Amélioration de la prise en charge de la drépanocytose au Cnhu-Hkm : l’apport des travaux de thèse de Edgard Kasséhin

M. Edgard Kasséhin en attendant la délibération.

Le doctorant Edgard Kasséhin est bien parti pour accéder au grade de Docteur en pharmacie de la faculté des sciences de la santé ( Fss) de l’université d’Abomey-Calavi ( Uac). Il a présenté et soutenu publiquement sa thèse sur le « Profil de l’hémogramme des patients drépanocytaires SS et SC en phase stationnaire à la clinique universitaire des maladies du sang du Cnhu-HKM de Cotonou ». C’était ce mardi 19 avril 2022 à la Fss. En attendant la délibération vendredi prochain, M. Edgard Kasséhin est revenu à la faveur d’une interview à la presse sur ce qu’il faut retenir essentiellement des résultats de ses travaux menés sous la direction du Pr. Dorothée A. Kindé-Gazard.

Ghislain Gbènakpon

« Avant tout propos, je tiens à rendre grâce au Dieu tout puissant créateur de l’église du christianisme céleste. En résumé, nous avons mis au point en quelque sorte, une base de données des valeurs de référence de l’hémogramme du patient drépanocytaire en phase stationnaire. Ce que nous avons mis au point va faciliter la tâche aux médecins, aux praticiens, au biologistes qui doivent s’approprier ces valeurs de référence. Car le patient drépanocytaire et le sujet normal ne présentent pas les mêmes valeurs de l’hémogramme. Le patient drépanocytaire qui a un nombre de globules blancs à 15 G/L n’est normalement pas en crise. C’est son assiette », a déclaré M. Edgard Kasséhin.

Par contre, poursuit-il, quand on retrouve chez un sujet sain 15 G/L comme nombre de globules blancs, il y a problème; il y a infection. « Mais avec notre travail, le médecin ne va pas commencer par bombarder le patient d’antibiotiques, d’Amoxicilline et autres. Il n’a plus besoin de se gêner. Il va juste faire des analyses complémentaires pour voir s’il y a vraiment une infection ou une fièvre. S’il n’y a pas une fièvre, s’il n’y a rien, il n’a pas besoin de mettre le patient sous antibiothérapie. C’est la nouveauté que nous avons apportée. C’est une étude pionière », a soutenu M. Edgard Kasséhin.

Il faut dire que l’objectif général de ses travaux de recherche était de contribuer à l’amélioration de la prise en charge de la maladie drépanocytaire. Le jury a porté des corrections qu’il devra intégrer dans la version finale de la thèse. Et M. Edgard Kasséhin n’a pas manqué de faire un plaidoyer : « Il faudrait que nos résultats soient publiés. Nous invitons humblement la faculté des sciences de la santé à divulguer nos travaux de thèse pour le bien-être des populations »

Apatridie et Nationalité : Le Hcr et Aib outillent le Rejan et autres professionnels des médias

Une vue de famille des participants

Du jeudi 14 avril au vendredi 15 avril 2022, l’hôtel Kta de Cotonou a abrité un atelier de renforcement de capacités des membres du réseau des journalistes spécialisés dans les questions d’apatridie et de nationalité ( Rejan) et d’autres professionnels des médias sur la problématique de l’apatridie, de nationalité et de réfugiés. C’est une initiative du Hcr en collaboration avec Amnesty International Bénin ( Aib). Les travaux dudit atelier ont été lancés par Mme Mélanie Yèkpè, représentante du secrétaire permanent de la Commission nationale des réfugiés ( Cnr ). Elle avait à ses côtés M. Komi Akakpo, administrateur associé, chargé de l’apatridie, Unhcr-Mco Sénégal et M. Dieudonné Dagbéto, directeur exécutif de Aib.

Ghislain Gbènakpon

Cet atelier a le mérite d’avoir offert l’occasion aux participants de partager les meilleures pratiques en matière de techniques de communication sur les thématiques de l’apatridie et réfugiés, de connaître les instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux de lutte contre l’apatridie.

Ses objectifs sont ,entre autres, de renforcer les connaissances et capacités techniques des membres du Rejan et d’autres professionnels des médias spécialisés dans les questions d’apatridie, la nationalité du Bénin, la protection des réfugiés et demandeurs d’asile, de contribuer à l’amélioration des connaissances sur la problématique de l’apatridie et les mécanismes nationaux de lutte contre l’apatridie au Bénin et dans l’espace Cedeao, de renforcer la sensibilisation des acteurs de médias dans la perspective d’une meilleure couverture médiatique de la problématique des réfugiés, de l’apatridie et encourager l’augmentation de la production et de diffusion des articles/ messages et vidéo sur cette problématique.

Des communications conséquentes

Les participants ont eu droit pour le compte de la première journée à trois communications. La première intitulée « Terminologie et définitions de concepts clés : réfugié, apatride, demandeur d’asile, migrants, déplacé interne » a été présentée par Mme Gosia Courtay, administrateur associé, chargée des relations extérieures, Unhcr Sénégal. Dans la deuxième communication, le Pr. Samson Igor Guèdègbé, agrégé de droit privé et sciences criminelles, titulaire de la Chaire Unesco, droits de la personne humaine et de la démocratie, a donné un aperçu du cadre de protection des réfugiés et personnes à risques d’apatridie au Bénin. Ensuite, M. Komi Akakpo, administrateur associé, chargé de l’apatridie, Unhcr-Mco Sénégal a entretenu les journalistes sur les réalisations en Afrique de l’Ouest et du centre dans le cadre de la campagne »J’Existe.

La formation s’est poursuivi ce vendredi 15 avril et a été ponctuée par quatre communications. Dans un premier instant, Mme Gosia Courtay a partagé avec les professionnels des médias, les sources d’information, l’éthique journalistique et le traitement d’information sur les personnes forcées de fuir leurs pays. En deuxième lieu, le Pr. Samson Igor Guèdègbé les a entretenus sur « Droit et pratique de la nationalité en Afrique de l’ouest et au Bénin ». Ensuite, M. Komi Akakpo a fait réagir les journalistes sur des cas pratiques de l’apatridie et de l’état civil. La série de communications a pris fin avec la dernière intitulée « Généralités sur l’apatridie : les causes et les conséquences » présentée par le Pr. Eric Montcho Agbassa, agrégé de droit privé et sciences criminelles, université d’Abomey-Calavi.

Il faut dire que l’atelier de formation a lui-même pris fin avec le lancement par M. Komi Akakpo, d’un concours des meilleures productions de presse sur l’apatridie. Chaque mois et à partir de mai prochain, le Hcr va donc primer l’auteur de la meilleure production sur la problématique de l’apatridie, des réfugiés, de la nationalité et des déplacés internes. Et ceci pendant les trois prochains mois. Le prix sera un gros sac à dos griffé Unhcr.

Deuxième congrès ordinaire du Syneepsps : Le bureau de Bertin Amoussou reconduit pour relever des défis

Le Sg réélu du Syneepsps Bertin Amoussou prêtant serment entouré des autres membres du bureau exécutif national reconduit

Pas de changement à la tête du Syndicat national des enseignants d’éducation physique et sportive et des professionnels du sport ( Syneepsps ). Au terme des travaux de son deuxième congrès ordinaire ouverts ce mercredi 13 avril 2022 à la bourse du travail à Cotonou par Noël Chadaré, secrétaire général de la Cosi-Bénin, le bureau du secrétaire général sortant a été reconduit. Il s’est agi d’un véritable plébiscite pour le Sg Bertin Amoussou qui doit faire face avec les autres membres du bureau exécutif national à d’importants défis.

Ghislain Gbènakpon

On ne change pas une équipe qui gagne. Les militantes et militants du Syneepsps se sont visiblement approprié cet adage qu’ils ont traduit en acte lors de leur deuxième congrès ordinaire. Les délégués venus de tous les départements du Bénin ont à l’unanimité renouvelé leur confiance au secrétaire général Bertin Amoussou qui a présidé aux destinées du Syneepsps ces quatre dernières années. Ils ont ainsi validé par ricochet sa liste composée des membres du bureau exécutif national sortant. Bertin Amoussou reste donc aux commandes du Syneepsps avec pour adjoint, M. Vincent Boco.

Une vue partielle des congressistes

Avant l’élection du nouveau bureau exécutif, les congressistes ont procédé à la relecture et à l’amendement des statuts et du règlement intérieur du Syneepsps. Ceci à travers des travaux en commissions dont les rapports ont été adoptés en plénière. Il faut dire que le Syneepsps est un syndicat de base de la Cosi-Bénin qui s’est donné pour buts et objectifs, entre autres, de défendre les droits matériels et moraux de ses membres, de susciter l’esprit de solidarité et de groupe entre eux, d’éduquer les enseignants d’Eps, les entraîneurs, les professionnels sportifs du Bénin sur le plan syndical, d’œuvrer à l’élévation de leur conscience professionnelle en vue d’améliorer leur rendement et d’entretenir des relations d’amitié et de solidarité avec les associations d’enseignants d’Eps, d’entraîneurs sportifs du Bénin et du monde entier qui ont les mêmes idéaux que le Syneepsps.

Les défis à relever par le bureau réélu

Le Secrétaire général réélu du Syneepsps, Bertin Amoussou

A la faveur d’une interview à la presse, l’ancien et nouveau secrétaire général du Syneepsps a levé le voile sur les principaux défis et chantiers qui lui tiennent à cœur. « Vous savez, l’Eps est une discipline spécifique et spéciale en son genre. On a souhaité par exemple que tous les candidats soient évalués en Eps. C’est une discussion qui est en cours que nous allons poursuivre. Il y a aussi les classes sportives. Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons eu aucun produit. Et pourtant, c’est un programme très cher qui devrait donner suffisamment des joueurs de qualité. Depuis 4 ans, on n’a aucun produit des classes sportives. Cela fait partie de nos combats parce qu’on estime que tel qu’on gère, ça ne peut pas donner grand-chose. », a déclaré le Sg Bertin Amoussou. Il n’a pas manqué de remercier ses pairs pour leur confiance qu’ils lui ont renouvelée et espère pouvoir compter sur leur soutien actif pour réussir sa mission.

Le Secrétaire général adjoint du Syneepsps, Vincent Boco

Sollicité aussi pour se prononcer, le secrétaire général adjoint du Syneepsps a évoqué trois défis. Les deux premiers sont relatifs à la bonne organisation des examens et concours dans le domaine de l’Eps et la nécessité d’œuvrer pour l’élévation du niveau du sport au Bénin. »Troisièmement, c’est de défendre les intérêts de nos syndiqués, faciliter la tâche à nos enseignants, nos entraîneurs sur le terrain pour qu’en collaboration avec les autorités de la place, tout puisse aller dans le bon sens et que l’on contribue vraiment à l’élévation de niveau de la santé et du sport du peuple béninois », a déclaré le Sga Vincent Boco qui a aussi remercié les congressistes pour leur confiance renouvelée au bureau exécutif national.

Une vue de famille des congressistes

Reçu au cabinet du MESTFP après leur formation : Le Synapeb remercie Yves Kouaro Chabi et fait des plaidoyers

Le ministre Yves Kouaro Chabi entouré des membres de la délégation du Synapeb et du Fodefca

Le Syndicat national des peintres bâtiment du Bénin ( Synapeb) a le sens de la gratitude. Quelques semaines après l’atelier de formation pour le renforcement de leurs capacités du lundi 21 février 2022, une délégation du bureau exécutif national conduite par le secrétaire général François d’assise Gnanmou Gnanmou est allée remercier de vive voix ce mercredi 13 avril 2022, le ministre de l’enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle, M. Yves Kouaro Chabi. C’est à la faveur d’une audience au cabinet que le Fodefca a sollicitée et obtenue à cet effet. Le directeur exécutif par intérim du Fodefca M. Cyriaque Ahouanvoédo et le directeur de la formation à Fodefca, M. Josué Adisso étaient de la partie.

Ghislain Gbènakpon

Pour rappel, cette formation a été organisée au profit des peintres bâtiment de l’Atlantique et du Littoral qui se sont fortement mobilisés. Le Synapeb a donc jugé utile d’exprimer toute sa reconnaissance à l’endroit de l’autorité ministérielle qui a ainsi comblé leur besoin constant de renforcement de capacités. Le bureau exécutif national n’a pas manqué de faire des plaidoyers au ministre Yves Kouaro Chabi en vue de l’amélioration des conditions de vie et de travail des peintres bâtiment du Bénin.

Le Sg François d’assise Gnanmou Gnanmou et les siens ont d’abord plaidé pour que cette formation soit aussi organisée au profit des peintres bâtiment des autres départements. Ils ont demandé au ministre Yves Kouaro Chabi d’intervenir auprès du gouvernement pour que forts de leurs expériences et compétences désormais avérées, les peintres bâtiment soient de plus en plus sollicités dans l’exécution du projet asphaltage et de tous les projets du Pag qui concernent leur secteur d’activité.

Autres doléances

Ils voudraient bien mettre aussi au service des apprenants des lycées et collèges techniques ces compétences et savoir-faire. C’est pourquoi, le Synapeb souhaiterait que les peintres bâtiment commencent aussi par être sollicités dans l’exécution des programmes d’enseignement ne serait-ce que pour la pratique.

Il faut dire que la situation des enfants déshérités qui sont à leur charge a fait partie de leurs préoccupations. Le Synapeb souhaiterait bénéficier d’un accompagnement du gouvernement pour l’amélioration de leurs conditions d’apprentissage.

Prenant la parole, le ministre de l’enseignement secondaire et de la formation technique et professionnelle a salué la démarche du Synapeb. M. Yves Kouaro Chabi a assuré le bureau exécutif national que leurs doléances ne sont pas tombées dans de sourdes oreilles. L’autorité ministérielle a aussi annoncé sa présence à la remise officielle d’attestation consécutive à leur formation du 21 février 2022.

Congo-Rwanda : un mémorandum et protocoles d’accords paraphés à Brazzaville

Les documents paraphés renforçant l’axe Brazzaville-Kigali

Après les entretiens en tête-à-tête entre les présidents Denis Sassou-N’Guesso et Paul Kagamé, au palais du peuple à Brazzaville ce 12 avril 2022 en matinée, les deux délégations ont précédé à la signature des accords de coopération entre le Congo et le Rwanda, dernier acte du séjour du chef de l’Etat rwandais à Brazzaville.

La rédaction

Vieille de 40 ans, la coopération entre le Congo et le Rwanda a franchi une nouvelle étape, ce 12 avril, à la faveur de la visite d’Etat qu’effectue le président rwandais en république du Congo depuis le 11 avril. Après un si long tête à tête, les deux chefs d’Etat ont assisté au palais du peuple à la signature de huit accords de coopération. Il s’est agi, notamment de deux mémorandums d’entente, deux protocoles d’accord, un accord cadre, un protocole d’accord, un accord de coopération, ainsi qu’une convention de concession.

Paraphe du mémorandum et des protocoles d’accord

Excepté la convention de concession qui a été signée côté Rwanda par le PDG de Crystal Ventures Limited du Rwanda, tous les autres instruments juridiques ainsi conclus entre le Congo et le Rwanda ont été paraphés respectivement par le ministre de la coopération internationale et de la promotion du partenariat public privé du Congo et celui de la coopération internationale du Rwanda. Ils concernent les domaines de l’agriculture, des infrastructures, des PME et de l’artisanat, de la culture et des arts, du commerce et de l’industrie, des mines et de la géologie, de l’éducation civique et de la formation qualifiante.

Les présidents Kagamé N’Guesso

Après cette série d’accords les deux chefs d’Etat ont quitté Brazzaville pour Oyo dans la Cuvette où le président rwandais visitera des unités économiques basées dans cette localité.

Diplomatie : à Brazzaville, Paul Kagamé appelle les Africains à plus de réalisme dans la résolution des crises du continent

Le président Paul Kagamé lors de son intervention

Les Africains devront lier la parole à l’action pour la résolution des problèmes majeurs du continent. Ce vœu a été exprimé par le président rwandais, Paul Kagamé, devant le parlement congolais réuni en congrès au palais des congrès à Brazzaville, ce 11avril 2022.

La rédaction

Brazzaville, la première étape de la visite d’Etat du président rwandais en République du Congo a été marquée par son adresse devant le parlement congolais réuni en congrès. Lors de ce discours de moins de 20 minutes, Paul Kagamé a passé en revue les grands défis auxquels l’Afrique est confrontée, telles que la santé, la paix et la sécurité, l’intégration et la coopération régionale et continentale, ainsi que la coopération bilatérale entre le Congo et le Rwanda.

Fixant les parlementaires congolais sur l’objectif de sa visite d’Etat, le président rwandais a souligné qu’elle s’inscrit dans la cadre de l’approfondissement de l’amitié entre le Rwanda et le Congo et du renforcement de la coopération entre les citoyens des deux pays. Les peuples du Rwanda et du Congo sont unis par une vision commune d’une région stable et prospère et travaillent pour un continent fort et prospère, a-t-il affirmé.

Paul Kagamé a saisi cette occasion pour remercier les partenaires du monde entier, notamment le gouvernement congolais, pour la solidarité exprimée lors de la commémoration du 28ème anniversaire du génocide des Tutsis au Rwanda. Pour lui, les dures leçons de cette tragédie devraient permettre de construire un pays que les rwandais méritent et contribuer au bien-être et au succès du continent africain.

Des défis sur plusieurs fronts

En rapport avec la pandémie du covid-19, le président rwandais a invité les Africains à s’armer davantage pour affronter les futures crises sanitaires. Il a, par ailleurs, salué la Nouvelle Agence africaine des médicaments qui permettra, selon lui, au continent africain de réglementer et d’approuver ses propres vaccins et médicaments de haute qualité. Il a souhaité que le Congo procède à la ratification du traité y relatif.

Abordant l’aspect lié à la paix et la sécurité en Afrique, Paul Kagamé a rassuré les parlementaires congolais que le Rwanda et le Congo sont déterminés à déployer des efforts pour résoudre les conflits dans certaines parties de l’Afrique, notamment dans la région du Sahel, en Ethiopie et en Somalie. Il a ajouté que les parlementaires ont un rôle à jouer dans l’harmonisation des lois et des règlements dans l’ensemble de la CEEAC.

Parlant de la coopération bilatérale, le chef de l’Etat rwandais a informé les parlementaires de la signature, le 12 avril, à Brazzaville de plusieurs accords de coopération économique et culturel entre le Congo et son pays. Il a réitéré le souhait de son pays de renforcer davantage son amitié et sa coopération avec le Congo.

Avant de clore son message, le président rwandais a invité les africains à passer de la parole à l’action pour faire face aux défis du continent. Pour lui, les africains ne devraient pas être fiers de dire de bonnes choses pendant des décennies et faire le contraire dans la pratique. L’Afrique doit réaliser des avancées significatives, a-t-il conclu.

Paul Kagamé en visite d’Etat au Congo : l’axe Brazzaville-Kigali se renforce

Les présidents Paul Kagamé et Denis Sassou-N’guesso

Brazzaville et Kigali multiplient des actes de renforcement de leur coopération. Le dernier en date est la visite d’Etat de 72 heures qu’effectue le président rwandais, Paul Kagamé, en République du Congo. Il a été reçu par son homologue congolais, Denis Sassou-N’Guesso, ce 11 avril 2022, à l’aéroport Maya Maya, à Brazzaville.

La rédaction

Le président rwandais, Paul Kagamé est arrivé à Brazzaville ce lundi 11 avril 2022, par l’aéroport international Maya-Maya pour une visite d’Etat de 72 heures. Preuve de l’excellence des relations de coopération entre les deux pays et de l’amitié entre les deux chefs d’Etat, la visite d’Etat président rwandais à Brazzaville participe au renforcement de la coopération entre le Congo et le Rwanda.

Le Congo et le Rwanda ont redynamisé leur coopération, vieille de 40 ans, en 2021 à travers la cinquième grande commission mixte, tenue le 24 novembre 2021, par visioconférence. A l’issue de ce rendez-vous diplomatique, les deux pays ont signé des accords dans divers secteurs, notamment foncier, militaire, technique, enseignement supérieur, évasion fiscale. L’un de ces accords portait sur l’exemption de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service.

Le président Sassou-N’guesso accueillant son hôte à l’aéroport international Maya Maya

A l’aéroport international Maya Maya, l’hôte de Denis Sassou-N’Guesso a eu droit aux honneurs militaires avec exécution des deux hymnes nationaux ponctuée par 21 coups de canon, suivi d’une parade militaire. La communauté rwandaise massée à l’esplanade du pavillon présidentielle a salué dans l’allégresse les deux chefs d’Etat par un bref bain de foule.

Le programme de travail du président rwandais au Congo prévoit, pour l’étape de Brazzaville, un discours devant le parlement congolais réuni en congrès. Un dîner avec toast terminera la journée du 11 avril. Le lendemain, mardi 12 avril, il est annoncé un tête-à-tête entre les deux chefs d’Etat et la signature de plusieurs accords de coopération. Denis Sassou-N’Guesso et Paul KAGAME quitteront, par la suite, Brazzaville, pour la ville d’Oyo en mi-journée de ce 12 avril. Dans cette ville située au bord de la rivière Alima, outre l’entretien entre les deux hommes d’Etat, le président rwandais visitera les unités économiques, dont le port d’Oyo.

A noter que la dernière visite d’Etat du président Paul KAGAME à Brazzaville remonte à 2010.

An 1 de sa détention: le mouvement Acj appelle à la libération de Thibaut Ogou et de tous les « détenus politiques »

Thibaut Ogou, président du mouvement Alliance Conclave de la Jeunesse ( Acj )

Un an déjà que le président du mouvement Alliance Conclave de la Jeunesse ( Acj), Thibaut Ogou est emprisonné. A la faveur d’une déclaration de presse en date du samedi 9 avril 2022, le bureau exécutif national du mouvement appelle à sa libération et celui de tous les « détenus politiques ». Lire ci-dessous l’intégralité de la déclaration.

ALLIANCE CONCLAVE DE LA JEUNESSE

Tel : 97-42-75-72
Mail: allianceconclavedelajeunesse@gmail.com
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DÉCLARATION DE PRESSE

À PROPOS DES 365 JOURS DE DÉTENTION ARBITRAIRE DE THIBAUT OGOU

Mesdames et Messieurs
Membres de la presse nationale et internationale
Béninois et béninoises

C’est toujours un plaisir pour nous, membres du mouvement Alliance Conclave de la Jeunesse de se retrouver avec vous pour s’exprimer sur des problèmes liés à notre pays. Depuis la célébration du 08 mars par les femmes de l’ACJ, c’est la toute première fois que nous nous retrouvons. Malgré vos agendas chargés, vous ne cessez de répondre présents à nos invitations. Ceci est la preuve que nous sommes sur la bonne voie et que nous n’aurons devant l’histoire aucune raison d’abandonner.

Madames et Messsieurs
Béninois et béninoises,

Celà fait exactement un an que le pouvoir d’oppression en place détient politiquement Thibaut OGOU président du mouvement ACJ à la prison civile de Cotonou. Un des faits tragiques et déplorables qui minent notre démocratie chèrement acquise. Il est alors important que nous vous reconstituons les faits de ces événements tragique du 06 avril 2021.

En effet, tout a commencé le 04 mars 2021, le lendemain de l’arrestation de Reckiath MADOUGOU pendant que Thibaut OGOU en présence d’un ami, avaient été attaqués par quatre hommes en civile sans aucune raison. Mais après les avoir maîtrisé, un véhicule de la police s’est stationné. Les policiers lui avait donné l’ordre de monter à bord mais il riposta et réussi à s’échapper cette nuit aux environs de une heure du matin. Rappelons que bien avant ces événements, quelques jours plus tôt, des hommes non identifiés portant des cagoules étaient venus au domicile de Thibaut OGOU sise au calvaire. Malgré que le portail était fermé, ils avaient escaladé le mûr. Heureusement pour lui qu’il n’était pas à la maison ce jour. Certains voisins en éveil étaient témoins de ces faits. Malgré la déposition et la plainte à la police, aucune suite ne sera donnée à cette affaire jusqu’à présent. Dans l’après midi du 06 avril 2021, aux environs de 16 heures, Thibaut OGOU a reçu un appel d’un ancien ami l’invitant à prendre un pot pour échanger quelques souvenirs du passé. Une invitation qui n’a rien à voir avec la politique. Étant en avance, il proposa à son chauffeur de faire escale dans un restaurant situé au stade de l’amitié. Après une dizaine de minutes passées dans le restaurant, il se rappelle avoir oublié le chargeur de son téléphone dans le véhicule. Au moment d’aller chercher le chargeur dans le véhicule qui était garé juste en face du restaurant, il vit à sa grande surprise deux véhicules pick-up de la police républicaine qui se sont garés devant lui. Sans plus rien dire, les policiers sont descendus des véhicules et se sont jetés sur lui puis l’arrêta. Le lendemain de ce même jour, plusieurs d’autres personnes dont Soulemane AÏCHA ( miss démocrate) et Nadine OKOUMASSOU sont arrêtées à fidjrosse. Malgré les dénonciations et autres, il a été présenté au Procureur de la CRIET Mario METONOU puis sera déposé à la prison civile de Cotonou avec plusieurs d’autres dont Élie Djenontin sous le chef d’accusation « Appartenance à une organisation terroriste ». Depuis son admission à la prison, ses conditions de détention se dégradent au quotidien. Près d’une centaine, ils sont tous entassés dans un petit bâtiment toujours fermé. Ils n’ont le droit de communiquer avec aucun des prisonniers de droit commun. Il subit, avec d’autres prisonniers politiques arrêtés lors des évènements pré-électoraux, des tortues morales et même parfois physique. Le 08 novembre 2021, il est présenté au juge avec plusieurs d’autres prisonniers politiques tous avec le même chef d’accusations dont Eli Djenontin, le fils de l’ancien ministre Valentin Djenontin aussi aujourd’hui en exil. À notre grande surprise, tous les autres ont été libérés mais le pouvoir a préféré continuer par le garder à la prison avec trois autres dont un membre de la Coalition des Jeunes de l’Opposition pour des motifs que nous ignorons.

Madames et messsieurs
Béninois et béninoises

Cette reconstitution des faits interpelle chacun de nous sur l’état de santé de la démocratie chèrement acquise. En quoi est-ce un crime de défendre les valeurs démocratiques si elles ont été une échelle d’ascension au pouvoir du régime en place ? Ces actes sont des preuves d’assassinat des libertés d’expression dans notre pays. C’est pourquoi, nous membres du mouvement Alliance Conclave de la Jeunesse (ACJ) condamnons ces détentions politiques sous des chef d’accusations infondés et fabriqués de toutes pièces pour faire assoir l’autocratie et la dictature dans notre pays. Nous exigeons par ailleurs la libération du président Thibaut OGOU ainsi que de tous les autres détenus politiques du pouvoir en place. Nous réaffirmons notre engagement et notre volonté de soutenir toutes organisations politiques, civiles ou syndicales qui travaille dans le sens de la restauration de l’État de droit dans notre pays.

Nous ne saurons finir sans remercier tous ceux qui de prêt ou de loin n’ont jamais cessé de nous soutenir moralement et financièrement depuis l’arrestation de notre président. Que Dieu et les mânes de nos ancêtres vous bénissent.

Pour finir, nous nous adressons à la jeunesse de notre pays à travers cette citation de Ibrahim Frantz Fanon qui dit « chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir« . Notre génération a déjà découvert sa mission. À nous de choisir s’il faut l’accomplir ou la trahir.

Vive le Bénin
Vive la jeunesse
Je vous remercie

Fait à Cotonou le 09 avril 2022

Le Bureau Exécutif National

Grande Rencontre des Artisans d’Afrique et de la Diaspora 2022: Une foire expo Mini-GRAAD prépare l’événement

Une vue partielle de stands d’exposition de la mini foire en prélude à la GRAAD


En prélude à la Grande Rencontre des Artisans d’Afrique et de la Diaspora ( GRAAD) du 28 au 30 juillet 2022 à Cotonou, il se tient depuis ce samedi 9 avril à Bénin Royal hôtel, une mini-GRAD sous la houlette de sa promotrice, Mme Nadine Hagen . C’est une mini-foire d’exposition vente qui prend fin ce dimanche 10 avril et vise à mobiliser les artisans Béninois en particulier et le peuple béninois en général autour du grand événement de fin juillet prochain.

Ghislain Gbènakpon

Mme Nadine Hagen, promotrice de la GRAAD

« Par cette mini GRAAD, nous voulons rassembler les Béninois pour dire que toi le Bénin, tu es le pays hôte de la Graad, ce grand événement qui s’annonce. Car les hommes et les femmes d’Afrique de la diaspora vont venir ici découvrir les produits qu’ils vont racheter, ramener dans leurs pays », a expliqué Mme Nadine Hagen à la faveur d’une interview à la presse. Pour Mme Madina Adam Idriss, présidente du comité d’organisation de la GRAAD, cette mini foire vise à préparer l’événement, faire la mise en place afin de ne pas être surpris à la dernière minute.

Mme Madina Adam Idriss, présidente du comité d’organisation de la GRAAD

Il faut dire que cette mini foire a le mérite de rassembler les Béninois qui sont dans la nourriture, la transformation, l’art, etc pour s’apprécier les uns les autres afin d’harmoniser leurs stratégies pour conquérir le marché africain et mondial. A cet effet, de riches communications suivies de débats ont été présentées aux exposants essentiellement composés de femmes. Et les produits qui s’y trouvent et qui illustrent à merveille le génie des Béninois valent vraiment le détour de Bénin Royal hôtel. Il s’agit, entre autres, des biscuits à base du manioc, du sirop avec la vraie menthe, des boissons, des liqueurs au moringa, du liqueur à la mangue, du king of Soto de Mabel Adekambi, du karité pure de Auguste Kora, de la mode, des produits de la médecine traditionnelle, etc.

Une vue d’autres …
… stands d’exposition

Cette mini foire est finalement une sorte de répétition générale, voire un avant-gout de la GRAAD de fin juillet prochain. « Nous organisons la GRAAD afin de réunir les Africains d’Europe et d’Afrique pour qu’on connaisse nos produits, pour qu’on puisse les vendre en Afrique. Le marché, il est d’abord africain. Un produit au Bénin peut se retrouver au Congo, Cameroun, Gabon, Sénégal, Burkina, etc. Et le même produit peut se retrouver en France, en Angleterre, au Canada, au Etats-Unis, en Allemagne. C’est le but. Si nous gardons nos produits ici, on ne deviendra jamais riche. Il faut faire comme les autres, une sorte de marketing de reseau où nous vendons à plusieurs », a expliqué Mme Nadine Hagen.

Deuxième appel à propositions du FoSIR: Les lignes directrices présentées aux Osc et intercommunalités du Littoral

La tournée départementale de présentation des lignes directrices du 2eme appel à propositions dans le cadre du Fonds de soutien aux initiatives de Redevabilité ( FoSIR) financé par la Coopération Suisse et mis en œuvre par Gfa Consulting Group au Bénin a pris fin ce mardi 5 avril 2022 à Bénin Royal hôtel de Cotonou avec les Osc, les intercommunalités et autres acteurs du Littoral.

Ghislain Gbènakpon

Généralités, secteurs prioritaires, stratégies ou domaines d’intervention, éligibilité, enveloppe disponible, règles applicables, processus de sélection. Ce sont, entre autres, les principaux points des lignes directrices du 2eme appel à propositions du FoSIR présentées aux Osc, intercommunalités et autres acteurs du Littoral.

M. Camille Yabi, chef d’équipe adjoint de l’Unité de gestion du Programme Redevabilité

Il ressort des éclairages du chef d’équipe adjoint de l’Unité de gestion du Programme Redevabilité mis en place par Gfa Consulting Group que quatre domaines d’intervention sont concernés à savoir la santé, l’éducation, l’eau potable et l’assainissement et l’état civil. « Il s’agit pour les Osc de pouvoir élaborer des documents de projet autour de la fourniture du service public de qualité dans ses quatre domaines. Des projets de Redevabilite pour pouvoir susciter la concertation, le dialogue, les discussions, les plaidoyers, les lobbings et les interpellations des autorités autour de ces quatre secteurs afin que là où les équipements et infrastructures existent et le service n’est pas fourni, que le nécessaire soit fait par qui de droit pour que cela soit. Et là où le service est fourni, que la fourniture du service soit de qualité et conforme aux normes », a expliqué M. Camille Yabi à la faveur d’une interview à la presse.

Mme Zalia Bacoudogo Alassan face aux Osc du Littoral

Dans son allocution de clôture de la séance de présentation, la directrice des relations avec les institutions et de la promotion des dynamiques sociales du ministère de la justice et de la législation, Mme Zalia Bacoudogo Alassan a exhorté les Osc à monter des projets pertinents en lien avec les objectifs du programme Redevabilité. Elle n’a pas manqué de remercier les communicateurs pour les informations pertinentes livrées et surtout d’exprimer la reconnaissance du gouvernement béninois envers la Coopération Suisse pour ses inlassables efforts à l’endroit des Osc au Bénin.

Il faut préciser pour finir que le Programme Redevabilité financé par la Coopération Suisse vise à créer un cadre où les autorités, les citoyens et les médias travaillent ensemble en exerçant une redevabilité mutuelle pour l’amélioration de la qualité des services rendus aux populations.