Ministère de l’Industrie et du Commerce: le processus d’élaboration du plan stratégique 2026-2030 lancé

La ministre Shadiya Assouman

Le ministère de l’industrie et du commerce ( MIC ) va bientôt disposer de son Plan Stratégique pour la période 2026-2030. Le processus de son élaboration a été lancé ce lundi 24 novembre 2025 à la faveur d’un atelier méthodologique dans les locaux du ministère à Cotonou sous la houlette du directeur de cabinet M. Laurent Akpo.

Ghislain Gbènakpon

Le Directeur de cabinet Laurent Akpo

Décliner séquentiellement les politiques nationales, y compris celles du PAG, dans la planification sectorielle, assurer une allocation efficiente des ressources publiques selon les priorités retenues, garantir une visibilité à moyen terme de l’action ministérielle, suivre l’évolution des performances à travers des indicateurs précis, clarifier et harmoniser les fonctions des différentes structures opérationnelles, intégrer les problématiques émergentes issues des mutations institutionnelles, économiques et sociales, repositionner efficacement les directions techniques et redéfinir leurs missions. Voilà ainsi décliné par le directeur de cabinet, M. Laurent Akpo, ce que va permettre le Plan Stratégique du ministère de l’industrie et du commerce dont le processus d’élaboration vient d’être offfociellement lancé.

Une vue partielle des participants à l’atelier méthodologique

Le représentant de l’autorité ministérielle a fait observer que le MIC dispose déjà de plusieurs politiques et stratégies sous-sectorielles. Cependant, en l’absence d’un Plan stratégique global, il devient difficile d’assurer une allocation rationnelle des ressources, de prioriser les interventions, et d’assurer une cohérence opérationnelle entre les structures. C’est dire que l’atelier méthodologique qui a lancé le processus de son élaboration vient à point nommé.

« Le processus qui s’ouvre devra être participatif, transparent et itératif. Il vous reviendra notamment : d’analyser l’évolution historique et la situation actuelle des secteurs de l’industrie et du commerce, d’identifier les défis, les enjeux et les problématiques clés du ministère à travers une analyse approfondie des forces, faiblesses, opportunités et menaces du secteur, de définir des objectifs stratégiques ambitieux mais réalistes pour l’horizon 2030, de proposer des axes d’intervention pertinents et cohérents, d’élaborer un plan d’actions structuré, assorti d’indicateurs, de cibles et de délais clairement définis », a déclaré le directeur de cabinet Laurent Akpo à l’adresse des participants composés, entre autres, des cadres du MIC, des directeurs centraux, généraux et techniques ainsi que d’un représentant du ministère en charge de développement qui aura en dernier ressort à valider le Plan Stratégique.

Symposium sur l’Indigo Africain: grandes articulations et particularité de la 4e édition qui s’ouvre mercredi

Les conférenciers

« Indigo transatlantique : mémoires croisées entre le Bénin, le Brésil et le Nigeria » . C’est le thème du Symposium sur l’Indigo Africain ( SIA 2025 ) qui va se dérouler du mercredi 26 novembre au samedi 29 novembre 2025 à Indigo Village dans la commune de Ouidah. A la faveur d’une conférence de presse le 25 octobre dernier en présence de Chrispel Yassoundo,  représentant du partenaire Afrique Décide, la promotrice Nadia Adanlé et le président du comité d’organisation Aimé Dako ont eu à lever le voile sur les grandes activités au programme et la particularité du SIA 2025.

Ghislain Gbènakpon

Des participants

Lancement officiel du SIA 2025 le mercredi 26 novembre couplé avec l’inauguration  de Indigo Village, nouveau siège social de Couleur Indigo, des journées scientifiques faites de conférences-débats et de panels de discussions sur la place de l’indigo dans la mémoire collective et sur la transmission des savoir-faire liés à la traite transatlantique et la 13 édition de la Grande Nuit de l’Indigo qui sera l’occasion de présenter au cours d’un défilé de mode aux standards internationaux, une collection en lien avec le thème de cette année. Voilà en quelques raccourcis, les grandes articulations de la quatrième édition du SIA présentées par le président du comité d’organisation, Aimé Dako à la conférence de presse du 25 octobre dernier.

Nadia Adanlé, promotrice du SIA et de Couleur Indigo

Il ressort de l’intervention de la promotrice du SIA et de l’entreprise Couleur Indigo, Nadia Adanlé que le thème choisi cette année est en lien avec ceux des éditions précédentes à savoir, la professionnalisation de la filière indigo en 2022, la muséalisation du Elu Vo en 2023 et les signes non formels de préservation et de transmission des savoir-faire liés à l’Indigo en 2024. « Cette exploration des signes non formels nous a amenés à regarder du côté de la Guadeloupe. L’année dernière, nous avons justement reçu une délégation de la Guadeloupe qui nous a présenté les vestiges et les traces de l’indigo tels que laissés par nos ancêtres communs qui ont touché cette île. Et pour nous, il était important de poursuivre cette exploration et voir partout où les esclaves, nos ancêtres sont passés, quelles ont été les marques, les empreintes en lien avec l’Indigo qui ont été déposées », a-t-elle expliqué.

Il faut retenir que la quatrième édition du SIA tire sa particularité de son thème à travers lequel elle interroge les circulations, les héritages et les mémoires partagées autour de cette teinture ancestrale. Elle ambitionne de mettre en lumière l’indigo comme un vecteur de mémoire, de résistance et de reconnaissance culturelle. L’indigo apparaît comme un patrimoine transatlantique, un lien vivant entre l’Afrique et sa diaspora. Sa trajectoire outre atlantique ne peut être détachée de l’histoire de la traite négrière.

Résilience climatique dans le bassin de la Volta: trois études validées à Cotonou

Une vue de famille des participants

On est bien parti pour l’effectivité de la résilience climatique au profit des populations riveraines du bassin de la Volta. Trois études menées par le Cabinet BRL Ingénierie de Nîmes et le Cabinet ISL viennent d’être validées à Cotonou dans le cadre du programme Dynoba financé par l’Agence française de développement ( AFD ) et mis en œuvre par OIEau. C’est à la faveur d’un atelier à Bénin Royal Hôtel du 18 au 20 novembre 2025. En marge des travaux, Miléna Poncin, consultante au sein du bureau d’études BRL s’est confiée à la presse pour des éclairages sur ces assises de Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

Le Plan Investissement Climat ( PIC ) et les Mécanismes de financement durables et pérennes à l’actif du cabinet BRL Ingénierie d’une part et de l’autre, les outils de gestion coordonnée des infrastructures dans le bassin de la volta sur lesquels s’est penché le cabinet ISL. Ce sont les trois études désormais validées pour la résilience climatique par les délégués des six Etats membres de l’Autorité du Bassin de la Volta ( ABV ) à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo.

Il ressort des éclairages de Miléna Poncin que la première étude sur le Plan Investissement Climat qui était au cœur de la première journée des travaux met en avant les actions prioritaires à mettre en place dans le bassin de la volta à l’horizon 2050. « Maintenant avec cette  adoption, ce Plan pourrait être porté par les pays au prochain conseil des ministres pour la réalisation », a-t-elle déclaré.  Quant à la deuxième étude validée au deuxième jour, elle va renforcer l’autonomie financière de l’Autorité du Bassin de la Volta.  « Nous allons recueillir l’avis des États membres sur la mise en place d’une redevance préleveur payeur ou pollueur payeur parce qu’on a présenté différents secteurs, différents niveaux de redevances. On va recueillir l’avis des pays pour voir ce qui peut être mis en place et travailler avec eux sur une feuille de route pour la mise en oeuvre effective de cette solution de financement », a expliqué Miléna Poncin.

L’autre retombée des assises de Cotonou est la validation des outils de gestion coordonnée des infrastructures dans le bassin de la Volta. Ceci avec l’adhésion de la direction exécutive de l’Autorité du bassin de la Volta et des représentants des États membres qui viennent porter la volonté des pays. « Ce sont trois études très importantes pour mettre en avant le dynamisme de l’ABV. On est très satisfait de l’implication des Etats et on espère que ces trois jours seront fructueux », s’est réjouie pour finir, Miléna Poncin.

Sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin : Le projet CASCADE pérennise les acquis du SISAN pour le renforcement de l’engagement des autorités communales

Dans le cadre du renforcement de la politique nationale en matière de nutrition, le projet CASCADE (Catalyzing Strengthened policy Action for healthy Diets and resiliencE), que met en œuvre le consortium CARE Bénin/Togo et GAIN en partenariat avec l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB), a mené de nombreuses actions visant à appuyer les communes. Ce partenariat stratégique a permis de promouvoir l’intégration effective des enjeux de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (SAN) dans la planification communale, notamment à travers l’utilisation de l’outil SISAN, considéré comme un levier stratégique pour renforcer la planification sensible à la nutrition au niveau communal et local

CASCADE tisse une nouvelle corde au bout de l’ancienne 

Le Score d’Intégration de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (SISAN) est un outil qui permet d’évaluer et de mesurer le degré de prise en compte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les documents de planification (PDCPAI et PTA). Outil développé par l’Association des Communes de l’Atacora et de la Donga (ACAD) et le programme Appui Multisectoriel à la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dans l’Atacora (AMSANA), le SISAN est encore aujourd’hui au cœur de la stratégie d’intervention du projet CASCADE pour l’amélioration de la nutrition dans ses six départements d’intervention.

Par le passé, le Bénin a abrité de nombreux projets et programmes qui ont permis d’obtenir des résultats conséquents dans le secteur de la nutrition. Il s’agissait principalement du Projet de Nutrition Communautaire (PNC), du Projet Multisectoriel de l’Alimentation, de la Santé et de la Nutrition (PMASN) et le Projet de Nutrition et de Développement de la Petite Enfance (PNDPE). Les différentes transformations induites au sein des communautés constituent des acquis pour le projet CASCADE. Désormais ce sont sur ces acquis que CASCADE se base pour relever des défis de financement des initiatives de nutrition, à travers la mobilisation des ressources locales propres. Les budgets communaux prennent de plus en plus en compte les questions de nutrition.

Elaboration des Cadres Communs de Résultat (CCR) et redynamisation des Cadres Communaux de Concertation (CCC) : une approche dynamique impulsée par CASCADE à travers l’ANCB

La coordination et la synergie entre les acteurs, la couverture géographique des interventions en matière de nutrition sont encore des défis que le secteur doit relever. Ces constats ont motivé dans un premier temps l’élaboration des Cadres Communs de Résultat et dans un second temps, la redynamisation des CCC, pour l’atteinte des objectifs dans le secteur de la nutrition. C’est une stratégie qu’a implémentée CASCADE à travers l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB).  Entre août 2024 et août 2025, la plus grande organisation faitière des communes du Bénin a réuni dans différents ateliers organisés des préfets, les Directeurs départementaux des ministères sectoriels (santé, agriculture, affaires sociales, hygiène), les cadres techniques des mairies (SE, DDLP, points focaux nutrition et les responsables des structures déconcentrés de l’Etat). Ces différentes rencontres ont permis entre autres de définir des activités et des indicateurs faciles à mettre en œuvre et à suivre dans le cadre de l’amélioration de la nutrition au sein des 20 communes d’intervention du projet CASCADE.

Quant à la redynamisation des Cadres Communaux de Concertation, il est important de souligner qu’il est un creuset d’institutionnalisation et de coordination des interventions en nutrition. Le CCC regroupe les sectoriels et les acteurs de la mairie. Ainsi, dans son rôle d’accompagnement en tant que partenaire stratégique, l’ANCB a, au cours de l’année 2024 et 2025 saisi l’occasion de chaque rencontre qu’elle tient pour des échanges sur le fonctionnement des CCC, en vue de proposer des solutions.

Des transformations systémiques induites au sein des communes pour l’amélioration de la nutrition 

Afin d’asseoir l’ancrage institutionnel de l’outil SISAN, le projet CASCADE a soutenu l’organisation d’un atelier de plaidoyer les 28 et 29 août 2024 à Dassa-Zoumè. Cette rencontre, qui a réuni les Préfets, les représentants des ministères sectoriels concernés (Décentralisation, Développement, Finances), avait pour objectif de faire un plaidoyer auprès des autorités déconcentrées, de les sensibiliser aux enjeux de l’outil SISAN et de solliciter leur accompagnement pour sa diffusion au niveau communal. À l’issue des échanges, une recommandation forte a été formulée en faveur de l’élaboration d’une circulaire officielle incitant les communes à intégrer la SAN dans leurs Plans de Développement Communaux (PDC), le Plan d’Investissement Annuel (PAI) et le Plan de travail Annuel (PTA) tout en utilisant l’outil SISAN dans leurs processus de planification.

À la suite de ce plaidoyer, des ateliers régionaux de formation sur l’outil ont été organisés au profit des 77 communes du Bénin entre septembre et novembre 2024. Ces sessions ont permis de renforcer les capacités des Secrétaires Exécutifs (SE), des Directeurs du Développement Local et de la Planification (DDLP), ainsi que des Cellules de Planification et d’Aménagement du Territoire (CSPAT), en les outillant sur les enjeux de la SAN et l’utilisation opérationnelle du SISAN. A la suite de ces sessions de renforcement, d’autres ateliers sont également organisés pour diagnostiquer l’état d’intégration de la nutrition dans les PDC, PAI et PTA et d’analyser les budgets 2023 à 2025 consacrés à la SAN. Ceci a permis de clairement mettre en évidence une meilleure prise en compte des enjeux liés à l’alimentation, à la santé et à la nutrition dans leur planification. Pour les communes dont les PDC n’étaient pas encore validés, un accompagnement a été fait, permettant de les rendre plus sensibles voir spécifiques à la nutrition grâce à l’outil SISAN.

Ces résultats ont été illustrés par des témoignages concrets. La Secrétaire Exécutive d’Adjohoun a partagé l’expérience de sa commune, qui a connu des avancées significatives grâce à un partenariat de cofinancement avec l’institution française CD40. Ce partenariat a permis de mettre en œuvre des actions d’éducation nutritionnelle et de prise en charge de la malnutrition.

Cinquantenaire de la CEDEAO: la diversité culturelle ouest africaine célébrée à Cotonou

A la clôture du Village du Cinquantenaire de la CEDEAO au Bénin ce vendredi 14 novembre 2025, la diversité culturelle ouest africaine a été célébrée à travers les prestations de plusieurs artistes de la musique traditionnelle et moderne venus des pays membres de l’organisation sous-régionale. C’était dans la salle rouge du palais des congrès de Cotonou et à l’actif de la Représentation de la CEDEAO au Bénin.

Ghislain Gbènakpon

Des tableaux artistiques et culturelles des groupes venus, entre autres, du Togo, du Niger, du Nigeria et du Cap Verd avec pour artistes invités, fati Ana fampo et  Ahotoo Autorité. Voilà ainsi résumée la grande soirée culturelle qui a clôturé le Village du Cinquantenaire initié par la Représentation de la CEDEAO près le Bénin dans le cadre des manifestations commémoratives du jubilé d’Or de l’organisation sous-régionale.

Cette soirée est venue rappeler que le brassage des cultures est un passage obligatoire vers l’intégration régionale. « Nous avons tous vibré aux couleurs de nos traditions, aux sonorités héritées de nos ancêtres, aux cadences modernes qui traduisent l’énergie de notre jeunesse. Nous avons retrouvé dans les chants mandingues, yoruba, évé, peulhs, haoussa, fon et autres des racines communes. Nous avons écouté dans chacune de ces voix, l’écho de nos histoires entremêlées, la mémoire de nos royaumes, de nos peuples, de nos résistances et de nos espérances », a déclaré dans allocution Mme Gwladys Gandaho

Le Représentant Résident de la CEDEAO s’est pour sa part réjoui de ce que cette soirée de clôture du Village du Cinquantenaire a permis aux peuples d’Afrique de l’Ouest de célébrer des cultures. « Elles constituent les socles de notre identité régionale, le ferment de notre résilience et la source inépuisable de notre créativité. A travers les danses, les chants, les contes, les saveurs et les couleurs qui ont animé ce village du cinquantenaire, c’est l’âme de la CEDEAO qui s’est exprimée », a déclaré Amadou Diongue.

Bénin : soutien franc du MPL au duo Wadagni-Talata pour la rectification de la rupture

Intervention du président Expérience Tébé

Au nombre des sept résolutions du Conseil National du Mouvement populaire de libération ( MPL) constitutives de l’ultime offre politique du parti fondée sur un nouveau pacte social fédérateur de  toutes les tendances et obédiences politiques de la nation de la nation, il y a le soutien entier et total au duo de candidats WADAGNI-TALATA pour en faire celui de la rectification de la rupture à l’élection présidentielle d’avril 2026. C’était ce samedi 15 novembre 2025 à Abomey-Calavi sous la houlette du président Expérience Tébé.

Ghislain Gbènakpon

Un nouveau pacte social et une plateforme de propositions rectificatives de la rupture. C’est sur cette base que le MPL au terme de son conseil national de ce samedi a apporté son soutien au duo Wadagni-Talata. Le Conseil National a en effet approuvé la création et le lancement officiel du « Nouveau Pacte Social pour le développement du Bénin qui vise à fédérer toutes les forces politiques, la jeunesse, les femmes et la société civile en encourageant à dépasser les clivages traditionnel d’opposition et de mouvances pour une collaboration constructive autour du duo gagnant, à travers la confection et la mise en œuvre de la proposition rectificative de la rupture.

Dans l’une des ses résolutions, le Conseil National recommande au Directoire de prendre toutes les dispositions pour entrer discussion avec le duo de candidats Wadagni-Talata pour la transmission de la plateforme revendicative de propositions rectificatives de la rupture et de la feuille de route du nouveau pacte social. Une tournée nationale de vulgarisation pour susciter l’adhésion populaire à ce nouveau pacte social est annoncée pour soutenir et accompagner le duo de candidats Wadagni-Talata afin que le ministre d’État chargé de l’économie et des finances devienne le président de la rectification.

Le thème du Conseil National intitulé « Fédérer pour réussir : l’ultime offre politique du MPL pour l’avenir », est  selon le président Expérience Tébé, une promesse pour le peuple béninois. « Fédérer pour réussir est notre engagement envers le peuple béninois C’est la promesse d’une politique qui rassemble, qui construit et qui fait avancer notre nation », a-t-il soutenu.

Cinquantenaire de la CEDEAO : « Nous devons avoir de l’espoir », dixit Faustin Guidi, chef du Bureau National de la CEDEAO au Bénin

M. Faustin Guidi face à la presse

Au Village du Cinquantenaire de la CEDEAO initié par sa Représentation près le Bénin au palais des congrès de Cotonou, le directeur de l’intégration économique régionale et chef du bureau national de la CEDEAO s’est confié à la presse au terme d’un panel de discussion dont il est l’un des intervenants. Occasion pour M. Faustin Guidi d’appeler les peuples ouest-africains à de l’espoir en ce jubilé d’Or de l’organisation sous-régionale.

Ghislain Gbènakpon

« La CEDEAO aujourd’hui bat de l’aile, mais nous devons avoir de l’espoir parce que c’est la seule institution au niveau de notre sous-région qui fait assez d’efforts malgré le niveau auquel nous nous trouvons aujourd’hui ». C’est le plaidoyer qu’à fait face à la presse, le directeur de l’intégration économique régionale au ministère de l’économie et des finances du Bénin et chef du bureau national de la CEDEAO à l’adresse des peuples ouest-africains. M. Faustin Guidi venait de participer à l’animation d’un panel de discussion sur le financement du secteur privé et  l’accès au marché de la CEDEAO au programme des activités du Village du Cinquantenaire de l’organisation sous-régionale au Bénin.

Au cours dudit panel, il a exposé le rôle que joue le ministère de l’économie et des finances en tant que ministère statutaire de la CEDEAO dans le cadre de la thématique abordée. « Nous avons parlé du mécanisme de la libre circulation des personnes et des biens, comment est ce que le Bénin a été déclaré champion de la libre circulation par la task force de la CEDEAO; ce qui est à l’actif du président Patrice Talon », a expliqué M. Faustin Guidi.

Le directeur de l’intégration économique régionale est revenu brièvement sur quelques initiatives de la CEDEAO au Bénin qui peuvent être sources d’espoir pour les populations: « La CEDEAO intervient au Bénin à travers un certain nombre de projets et programmes qu’on a abordés au cours de ce panel. Nous avons par exemple le Fonds de stabilisation du développement régional de la CEDEAO qui intervient dans trois départements touchés par la crise sécuritaire notamment les Collines, l’Atacora et la Donga. Nous avons le programme de coopération transfrontalière où la CEDEAO intervient à travers la réhabilitation d’un certain nombre d’infrastructures dans notre pays. Comment donner de l’eau à la population ? Voilà quelques actions que la CEDEAO mènent dans notre pays »

Dialogue entre FDS et populations pour des élections apaisées en 2026: RAMP-Bénin boucle sa sensibilisation à Cotonou

Une vue de famille

Le Réseau africain pour le maintien de la paix ( RAMP-Bénin ) a clôturé à Cotonou le Dialogue sécuritaire entre les Forces de Défense et de Sécurité et les populations pour des élections apaisées en 2026 qui l’a conduit à sillonner le Bénin avec le soutien de Konrad Adenauer Stiftung. C’était le lundi 10 novembre au CEDIJ de la Cour d’Appel de Cotonou dans le cadre du projet « Dialogue -Sécurité-Démocratie: Plateforme territoriale de dialogue pour les élections apaisées au Bénin »

Ghislain Gbènakpon

La table d’honneur

« Dialogue, sécurité et cohésion sociale: vers un modèle béninois de prévention des tensions électorales » C’est le panel de discussion qui a permis le dialogue à Cotonou entre forces de défense et de sécurité ( FDS ) et les populations pour des élections apaisées en 2026. Il a été animé par le directeur départemental de la police républicaine M. André Dah Lokonon, le directeur de l’Institut des artisans de justice et de paix ( IAJP-Le Chant d’Oiseau ) le Père Eric Aguénounon et le sociologue Dr. Hermann Houessou. Chacun des panélistes a développé à sa manière le sujet de discussion avant de répondre aux préoccupations de l’assistance. Si le père Eric Aguénounon et Dr. Hermann Houessou se sont attelé à peindre un contexte d’exclusion non favorable à des élections apaisées en 2026, le directeur départemental de la police républicaine du Littoral s’est attaché à exposer la partition que joue les hommes en uniforme pour sécuriser et pacifier la période électorale

M. Rock Ahoton, pdt de RAMP-BÉNIN

Il faut dire qu’à travers le projet « Dialogue -Sécurité-Démocratie », le RAMP-Bénin a effectivement contribué à instaurer au Bénin, une véritable plateforme territoriale de concertation entre FDS et populations. « Ce cadre a permis de reconstruire la confiance entre les populations et les institutions, d’outiller les forces de sécurité sur la neutralité républicaine et le respect des droits humains et de favoriser des engagements collectifs pour des élections pacifiques », a soutenu le président du RAMP-Bénin, Rock Ahoton qui a exprimé sa profonde reconnaissance à la police républicaine pour son engagement exemplaire et constant dans la mise en œuvre de ce projet.

M. Adelis Yapi de KAS

Konrad Adenauer Stiftung qui a donc soutenu l’initiative dans le cadre de l’appui de son Programme SIPODI à la sécurisation du processus électoral a donc fait oeuvre utile. « Ces formations, destinées aux Forces de Défense et de Sécurité, ont contribué à renforcer leurs capacités en matière de sécurisation des élections générales, mais aussi à promouvoir une approche inclusive, participative et respectueuse des droits humains. La présente rencontre vise à consolider la confiance mutuelle et à renforcer la cohésion sociale, éléments essentiels à toute démocratie durable et à toute sécurité partagée », a déclaré dans son allocution d’ouverture, M. Adelis Yapi, le représentant de Konrad Adenauer Stiftung.

Jubilé d’Or de la CEDEAO : le Village du Cinquantenaire bat son plein à Cotonou

Coupure du ruban

Le palais des congrès de Cotonou s’anime depuis ce mercredi 12 novembre 2025  pour trois jours aux couleurs et sons du Village du Cinquantenaire de la CEDEAO initié par sa Représentation près le Bénin pour rapprocher l’Organisation sous-régionale des peuples ouest-africains. Il a été lancé par le secrétaire général du ministère  de l’économie et des finances M. Alban Bessan qui avait à ses côtés, le Représentant Résident de la CEDEAO Amadou Diongue.

Ghislain Gbènakpon

« Ce village du cinquantenaire est un espace citoyen festif et institutionnel, destiné à rapprocher la CEDEAO des peuples ouest-africains », a rappelé dans son allocution de circonstances, le Représentant Résident de la CEDEAO, Amadou Diongue.  Il faut dire que c’est un rendez-vous au cours duquel l’Organisation célèbre 50 ans d’intégration régionale, avec la participation des citoyens. Les objectifs poursuivis sont, entre autres, valoriser l’héritage et les acquis de la CEDEAO, promouvoir la culture, l’innovation et la solidarité régionale et renforcer le dialogue avec les citoyens et les médias.

Le Village du Cinquantenaire est marqué par trois temps forts qui se chevauchent quasiment. Il y a pour commencer  la « foire de la CEDEAO des peuples” qui met en avant les innovations et produits locaux des jeunes et des femmes. Les visiteurs sont  attendus pour découvrir opportunités économiques régionales dans les secteurs de l’agroalimentaire, du textile, du tourisme ou encore des cosmétiques. L’exposition culinaire pour  continuer est une autre attraction de la célébration. Des mets venus de plusieurs pays rappellent la diversité gastronomique de la sous-région ouest-africaine. Un “symbole du partage africain” pour célébrer les traditions et le sentiment d’appartenance à une même communauté. Enfin, le programme comprend aussi une série de conférences et débats autour du thème : “CEDEAO des peuples : contexte, concept et concret.” Quatre panels sont annoncés :contribution de la CEDEAO au développement du Bénin ; financement du secteur privé et accès au marché de la CEDEAO ;
les Industries culturelles et créatives au Bénin ; rôles des jeunes et des femmes dans la CEDEAO des peuples.

Dans son discours de lancement e Village du Cinquantenaire, le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Alban Bessan, s’est appesanti sur  »les progrès remarquables » accomplis en matière d’intégration économique et de maintien de la paix par la CEDEAO, citant  »la libre circulation des personnes, la consolidation de marchés régionaux de plus de 400 millions d’habitants et la mise en œuvre des initiations visant à renforcer la sécurité et le développement durable des régions ».

Gestion pacifique des périodes électorales en Afrique: le MFPA jette à Cotonou les bases du renforcement de l’implication des femmes

Vue de famille des officiels et personnalités

« Rôle et contribution de la femme africaine en période électorale dans les pays africains en général et en particulier au Bénin ». C’est le thème de la première conférence du Mouvement des Femmes de Paix d’Afrique (MFPA) qui a eu lieu ce vendredi 7 novembre 2025 à Cotonou sous le parainage du directeur général du Fonds africain de garantie et de coopération économique FAGACE ) Dr. Yambaye Tiraïna Ngueto. Les femmes venues de plusieurs pays africains et même en dehors du continent ont répondu favorablement à l’appel de la présidente Afrique du MFPA, Mme. Augustine Ahonon Houékin. Elle avait à ses côtés, entre autres, la président du Mouvement mondial de la paix auprès des Nations-Unies, Dr. Marielle Patricia Vanoni Guerra.

Ghislain Gbènakpon

« Un cadre de formulation de stratégies concrètes pour renforcer l’implication des femmes dans la prévention et la gestion pacifique des périodes électorales » Voilà ainsi déclinée par Mme Augustine Ahonon Houékin dans son allocution de circonstance, la mission assignée à cette première conférence du MFPA. Pour la présidente Afrique du Mouvement, les femmes avec le soutien actif des hommes se réunissent à Cotonou pour élever leurs voix et s’engager à prévenir les crises quelles qu’elles soient et consolider la paix sur le continent meurtri par plusieurs crises post électorales. « Une paix durable ne peut se construire sans les femmes », a-t-elle martelé.

Il est à noter que cette conférence a rassemblé plus d’une trentaine de pays et plus de 3 000 participants venus d’Afrique et d’autres continents parmis lesquels, des leaders féminins, des diplomates, acteurs de la société civile, jeunes et experts. Elle a été meublée de panels thématiques, d’ateliers de renforcement de capacités, de témoignages inspirants ainsi que la signature d’engagements pour promouvoir la paix et le leadership féminin.

Il faut dire que cette conférence a rassemblé plus d’une trentaine de pays et  plus de 3 000 participants venus d’Afrique et d’autres continents parmis lesquels, des leaders féminins, des diplomates, acteurs de la société civile, jeunes et experts. Elle a été meublée de panels thématiques, d’ateliers de renforcement de capacités, de témoignages inspirants ainsi que la signature d’engagements pour promouvoir la paix et le leadership féminin. L’un des temps forts a été la signature d’un protocole d’accord entre le MFPA et le Mouvement mondial de la paix auprès des Nations Unies, représenté par sa présidente. On retient qu’avec cette première conférence du MFPA, les femmes africaines refusent d’être des spectatrices du jeu électoral dans leurs pays respectifs.