1er mai 2023 : la Cstb mobilise les travailleurs pour une marche pacifique à Cotonou

En prélude à la commémoration du 1er mai 2023, la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin ( Cstb ) lance un appel de mobilisation aux travailleurs pour une marche pacifique à Cotonou en vue d’exiger la satisfaction de leurs revendications. Lire ci-dessous, l’intégralité de cet appel en date du 17 avril 2023 parvenu à la rédaction.

 CONFEDERATION SYNDICALE DES TRAVAILLEURS DU BENIN (CSTB)

 03 B.P. 932 Cotonou

 Tél. : (00229) 67-08-61-14 (00229) 67-40-68-00 (00229) 64-58-00-86

 Email : cstbsn@yahoo.fr / Siteweb : http://www.cstb.bj

 APPEL AUX TRAVAILLEURS(EUSES), A LA JEUNESSE, AUX FEMMES, A UNE MARCHE DE COMMEMORATION DE LA JOURNEE DU 1er MAI 2023, FETE DU TRAVAIL, A COTONOU.

Camarades travailleurs(euses), femmes de toute catégorie, artisans, jeunes, peuple du Bénin, nos conditions de vie et de travail s’aggravent de jour en jour avec les diverses réformes entreprises par le pouvoir de la rupture. Cette aggravation se justifie par : le chômage de la jeunesse demandeuse d’emploi, la destruction des entreprises publiques, parapubliques, privées (Bénin télécom SA, SONAPRA, SONACOP, CARDER, SHB etc.), la remise dans les mains des sociétés étrangères des secteurs stratégiques et vitaux comme le Port Autonome de Cotonou, la SBEE et les secteurs de souveraineté comme l’ANIP pour ne citer  que celles-là, la remise en cause des droits sociaux et économiques acquis, le non remboursement intégral des dettes sociales dues aux salariés, les déguerpissements sans alternative des vendeuses,  vendeurs et artisans, l’arrestation et l’emprisonnement des vendeurs et vendeuses à la sauvette dans les marchés de Cotonou, les radiations et licenciements arbitraires des travailleurs, l’augmentation des taxes et impôts, la hausse des tarifs et la multiplication des ponts péage et pesage.  La conséquence inacceptable de tous ces actes du gouvernement est la généralisation drastique de la faim et de la misère dans la plupart des ménages du pays.

 Le PAG2 annoncé à l’installation du Chef de l’Etat au début de son 2ème quinquennat en 2021 et baptisé “programme hautement social“ s’est transformé en un goulot d’étranglement de tout le peuple et des travailleurs en particulier. En témoignent l’abattement des salaires dus à certaines réformes fiscales, la kyrielle de taxes sur les produits de première nécessité, la hausse des prix des produits pétroliers, de l’électricité, de l’eau et les licenciements massifs programmés, le maintien et l’élargissement du mode esclavagiste d’emploi précaire des travailleurs enseignants sous le statut d’Aspirant. Les salariés ruinés sont confrontés aux brimades de tout genre de la part des autorités hiérarchiques et vivent dans la hantise de radiations injustes par des Commissions Administratives Paritaires (CAP) à la solde du gouvernement. La non application effective de la revalorisation du SMIG dans le secteur privé et le refus de son hiérarchisation. Quant aux ouvriers et travailleurs de l’informel, ils sont laissés pour compte dans ce contexte de cherté de vie et de faim.

 A cette insécurité alimentaire, vient s’ajouter l’insécurité des personnes et des biens, causée par la guerre par procuration déclarée à notre pays par l’impérialisme français à travers les djihadistes qui nous ont fait perdre déjà plusieurs fils civils et militaires de notre pays.

 C‘est dans ce contexte de crise sociale aggravée que la CSTB commémore le 1er Mai 2023, Journée Internationale du travail sous le thème : Contre la faim et la vie chère, levons nous pour l’amélioration de notre pouvoir d’achat et de nos conditions de travail. 

Une marche pacifique de commémoration sera organisée à COTONOU le Lundi 1er Mai 2023   pour exiger du gouvernement la satisfaction de nos diverses revendications.

 A cet effet, elle appelle tous ceux qui souffrent et se plaignent, les travailleurs(euses) de toutes catégories (salariés, artisans, conducteurs, transporteurs, hommes et femmes des marchés, ouvriers, jeunes demandeurs d’emplois, étudiants, etc.) à se mobiliser et à y prendre part massivement.

 Le rassemblement se fera à l’Etoile Rouge à partir de 07h. La chute de la marche est prévue à la Bourse du Travail.

 Vive les libertés syndicales !

 Vive le 1er mai !

 Cotonou, le 17 avril 2023

 Le Secrétaire Général Confédéral

 Nagnini KASSA MAMPO.-

 Lisez, multipliez et diffusez largement cet appel.

Formation syndicale à la Cosi-Bénin: la fédération du secteur des employés outille ses militants sur leurs droits et devoirs

Une vue de famille des particupants

« Droits et devoirs des militants » C’est le thème du séminaire de formation que la Fédération syndicale du secteur des employés de la Cosi-Bénin ( Fesse/Cosi ) a organisé ce dimanche 23 avril 2023 à la bourse de travail de Cotonou au profit de ses membres. Les travaux ont été officiellement lancés par le secrétaire général de la Fesse/Cosi, M. Amavi Dégué avec pour communicateur M. Richard Houndjo de la Cosi.

Ghislain Gbènakpon

Les travailleuses et travailleurs militants de la Fédération syndicale du secteur des employés de la Cosi-Bénin ( Fesse/Cosi ) savent mieux désormais sur leur droits et devoirs avec le séminaire de formation dont ils viennent de bénéficier. Grâce à une communication très participative, M. Richard Houndjo les a amenés à se les approprier.

La tribune officielle

Au titre des droits, on retient entre autres, le droit ( liberté  ) de réunion et d’association,  le droit à la revendication, droit à la négociation collective, droit d’appartenir à un syndicat ou non, droit à la formation syndicale, droit de grève, droit au boycott et le droit d’être défendu. En ce qui concerne les devoirs ou obligations, il est relevé entre autres, la participation aux réunions des instances de l’organisation avec exactitude, être toujours disponibles, payer régulièrement sa cotisation syndicale et autres souscriptions sociales ( participer à la fonction sociale du syndicat ),  prendre part aux sessions de formation ou d’information, respecter scrupuleusement le mot d’ordre de l’organisation syndicale, respecter les textes fondamentaux du syndicat et travailler au recrutement de nouveaux membres.

Une vue partielle …
… des militants de la Fesse/Cosi

« Ce séminaire est une première activité de formation pour cette année 2023 qui donne la preuve que notre Fédération avec le soutien technique et financier de la COSI-BENIN, remplit pleinement l’une des fonctions syndicales essentielles qui est la sienne c’est à dire la fonction éducative », a déclaré le Sg Amavi Dégué pour qui les échanges visent à préparer les militants à la mise en œuvre des actions relatives au dialogue social.

Ramadan 2023 : le message de l’Imam DeGanos Ahamadou Mousssa d’Agla Filao à la communauté musulmane

L’Imam DeGanos Ahamadou et le prédicateur Muezzin Sosso Abdoul Hakim Salifou Fafana

La communauté musulmane d’Agla Filao a aussi célébré ce vendredi 21 avril 2023 le Ramadan. Au cours de la traditionnelle prière et face à la presse, l’Imam de la mosquée de la localité, DeGanos Ahamadou Moussa a lancé un message à toute la communauté musulmane du Bénin.

Ghislain Gbènakpon

« Le Ramadan est un mois de sacrifice spirituel, corporel et matériel pour Dieu. Et les anges sont là pour nous surveiller de près. Aujourd’hui, c’est la fin du mois de Ramadan. Et avant de fêter, il faut faire l’aumône à ceux qui sont dans le besoin. Il faut partager avec les pauvres. Fêter sans avoir fait l’aumône n’a pas de valeur », a expliqué l’Imam DeGanos Ahamadou Moussa face à la presse.

Au cours de son prêche, il a fait observer que la prière Aïd-El-Fitr est le symbole qui concrétise la foi de l’Islam. C’est un jour de prières intenses. Nous demandons la paix. Que Dieu nous épargne les épreuves au-delà de notre foi et de notre force. Qu’il nous éloigne des forces maléfiques. Que Dieu accorde la paix au Bénin, qu’il éclaire nos gouvernants ».

Dans l’interview qu’il a accordée à la rédaction au terme de la prière, il a lancé un appel à la nation en général et aux populations d’Agla Filao en particulier. « Je demande à la nation béninoise, de cultiver l’amour du prochain. Que Dieu descende le feu de l’amour sur notre pays le Bénin. Pour le quartier Agla Filao , je demande l’union. Que la population parle d’une même voix. Je prie pour la santé, la prospérité et l’évolution dans les activités », a déclaré pour finir, l’Imam  DeGanos Ahamadou Moussa.

Journée mondiale Zéro déchet : KNMS Kpessou sensibilise les Pme  agroalimentaires

Une vue de famille des participants

« Gestion optimisée des bio-déchets dans les petites unités de transformation agroalimentaire ». C’est le thème de la conférence de sensibilisation que KNMS Kpessou Sarl a organisée le samedi 15 avril 2023 à l’intention des unités de transformation agroalimentaire à l’occasion de la célébration en différé  de la journée mondiale Zéro déchet du 30 mars. Elle a été lancée dans la salle de conférence du ministère du cadre de vie et du développement durable ( Mcvdd ) par le chef du département de la gestion des pollutions et des nuisances, M. Bertin Bossou.

Ghislain Gbènakpon

« Il s’agit de nous faire prendre conscience des lois de ce pays qui nous exhortent à mieux protéger l’environnement. Il s’agit aussi de nous sensibiliser su les bonnes pratiques de gestion de nos bio déchets, leur valorisation et aussi que nous puissions mieux les traiter et les transformer en sous produits qui pourraient aller dans la réduction de notre coût de production car dit-on, il n’y a pas de déchet, il n’y a que des produits que nous pouvons en tirer , a déclaré la directrice générale de KNMS SARL, Mme Salamath Moustapha.  

Une vue partielle des participants…
…suivant ici une présentation

Il faut dire que les structures bénéficiaires de cette conférence de sensibilisation sont effectivement dans l’agroalimentaire mais aussi dans l’agrocosmétique et génèrent des déchets dont la gestion est un challenge. Le ministère du cadre de vie et du développement durable les a entretenues entre autres sur les textes de loi qui régissent la gestion des déchet dans leurs secteurs d’activité. Le message à retenir de cette conférence est que les initiative Zéro déchet peuvent favoriser une gestion rationnelle des déchets, les minimiser et les éviter contribuant ainsi à lutter contre la triple crise planétaire, à protéger l’environnement, à renforcer la sécurité alimentaire et à améliorer la santé et le bien-être des personnes.

La Dg de Knms Kpessou Sarl, Mme Salamath Moustapha entourée des cadres du Mcvdd et des participants

« Il y a des normes environnementales en vigueur pour pouvoir gérer les déchets. Les déchets doivent être valorisés. Et les textes de la République ont mis l’accent sur la valorisation des déchets. Donc tous ceux qui vont dans le sens de la valorisation des déchets  les ministère du cadre de vie est derrière eux et va les aider techniquement et financièrement à travers le Fonds national pour l’environnement et le climat ( Fnec) à travers des appels à projet », a déclaré le directeur de la gestion de la pollution et de la nuisance, M. Bertin Bossou.

Rencontre d’échanges entre les femmes entrepreneures du Bénin et le couple Kagamé : Alimatou Badarou entre satisfaction et espoir

Mme Alimatou Badarou, Coordonnatrice nationale de l’Ofr

La coordonnatrice nationale de l’Organisation des femmes républicaines ( Ofr ) était parmi les invitées de marque de la séance d’échanges qu’il y a eu ce samedi 15 avril 2023 au palais des congrès de Cotonou entre les femmes entrepreneures du Bénin et le couple présidentiel du Rwanda. Au terme de la séance, Mme Alimatou Badarou a exprimé à la presse sa satisfaction et son espoir.

Ghislain Gbènakpon

« Je suis contente de voir le couple présidentiel de Rwanda à cette séance  d’échanges entre les femmes entrepreneures du Bénin et la délégation du Rwanda. Nous avons assisté à un échange très fructueux. On retient globalement que désormais, il y aura un accord de partenariat plus danse , plus évolué en faveur des femmes. On a appris beaucoup sur l’expérience des femmes du Rwanda et celles de la délégation a aussi appris de nous. Nous les femmes du Bénin sommes fières de voir nos compatriotes présenter leurs expériences de femmes entrepreneures avec un parcours élogieux qui est à saluer », a déclaré Mme Alimatou Badarou.

Elle a fait observer que le Bénin a l’opportunité d’apprendre davantage sur la lutte contre les sachets plastiques parce que le Rwanda vient de prouver qu’il la réussie afin de promouvoir l’industrie locale. Le Bénin, poursuit-elle, a aussi un défi à relever dans ce sens.

Il faut dire que pour la coordonnatrice nationale de l’Ofr, les perspectives sont bonnes après cette séance d’échanges avec le couple présidentiel du Rwanda. « Le message de la première dame du Rwanda nous a beaucoup touchées. Ça nous a davantage donné le courage de croire en nos capacités et de continuer le combat pour que le Bénin aussi sur le plan de l’émancipation pusse aussi atteindre certaines dimensions que les femmes du Rwanda ont atteintes. Nous avons donc espoir que les deux premières dames, les deux présidents vont contribuer à ce que ce couloir de développement que nous voulons créer avec le Rwanda soit une réalité et profite aux femmes du Bénin et  à celles du Rwanda », a déclaré Mme Alimatou Badarou.

Matériaux locaux de construction: l’Ansalb mobilise les acteurs pour une base de données géotechniques

La table d’honneur

L’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin ( Ansalb ) œuvre pour la mise au point d’une base de données géotechniques sur les matériaux de construction localement disponibles. Elle a organisé à cet effet, un atelier de mobilisation des acteurs concernés. C’était ce vendredi 14 avril 2023 à l’Isba de Cotonou sous la houlette du secrétaire perpétuel de l’Ansalb, Pr. Michel Boko.

Ghislain Gbènakpon

« Quel est l’état des lieux de matériaux pour les bâtiments, les routes et les ouvrages d’art ? La cartographie des matériaux peut-elle contribuer à une prise de décision pour une exploitation plus judicieuse ? Nécessité de la mise au point d’une base dd données. Quel est l’état des lieux de caractéristiques existantes des matériaux courants ? Quel est l’état de la recherche sur les matériaux alternatifs aux matériaux conventionnels pour les BTP ? » C’est sur cette problématique que s’est penché cet atelier organisé par l’Ansalb. L’objectif général est de communiquer sur la nécessité de la mise au point d’une base de données géotechniques avec les parties prenantes et susciter leur collaboration tout en recueillant leurs propositions pour accélérer la recherche de solution et leur mise en œuvre.

Il faut dire le Bénin dispose d’un fort potentiel en matériaux de construction dont les plus connus sont entre autres le calcaire, le marbre, les argiles, la terre de barre, le kaolin, le sable, le gravier, la latérite et les pierres de taille. Mais selon l’Ansalb, cette potentialité se trouve confrontée à l’inexistence d’études de caractérisation, de codification, de géolocalisation et de méconnaissance de leur quantité pouvant permettre aux décideurs de planifier leurs exploitations qui préservent l’environnement et aux professionnels d’anticiper les campagne de reconnaissance géotechnique. Or les demandes de matériaux localement disponible se font de plus en plus persistantes.

« Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la réalisation des grands chantiers routiers et immobiliers prévus dans le programme d’action du gouvernement 2021-2026 pour lesquels les demandes de matériaux localement disponibles se font de plus en plus pressantes. En effet, les infrastructures de transport et de cadre de vie vont nécessiter plusieurs millions de mètres cubes de matériaux  pour la mise en œuvre dudit programme. Ces matériaux étant non renouvelables, il s’avère nécessaire de faire un état des lieux de ceux disponibles », a expliqué le secrétaire perpétuel de l’Ansalb, Pr. Michel Boko en lançant les travaux.  

 JIF 2023 en différé : les femmes Fcbe analysent l’échec des cauris aux législatives et proposent pour 2026

Le Sen Paul Hounkpè et le Pdt d’honneur Soumanou Djimba aux cotés des femmes Fcbe

Le Mouvement National des Femmes Fcbe ( Mnf-Fcbe ) a mis à profit ce samedi 15 avril au chant d’oiseau de Cotonou, la célébration en différé de l’édition 2023 de la Journée internationale des droits de la femme pour faire le bilan de la participation du parti aux législatives du 8 janvier dernier. Elles ont analysé son échec et fait des propositions pour la « remontada » des cauris aux échéances électorales de 2026. Déjà au lancement des travaux, le Sen Paul Hounkpè et le président d’honneur Soumnou Djimba ont assuré que ces propositions sont les bienvenues.

Ghislain Gbènakpon

« Nous avons beaucoup misé sur les dernières élections législatives, nous nous sommes battues chacune dans sa circonscription électorale pour avoir de bons résultats. Mais à l’arrivée, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. C’est un fait. Mais il faudra beaucoup plus pour nous décourager. Il nous reste juste à tirer les leçons subséquentes de cette fâcheuse expérience pour remonter la pente et gagner le pari des échéances de 2026. », a déclaré dans son allocution, la Coordonnatrice du MNF-FCBE, Mme Isabelle Arékohan Allé Isabelle.

Il faut dire qu’il n’a pas été question des réjouissances traditionnellement observées à la célébration du 8 mars. Les braves amazones des Fcbe ont donc préféré faire le diagnostic de l’échec de leur parti au scrutin législatif de janvier dernier pour mieux peaufiner une stratégie de reconquête de l’électorat aux échéances de 2026 à travers des propositions concrètes au bureau politique du parti.

Une vue partielle des Amazones de Fcbe

Dans leurs interventions, le Sen Paul Hounkpè et le président d’honneur Soumanou Djimba ont abordé les causes réelles de la contre performance aux législatives. « Nous avons échoué parce que nous avons osé. Nous avons échoué parce que lorsque les gens voulaient mettre le pays à feu et à sang nous avons dit non. Mais Fcbe n’ira jamais dans les blocs. Fcbe n’ira jamais à la mouvance. Nous allons continuer le combat. Nous allons gérer l’échec car nous sommes conscients que le chemin de l’échec peut conduire à la victoire », a soutenu le président d’honneur. Le Sen Paul Hounkpè adhère à ce diagnostic et n’a pas manqué d’assurer les femmes Fcbe de la prise en compte de leurs différentes  propositions pour une victoire certaine aux élections législatives, présidentielles et communales de 2023.

Forum international Bénin Santé 2023 : Réflexion sur la contribution du secteur privé au renforcement du système sanitaire

Une vue d’ensemble des participants

« Contribution du secteur privé au renforcement du système sanitaire pour accroître la résilience. Par quel ( s ) pilier ( s ) commencer ? ». C’est le thème du forum international Bénin Santé 2023 qui se tient depuis ce jeudi 13 avril 2023 au palais des congrès de Cotonou. Il est une initiative de la Plateforme du secteur sanitaire privé ( Pssp ) du Bénin qui est à sa troisième édition. Les travaux qui durent trois jours sont parrainés par le ministre de la santé, Pr. Benjamin Hounkpatin et son collègue des affaires sociales et de la micro finance, Dr. Véronique Tognifodé.

 Ghislain Gbènakpon

« L’objectif général de Bénin Santé 2023 est de révéler à travers un dialogue public privé les stratégies de renforcement du système sanitaire aux fins d’une résilience accrue sans omettre la contribution du secteur privé. Il s’agira pour les participants d’explorer chacun des six piliers du renforcement du système sanitaire de l’Oms », a expliqué la présidente de la Pssp, Mme Béatrice Radji dans son allocution de circonstance.

A la faveur d’une interview à la presse, le secrétaire exécutif de la Pssp, M. Pascal Fafeh a donné des précisions sur le forum Bénin Santé 2023 : « Le Bénin Santé est aussi ancré sur la couverture sanitaire au Bénin. Il est composé de 3 éléments principaux. Nous avons le volet scientifique qui est le symposium composé de communications scientifiques d’experts nationaux et étrangers, des formations master class sur diverses thématiques pour renforcer les capacités des professionnels de santé que ce soit les médecins ou les paramédicaux. Il y a aussi le volet salon avec des stands d’exposition pour mettre de la visibilité sur les équipements dont on fait la promotion pour le renforcement du plateau technique en vue des soins de qualité. Enfin, nous avons le volet acaton qui fait la promotion des solutions technologiques en renforcement au système sanitaire du Bénin. Toutes ces activités sont mises en harmonie pour donner un ensemble d’éléments coordonnés que nous regroupons sous le nom de Bénin Santé. »

Davantage de visibilité pour la Pssp

Le secrétaire exécutif de la Pssp Bénin, M. Pascal Fafeh

Le secrétaire exécutif de la Pssp a fait observer que le forum Bénin Santé a le mérite de donner plus de la visibilité à la Pssp  et met en évidence sa contribution au renforcement du système sanitaire au Bénin. « La Pssp a pris des engagements auprès du ministère de la santé pour être l’interlocuteur des acteurs du secteur privé de la santé au Bénin. Des engagements spécifiques ont été pris dont le renforcement du système, la contribution dans la mise en œuvre œuvre des actions qui permettent au ministère ou au système d’atteindre ses objectifs. Donc ça permet à la Pssp de fédérer  tous les acteurs du secteur privé au niveau national , d’avoir une vision unique pour que les actions soient coordonnées en renforcement du système. Il s’agit aussi de montrer au Ptf qu’on ne peut pas réaliser la Couverture sanitaire universelle sans impliquer réellement le secteur privé », a soutenu M. Pascal Fafeh.

 

Etat de droit et défis sécuritaires au Bénin : l’appel du Gl Célestin Guidimey au terme d’un colloque

Le Gl Célestin Guidimey, Pdt de Apev Ong

« Etat de droit et défis sécuritaires au Bénin » C’est le thème du colloque organisé ce jeudi 13 avril 2023 à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou par la Fondation Konrad Adenauer en collaboration avec l’Académie des sciences constitutionnelle administrative et politique ( Ascap ). Au nombre des participants et communicateurs, il y avait le président de l’Association pour la Paix et la Prévention de l’Extrémisme Violent dans les Pays du Golfe de Guinée ( Apev Ong ), le Général Amèyi Célestin Guidimey. A la faveur d’une interview à la rédaction au terme des travaux, l’Expert-Consultant international Sécurité Gouvernance et Réforme du Secteur de la Sécurité, Prévention des conflits et Expert national Prévention de l’Extrémisme Violent a indiqué ce qu’il faut retenir du colloque avant de lancer un appel. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.  

Cause Commune : Que peut-on retenir de ce colloque sur l’Etat de droit et les défis sécuritaires au Bénin ?

Gl Célestin Guidimey :  Il y a qu’il faut retenir que les défis sécuritaires impliquent aujourd’hui tous les pays du Sahel et du Golfe de Guinée et que pour les relever, il faut une approche holistique, multidimensionnelle. Une approche qui associe à la fois les solutions militaires et diplomatiques, de coopération et de développement. C’est de toutes ces questions que nous avons débattu et on a fait des propositions sous forme de recommandations aux organisateurs du colloque, l’Ascap et la Fondation Konrad Adenauer.

Un appel en guise de mot fin.

Si j’ai un appel à lancer, c’est de continuer à travailler ensemble. Car en fait, lutter contre l’extrémisme violent, arriver à contrôler et éradiquer le phénomène nécessite une action multi acteurs impliquant les gouvernants, les élus, la société civile, les forces de défense et de sécurité, les politiques et les partenaires techniques et financiers. Donc une approche holistique sur une base multi acteurs pour pouvoir éradiquer ce phénomène car celui-ci est international et un seul pays ne peut pas se lever pour en venir à bout.    

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Lutte contre le terrorisme en Afrique : le regard du Dr. Abasse Alossoumaré sur les instruments de coopération régionaux

Le DC / Misp, Dr. Abasse Alossoumaré

Au nombre des communicateurs au colloque intitulé « Etat de droit et défis sécuritaires au Bénin » organisé par la Fondation Konrad Adenauer ce jeudi 13 avril 2023 à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou , il y avait le représentant du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique. A la faveur d’une interview à la presse, Dr. Abasse Alossoumaré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a livré l’essentiel de sa présentation qui a porté sur les instruments de coopération régionaux dans la lutte contre le terrorisme en Afrique.

Ghislain Gbènakpon

« Il faut reconnaître que sur le plan régional, des efforts sont déployés. Il y a des instruments juridiques qui ont été adoptés par l’Union africaine pour prévenir et lutter contre le phénomène. Il y a un cadre institutionnel qui a été mis en place pour soutenir les efforts de paix et de stabilité sur le continent au niveau de l’Union africaine », a d’abord relevé Dr. Abasse Alossoumaré.

Le directeur de cabinet du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique a toutefois fait observer que ces efforts peinent à atteindre les objectifs : « Il reste donc beaucoup à faire en ce sens que il y a des insuffisances dans l’opérationnalisation des mesures qui ont été adoptées. Des mesures pour lesquelles nous avons fait des propositions pour que l’ensemble de cette gamme variée de mesures et d’instruments adoptés puisse être adapté au phénomène aujourd’hui. Nous avons été amenés à constater que l’approche utilisée est dépassée. C’est une approche classique qui ne s’adapte pas aux réalités du moment en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme ».

Face à ce diagnostic, Dr. Abasse Alossoumaré propose qu’il y ait des actions au niveau régional mais que celles-ci ne se fassent pas en rupture avec la politique de la région.