Les stratégies d’activation de la force en attente de la CEDEAO sont au coeur de la réunion du Comité des chefs d’état-major de la défense qui se réunit du 17 août au 18 août 2023 au Ghana pour discuter de la situation politique en République du Niger. Cela s’inscrit dans la droite ligne de la directive de l’Autorité des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO.
Pour rappel, après le coup d’Etat du 26 juillet au Niger, la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO a donné au terme d’une session extraordinaire, un ultimatum d’une semaine aux putschistes pour le retour à l’ordre constitutionnel en rétablissant le président Mohamed Bazoum dans ses fonctions. Mais à l’expiration de l’ultimatum, les lignes n’ont pas bougé malgré les offres de négociation par voie diplomatique de l’organisation régionale. Et c’est réunie une nouvelle fois en session extraordinaire que la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement a ordonné l’activation de la force en attente de la CEDEAO dans la perspective d’une invention militaire au Niger pour rétablir l’ordre constitutionnel tout en maintenant son offre de résolution de la crise par la négociation.
( Un Réseau des maires sur la problématique voit le jour )
Les maires du Bénin disposent désormais suffisamment d’informations et d’outils pour accompagner le gouvernement dans la lutte permanente contre l’exercice illégal de la microfinance. Le ministère de l’économie et des finances ( MEF ) à travers l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés ( ANSSFD ) a organisé ce jeudi 17 août 2023 à leur intention, un atelier de sensibilisation sur l’assainissement du secteur de la microfinance. C’est la secrétaire générale adjointe du ministère de l’économie et des finances, Mme Alice Affo qui a officiellement lancé les travaux au palais des congrès de Cotonou.
Ghislain Gbènakpon
Sensibiliser les maires des 77 communes du Bénin sur la problématique de l’assainissement du secteur de la microfinance dans un contexte de développement de nouveaux mécanismes pour spolier les populations. Voilà selon la secrétaire générale adjointe du MEF, Mme Alice Affo, ce que vise cet atelier de sensibilisation des maires. Elle a fait observer que le secteur de la microfinance est confronté à une difficulté majeure, celle de la cohabitation sur le même marché, des initiatives informelles exerçant l’activité de collecte de l’épargne et d’octroi de crédit par des promoteurs indélicats qui utilisent de manœuvres frauduleuses pour spolier les populations
Il faut dire que dans le but de maintenir une veille permanente sur l’ensemble du secteur financier, l’ANSSFD et le Comité d’assainissement du secteur de la microfinance ( CSF/ASM ) sur instruction du MEF, organisent périodiquement des sessions d’information et de sensibilisation à l’endroit de plusieurs couches de la société béninoise notamment les confessions religieuses, les chefferies traditionnelles, les préfectures et certaines communes au regard des dénonciations et des plaintes qui leur parviennent.
Le Sg/ ANSSFD, M. Bello Rafiou
« L’atelier de ce jour s’inscrit dans le cadre de la poursuite des activités de prévention et de communication autour du phénomène des structures illégales de collecte et placement d’argent qui en dépit des efforts, continuent d’exister sous des formes plus complexes. Il vise à impliquer davantage les maires dans la lutte », a déclaré le DG/ ANSSFD, M. Bello Rafiou. Les travaux meublés par quatre importantes communications ont pris fin avec la mise en place du Réseau des maires pour l’assainissement du secteur de la microfinance ( RM/ASM ) que préside le maire de Ouidah, M. Christian Houéthén
La jeunesse béninoise dispose désormais d’une ouvre littéraire d’auto affirmation à même de l’aider à réussir dans la vie. « Je ne vous mentirai pas » de Parfait Coffi Gohoun, un recueil de vies et d’expériences de personnages aux parcours exceptionnels édité à Encrage Éditions de Habib Dakpogan vient d’être lancé. C’était ce samedi 12 août 2023 à Cotonou.
Ghislain Gbènakpon
Amour, travail, affaires, relations personnelles et autres. Ce sont tous les aspects de la vie qui sont rapportés dans « Je ne vous mentirai pas » qui est un véritable livre de chevet pour une vie couronnée de succès avec des parcours de modèles tels que Jean Plya, Conceptia Ouinsou, Michel Bohiri, Gohou et autres qui y sont à découvrir. « Ce livre, c’est la vie parce que ça parle déjà du pardon; dans la vie du quotidien on est allé vers le pardon dans les couples, l’éducation des enfants etc. C’est ainsi que par exemple quand je prend le président Tévoèdjrè, le thème lié est la réussite; comment faire pour réussir ? Je souhaite que les enfants lisent ce livre », a déclaré celui qui fait son entrée dans le cercle des auteurs béninois , Parfait Coffi Gohoun dans son intervention de circonstance.
Pour l’éditeur, dans son premier livre au titre direct et interpellatif, le nouvel auteur interroge le soi, comme ressource première d’affirmation sociale en posant à travers les belles expériences de quelques belles personnes triées sur le volet, les vraies questions et en recherchant les vraies réponses du succès. « J’ai édité Je ne vous mentirai pas pour que les jeunes qui hésitent raffermissent leur foi en l’avenir en se disant, je peux si je le veux. Je peux ne pas faire comme les autres et aller très loin. Il faut que je suive mes rêves et si je mets la volonté et les moyens qu’il faut, j’y arriverai. », a expliqué Habib Dakpogan.
Le Chef Cabinet du maire de Dassa, M. Juste Adjiba
Au nombre des personnalités de marque au lancement du livre d’hommage au professeur Sébastien Sotindjo ce samedi 12 août 2023 au chant d’oiseau de il y avait le chef cabinet du maire de Dassa Zoumé qui représentait l’autorité communale empêchée. A la faveur d’un entretien avec la presse, M. Juste Adjiba, puisque c’est bien de lui qu’il agit, a entre autres, appelé à ne jamais cesser d’ouvrir la marmite du savoir. Lire ci-dessous l’intégralité de son intervention.
« Quand le maire m’a remis l’invitation, je me suis demandé quel est ce type d’ouvrage qui pourrait motiver une telle personnalité; parce qu’il faut dire que le maire de Dassa-Zoumé Dr. Oscar Djigbénoudé est aussi méticuleux que précis. A mon arrivée dans cette salle, j’ai remarqué avec émotion pourquoi il a insisté que je marque ma présence. Car au-delà de tout, il faut rappeler que le maire est un amoureux de la littérature. Et pour lui, aucune oeuvre littéraire n’a de prix. D’aucun penserait que la vente à l’américaine de tout à l’heure était un jeu. Mais ça ne l’est pas. C’était du sérieux car vous savez, on dit que la littérature participe au développement de son homme. À travers ce lancement aujourd’hui, je peux vous dire qu’il ne faut pas cesser d’ouvrir la marmite du savoir. Il faut l’ouvrir autant que possible pour se renseigner, se cultiver et connaître les alentours d’un sujet d’une manière ou d’une autre afin de savoir sur quel pied danser les jours à venir ou plutôt dans le futur. »
En reconnaissance de la contribution du professeur Sébastien Dossa Sotindjo au renforcement du système éducatif béninois en général et particulièrement à l’enseignement du savoir au département d’histoire et d’archéologie de l’UAC, deux de ses anciens apprenants ont publié un livre d’hommage en son honneur. A son lancement ce samedi 12 août 2023 au chant d’oiseau de Cotonou en sa présence, l’un des coauteurs Dr. Arthur Vido, maître de conférence au CAMES, enseignant chercheur en histoire a magnifié le parcours d’un homme de science et de rigueur. C’est à la faveur d’une interview qu’il a accordée à la presse. Lire ci-dessous les échanges.
Cause Commune: Qu’est-ce qui motive votre présence ici au chant d’oiseau ?
Dr. Arthur Vido: Ma présence se justifie par le lancement d’un livre en hommage à un de nos anciens enseignants à savoir le Pr Sébastien Dossa Sotindjo qui a été l’enseignant de plusieurs parmi nous. C’est donc pour lui rendre hommage de son vivant que nous avons rédigé et publié cet ouvrage qui a fait l’objet de dédicace aujourd’hui.
Qu’est-ce qu’on peut retenir de l’ouvrage ?
De l’ouvrage, il faut retenir d’abord la vie et le parcours d’une personne qui est partie d’un village Doda situé aujourd’hui dans la commune de Zagnanado. A son arrivée à Cotonou, il y a fait ses études secondaires et a poursuivi une partie de ses études supérieures au Togo et une autre partie en France. De retour au Bénin après une soutenance en maîtrise il prend un autre départ vers la France qui s’est soldé en 1995 par la soutenance d’une thèse de doctorat. Ensuite, il faut retenir le parcours d’un enseignant chercheur , assistant, maître assistant, maître de conférence, professeur titulaire, spécialiste de l’histoire économique et quantitative, le seul d’ailleurs que nous avons eu dans le département d’histoire et d’archéologie pendant qu’il était encore en activité et le seul aujourd’hui qui a le grade de professeur titulaire. C’est un parcours d’homme de science, d’homme de rigueur, d’humain qui nous inspire, nous en tant que jeunes enseignants et cela nous permet de s’en servir pour progresser, de faire comme lui et pourquoi pas plus que lui; car il est dit quelque part que l’élève doit pouvoir réussir à tuer le maître; tuer dans le bon sens c’est-à-dire que le maître fait en sorte qu’il y ait une relève d’historiens béninois capables de percer dans la recherche historique et de montrer aussi qu’ici au Bénin, nous avons des valeurs, des modèles.
Cela ne pouvait pas mieux tomber à quelques encablures de la célébration du 63 e anniversaire de l’indépendance. L’édition 2023 du Mois de la Mode au Bénin a été l’occasion de célébrer durant juillet, l’authenticité béninoise avec le tissu Xwéda Blue dont l’entreprise Couleur Indigo de Nadia Adanlé est créatrice.
Ghislain Gbènakpon
Le thème principal de l’édition 2023 du Mois de la Mode au Bénin intitulé « Le Xwéda Blue made in Bénin: Osons l’authenticité » est déjà en lui-même évocateur et édifiant. La parade des mannequins avec des tenues expressives des différents pans de la culture béninoise qui a lancé les manifestations de cette édition le samedi 1er juillet dernier au palais des congrès de Cotonou a permis au public de magnifier la grandeur de la créativité béninoise authentique dont l’entreprise Couleur Indigo est l’un des chantres avérés. « Il s’agit de votre tissu fabriqué en terre xwéda et nous avons ajouté le suffixe blue pour faire le lien avec les tissus peints en indigo. De la terre qui a fait pousser le coton qui le contient jusqu’aux mains qui l’ont travaillé, tout est béninois », a soutenu sa promotrice Nadia Adanlé lors de son intervention de circonstance.
Il faut dire que Couleur Indigo est une entreprise qui dans le secteur de l’artisanat est dans la promotion de la marque Eluvo en matière de tissus, de la mode etc. En 2022, La PDG Nadia Adanlé fait partie des 10 meilleures femmes du secteur des arts et de la culture identifiées dans leurs domaines d’activités et distinguées par l’association Ilè-Ya Africa lors de la première édition de Gnon-Na Top 10.
M. Simon Nacoulma, citoyen burkinabè et de la CEDEAO
Les réactions continuent d’être enregistrées face à la menace d’une intervention militaire de la CEDEAO au Niger pour rétablir l’ordre constitutionnel après le coup d’Etat du 26 juillet 2023. Il en est ainsi de celle de M. Simon Nacoulma du Burkina Faso en séjour à Cotonou qui donne des conseils à l’organisation régionale avec au passage des critiques sans concession aucune en tant que citoyen burkinabè mais aussi de la CEDEAO. C’est à la faveur d’une interview que celui qui s’est vu décerner de septembre à décembre 2021, trois décorations et prix au niveau international et national a donnée à la rédaction. Lire ci-dessous les échanges.
Cause Commune: Que pensez-vous de la crise nigérienne ? Plus précisément d’une éventuelle intervention militaire de la CEDEAO pour le retour à l’ordre constitutionnel ?
Simon Nacoulma: C’est regrettable que l’Afrique de l’Ouest pour ne pas dire les membres de la CEDEAO se retrouvent face à des coups d’Etat. C’est condamnable a priori. Mais quand on voit comment la situation se détériore de la Guinée en passant par le Burkina, le Mali et aujourd’hui le Niger, il faut se demander quelles sont les causes profondes des coups d’Etat. Car ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on va faire baisser la température. Je pense que la question profonde c’est qu’est-ce qui se passe exactement ? Est-ce qu’il n’y a pas une césure nette entre la jeunesse pour ne pas dire la population de la CEDEAO et ses dirigeants ? Est-ce qu’il n’y a pas quelqu’un entre ces deux acteurs qui se trompe ? J’ai l’impression qu’aujourd’hui, la CEDEAO des peuples n’existent plus. Elle est beaucoup plus vue comme le syndicat des chefs d’Etat. Elle est beaucoup plus institutionnelle et en déphasage avec les aspirations des populations. Et cela est une chose à marquer et à remarquer. Interviendra-t-elle ou pas? Je pense que là n’est pas le problème. Mais ce que je retiens, dès qu’il y a eu le coup d’Etat, la France est venue extirper ses ressortissants et est prête maintenant à soutenir la CEDEAO à intervenir contre ses frères du Niger. Ça semble un peu cohérent. Mais je voudrais savoir si le président du Bénin a pris le soin de rapatrier sa population à Cotonou ? Est-ce que le président ivoirien a pris le soin de rapatrier sa population à Abidjan? Est-ce que le Sénégal a fait de même ? Il faut se demander qu’est-ce qui nous lie? Au delà du côté institutionnel, nous constituons une famille. Il y a des Béninois mariés à des nigériens, des nigériens mariés à des burkinabè et c’est ça qui fait l’alliance entre nous. Nous sommes les mêmes peuples que le blanc est venu diviser. Donc, je pense qu’il faudrait qu’on écoute la raison humaine au lieu de se laisser berner par nos textes qui sont en déphasage avec les aspirations des populations. Et je suis de ceux convaincus que ce coup d’Etat est comme une bénédiction pour que la CEDEAO réfléchisse, se pose la question de savoir qu’est-ce qui se passe? Est-ce qu’il n’y a pas lieu aujourd’hui de mettre à plat cette organisation ? Est-ce qu’il n’y a pas lieu de se remettre en cause ? Est-ce que la gouvernance de ces pays dits démocratiques convient aujourd’hui à la réalité ? Si le président ivoirien peut faire un troisième mandat sous les applaudissements de la communauté internationale sans que la CEDEAO ne pipe mot ?
Vos conseils et suggestions à la CEDEAO pour une sortie pacifique de crise.
Pour moi, la réunion de ce jeudi 10 août est déjà un non évènement. J’aurais voulu qu’elle convoque plutôt les états généraux de la démocratie telle qu’on l’a reçue de la Baule. Est-ce qu’elle convient à nos peuples ? Est-ce qu’il n’y a pas lieu de revoir finalement les termes de ces constituons calquées à la française qui finalement ne sont pas respectées ou pas adaptées à nos visions ? Il faudrait se poser la question de savoir qui est le nouveau citoyen de la CEDEAO ? J’ai l’impression que la CEDEAO oublie qu’il y a un citoyen nouveau dans son espace. Ces jeunes ont fait les mêmes universités que les français , les américains et autres. Ils ont étudié, ils ont voyagé et ont vu comment l’Europe se construit. Ils sont au même niveau d’informations que le citoyen de l’Europe. Donc, quand le jeune se sent martyrisé chez lui pour une pseudo démocratie, il y a un questionnement qui est là. Quand il voit que les ressources de sa nation sont très mal gérées, ça pose problème. Quand il voit que ses ressources sont pillées par la France et l’Occident, il réagit autrement. Donc, je pense qu’aujourd’hui, il nous faut poser balle à terre et remettre en cause la gouvernance dans nos pays, comprendre les besoins profonds de la jeunesse et des populations de la CEDEAO et arriver enfin à une CEDEAO des communautés et non des politiques; et surtout pas une CEDEAO qui donne l’impression d’être pilotée depuis Paris. L’opinion aujourd’hui, la majorité de la jeunesse sait que finalement, tout ce qu’on prend comme sanction contre le Niger, c’est la France qui est en train de défendre son uranium ou son gaz. Et quand je vois le chef de la diplomatie de l’Union européenne, les États-Unis, la France invités à la rencontre de concertation pour trouver une solution diplomatique, ça devient ridicule. C’est comme si nous entre africains, nous ne sommes pas capables de trouver des solutions endogènes à nos problèmes endogènes. Pour moi, le problème du Niger est d’abord un problème des Nigériens, ensuite un problème de la CEDEAO et enfin, un problème africain. Donc si de ces trois acteurs là, on n’arrive pas à trouver un consensus pour se parler en tant qu’africains et que c’est l’européen qui doit venir nous résoudre le problème, j’ai honte de cette CEDEAO, elle ne sert plus à rien. On nous apporte des solutions à l’occidentale, inadaptées avec des menaces en sus. Pour moi, la CEDEAO est en train de se faire harakiri. Car dès le premier tir, les communautés vont s’entretuer. C’est une réalité parce qu’on trouve les mêmes populations entre le Bénin et le Niger, entre le Niger et le Sénégal. C’est les mêmes communautés. Donc, si tu tues mon enfant, je tue ton enfant. Est-ce que c’est la solution ? Est-ce que la CEDEAO veut en arriver à un Rwanda bis ou à une Libye bis ? Ce qui est sûr, personne n’en sortira vivant.
Votre mot de fin.
Je dirai qu’il faut que l’Africain prenne de la hauteur. Aujourd’hui, Macron est en train de défendre ses intérêts. Aujourd’hui, l’Union européenne est en train de défendre ses intérêts. Je souhaiterais que l’Africain défende ses intérêts. Je souhaiterais que la CEDEAO défende ses intérêts en mettant au coeur, l’humain. Et en tant que Burkinabè, je m’insurge contre cette CEDEAO qui depuis 8 ans que le Burkina est sous le joug du terrorisme ne nous porte aucune assistance. Jamais , nous n’avons reçu une arme. Le Mali, le Niger, le Bénin, le Togo sont confrontés au terrorisme et bizarrement, la CEDEAO ne pipe mot. Je pense quand-même que c’est une défaillance de cette organisation. Et aujourd’hui à cause d’un coup d’Etat, à cause de la démocratie, on est capable de lever toute une armée; comme si la démocratie était au-delà de nos vies. Il faut vivre pour être démocrate. C’est une question d’existence d’abord de nous sahéliens. Entre la démocratie et ma vie, je choisis ma vie. Mais cette CEDEAO ne défend pas la vie du sahélien que je suis et aujourd’hui, on me demande d’être démocrate. Pour moi, la CEDEAO est dans sa pire phase de la déchéance humaine.
Dans le numéro 3 de son éditorial Le Monde en Question, Agossou Serge Attinzovè voit un avenir en marche pour la renaissance de l’autonomie africaine.
Renaissance de l’Autonomie Africaine : Un Avenir en Marche
Depuis des siècles, l’Afrique a entretenu des liens historiques avec diverses nations, dont la France. Bien que ces interactions aient apporté des avantages, elles ont également engendré des dépendances qui ont entravé le plein potentiel de ce continent riche et diversifié. Aujourd’hui, de plus en plus d’Africains nourrissent le désir de briser ces chaînes de domination et de sculpter leur propre destin. C’est dans cette quête d’autonomie que s’ouvre un nouveau chapitre pour l’Afrique.
Enracinée dans une histoire riche et une diversité culturelle exceptionnelle, l’Afrique se doit de préserver et de célébrer son patrimoine tout en embrassant une identité moderne et indépendante. En puisant dans les leçons du passé et en tirant force et résilience des ancêtres, les Africains sont en train de façonner un avenir prometteur.
L’émancipation véritable passe par le développement économique autonome des nations africaines. Au lieu de dépendre exclusivement de l’exportation de matières premières, il est temps de promouvoir l’innovation, l’industrialisation et la croissance des compétences locales. L’investissement dans l’éducation, la recherche et le développement ouvre la voie pour que l’Afrique devienne un acteur majeur sur la scène économique mondiale.
L’autonomie africaine ne peut se réaliser sans l’autonomisation des femmes. Les femmes africaines ont toujours été des piliers essentiels de la société et il est impératif de reconnaître et de soutenir pleinement leur potentiel. L’accès égal aux opportunités éducatives, professionnelles et de leadership est fondamental pour bâtir une société équitable et prospère.
Un autre fondement crucial de l’émancipation africaine réside dans le renforcement des institutions démocratiques et la lutte intransigeante contre la corruption. Des gouvernements transparents et responsables sont indispensables pour garantir la justice sociale et l’égalité pour tous les citoyens.
L’émancipation de l’Afrique ne se fera pas en vase clos. Une coopération régionale solide est nécessaire pour affronter les défis communs et renforcer les liens entre les nations africaines. En unissant leurs forces, les pays du continent peuvent se transformer en acteurs incontournables sur la scène mondiale.
En somme, la quête de rupture avec la domination et la réalisation de l’émancipation de l’Afrique sont des aspirations légitimes et vitales. En célébrant leur riche patrimoine, en renforçant les institutions et en stimulant les économies locales, les Africains détiennent le pouvoir de créer un avenir brillant et autonome. Cette transformation requiert du temps, des efforts collectifs et une vision partagée, mais ensemble, ils peuvent ouvrir une nouvelle ère de progrès et d’émancipation, une ère qui inspirera l’ensemble du monde.
Dans le cadre de la célébration du 63e anniversaire de l’accession du Bénin à l’indépendance, l’enseignant chercheur, maître de recherche au CAMES, Dr. Benoît Koffi Sossou a lancé un appel à la jeunesse béninoise et celle de l’Afrique invitées à prendre pour exemple, le jeune président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré. C’est à la faveur d’un entretien qu’il a accordé à la presse. Lire ci-dessous son intervention.
« 63 ans d’indépendance, chacun se mire pour voir s’il est né avant ou après. Si je suis né 10 ans après, ça veut dire que j’ai 53 ans. Qu’est-ce que j’ai pu faire moi-même ? Mais le plus important, c’est la prise de conscience de plus en plus de la jeunesse. Et cela a été cristallisé par une déclaration qui fera tâche d’huile. A savoir la déclaration du président burkinabè en Russie qui a posé une question fondamentale aujourd’hui à toute la jeunesse africaine de tous âges. En effet, il a posé la question suivante. Avec tant de ressources sur la terre et sous la terre, pourquoi les pays africains doivent être les plus pauvres du monde? Et il a proposé que l’on cherche ensemble la solution. Ainsi pour qu’on cesse de ressasser 63 ans, 65 ans, 70 ans bientôt d’indépendance, il faut que chaque jeune puisse chercher à se mettre ensemble avec les autres jeunes, avec les autres générations pour trouver réponse à cette question fondamentale et à identifier les moyens, tous les moyens à utiliser pour cela comme l’a dit le président Ibrahim Traoré du Burkina Faso que je salue au passage. C’est ça la jeunesse. Moi, j’ai connu ma jeunesse militante quand j’avais à peine 20 ans. En 1986, je suis rentré dans la jeunesse militante parce que le jeune, il regarde devant. Quand on regarde devant et on n’a rien, on a envie de dire qu’il faut aller arracher pour l’avoir. La vieillesse regarde en bas. C’est la jeunesse qui doit tirer la vieillesse et lui donner la pitance. En 86, c’est comme ça que moi je suis rentré dans la jeunesse militante et j’y ai fait le combat parce qu’on n’a pas autre solution que de faire le combat. Comme l’a dit le président Ibrahim Traoré, la jeunesse n’a pas autre solution. Tout ce qu’on va nous montrer, tous les défilés seront seulement folkloriques si nous n’arrivons pas à nous poser la question du président Traoré. On ne peut pas être les plus riches au sol et au sous sol et être les plus pauvres dans les plats. Résolvons ce problème et j’appelle la jeunesse de mon pays, la jeunesse africaine à s’approprier cette question fondamentale et à trouver une solution. Et quand on trouve une solution théorique, qu’on se mette ensemble pour utiliser tous les moyens à la disposition de cette jeunesse; tous les moyens je dis pour que solution pratique soit trouvée. Regardez le temps que vous êtes en train de faire sur la terre et les problèmes que vous n’avez pas résolus. Il ne faut pas que tous les problèmes nous dépassent »
L’Algérie n’est pas partante pour une intervention militaire au Niger pour rétablir l’ordre constitutionnel après le coup d’Etat du 26 juillet dernier. Si elle affirme son soutien à M. Mohamed Bazoum comme président légitime de la République du Niger, elle estime que le retour à l’ordre constitutionnel doit impérativement d’accomplir par des moyens pacifiques qui éviteront au pays et à l’ensemble de la région un surcroît d’insécurité et d’instabilité et aux peuples un surcroît d’adversité. En conséquence, l’Algérie met en garde et appelle à la prudence et à la retenue face aux intentions d’interventions militaires qui ne sont que de facteurs de complication et d’aggravation de la crise actuelle. C’est par la voie d’un communiqué de presse en date de ce 1er août 2023 de son ministère des affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger. Lire ci-dessous le communiqué de presse.