d’Etat chargé de l’économie et des finances, l’objectif principal de cette session de formation organisée à l’intention des acteurs de la chaîne de passation de marchés public.

Il s’agit notamment les directeurs techniques et départementaux de contrôle des marchés publics, les délégués de contrôle des marchés publics auprès des ministères et institutions et les cadres spécialistes de passation de marchés publics à la direction nationale de contrôle des marchés publics, et autres institutions nationales impliquées dans la mise en œuvre du projet Pme de la Banque Mondiale.

Une formation au contenu conséquent

Dans son intervention, le chargé de programme, secteur éducation à la Banque Mondiale, M. Yacinthe Gbayé a fait observer que l’optimisation des ressources, l’économie, l’intégrité, l’adaptation au besoin, l’efficacité, la transparence et l’équité sont les principes de base de passation de marchés de l’institution financière.

Seulement voilà, le ministre des enseignants matériel et primaire a dans son allocution d’ouverture, évoqué des dysfonctionnements persistants dans la chaîne de passation des marchés du Pme dont, entre autres, des délais relativement longs lors des travaux de dépouillement, d’évaluation des offres, d’attribution des marchés et de signature des contrats, des marchés relevant du seuil de passation parfois bloqués du fait des questions d’incompréhension ou simplement des erreurs de jugement.

La tribune officielle au lancement de la formation

C’est pourquoi, le ministre Salimane Karimou se réjouit de ce que les participants à la formation vont jusqu’au 22 avril, renforcer leurs capacités sur les notions relatives aux problèmes systémiques en passation des marchés publics, aux méthodes de sélection agréés et les critères d’évaluation, aux revues préalables et à posteriori des marchés publics, les aspects de gouvernance et diverses dispositions du règlement de passation de marchés publics.

Enjeux géostratégiques mondiaux et devenir des réfugiés : Le Rejan initie une causerie-débat sur la problématique

Une vue de famille des participants

« Les grands enjeux géopolitiques mondiaux et le devenir des réfugiés ». C’est le thème de la causerie-débat organisée ce jeudi 31 mars 2022 par le Réseau des journalistes spécialisés sur les questions d’apatridie et de nationalité ( Rejan) au profit de ses membres. Elle s’est tenue à la maison des médias de Cotonou sous la houlette de sa présidente Marie-Louise Bidias.

Ghislain Gbènakpon

Echanger sur les enjeux actuels du monde notamment la situation des réfugiés en lien avec la crise russo-ukrainienne. C’est tout l’objectif de la causerie-débat organisée par le Rejan. Deux thématiques ont fait l’objet de communications suivies de débats. La première intitulée « les grands enjeux géostratégiques mondiaux » a été présentée par M. René Adénéyi, président de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) au Bénin et M. Héribert Label Adjovi, président du caucus panafricain des journalistes.

Une vue du premier panel

Dans son exposé, le président de l’Odem a identifié, entre autres, comme enjeux géopolitiques mondiaux, l’instabilité et la peur dans le monde , le terrorisme, les conflits armés entre pays et notamment celui en cours, le conflit russo-ukrainien, la covid-19 et les changements climatiques. Pour M. René Adénéyi, ce sont autant de facteurs qui créent beaucoup de réfugiés ou rendent plus difficiles leurs conditions de vie.

Une vue partielle ….
…des participants.

Pour sa part, Héribert Label Adjovi, après avoir fait observer que la géostratégie va de pair avec la géo spiritualité, a identifiée, entre autres comme enjeux, la gouvernance mondiale, la famine dont sont victimes 881 personnes à travers le monde, l’accès à l’eau pour tous.

Le devenir des réfugiés

La deuxième thématique de la causerie-débat a abordé le devenir des réfugiés avec en toile de fond, le conflit russo-ukrainien. Dans sa communication, Issa Adamou Osséni, juriste officiant à la clinique légale d’Amnesty International a dans un premier temps rappelé au professionnels des médias, la définition du réfugié et ses contours aux termes de l’article 1 de la convention de Genève sur le statut du réfugié. Ensuite il a relevé qu’il est fait obligation aux États d’adopter une politique de protection des réfugiés en toutes circonstances.

Le second panel

Il ressort des communications et débats que les gouvernants doivent beaucoup se pencher sur les impacts négatifs de ces différents enjeux géopolitiques sur la vie des réfugiés. Les journalistes aussi doivent jouer leurs partitions en mettant leurs plumes au service de la dénonciation des conditions souvent inhumaines des réfugiés. La présidente du Rejan, Mairie Louise Bidias s’est réjoui du grand intérêt que les journalistes ont accordé à cette causerie-débat et a annoncé que d’autres initiatives du genre seront prises au niveau du réseau. Elle n’a pas manqué de remercier Amnesty International Bénin pour son soutien constant.

West Coast Group de la Croix-Rouge : Les principaux chantiers du nouveau président élu Mathias Agoligan Avoha

M. Mathias Agoligan Avoha, nouveau président élu du West Coast Group

Du changement à la tête du West Coast Group composé des sociétés nationales de la Croix-Rouge de la Côte Ouest et du Littoral. Au terme des travaux de sa 9ème Réunion du 30 au 31 mars 2022 à Cotonou, le président national de la Croix-Rouge béninoise est porté à la tête de la Groupe. A la faveur d’une interview accordée à la presse, M. Mathias Agoligan Avoha, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a levé le voile, entre autres, sur ses principaux chantiers. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.

Cause Commune : La Croix-Rouge béninoise vient d’être honorée après votre élection à la tête du West Coast Group. Quelles sont vos impressions ?

Mathias Agoligan Avoha : C’est une impression de satisfaction parce que nos mérites ont été reconnus par les sociétés nationales de la sous région que nous appelons West Coast Group. Ça fait 7 pays de l’Afrique de l’ouest que je dirige désormais, du Nigeria au Liberia en passant par le Bénin, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire et la Sierra Leone.

Cette brillante élection implique pour vous un véritable challenge. Quels sont vos défis ou principaux chantiers pour cette mandature ?

J’ai quatre principaux défis à relever. D’abord, c’est de travailler à encourager les sociétés nationales du groupe à coopérer, à travailler ensemble. Cela est très important. On ne doit plus aller en rangs dispersés. Il y a beaucoup de projets que nous pouvons mener ensemble pour le bien-être de chaque volontaire, de chaque société nationale et pour le groupe tout entier. Le second défi, c’est de réfléchir à trouver des stratégies qui vont nous permettre de renforcer les capacités de ces sociétés nationales. C’est des sociétés nationales qui ont pour la plupart chacune ses problèmes. C’est soit un manque de projet générateur de revenus, soit des crises institutionnelles, des crises financières. C’est des sociétés nationales qui ont connu des catastrophes et pour une raison ou une autre ne sont pas soutenues; c’est des sociétés nationales qui ne bénéficient pas forcément de subventions de leurs gouvernements. Le troisième challenge pour moi, c’est d’indiquer les directives pour une cohésion des actions de la fédération sur le terrain. Et le dernier challenge, c’est promouvoir l’accès à la communication nécessaire sur les politiques de chaque société nationale et du West Coast Group en général. Tout ce que chaque société nationale fait part toujours des directives de la fédération ou les politiques qu’elle-même se donne. Il faut qu’on respecte cette politique, qu’on marche selon cette politique. Je pense que comme cela, nous allons mener à bien notre mandat et le finir en beauté.

Un appel à la communauté des acteurs de la Croix-Rouge en guise de mot de fin.

Aux acteurs de la Croix-Rouge, je veux simplement dire qu’il n’y a pas de découragement à avoir. Je les incite au courage, à la persévérance, au travail bien fait sans forcément s’attendre à une rémunération quelconque. Il faut qu’ils foncent. C’est un engagement que nous avons pris. Notre mission, c’est de prévenir et de soulager les souffrances humaines. Et c’est sans contrepartie. Donc, lançons nous; même s’il nous manque des moyens aujourd’hui, d’ici là avec l’aide de chacun et de la communauté, nous aurons les moyens de nos actions. Il n’y a aucun problème. Continuez de travailler, ça paie toujours. Même si les hommes n’arrivent pas à le reconnaître, Dieu le reconnaît tôt ou tard. C’est là toute la satisfaction du volontaire et des membres de la Croix-Rouge en général; la fierté de porter assistance à l’autre.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Une de famille des participants de la 9eme Réunion du West Coast Group à Cotonou

Synergie d’actions à la Côte Ouest et dans le Littoral : 9eme Réunion des sociétés nationales de la Croix Rouge à Cotonou

Une vue de famille des participants

Il se tient depuis ce mercredi 30 mars 2022 à l’hôtel Golden Tulipe de Cotonou, la 9eme réunion des sociétés nationales ( Sn) de la Croix Rouge de la Côte Ouest et du Littoral ( West Coast Groups). Les travaux qui prennent fin ce jeudi se déroulent sous la houlette du président du West Coast Group, chair Anani Bolaji. On note la participation des délégations du Comité international de la Croix Rouge ( Cicr ) et de la Fédération internationale de la Croix rouge et du croissant rouge ( Ficr ).

Ghislain Gbènakpon

Bénin, Nigeria, Sierra Leone, Côte d’Ivoire, Ghana, Libéria, Togo. Ce sont là les pays dont les sociétés nationales de la Croix rouge sont en session à Cotonou. Ces assises vont déboucher sur de grandes décisions dans le cadre des stratégies de développement des capacités des Sn de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge de la sous-région du West Coast Group.

La tribune officielle à l’ouverture des travaux
Des participants aux travaux

Dans son allocution de bienvenue, le président de la Croix Rouge béninoise ( Crb) a fait observer qu’elles ont lieu dans un contexte sécuritaire de la sous-région impliquant des mouvements migratoires pour lesquels une réponse adéquate et appropriée et même intégrée s’impose. « Cette 9ème session de notre groupe se tient dans un contexte marqué par un environnement de plus en plus exigeant en termes de qualité de nos interventions, de crédibilité de nos organisations prises individuellement mais aussi collectivement ; environnement aussi exigeant à cause de l’amenuisement des ressources face à des besoins humanitaires de plus en plus croissants », a déclaré M. Mathias Agoligan Avoha.

Le président de la Croix Rouge béninoise n’a pas manqué de rappeler que les priorités du Mouvement de la Croix-Rouge consistent à sauver des vies, préparer les populations à mieux agir face aux risques de catastrophes, protéger les moyens d’existence, renforcer le relèvement après les catastrophes, faciliter les projets de développement durable au profit des communautés à la base, promouvoir les principes fondamentaux et les idéaux du Mouvement. « Il est plus que jamais important que nos Sociétés Nationales travaillent dans une approche intégrée, en parfaite symbiose et en réseau afin de rendre plus efficaces et plus efficientes nos actions. Un tel mécanisme nous permettra d’être plus forts en bénéficiant les uns des autres de nos expériences et de nos leçons apprises. La diversité de nos contextes, plutôt que d’être des sources de différence devrait être des opportunités pour nous et c’est ça la force du Mouvement ‘CROIX-ROUGE », a déclaré le président de la Crb, M. Mathias Agoligan Avoha.

Lancement de l’Ong EndoEspoir: Innocentia Alladagbé sonne la mobilisation contre l’endométriose

La présidente de l’Ong EndoEspoir, Innocentia Alladagbé lors de son intervention

Une organisation non gouvernementale qui s’assigne pour mission de faire reculer l’ignorance sur une maladie peu connue mais grave, en l’occurrence, l’endométriose qui fait beaucoup de victimes chez les femmes. Voilà en quelques raccourcis, l’Ong EndoEspoir qui vient de lancer officiellement ses activités ce lundi 28 mars 2022 à Novotel de Cotonou sous le haut parrainage du président de l’Assemblée nationale, M. Louis Vlavonou. Sa présidente Innocentia Alladagbé, une « victime authentique », sonne ainsi la mobilisation contre l’endométriose au Bénin. C’était en présence, entre autres, de la vice-présidente de la République, Mme Mariam Chabi Talata, de nombreux députés, des conseillers communaux, des Osc et des têtes couronnées.

Ghislain Gbènakpon

« Je souffre de l’endométriose. Je sais ce qu’est l’endométriose. Je vis l’endométriose. De ces maux de ventre, de bas ventre inexpliqués, de ces douleurs menstruelles inqualifiables, de ces regards interrogateurs et même désapprobateurs, de cette interminable errance médicale, de cette désocialisation, je suis une victime authentique de l’endométriose ». C’est en ces termes que la présidente de l’Ong EndoEspoir a révélé très tôt à l’entame de son allocution de circonstance, son statut de victime authentique de l’endométriose.

La vice-présidente Mariam Chabi Talata
Une vue de famille de quelques personnalités

Et c’est fort de ce statut qu’elle a décidé avec le soutien sans faille de son parrain le président Louis Vlavonou, d’embrasser la noble cause de faire connaître l’endométriose, de sensibiliser les citoyens et d’accompagner dans la mesure du possible les victimes. « Si je suis là, c’est non seulement pour porter la voix des autres victimes en général, mais aussi et surtout pour éclairer de nombreuses malades qui s’ignorent », a expliqué Innocentia Alladagbé.

Un parrain engagé

Il ressort des éclairages du Pr. Justin Lewis Dénakpo, Professeur titulaire de gynécologie obstétrique qui a présenté une communication sur les causes, manifestations et procédés de traitement de la maladie que celle-ci survient lorsque les cellules qui tapissent l’utérus se développent en dehors de ce dernier créant des perturbations en période de menstrues. On retient aussi que 10 à 20% des femmes en âge de procréer souffrent de l’endométriose et plus de 50 % de celles qui se plaignent de douleurs en période de menstrues en sont victimes. « La suppression de l’utérus ne règle pas le problème. C’est la suppression des ovaires qui guérit définitivement la maladie », a fait savoir le Pr. Justin Dénakpo.

Le président Louis Vlavonou lors de son intervention

Il faut dire que l’Ong EndoEspoir qui est déjà dans une grande offensive de sensibilisation sur la maladie avant même ce lancement officiel d’activités entend réussir à faire de l’endométriose, une des priorités nationales de santé publique au Bénin. Et la présidente Innocentia Alladagbé peut compter sur l’engagement de son père adoptif et parrain. « Quand comme moi vous côtoyez au quotidien votre fille qui vit en permanence dans la douleur, vous réalisez à quel point cela peut être difficile pour elle, vous même et pour votre entourage. Vous comprenez quel doit être votre rôle, le besoin d’un suivi psychologique qui pourrait déboucher sur le désir de s’engager pour une cause si noble », a déclaré le président Louis Vlavonou.

Assemblée générale des femmes de la Cstb: Françoise Holonou-Sossou reconduite à la tête du Conaf/ Cstb

La tribune officielle à l’ouverture des travaux

« Femme travailleuse du Bénin et de la Cstb, lève-toi pour te battre contre la faim qui tenaille nos foyers, pour l’emploi, pour l’amélioration des conditions de vie et de travail, les libertés notamment syndicales, l’émancipation du pays contre le pacte colonial, condition de l’émancipation de la femme ». C’est le thème de l’Assemblée générale du Comité national des femmes de la Cstb ( Conaf/Cstb) qui s’est tenue ce vendredi 25 mars 2022 à la bourse du travail à Cotonou. Au terme des travaux lancés par le secrétaire général confédéral, M. Magnini Kassa-Mampo, Mme Françoise Holonou-Sossou est réélue à la tête d’un nouveau bureau directeur pour un mandat de cinq ans.

Ghislain Gbènakpon

« C’est d’abord un sentiment de joie et d’espoir vu l’immensité de la tâche qui nous attend. Espoir parce qu’on ne peut pas finaliser de grandes choses en laissant de côté les femmes. Les femmes sont d’un apport considérable. Et c’est pourquoi, lorsque je suis reconduite à la tête de ce comité, je me suis dit que le comité se donnera les moyens pour réussir sa mission et être à côté de la Cstb pour l’aider à atteindre ses objectifs. Le grand défi, c’est d’abord amener la majorité des femmes à s’intéresser à la chose syndicale. Et lorsqu’on parle de syndicat, ce n’est pas seulement des actions de protestation. C’est aussi comment œuvrer au côté des hommes pour revendiquer leurs droits et les obtenir. Ce n’est pas pour rien que la journée du 8 mars a été instituée journée des femmes ». Ce sont les premiers mots face à la presse de Mme Françoise Holonou-Sossou après sa reconduction par ses paires aux commandes du Conaf/Cstb.

Une vue partielle des participantes

Il n’y a donc pas de changement à la tête du comité des femmes de la confédération syndicale la plus représentative du Bénin. Les membres ont renouvelé leur confiance à Mme Françoise Holonou-Sossou qui a présidé aux destinées du Conaf les cinq dernières années. Elles ont approuvé le bilan d’activités du bureau sortant qu’elle a présenté.

L’émancipation de la femme selon la Cstb

Dans son allocution d’ouverture des travaux, le secrétaire général Kassa-Mampo a exposé la vison qu’a la Cstb de la problématique de l’émancipation de la femme : « Quand on dit émancipation de la femme, les gens pensent à l’approche genre. Comment est-ce que la femme est égale à l’homme, comment dans le foyer, la femme et l’homme doivent être égaux etc, etc. Mais on ne voit pas les conditions de vie générale du pays qui rendent la femme esclave. S’il y avait d’eau courante partout, s’il y avait de réchaud à gaz, s’il y avait de machines à laver, la femme serait à l’aise et l’homme pourrait préparer avec la femme sans discourir. C’est pour cela qu’à la Cstb, on insiste sur les conditions d’émancipation du pays. Si le pays est émancipé et les conditions de vie favorables à l’homme et à la femme, la femme sera plus à l’aise. C’est pour ça qu’il est nécessaire que et la femme, et l’homme se battent ensemble pour l’émancipation du pays ».

Formation au Bénin sur la mesure de la science, de la technologie et l’innovation : Dr. Bi Irié Vroh dévoile la pertinence de l’initiative de l’Ua

Dr. Bi Irié Vroh, directeur exécutif intérimaire de l’Oasti

Les acteurs du secteur de la recherche et de l’innovation du Bénin suivent depuis ce mercredi 23 mars 2022 à l’hôtel Azalaï de Cotonou, une formation sur la mesure de la science, la technologie et l’innovation ( STI) qui prend fin ce vendredi 25 mars. Elle s’inscrit dans le cadre du programme African science technology innovation indicators, entendez, Indicateurs de l’innovation scientifique et technologique en Afrique ( Astii ) de l’Union Africaine ( Ua). A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, Dr. Bi Irié Vroh, directeur exécutif intérimaire de l’Observatoire africain de la science, technologie et l’innovation (Oasti) de la Commission de l’Ua a levé le voile sur la pertinence de cette initiative de l’organisation panafricaine.

Ghislain Gbènakpon

« Il faut le dire clairement et tout de suite que l’Afrique est en retard dans ce domaine. Nous savons aujourd’hui que la science, la technologie, l’innovation sont de vrais leviers importants de développement durable. Nous savons aussi qu’on ne peut pas utiliser ce qu’on ne peut pas mesurer. Cela est connu dans la gestion ; que ce soit la gestion financière, des hommes, si tu ne sais pas mesurer, si tu ne mesures pas quelque chose, tu ne peux pas l’utiliser à bon escient. D’où la nécessité pour les Africains de mesurer la science, la technologie et l’innovation ». Ainsi s’exprimait Dr. Bi Irié Vroh pour montrer l’importance de la maîtrise de la mesure de la science, la technologie et l’innovation.

Une vue partielle…

Il a souligné que l’Oasti a été mis en place par les chefs d’Etat et de gouvernement des 55 pays membres de l’Ua dans le seul objectif de mesurer la science, la technologie et l’innovation pour soutenir les politiques de développement. Il s’agit, poursuit-il, de partir de l’analyse des données des sciences, technologies et de l’innovation collectées pour déduire des indicateurs et renseigner les décideurs pour des décisions factuelles. C’est ainsi qu’en matière de ressources humaines par exemple, il faut qu’on sache qu’elle est la masse critique d’investissement optimale. « L’objectif continental d’investissement en R et D décidé au niveau de l’Union Africaine est de 1% du Pib de chaque pays. Où en est le Bénin? Et pourquoi ? Quels sont les facteurs qui l’expliquent? Quelle est la structure de la gouvernance de la R et D? Quelles sont les relations des intervenants, des parties prenantes du système d’innovation au Bénin qui font que le Bénin atteint ou n’atteint pas cet objectif continental ? Et quelles sont les implications si le Bénin ne l’atteint pas ou l’atteint ? Voilà un peu ce qu’on est venu discuter avec les collègues Béninois », a déclaré Dr. Bi Irié Vroh.

L’Astii pour de vraies données en Afrique

Le directeur intérimaire de l’Oasti a fait observer que le programme Astii est né depuis 2010 et le Bénin a fait son adhésion depuis août 2013. Pendant trois jours, les participants que sont, entre autres, les professeurs d’université, les recteurs d’université, l’industrie, le ministère de l’enseignement supérieur, le Nepad, l’Union Africaine, vont échanger sur les méthodes et stratégies de collecte des données de la science, de la technologie et de innovation.

….des participants à la formation

Vous savez, quand nos ministres, nos chefs d’Etat veulent décider, aujourd’hui, on se base sur des données qui ont été mises en place pour la plupart par d’autres personnes, d’autres institutions en dehors de l’Afrique. Tant que nous même, nous ne nous donnons pas l’opportunité d’investiguer pour avoir nos propres données, nous ne serons pas sûr que les données que les autres nous envoient sont justes. C’est pourquoi, les pays africains sont généralement mal classés dans leurs différents classements. Est-ce que ce sont de vraies données ? Ce sont souvent des extrapolations. Il faut que les Africains s’approprient la mesure, la collecte de ces données parce que nous avons aujourd’hui formé les gens. Les Béninois sont formés pour ça, les autres Africains sont formés. Il suffit juste d’ajuster les méthodes et les standards pour que le Bénin s’approprie la mesure de ses propres indicateurs », a soutenu le directeur exécutif intérimaire de l’Oasti, Dr. Bi Irié Vroh.

Lancement du projet Forests4Future au Bénin: Les éclairages du Dg Rémi Hèfoumé

Le colonel Rémi Hèfoumé, directeur général des eaux, forêts et chasses

« Restauration des paysages forestiers et bonne gouvernance dans le secteur forestier » ( Forests4Future). C’est le projet financé par la Giz qui a été officiellement lancé ce mardi 22 mars 2022 au Bénin à l’hôtel Azalaï de Cotonou. A la faveur d’une interview à la presse au terme de son lancement, le directeur général des eaux et forêts, le Colonel Rémi Hèfoumé est revenu sur la substance du projet ainsi que les avantages et opportunités qu’il offre pour les bénéficiaires et la nation.

Ghislain Gbènakpon

« Il s’agit d’un projet dont les activités principales sont la restauration des paysages forestiers dégradés et la promotion des chaînes de valeur pour les produits forestiers non-ligneux. Financé par la Giz, sa zone d’intervention est le bassin versant de la Pendjari et la Volta; c’est dans les départements de l’Alibori, de l’Atacora et du Borgou ». C’est en ces termes que le directeur général des eaux, forêts et chasses, le Colonel Hèfoumé Rémy a brièvement présenté le projet Forests4Future qui vient d’être lancé au Bénin.

Il ressort de ses éclairages que ce nouveau projet forestier présente de nombreux avantages aussi bien pour les bénéficiaires que pour le pays. « Les intérêts pour le Bénin sont nombreux. On parle de restauration de terres et d’écosystèmes forestiers dégradés. Cela veut dire que le projet vient apporter une solution aux terres qui sont dégradées, qui sont improductives; des terres qui ne produisent plus pour leurs propriétaires. Ce projet vient donc restaurer ces terres, les refertiliser, les faire revivre à travers plusieurs pratiques. Ainsi, il y aura le reboisement, l’utilisation d’espèces fourragères, l’utilisation d’espèces fertilisantes, il y aura de l’agro-foresterie c’est à dire l’agriculture associée à la plantation d’arbres que nous appelons la civiculture », a-t-il soutenu.

« Un projet de lutte contre la pauvreté »

Le directeur général des eaux, forêts et chasses fait observer que toutes ces activités inscrites au projet visent à faire en sorte que les producteurs agricoles ou éleveurs, lorsqu’ils sont sur leurs terres, ne soient pas obligés de se déplacer parce que la terre est devenue improductive. « Ils vont pouvoir se sédentariser parce que la terre sera toujours productive et ils auront beaucoup plus de rendements pour leurs cultures tout en bénéficiant des fruits des arbres qu’ils auraient plantés. C’est donc un projet qui va apporter beaucoup plus de revenus aux populations bénéficiaires et créer aussi des emplois parce que pour planter, il faut avoir produit des plantes et les pépiniéristes qui sont dans la production vont pouvoir trouver à faire et avoir des revenus pour mieux nourrir et subvenir aux besoins de leurs familles. C’est donc finalement un projet de lutte contre la pauvreté parce que ça va augmenter la capacité des bénéficiaires à faire face à leurs besoins », a soutenu le Dg Rémi Hèfoumé.

Par ailleurs, il a fait ressortir le parfait arrimage du Forests4Future avec les Objectifs de développement durable ( Odd): « Ce projet va permettre à notre pays de connaître des progrès dans plusieurs domaines. Nous avons parlé des Odd. Les Odd 13 et 14 parlent de la lutte contre les changements climatiques. Quand on reboise ou on fait des pratiques de protection de régénération des terres on lutte contre les changements climatiques. Ce projet s’inscrit dans ce cadre. Quand on fait la restauration des terres dégradées par le reboisement et autres, on crée donc des espaces verts pour capter le carbone qui est dans l’atmosphère et augmenter également la fertilité des sols. On fait de la restauration des sols. L’Odd 15 parle de la restauration des écosystèmes dégradés. Donc, c’est un projet qui est en cohérence avec les Odd 13 et 15 ».

Congo : adaptation scénique d’un procès opposant l’Humanité à la COVID-19

La représentation scénique est l’oeuvre des élèves du complexe scolaire « Camara Maye ». Il s’est agi, ce samedi 20 mars 19 mars 2021, au Memorial Pierre Savorgnan De Brazza, d’un procès fictif, au terme duquel l’humanité a été condamné par la cour Internationale des Pandémies (CIP), à une peine de 50 ans d’emprisonnement.

La rédaction

La cour Internationale des Pandémies (CIP) a rempli toutes les conditions pour l’organisation réussie de ce procès fictif Humanité contre Covid-19. A l’instar des grands procès, on y a noté la présence d’un président de séance, d’un procureur de la République, des juges, d’un greffier en chef, ainsi que des avocats de la partie civile et de la défense. Sur le prétoire aménagé pour la circonstance, se sont vus défilé, à tour de rôle, l’accusé Covid-19, la Victime Humanité et l’organisation mondiale de la Santé (OMS), sans oublier certains spécialistes en phylogénie et en maladies infectieuses pour leur déposition.

Le génie et le professionnalisme de ces élèves du complexe scolaire Camara Laye, « l’enfant noir » , ont fortement marqué l’assistance venue nombreuse et reçu les félicitations de la directrice du Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza, Bélinda Ayessa, marraine de ladite activité , ainsi que des ambassadeurs du Sénégal et de la République Démocratique du Congo présents à cette représentation scénique, de près de trois heures du temps qui s’inscrit sur la droite ligne de la sensibilisation contre la pandémie de la Covid-19, au lendemain de la levée des mesures restrictives par le gouvernement.

Après l’intervention des juges assesseurs, le réquisitoire du procureur de la République et les plaidoiries des avocats de la partie civile et de la défense, marqués par des envolées oratoires dignes d’un vrai procès, la cour Internationale des pandémies a déclaré l’accusé Covid-19 non coupable et a condamné la victime Humanité pour crime contre l’humanité, trouble à l’ordre public, et à 50 ans d’emprisonnement.

En dépit de quelques aléas techniques, cette représentation scénique a tenu ces promesses. La directrice du mémorial Pierre Savorgnan de Brazza, Belinda Ayessa s’est dite impressionnée par cette prestation des élèves du complexe scolaire Camara Laye. « Votre établissement joue un rôle crucial dans la lutte contre la Covid-19 pour la réalisation d’une telle prouesse, vous avez dû travailler fort et longtemps et vous avez dépassé nos attentes à chaque étape du procès… » A-t-elle souligné avant d’appeler les élèves et l’assistance à limiter les risques de contamination de la Covid-19 par le respect des mesures barrières, au regard de la dangerosité de cette pandémie, qui reste constante.

Pour le coordonnateur des établissements Camara Laye, Mr Laurent Koy, ce procès fictif, Humanité contre Covid-19, est une manière d’accompagner le gouvernement congolais dans la sensibilisation contre la pandémie de la Covid-19. Pour lui, l’objectif fixé est de porter ce message sensibilisateur sur toute l’étendue du territoire national. Saisissant cette occasion, Laurent Koy a appelé les congolais à la prudence et à la vigilance, tout en se faisant vacciner, pour atteindre l’immunité collective.

A noter qu’après la levée des mesures restrictives relatives à la Covid-19 par le gouvernement congolais, le complexe scolaire Camara Laye, « l’enfant noir » , est la première école a avoir annoncé les couleurs dans le cadre de la sensibilisation contre la pandémie à Covid-19. L’ossature des acteurs de cette représentation scénique a été constituée par les élèves en classe de terminale auxquels ont été associés quelques étudiants détenteurs du diplôme de droit.

Lutte contre le trafic de la drogue au Bénin: L’Onudc renforce les capacités de la police républicaine

Les agents de la police républicaine au Bénin suivent depuis ce lundi 21 mars 2022, une formation sur les « Eléments cyber des enquêtes du trafic de drogue ». Ladite formation qui prend fin le jeudi 24 mars est organisé par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc).

Ghislain Gbènakpon

« Mettre en lumière les techniques d’enquête pour détecter, patrouiller et enquêter le trafic de drogue cybernétique; approfondir la maîtrise des outils informatiques et des sources ouvertes pour détecter et enquêter sur les transactions illicites de drogue ainsi que les forums liés à la drogue; initier les unités à l’exploitation du dark net et aux crypto-monnaies utilisées par les groupes criminels organisés; former les unités aux meilleures pratiques pour collecter et sécuriser les preuves numériques de manière opportune et efficace conformément aux droits de l’homme et à la législation nationale; souligner la disponibilité et la diversité des plateformes en ligne illicites ; proposer des solutions aux défis et risques récurrents auxquels sont confrontées les forces de l’ordre » Ce sont là les principaux objectifs de cette formation sur les éléments cyber des enquêtes du trafic de drogue organisée par l’Onudc au profit des forces de l’ordre et des magistrats béninois.

Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement des réponses judiciaires en matière pénale au trafic de drogue et crime organisé dans les pays francophones du Littoral atlantique de l’Afrique de l’Ouest » mis en oeuvre par le programme mondial CRIMJUST et est organisée en collaboration avec le programme mondial sur la cybercriminalité. Il faut dire qu’à l’Onudc, la vision est qu’à cause de l’effet catalyseur de la cyber-technologie, les agents chargés de l’application de la loi et les magistrats doivent avoir un nouveau de compréhension et de maîtrise élevé des outils en ligne utilisés à des fins criminelles.