Hommage à deux grands noms des fianances publiques: Des Mélanges en l’honneur des Prof Salifou Yonaba et Éloi Diarra

Le Pr. Salifou Yonaba recevant officiellement les Mélanges

La communauté des universitaires africains vient de rendre un hommage mérité à deux grands noms des finances publiques qui ont déjà fait valoir leurs droits à la retraite. Des Mélanges sont publiés à l’honneur des professeurs Salifou Yonaba et Eloi Diarra puisque c’est bien d’eux qu’il s’agit. La remise officielle des mélanges aux récipiendaires a eu lieu ce samedi 11 juin 2022 à l’hôtel Azalaï de Cotonou. C’était sous la houlette de la Société ouest africaine de finances publiques du Pr. Nicaise Médé. Avec en vision conférence le Pr. Éloi Diarra qui n’a pas pu faire le déplacement.

Ghislain Gbènakpon

« Les finances publiques en globalisation et dynamiques locales ». C’est le titre des Mélanges qui viennent d’être publiés en l’honneur des professeurs Salifou Yonaba et Eloi Diarra. « Ce thème a conduit à des recherches croisées entre universitaires africains installés en Afrique, universitaires africains installés en Europe, mais également des européens qui ont apporté ce regard croisé sur l’évolution des fianances publiques dans nos pays, les dynamiques de gestion budgétaire axée sur les résultats et également du point de vue décentralisé, la gestion financière des collectivités territoriales », a déclaré le Pr. Nicaise Médé à la faveur d’une interview à la presse au terme de la cérémonie de remise officielles des Melanges.

Le Pr. Salifou Yonaba de nationalité burkinabè enseigne à l’université Ouaga 2 de Ouagadou et dans plusieurs universités africaines alors que son homologue Éloi Diarra d’origine malienne et de nationalité française officie à Rouan en France et aussi dans plusieurs universités d’Afrique.

Le Pr. Nicaise Médé

Hommage aux anciens

Le président de la societé ouest africaine de finances publques a aussi mis l’accent sur le sens qu’il faut donner à la publication de Mélanges. « Dans ce genre d’exercice, c’est un hommage que la communauté des enseignants en fonction rend à ceux qui ont fait valoir leurs droits à la retraite. Un enseignant chercheur n’est jamais retraité. Il change de statut mais continue la recherche et l’enseignement. Il s’agit pour nous de saluer leurs oeuvres, leurs prestations et indiquer également que nous sommes toujours des collègues. Et que nous rendons un vibrant hommage au travail qu’ils ont accompli au service de la recherche en Afrique, au service de l’enseignement », a expliqué le Pr. Nicaise Médé. 

Et à travers leurs différentes interventions en vision conférence pour le Pr. Éloi Diarra et en présentiel pour le Pr. Salifou Yonaba, ils ont exprimé leurs remerciements à la communauté des universitaires africains et n’ont pas manqué d’exhorter les jeunes à faire carrière dans l’enseignement supérieur.

Coopération internationale : bientôt la fabrication des compteurs électriques prépayés au Congo

Le partenariat pour la fabrication des compteurs électriques prépayés de la Société énergie  électrique du Congo a été signé, le 9 juin 2022, au Caire en Egypte, par le Ministre de la Coopération Internationale et du Partenariat Public Privé Denis Christel SASSOU NGUESSO et le Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Honoré SAYI, avec la société égyptienne ELSEWEDY.

La rédaction

Par ce partenariat conclu avec le gouvernement congolais, la société égyptienne ELSEWEDY, se propose d’accompagner la société énergie électrique du Congo (E2C), dans phase d’informatisation des compteurs d’utilisation d’énergie par les clients. Cette société de fabrication des compteurs électriques prépayés va déployer à court terme ses activités au Congo, afin d’augmenter les performances de E2C dans la maîtrise du flux électrique, le niveau de consommation de ses clients et la collecte des fonds.

 Créée en 1998 avec un effectif de départ de 60 employés pour servir l’Egypte , la société ElSEWEDY a franchi les frontières en fournissant jusqu’en 2022, plus de 35 millions de compteurs électriques prépayés en Afrique, l’Asie, l’Amérique et l’Europe. Elle dispose de 12 usines implantées dans 8 pays et 39 marchés avec 3000 employés. Des indicateurs qui la classent parmi les leaders dans ce secteur.

 Le Ministre de la Coopération Internationale et du Partenariat Public Privé Denis Christel SASSOU NGUESSO a salué cette initiative tout en souhaitant fructueux, bénéfice et réciproque ce partenariat.

Pour sa part,  le Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Honoré SAYI, a soutenu que ce partenariat témoigne la bonne entente diplomatique entre le Congo et l’Égypte et matérialise la coopération Sud-Sud.

En somme, le ministre Denis Christel Sassou NGuesso multiplie les initiatives et stratégies pour permettre au pays de densifier ses investissements et diversifier sa base économique.

Session Ordinaire du Cos du Pasder: Alassane Boukari Bata expose les attentes et le plaidoyer de l’Udoper-Ba

M. Alassane Boukari Bata, coordonnateur de l’Udoper-Ba

Au nombre des participants à la session du Comité d’orientation stratégique ( Cos) du Programme d’appui au secteur du développement rural ( Pasder) de la Coopération Suisse tenue ce jeudi 9 juin 2022 à l’hôtel Azalaï de Cotonou, il y avait le coordonnateur de l’Union départementale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants du Borgou et de l’Alibori ( Udoper-Ba), M. Alassane Boukari Bata, vétérinaire sociologue de formation. A la faveur d’une interview à la rédaction en marge des travaux, il a levé le voile sur le rôle du Cos dans la mise en oeuvre du Pasder ainsi que l’objectif de cette session avant d’exprimer les attentes de l’Udoper et de faire un plaidoyer. 

Ghislain Gbènakpon 

« Dans la formulation de ce projet, il a été mis en place des organes de gestion dont le Comité d’orientation stratégique ( Cos) qui se réunit une ou deux fois pendant l’année pour évaluer le chemin parcouru afin de donner des orientations stratégiques par rapport aux difficultés et aux contextes qui évoluent. Ceci pour que les besoins des acteurs à la base soient pris en compte. Car si c’était un projet rigide avec des résultats et indicateurs prédéfinis, il arrive que des actions prévues soient réalisées par d’autres projets. Il s’agit donc d’éviter des doublons ». Ainsi s’exprimait le coordonnateur de l’Udoper-Ba pour mettre en évidence le rôle du Cos dans la mise en oeuvre du Pasder.

M. Alassane Boukari Bata a fait observer que le Pasder a été initié depuis 2012 par la Coopération Suisse pour aider les organisations d’éleveurs et d’agriculteurs à la base. « Aujourd’hui, on est venu présenter les résultats atteints en 2021 et la planification faite pour 2022. C’est sur ces deux éléments que la session va statuer; apprécier ce qui a été fait l’année dernière, voir si la programmation est en harmonie avec les contextes actuels, avec les besoins des acteurs à la base. Et nous sommes là pour remonter leurs besoins car nous sommes avec eux tous les jours », a-t-il expliqué.

Le coordonnateur de l’Udoper-Ba n’a surtout pas manqué d’exprimer ses attentes à cette session du Cos et de faire un plaidoyer: « Notre attente est que d’abord nos activités menées soient approuvées. Ensuite que les changements qu’on aurait souhaités pour répondre au mieux aux attentes des acteurs à la base soient acceptés et autorisés à être réalisés. Par ailleurs, nous appelons à un accroissement du financement du Pasder pour que nos actions touchent plus de cibles pour plus d’impactes. ».

Inclusion numérique : la transformation digitale de l’Afrique en un seul marché unique, challenge de Smart Africa

Le ministre congolais Léon Juste Ibombo

Trois conditions doivent être réunies par les Etats membres de l’Alliance, pour enclencher l’inclusion numérique du continent, mieux la transformation digitale du continent africain en un seul marché unique d’ici à 2030. Pour ne pas être surpris par le temps, faire le point des avancées réalisées à ce jour et se projeter dans l’avenir, un conseil extraordinaire des ministres de l’Alliance Smart Africa, s’est tenu, ce mardi 7 juin 2022, à Kigala, au Rwanda.

La rédaction 

Le Congo, qui assure la présidence du conseil des ministres en charge des TIC de l’Alliance Smart Africa a participé à cette réunion par visioconférence. Si pour les dirigeants africains réunis au sein de l’Alliance Smart Africa, le déploiement des infrastructures demeure la priorité, ce segment de haut niveau ne pouvait que s’inscrire dans cette dynamique.

Le Constat est tel que les efforts réalisés ces dernières années pour connecter les villes africaines, ainsi que l’accès aux infrastructures numériques demeurent encore limités.

C’est pourquoi, à la suite de la dernière réunion ordinaire du comité de pilotage de l’Alliance Smart Africa, tenue à Brazzaville, en février 2022, prescrivait au Secrétariat Général la mission de la revue à mi parcours des actions menées par l’organisation,  cette nouvelle rencontre, dite extraordinaire, du Conseil des ministres, devait plancher sur ce qu’il faut traduire en actions concrètes pour la transformation de l’Afrique en un seul marché unique d’ici 2030.

 Pour Léon Juste Ibombo, ministre congolais des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, qui a ouvert les travaux, en sa qualité de président du Conseil des ministres de l’Alliance Smart Africa, il faut poursuivre « la construction des infrastructures numériques résiliente et durable, la mise en place des politiques agiles et un environnement harmonisé pour attirer les investisseurs. » A soutenu Léon Juste Ibombo, avant d’ajouter la troisième condition. Il s’agit de « tirer parti de la technologie pour accélérer l’adoption inclusive des services et des biens publics. »

Cette réunion extraordinaire, qui coïncide avec la tenue de la Conférence Mondiale du Développement des Télécommunications, organisée par l’Union Internationale des Télécommunications, l’institution onusienne en charge des TIC,  est une invite à la concrétisation de la vision de l’Alliance Smart Africa. « Les défis majeurs de Smart Africa à relever pour le développement de notre continent obligent à innover, inventer, réajuster si possible et à continuer à jouer un rôle numérique sur la scène continentale. » A fait observer le président du conseil des ministres en charge des TIC de l’Alliance Smart Africa, le congolais Léon Juste Ibombo.

Aussi, dans ce contexte de crise économique, financière, sanitaire et de la guerre en Ukraine, dans lequel se tient notre Conseil des ministres, le ministre Léon Juste Ibombo a-t-il exhorté les participants à cette réunion de saisir cette opportunité, à travailler et à interagir en vue d’accélérer l’avancement de l’adoption de la technologie à travers l’Afrique.

La concrétisation de la vision en un marché numérique unique africain est entrain de se dessiner, à travers l’adoption de l’accord établissant l’Alliance Smart Africa, une organisation continentale qui compte actuellement en son sein 32 pays membres.

La transformation numérique de l’Afrique prend forme progressivement. La transformation numérique, une exigence de l’accélération du développement socioéconomique, répond bien à cette construction de destin de l’Afrique. « Construire un destin commun reste profondément lié, d’une part à la volonté politique et à l’engagement fortement exprimés de nos Chefs d’État et de gouvernement et d’autre part aux dépendances mutuelles des pays. » A martelé Léon Juste Ibombo, qui croit en cette Afrique digitalisée de demain.

Le passage, pour y parvenir, Léon Juste Ibombo le résume en l’autonomisation numérique et le renforcement des capacités (INNOVATE) à travers entre autres, l’académie numérique Smart Africa (SADA), instrument qu’il faut vulgariser. Il faut, poursuit-il, accélérer le commerce et les services numériques (TRANSFORM) aux fins de favoriser l’Entrepreneuriat axé sur la technologie. Le dernier acte exige de porter un regard particulier sur les infrastructures, la gouvernance et la confidentialité des données.

 Il sied de noter que le Conseil des ministres de l’Alliance Smart Africa, émanation des Chefs d’État et de gouvernement d’Afrique, intervient dans la gestion des questions de souveraineté, dans la préparation de la réunion du Comité de pilotage, afin d’impulser par des actions concrètes la transformation numérique du Continent.

Nonvitcha 2022 sans coupure d’électricité: Pari gagné pour Sbee Grand-Popo

M. Pacôme Kloussa de Sbee Grand-Popo

Disponibilité sans faille de l’électricité dans la commune de Grand-Popo ce dimanche 5 juin 2022. C’est le pari gagné par la section régionale de la Société beninoise de l’énergie électrique ( Sbee) de Grand Popo à l’occasion de la 101 ème édition de la fête identitaire Nonvitcha. Ceci à la satisfaction générale des populations de Grand-Popo en général et partucilièrement des xla et xwéda venus de tous les départements du Bénin et même de l’extérieur.

Il faut dire que l’on doit cette performance aux capacités managériales de M. Pacôme Kloussa à la tête de la Sbee de Grand-Popo. Conformément au principe de la gestion axée sur les résultats qui lui est cher, il a su insuffler à ses collaborateurs un dynamisme dans l’action pour un succès certain.

L’homme a déjà fait ses preuves dans le département du Nord où les populations étaient foncierment contre son départ suite à son affectation. C’est donc bien parti pour que les populations de Grand Popo aient aussi du mal à le laisser partir si la même situation se présentait. 

Ghislain Gbènakpon

Crevettes et petits poissons séchés comme ingrédients alimentaires au Bénin: Le projet AquaPlus clôturé avec de bonnes perspectives

Une vue de famille des participants

Après cinq ans de mise en oeuvre, le projet de valorisation des crevettes et petits poissons comme ingrédients alimentaires au Bénin ( AquaPlus) de la facultés des sciences agronomiques ( Fsa ) de l’Uac financé par le Fonds national pour la recherche scientifique et l’innovation technologique ( Fnrsit) a été officiellement clôturé ce mardi 31 mai 2022 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou. Occasion pour sa coordonnatrice nationale, Pr. Nadia Fanou Fogny et ses collaborateurs d’en exposer les résultats ou impacts  et les perspectives.

Ghislain Gbènakpon

Un impact scientifique ou académique et un impact sur le développement. Ce sont les deux principaux résultats du projet AquaPlus relevés par sa coordonnatrice à la faveur d’une interview à la presse. « Du point de vue académique, le projet a pu former, 4 ingénieurs agronomes dont certains en nutrition et sécurité alimentaire et d’autres dans la mention socioéconomique. Nous avons aussi formé deux masters en nutrition et sécurité alimentaire et un doctorant sur le projet », a soutenu Pr. Nadia Fanou Fogny.

La coordonnatrice nationale du projet AquaPlus, Pr. Nadia Fanou Fogny face à la presse.

Il ressort aussi de ses éclairages que du point de vue  développement, l’impact du projet AquaPlus est tout aussi palpable. « Nous avons pu obtenir un procédé optimisé de production de bouillons secs de petits poissons et crevettes; nous avons également développé un prototype de ce produit bouillon sec qui est disponible. Plus d’une centaine de transformatrices et de restauratrices sont formées à une production de qualité en veillant sur la perception des consommateurs, donc l’acceptabilité des consommateurs dans le développement de leurs produits.

Le doctorant Fadel Alamou dans sa communication

Il faut dire que pour atteindre ce résultat, plusieurs activités ont été menées dans le cadre de la mise en œuvre du projet. Elles ont fait l’objet de communications présentées par le doctorant Fadel Alamou et des étudiants ayant fait le master dans le cadre du projet. Dans son allocution de circonstance, le vice doyen de l’école de nutrition et de technologie alimentaire, coordonnateur scientifique du projet et représentant de la Fsa, Pr. Polycarpe Kayodé a souligné que l’objectif de AquaPlus est de contribuer à la sécurité alimentaire au Bénin à travers l’intensification de l’utilisation des crevettes et poissons secs comme ingrédients alimentaires. Il n’a pas manqué de remercier le Fnrsit pour son soutien financier dans la conduite à terme du projet.

Les perspectives 

Trois lignes de perspectives se dégagent des éclairages de la coordonnatrice nationale du projet AquaPlus. « Premièrement, nous allons aller vers le brevetage car le prototype du bouillon de crevettes et de poissons séchés est un produit innovant parce que c’est le fonds national de la recherche scientifique et de l’innovation technologique qui a financé ce projet. Nous allons donc déposé une demande de brevet », a déclaré le Pr. Nadia Fanou Fogny.

Une vue de …
…quelques participants

En deuxième lieu, il sera question de transfert de technologie. « Nous allons penser au transfert de technologie. Comment est-ce que les femmes peuvent s’approprier le processus de production et de développement des petits poissons et crevettes pour l’utilisation dans la préparation? », a expliqué la coordonnatrice nationale du projet AquaPlus.

Enfin en termes de perspectives, il est annoncé la mise à l’échelle de ce produit, notamment à travers différents modèles dont entre autres l’entrepreunariat, les plateformes et différents réseaux d’acteurs qui militent pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Afrique Centrale : le Congo, le Cameroun et la Centrafrique sur la voie de l’intégration socio-économique par fibre optique

Le ministre Léon Juste Ibombo et son homologue centrafricain et son homologue Justin Gournay Zacko

Le ministre congolais Léon Juste Ibombo, des postes, télécommunications et de l’économie numérique, assisté de son collègue centrafricain, Justin Gourna Zacko, en charge des télécommunications, en présence de l’ambassadeur du Cameroun en poste au Congo, a procédé, le 26 mai 2022, à Ouesso, dans le département de la Sangha, à la réception provisoire du réseau d’interconnexion en fibre optique entre le Congo et le Cameroun et au lancement des travaux d’interconnexion entre le Congo et la République Centrafricaine. 

La rédaction 

 La symbolique des deux gestes posés par les gouvernements du Congo, du Cameroun et de la RCA, participe de la dynamique visant l’accélération du processus d’intégration sous régionale en Afrique centrale : le 1er geste était celui de réceptionner provisoirement, après la coupure du ruban, le réseau en fibre optique, dont les travaux sont achevés, qui relie le Congo au Cameroun, par Ntam et le second la pose de la pierre, pour le lancement officiel des travaux de construction de la liaison en fibre optique Congo-RCA.

 La première infrastructure qui relie déjà le Congo au Congo et celle en cours de construction bénéficient de l’expertise du Projet Central African Backone Congo (CAB-Congo) dans leur implémentation. Aussi, prenant la parole pour la circonstance, Michel Ngakala, son coordonnateur national, n’a-t-il  pas manqué de le souligner : « Ces travaux, réalisés sous la coordination du projet CAB et sous la supervision du ministère des postes, des Télécommunications et de l’Economie numériques représentent une nouvelle étape franchie, vers la digitalisation de l’économie et la réduction de la fracture numérique ».

Rappelant la volonté affirmée, à Ndjamena en 2007, des chefs d’Etat de l’Afrique Centrale de réduire la fracture numérique et d’interconnecter la sous région, le Coordonnateur national du projet CAB s’est félicité de ce que le Congo et le Cameroun soient interconnectés grâce au financement de la Banque Africaine de développement (BAD) « Monsieur le Ministre, le réseau que nous vous restituons aujourd’hui, incarne, au-delà de la politique du gouvernement que vous menez, un symbole fort de collaboration entre les états de l’Afrique centrale ». A dit Michel Ngakala avant d’ajouter « La construction de l’ouvrage, que vous allez réceptionner ce jour, d’un coût total de 6.676.791.141 FCFA, a été rendu possible grâce au concours de la Banque Africaine de Développement ».

 Les travaux de construction de ce réseau en fibre optique entre le Congo et le Cameroun ont été réalisés par la société China Communication Services International, en sigle CCSI. Il s’est agi de la pose de plus de 347km de réseau en fibre optique. IL y a eu aussi l’intervention de la société Huawei, en charge de la fourniture et de l’installation des équipements de transmission et d’énergie, et du groupement Globotech – MG Telecom, pour le suivi et le contrôle des travaux.

Succédant au lutrin, avant la coupure du ruban pour la réception provisoire de ce réseau d’interconnexion, Léon Juste Ibombo, ministre congolais des postes, des télécommunications et de l’économie numérique a rappelé l’engagement des chefs d’Etat pris à Ndjamena, avant de conclure sur sa concrétisation à travers l’inauguration du réseau d’interconnexion Congo-Cameroun : « Réduire la grande fracture numérique, améliorer la qualité des services des télécommunications afin d’accélérer l’intégration socio-économique de la région Afrique Centrale, tel aura été l’engagement ferme des Chefs d’Etats et de Gouvernements, exprimé lors du sommet de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale, tenu en 2007 à N’Djamena au Tchad ».

Il sied de retenir que la ville de Ouesso devient un HUB pour les deux réseaux, à savoir celui déjà achevés entre le Congo et le Cameroun et celui en construction entre le Congo et la RCA. Ainsi, Ouesso fait office de point de rencontre entre les réseaux Congo –Cameroun et le futur réseau Congo – RCA.

Lancement des travaux d’interconnexion Congo-RCA

Le deuxième acte de cette double cérémonie aura été la pose de la pierre par les deux ministres, congolais et centrafricain, en charge des télécommunications pour le lancement officiellement des travaux de construction de la liaison en fibre optique Congo-RCA.

 Au moment de l’accomplissement de ce geste, les intervenants du jour ont épilogué sur la signification et l’importance d’assurer l’interconnexion du Congo à la RCA après celles du Congo avec le Gabon, à partir de Lekoko, à Mbinda, réalisée en 2017 et celle du Congo avec le Cameroun qui a précédée ce lancement des travaux.

 Le réseau en fibre optique en construction entre le Congo-RCA, met en musique, notamment la construction de six sites techniques dans les localités de Pokola, Kabo et Bomassa pour la partie congolaise, ainsi que de Lidjombo, Bayanga et Salo en RCA ; la pose de 285 km de fibre optique de 36 brins ; la fourniture et l’installation d’un système de télésurveillance avec camera IP.

L’organe technique du gouvernement congolais qui supervise la construction de cette liaison est à pied d’œuvre pour implémenter cette infrastructure. « Nous allons poser plus de 140km de fibre optique sous-fluviale et procéder à la construction de trois sites techniques en République centrafricaine » A soutenu au micro de la presse, le coordonnateur national du Projet CAB-Congo, Michel Ngakala, avant de signifier que la fibre qui sera posée est fluviale : « La barge chargée d’effectuer cette tâche est accostée à Ouesso sur le fleuve Sangha après avoir enfoui, en treize jours, sous une profondeur de 1,5 m, 45km de fibre optique entre Pokola et Ouesso ».

Cette ferme volonté qui s’est matérialisée, le 06 août 2019 à Bangui avec la signature d’un Accord de Coopération entre la République du Congo et celle de la République centrafricaine relatif à l’interconnexion des réseaux des communications électroniques des deux pays.

Pour le ministre centrafricain en charge des télécommunications, Justin Gourna Zacko, qui a posé, ensemble avec son collègue congolais, l’acte de lancement officiel des travaux,  à travers les villes de Ouesso – Bomassa – Bayanga et Salo, sera assurée l’interconnexion effective du Congo à la RCA. La mise en œuvre de ce projet intégrateur, pouvait-il poursuivre, traduit dans les faits « l’engagement de développer des infrastructures des communications électroniques en Afrique Centrale ».

Le ministre Justin Gourna Zacko  a saisi cette opportunité  pour vanter l’excellence des relations existant entre les deux pays. « Le lancement des travaux de pose sous fluviale de la fibre optique est l’une condition sine qua none de mise en œuvre de notre Accord qui renforce davantage ce lien fraternel ancestral qui lie nos deux Etats » A martelé le ministre centrafricain, sans manquer de notifier que « Ce lancement constitue la première étape d’un long processus de collaboration impulsée par la volonté de nos deux peuples, pour répondre aux exigences communautaires ».

Le ministre Justin Gourna Zacko  a déduit que « Grâce aux efforts considérables réalisés dans ce domaine, le Congo reste le meilleur exemple de développement du secteur des communications électroniques pour la sous-région ».

Selon les informations recueillies  auprès du Projet CAB-Congo la fin des travaux de construction de cette infrastructure est estimée à la fin du mois d’octobre de cette année, tout en tenant compte des périodes d’étiage que le fleuve Sangha pourrait connaître.

Soutenance de thèse: Fayçal Yacoubou fait docteur en Sciences Économiques

Dr. Fayçal Yacoubou

« Inégalité du genre et croissance économique dans les pays de l’Afrique Subsaharienne ». C’est le sujet de thèse que M. Fayçal Yacoubou a soutenu avec brio ce samedi 28 mai à l’école doctorale de la faculté des sciences économiques et de gestion de l’Université d’Abomey-Calavi après des années de recherche sous la direction du Pr. Magloire Laha. Au terme de sa soutenance, le jury présidé par le Pr. Charlemagne Babatoundé, l’a élevé au grade de docteur en sciences économiques avec la mention très honorable. A la faveur d’une interview à la presse, le nouveau docteur de l’Uac a levé le voile sur l’essentiel des résultats de ses travaux de recherche.

Ghislain Gbènakpon 

« Sur trois chapitres, nous avons abordé les inégalites du genre dans trois domaines. A savoir, l’inégalité du genre au niveau de l’éducation, au niveau du marché du travail, au niveau des postes politiques et de décidons », a déclaré Dr. Fayçal Yacoubou. 

Il ressort de ses éclairages qu’au niveau du chapitre premier relatif à l’éducation, il a été question de savoir s’il était bénéfique pour les pays en voie de développement comme ceux de l’Afrique subsaharienne de toujours garder les filles à la maison et d’envoyer les garçons à l’école. « Les résultats de nos recherches montrent qu’il est plus bénéfique aux pays en voie de développement comme les nôtres en Afrique subsaharienne d’envoyer tous les enfants à l’école car ce faisant, non seulement nous augmentons leur niveau de savoir, mais nous améliorons aussi leurs capacités productives », déclaré Dr. Fayçal Yacoubou. 

Au niveau du chapite 2, il est question de savoir si permettre l’accès des femmes sur le marché du travail est aussi bénéfique pour les pays de l’Afrlque subsaharienne. « Nos analyses ont abouti à la conclusion que le travail masculin et le travail féminin sont complementaires. Et ce n’est pas bénéfique de former les femmes à grands frais pour finalement les garder à la maison », a soutenu le nouveau docteur en sciences economiques. 

Il faut dire que comme pour l’éducation et le marché du travail, les travaux du Dr. Fayçal Yacoubou au chapitre 3 plaident pour l’accès facile des femmes aux postes politiques et de décision. Mais il a relevé que les membres du jury ont recommandé la prise en compte des facteurs sociologiques en Afrique subsaharienne qui ne facilitent pas souvent les choses aux femmes dans l’analyse.

Contribution de la jeunesse des Collines à la paix: La Jmpc reçue au Cabinet du Pdt Louis Vlavonou

Le président Louis Vlavonou face à la délégation de Jmpc

Une délégation du mouvement Jeunesse de la mouvance présidentielle des Collines ( Jmpc ) était reçue ce mercredi 25 mai 2022 par le président de l’Assemblée nationale à son cabinet à Porto-Novo. Au centre de cette audience avec le président Louis Vlavonou, la contribution du Jmpc au dialogue et à la préservation de la paix au Bénin et particulièrement dans les Collines.

Ghislain Gbènakpon 

« L’audience avec le Président de l’Assemblée Nationale vise à partager avec lui la substance des propositions issues de nos assises et réflexions, dans la perspective de parachever la dynamique de pacification du pays et d’endiguer les crises et tensions qui, dans un passé récent, ont secoué notre pays en amont, pendant et en aval des processus électoraux ». Voilà selon son porte-parole, M. Faustin Arouko, l’objectif détaillé du déplacement du Jmpc au cabinet du président de l’Assemblée nationale.

La délégation de Jmpc au cabinet du Pdt Louis Vlavonou

Il a été donc fondamentalement question de la contribution de la jeunesse des Collines au processus de dialogue, de réconciliation et de paix dans le département. Le Jmpc entend faciliter le dialogue entre les fils et filles du département afin d’y préserver la paix. Et dans cette perspective, le mouvement va entamer le 25 juin prochain, une tournée de sensibilisation qui va le conduire dans les six communes des Collines.

M. Faustin Arouko, porte-parole de Jmpc

La délégation du Jmpc peut compter sur le soutien du président Louis Vlavonou qui a prêté une oreille attentive à ses différentes propositions pour la préservation de la paix et n’a pas manqué de lui donner des orientations pour la réussite de la mission qu’elle s’est assignée.

Il faut dire que le Jmpc est un  mouvement composé des jeunes  militants de la mouvance ressortissants et/ou résidents des six (06) communes des Collines. « Nous avons mis en place notre mouvement parce que nous ne voulons plus revivre les situations du passé où notre département a été le théatre de plusieurs affrontements pendant les élections présidentielles », a expliqué le porte-parole M. Faustin Arouko. 

Congo-Coopération internationale : intense activité diplomatique de Denis Christel Sassou NGuesso à Davos

Le ministre congolais Denis Christel Sassou NGuesso, de la coopération internationale et du partenariat public-privé, a conféré, ce mercredi 25 mai 2022, à Davos, en marge des travaux de World économie forum, avec plusieurs personnalités étrangères. Les questions du développement économique du Congo ont meublé ces échanges.

La rédaction

Les débats, en présentiel, de cette édition 2022 portent sans doute sur la préparation de l’humanité aux potentiels événements de demain, avec de probables annonces sur l’équité d’accès aux vaccins ou encore la meilleure façon de surveiller les futures pandémies. La résilience de l’économie mondiale face à la pandémie de coronavirus, fait partie des sujets de discussion brûlants dans les Alpes suisses.

C’est dans ce contexte que le ministre de la coopération internationale et du partenariat public privé, qui participe à ces assises de Davos, en Suisse, multiplie les contacts et rencontres d’affaires, dans le but de mobiliser les investisseurs et de vendre la destination Congo.

Aussi a-t-il pû s’entretenir avec l’américain John Kerry. Il a, aussi, eu des entretiens fructueux avec le ministre des affaires étrangères de l’Arabie Saoudite, Faisal bin Farhan Al Saud. Denis Christel Sassou NGuesso a pris langue et date, également, avec Mochcine  Jazouli ministre marocain chargé des investissements, en vue d’ouvrir une perspective porteuse d’espoir en faveur de la République du Congo.

24 heures avant, le ministre de la coopération internationale a accompli le même rituel, cette fois ci, avec Sultan Ahmed Bin Smyem,  PDG de DP World. Avec tous ses interlocuteurs, le ministre de la coopération internationale et du partenariat public-privé a vanté les immenses potentialités et perspectives d’investissements, ainsi que les atouts économiques qu’offre le Congo.

Le Forum économique mondial se tient à Davos en Suisse dans un contexte particulier à bien des égards. En 50 ans d’histoire, ce forum n’a jamais été confronté à des enjeux aussi inédits qu’en 2022 : le monde se remet d’une pandémie globale, s’efforce de contenir l’impact dévastateur de la crise climatique et navigue dans une tempête géopolitique à cause de crise de l’Ukraine.