
Dans le cadre de la célébration de ses 75 ans, l’Organisation mondiale de la santé ( Oms ) a initié ce mercredi 12 avril 2023 au palais des congrès de Cotonou , un panel de discussion sur l’état des lieux de la couverture sanitaire universelle ( Csu ) au Bénin. Au nombre des particiants, il y avait le ministre de la santé Pr. Benjamin Hounkpatin, le ministre des affaires sociales et de la microfinance, Mme Véronique Tognifodé, la Représentante Résidente de l’Oms au Bénin, Dr. Tania Bissouma-Lédjou, le président de l’Autorité de régulation de la santé et un représentant de la plateforme du secteur privé de la santé.
Ghislain Gbènakpon
« Il s’est agi pour nous de mettre ensemble l’accent sur ce qui est fait au Bénin en matière de progrès vers la couverture sanitaire universelle. Le thème des 75 ans est la Santé pour tous. En parlant de santé pour tous, c’est justement de façon plus globale la couverture sanitaire pour tous et faire en sorte que les inégalités d’accès aux soins soient réduites. Au cours de ce panel, il a été présenté tous les progrès qui ont été faits, les niveaux auxquels nous sommes et ce qui reste à faire pour que le projet Arch soit une réalité aussi bien dans son volet protection financière que celui de l’offre de santé », a expliqué la Représentante Résidente de l’Oms Dr. Tania Bissouma-Lédjou à la faveur d’une interview à la presse au terme du panel de discussion.

Toujours face à la presse le directeur de cabinet du ministre de la santé Dr. Pétas Akogbéto a fait observer que les acquis sont nombreux au niveau des trois piliers de la couverture sanitaire universelle que sont la protection financière, la disponibilité des services de santé et la réduction de l’exposition aux risques ayant des impacts sur la santé. « Quand on prend le pilier protection financière, nous avons lancé le projet Arch qui vise à protéger les plus vulnérables contre les risques financiers en matière de santé. Depuis 2019, nous avons démarré la phase pilote qui est maintenant en phase de dissémination dans toutes les communes du Bénin. Ça permet à ce que les pauvres extrêmes soient soignés gratuitement à l’échelle du pays. nous avons aussi pris des mesures d’exemption de paiement au soin. Il en est ainsi de la gratuité de la prise en charge du paludisme, de la césarienne et même pour les dialysés. Donc assez de mesures pour limiter la barrière financière d’accès aux soins », a-t-il déclaré. Pour ce qui est de la disponibillté des services de santé, on retient que le Bénin y travaille également et se trouve aujourd’hui à au moins à 96 % d’accessibilité géographique aux centres de santé. Toujours sur ce registre, on retient qu’il y a un vaste plan d’équipement pour renforcer le plateau technique et un souci de renforcement des ressources qualifiées avec par exemple le recrutement en 2021 de 1600 agents de santé et d’autres annoncés pour cette année. Quant au pilier relatif à la diminution de l’exposition aux risques qui peuvent impacter la santé, le DC Pétas Akogbéto a fait cas entre autres de la distribution des moustiquaires gratuits et la vaccination.





















