Formation sur le contrôle des navires au Bénin : les stagiaires reçoivent leurs attestations

Une vue de famille des stagiaires avec leurs attestations, des instructeurs et des officiels

La session de formation sur le contrôle des navires pour une lutte efficace contre la criminalité maritime au Bénin organisée par l’Union Européenne dans le cadre du projet Seacop mis en œuvre par Expertise France a pris fin ce vendredi 26 mai 2023 avec la remise des attestations aux stagiaires. C’était sous la houlette du coordonnateur régional du projet Seacop M. Akizi-Egnim Akala, du préfet maritime, le capitaine de vaisseau Maxime Ahoyo et de la représentante de l’Union européenne, Delphine Marié.

Ghislain Gbènakpon

« Je vous encourage tous à mettre en pratique les connaissances acquises lors de cet atelier. Vous êtes désormais équipés pour contribuer à des opérations de contrôle de navires plus efficaces et à la sécurisation de nos eaux. Ensemble, nous pouvons faire une réelle différence dans la lutte contre les activités illégales en mer », a déclaré le préfet maritime, capitaine de vaisseau Maxime Ahoyo dans son allocution de clôture de la session de formation des acteurs de la lutte contre la criminalité maritime et le commerce illégal maritime au Bénin qui s’est déroulée du 22 au 26 mai 2023 à l’hôtel Bénin Royal de Cotonou.

Un stagiaire recevant son attestation des mains du préfet maritime , le capitaine de vaisseau Maxime Ahoyo
La représentante de l’Ue Delphine Marié vient de remettre à un stagiaire son attestation

Au terme des cinq jours de formation, les bénéficiaires représentant une diversité d’administrations, d’organisations dont la marine nationale, la police républicaine et la douane ont reçu officiellement leurs attestations des mains du préfet maritime et de la représentante de l’Ue Delphine Marié. Il faut dire qu’ils ont eu l’opportunité de s’approprier grâce aux experts instructeurs, la notion de ciblage des navires, l’organigramme d’un navire de commerce et la typologie des navires, les plans et archinav, les caches à bord, la présentation des moyens de preuves.

Dans son intervention, le coordonnateur régional du projet Seacop a remercié, au nom de Expertise France, les autorités béninoises pour toutes les facilités accordées pour la tenue de cette session de formation, la Délégation de l’Union européenne pour son soutien financier, les instructeurs et les stagiaires pour leur disponibilité. « Je suis sûr qu’avec le préfet maritime et toutes les autres autorités, nous allons fédérer nos énergies pour continuer à nous battre pour que l’espace maritime soit accessible aux agents des forces de défense et de sécurité, aux agents chargés de fouille des navires que vous êtes. Ceci passera évidement par la création d’une unité de fouille des navires », a déclaré M. Akizi-Egnim Akala.

Marchés publics au Bénin : Gildas Gnonhoué plaide pour plus de places aux entreprises locales

M. Gildas Gnonhoué, directeur technique de la société SIAM Bénin

Au nombre des participants à l’atelier de sensibilisation du secteur privé béninois sur les opportunités qu’offre la Banque mondiale en termes de marchés publics pour les projets d’investissement qu’elle finance organisé par l’Autorité de régulation des marchés publics ( Armp ) ce mercredi 24 mai 2023 à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou, il y a le directeur technique de la société SIAM Bénin. Lors des débats et à la faveur d’une interview à la presse, l’ingénieur en génie mécanique spécialiste en chaudronnerie M. Gildas Gnonhoué, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a regretté la quasi absence des entreprises locales dans l’exécution des marchés publics en général et a plaidé pour que davantage de places leur soient réservées.

Ghislain Gbènakpon

« Déjà pour les opportunités qui sont sur place , ils nous ont fait comprendre que le pays avance. Effectivement, on peut constater que le pays avance. Mais est-ce que les entrepreneurs locaux profitent réellement de cette avancée ?. Voilà ce qui me tient personnellement à cœur. Est-ce que nous en profitons ?  Je ne crois pas. », a soutenu M. Gildas Gnonhoué.

Le directeur technique de la société Siam a donné deux exemples pour étayer son affirmation. Le premier est le projet est la zone industrielle de Glo Djigbé. « C’est un grand projet qui emploiera certainement beaucoup de Béninois.  Ça, c’est ce que le Bénin gagne déjà. Mais ce qu’on est censé aussi gagner, c’est que les entreprises locales puissent gagner aussi des marchés. Moi, j’ai postulé pour un marché dans la cette zone industrielle. J’ai proposé un prix. Il en est de même pour d’autres entreprises béninoises. Mais aucune n’a été choisie. Ils ont préféré faire venir la main d’œuvre de l’Inde parce que nous serions chers », a-t-il regretté.

L’autre exemple et le plaidoyer

Le deuxième exemple évoqué par M. Gildas Gnonhoué est le projet Pipeline Niger Bénin : « C’est aussi un bon projet qui permet au Bénin de gagner le droit de passage du produit pétrolier. Le pays va y gagner. Mais combien d’entreprises béninoises y participent ? Et elles ont combien d’années d’existence ? Vous allez voir qu’en majorité, c’est des sociétés créées il y a 1 an 2 ans. Et qui ont été créées dans un objectif précis. Alors que nous avons des sociétés locales qui ont 30 ans , 20 ans d’expériences qui sont en train de chômer. Certains parlent de main d’œuvre peu qualifiée pour expliquer la situation. Mais c’est quand-même Siam qui a réalisé une très bonne partie du pipeline qui relie le port de Cotonou au dépôt Dpb ex Sonacop. On dit qu’il n’a pas de compétence sur place. Ce n’est pas vrai ! » Le directeur technique de Siam plaide pour que tout soit mis en œuvre en vue de finir avec la situation de parents pauvres de l’exécution des marchés publics que vivent les entreprises locales dans le cadre des projets d’investissement au Bénin ; ceci pour un partage équitable de la richesse nationale. « Il faut que la richesse soit partagée. Car, on a comme l’impression qu’il y a la richesse mais elle n’est pas partagée. Il faut effectivement qu’elle soit partagée. », a-t-il soutenu.

Lutte contre la criminalité maritime au Bénin : les acteurs en formation sur la fouille des navires

Une vue de famille à l’ouverture des travaux

Il se tient depuis ce lundi 22 mai 2023 à l’hôtel Bénin Royal de Cotonou, une session de formation des acteurs de la lutte contre la criminalité maritime sur le contrôle des navires. Elle s’inscrit dans le cadre du projet Seacop  financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France. C’est le contrôleur général de police François Fontéclounon, représentant du directeur général de la police républicaine qui a officiellement lancé cette formation qui dure 5 jours. Il avait à ses cotés, le préfet maritime , capitaine de vaisseau Maxime Ahoyo, le représentant de l’Ue, M. Pavlos Evangelidis et le coordonnateur régional du projet Seacop, M. Akizi-Egnim Akala.

Ghislain Gbènakpon

Notion de ciblage des navires, organigramme d’un navire de commerce et typologie des navires, plans et archinav, les caches à bord, présentation des moyens de preuves et surtout des exercices à bord de navires. Voilà ainsi résumé le menu de cette session de formation de cinq jours financée par l’Union européenne au profit des éléments de la marine nationale, de la police républicaine, de la douane et autres acteurs impliqués dans la lutte contre la criminalité maritime au Bénin.

Une vue partielle des bénéficiaires

Dans son intervention, le représentant de l’Ue a relevé que comme d’autres régions du monde, l’Afrique de l’Ouest est ciblée par des réseaux criminels internationaux qui cherchent à introduire des quantités sans cesse croissantes de produits illicites dont la cocaïne, les médicaments contrefaits, les espèces végétales et animales protégées afin de développer un marché de consommation locale ou les expédier vers l’Europe ou d’autres marchés par différents moyens dont terrestres ou maritimes voire aériens. « La majeure partie de ces marchandises est transportée par voie maritime dissimulée parmi les cargaisons légitimes dans des containers ou navires commerciaux, des bateaux de pêche ou des yachts privés. Les contrôles portuaires insuffisants ou mal préparés facilitent ces activités criminelles », a déclaré M. Pavlos Evangelidis pour expliquer la décision de l’Union européenne de financer cette formation sur le contrôle des navires.

Renforcement des capacités nationales

Pour le préfet maritime le capitaine de vaisseau Maxime Ahoyo, cette formation marque un jalon important dans les efforts collectifs visant à renforcer la sécurité maritime et à lutter contre les activités illégales en mer : « Elle nous permettra de renforcer nos capacités nationales en matière de surveillance maritime, d’inspection des navires, de collecte de renseignement et d’échanges d’informations ; autant d’éléments cruciaux pour garantir une réponse efficace face à ces menaces transnationales »

Le coordonnateur régional du Seacop, M. Akizi-Egnim Akala

Le coordonnateur régional du projet Seacop a fait observer que le trafic du commerce maritime illicite de l’Amérique latine vers l’Europe en passant par le golfe de Guinée s’est considérablement accru après le Covid-19. « Cette formation vise à doter les participants venus de différentes agences aux niveau national des outils et techniques nécessaires en fouille d’un navire pour que nous puissions donner un coups assez dur aux trafiquants », a déclaré M. Akizi-Egnim Akala. Le représentant de la direction générale de la police républicaine François Fontéclounon a assuré la Délégation de l’Union Européenne au Bénin et Expertise France que toute les dispositions seront prises pour l’application rigoureuse des connaissances acquises.

Congo-Electricité pour tous : les populations de la Likouala reconnaissantes envers Denis Sassou-N’Guesso

Le président Sassou-N’Guesso accueilli en triomphe

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, est arrivé ce dimanche 21 mai 2023, d’Impfondo, chef-lieu du département de la Likouala, en fin de matinée. Au regard de la portée historique de l’acte d’inauguration de la centrale thermique, qu’il va poser, les populations de la Likouala, dans sa diversité, comme à l’accoutumée, lui ont réservé un accueil à la dimension de son rang et de sa vision pour le développement local.

La rédaction

Ce lundi 22 mai 2023 la ville d’Impfondo sera éclairée en permanence. La centrale thermique, source de cet éclairage, sera inaugurée, aujourd’hui, par le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso.

En provenance de Ouesso dans le département de la Sangha, où il a lancé les travaux de construction de la route Ouesso-Pokola et du pont sur la Sangha, y compris des voiries urbaines de Pokola, le président de la République a mis le cap sur Impfondo, afin d’envoyer en ligne le premier électron, attendu dans les ménages et autres unités de productions.

A sa descente, juste au pied de l’avion, Denis Sassou-N’Guesso a été accueilli, outre les autorités départementales, par un rituel traditionnel effectué par des notables et sages, dépositaires des pouvoirs ancestraux venus des différents districts de la Likouala, en guise de bénédiction. Par la suite, il a passé en revue les troupes d’apparat et d’honneur, avant de s’immobiliser sur le podium érigé et décoré aux couleurs nationales, pour la circonstance, afin de suivre l’exécution de l’hymne national. Les salutations des corps constitués départementaux ont bouclé cette séquence d’accueil.

La communion avec la population massées le long du parcours du cortège présidentiel est devenue une habitude pour le président Denis Sassou-N’Guesso. A Impfondo, cette habitude n’a pas été brisée. En effet, le chef de l’Etat a pris un bain de foule de plus de trois kilomètres, allant de l’aéroport à sa résidence, au milieu des populations en liesse venues des quatre coins du département de la Likouala.

Selon un natif de la Likouala, cet accueil dans la ferveur populaire n’est pas nouveau pour le Président de la République quand il arrive dans leur département. La population de la Likouala lui a effectivement témoigné son soutien et sa reconnaissance pour tous les efforts consentis pour le désenclavement de ce département. Venues des quartiers d’Impfondo, Kambala, Bokandzi, Mongoungui, Tolingana, Angola libre, Bohoma et Gangania mais aussi des districts du département, Enyellé, Betou, Dongou, Epena, Liranga et de Bouaniela, ces populations ont tenu à traduire en acte leur gratitude au chef de l’Etat congolais, cette fois-ci, pour l’énergie pérenne, qu’Impfondo va savourer en premier avant d’autres localités du département, par la suite.

Le programme du séjour du président de la République prévoit l’inauguration du premier module de la centrale hybride (thermique et solaire) d’Impfondo, ce 22 mai 2023.

En définitive, à travers la mise en service dudit premier module, les populations de la ville d’Impfondo utiliseront l’électricité 24h/24. Ce qui boostera l’économie de la localité et le bien-être social. En rappel, la première pierre pour la construction de cette Centrale a été posée le 02 mai 2021 par le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso.

Adhésion du Bénin à l’UPOV 91 : Jinukun et ses alliés réaffirment leur opposition

Une vue des conférenciers

( Ils appellent au retrait du projet au parlement )

« UPOV 1991 : Signification-Enjeux-Risques-Conséquences. A qui profite-t-elle ? ». C’est le thème de la conférence publique que le réseau national pour une gestion durable des ressources génétiques au Bénin ( Jinukun ) a organisée ce samedi 20 mai à la salle de conférence de Golf TV à Cotonou pour célébrer par anticipation, la journée internationale  de la biodiversité édition 2023. Elle fait aussi suite à une nouvelle programmation de l’examen par l’Assemblée nationale du projet de loi d’adhésion du Bénin à l’Union internationale pour la protection des obtentions végétales ( Upov ) porté par le gouvernement. Occasion pour Jinukun et ses organisations alliées de réaffirmer leur opposition à cette éventualité et d’exhorter le gouvernement au retrait du texte.

Ghislain Gbènakpon

« Nous demandons respectueusement, en particulier au gouvernement du Bénin de retirer sa proposition d’adhésion à l’UPOV 1991 de la table de l’Assemblée nationale et de revoir avec les organisations paysannes et la société civile, les meilleures mesures à prendre. Nous encourageons plutôt la promotion de l’agroécologie et l’utilisation des semences locales et indigènes, qui sont adaptées aux conditions locales et contribuent à la durabilité de l’agriculture au Bénin et en Afrique en général. Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons garantir la souveraineté alimentaire et les droits des paysans sur les semences ». Voilà un extrait de la déclaration d’opposition à l’adhésion du Bénin à l’Upov signée par Jinukun, Copagen, Afsa, Grain et Faeb au terme de la conférence publique.

La déclaration d’opposition lue par mère Djah

En tant qu’organisations qui défendent l’agroécologie et les systèmes alimentaires ancrés dans les communautés locales, elles se disent conscientes que l’Upov manœuvre pour remplacer les semences industrielles qui détruisent la biodiversité et compromettent les approches durables de la production alimentaire au Bénin et sur le continent africain en général. « Partout dans le monde, les semences industrielles sont associées à la monoculture et à des paquets technologiques qui épuisent les sols, nécessitent une irrigation bien gérée, des herbicides , des engrais synthétiques et des pesticides pour obtenir les rendements promis », soutiennent-elles.

Deuxième mobilisation citoyenne

Il faut dire que ce projet d’adhésion du Bénin à l’Upov est apparu au parlement en 2017 et a déjà fait l’objet d’une mobilisation citoyenne qui a abouti en 2018 au report sine die de son examen. « On croyait avoir fini avec ça en 2018 quand le 13 avril dernier, on nous a informé que l’Upov 91 fait partie des dossiers inscrits à l’ordre du jour de la première session de la 9e législature. Pourquoi encore ça ? Il faut donc apporter encore plus d’informations pour éclairer nos décideurs, surtout nos députés pour qu’ils puissent bien comprendre les enjeux, les risques, les conséquences afin qu’on décide en connaissance de cause sans rien regretter demain dans l’intérêt du pays. Nous appelons le chef de l’Etat à retirer le texte  pour qu’on puisse d’abord protéger nos ressources génétiques, nos semences locales avant de nous engager dans cette aventure dont l’issue pourrait nous être fatale », a déclaré M. Patrice Sagbo à la faveur d’une interview à la presse.

Pour le président de Jinukun M. Pierre Bédyé aussi face à la presse, le Bénin devrait se rétracter parce qu’il n’a ni un problème de semence ni un problème d’alimentation : « Il y a de la famine chez nous ? L’Upov, c’est pour privatiser les ressources naturelles que Dieu nous a données ». Plusieurs communications présentées par les experts et juristes nationaux et d’ailleurs ont meublé cette conférence publique qui sonne une nouvelle mobilisation citoyenne contre l’adhésion du Bénin à l’Upov.

SENIA 2023 à Cotonou : Jespère Kiki présente Doctor AI à ses compatriotes

M. Jespère KiKi , ingénieur spécialiste de l’IA et de la transformation digitale

Au nombre des invités de marque de la deuxième édition du Salon de l’entrepreneuriat numérique et de l’intelligence artificielle ( Senia ) du 11 au 12 mai 2023 à Cotonou, il y avait l’ingénieur spécialiste de l’Intelligence Artificielle ( IA ) et de la transformation digitale, M. Jespère Kiki. L’homme a eu l’occasion de présenter son chatbot Doctor AI en création pour apporter assistance à ses compatriotes dans le domaine de la santé. A la faveur d’une interview à la presse, il est revenu sur les innovations qu’apporte son produit en matière de santé publique. Lire ci-dessous les échanges.

 Cause Commune : Quelle est la quintessence de votre entreprise promotrice de l’IA ?

 Jespère Kiki : Ça fait déjà quelques années que je travaille avec les technologies d’intelligence artificielle. Nous sommes associés à un projet de start-up faisant partie du programme Microsoft for start-up. Dans le cadre de l’événement SENIA, nous avons commencé le développement d’un Chatbot dont le but serait de répondre aux questions des patients avant d’aller consulter un médecin.

 Quelle est sa particularité ?

 Pour le moment , c’est une version démo parce qu’on a fait que nous appuyer sur les technologies existantes dans le monde avec des données disponibles ailleurs mais la particularité serait de travailler avec des données locales, des médecins et spécialistes locaux. Ces données sont un peu plus difficile à trouver quand on est à distance. Mais on profite de l’occasion pour les voir afin de mettre beaucoup de contenus locaux dans ce chat bot pour que ça puisse répondre aux besoins des populations et surtout dans toutes les langues locales que nous utilisons. 

 Pensez vous que ce service pourra indéniablement corriger une situation donnée ?

 Corriger, ce serait un gros mot. Je ne peux pas le dire, mais c’est en fait une assistance. C’est un chat bot dont les conseils que vous aller recevoir proviendront des médecins locaux. Mais pour autant cela ne donne pas des diagnostics médicaux. Il faut aller voir un médecin, les spécialistes. Le chatbot n’est pas là pour remplacer le travail d’un médecin mais il est là pour aider les patients et surtout la clinique, l’hôpital à fluidifier le parcours du patient. On va développer d’autres fonctionnalités plus tard pour intégrer beaucoup plus l’IA dans l’application pour répondre à des difficultés ou des préoccupations qui ne sont pas adressées aujourd’hui.

 Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Résilience après chocs émotionnels : les éclairages de Me Huguette Bokpè Gnancadja aux femmes

La Pdte de l’Inf, Me Huguette Bokpè Gnacadja

« Femmes, chocs émotionnels et résiliences : tu peux redevenir forte et épanouie ». C’est la communication qu’a présentée Me Huguette Bokpè Gnancadja à la conférence Femme d’Impact de ce samedi 13 mai 2023 à l’espace Ifedu de Cotonou. En marge des travaux initiés par le Réseau Femme d’Impact, la présidente de l’Institut national de la femme ( Inf ) a partagé avec la presse, l’essentiel à retenir de sa communication.

Ghislain Gbènakpon

« Le développement de la résilience consiste en une série de décisions qu’on a prises de franchir le cap de deuil de ce qu’on a pu perdre, de la violence qu’on a subie, des séquelles que ça vous a laissées, de franchir ce cap et de prendre la décision de se reconstruire, d’établir ou d’élaborer un nouveau projet de vie qui n’est pas un projet dans lequel on a supprime ce qu’on a vécu mais dans lequel on transcende ce qu’on a vécu. », a expliqué Me Huguette Bokpè Gnancadja.

La présidente de l’Inf fait observer que l’estime de soi est la première clé du développement de la résilience : « C’est l’estime de soi qui précède l’estime de toute autre personne. Il faut savoir s’aimer. Je ne parle pas d’un  amour narcissique, mais il faut savoir s’aimer parce que c’est quand on s’aime, quand on a cultivé l’amour de soi qu’on peut développer de l’empathie vis-à-vis des autres et qu’on peut prendre la décision de continuer la vie en rebâtissant à partir de ce qui a été déconstruit, de ce qui a été détruit. Et sans cet estime de soi, il est impossible de rester optimiste, de se donner de la valeur, de croire que sa vie a une telle valeur que la vie vaut la peine d’être vécue avec ou sans la personne qui est partie soit parce qu’elle s’est séparée de nous brutalement, soit peut-être que la personne est décédée, ou encore d’un travail qu’on a perdu, ou encore d’une crise qu’on a traversée.

L’autre clé de la résilience après de chocs émotionnels qu’on peut retenir de son intervention est l’optimisme. « La résilience, c’est cette capacité que nous avons de continuer de rester optimiste, de continuer d’aller de l’avant, d’avoir des projets de vie et de les réaliser, de recommencer à rêver et de travailler à réaliser ses rêves, de recommencer à croire en soi, de recommencer ou de prendre le risque de croire aux autres », a soutenu pour finir, la présidente Me Huguette Bokpè Gnancadja.

Journée de l’Europe 2023 : le partenariat fort entre le Bénin et l’Ue à nouveau célébré 

L’ambassadrice de l’Ue au Bénin, Mme Sylvia Hartleif lors de son intervention

Une réception à la Résidence de l’Union Européenne ce mardi 9 mai 2023 dans le cadre de la célébration de la Journée de l’Europe a permis de mettre en l’honneur le partenariat fort entre le Bénin et l’Ue. Elle lance aussi la Semaine de l’Europe au Bénin avec à la clé, une série d’activités.  C’était en présence ,entre autres, d’une délégation gouvernementale, des députés à l’Assemblée nationale, des membres du corps diplomatique et consulaire accrédité au !Bénin, des Représentants des organisations internationales, des Représentants du secteur privé,  des Représentants des organisations de la société civile  et de la vie culturelle qui ont massivement répondu à l’invitation de l’ambassadrice  de l’Ue au Bénin, Mme Sylvia Hartleif.

Ghislain Gbènakpon

« Notre réception aujourd’hui vise à mettre à l’honneur la coopération de développement entre l’Equipe Europe, le gouvernement et la société civile du Bénin, le secteur privé, les femmes, les jeunes, bref, tous les Béninois et Béninoises. », a déclaré l’ambassadrice de l’Ue Mme Sylvie Hartleif à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Europe, la fête européenne de la paix et de l’unité. Il faut dire que tous les ans, l’Ue célèbre la fête du 9 mai en Europe et avec ses partenaires du monde entier. Il s’agit de la date anniversaire de la « déclaration Schuman » avec laquelle en 1950, peu de temps après la deuxième guerre mondiale, le ministre des affaires étrangères, Robert Schuman posait les fondations d’une nouvelle forme de coopération politique fondée sur la paix et le vivre ensemble ayant abouti à la création d’une nouvelle Europe unie, pacifique et prospère.  

« L’Ue et le Bénin sont des partenaires de longue date, il y a en effet plus de 60 ans que l’Ue est représentée au Bénin. Nos relations s’inscrivent dans la durée et sont tournées vers l’avenir. Ensemble , l’Ue et le Bénin peuvent contribuer à un monde plus juste et solidaire, promouvant le multilatérisme comme moyen de relever les défis mondiaux, notamment la paix et la sécurité », a soutenu l’ambassadrice de l’Ue au Bénin. La réception à la Résidence de l’Ue a donné le coup d’envoi de la Semaine de l’Europe au Bénin avec beaucoup d’activités au programme. C’est ainsi que par exemple ce jeudi 11 mai, les ambassadeurs de l’Equipe Europe visitent aux cotés des autorités béninoises les projets de coopération bénino-européens dans la région de Cotonou et Calavi. Le 16 mai, l’Ue organise une soirée de cinéma ukrainien à l’institut français, ensemble avec les États membres, le Canada, les Etats-Unis, le Japon et la Suisse. « L’Ue sera toujours un ami du Bénin, et nous sommes convaincus que nous pourrons relever ensemble les défis et saisir les opportunités de demain » , a déclaré pour finir, la diplomate Sylvie Hartleif.

 

 

7 ans de réformes : les CCC et CCA du Littoral s’estiment oubliés et font des propositions à Talon

Une vue de la lecture de la déclaration final sur le rapport d’enquêtz

( Ils réaffirment leur soutien au chantre du Nouveau Départ )

«  CCC et les CCA à l’ère de la réforme du système partisan : bilan et perspectives ». C’est le thème de la journée de réflexion qu’ont organisée ce dimanche 7 mai 2023 à la bourse de travail de Cotonou, le collectif des coordinations communales  de campagne ( CCC ) et des coordinations de campagne d’arrondissement ( CCA ) du Littoral. Occasion pour eux de réaffirmer leur soutien au président Patrice Talon tout en regrettant d’être des oubliés des réformes en générale depuis 7 ans et celle du système partisan en particulier.

Ghislain Gbènakpon

Quelle appréciation faire des 7 ans de gouvernance de Patrice Talon ? Que doit corriger le gouvernement du président Patrice Talon ? Quel reproche à l’égard de la réforme du système partisan ? Quelles propositions pour redynamiser les CCC et CCA au sein des partis politiques ? Telle est la problématique d’abord soumise à l’appréciation des militants à la base des CCC et CCA du Littoral sous forme d’enquête antérieure dont les résultats ont été au cœur de la journée de réflexion du dimanche dernier.  

Une vue partielle des participants

On retient du rapport d’enquête que dans l’ensemble, la base salue les réformes qui ont des impacts positifs dans, entre autres, l’état civile, la mise en œuvre du projet Arch, certains services administratifs tels que la délivrance des actes et le paiement de facture avec la numérisation de l’administration. Toutefois les CCC et CCA ruminent des griefs contre les réformes sous la rupture « La base a déploré la non prise en compte des conséquences sociales de certaines réformes qui ont causé assez de dommages aux populations.  Il s’agit entre autres des cas de licenciements  sans des mesures alternatives. La base à plus de 90 % a souhaité que pour les cas de licenciement pour motif économique , que le gouvernement trouve des mesures alternatives à la maison avant la prise des décisions », indique le rapport d’enquête initiée par les CCC et CCA du Littoral.

Des propositions

S’estimant oubliés après avoir mouillé très tôt le maillot pour l’accession du président Talon à la magistrature suprême en 2016, les membres du collectif des CCC et CCA lui font des propositions pour leur développement personnel et leur promotion dans les partis de la mouvance présidentielle. Sur le premier volet, leur préoccupation s’exprime en termes d’emplois. « Que des mécanismes soient trouvés pour recommander les membres des CCC et CCA sur les chantiers du Programme d’actions du gouvernement ( Pag ). En plus de cela, le collectif a identifié une grande opportunité sur laquelle il souhaite discuter en urgence avec le chef de l’Etat ou le parrain Olivier Boko. Cela peut nous ramener des milliers de membres CCC et CCA en terme de voix », déclare le collectif.

Autre vue partielle des participnts

Sur le plan politique, l’enquête révèle que 89 % des militants à la base souhaitent émerger dans leurs partis respectifs avec toutefois des doléances : « Ils affirment ne pas avoir pour vision de mettre en difficulté la réforme du système partisan mais souhaitent que parallèlement aux partis politiques, le chef de l’Etat puisse continuer à avoir un œil sur ce dispositif que constituent les CCC et les CCA. La base souhaite aussi que les CCC et les CCA soient renforcées dans leurs arrondissements respectifs par leur positionnement pour les élections à venir ».

Ils ont dit

En marge des travaux de cette journée de réflexion, des membres du collectif ont accepté donner leurs impression à la rédaction. C’est le cas de Simon Pierre Dovonou et de Ulrich Odunlami du 10 e arrondissement. Lire ci-dessous leurs interventions.

Simon Pierre Dovonou, du 10 e arrondissement

« Je suis parmi les CCC et CCA, ceux qui ont amené le président Patrice Talon au pouvoir en 2016. Nous avons initié cette journée de réflexion pour nous retrouver et échanger parce que depuis 2016, nous avons été délaissés. On nous a orientés vers les partis politiques. Moi je suis du BR, candidat aux communales de 2020. Mais malheureusement, on ne se retrouve pas dans les partis politiques. Et ce, malgré que c’est nous qui avons amené le président Talon au pouvoir. Nous nous sommes retrouvés ici surtout pour dire au chef de l’Etat que nous sommes toujours là. Si les CCC et les CCA étaient considérés à leur juste valeur dans les partis politiques, la mouvance n’allait pas être battue comme elle l’a été aux dernières législatives du 8 janvier 2023. A mon humble avis, le président Patrice Talon devrait garder les CCC et CCA à part. Ils ne devraient pas se fondre dans les partis politiques. Donc nous disons au chef de l’Etat de penser de nouveau à nous, de toujours compter sur nous pour de grandes victoires »

 Ulrich Odunlami, CCC, 10e arrondissement

« Il s’agit pour nous par cette initiative de montrer au président Patrice Talon que nous les CCC et CCA sommes toujours là, derrière lui mais que nous n’avons rien obtenu. Malgré cela, nous appelons les CCC et les CCA à ne pas se décourager car d’une manière ou d’une autre, nous n’avons pas fait un mauvais choix en 2016. Ceci parce que quand on voit les réalisations du président Talon, c’est vraiment probant par rapport aux objectifs de départ. Mais tout ce qu’on reproche au président Talon, c’est de ne pas œuvrer pour que les CCC et CCA soient dans de bonnes conditions. Comme on le dit, c’est nous qui l’avons amené en 2016, mais en contrepartie, il nous a oubliés, il nous a délaissés. Cependant, j’appelle les CCC et les CCA à ne pas se décourager parce que d’une manière ou d’une autre, l’objectif a été atteint »

Cosi-Bénin : La fédération du secteur informel forme ses militants sur leur droits et devoirs

Une vue de famille des participants

La Fédération des syndicats du secteur informel de la Cosi-Bénin ( Fessi-Cosi Bénin ) a formé ce samedi 6 mai 2023 dans l’enceinte de l’arrondissement d’Agblagadan à Sèmé-Kpofji, ses membres sur leurs droits et devoirs en milieu syndical. C’est à la faveur d’une journée de réflexion sous la houlette de la secrétaire générale Olga Kogblévi avec le soutien financier de la Cosi-Bénin.

Ghislain Gbènakpon

La Sg Olga Kogblévi entourée d’autres responsables de la Fessi-Cosi Bénin

La Fédération des syndicats du secteur informel de la Cosi-Bénin ( Fessi-Cosi Bénin ) a le souci de la maîtrise par ses membres de leurs droits et devoirs en tant que syndiqués. C’est ce qui justifie la journée de réflexion qu’elle vient d’organiser à cet effet avec pour communicateur M. Arnaud Kogblévi. Ils sont 35 militants dont entre autres, des couturiers et couturières, des garagistes, des dames des marchés, des coiffeurs et des prestataires de services de sonorisation et d’animation qui ont bénéficié de cette formation.

Une vue partielle des militants bénéficiaires

Au terme d’une communication assez participative, les militants de la Fessi- Cosi Bénin retiennent que leur premier devoir est payer leurs droits d’adhésion et leurs  cotisations. Ensuite, ils doivent respecter les textes du syndicat et participer aux réunions et aux activités. S’agissant des droits, on retient le droit d’être formé, le droit d’être électeur et éligible, le droit d’être défendu, le droit d’être assisté, le droit d’exprimer ses opinions sur des sujets à l’ordre du jour aux réunions.

 Plaidoyer sur la cotisation

La Sg Olga Kogblévi lors de son plaidoyer

 Il faut dire qu’un accent particulier a été mis sur le devoir de cotisation des militants en milieu syndical à cette journée de réflexion. A la suite du communicateur qui a souligné que c’est l’acquittement de ce devoir qui ouvre la possibilité de jouir des droits, la secrétaire général de la Fessi-Cosi a eu l’occasion de revenir à la charge à l’adresse des participants. « Les cotisations sont nécessaires pour la régularité des formations. Nous ne devons pas toujours attendre la Cosi pour organiser des formations. On doit pouvoir le faire par nous-mêmes.  Nous sommes 11 syndicats de base dans la fédération. Si les cotisations des membres sont régulières, la fédération aura plus d’autonomie et de facilité a prendre des initiatives. Nous devons prendre l’habitude de cotiser ; sinon, nous serons comme l’a dit d’ailleurs le Sg Chadaré que des membres observateurs au sein de la confédération », a soutenu avec véhémence la Sg Olga Kogblévi.