
A l’Assemblée générale constitutive de la Confédération Africaine de la Filière Boulangerie et Pâtisserie ( CAF-BP ) qui se tient à Cotonou avec la problématique de la souveraineté alimentaire sur le continent, le chef de la délégation guinéenne a fait un plaidoyer pour relever le défi. C’est à la faveur d’un discours que M. Amed Sékou Condé, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a fait à l’ouverture des travaux au nom de son pays et de la Fédération nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée.
Ghislain Gbènakpon
« Le pain que nous produisons chaque jour n’est pas qu’un aliment. C’est un symbole de dignité, de travail et de partage. C’est un lien entre la terre, la main et la bouche. Mais pendant trop longtemps, notre farine, notre levure, notre équipement, et par fois même nos recettes, sont venus d’ailleurs. Cette situation doit changer. Et c’est ensemble en mutualisant nos expériences, nos ressources et nos
innovations, que nous pouvons faire émerger une filière boulangerie et pâtisserie véritablement africaine, indépendante et compétitive », a soutenu M. Amed Sêkou Condé, un consultant indépendant artisan de l’avènement de la Fédération nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée.

Le chef de la délégation guinéenne fait observer que l’Afrique ne manque ni de blé, ni de maïs, ni de manioc , ni d’igname mais plutôt d’une volonté collective de transformation locale: « C’est pourquoi, la Guinée s’engage au sein de cette confédération, à
promouvoir l’utulasation de nos farines locales, à valoriser les céréales africaines, et encourager la formation des Jeunes artisans, dans un esprit d’excellence et d’innovation. Car oui, le défi de la souveraineté alimentaire est aussi un défi de savoir-faire, de solidarité et de vison. Nous devons créer des écoles de boulangerie africaine, des partenariats techniques sud-sud et des mécanismes de financements adaptés à nos
réalités. »
Pour M. Amed Condé, cette union des boulangers et pâtissiers d’Afrique ne doit pas être symbolique mais productive. Elle doit permettre à chaque pays membre de cette confédération de devenir acteur de sa propre sécurité alimentaire tout en participant à la renaissance économique du continent. « Le jour où l’Afrique cuira son propre pain avec ses propres céréales, le jour où chaque boulanger africain sera fier de porter la marque de son terrain, alors nous aurons franchi une étape décisive vers la vraie souveraineté alimentaire et économique de notre continent », a-t-il martélé.










































