Reddition de comptes au CNP-Bénin: la gestion 2025 présentée et adoptée en Assemblée générale ordinaire

Une vue de famille des participants

La gestion 2025 de l’équipe dirigeante du Conseil National du Patronat du Bénin ( CNP-Bénin ) a été présentée et adoptée en Assemblée générale ordinaire de reddition de comptes ce vendredi 24 avril 2026 à Novotel de Cotonou. Elle a été riche en actions et en avancées significatives pour l’institution avec des défis que celle-ci doit toutefois relever.

Ghislain Gbènakpon

Le renforcement du positionnement du CNP-Bénin en tant qu’acteur incontournable du dialogue public-privé au Bénin avec à la clé, la consultation de son premier responsable dans le cadre de l’élaboration du Programme de gouvernance du nouveau président de la République dans le domaine économique, l’intensification de sa participation aux grandes réformes économiques nationales, le développement de nouveaux partenariats stratégiques au plan national et international et surtout le lancement des travaux de construction du siège du patronat qui est un projet structurant et symbole de son ambition collective. Ce sont les faits marquants de la gestion 2025 du CNP-Bénin relevés par son président M. Eustache Kotingan dans son allocution de circonstances avant que les secrétaires généraux et les trésoriers généraux ne donnent aux participants la quintessence des activités menées par le bureau exécutif avec une rigueur et une transparence unanimement saluées. C’est donc sans surprise que les rapports d’activités et la synthèse des États financiers exercice 2025 ainsi que la situation financière du CNP-Bénin du 1er janvier au 23 avril 2026 ont été adoptés.

Allocution du président Eustache Kotingan

Le président Kotingan a fait observer que le chantier de construction du siège du CNP-Bénin, au-delà de sa dimension immobilière, incarne la volonté des dirigeants de bâtir une institution plus forte, plus visible et mieux outillée pour servir efficacement ses membres: « C’est pourquoi, je voudrais, à cet instant, solliciter solennellement la contribution de chacun de vous, tant en nature qu’en numéraire, afin de soutenir la réalisation de ce projet commun. Chaque apport, quel qu’il soit, constitue une pierre essentielle à l’édifice que nous construisons ensemble ».

Il faut dire que si les avancées sont incontestables dans la gestion 2025 du CNP-Bénin, des défis sont à relever notamment la capacité collective des membres à innover et à anticiper pour un avenir davantage rayonnant du patronat du Bénin. « A cet effet, nous envisageons notamment le renforcement des services d’accompagnement aux entreprises, la digitalisation accrue de nos procédures et de nos interactions avec les membres, la création de cadres sectoriels de concertation plus dynamiques, et le développement d’initiatives en faveur de la jeunesse entrepreneuriale. Toutes les idées novatrices sont les bienvenues. Le patronat est votre maison : faites-la vivre, faites-la grandir », a déclaré le président Eustache Kotingan aux membres participants.

Droits humains au Bénin : le tableau peu reluisant de Amnesty International dans son rapport 2025-2026

Amnesty International Bénin face à la presse

Un tableau très peu reluisant sur la situation des droits humains au Bénin. C’est ce qui transparaît dans le rapport 2025-2026 d’Amnesty International sur l’état des droits humains dans le monde qui a été présenté ce mardi 21 avril 2026 à Cotonou par le directeur exécutif de sa section béninoise Dieudonné Dagbéto.

Ghislain Gbènakpon

De la régression de la liberté d’expression et de presse aux expulsions forcées en passant, entre autres, par les longues détentions provisoires, les expulsions forcées et les déplacés internes dus à la dégradation sécuritaire dans le nord, quasiment aucun point du rapport 2025-2026 d’Amnesty International sur la situation des droits humains dans le monde n’est encourageant pour le Bénin. Il faut dire que sur le front de la liberté de la presse, il a été relevé plusieurs suspensions d’organes dont, entre autres, le Patriote, Bénin Web TV. Des arrestations de journalistes sont aussi évoquées. Il en est ainsi de Olivier Alochémé de l’Evènement Précis et de Cosme Hounsa de La Boussole. Le rapport note des poursuites contre les voix critiques avec en illustration par exemple le cas de Julien Kandé Kansou arrêté en juin pour « harcèlement par le biais d’une communication électronique » et « publication de fausses nouvelles », après des propos critiques.

Des milliers de familles expulsées en attente d’indemnisation

Un nombre impressionnant de familles qui se comptent par milliers notamment à Cotonou ont été expulsées dans le cadre des nombreux projets d’aménagement urbain et souvent sans indemnisation, regrette le rapport. C’est le cas de Fiyégnon 1 à Cotonou avec plus de 3000 personnes affectées.La crise sécuritaire au nord avec ses déplacés internes en situation difficile

La crise sécuritaire au nord avec ses déplacés internes en situation difficile

« Le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays a plus que doublé », rapporte Amnesty International. La dégradation de la situation sécuritaire dans le nord en est pour beaucoup. Entre janvier et octobre, des attaques de groupes armés, dont le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans affilié à Al-Qaïda, ont causé la mort d’au moins 82 soldats. Ces violences ont provoqué une forte augmentation du nombre de personnes déplacées. Le rapport précise que « la plupart des personnes déplacées à l’intérieur du pays avaient perdu leurs sources de revenus et vivaient dans des conditions déplorables », avec un accès limité à l’alimentation, à l’eau, à la santé et au logement.

Sécurité Santé au Travail : les entreprises du CNP-Bénin s’approprient les nouveaux défis à l’ère de l’IA

Une vue partielle des participants

Deux semaines après une première séance de renforcement de capacités sur la législation nationale et internationale en matière de Sécurité Santé au Travail ( SST ), les travailleurs des entreprises membres du Conseil National du Patronat du Bénin ( CNP-Bénin ) ont été outillés ce mardi 21 avril 2026 sur les nouveaux défis à l’ère de l’Intelligence Artificielle ( IA ). C’est dans le cadre d’une formation de cinq semaines en présentiel et en ligne que co-organise le patronat du Bénin avec le Centre International de Formation de l’OIT ( CIF-OIT ) basé à Turin.

Ghislain Gbènakpon

L’IA et les outils numériques, assure le conférencier Dr. Raouf Pereira, médecin de travail à la retraite, introduisent dans le monde du travail des pratiques innovantes, favorisent le développement de nouveaux secteurs d’activités et offrent aux entreprises d’importantes possibilités d’améliorer la SST. « Conçues et mises en œuvre efficacement, ces technologies contribuent à atténuer les risques professionnels. Aujourd’hui, il faut tout faire pour réduire les accidents de travail, les maladies professionnelles, améliorer la productivité et les performances. La numérisation éloigne les travailleurs des expositions d’environnement dangereux. Les systèmes et les outils reposant sur l’IA permettent d’identifier rapidement les dangers et de surveiller les conditions environnementales », a-t-il expliqué.

Intervention de Dr. Philippe Johnson, représentant du Pdt du CNP-Bénin

Il ressort de sa communication que depuis 2022, la SST est devenue un droit fondamental; ce qui veut dire qu’un pays ratifie ou non la convention 155 et la convention 157 de l’OIT, les principes de SST s’imposent à lui. Cette formation initiée conjointement par le patronat du Bénin et le CIF-OIT contribue à mettre l’IA au service de ces principes. « Il faut que le travailleur ne soit pas directement soumis aux risques qui pourraient lui être fatal ou préjudiciable. Nous faisons cette formation pour montrer l’intérêt de l’IA dans la prévention des risques professionnels » a soutenu le représentant du président du CNP-Bénin, Dr. Philippe Johnson à la faveur d’une interview à la presse. Il a fait observer qu’en plus des entreprises qui ont inscrit leurs travailleurs à ce programme de formation sur la SST, ce renforcement de capacités a été élargi à toutes les entités du CNP-Bébin: « Cela a été élargi à tous les chefs d’entreprise car dans pas mal de domaine, l’IA est une aide à la décision. L’IA ne fera pas tout. L’IA ne va pas remplacer l’homme mais va constituer ponctuellement une aide à la décision ».

Il faut dire que les bénéficiaires de ce renforcement de capacités n’ont pas caché leur satisfaction. C’est le cas de Daniel Oké, travailleur à la SODECO-Parakou: »Je remercie le Conseil National du Patronat pour cette opportunité de formation sur l’intelligence artificielle que nous avons suivie, surtout à l’ère du numérique. Il faut reconnaître que le monde est aujourd’hui en plein développement et les domaines tels que la sécurité santé au travail ne sont pas épargnés. Et quand on parle de la numérisation et de l’Intelligence Artificielle, ce sont des éléments qui impactent aujourd’hui sur la sécurité santé au travail. De ce fait, cette formation vient à point nommé »

COSI-Bénin: les rapports de l’exercice 2025 et le budget 2026 adoptés au 42e Conseil Confédéral

Une vue de famille des participants

La Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin ( COSI-Bénin) a tenu ce 17 avril 2026 à la bourse de travail à Cotonou son 42e Conseil Confédéral. Les travaux lancés par le secrétaire général confédéral Codjo Hinlin à quelques semaines de l’investiture du nouveau président de la République du Bénin élu ont permis l’adoption des rapports statutaires exercice 2025 et le budget 2026. Présence notable des anciens secrétaires généraux Kakaï-Glèlè et Chadaré.

Ghislain Gbènakpon

Les anciens secrétaires généraux Kakaï-Glèlè et Chadaré ici en première ligne

Le rapport d’activités 2025, le point d’exécution financière de l’exercice écoulé à travers le rapport financier et le budget 2026. Ce sont les trois documents adoptées par acclamation à ce 42e Conseil Confédéral de la COSI-Bénin. Les participants ont donc certifié pour ainsi dire la gestion exercice 2025 du bureau confédéral dirigé par le secrétaire général confédéral Codjo Hinlin et lui ont donné les moyens financiers pour mener à bien les différentes activités prévues au cours de l’année 2026.

Intervention du secrétaire général confédéral Codjo Hinlin

Il faut dire que ce Conseil Confédéral 2026 de la COSI-Bénin intervient aux lendemains de l’élection présidentielle qui implique l’avènement d’un nouveau régime en mai prochain. Et le le Sg Codjo Hinlin a tenu à faire observer que le règne finissant a consacré beaucoup de reculs en matière de libertés syndicales, en matière de satisfaction des légitimes revendications des travailleurs et en matière d’exercice des libertés démocratiques universellement reconnues. Il porte beaucoup d’espoir dans le nouveau pouvoir qui s’apprête à s’installer surtout que la COSI-Bénin et d’autres confédérations ont appelé à voter pour le nouveau président élu: « Nous espérons du nouveau règne qui va démarrer dans quelques semaines avoir plus l’écoute des gouvernants , que le dialogue social cesse d’être une formalité dans notre pays, mais qu’il parvienne à résoudre de façon effective les problèmes des travailleurs et que les activités syndicales aussi bien à la bourse du travail qu’en dehors de la bourse ne soient plus interdites ou réprimées, que de façon sincère nous puissions collaborer avec le nouveau pouvoir dans l’intérêt supérieur des travailleurs. C’est en réalité a ces conditions que nous allons réussir à combler les attentes de nos militantes et militants »

Le 42e Conseil Confédéral de la COSI-Bénin a été aussi marqué par la participation notable des anciens secrétaires généraux Kakaï-Glèlè et Chadaré qui ont fait part de leur disponibilité à jouer en cas de besoin leur partition pour son rayonnement au sein de l’échiquier syndical au Bénin.

Visite du ministre conseiller Gilbert Déou Malé au ROSCAO: entre reconnaissance institutionnelle et plaidoyer des OSC

Le ROSCAO et son hôte

Le ministre conseiller chargé de la Justice et des Relations extérieures auprès du président de la République, Gilbert Déou Malé, a effectué dans la matinée du vendredi 17 avril 2026 une visite au siège régional du Réseau des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest, situé à Zogbo, dans la ville de Cotonou. Une démarche qui s’inscrit dans un contexte post-électoral marqué par la consolidation des acquis démocratiques.

Chaleureuses salutations entre le président du ROSCAO Paul Adahou et le ministre conseiller Gilbert Déou Malé

Accueilli par le président du ROSCAO, Coovi Paul Adahou, et les membres du réseau, le ministre conseiller a salué, au cours d’une cérémonie sobre mais significative, la qualité du travail accompli par l’organisation. Il a notamment félicité le ROSCAO pour ses différentes missions d’observation électorale menées lors des législatives, des communales et, plus récemment, de l’élection présidentielle du 12 avril 2026. Reconnaissant les contraintes inhérentes à ce type de mission, il a encouragé le réseau à poursuivre ses efforts en faveur de la paix, de la transparence électorale et du renforcement de la démocratie en Afrique de l’Ouest. En réponse, le président régional du ROSCAO a exprimé sa gratitude pour cette visite, perçue comme une marque d’attention et de reconnaissance. Il a saisi l’occasion pour porter plusieurs préoccupations majeures des organisations de la société civile. Parmi celles-ci figurent l’appel lancé pour une audience avec le chef de l’État, Patrice Talon, avant la fin de son mandat, ainsi que la demande de prorogation du délai de mise en conformité des ONG, associations et fondations avec la nouvelle législation en vigueur, dont l’échéance est fixée à fin avril 2026.

Vers une suite favorable ?

Intervention du ministre conseiller Gilbert Déou Malé

Prenant la parole, le ministre conseiller a rappelé le principe selon lequel nul n’est censé ignorer la loi, tout en invitant les acteurs de la société civile à aborder le dialogue dans un esprit constructif. Il s’est engagé à se rapprocher du Garde des Sceaux afin d’examiner la possibilité d’une rencontre entre les OSC et le chef de l’État. Il a également indiqué qu’une concertation sera engagée avec les autorités compétentes pour étudier, dans la mesure du possible, un éventuel délai supplémentaire en faveur des organisations en difficulté de conformité.

Tête-à-tête entre les deux personnalités

En signe de reconnaissance pour son engagement républicain, Gilbert Déou Malé a été élevé séance tenante au rang d’ambassadeur de paix du ROSCAO, une distinction honorifique décernée par le président du réseau. La visite s’est achevée dans une atmosphère conviviale et empreinte d’espoir, les responsables du ROSCAO exprimant leur confiance quant à une suite favorable aux doléances formulées, dans l’intérêt du renforcement du dialogue entre l’État et la société civile.

Bénin: les félicitations de Sitou Aloïs Djibom du Mouvement S.U.D au président élu Wadagni

Dans un message en date du mardi 14 avril 2026 parvenu à la rédaction, le président du Mouvement Solidarité-Union-Développement ( S.UD) , M. Sitou Aloïs Djibom a adressé ses félicitations les plus chaleureuses et les plus sincères au président Romuald Wadagni pour sa brillante élection à la magistrature suprême du Bénin. « Par ce message, nous tenons à vous réitérer notre engagement indéfectible. Le Mouvement SUD ne sera pas qu’un spectateur de votre succès. Nous sommes prêts, avec toute notre expertise et notre force de mobilisation, à accompagner de toutes les manières possibles la mise en oeuvre de votre ambitieux programme d’actions », lit-on. Ci dessous l’intégralité du message.

Au terme de sa Mission d’Observation: le ROSCAO salue la maturité du peuple béninois

Le ROSCAO face à la presse

Au terme de sa mission d’observation électorale à l’occasion de la présidentielle de ce dimanche 12 avril au Bénin, le Réseau des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest ( ROSCAO ) salue la maturité du peuple béninois. C’est à la faveur d’une déclaration officielle ce mardi 14 avril à son siège à Cotonou dans laquelle pour la suite du processus électoral, il en appelle à la responsabilité de tous les acteurs politiques, institutionnels et sociaux. Lire ci-dessous l’intégralité de ladite déclaration lue son porte-parole Sergy Godjo.

DÉCLARATION OFFICIELLE DU RÉSEAU DES ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST (ROSCAO)
À L’ISSUE DE LA MISSION D’OBSERVATION DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DU 12 AVRIL 2026 AU BÉNIN

Mesdames et Messieurs les professionnels des médias,

Mesdames et Messieurs,

Le Réseau des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest (ROSCAO), fidèle à son engagement en faveur de la promotion de la démocratie, de la bonne gouvernance et de la paix en Afrique de l’Ouest, a déployé une mission d’observation électorale à l’occasion de l’élection présidentielle tenue en République du Bénin le 12 avril 2026.

Animé par le souci de contribuer à la transparence, à l’inclusivité et à l’apaisement du processus électoral, le ROSCAO a mobilisé et déployé une équipe composée d’environ une centaine d’observateurs nationaux et internationaux. Ces observateurs ont bénéficié, en amont du scrutin, d’une formation intensive de deux jours, axée sur les techniques avancées d’observation électorale, les standards internationaux en matière d’élections démocratiques ainsi que les exigences de neutralité, de professionnalisme et de rigueur méthodologique.À l’issue de cette phase préparatoire, les observateurs ont été déployés sur l’ensemble du territoire national afin de suivre de manière systématique et objective les différentes étapes du processus électoral, notamment l’ouverture des bureaux de vote, le déroulement du scrutin, le dépouillement ainsi que la centralisation des résultats.

Le ROSCAO tient à saluer avec une grande reconnaissance l’engagement, le professionnalisme et le sens élevé de responsabilité dont ont fait preuve ses observateurs tout au long de cette mission. Il exprime également sa profonde gratitude à la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour son appui technique et financier, qui a permis la mise en œuvre efficace de cette mission d’observation.

Les données collectées sur le terrain ainsi que les informations recueillies font actuellement l’objet d’analyses minutieuses et rigoureuses. À cet effet, le ROSCAO informe l’opinion publique nationale et internationale qu’un rapport final détaillé, assorti de recommandations pertinentes en vue de l’amélioration continue des processus électoraux, sera publié dans les prochains jours.

S’agissant du déroulement du scrutin, le ROSCAO salue le peuple béninois pour son sens élevé de maturité, de civisme et son attachement profond aux valeurs démocratiques et de paix, qui même pendant la campagne électorale s’est montré véritablement tolérant, ne cédant pas aux injures ni aux actes de violence. Une fois encore, le peuple béninois a démontré qu’il est possible d’exercer son droit de vote dans le calme, la discipline et la responsabilité, contribuant ainsi à consolider l’image d’un pays attaché à la stabilité et à la démocratie.Le ROSCAO félicite également la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA), ainsi que l’ensemble des institutions et acteurs impliqués dans l’organisation du scrutin, pour les efforts consentis en vue de garantir un processus électoral globalement apaisé, marqué par l’absence d’incidents majeurs.

Au regard des premières tendances rendues publiques par la CENA, le peuple béninois a exprimé sa volonté souveraine en choisissant de confier la conduite des affaires de l’État pour les années à venir au duo déclaré vainqueur de cette élection. Le ROSCAO forme le vœu que cette nouvelle étape de la vie nationale soit porteuse de paix, de cohésion sociale et de renforcement du vivre-ensemble.

Pour la suite du processus électoral, le ROSCAO en appelle à la responsabilité de tous les acteurs politiques, institutionnels et sociaux afin que les différentes étapes restantes se déroulent dans un climat de paix, de sérénité et de respect des lois de la République, dans l’intérêt supérieur de la nation béninoise.

Le ROSCAO réaffirme enfin sa disponibilité à continuer d’accompagner les processus démocratiques dans la sous-région ouest-africaine, dans un esprit de neutralité, d’indépendance et de professionnalisme.Je vous remercie.

Observation de la présidentielle au Bénin: le ROSCAO s’apprête à publier son rapport

Le Réseau des Organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest ( ROSCAO) qui a déployé une mission d’observation dans huit départements durant le processus de la présidentielle au Bénin s’apprête à publier son rapport. Voilà entre autres ce qui ressort d’une interview accordée ce lundi 13 avril par son président Paul Adahou.

Ghislain Gbènakpon

« Nous avons déployé des observateurs dans huit départements à savoir Atlantique Littoral, Ouémé, Mono, Couffo, Colline, Donga et Atacora. Nous sommes actuellement en train de traiter les rapports de nos observateurs; des rapports très fiables parce que nous avons déployé des observateurs d’expérience sur le terrain qui sont, entre autres, des juristes, des professeurs, des journalistes et plusieurs autres profils. Depuis dimanche soir, nous sommes en train de recueillir et de traiter les informations pour le rapport global », a soutenu M. Paul Adahou. Mais en attendant la publication de ce rapport, le président du ROSCAO fait observer que dans la plupart des localités, les opérations de vote ont commencé à l’heure même s’il y a des zones où des bourrages d’urnes ont été constatés.

Satisfecit et remerciement

« Globalement tout s’est bien passé malgré les quelques ratés enregistrés. Il faut remercier la CENA qui a fait un travail impeccable car déjà à 7h, plusieurs bureaux de vote ont ouvert et d’autres aux alentours de 7 h 15. Et déjà aussi à 16 h, plusieurs bureaux de vote ont fermé. Nous avons constaté aussi une forte présence des forces de sécurité dans les centres de vote grâce au ministère de l’intérieur qui  joue bien sa participation dans le processus électoral », a déclaré Paul Adahou. Il n’a pas manqué de remercier la CEDEAO pour son accompagnement qui a permis au ROSCAO de déployer beaucoup plus d’observateurs à la présidentielle comparativement aux dernières législatives et communales.

Bénin: Ratier Agassounon bloque Zogbodomey et toute la 24e circonscription pour Paul Hounkpè

Intervention du jeune leader politique de la 24e circonscription électorale Ratier Agassounon

Zogbodomey et toutes les autres Communes de la 24e circonscription électorale bloquées pour le duo Paul Hounkpè et Rock Hounwanou dans la perspective des élections présidentielles de ce dimanche 12 avril 2026. C’est le pari réussi du jeune leader politique de la localité Ratier Agassounon qui y a fait une descente « musclée » riche en sons et en couleurs pour mobiliser ses parents et amis en particulier et les populations en général pour le sacre du duo des FCBE.

Ghislain Gbènakpon

Un enthousiasme manifeste des populations

Zogbodomey bloquée ! Zogbodomey et autres bloquées ! C’était le slogan ou le cri de ralliement des populations fortement mobilisées pour l’accueil de leur fils bien aimé. Le Duo de l’opposition béninoise à la présidentielle de dimanche n’a aucun souci à se faire pour Zogbodomey et toute la 24e circonspection électorale grâce à l’impressionnante force de mobilisation et au leadership de Ratier Agassounon chez les siens.

La table d’honneur

« La machine de la victoire est dans la 24e circonscription électorale. Je rappelle que jai deux mission ici dans cette circonscription électorale qui couvre Zogbodomey Zagnanado Covè, Zakpota et Ouinhi. J’ai entamé une tournée de campagne de proximité pour expliquer à mes compatriotes, les raisons de ma démission du Bloc Républicain et ce qui me motive à soutenir le candidat Paul Hounkpè. J’invite aussi le peuple béninois à sortir massivement le 12 avril pour aller voter. C’est ce qui compte le plus pour nous », a expliqué le jeune leader politique Ratier Agassounon.

Adhésion totale des populations au. Hoiw

Il faut dire que le message de l’envoyé du duo Hounkpè-Hounwanou ainsi que sa pédagogie à le passer ont véritablement fait mouche. Les populations sont convaincues de la justesse de son choix pour les présidentielles qui va selon elles mettre fin à leurs souffrances et constitue une opportunité pour leurs enfants diplomés sans emploi. Elles ont rassuré leur hôte que Zogbodomey et toute la 24 e circonspection électorale vont sortir massivement comme un seul homme pour voter le duo de l’opposition. « Ce qui est sûr, vous verrez qu’au soir du 12 avril prochain, c’est Paul Hounkpè qui sera élu président de la République », a martelé pour finir Ratier Agassounon.

Présidentielles au Bénin : le ROSCAO outille ses observateurs

Une vue de famille des participants

« Techniques avancées d’observation pour une élection transparente » C’est le thème de l’atelier de renforcement de capacités des observateurs du Réseau des organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest ( ROSCAO ) qui s’est ouvert ce jeudi 9 avril pour deux jours à Cotonou. Il s’inscrit dans le cadre de la mission d’observation électorale que déploie le ROSCAO avec le soutien de la CEDEAO en prélude aux élections présidentielles de ce dimanche 12 avril au Bénin.

Ghislain Gbènakpon

Le cadre juridique de l’élection présidentielle au Bénin à travers notamment le rôle des institutions électorales, ce qu’est un observateur électoral, les droits et devoirs d’un observateur d’une part, et de l’autre, les principes de l’observation électorale, l’algorithme du processus d’observation du vote et la typologie des observateurs. Voilà ce qui a été principalement au menu de la première journée de cette formation assurée par l’expert électoral Fabien Adjidowé.

L’expert formateur Fabien Adjidowé

Il ressort de la communication de l’expert formateur que relativement au cadre juridique, ce qui est attendu du facilitateur qu’est l’observateur se dégage de l’article 6 de la loi n°2013-06 du 25 novembre 2013 portant code électoral qui dispose que « l’exactitude et la pertinence des données électorales doivent être rigoureusement vérifiées par toute autorité intervenant dans le processus électoral ». Il s’agit donc de l’obligation qu’a l’observateur investi d’autorité par les circonstances de remonter des données exactes et pertinentes. Et il doit par ailleurs respecter les principes de l’observation électorale que sont la discrétion par rapport à certaines informations, la loyauté qui l’oblige à ramener les résultats et remonter les informations sensibles à temps et l’honnêteté.

Le formateur a présenté aux observateurs une algorithme du processus d’observation du vote. La formation s’est poursuivie ce vendredi 10 avril avec une approche pratique à travers la simulation d’une mission d’observation, le remplissage des fiches d’observation et la remontée ainsi que la sécurisation des données.

Le président du ROSCAO Paul Adahou

« Les élections présidentielles ne sont pas les communales encore moins les législatives. C’est une élection majeure pour nous. Notre rôle, c’est d’observer et de faire le point. Nous ne sommes pas des hommes politiques, ni des agents de CENA, de la Cour Constitutionnelle. Nous sommes des acteurs de la société civile. Nous en tant que ROSCAO, nous devons être à la hauteur de notre mission. Le dimanche 12 avril, vous serez sur le terrain pour mieux observer. C’est pourquoi cette formation appuyée par la CEDEAO est initiée pour vous outiller. Je vous exhorte à suivre attentivement le formateur », a déclaré le président du ROSCAO, Paul Adahou lors de son allocution de circonstances.