
Le doctorant Edgard Kasséhin est bien parti pour accéder au grade de Docteur en pharmacie de la faculté des sciences de la santé ( Fss) de l’université d’Abomey-Calavi ( Uac). Il a présenté et soutenu publiquement sa thèse sur le « Profil de l’hémogramme des patients drépanocytaires SS et SC en phase stationnaire à la clinique universitaire des maladies du sang du Cnhu-HKM de Cotonou ». C’était ce mardi 19 avril 2022 à la Fss. En attendant la délibération vendredi prochain, M. Edgard Kasséhin est revenu à la faveur d’une interview à la presse sur ce qu’il faut retenir essentiellement des résultats de ses travaux menés sous la direction du Pr. Dorothée A. Kindé-Gazard.
Ghislain Gbènakpon
« Avant tout propos, je tiens à rendre grâce au Dieu tout puissant créateur de l’église du christianisme céleste. En résumé, nous avons mis au point en quelque sorte, une base de données des valeurs de référence de l’hémogramme du patient drépanocytaire en phase stationnaire. Ce que nous avons mis au point va faciliter la tâche aux médecins, aux praticiens, au biologistes qui doivent s’approprier ces valeurs de référence. Car le patient drépanocytaire et le sujet normal ne présentent pas les mêmes valeurs de l’hémogramme. Le patient drépanocytaire qui a un nombre de globules blancs à 15 G/L n’est normalement pas en crise. C’est son assiette », a déclaré M. Edgard Kasséhin.
Par contre, poursuit-il, quand on retrouve chez un sujet sain 15 G/L comme nombre de globules blancs, il y a problème; il y a infection. « Mais avec notre travail, le médecin ne va pas commencer par bombarder le patient d’antibiotiques, d’Amoxicilline et autres. Il n’a plus besoin de se gêner. Il va juste faire des analyses complémentaires pour voir s’il y a vraiment une infection ou une fièvre. S’il n’y a pas une fièvre, s’il n’y a rien, il n’a pas besoin de mettre le patient sous antibiothérapie. C’est la nouveauté que nous avons apportée. C’est une étude pionière », a soutenu M. Edgard Kasséhin.
Il faut dire que l’objectif général de ses travaux de recherche était de contribuer à l’amélioration de la prise en charge de la maladie drépanocytaire. Le jury a porté des corrections qu’il devra intégrer dans la version finale de la thèse. Et M. Edgard Kasséhin n’a pas manqué de faire un plaidoyer : « Il faudrait que nos résultats soient publiés. Nous invitons humblement la faculté des sciences de la santé à divulguer nos travaux de thèse pour le bien-être des populations »
























