42 e Convention du District Multiple 403 de LCI : le grand oral du lion Jean-Claude Crinot sur la diversité et l’inclusion

Le lion Jean-Claude Crinot, past gouverneur du district 403 A2

La 42e convention du district multiple 403 de Lions clubs International ( LCI )qu’abrite Cotonou du 4 mai au 6 mai 2023 a pour conférencier principal, le Past Gouverneur du district 403 A2 qui a présenté la communication inaugurale sur le thème « La diversité et l’inclusion, des atouts pour le district multiple ». A la faveur d’une interview à la presse, le lion Jean-Claude Crinot, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a fait part de l’essentiel à retenir de son message.

Ghislain Gbènakpon

« Le thème de ce congrès porte sur la diversité et l’inclusion comme des atouts pour le district multiple 403. Qu’est-ce nous voulons dire par là ? En fait, notre district multiple est un district vaste. Il va de la Mauritanie jusqu’au Tchad. Il inclut 22 pays. C’est l’un des districts les plus vastes du monde avec 9000 membres. Quand on a cette échelle, effectif et  géographique, il s’entend qu’on a une population diversifiée, on couvre des territoires divers, on inclut de cultures diverses. Donc la diversité telle qu’on en parle est au cœur de notre organisation.  Donc nous sommes divers. Nous avons des cultures, des races, des professions et des tailles différentes. Comment faire fonctionner tout cet ensemble. C’est là qu’intervient le facteur de l’inclusion qui consiste à faire participer tous ceux qui sont dans le groupe, de manière équitable, chacun en fonction de ses capacités, de ses talents et quelles que soient la profession, la religion, la race , le sexe et quel que soit même le handicap que vous avez, il y a une place pour vous aux Lions Clubs, il y a une place pour vous dans le district 403 », a expliqué M. Jean-Claude Crinot.

Le past gouverneur du district 403 A2 n’a pas manqué de relever l’objectif des assises de Cotonou : « Nous sommes venus réfléchir pour faire en sorte que tous ceux qui répondent à ces critères puissent participer pleinement à nos actions de service . Et vous savez que la mission de lions clubs international est de servir. Servir les plus démunis, apporter de la joie là où il y a de la peine, apporter de la nourriture là où il y a la faim, préserver l’environnement, prendre en charge les enfants qui sont victimes du cancer et lutter contre la cécité. C’est ça que nous faisons depuis bientôt plus de 100 ans et plus de 70 ans en Afrique.  Et nous allons continuer. L’objectif de notre convention ici à Cotonou est de voir comment repartir sur de meilleures bases avec ce que nous avons de différent pour faire du district multiple 403 quelque chose de plus grand »

Promotion du panafricanisme : Denis Assongba, Dah Tovomandjèhougni défend la culture vestimentaire de l’Afrique à un colloque

Le panafricaniste et ambassadeur mondial de la paix, Dah Tovomandjèhougni

Comme annoncé, le président de l’Ong Midogbékpo Corporate, Denis Assongba, Dah Tovomandjèhougni a pris part les 25, 26 et 27 avril 2023 à un important colloque sur le panafricanisme. Cet événement qui a réuni à Ouidah de grandes figures du panafricanisme en Afrique, des personnalités politico-administratives et des béninois de la Diaspora, a été placé sous le thème « Le panafricanisme, regards croisés des grands hommes et perspectives pour des actions urgentes ».

La rédaction

 Dans son discours à ce  colloque Dah Tovomandjèhougni s’est dit gêné de voir pour un évènement qui porte sur le panafricanisme des participants habillés comme des colons. Et le comble, selon lui, c’est la langue du colon qui est parlée. « Pour une si belle initiative qui nous interpelle nous Africains à défendre une fois encore l’idéologie panafricaniste, je trouve inapproprié que les participants pour la plupart soient habillés en costume. Et pis, nous faisons la promotion de la langue des colons » a laissé entendre Dah Tovomandjèhougni. L’ambassadeur mondial de la paix a indiqué que l’idéal serait que chaque participant soit habillé en tenue locale et que chacun parle sa langue.  » Notre habillement doit être le reflet de ce que nous défendons. Voyez-vous, j’ai fait 36 ans aux États-Unis je maîtrise couramment l’anglais. Ce n’est pas une raison pour venir parler l’anglais ici sachant que la langue de chez moi, celle de mon identité nègre africaine, c’est le fon » a précisé Dah Tovomandjèhougni tout en invitant les organisateurs à mieux faire les prochaines fois. Pour Denis Assongba, le combat pour le panafricanisme a encore du chemin tandis que des grands noms défenseurs de cette idéologie ont déjà tracé le chemin. « J’ai été choqué un jour quand j’ai vu un africain gifler son enfant en public parce-que il a parlé sa langue maternelle en public. Avec cette attitude, nous avons encore du chemin ». Pour finir, Dah Tovomandjèhougni a invité les défenseurs de la cause africaine à prendre leurs responsabilités et à se valoriser car selon lui, il est temps que l’Afrique se réveille.

 Rappelons que, deux objectifs principaux ont motivé ce colloque. Il s’agit de mettre à jour quelques aspects des connaissances liées à  l’idéologie panafricaniste  à travers plusieurs thématiques afin de déblayer davantage la voie vers des actions urgentes et pragmatiques. C’était aussi l’occasion de rendre un hommage mérité, à travers plusieurs rites, aux illustres panafricanistes qui ont rejoint nos ancêtres. Durant les trois jours qu’ont duré le colloque, les participants ont eu droit à des communications qui ont fait objet de débats autour des panels de discussion. Le premier panel est intitulé: « Histoire du Panafricanisme : des grandes figures au développement de l’Afrique » avec pour Modérateur : Amzat Boukari YABARA. Le deuxième panel intitulé: « Les Soixante ans de l’Organisation de l’Unité Africaine : de l’OUA à l’UA » a été animé par Bienvenu ANTONIO. Le panel 3, concerne: « L’Afrique dans les conflits mondiaux » avec pour Modérateur : Alphonse GAGLOZOUN et enfin un quatrième panel a porté sur le professeur  « Honorat Joseph AGUESSY, un héritage panafricain contemporain » avec pour Modérateur : Roger K. SESSOU.

 Un hommage mérité a été rendu aux illustres panafricanistes qui ne sont plus de ce monde, dont le professeur  Honorât Joseph Aguessy.

Mandat 2022-2023 de Lions Clubs International : les gouverneurs du district multiple 403 font le bilan du 3e trimestre d’activités

Une vue de famille des participants

A la veille de l’ouverture des travaux de la 42e convention congrès de District Multiple 403 de Lions Clubs International à Cotonou, l’hôtel Golden Tulip a abrité la troisième réunion du conseil des gouverneurs qui a passé en revue leurs activités du 3e trimestre du mandat 2022-2023. C’était ce mercredi 3 mai sous la houlette du président dudit conseil, le gouverneur Louis Aléka-Rybert.

Ghislain Gbènakpon

« Chacun des districts A1, A2, A3, A4 et B1 présente leurs actions au cours du 3e trimestre Janvier, février et mars et on fait des commentaires des analyses et surtout des recommandations. Quand le district se porte bien on lui adresse des félicitations. Et pour les districts qui ont des performances moindres, on essaie de coacher, de trouver des solutions aux problèmes qui peuvent se poser ». Ainsi s’exprimait à la faveur d’une interview à la presse, le président Louis Aléka-Rybert pour mettre en lumière l’objectif de cette troisième réunion du conseil des gouverneurs.

Le président Louis Aléka-Rybert

On retient de son intervention que le district multiple 403 couvre 22 pays africains avec 5 districts dont les gouverneurs ont un mandat d’un an qui court du 1er juillet au 30 juin. Et chaque mandat enregistre trois réunions dont la première en novembre et les deux autres en février et mai. C’est la troisième qui connait la convention et le congrès au cours desquels il y a le renouvellement des instances. « Alors donc,  périodiquement, nous observons la situation des effectifs, nos activités de service pour voir où est-ce qu’on en est par rapport aux objectifs qu’on s’est fixé en début de mandat. On fait une première étape en novembre pour voir ce qui est fait entre juillet, août, septembre. En février, nous observons ce qui est fait entre octobre, novembre et décembre, et actuellement nous observons ce que nous avons fait entre janvier, février et mars puisque nous tendons vers la fin du mandat. », a expliqué le président Louis Aléka-Rybert.

Lions Clubs International : bilan élogieux pour le gouverneur Cheickna Diawara du District 403 A1 à la 3e réunion du cabinet à Cotonou

Le Gouverneur Cheickna Diawara

En marge de la 42e Convention congrès du District multiple 403 de Lions Clubs International au palais des congrès de Cotonou, le District 403 A1 a tenu ce mardi 2 mai 2023 sa troisième réunion du cabinet. Il en ressort un bilan élogieux pour le Gouverneur Cheickna Diawara qui est allé au-delà des objectifs qu’il s’est assigné pour son mandat 1er juillet 2022-30 juin 2023.

Ghislain Gbènakpon

« Nous avons atteint les objectifs. Nous les avons même dépassés. Car au titre des activités de service pour venir en aide aux plus démunis, on s’était fixé mille activités. Et aujourd’hui, nous sommes à 7500 activités. Aussi, nous avons une fondation aux Etats-Unis qui aide les clubs à financer les activités qu’ils mènent.  Et on s’était dit qu’on allait aider notre fondation à hauteur de 44.000 dollars. Aujourd’hui à deux mois de la fin du mandat, nous sommes à 44.048 dollars. Nous sommes donc à 100% des objectifs que nous nous sommes fixés », a soutenu le Gouverneur Cheickna Diawara à la faveur d’une interview à la presse au terme des travaux de la 3e réunion du cabinet.

Une vue de famille des participants

Il ressort de son intervention que le District 401 A1 est une structure de Lions Clubs International composée de 8 pays que sont Cap-Vert, Gambie, Guinée Bissau, Guinée Conakry, Sénégal, Mauritanie, le Niger et le Mali. « C’est la 3e réunion de cabinet après celle du 1er et 2e trimestre pour faire le point des réalisations durant le 3e trimestre afin de savoir à quel niveau nous sommes par rapport aux objectifs que nous nous sommes fixés au début du mandat. Nous sommes donc là pour faire le point des activités menées au profit des plus démunis. La philosophie de notre association est de leur venir en aide . C’est aussi d’aider nos États à renforcer le partage, la solidarité pour que les tensions sociales dans nos pays puissent baisser. Sans partage, les tensions peuvent prendre l’ascenseur pour ainsi dire. Donc, nous sommes là pour faire le point des activités menées pour le bien-être des populations. », a expliqué le Gouverneur Cheickna Diawara.

Smig et déclaration à la CNSS : les militants de la Fédération secteur des employés de la Cosi-Bénin sensibilisés ce 1er mai

Une vue de famille des militants

La sensibilisation des employés domestiques et du commerce sur les nouvelles décisions du gouvernement à leur profit à savoir le relèvement du Smig et leur déclaration à la CNSS était ce 1er mai 2023 au cœur des manifestations de la journée internationale du travail à la Fédération des syndicats du secteur des employés de la Cosi-Bénin ( Fesse-Cosi-Bénin ). C’était à la bourse du travail de Cotonou en présence des secrétaires généraux des deux syndicats de base en l’occurrence M. Amavi Dégué du Syndicat national  des travailleurs domestiques du Bénin ( Syntrad-Bénin) et Sg de la Fesse/Cosi-Bénin d’une part et de l’autre, M. Glèlè du Syndicat national des employés de commerce du Bénin  ( Synec-Bénin).

Ghislain Gbènakpon

Le Sg Amavi Dégué lors de son allocution

« Il est très important pour nous de nous approprier ces informations et de rechercher les voies et moyens et les stratégies visant à amener les employeurs taciturnes au respect des normes et textes en vigueur. Au delà du caractère festif que revêt la présente manifestation , je vous invite à mener individuellement et collectivement les réflexions sur le sujet en vue de l’amélioration de nos conditions générales de vie », a déclaré le secrétaire général de la Fesse-Cosi-Bénin, M. Amavi Dégué dans son allocution de circonstance à l’adresse des militantes et militants du Syntrad et du Synec au cours de cette sensibilisation sur le relèvement du Smig et la déclaration des employés à la CNSS décidés par le gouvernement à leur profit.

Une vue partielle des militants en séance

Il était question pour le Sg Amavi Dégué et son homologue M. Glèlè du Synec de mobiliser les militants autour des stratégies idoines à mettre en œuvre pour amener les employeurs du secteur privé à appliquer ces deux mesures salvatrices prise par le gouvernement et qui produisent déjà leurs effets dans le public. « Nous devons nous unir, nous donner la main pour faire la lutte ensemble. Si nous, secrétaires généraux des deux organisations sœurs à savoir le Syntrad-Bénin et le Synec-Bénin sommes ensembles, c’est parce que nous avons compris que nous avons d’une manière ou d’une autre, les mêmes employeurs et que c’est dans une synergie d’actions qu’on pourra obtenir gain de cause », a déclaré le Sg Amavi Dégué au cours des échanges avec les militants.

Agriculture au Bénin : Jinukun appelle l’Etat à promouvoir les semences paysannes

Les conférenciers Patrice Sagbo et Pierre Bédyé de Jinukun

« Problématique des semences dans le développement agricole du Bénin : semences paysannes ou OGM ? ». C’est le thème de la conférence publique organisée ce jeudi 27 avril 2023 à la faveur de laquelle le réseau Jinukun appelle l’Etat à faire la promotion des semences paysannes pour la souveraineté et la sécurité alimentaire au Bénin. C’était à la bourse du travail à Cotonou avec pour communicateurs M. Pierre Bédyé, président de Jinukun et l’un des membres influents, M. Patrice Sagbo.

Ghislain Gbènakpon

« Ce sont les semences paysannes qui sont bonnes pour le développement agricole durable. Il en existe partout. C’est des semences de chez nous. Leur usage sont sans contrainte car contrairement aux semences améliorées dont les OGM, on n’a pas besoin d’avoir recours aux intrants chimiques de synthèse. C’est nous-même qui les avons cultivées dans nos champs, qui les avons sélectionnées, qui les échangeons avec nos producteurs. C’est les meilleures semences pour une agriculture durable », a soutenu M. Pierre Bédyé. Pour le président de Jinukun, l’Etat doit penser à promouvoir ces semences paysannes : « Il faut que l’Etat fasse la promotion des semences paysannes. Il faut que l’Etat enregistre ces semences comme telles. Que l’Etat fasse des recherches pour leur développement afin de garantir la sécurité et la souveraineté alimentaire au Bénin ».

A la faveur d’une interview à la presse, M. Patrice Sagbo fait observer que c’est tout le système semencier africain qui est en danger avec la tentative généralisée de ne produire, adopter et reconnaître que les semences hybrides prétendument qualifiées de haut rendement : « Si vous connaissez l’histoire des semences, vous devez savoir que avant 1961,  la production, le secret et la conservation des semences que nous utilisions étaient détenues par les petits producteurs. Pourquoi veut-on les faire sortir aujourd’hui du système ? Ils sont plus de 80 % à produire cette semence et la plupart des mains d’œuvre viennent du monde paysan. Si on arrive à les éliminer, c’est qu’on crée des problèmes d’insécurité alimentaire. Les semences de haut rendement dont on parle ne peuvent pas être produites sans les intrants chimiques de synthèse, sans les pesticides et autres ».

Les conférenciers ont sensibilisé les participants sur le fait que les semences améliorées industriellement produites détruisent les sols, nuisent à l’environnement et sont mauvaises pour la santé. « Nous supplions les décideurs surtout le président de la République  qui a déjà fait beaucoup de choses pour les populations  de nous écouter. La loi sur la biosécurité est une passoire pour laisser les OGM rentrer dans notre pays. Il faut revoir cette loi en intégrant dans le comité national de bio sécurité, la société civile, les organisations paysannes et les consommateurs », a déclaré M. Patrice Sagbo.

Paix et cohésion sociale au nord Bénin : un projet d’éducation et de formation pour les jeunes lancé

Les officiels avec les membres du comité de pilotage du projet

« Jeunes pour la paix au nord Bénin ». C’est le projet de 1,5 milliards de F CFA financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Unicef en collaboration avec le gouvernement béninois qui vient d’être lancé ce jeudi 27 avril 2023 à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou par le ministre des enseignement maternel et primaire, M. Salimane Karimou. Il avait à ses cotés l’ambassadrice de l’Union européenne, Mme Sylvia Hartlief et la Représentante de l’Unicef , Mme Djanabou Mahondé.  

Ghislain Gbènakpon

« Promouvoir une culture de la paix et renforcer la résilience des adolescent ( e ) et des jeunes par l’éducation et la formation professionnelle ». C’est tout l’objectif de ce projet qui selon la Représentante de Unicef au Bénin répond à un besoin important de travailler avec et pour les jeunes, afin d’en faire des acteurs de changement positif et des ambassadeurs de la paix, alors que le Bénin, comme d’autres pays de la sous-région, fait face aux conséquences de la crise du Sahel dans les zones frontalières du nord depuis plusieurs mois.

La table d’honneur

« Cette situation nous préoccupe tous, car, comme l’ont malheureusement montré les évènements passés au Burkina Faso comme au Mali, les deux cibles principales des groupes armés non étatiques sont l’éducation, à travers les attaques perpétrées contre les écoles, et les enfants, les adolescents et les jeunes qui se retrouvent exposés aux risques de recrutement par ces groupes », a déclaré Mme Djanabou Mahondé. Le projet sera mis en œuvre jusqu’en juin 2024 dans 8 communes du nord du Bénin que sont Banikoara et Malanville dans le département de l’Alibori ; Matéri, Cobli, Kérou, Natintingou et Tanguiéta dans l’Atacora et Ouaké dans la Donga.

 Éducation et formation professionnelle, maîtres mots

Une vue partielle des participants

Il ressort des interventions prioritaires du projet « Jeunes pour la paix au nord du Bénin » que l’éducation à la paix et la formation professionnelle seront au cœur de sa mise en œuvre. Il en ainsi de la promotion de l’accès des enfants et des adolescents aux opportunités d’éducation de base de qualité et à des compétences de vie courantes, l’élaboration d’un cadre d’encadrement pour l’intégration des compétences d’éducation de base dans les écoles coraniques, la promotion de l’insertion professionnelle des jeunes à travers des alternatives d’éducation, de formation et d’emploi puis le renforcement des capacité des adolescents et des jeunes à promouvoir une culture de la paix et la prévention des conflits.  Dans son allocution de circonstance, l’ambassadrice de Ue Mme Sylvie Hartlief a fait observer que près de deux millions d’enfants sont hors de l’école au Bénin dont plus de la moitié dans les 4 départements du nord à savoir Alibori, Atacora, Borgou et Donga avant de conclure par une citation de Nelson Mandela : « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le  monde »

Le ministre Salimane Karimou lançant le projet

Il faut dire qu’au terme de ce projet qui met un accent particulier sur les enfants hors de l’école, les enfants dans les écoles coraniques, mais également les filles et les jeunes en recherche d’alternatives éducation ou de formation ou de formation qui se retrouvent dans des situations de vulnérabilité, ce sont plus de 40.000 enfants adolescent et jeunes dont 23.000 filles qui pourront avoir accès à l’école, s’engager dans leur communauté pour promouvoir la cohésion sociale et la paix et avoir de meilleures opportunités de formation et d’emploi. Pour le ministre des enseignements maternel et primaire, le projet est en phase avec l’ambition du gouvernement d’assurer une amélioration de l’accès des populations aux services sociaux de base et à la protection sociale. « Ceci répond à l’axe stratégie 6 pilier 3 du programme d’action du gouvernement 2021-2026. L’éducation à la paix ambitionne de donner aux élèves les moyens de devenir des citoyens responsables, ouverts aux différences, capables d’empathie, capables également de solidarité. Des élèves capables de déconstruire les fondements de la violence, des élèves capables de se mobiliser pour faire progresser les perspectives de paix », a soutenu le ministre Salimane Karimou. Le lancement du projet a pris fin avec l’installation de son comité de pilotage.

 

 

Gestion durable des risques côtiers en Afrique de l’Ouest : Deux livrables de l’Uemoa en validation à Cotonou

Une vue de famille des participants

Note méthodologique d’élaboration du bilan 2024 des littoraux d’Afrique de l’Ouest et le Plan d’action régional stratégique des investissements ( Parsi ). Ce sont les deux livrables ou documents de l’Uemoa sur la gestion durable des risques côtiers en Afrique de l’Ouest soumis à validation à la session du Comité scientifique régional de l’Union qui se tient depuis ce lundi 24 avril 2023 à l’hôtel Azalaï de Cotonou. Les travaux qui prennent fin le 29 avril prochain ont été lancés par M. Constant Houndénou, conseiller technique du ministre du cadre de vie, des transports et du développement durable. Il avait à ses cotés, Mme Zouratha Lompo Ouédraogo, directeur de cabinet du commissaire en charge du département de l’agriculture, des ressources en eau et de l’environnement ( Daren ) de l’Uemoa.

Ghislain Gbènakpon

« Examiner en profondeur le contenu de la méthodologie d’élaboration du bilan 2024 des littoraux d’Afrique de l’Ouest, recueillir les amendements et orientations pour l’amélioration de la méthodologie, valider le projet de méthodologie sous réserve de la prise en compte des contributions, discuter et définir une feuille de route des principales étapes de l’élaboration du bilan 2024 des littoraux ». Voilà ainsi déclinés par le directeur de cabinet du Daren de l’Uemoa, Mme Zouratha Lompo Ouédraogo, les objectifs spécifiques de cette rencontre du Comité Scientifique Régional qui est l’un des organes mis en place au niveau régional pour apporter des avis et conseils avisés dans la coordination des initiatives en faveur de la gestion durable et intégrée des risques côtiers en Afrique de l’Ouest. 

La table d’honneur

En ce qui concerne le Plan d’action régional stratégique des investissements ( Parsi ) , le directeur de cabinet du Daren souligne qu’il s’agit pour les participants à cet atelier régional de faire un examen critique du document, de formuler des amendements et recommandations pour son amélioration et de le valider sous la prise en compte des contributions .  

Une vue partielle des participants en séance

Il faut dire que face à l’ampleur des risques côtiers, la Commission de l’Uemoa a mis en place, avec l’accompagnement de la Banque mondiale, le Programme régional de gestion du littoral ouest-africain ( Waca ). Et c’est dans le cadre de ce programme que s’inscrivent les deux livrables en examen à cet atelier régional.

Les officiels à l’ouverture des travaux

Dans son allocution d’ouverture des travaux, le conseiller technique a salué le leadership de la Commission de l’Uemoa dans la problématique de la gestion durable des risques côtiers en Afrique de l’Ouest. « Depuis l’adoption du Programme de lutte contre l’érosion côtière ( Prlec ) en 2007 à travers le règlement N°02/2007/CM/UEMOA, la Commission de l’Uemoa a renforcé son leadership dans l’accompagnement des pays membres et des autres pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, dans une démarche coordonnée de planification commune et de réalisation d’investissements adaptés pour renforcer la résilience des populations et des écosystèmes  naturels face aux risques côtiers. Nous souhaitons vivement voir ss renforcer cette coordination régionale avec le déploiement de nouveaux investissements pour renforcer la résilience de nos cordons littoraux, des populations qui y vivent ainsi que leurs moyens d’existence », a déclaré M. Constant Houndénou.

 

 

 

1er forum d’investissement Bénin-Chine : l’ambassadeur Adovèlandé en expose l’aubaine pour l’économie nationale

L’ambassadeur du Bénin près la Chine , Simon Pierre Adovèlandé

En marge des travaux du 1er forum d’investissement Bénin- Chine lancé le jeudi 20 avril 2023 au palais des congrès à Cotonou, l’ambassadeur de la République du Bénin près la Chine a accordé à la presse une interview sur l’évènement. Occasion pour Simon Pierre Adovèlandé de montrer l’aubaine que celui-ci constitue pour l’économie nationale.

Ghislain Gbènakpon

« C’est le volet de la coopération économique et commerciale qui permet aux investisseurs chinois de toucher du doigt  les réalités des réformes qui ont été entreprises par le gouvernement de son Excellence, le  président Patrice Talon et qui permet aujourd’hui d’avoir un environnement propice à l’investissement, d’avoir une zone industrielle comme celle de Glodjigbé et de permettre aux investisseurs chinois de venir investir massivement au Bénin mais également de délocaliser certaines industries chinoises. », a soutenu l’ambassadeur Simon Pierre Adovèlandé.

Il a fait observer que ce forum qui est une première est organisé pour la mobilisation des investisseurs chinois qui se fait à travers le conseil  Chine Afrique des investisseurs, un réseau de 3000 investisseurs potentiels. « C’est pourquoi, l’Ambassade du Bénin en Chine y participe pour pouvoir faire le suivi une fois en Chine avec les participants. C’est le partage d’expériences. Nous devons travailler ensemble pour que le message de ce qui se fait ici, ce que le Bénin a à offrir puisse être partagé avec la communauté des investisseurs chinois. L’ambassade de Chine, ensemble avec l’ambassade du Bénin à Pékin coordonne et fait la liaison de ce qui va être fait ici. », a-t-il expliqué.

Il faut dire que pour l’ambassadeur Simon Pierre Adovèlandé, ce rapprochement du secteur privé béninois et du secteur privé chinois permet d’enrichir et de rentrer effectivement dans le concept du gagnant-gagnant : « C’est la coopération gagnante-gagnante où chaque partie trouve un intérêt en partageant les intérêts que présentent les deux parties ».

Développement durable : le Congo dans la voie des énergies renouvelables

Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso, ce dimanche 23 avril 2023, à OYo, dans le département de la Cuvette, a mis en service, officiellement, le centre de recherche en énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Ce centre d’excellence d’Oyo en énergies renouvelables a été inauguré en présence du président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, en visite de travail dans la localité, ainsi que du PDG du groupe ENI, Claudio Descalzi, qui a fait le déplacement d’Oyo.

La rédaction

Implanté à quelques encablures de l’hôpital Edith Lucie Bongo Ondimba, à Oyo, ce centre est érigé pour promouvoir l’inclusion du Congo en énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique. Placé sous la tutelle du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, ce centre a pour mission principales de faire la promotion et d’entreprendre des projets et des recherches appliquées en relation avec les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Il a pour ambition de contribuer à la création d’un marché de l’énergie durable, intégré et inclusif, tout en soutenant les chercheurs locaux et internationaux, ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles au Congo et dans la région.

Le président Sassou-N’Guesso inaugurant le centre

L’inauguration de ce centre est la preuve indéniable du partenariat entre le Congo et Eni Congo. Selon le PDG du fsgroupe ENI, le but de ce centre est de favoriser l’accès à l’energie soutenable à tous. Il s’agira, a-t-il dit, de transformer l’énergie traditionnelle en énergie renouvelable avec une approche eau-energie-alimentation. Les études seront axées, entre autres, sur l’énergie solaire et les biocarburants, a-t-il poursuivi.

L’organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi), elle aussi engagée dans la réalisation de ce projet a exprimé son ambition, au cours de la cérémonie. Selon son représentant pour l’Afrique centrale, Raymond Tavares, son organisation a pour ambition de soutenir le développement industriel et inclusif des pays. Elle accompagne donc, le Congo dans la réalisation des objectifs durables, a-t-il déclaré. Pour lui, « la mise en œuvre et l’opérationnalisation du centre d’excellence d’Oyo est un travail commun du gouvernement congolais, du groupe ENI, du système des Nations unis, à travers l’ONUDI et de tous les partenaires en voie de nous rejoindre ».

Emmanuelle née Delphine Adouki, la ministre en charge de la recherche scientifique et de l’innovation technologique a fait savoir à l’auditoire que le centre d’excellence d’Oyo pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique a une vocation nationale, sous régionale et internationale. Ses activités, a-t-elle ajouté, s’articuleront autour du développement des ressources énergétiques, de l’efficacité énergétique dans l’industrie et le bâtiment ainsi que du développement de l’entreprenariat et du secteur privé technologique.

Selon un expert, les « énergies renouvelables » proviennent des sources naturelles qui se renouvellent à un rythme supérieur à celui de leur consommation. Selon lui, la lumière, le soleil et le vent, par exemple, constituent de telles sources qui se renouvellent constamment. « Les sources d’energie renouvelables sont abondantes et sont présentes partout autour de nous », a-t-il expliqué.

Bâti sur 10 000 mètres carrés, ce centre contribuera indéniablement au rayonnement du secteur de la recherche scientifique et de l’innovation technologique du Congo, a déclaré la ministre de tutelle. Le centre est composé de deux compartiments. Le premier consacré à la recherche et le second est constitué de logement des chercheurs.